Publié le 5 Août 2020

En route !

En route !

Le COVID ayant contrarié nos plans initiaux, nous décidons de rester près de chez nous et de partir à la découverte de la belle Bretagne. Le parcours sera un mélange de voies vertes, de véloroutes et d'imagination quand ni l'une, ni l'autre ne convenaient.

Comme dans chaque voyage, malgré un tracé longuement étudié, des modifications de parcours sont intervenues, bien souvent suite à des conversations avec nos hôtes à l'étape ou tout simplement en découvrant des lieux, des points de vue méritant un détour.

La boucle de Vannes à Vannes fait un peu plus de 700km. Nous l'avons parcourue en 12 jours.

Bien que cela résulte en une 'moyenne' d'environ 60km par jour, (certaines étapes sur le plat étant plus longues), le trio "chaleur, vent et relief côtier", intimement complices, justifierait de limiter certains tronçons à des longueurs plus modestes. (Surtout que nos vélos ne sont pas à assistance électrique...et que je ne souhaite pas décourager ma femme..)

Le voyage vélo doit rester un plaisir des sens. Il n'est pas question de gâcher ce bonheur par des velléités de performance, ou pour avoir mis la barre trop haut.

Bien qu'à partir de Tréméreuc, nous avons très souvent suivi le parcours côtier de l'EV4 (La Vélo Maritime) jusqu'à Plougasnou, j'avais retracé certaines sections qui me paraissaient trop rudes en vérifiant les nouveaux reliefs via l'application 'Google maps', onglet vélo. Cela nous a permis d'éviter les profils trop pénalisants.

D'autres fois nous avons préféré traverser la campagne sur de toutes petites routes, plutôt que de suivre aveuglément le tracé de La Vélo Maritime, surtout quand celle-ci prenait plaisir à rajouter des kilomètres, ou quand elle passait trop loin d'un site présentant un intérêt pour nous.

Comme chaque année, une fois les vélos revenus à l'écurie, le relief, les caprices de la météo et tous les jurons émis au pied de chaque côte interminable laissent rapidement place au bonheur que procurent les cyclo-voyages.

Nos têtes pleines de sensations, d'images lentement emmagasinées en 'slow motion' le long des routes et des chemins, semblent avoir arrêté le temps, nous donnant l'impression d'être partis depuis longtemps et d'avoir vécu une très longue aventure, mais surtout l'envie de recommencer... 

Voici donc quelques lignes illustrées de photos de ce voyage qui vous donneront, j'espère, l'envie d'aller découvrir notre belle Bretagne, par vous-mêmes.

Je reste bien évidemment à votre disposition pour essayer de répondre à vos questions et partager avec vous notre expérience.

 

 

Tracé du voyage. Vannes-Questembert en TER pour éviter 20km de D775, dangereuse et désagéable.

Tracé du voyage. Vannes-Questembert en TER pour éviter 20km de D775, dangereuse et désagéable.

Vannes - Questembert : 12 minutes de train pour rejoindre la Voie Verte.

Vannes - Questembert : 12 minutes de train pour rejoindre la Voie Verte.

6 juillet 2020

Vannes - Questembert - Saint Méen le Grand - 81km via la Voie Verte Questembert-St Malo.

10h00, check-list cochée, maison fermée et en route pour la gare de Vannes. TER à l'heure. 12 minutes pour rejoindre Questembert. Ce sera le seul trajet en train de ce voyage. Un grand bonheur de ne pas avoir à nous battre avec la SNCF comme l'an dernier (et de nombreuses fois avant..). Surprise, le vélo de Sylvie passe tout juste dans l'ascenseur de la gare. Le mien sera débâté et devra emprunter l'escalier...comme d'hab.

A Questembert, la VV démarre juste à côté de l'hippodrome. En site propre jusqu'à Mauron. Au-delà, ce sera une succession de petites routes de campagne jusqu'à Saint-Méen, patrie de Louison Bobet.

 

Le calme de la VV

Le calme de la VV

Super météo, mais vent du N-E...

Super météo, mais vent du N-E...

A Ploermel, passage le long de l'ancienne gare où la 'contribution à la culture' vue il y a quelques années continue de rouiller et de se foutre de la g..... des passants et des contribuables de la commune. Une honte !

Y'a même plus la plaque de "l'artiste"...

Y'a même plus la plaque de "l'artiste"...

Heureusement qu'à quelques kilomètres de là, la beauté reprend ses droits... L'allée d'hortensias bordant la VV et le golf, au niveau du lac, est magnifique et présente de nombreuses variétés aux promeneurs. L'hortensia allait nous accompagner tout au long du périple, ceux des Côtes d'Armor battant les records en taille et en coloris.

Le golf, une rangée d'hortensias et derrière, le lac.

Le golf, une rangée d'hortensias et derrière, le lac.

Près de Mauron, une croix adossée à un arbre, que peut-elle bien faire là ?

Près de Mauron, une croix adossée à un arbre, que peut-elle bien faire là ?

Au-delà de Mauron, le village de Saint Léry marque la limite du Morbihan.

Très belle église, malheureusement fermée, nombreuses statues extérieures. Magnifique toiture en ardoises.

On rejoint Saint-Méen  sur une succession de petites routes de campagne, très peu passantes.

Longue mais belle journée de pédalage sous un soleil d'été qui augure une moisson sans délais.

Mise en route tonique. L'arrivée à l'étape est bienvenue. Après un dîner reconstituant, petite marche digestive "en ville" avant de sombrer dans les bras de Morphée.

 

L'église de Saint Léry

L'église de Saint Léry

Détail de la porte en bois

Détail de la porte en bois

Un chef-d'oeuvre de couverture

Un chef-d'oeuvre de couverture

7 juillet 2020

Saint-Méen - Dinan par la véloroute avec quelques variantes. 55km

Petit déjeuner pris, courses pique-nique de midi faites chez le traiteur en face de notre petit hôtel.

En route plein Est sur la VV, qui passe devant le château d'eau rendant hommage à Louison Bobet.

Surprenante architecture de la Mairie de Saint-Méen !

Surprenante architecture de la Mairie de Saint-Méen !

L'hommage à Louison

L'hommage à Louison

Le marquage de la VV est sans défauts. Belle et facile balade en campagne, parmi les champs de sarrasin et de maïs. Au carrefour du chemin menant au lieu-dit 'Pinvert', à 2km de Médréac, au milieu de nulle part, une Sainte Marie en porcelaine est prisonnière d'une croix. A voir l'expression sur son visage, elle ne semble pas apprécier d'être enfermée dans la petite cavité grillagée. Un "vélo-rail" fonctionne à Médréac.

Au Quiou - Château de Hac nous quittons la VV pour nous diriger vers Saint André des Eaux et Evran. Cela permet d'éviter une boucle, de pique-niquer sur le bord du plan d'eau et de rattraper le halage du Canal Ille et Rance à Evran.

Une antique tarare, méritant mieux qu'un abandon aux éléments dans une cour de ferme en restauration, rappelle une époque durant laquelle le travail des champs exigeait de gros investissements humains.

La vieille tarare. Vu son âge elle serait mieux abritée..

La vieille tarare. Vu son âge elle serait mieux abritée..

Après un pique-nique au bord du plan d'eau de Saint André, remise en route vers Evran pour rattraper le halage vers Dinan. Courte visite de l'église, ouverte, mais surveillée de derrière leurs rideaux légèrement tirés, par de vieilles bigotes. Les vitraux projettent de belles couleurs sur le dallage. 

Intérieur de l'église d'Evran

Intérieur de l'église d'Evran

Les vitraux agissent tels un kaléidoscope

Les vitraux agissent tels un kaléidoscope

Après avoir salué l'archevêque de Shanghai, Mgr. Haouisée, né à Evran et dont le portrait orne un des murs de la nef, c'est direction le halage pour la dernière partie du trajet. Une section est fermée et nous oblige à emprunter une courte déviation non fléchée. Passage à Léhon, située juste au sud de Dinan, dont elle fait partie depuis 2018 et derniers coups de pédale vers l'étape du jour.

Une fois encore le B&B est situé sur les hauteurs de la ville. Bien qu'une course à pied se déroule chaque année dans la rue du Jerzual, pas question pour nous d'essayer de monter la côte en pédalant sur les gros pavés. Après plusieurs centaines de mètres à 10% environ, les bras engourdis par l'effort, on atteint le Bd Flaud, terminus de la journée.

Comme si la première ascension n'avait pas suffi, nous redescendons dîner sur les berges de la Rance. Occasion au retour de combiner la marche digestive de la seconde montée avec une visite trop courte de cette ville magnifique.

Des toits de Dinan

Des toits de Dinan

Une très belle maison à colombages

Une très belle maison à colombages

Une décoration extérieure

Une décoration extérieure

Une porte sur le quai

Une porte sur le quai

Non sans rappeler Morlaix

Non sans rappeler Morlaix

Pas question de la monter en vélo

Pas question de la monter en vélo

Reflets du soir

Reflets du soir

La vigie

La vigie

"L'Homme", bronze de Roger Vène, sur l'Esplanade, située à côté de la bibliothèque

"L'Homme", bronze de Roger Vène, sur l'Esplanade, située à côté de la bibliothèque

8 juillet 2020.

Dinan - Les Sables d'Or les Pins. 68km par la VV et l'EV4, avec quelques variantes.

La journée commence par une belle descente des rues pavées, jusqu'au quai, rive gauche. Après quelques kilomètres à longer le fleuve, nous quittons la Rance à Taden en direction de Saint-Samson-sur-Rance où on reprend la VV jusqu'à Dinard. Nous resterons en site propre jusqu'à Tréméreuc où nous rejoignons l'EV4 (qui part vers le Nord-ouest en direction du Guildo, de Matignon, puis de Fréhel/Erquy).

De là nous suivrons le fléchage de l'EV4 qui s'avère moins difficile que ce que nous pensions : quelques belles montées suivies (ou précédées) de quelques tout aussi belles descentes à travers une campagne paisible... pas de quoi inquiéter les cyclistes ! 

Tout de suite après le pont du Guildo la véloroute passe devant le restaurant 'Gilles de Bretagne' et entre dans un bois qui débouche, au niveau du plateau, dans la commune de Saint-Cast-le-Guildo. Le nom du chemin : 'Rue de la Petite Suisse' n'augurait rien de bon.. En fin de compte, rien de bien difficile. Un chemin bien compacté, une pente régulière.

Une table de pique-nique judicieusement placée dans un minuscule parc à la sortie du bois, au croisement avec la D19, nous permettra de faire un break bien mérité.

Sur la VV après Taden, pour rappeler qu'elle fut d'abord une ligne de chemin de fer à vapeur.

Sur la VV après Taden, pour rappeler qu'elle fut d'abord une ligne de chemin de fer à vapeur.

Sylvie débouchant sur le plateau après avoir 'gravi' la rue de la Petite Suisse.

Sylvie débouchant sur le plateau après avoir 'gravi' la rue de la Petite Suisse.

La rue du Petit Train, autre ancienne ligne de chemin de fer, nous conduira tout droit et sans problèmes jusqu'à Matignon. De là, continuation sur l'EV4 vers Préboulle et Port à la Duc où débouche Le Frémur.

Passé le petit pont, plutôt que de monter à Sainte Aide par l'horrible D786, nous décidons de suivre la route qui longe la baie, bien moins fréquentée et autrement plus agréable.

A Port Nieux/Pointe du Muret. Pour le prochain départ, il faudra attendre la marée...

A Port Nieux/Pointe du Muret. Pour le prochain départ, il faudra attendre la marée...

La baie du Frémur à Port Nieux

La baie du Frémur à Port Nieux

Sur le quai : tracteur à suspension pneumatique.

Sur le quai : tracteur à suspension pneumatique.

Après un petit raidillon on se retrouve de nouveau sur les hauteurs, direction Plévenon, via la D34. De là, quelques coups de pédale nous amènent au Cap Fréhel. Visite rapide du site et remise en route pour les dix derniers kilomètres vers Les Sables d'Or les Pins, étape de la journée.

Arrêt obligé à 'La pointe aux Chèvres' pour admirer la perspective de plages et côtes rocheuses s'étendant jusqu'au Cap Fréhel. Vue magnifique à travers les pins bordant la route.

 

La perspective offerte depuis La Pointe aux Chèvres.

La perspective offerte depuis La Pointe aux Chèvres.

Comme l'an dernier, lorsque nous sommes passés avec Rémi, notre sympathique hôte nous réserve une table en 'ville' pour le dîner et nous y conduit en voiture. On remontera à pied.

Après un excellent repas à 'La Potinière', longue balade le long de la plage et du Bd de la Mer, histoire de profiter des derniers rayons du soleil et de la belle lumière.

Durant une conversation avec nos hôtes, je découvrirai qu'ils avaient tenu un magasin à quelques pas de celui de mes parents -à la même époque- tout près de la Place Courteline, à Paris ! Ce fut l'occasion d'une plongée dans nos souvenirs communs d'il y a soixante ans.. Le monde est petit !

Le long du Bd de la Mer

Le long du Bd de la Mer

Le petit pin est bien accroché...

Le petit pin est bien accroché...

....la bruyère aussi !

....la bruyère aussi !

Conclusion d'une très belle journée !

Conclusion d'une très belle journée !

9 juillet 2020.

Les Sables d'Or-les pins - Hillion, 44km principalement sur l'EV4.

Mise en route tardive. Sortie de ville par l'Allée des Acacias/D34 et bifurcation à droite, vers l'EV4, un peu avant le camping des Salines. Belle promenade tantôt en forêt, tantôt à découvert jusqu'aux faubourgs d'Erquy où l'on tourne à droite en direction du Cap à hauteur du dolmen de la Ville Hamon.

S'ensuit un parcours parfois physique à travers bois et sur des chemins peu carrossables en direction de la Plage du Guen (direction Nord), où un lotissement implanté tout en bordure de plage défigure honteusement le site magnifique.

Le chemin longe la plage, serpentant entre des pins puis sur la lande en direction du Cap d'Erquy, offrant un spectacle extraordinaire de bruyères en fleur, d'ajoncs, de falaises abruptes, de mer, en contrebas, colorée d'une multitude de teintes de bleu et de vert. Un vrai Paradis !

Plage du Guen. Une telle vue se passe de commentaires.

Plage du Guen. Une telle vue se passe de commentaires.

Le Cap d'Erquy.

Le Cap d'Erquy.

Le bonheur à l'état pur.

Le bonheur à l'état pur.

Après des achats pique-nique dans Erquy, nous reprenons l'EV4 en direction de Pléneuf val André. La véloroute passe par le village de Saint Pabu, où le muret de la Chapelle, situé à l'ombre d'un grand arbre, nous offre une place idéale pour déjeuner de notre énième salade Sodébo..

Pique-nique à Saint Pabu

Pique-nique à Saint Pabu

Repus, nous remettons en route par monts et vaux sur chemins de toutes conditions. Gravier, sable compacté, vieux bitume etc... le tout zig-zaguant à travers la campagne et les champs, parfois en sous bois. Arrêt obligatoire à l'entrée de Pléneuf, sous un mirabellier dont les branches ne demandaient qu'à être allégées..

 

Quand les guèpes les attaquent elles sont mûres...

Quand les guèpes les attaquent elles sont mûres...

Quelques côtes à couper le souffle sur le dernier tronçon vers Hillion, en particulier, la rue de la Fontenelle à Port Morvan.

Arrivée à destination vers 17h00, heureux d'avoir fait une erreur de calcul kilométrique, cette fois en notre faveur.

Philippe Baudet et son épouse, les très sympathiques propriétaires de l'Hôtel du bon Saint Nicolas, nous accueillent avec la même gentillesse que l'an dernier, lorsque nous étions passés avec Rémi. 

Un repas roboratif clôt une dure journée de pédalage. Heureusement, chaleur, vent et côtes sont un bon somnifère. Pas besoin de tisane pour dormir !

L'EV4 emprunte le viaduc des 'Ponts Neufs' entre Morieux et Hillion. La légende de la photo vaut son jus..

L'EV4 emprunte le viaduc des 'Ponts Neufs' entre Morieux et Hillion. La légende de la photo vaut son jus..

Oeuvre de Louis Harel de la Noë, aujourd'hui il n'y a que piétons et vélos qui passent.

Oeuvre de Louis Harel de la Noë, aujourd'hui il n'y a que piétons et vélos qui passent.

10 juillet 2020

Hillion - Plouha par l'EV4 avec quelques variantes. 47km... heureusement pas plus de prévus.

Mise en route par le petit chemin de l'EV4 qui descend vers Yffiniac et Langueux. Remontée côté ouest de la baie par le Chemin des Grèves, en partie ancienne ligne de chemin de fer aménagée en VV.

 

Le long de la baie de Saint Brieux, côté ouest

Le long de la baie de Saint Brieux, côté ouest

Les supports de traverses sont restés en place

Les supports de traverses sont restés en place

Le chemin débouche tout près de l'entrée de Saint Brieuc. En face, un panneau indique "Promenade Louis Harel de la Noë". Comparée à la route, le chemin semblait une belle alternative pour éviter circulation et bruit...

Kolossale erreur ! Au fur et à mesure que nous entrions dans le bois, la 'Promenade' se transformait en un chemin étroit, serpentant au milieu d'orties et de ronces, agrémenté de montées et de descentes nous obligeant à un endroit à débâter mon vélo pour passer les rochers et les racines que l'eau de ruissellement avait dégagés du sol.. Ma boussole donnait des directions complètement à l'opposé de notre destination.

Après plusieurs essais infructueux pour retrouver un chemin vers le nord nous sommes "secourus" par une joggeuse qui nous remet en bon chemin.

Une heure et demi de bagarre contre la nature. 1,5 km parcourus. C'était pire qu'Hannibal traversant les Alpes avec ses éléphants !  Il ne manquait que la neige. Le tout, pour nous retrouver, à la sortie du bois, à 1km d’où l'on avait commencé la "Promenade"...

A 12h30 nous nous retrouvons sur le port du Légué. D'un commun accord, sans concertation préalable, nous décidons que l'effort du matin valait mieux qu'une salade Sodébo. A 12h45 nous étions à table à la terrasse du restaurant 'Le Grand Léjon', devant un bon repas bien mérité.

Pour les cyclistes, c'était tout le chemin qui était mortel.

Pour les cyclistes, c'était tout le chemin qui était mortel.

L'ancien viaduc (donne une idée du relief du chemin...)

L'ancien viaduc (donne une idée du relief du chemin...)

La sortie du Légué par le chemin alternatif que j'avais préféré à l'EV4, procure encore quelques joies à nos mollets avant de nous  amener sur le plateau que l'on quittera de nouveau à Binic. La sortie de cette petite ville par la D21 sera encore une fois l'occasion d'utiliser tous les pignons de la cassette. Les quelques kilomètres restant à couvrir pour atteindre Plouha se font sans peine sur une route bien tranquille.

Arrêt à Plourhan au monument érigé à la mémoire des aviateurs américains du bombardier B17, "Lady Godiva" tombé en mer suite à de grosses avaries subies au retour d'un raid sur Saint Nazaire.

L'équipage avait pu sauter. Le pilote avait pu regagner l'Angleterre, les autres membres seront fait prisonniers.

Au risque de leur vie, des habitants courageux cacheront le pilote et l'aideront à fuir. Deux d'entre eux paieront cet héroïsme de leur vie, mourant en captivité dans les camps.

Nos hôtes écossais nous reçoivent avec chaleur et gentillesse et nous proposent de réserver une table pour le dîner dans le seul restaurant de Plouha. Ils y allaient eux-mêmes avec des amis, pour la première fois, l'établissement ayant récemment changé de propriétaires.

Sans entrer dans les détails, ce fut une très grosse déception pour eux et nous. Le lendemain au petit déjeuner ils se confondaient encore en excuses de nous avoir indiqué l'endroit. Comment leur en vouloir quand eux aussi avaient été si mal traités ? ("Au Rest'o", situé dans l'ancien Hôtel du Midi..... à éviter !!)

Petite marche digestive dans Plouha, pas tout à fait 'by night'. Retour à notre B&B pour une nuit bien méritée !

Quelle journée, heureusement de peu de kilomètres...

 

Le monument.

Le monument.

La plaque décrivant les faits

La plaque décrivant les faits

Le pilote, Theodore M. Peterson, 23 ans. Source : Association Bretonne du Souvenir aérien. Photo Famille Poulouin.. Avec les remerciements de johnsbikingtrips.

Le pilote, Theodore M. Peterson, 23 ans. Source : Association Bretonne du Souvenir aérien. Photo Famille Poulouin.. Avec les remerciements de johnsbikingtrips.

11 juillet 2020.

Plouha - Tréguier via Pontrieux. 40 km.

Départ tardif de chez Bill et Helen qui nous avaient préparé un petit déjeuner écossais. La journée commençait bien !

Sortie de ville plein ouest sur la RD21, le premier objectif étant d'aller voir la Chapelle Kermaria an Isquit renfermant une des très rares 'Danses Macabres' existantes, peinte dans la nef entre 1483 et 1501. 

Grosse déception, car malgré un appel téléphonique à la guide, qui nous assurait, quelques jours avant notre passage, que la Chapelle était visitable, nous nous cassons les dents devant la porte d'entrée, l'édifice étant fermé le samedi et le dimanche matin... Un comble !

(Les photos que j'ai mises à la fin du présent texte proviennent d'une deuxième visite faite quelques jours après la conclusion de notre périple, cette fois en voiture).

Continuation sur la D21 vers Pontrieux, via Pléhédel et Lanleff où là, la chapelle était ouverte. Arrivée à Pontrieux à la mi-journée, après une belle balade à travers la campagne sur des routes tranquilles offrant toutes sortes d'expériences à nos mollets.

Halte pique-nique à Pontrieux, joli bourg aux 57 lavoirs, situé sur le Trieux, et magnifiquement fleuri. Du parc où nous avons déjeuné nous avons pu suivre les A/R de barques électriques, faisant découvrir les berges insolites de la rivière aux touristes. Un imbécile aigri avait choisi de passer son rotofil pétaradant dans un jardin minable en pleine heure de repas, gâchant quelque peu ce moment qu'on aurait aimé plus paisible. Malheureusement, la race des emmerdeurs adeptes de 'droits autoproclamés' n'est pas près de disparaître...

Remise en route sur la D6 en direction de Ploëzal, puis Pouldouran et enfin Trédarzec, avant de 'plonger' sur le pont de Tréguier, enjambant le Jaudy, évitant ainsi, une fois encore d'avoir à emprunter la D786.

Installation dans un B&B de rêve sur la place de la cathédrale Saint Tugdual. Les vélos sont rangés, les cyclistes douchés avant de repartir, cette fois à pied, découvrir les merveilles de la ville.

Recommandé chaudement par nos hôtes, nous dînons superbement à "L'Auberge du Trégor", à deux pas du B&B. Nourriture, service...et prix, tout était parfait !

Une bonne marche digestive clôt encore une fois une très belle journée de pédalage.

Porche de la chapelle de Kermaria. De G à D, St Thomas avec son équerre; St Jude, baton etlivre; St Jacques le mineur, croix à l'envers; St Matthieu, hache; St Simon, scie.

Porche de la chapelle de Kermaria. De G à D, St Thomas avec son équerre; St Jude, baton etlivre; St Jacques le mineur, croix à l'envers; St Matthieu, hache; St Simon, scie.

Détail de la fresque de la Danse macabre. Personne n'échappe à la mort.

Détail de la fresque de la Danse macabre. Personne n'échappe à la mort.

La mort mène la danse

La mort mène la danse

Adoration des Mages. Retable en albâtre, origine anglaise, XVè siècle.

Adoration des Mages. Retable en albâtre, origine anglaise, XVè siècle.

Statue de bois polychrome de Ste Catherine

Statue de bois polychrome de Ste Catherine

Saint Joseph

Saint Joseph

Vierge à l'enfant, bois polychrome, XIIIè siècle.

Vierge à l'enfant, bois polychrome, XIIIè siècle.

Une des nombreuses débauches de fleurs

Une des nombreuses débauches de fleurs

Lumière dans la chapelle de Lanleff

Lumière dans la chapelle de Lanleff

Bateau fleuri sur le Trieux

Bateau fleuri sur le Trieux

Même les artichauts étaient en fleur...

Même les artichauts étaient en fleur...

Cathédrale Saint Tugdual de Tréguier

Cathédrale Saint Tugdual de Tréguier

Intérieur

Intérieur

Détail d'un vitrail.

Détail d'un vitrail.

Un autre vitrail

Un autre vitrail

Intérieur de la cathédrale

Intérieur de la cathédrale

Expo de toitures

Expo de toitures

La Douleur, de Francis Renaud (1887-1973). Hommage aux Morts de 14-18.

La Douleur, de Francis Renaud (1887-1973). Hommage aux Morts de 14-18.

Le modèle est vétu de la mante traditionnelle des veuves et porte la 'Toukenn', coiffe du pays de Tréguier.

Le modèle est vétu de la mante traditionnelle des veuves et porte la 'Toukenn', coiffe du pays de Tréguier.

12 juillet 2020.

Tréguier - Trébeurden, via l'EV4 avec quelques écarts..

Après une nuit de plomb dans le B&B extra-ordinaire, petit déjeuner non moins étonnant et excellent dans une salle à manger à couper le souffle tant l'aménagement et la décoration étaient raffinés. L'hospitalité sincère et généreuse de nos hôtes était la cerise sur le gâteau.. Dommage qu'il faille partir si vite.

La route aujourd'hui sera un panachage d'EV4, de mon parcours et finalement de découvertes inattendues occasionnant de petits détours. Succession de villages et de campagnes remplies de fleurs, de senteurs des champs, de soleil d'été, le nez au vent.

Plusieurs arrêts pour admirer chapelles et autres merveilles. Quelques passages un peu plus bruyants, mais dans l'ensemble, belle journée sur petites routes, sentes et chemins de tous ordres.

Belle sente en sous-bois, au sud de Trévou-Tréguirec

Belle sente en sous-bois, au sud de Trévou-Tréguirec

Un lavoir en pleine forêt, sur la même sente, près de l'étang de Boisriou.

Un lavoir en pleine forêt, sur la même sente, près de l'étang de Boisriou.

A Perros-Guirec, décision de quitter la côte trop passante et de continuer sur l'EV4. Beaucoup de relief, qui ajouté à la chaleur et la circulation côtière, nous amène à décider de faire une route directe sur Pleumeur-Bodou, histoire de visiter ce site mythique des télécoms.

Au préalable, un arrêt à la chapelle de La Clarté nous procure des bancs de pierre pour déjeuner.

Malheureusement, pas beaucoup d'ombre.

Malheureusement, pas beaucoup d'ombre.

Plafond en bois de cette chapelle qui aurait été bâtie en 1445

Plafond en bois de cette chapelle qui aurait été bâtie en 1445

Déception à Pleumeur-Bodou. Le centre télécoms était fermé, malgré une indication selon laquelle il aurait dû être ouvert. Heureusement, le radôme dépasse des arbres... On ne sera pas passés pour rien.

Maison de Schtroumpf ?

Maison de Schtroumpf ?

Remise en route tantôt sur EV4, tantôt par d'autres chemins. A quelques kilomètres de Trébeurden on découvre la petite chapelle St Uzec, ouverte !!

St Uzec. Sa statue se trouve aussi dans La Vallée des Saints, à Carnoët, Côtes d'Armor.

St Uzec. Sa statue se trouve aussi dans La Vallée des Saints, à Carnoët, Côtes d'Armor.

A 17h00 nous sommes chez Madame Curti, notre hôtesse de Trébeurden. Saison touristique oblige, une réservation est faite à la crêperie que l'on nous recommande. Petite balade découverte "en ville". Beaucoup de très gros blocs de granit, formant d'innombrables îlots dans la baie.

De très gros blocs de granit !

De très gros blocs de granit !

Ca change de La Baule...

Ca change de La Baule...

Une des plages

Une des plages

Belles lumières du soir

Belles lumières du soir

Un paradis pour les enfants : sable, rochers et petites mares..

Un paradis pour les enfants : sable, rochers et petites mares..

Sur les hauteurs de Malibu ?

Sur les hauteurs de Malibu ?

L'excellente galette complète/saucisse de la crêperie "Sous le Vent" (à recommander !)

L'excellente galette complète/saucisse de la crêperie "Sous le Vent" (à recommander !)

Une traditionnelle balade digestive clôt cette belle journée.  On attendra 22h14, comme de nombreux autres visiteurs, pour voir le soleil disparaître sous l'horizon..

En bout de plage, 'pied-à-terre' de vacances d'été..

En bout de plage, 'pied-à-terre' de vacances d'été..

 Chine, Thaïlande, Japon, Viet-Nam ??  Non, Trébeurden, Côtes d'Armor, Bretagne !

Chine, Thaïlande, Japon, Viet-Nam ?? Non, Trébeurden, Côtes d'Armor, Bretagne !

Tout est relatif.

Tout est relatif.

L'attente valait la peine !

L'attente valait la peine !

13 juillet 2020

Trébeurden - Plougasnou. 61 km bien physiques

Mise en route vers 9h30. Descente sans problèmes vers Lannion. En sortir sera la première mise en jambes de la journée. En effet, il nous fallait emprunter un bout de D786 pour remonter sur le 'plateau'. Longue côte pénible tant au niveau de la pente que de la circulation. Heureusement qu'en haut, dès le premier rond-point près de la zone commerciale, on la quittait pour des chemins plus calmes.

La route du Corvezou part de derrière l'Intermarché, prenant une direction sud-ouest à travers bois et champs. Puis ce sera route de Kerloas sur une courte distance, avant de tourner à droite au niveau de la ferme maraîchère de Kergistalen pour rattraper la D38, plein sud.

Au rond point du Clandy, on continue sur la D38 puis la D38A. Pas question de passer par Ploumilliau et Saint-Michel en Grève et de retrouver la D786. Dommage, car la baie devait valoir le coup, mais l'idée de se retrouver dans la folle circulation de la 786 n'était pas envisageable.

Passage à Pouzélambre où l'église St Sylvestre était malheureusement fermée. Continuation tranquille jusqu'à Lanvellec où l'on s'arrête sur le terrain de la salle des fêtes pour le pique-nique Sodébo.

Bonne surprise. Non seulement les WC publics de la salle des fêtes étaient ouverts et ne sentaient pas l'enfer comme dans la plupart des autres endroits que nous avions traversés, mais il y avait même savon et serviettes en papier !

Merci à la commune de Lanvellec.

Remise en route vers Tréduder. A la Mairie, ce sera 'à gauche toutes' direction plein ouest. Succession de belles côtes, jusqu'à la chapelle Saint Sébastien, fermée elle aussi.  (Pourquoi promouvoir un 'Circuit des Chapelles' quand elles sont toutes fermées au public, qui plus est, en périodes de vacances ??)

 A Plestin les Grèves nous descendons vers Toul an Héry et au milieu du pont enjambant le Douron, nous passons des Côtes d'Armor au Finistère.

Un sentier praticable en vélo permet de faire le tour de "l'Ile Blanche", lieu à ne pas manquer, sous aucun prétexte. Magnifiques plages de sable fin et blanc bordées de sapins. Quelques escarpements rocheux. Les photos en parleront mieux que les mots.

Sortie de Locquirec sur la D64 jusqu'à l'embranchement de la 64A/Route touristique/St Jean du Doigt. Longue balade sympa sur la corniche avant une descente préfigurant une énième montée vers l'intérieur des terres.

La chapelle du Christ de Guimaec était ouverte mais totalement vide. Continuation via Prajou, Kerbaul, Kermorvan, Kervary avant de descendre, sur la D79A, vers la longue plage de Plougasnou.

Une dernière côte à couper le souffle nous amène à notre très sympa B&B, librairie-journaux, situé sur la place de Plougasnou, face à l'église.

Dîner à "l'award-winning" crêperie. Nourriture excellente mais service défaillant et confus. Dommage.

Malgré les difficultés du relief, super journée de découvertes et de paysages magnifiques.

Belle restauration entre le  'Potager de Kergistalen' et D38

Belle restauration entre le 'Potager de Kergistalen' et D38

La faîtière de la tour d'angle.

La faîtière de la tour d'angle.

Saint Sylvestre à Pouzélambre - Fermée.

Saint Sylvestre à Pouzélambre - Fermée.

Pique-nique à Lanvellec

Pique-nique à Lanvellec

Encore une dépense bien réfléchie

Encore une dépense bien réfléchie

Chapelle Saint Sebastien - Fermée

Chapelle Saint Sebastien - Fermée

...mais bien fleurie...

...mais bien fleurie...

Plestin-les-grèves

Plestin-les-grèves

Toul an Héry, baie du Douron

Toul an Héry, baie du Douron

L'île blanche, anse de Porz Morvan

L'île blanche, anse de Porz Morvan

Locquirec, Plages du fond de la Baie

Locquirec, Plages du fond de la Baie

Plougasnou

Plougasnou

Dommage que le service était si approximatif

Dommage que le service était si approximatif

14 juillet 2020.

Plougasnou - Morlaix - Carhaix, par départementale et voie verte. 69km.

Premier jour de mauvais temps. Ciel plombé. Petit crachin du Finistère..

Le patron du B&B nous recommande une directe sur Morlaix, en empruntant la D46, très peu passante les jours fériés. Seule 'difficulté' : les abords du Durduff, fleuve de 20km de long et d'un mètre de large.

Très belle et longue descente pour le franchir, suivie d'une magnifique côte pour retrouver le plateau surplombant Morlaix. La route passe devant l'aéroport, où deux avions font la grasse matinée.

Courses au Leclerc et continuation vers le départ de la voie verte qui nous mènera directement à Carhaix. Montée en pente douce sur le premier tiers de cette ancienne voie ferrée. Le trajet s'effectue tantôt sous gros nuages menaçants, tantôt sous brumisateur.

Arrêt pique-nique à la gare de Scrignac, transformée en gîte très sympathique. Un thé chaud sera bienvenu !

La fin de parcours ne présente aucun problème : c'est une interminable descente vers Carhaix, ponctuée de quelques bosses qui n'en méritent même pas le nom.

Excellent accueil par notre logeuse qui nous avait réservé une table pour le dîner et qui nous y a même conduits en voiture. Heureusement pour nous, l'édition 2020 du Festival des Vieilles Charrues avait été annulé... Le contraire nous aurait bien rajouté une cinquantaine de kilomètres à la journée.

Après un très bon repas, servi par du personnel plein de bonne humeur, retour au B&B sous une petite pluie stimulant la cadence de la marche digestive.

 

La voie verte. Montée jusqu'à Kermeur, puis descente jusqu'à Carhaix.

La voie verte. Montée jusqu'à Kermeur, puis descente jusqu'à Carhaix.

Aux abords de la Gare de Scrignac, 3 petits cochons au repos.

Aux abords de la Gare de Scrignac, 3 petits cochons au repos.

La Gare de Scrignac, il y a bien longtemps. Photo Internet.

La Gare de Scrignac, il y a bien longtemps. Photo Internet.

La Gare de Scrignac en 2020. Photo 'Rando29', avec les remerciements de 'johnsbikingtrips'.

La Gare de Scrignac en 2020. Photo 'Rando29', avec les remerciements de 'johnsbikingtrips'.

Le long de la voie verte.

Le long de la voie verte.

Le long de la voie verte - 2 -

Le long de la voie verte - 2 -

Le long de la voie verte - 3 -

Le long de la voie verte - 3 -

Abords de Carhaix. Le 'P'tit Vélo Bleu' sent l'écurie.

Abords de Carhaix. Le 'P'tit Vélo Bleu' sent l'écurie.

En attendant la moisson...

En attendant la moisson...

15 juillet2020.

Carhaix - Pontivy. 80km sur voies vertes et halage.

Après le petit déjeuner, mise en route vers la voie verte qui démarre à l'est de Carhaix, sur la route de Trébrivan, après le rond-point de la D787.

Quelques courses pour le pique-nique au Biocoop où un employé, cycliste lui aussi, est intrigué par nos selles Proust..

Voie verte sans histoires, moins monotone que celle d'hier. Les kilomètres filent vite.

Pique-nique à Gouarec dans le jardin public très fleuri et traversé par un tout étroit Blavet. Visite du village qui vaut vraiment le détour. Des paniers suspendus remplis de pétunias, surfinias, lobélias etc. égaient la pierre sombre des maisons du centre, autour de la halle.

De Gouarec, continuation sur le halage jusqu'à Bon Repos sur Blavet et reprise de la voie verte sur les hauteurs surplombant le Lac de Guerlédan quelques kilomètres plus loin..

Avant Mûr de Bretagne on quitte la voie verte qui continue vers Saint Méen, pour rejoindre le Blavet au pied du barrage. Après une vingtaine de kilomètres le long du Blavet, totalement inutilisable dans cette section en aval du barrage, on atteint Pontivy vers 18h00.

Quelques surprises .. L'entreprise Eiffage réhabilitait des parties de la voie sur berge et procédait à la mise en place d'une couche de fond en ballast. C'est dur de pédaler dans de la caillasse non compactée, surtout quand c'est sur plusieurs  kilomètres..

On atteint notre B&B à Pontivy vers 18h00 sans autres difficultés. Un bon repas au restaurant d'à côté et une marche digestive le long du Blavet concluent cette belle journée de pédalage facile.

Cette année, annulation du festival cause covid.

Cette année, annulation du festival cause covid.

La voie verte, ancienne voie de chemin de fer Carhaix - Saint Méen

La voie verte, ancienne voie de chemin de fer Carhaix - Saint Méen

Omniprésente bruyère

Omniprésente bruyère

Loco Mallet (?) en gare de Gouarec

Loco Mallet (?) en gare de Gouarec

Pique-nique le long du tout étroit Blavet

Pique-nique le long du tout étroit Blavet

Centre ville Gouarec

Centre ville Gouarec

Dans la vitrine du brocanteur

Dans la vitrine du brocanteur

Près de Bon Repos sur Blavet

Près de Bon Repos sur Blavet

C'était autrefois les Côtes du Nord

C'était autrefois les Côtes du Nord

Au pied du barrage

Au pied du barrage

Un Tour de Bretagne - été 2020
Le château des Rohan à Pontivy

Le château des Rohan à Pontivy

Reflets de "La Duchesse Anne"

Reflets de "La Duchesse Anne"

16 juillet 2020.

Pontivy - Hennebont via le halage du Blavet. 58km.

Partis sans se presser de Pontivy, car l'idée était d'arriver à Saint Nicolas des Eaux à l'heure du pique-nique.

Courses à Inter et mise en route sur le halage du Blavet pour 56km d'un parcours très tortueux.. Bref arrêt à une énième chapelle fermée (Notre Dame de Gouazé - St Thuriau). Pédalage sans effort jusqu'à St Nicolas, atteint vers 12h15.

Désolé de constater que le petit magasin/location vélos etc. qui était situé face à la statue en métal de la "Venus du Blavet", n'a pas survécu à sa première saison.

Après le déjeuner pris sur la berge d'en face on profite de l'ouverture de la chapelle (enfin une !) pour visiter l'intérieur.. Magnifique charpente et gravures sur bois.

Le reste du voyage sur le halage est une très agréable balade agrémentée par les innombrables écluses jalonnant le Blavet, certaines très fleuries.

Arrivée à Hennebont en fin d'après midi après une super journée de pédalage reposant.

Ici, les herbes folles et les fleurs ne connaissent pas la sécheresse...

Ici, les herbes folles et les fleurs ne connaissent pas la sécheresse...

Rêve ou réalité ?

Rêve ou réalité ?

Un Tour de Bretagne - été 2020
La charpente de St Nicolas

La charpente de St Nicolas

Détail de boiserie

Détail de boiserie

Autres détails

Autres détails

Un Tour de Bretagne - été 2020
Chapelle semi-troglodytique  (St Gildas de Bieuzy)

Chapelle semi-troglodytique (St Gildas de Bieuzy)

Les chaumières de La Garenne

Les chaumières de La Garenne

17 juillet 2020

Dernière étape : Hennebont - Saint Nolff, par la campagne. 56km

Cette fois, ce sera un retour à la maison via Brandérion, Landévant, Landaul, Brec'h, Sainte Anne d'Auray, Mériadec, Plescop et finalement Saint Avé.

Belle route sympa et peu physique.

Pique-nique sur le terrain de foot de Sainte Anne sur le banc de l'équipe locale.

Profitant de leur ouverture, on s'arrête à Brandérion pour visiter la chapelle, puis à Brec'h, pour voir l'église défendue par un vaillant poilu de 14-18..

Les 700km sont passés juste avant Le Poteau à St Avé. Arrivés à la maison le compte final sera 707km !

Bravo à la cycliste qui n'a jamais baissé les bras malgré quelques belles difficultés !

Notre très beau voyage se termine là où il a commencé. Beaucoup de souvenirs, de découvertes, de rencontres, de bonheur accumulé tout au long des magnifiques chemins parcourus, la tête pleine de vent, de soleil, de couleurs d'été, de fleurs, de mer et de côtes... la beauté de celles du littoral faisant vite oublier les autres !

"Le P'tit Vélo bleu" et "Rock'n'Roll" ont retrouvé leur écurie.

Les promeneurs, eux, n'ont qu'une idée en tête... "Vite que l'on recommence" !

Quelques vues prises à la chapelle Sainte Anne de Brandérion

Quelques vues prises à la chapelle Sainte Anne de Brandérion

Vitrail de Saint Roch

Vitrail de Saint Roch

Saint Roch, pèlerin

Saint Roch, pèlerin

Gardien de l'église de Brec'h

Gardien de l'église de Brec'h

Intérieur de l'église de Brec'h

Intérieur de l'église de Brec'h

A l'époque du "chacun pour soi" à outrance, ce serait une idée à explorer...

A l'époque du "chacun pour soi" à outrance, ce serait une idée à explorer...

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Bretagne 2020

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Publié le 22 Juin 2020

Bretagne, tu nous tiens !

Bretagne, tu nous tiens !

L'attente fut interminable....

Notre traditionnel périple du mois de mai avec Rémi est passé à la trappe suite à la pandémie. Ce n'est que partie remise.

On craignait pour celui de l'été, avec mon épouse. Encore quelques jours d'enfermement et celui-là y serait passé aussi... Heureusement, notre pays se remet en route et les projets reprennent force et vigueur.

Dans quelques jours nous nous élancerons donc de Vannes pour un tour de Bretagne de 700 km.

"Rock'n'Roll" et "Le P'tit Vélo Bleu" piaffent d'impatience, les cyclistes encore plus !

A l'automne, nouveau "Voyage avec ma Fille". Ce sera le 8ème ! 

L'incertitude concernant la réouverture de l'Irlande nous oblige à décaler le Donegal.

Alors ce sera Berlin et l'Allemagne de l'Est. Un retour dans le temps, une plongée dans l'histoire.

A bientôt pour articles et photos  : )

 

 

 

 

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Rédigé par johnsbikingtrips

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Publié le 2 Octobre 2019

En Vélo dans les Iles d'Ecosse - 7ème édition des Voyages avec ma Fille - 1ère Partie.

Jenny m'avait parlé de la Roumanie... Elle avait vu un super parcours à faire en Transylvanie. Belle campagne, châteaux, vieux villages, un peu un saut dans le temps, qui visiblement ne s'écoule pas à la même vitesse dans cette partie du monde que chez nous en France... Rien que du bonheur ! Mais, après quelques vérifs au niveau logistique d'approche, organisation du voyage sur place etc. la décision fut prise que "ce serait pour une prochaine fois", vu le temps dont elle disposait pour effectuer ce périple.

 

Sans trop d'hésitations, l'alternative est apparue naturellement. Jusqu'alors notre région de prédilection avait été le nord de l'Europe... Durant l'année on avait parlé d’Écosse, des îles de la côte atlantique, de Skye, de Mull, d'Iona, de Staffa 'la volcanique', d'Arran... Une attirance mutuelle pour ces régions difficiles mais magnifiques, battues par les vents et la pluie, eut rapidement raison d'une logistique d'approche toute aussi compliquée.

Restait à choisir le parcours en fonction de plusieurs critères : temps disponible (deux semaines); quelles îles ? Ferries et leur fréquence ? Sites à visiter; trains; hébergements... Un beau cassement de tête en perspective mais que l'on espérait largement compensé par ce que l'on allait découvrir.

La "Caledonian MacBrayne", compagnie des ferries desservant les îles, nous dicta rapidement le choix du parcours. Restait à nous rendre au point de départ, à Ardrossan, village côtier situé au travers ouest de Glasgow.

 

Jour 1 : Paris - Calais - Douvres - Londres.

Jour 1 : Paris - Calais - Douvres - Londres.

Jour 2 : Londres - Ardrossan, via Glasgow..

Jour 2 : Londres - Ardrossan, via Glasgow..

Jour 1 - 31 août 2019 - De Paris à Londres.

Pas de soucis pour nous rendre à la Gare du Nord, d'où nous partons vers Calais par le TGV de 9h46. Vieux TGV avec un compartiment bagages et vélos en bout de wagon. Tellement plus pratique et sympa que les trains plus récents.

Arrivée Calais en retard - normal -. Traversée de la ville vers le Terminal Ferries où trois gros navires chargeaient camions et voitures. On était les deux seuls cyclistes sur le nôtre. Bateau DFDS basique; mer d'huile, traversée sans histoires.

Arrivée à Douvres et sortie du port via un astucieux marquage au sol : il n'y avait qu'à suivre un gros trait rouge, peint sur le bitume, pour se retrouver en ville, près de la gare de Dover Priory.

Achat des billets pour Londres St Pancras. Excessivement chers quand achetés le jour du voyage ! (Prévoir de les acheter en avance : 'Advance tickets', pour bénéficier de tarifs bien plus bas). Pas de soucis pour mettre les vélos dans le train, mais sans marquage sur les wagons nous nous retrouvons dans le mauvais compartiment, sur une plateforme étroite et de plus en plus bondée au fur et à mesure que nous approchons de Londres (gros match de foot ce soir)...

Hôtel situé à mi-chemin entre les gares de St Pancras et Euston. Super pratique mais ratio qualité/prix inacceptable. Chambre en 'souplex' (sous-sol...) avec minuscule salle d'eau/sanitaires en contrebas... !

Mais on était à pied d’œuvre pour le départ du lendemain et les vélos à l'abri dans la bagagerie.

Dîner dans un pub sympa à côté et marche digestive vers la gare de Euston où nous retirons les billets pour le train 'Virgin', Londres-Glasgow, de demain matin.

 

 

 

En route pour l'Angleterre !

En route pour l'Angleterre !

Il n'y a qu'à suivre la ligne rouge pour sortir du port (et y entrer...). Photo Jenny

Il n'y a qu'à suivre la ligne rouge pour sortir du port (et y entrer...). Photo Jenny

"Il est interdit de boire de l'alcool dans ce passage souterrain si vous avez été prévenu de ne pas le faire par un policier en uniforme..." (Photo Jenny)

"Il est interdit de boire de l'alcool dans ce passage souterrain si vous avez été prévenu de ne pas le faire par un policier en uniforme..." (Photo Jenny)

Gare de Saint Pancras, Londres. Fin de la première étape !

Gare de Saint Pancras, Londres. Fin de la première étape !

Jour 2 - 1er septembre 2019 - De Londres à Ardrossan, via Glasgow.

Après une nuit, au calme, dans notre sous-sol, on file chez "Prêt à Manger", une chaîne de restauration rapide, pour y prendre le petit déjeuner que l'hôtel ne servait pas (!)... et acheter les sandwiches pour le repas de midi.

Brève attente dans la salle des pas perdus de la gare et notre quai s'affiche. Le wagon à vélos est en tête de train : petite alcôve située derrière la cabine du chauffeur. Débâtage obligatoire, car l'espace est sensé tenir 4 vélos.. Installation en voiture B, juste à côté, pour plus de cinq heures de voyage sans histoires.

A Glasgow, achat des billets pour Ardrossan. Par chance, très peu d'attente avant de charger les vélos dans le dernier wagon du train régional Scotrail et de repartir pour l'étape du jour.

Un peu de stress tout de même lorsqu'on entend l'annonce, peu avant l'arrivée aux premières gares du parcours, qu'en raison de la longueur insuffisante des quais, les passagers sont priés de remonter le train pour en descendre... Avec nos vélos chargés et des couloirs très étroits, l'exercice s'annonçait compliqué...

Avant de tout démonter et transporter vers un autre wagon, je vérifie la situation avec le contrôleur qui, peu de temps avant notre arrivée à Ardrossan 'South Beach', nous rassure, le quai et le train étant de longueur identique à cette gare...

En 10 minutes nous étions au B&B que Jenny avait réservé. Accueillis par Madame 100 000 volts.

Installation dans une chambre super propre et calme et descente en 'ville' pour une courte visite.

Front de mer cafard +++. Plage immense de sable gris, barrières métalliques rouillées par l'eau de mer, promenade bordée d'une étendue gazonnée et fleurie, maisons relativement 'coquettes'. Personne en vue, même pas un seul camping car face aux flots... C'est dire ! Passage rapide au port pour achats billets de ferry et retour vers le restaurant que notre hôtesse nous avait recommandé. Excellent dîner avant le retour vers le B&B sous un crachin bien mouillant.

Y paraît que demain ça se gâte...

 

British Library. D'après 'Newton' de William Blake.

British Library. D'après 'Newton' de William Blake.

Limites de la consultation citoyenne...

Limites de la consultation citoyenne...

Sur un immeuble face à St Pancras, un très beau bas-relief

Sur un immeuble face à St Pancras, un très beau bas-relief

Ardrossan, enfin !

Ardrossan, enfin !

Plage et promenade à Ardrossan (photo Jenny)

Plage et promenade à Ardrossan (photo Jenny)

Maisons du front de mer. Vu le nombre de cheminées, il ne doit pas y faire chaud l'hiver...

Maisons du front de mer. Vu le nombre de cheminées, il ne doit pas y faire chaud l'hiver...

Les cartes qui suivent donneront un aperçu du parcours entrepris dans les îles : d'abord Arran, puis Mull, Iona, Staffa et finalement retour vers Oban, Glasgow et la France. Voyage magnifique qu'une météo difficile n'a pas réussi à gâcher. Contrastes infinis de lumières, de couleurs, d'impressions. L’Écosse, comme toutes ces contrées septentrionales ne se visite pas, elle se vit au plus près de sa nature et de son peuple. Seul le vélo offre une telle liberté.

Vue d'ensemble du périple.

Vue d'ensemble du périple.

Mull, Iona et Staffa

Mull, Iona et Staffa

Jour 3 - 2 septembre 2019 - D'Ardrossan à Blackwaterfoot, (île d'Arran). Ferry.

Ici, avant de continuer, je dois raconter une courte histoire. En 1938, ma mère est partie en Angleterre apprendre l'Anglais. Elle était 'au-pair' dans une famille écossaise établie près de Londres. En août 1939, sa famille d'accueil l'emmena passer des vacances en Écosse, sur l'île d'Arran en particulier. Ils étaient descendus dans un petit établissement de Kildonan, sur la côte sud de l'île.

Le 29 août, ma mère écrivait à ses parents : "...l'hôtel est très propre et pittoresque car il n'y a pas l’électricité, ni l'eau courante dans les chambres mais il y a la TSF (radio), et une salle de bains avec eau chaude et eau froide... Juste en face de notre île, il y a un petit îlot avec dessus un phare, lequel éclaire ma chambre le soir..."

Le samedi 2 septembre 1939, veille de la déclaration de la Seconde Guerre Mondiale, elle reprenait le ferry de Brodick vers Ardrossan....

Le 2 septembre 2019, 80 ans après, jour pour jour, son fils et sa petite fille embarquaient eux, à Ardrossan, destination Brodick, un des ports de l'île d'Arran. Coïncidence, destin, signe ?   C'était troublant... Fin de l'aparté.

Notre hôtesse 100 000V nous sert un petit déjeuner 'full Scottish', seul moyen de pouvoir affronter les éléments météo qui ne sont pas optimistes.. En route pour le ferry de 9h45, sous une pluie fine. Embarquement immédiat. Traversée peu chahutée mais une brume tenace nous masque l'île...réservant la surprise pour l'arrivée !

L'arrivée.... à peine sortis du bateau ce sera une première côte interminable pour monter sur les hauteurs de l'île. Up and down, pluie, vent, rafales toute la journée.. Bas côtés de route pourries.. Bref arrêt à Whiting Bay pour un coup de tampon à la minuscule poste. Achats du "midi" à la Coop de Lamlash et continuation sur des routes tortueuses, bordées de fuchsias, de crocosmias, de prèles. Au sud de l'île, descente vers Kildonan où ma mère s'était arrêtée il y a 80 ans..Arrêt à l'unique hôtel du village pour nous réchauffer avec un thé. Était-ce ici, dans cet établissement, était-ce ailleurs ? L'esprit du lieu suffit...et Pladda, l'ile au phare, est bien juste en face. Pas étonnant que sa chambre était éclairée la nuit.. Juste derrière, dans la brume, on devine l'îlôt pointu de Ailsa Craig.

Rude remontée dans le temps qui sera suivi d'une toute aussi rude remontée de la côte menant à la route principale, car bien évidemment, l'hôtel de Kildonan est au ras des flots.

Continuation le long de la côte, en plein vent et bien trempés, sur des routes très vallonnées, surplombant une mer grise et agitée. Heureux d'arriver à notre magnifique B&B de Blackwaterfoot. Pas question de ressortir pour dîner. Ce sera table d'hôte sur place, précédé d'un whisky en souvenir de cette journée si particulière.

 

 

Sur le pont du ferry le 2 septembre 2019, Jenny et moi en route d'Ardrossan vers Arran

Sur le pont du ferry le 2 septembre 2019, Jenny et moi en route d'Ardrossan vers Arran

Ma mère et sa famille d'accueil, sur le pont du ferry du 2 septembre 1939, en route d'Arran vers Ardrossan

Ma mère et sa famille d'accueil, sur le pont du ferry du 2 septembre 1939, en route d'Arran vers Ardrossan

L'île de Pladda et son phare, vus du salon de l'hôtel de Kildonan

L'île de Pladda et son phare, vus du salon de l'hôtel de Kildonan

L'îlôt d'Ailsa Craig d'où provient 60 à 70% du granite servant à fabriquer les pierres de curling.

L'îlôt d'Ailsa Craig d'où provient 60 à 70% du granite servant à fabriquer les pierres de curling.

Un relief bien vallonné.

Un relief bien vallonné.

En face, le Kintyre.

En face, le Kintyre.

Deux cyclistes bien trempés, mais heureux !

Deux cyclistes bien trempés, mais heureux !

Jour 4 - le 3 septembre 2019 - De Blackwaterfoot à West Tarbert, via Lochranza. Ferry.

Seuls au B&B on a toute la salle du petit déjeuner pour nous. Et quelle salle... et quel petit déjeuner !

Mise en route juste après 9h00 en direction de Machrie Standing Stones, un important site néolithique dont les menhirs et cercles de pierres remontent à environ 2 000 ans avant notre ère. Un long chemin y mène à travers la lande bien trempée, parcourue par une multitude de moutons tondus.

Herbes, fougères, roseaux, bruyères, cours d'eau, sorbiers, aubépines... Site surréaliste s'étalant sur une lande baignée de brumes et coiffée de stratus bas. La pluie nous laisse tranquilles le temps de la visite...ou presque..

Après une longue déambulation parmi les pierres, retour au parking où nous avions laissé les vélos.

La route fait le tour de l'île au ras de l'eau, longeant une côte sauvage constituée de plages de rochers et de galets, couvertes d'algues de toutes sortes arrachées aux fonds par une mer sans cesse agitée. Des "cygnes de mer" fouillent les eaux en quête de nourriture.. De l'autre côté, ce sont des falaises, des collines herbeuses recouvertes de fougères, de bruyères, domaine des 'moutons d'escalade' et des cascades. Quelques villages s'étalent en longueur.. Beaucoup d'averses et de crachin.

Profitant d'une accalmie on parvient à ouvrir les sacoches le temps d'en sortir le pique-nique. On est déjà près de Catacol, dernier village avant Lochranza, d'où nous quitterons l'île, par ferry, en direction de Claonaig, notre 'port' de débarquement sur la presqu'île de Kintyre.

Les quelques kilomètres nous séparant de Lochranza nous permettent de prendre le ferry de 14h30... Heureusement ! Car de Claonaig, (un embarcadère et trois maisons perdues au milieu de nulle part), le chemin jusqu'à notre B&B est difficile, long, venteux, physique et très passant dans les derniers kilomètres... La pluie n'arrange rien.

La chambre du B&B est minuscule et ressemble rapidement à une blanchisserie napolitaine, des habits pendus partout à sécher. Qu'importe, les radiateurs fonctionnent, la douche est chaude et le repas pris au restaurant de cet unique établissement à des km à la ronde nous fait rapidement relativiser les misères de la journée.

Les tondeuses de Machrie Moor

Les tondeuses de Machrie Moor

Machrie Moor - un premier cercle de pierres

Machrie Moor - un premier cercle de pierres

Machrie Moor

Machrie Moor

Dressées sur la lande depuis trente-cinq siècles

Dressées sur la lande depuis trente-cinq siècles

Pas évident d'approcher en tennis...

Pas évident d'approcher en tennis...

Un domaine d'elfes et de korrigans

Un domaine d'elfes et de korrigans

L'omniprésent sorbier

L'omniprésent sorbier

La météo était parfaite pour la visite de ce lieu magique..

La météo était parfaite pour la visite de ce lieu magique..

Ce n'est pas habituel de voir un cygne aux bains de mer !

Ce n'est pas habituel de voir un cygne aux bains de mer !

Multiplier le temps de séchage par trois ou quatre...

Multiplier le temps de séchage par trois ou quatre...

Ferry Lochranza - Claonaig : la baignade sera pour une autre fois.

Ferry Lochranza - Claonaig : la baignade sera pour une autre fois.

Débarquement à Claonaig. On était bien seuls..

Débarquement à Claonaig. On était bien seuls..

Encore une quinzaine de jours de répit...

Encore une quinzaine de jours de répit...

Jour 5 - 4 septembre 2019 - De West Tarbert à Oban

La journée commence bien ! Il pleut... Mais ça, ce n'est pas le plus grave.. Je demande à la Patronne, en plein préparatifs 'petit-déjeuner' de me remettre la clé du cadenas du hangar où sont rangés les vélos. S'ensuivent quinze minutes de stress, de courses à travers le B&B, de transpiration à grosses gouttes, de coups de fil à son employée... pour finalement trouver la clé, devant son nez, dans le tiroir de la caisse... Le temps passait et nous avions une dizaine de kilomètres à faire sur une route désagréable, sous une pluie battante.

Le petit déjeuner est donc expédié à toute vitesse, les vélos chargés, et en route pour le 'port' de Kennacraig, d'où part le ferry du mercredi, pour Oban, via Port Askaig sur l'île d'Islay...

A l'arrivée au 'port' on nous annonce que, la faute au mauvais temps, le ferry avait été annulé...

Dépités, on se livre à une rapide évaluation de la situation et on opte pour la seule solution possible : un taxi que le préposé des ferries nous commande sans problème (après nous avoir remboursé la totalité des passages que j'avais achetés à Ardrossan).

A 10h30, une camionnette taxi embarque vélos, sacoches et cyclistes et en une heure et demi nous sommes déposés au terminal ferries d'Oban. Pour la même raison qu'à Kennacraig, les bateaux vers Mull sont consignés à quai dans l'attente d'une décision à 15h00.

Les voyages ça creuse, d'autant plus que le petit déjeuner était passé à la trappe. Ce sera donc un magnifique sandwich aux fruits de mer, dégusté debout près du célèbre 'Cabanon vert' sur le quai.

Un dessert et un thé bien chaud au café jouxtant la salle d'attente du ferry. A 15h00 la sentence tombe. Toutes les traversées de l'après-midi sont annulées. Prochains départs demain, "weather permitting".

Jenny nous trouve rapidement un B&B et annule celui prévu initialement sur Mull. Après avoir déposé les vélos et réajusté le programme on file en ville. Lumière extraordinaire, coucher de soleil non moins, beaucoup de photos..

Abandonnant l'idée de nous offrir un repas 'de la mer' tant les files d'attente étaient longues dans les trois ou quatre restaurants spécialisés, on termine devant un Agneau Tikka Masala au Taj Mahal, établissement indien sympathique et de bon rapport qualité/prix.

Encore une journée pleine de surprises !

 

En route pour Oban. Ruines de l'ancien fort de Dunadd, capitale du Royaume de Dal Riata.

En route pour Oban. Ruines de l'ancien fort de Dunadd, capitale du Royaume de Dal Riata.

La 'Cabane verte'. Cuisinier aux fourneaux !

La 'Cabane verte'. Cuisinier aux fourneaux !

En attendant la décision d'y aller ou pas...

En attendant la décision d'y aller ou pas...

Eux aussi attendaient !

Eux aussi attendaient !

Vue d'Oban (photo Jenny)

Vue d'Oban (photo Jenny)

Oban, la distillerie !

Oban, la distillerie !

Ce n'était pas encore grand beau temps !

Ce n'était pas encore grand beau temps !

En Vélo dans les Iles d'Ecosse - 7ème édition des Voyages avec ma Fille - 1ère Partie.
Lumières étonnantes !

Lumières étonnantes !

Jour 6 - 5 septembre 2019 - Oban - Calgary, île de Mull (Ferry)

Avant de descendre, Jenny vérifie l'appli de la Caledonian MacBrayne, la compagnie de ferries. Le notre est bien prévu à 9h50. Ouf !

Petit déjeuner relax car on était maintenant sûrs d'y aller. Chargement et mise en route après avoir détaché les vélos du banc de jardin, auprès duquel ils avaient passé la nuit. Nuages bas, pas de vent, mais pas encore de pluie... Achat des billets et attente dans la zone réservée aux vélos. On n'y était pas depuis dix minutes que les cieux se sont ouverts, nous gratifiant d'une énorme averse. Embarquement sans problèmes : on est 4 vélos; les deux autres...des campeurs...

Traversée très calme, belles lumières.

Débarquement à Craignure sur l'île de Mull. Quelques maisons le long de la route, un bureau de la compagnie des ferries, un magasin Spar, deux pompes  à essence...un B&B...un café, et c'est fini. Passé le panneau prévenant de la présence possible de loutres sur la route, on se retrouve soudain au calme, sur une super chaussée à deux voies longeant la côte tantôt au ras de l'eau, tantôt en léger surplomb, à découvert ou en forêt. Très peu de voitures.

Premier village : Salen, un joli petit bourg que l'on atteint sous le soleil. Bref arrêt à l'hôtel Glenforsa où l'on aurait dû passer la nuit.. On en profite pour y prendre un déjeuner rapide. L'endroit est magnifique, construit entièrement en rondins, style maison de trappeurs. En prime, une piste d'atterrissage en herbe de 780m longe la mer, un peu en contrebas de l'hôtel ! Un biplan y est garé. Autour, des sapins. Brin de causette avec le patron aviateur, responsable du bureau de piste et du terrain.

Remise en route sous un ciel qui s'est bien dégagé. Notre périple continue le long de la côte, puis bifurque vers Dervaig sur la rive droite de la rivière Aros, se poursuivant sur l'étroite route du Glen. Bord de mer et nature époustouflante. Rivière à truites, cascades, moutons, vaches Highland à poils longs et grandes cornes...

Sapins, sorbiers, noisetiers, saules, rhododendrons sauvages, fuchsias, bouleaux... herbes sauvages et roseaux. Multitude de fleurs, de touffes de bruyère.. c'est magnifique, et on est seuls sur la route qui monte et qui descend à travers la lande !

Arrivée à Dervaig et son église financée par la Nasa. Pour nous ce sera route ouest vers Calgary. Fin de parcours un peu plus physique, et ce jusqu'à notre B&B, une ancienne école, située au milieu des bois et hors de portée de toute forme d'onde téléphonique. A ce niveau, la route est à peine plus large que les voitures qui l'empruntent..

Jenny avait réservé le dîner dans l'unique établissement du coin, situé à deux kilomètres du B&B. Décision est prise d'y aller à pied pour ne pas avoir à affronter la dernière côte de nouveau.

Très bon repas et marche digestive de retour, la lampe frontale clignotant à l'arrière de ma casquette pendant que Jenny éclairait la route devant nous. Heureusement, pas de voitures, les gens sensés étant tous couchés.

L'odeur des feux de cheminée, brûlant du charbon, ne laissait aucun doute :  même si la journée avait été 'belle', l'été était derrière nous...

Attention aux loutres !

Attention aux loutres !

De l'eau et des sorbiers partout..

De l'eau et des sorbiers partout..

Le biplan de Glenforsa.

Le biplan de Glenforsa.

Dernier voyage.

Dernier voyage.

Près du château d'Aros.

Près du château d'Aros.

Etude des cartes.

Etude des cartes.

La route du Glen, vers Dervaig.

La route du Glen, vers Dervaig.

Paysages du Glen.

Paysages du Glen.

L'omniprésente bruyère.

L'omniprésente bruyère.

Fleurs des ruisseaux.

Fleurs des ruisseaux.

Descente ders Dervaig. (Photo Jenny)

Descente ders Dervaig. (Photo Jenny)

Le soleil réapparaît !

Le soleil réapparaît !

Près de Dervaig. Moutons parmi les ruines.

Près de Dervaig. Moutons parmi les ruines.

A droite ou à gauche ?

A droite ou à gauche ?

Eglise de Dervaig, base secrète de la Nasa.

Eglise de Dervaig, base secrète de la Nasa.

Jour 7 - 6 septembre 2019 - Calgary - Salen via le Loch Tuath et le Loch na Keal

On quitte 'The Old School House' vers 9h00 pour une étape qui ne paraissait pas trop difficile sur papier mais qui s'est avérée bien physique, bien venteuse et bien mouillée, malgré quelques belles apparitions du soleil.

Quittant la baie de Calgary la route étroite commence rapidement à monter, et ce, jusqu'à 178m d'altitude, offrant une vue magnifique sur le Loch Tuath et les îles d'Ulva et de Gometra. Beaucoup de vent sur la lande, mais quels paysages !

Comme hier ce sont toutes sortes d'arbres et de cascades qui bordent notre chemin. Le ciel est en changement continuel nous gratifiant de lumières magnifiques.

Arrêt près de Torloisk House, une propriété plantée de grands arbres et entourée de murs recouverts d'une épaisse couche de mousse verte.

Deuxième côte, à 108m celle-ci; plusieurs montées à 10-15% et descentes à 20 ! Gestion difficile des habits de pluie pour ne pas subir trop de sauna ni de refroidissements dans les descentes...

Notre boucle de la journée nous ramène au B&B de Glenforsa, près de Salen, car il ne faut pas compter trouver quoi que ce soit sur la lande, ni le long des Lochs.

Après cette rude journée ponctuée de tant de belles découvertes, tant de côtes et d'une météo à faire bien rosir les joues, un petit coup de Whisky et un bon repas ont raison des cyclistes...

Extinction des feux à 21h30 !

Après Calgary Bay... ça commence à monter? (Photo Jenny)

Après Calgary Bay... ça commence à monter? (Photo Jenny)

Moutons d'escalade.

Moutons d'escalade.

Ca continue de monter...

Ca continue de monter...

...encore et encore...

...encore et encore...

Arrêt snack !

Arrêt snack !

Vue sur le Loch Tuath

Vue sur le Loch Tuath

Torloisk House

Torloisk House

La Cascade d'Eas Fors, 6°09'W, 56°30'N.

La Cascade d'Eas Fors, 6°09'W, 56°30'N.

Y'en a pas que des blancs !

Y'en a pas que des blancs !

Au fond du Loch na Keal.

Au fond du Loch na Keal.

Un cadeau à Glenforsa !

Un cadeau à Glenforsa !

...et un deuxième (garanti sans traitement Photoshop !)

...et un deuxième (garanti sans traitement Photoshop !)

Jour 8 - 7 septembre 2019 - Glenforsa (Salen) - Bunessan (via Loch na Keal et Loch Scridain).

Ciel magnifique, clair et bleu, pas de vent. Soleil en prime. On reprend la route d'hier en sens inverse jusqu'au Loch na Keal et de là on en longe la rive sud, au ras de l'eau. Paysage splendide de mer, de rochers, d'algues.

En face, sur la rive opposée : la route que nous avions parcourue hier sous la pluie. Avec une météo si belle, difficile d'imaginer qu'elle ait pu être si mauvaise hier !

Sur le bord de l'étroite route, garés sur une petite étendue herbeuse que les moutons avaient bien tondue, plusieurs personnes observent la mer, un 'îlot du Loch'. Ils nous expliquent que des phoques s'y sont installés.

En effet, à la jumelle, on distingue bien les corps en fuseau, levant la tête de temps à autre. Pas de doute, ce ne sont pas des troncs d'arbres échoués là...

Sur un îlot voisin c'est un aigle de mer qui joue avec ses petits ! Il parait que ce sont des oiseaux difficiles à observer.

On continue sur une très belle route en contrebas du Aoineadh Mor, une très haute falaise herbeuse surplombant la route et que nous devons contourner.

Après le virage, montée longue et régulière jusqu'à atteindre une 'vallée d'altitude', immense couloir désert, où seules les herbes courtes et la bruyère semblent pouvoir survivre. Le point culminant est à 141m. De là, magnifique vue sur le Loch Scridain, s'étalant devant nous et vers lequel la route nous mène dans une descente interminable, juste récompense pour ce que l'on venait de subir à la montée.

La météo est si belle que l'on s'arrête en bout du Loch Scridain pour un pique-nique estival.

Encore quelques côtes le long du littoral sud du Loch. Très belles vues sur le Ben More, point culminant de Mull, à 966m. La circulation est un peu plus dense du fait des voitures et des bus de touristes allant et venant à/de Fionnphort, 'port' d'accès à Iona, où nous nous rendrons demain.

L'étape ce soir sera Bunessan, minuscule village de quelques maisons, un Spar, un bar-hôtel, un bureau de poste... le tout disposé en fer à cheval sur les rives d'un bras du Loch na Lathaich.

Fidèle à la tradition, notre B&B est en haut de la dernière côte, perdu au milieu de la lande, bien au calme.

Roger et Helen, nos hôtes nous reçoivent dans leur maison/ferme, avec gâteau et thé, dans le salon chauffé par se soleil.

Non contents des kilomètres parcourus depuis le matin on redescend vers le pub-hôtel pour dîner. Pour Jenny ce sera un énième 'fish and chips', pour moi une fricassée de coquilles St Jacques au boudin noir....Original (mais excellent) !

Super journée de pédalage, paysages époustouflants, belle météo...pourvu que ça dure !

 

 

Dans le lointain, la falaise de Aoineadh Mor, que l'on devra contourner. (Photo Jenny)

Dans le lointain, la falaise de Aoineadh Mor, que l'on devra contourner. (Photo Jenny)

La route longe la côte au ras de l'eau.

La route longe la côte au ras de l'eau.

Phoques sur l'îlot au milieu du Loch

Phoques sur l'îlot au milieu du Loch

Des paysages à couper le souffle !

Des paysages à couper le souffle !

Des oies en transit.

Des oies en transit.

Celui-là attend son déjeuner...

Celui-là attend son déjeuner...

En contrebas de la falaise. Gare aux chutes de pierres !

En contrebas de la falaise. Gare aux chutes de pierres !

On se demande bien ce qu'elle fait là, toute seule sur son île !

On se demande bien ce qu'elle fait là, toute seule sur son île !

Début de la montée !

Début de la montée !

Dépressifs s'abstenir !

Dépressifs s'abstenir !

Veau de l'année. Les cornes viendront plus tard !

Veau de l'année. Les cornes viendront plus tard !

Fin d'après-midi à Bunessan.

Fin d'après-midi à Bunessan.

Le Ben More, enturbanné.

Le Ben More, enturbanné.

Le Loch na Lathaich... Quel temps fera-t-il demain ?

Le Loch na Lathaich... Quel temps fera-t-il demain ?

Jour 9 - 8 septembre 2019 - Bunessan - Iona (Ferry)

Ciel gris et sec  au lever. Petit déjeuner pris, les ânes de métal bâtés, bye-bye Helen et en route pour Fionnphort et le ferry pour Iona. Un bout de piste cyclable à deux kilomètres du port, coupée par de nombreux portillons, devient vite pénible. L'intention était bonne mais ceux qui ont conçu le projet n'ont certainement jamais circulé à vélo.

La bruine se met en route. Une bruine bretonne des mauvais jours. Achat des billets de ferry dans une petite guitoune et attente. A l'embarquement, on est 2 vélos, 0 voiture et une dizaine de passagers pour une traversée d'une petite dizaine de minutes.

A l'arrivée le crachin redouble. L'île est petite et le B&B trouvé sans problème. Très belle maison, hôtes très sympa, belle décoration mais murs des chambres en carton, dommage !

Dès l'installation terminée on enfile les habits de pluie et c'est direction le "centre" et l'abbaye.

Restauration massive permise grâce à l'implication intense et généreuse du 8ème duc d'Argyll et de son épouse. Très beau gisants à leur mémoire, situés près du chœur. Le cloître et l'église (en activité) sont magnifiques. Quelques pierres très anciennes. Un petit musée fort intéressant retrace l'histoire des lieux et contient de nombreuses et splendides pierres tombales, certaines remontant à plus de 10 siècles...

Le Livre de Kells, actuellement visible au Trinity College de Dublin, aurait été produit ici, puis transporté à Kells en Irlande pour échapper aux raids Vikings !

La brume accentue l'impression de mystère entourant les lieux.

Après une belle et longue visite nous prenons congé de Saint Columba.

Passage rapide au petit magasin pour un pique-nique qui aura lieu dans la chambre tant la météo s'est détériorée.

Cartes postales, écritures diverses en attendant le "complimentary glass of wine" que Richard, notre hôte, nous sert à 18h00.

Dîner au restaurant d'à côté et retour sous un crachin bien installé.

Réseaux portables inexistants.. La seule communication envisageable est avec le Ciel.

Demain c'est la visite de Staffa. Saint Columba aura-t-il entendu nos prières pour une accalmie ?

 

 

 

Au 'port' de Fionnphort, Jenny scrutant déjà l'île d'Iona.

Au 'port' de Fionnphort, Jenny scrutant déjà l'île d'Iona.

Arrivée sur l'île. L'abbaye de St Columba dans la brume.

Arrivée sur l'île. L'abbaye de St Columba dans la brume.

Une vue du cloître.

Une vue du cloître.

Au centre du cloître, une statue en bronze de Jacques Lipchitz, (1891-1973), portant l'inscription suivante:

"Jacob Lipchitz, Juif fidèle à la Foi de ses Ancêtres, a fait cette Vierge pour la Bonne Entente des Hommes sur la Terre, afin que l'Esprit règne".

La statue représente la Vierge, supportée par un nuage étoilé descendant sur Terre, elle-même représentée par des animaux, des oiseaux et des êtres humains, et porté par l'Esprit Saint, une Colombe.

La statue de Jacques Lipchitz

La statue de Jacques Lipchitz

Le gisant du Duc d'Argyll et de son épouse.

Le gisant du Duc d'Argyll et de son épouse.

Une vue à l'intérieur de l'église.

Une vue à l'intérieur de l'église.

Autre vue.

Autre vue.

Vitrail de Saint Columba.

Vitrail de Saint Columba.

Jenny en pleine contemplation.

Jenny en pleine contemplation.

L'Alpha et l'Omega.

L'Alpha et l'Omega.

La Croix de MacKinnon, 1489

La Croix de MacKinnon, 1489

Pierre tombale du 10ème siècle.

Pierre tombale du 10ème siècle.

Pierre tombale de Seigneur.

Pierre tombale de Seigneur.

Les passionnantes visites des îles de Staffa et d'Iona, ainsi que la fin de ce périple "Écosse 2019" continuent ci-après dans la partie 2 de cet article !

 

Fingal's Cave, île de Staffa

Fingal's Cave, île de Staffa

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Ecosse 2019

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Publié le 1 Octobre 2019

En Vélo dans les îles d'Ecosse - 7ème édition des Voyages avec ma Fille - 2ème Partie

Jour 10 - 9 septembre 2019 - Visite des îles de Staffa et d'Iona. (Bateau et vélo).

Journée tout à fait extraordinaire !

Nous avions eu la confirmation hier soir que le bateau de 'Staffa Tours' serait bien opérationnel ce matin.

Après un petit déjeuner de Rois chez Richard - argenterie et belle vaisselle - direction  le 'port' où notre petit bateau de 'Staffa Tours' est déjà en place le long du débarcadère. Pilote au visage sanguin, buriné par le vent et les embruns... qu'un fort accent écossais rendait tout de suite sympathique.

Saut de puce vers Fionnphort où quelques clients supplémentaires montent à bord, et lente mise en route vers la haute mer durant laquelle notre capitaine nous explique le déroulement du voyage, y mêlant contes, légendes, faits historiques et géologiques. Passionnante approche.

Dès la dernière île de la baie dépassée, on est soudain sur "L'Oiseau Bleu" de Donald Campbell, fendant les flots à toute allure, arrosés d'embruns, battus au vent, à la merci de gros coups de gîte et de roulis !

Bien accrochés au bastingage tant la mer secoue notre rafiot ( par choix - car le bateau dispose d'une cabine fermée), incapables de tenir l'appareil photo, on voit s'approcher peu à peu cette île étonnante, noire, aux 'flancs' plaqués de colonnes de basalte, percés par endroits de cavernes profondes.

Il aura fallu une bonne demi-heure pour effectuer le trajet sur des eaux sombres, agitées et inhospitalières..

Pour permettre l'accostage, un petit embarcadère en béton a été construit côté Est de l'île, à l'abri des vents et tempêtes de l'Atlantique nord.

Notre pilote, après nous avoir donné les consignes de sécurité d'usage, nous débarque dans ce lieu magique pour une visite libre d'un peu plus d'une heure.

La majorité de la quinzaine de passagers file sur le haut de l'île réputée pour ses colonies de macareux et de multitudes autres oiseaux marins.

Pour Jenny et moi ce sera direction Fingal's Cave, que l'on atteint par un 'chemin' longeant les impressionnantes colonnes de basalte semblant 'habiller' la falaise contre les éléments. Une main courante en gros câble noir plastifié facilite la progression le long du mur.

Sautant de bloc en bloc, passant sous des surplombs de grosses colonnes de roche noire à section géométrique, retenus on ne sait comment au-dessus de nos têtes, on avance peu à peu vers la caverne creusée par la mer depuis des millions d'années.

Pas de repos pour les flots en contrebas. Ils assaillent inlassablement cette vieille île en 3 x 8, depuis la nuit des temps. Aujourd'hui c'est calme paraît-il... On ne veut même pas imaginer ce que cela doit être par 'mauvais' temps...

Les photos qui suivent diront plus que 1 000 mots.

On approche...

On approche...

En Vélo dans les îles d'Ecosse - 7ème édition des Voyages avec ma Fille - 2ème Partie
A l'embarcadère..

A l'embarcadère..

Clamshell Cave.

Clamshell Cave.

Enchevêtrement de colonnes de basalte..

Enchevêtrement de colonnes de basalte..

Couchées au refroidissement.

Couchées au refroidissement.

En Vélo dans les îles d'Ecosse - 7ème édition des Voyages avec ma Fille - 2ème Partie
En Vélo dans les îles d'Ecosse - 7ème édition des Voyages avec ma Fille - 2ème Partie
En Vélo dans les îles d'Ecosse - 7ème édition des Voyages avec ma Fille - 2ème Partie
Faut les toucher pour le croire !

Faut les toucher pour le croire !

Hautes colonnes à 'chapiteaux' menaçants !

Hautes colonnes à 'chapiteaux' menaçants !

Suspendus.. Mais à quoi ?

Suspendus.. Mais à quoi ?

Jenny à l'entrée de Fingal's Cave

Jenny à l'entrée de Fingal's Cave

Fingal's Cave, les colonnes au 'garde-à-vous' protègent l'entrée.

Fingal's Cave, les colonnes au 'garde-à-vous' protègent l'entrée.

Le "plafond" de Fingal's Cave, tel un reflet..

Le "plafond" de Fingal's Cave, tel un reflet..

Le fond de la Caverne.  Ahurissant !!

Le fond de la Caverne. Ahurissant !!

Des hommes sécurisent le parcours... Ils rentreront au bateau de l'après-midi.

Des hommes sécurisent le parcours... Ils rentreront au bateau de l'après-midi.

Après une heure sur place, on remet le cap sur Iona. Le ciel est sec nous gratifiant même de quelques taches de bleu et de la lumière qui vient avec !

Même si l'île est de toute petite, on ressort les vélos. Ils nous font gagner du temps précieux.

Première destination les plages du Nord.

Sable blanc, eaux turquoises, quelques coquillages, petits galets de granit rose, herbes de dunes, rochers... le tout 'baigné' de lumière parfois même ensoleillée . Quelques cocotiers et vingt degrés de plus et on aurait pu se croire sous les tropiques. C'est très beau !

Au retour, passant devant l'abbaye, on profite d' y jeter un dernier coup d’œil.

Le ciel s'étant bien éclairci, nos vélos nous mènent, par l'unique route, vers la seconde destination : le sud et l'ouest de l'île. Ici, ce sont étendues d'herbes rases, moutons, quelques vaches, et plages en contrebas, mais cette fois de galets. Superbe coucher de soleil sur l'océan, comme pour se faire pardonner de tant d'absence tout au long de notre voyage..

La visite de Staffa 'clôt' en quelque sorte notre périple. Magnifique conclusion d'une plongée dans le vent, la pluie, dans des paysages fous, des lumières irréelles; et que dire des découvertes, des rencontres, mais surtout de la satisfaction d'avoir mené à bien le projet que l'on avait si patiemment élaboré.

Beaucoup de complications à tous les niveaux : trains, ferries, météo, relief etc... mais voyage inoubliable, même si les kilomètres aux compteurs de nos vélos restent modestes cette fois-ci.

 

Retour vers Iona, l'abbaye.

Retour vers Iona, l'abbaye.

Le 'port' d'Iona.

Le 'port' d'Iona.

De l'autre côté...

De l'autre côté...

Plage du Nord. (Photo Jenny)

Plage du Nord. (Photo Jenny)

Turquoise, oui, mais froide ! (Photo Jenny)

Turquoise, oui, mais froide ! (Photo Jenny)

Là-bas, au loin : Staffa !

Là-bas, au loin : Staffa !

L'abbaye.

L'abbaye.

Bien seuls !

Bien seuls !

A l'ouest d'Iona.

A l'ouest d'Iona.

Au calme du soir, au port.

Au calme du soir, au port.

C'était une église..

C'était une église..

Dommage qu'il faille souvent attendre le soir..

Dommage qu'il faille souvent attendre le soir..

Jour 11 - Iona - Fionnphort - Craignure - Oban. (Ferries)

Ciel clair au lever. Petit déjeuner cool car le ferry n'est qu'à 10h10.

Au revoir Iona, île magique, si précieuse car hors du temps et gardienne d'une tradition qui revit.

La prévision météo étant alarmante en ce qui concernait les ferries de l'après-midi, on avait décidé de ne pas risquer une fin de périple impossible. A partir d'Oban, tous les transports se suivaient sans marge de sécurité : train pour Glasgow, puis de Glasgow à Londres, train de Londres à Douvres, ferry Douvres-Calais et enfin TGV Calais-Paris...

On ne pouvait donc pas se permettre un loupé.

La seule solution pour atteindre Craignure avant l'annulation probable des ferries de l'après-midi était de prendre un taxi qui pouvait nous faire parcourir rapidement les soixante et quelques kms de route (up and down) jusqu'au port...

Prudemment commandé la veille au soir, il nous attendait au débarquement du ferry de Iona. Une fois encore, ce sera une grosse camionnette de marque allemande. Les deux vélos y tiennent debout sans problèmes et sans démontage et peu après midi nous sommes sur l'aire d'embarquement des vélos à Craignure.

A 13h35 on débarque à Oban sous un ciel encore clément mais qui se gâte rapidement. Passage obligé au cabanon vert pour un délicieux plateau de fruits de mer, mangé debout sous un barnum, tout en surveillant les mouettes qui s'invitaient régulièrement sur la table.

Après avoir déposé les vélos à l'hôtel, ce sera une visite en ville et en particulier à la distillerie d'Oban.

Il est 15h00. Notre tour est à 18h00. La météo s'étant rapidement et sérieusement détériorée nous décidons de rester dans la 'salle de dégustation', attablés comme de nombreux autres visiteurs, à tenter de réconcilier les arômes mentionnés sur les 'fiches produit' avec ce que nos papilles décelaient au passage du puissant breuvage. Beaucoup d'airs sérieux sur les visages qui semblaient davantage absorbés dans une profonde analyse que dans le simple plaisir de découvrir des goûts nouveaux.

La belle visite terminée et les restaurants 'de poisson' bien bondés, nous retournons à l'hôtel sous une pluie battante pour nous installer, une fois encore, devant un repas de spécialités indiennes qui, alliées aux kébabs, semblent gagner du terrain dans leur bataille contre le 'fish and chips' traditionnel..

Le matin, au départ d'Iona.

Le matin, au départ d'Iona.

On aurait pu en mettre deux autres...

On aurait pu en mettre deux autres...

Attente du ferry..

Attente du ferry..

Les vélos voyagent debout !

Les vélos voyagent debout !

On le méritait bien !

On le méritait bien !

Les alambics de la distillerie d'Oban.

Les alambics de la distillerie d'Oban.

Le puissant breuvage à l'état brut.

Le puissant breuvage à l'état brut.

Jour 12 - 11 septembre 2019 - Oban - Glasgow (Train)

On laisse les vélos à l'hôtel sous l’œil bienveillant du Chevalier MGM. Direction centre ville pour y faire quelques courses et tuer le temps jusqu'au train de 14h41.

On en profite pour passer en gare acheter les billets Londres - Douvres. Le train part de St Pancras. Ouf ! Mais nouvelle purge en perspective car même type de train qu'à l'arrivée. "Tomorrow is another day"... On verra comment mieux s'organiser le moment venu.

Dans le train Oban - Glasgow les vélos doivent être suspendus par la roue arrière ! On est quatre et tout se passe bien, chacun aidant l'autre au débarquement. Parcours de plus de trois heures à travers le "Loch Lomond et Trossachs National Park".

Par temps ensoleillé le trajet doit être magique. Pour nous ce sera buée sur les vitres d'un côté et pluie de l'autre.

Arrivée à Glasgow vers 18h00. Remontage des sacoches et direction le B&B que l'on trouve assez facilement. Grosse circulation et bords de route pourris. Énormément de sens uniques.

Les vélos passeront la nuit sur la moquette de la réception, bien à l'aise et surtout au sec.

Après une pizza et un coca (le 'restaurant' ne servant aucune boisson alcoolisée), ce sera retour au B&B à 20h15, épuisés de n'avoir rien fait de fatigant durant la journée.

Invasion des kébabs dans la vieille Ecosse

Invasion des kébabs dans la vieille Ecosse

Le patron de la Chaîne d'hôtels MGM, le 'Chevalier' lui-même. Y'a pas de mal à se faire du bien....

Le patron de la Chaîne d'hôtels MGM, le 'Chevalier' lui-même. Y'a pas de mal à se faire du bien....

Si les trains arrivent aussi précisément à l'heure que les employés ferment les guichets, alors tout va bien !

Si les trains arrivent aussi précisément à l'heure que les employés ferment les guichets, alors tout va bien !

Jour 13 - 12 septembre 2019 - Glasgow - Douvres via Londres (Trains)

Départ de notre Guest-House juste au moment où la pluie se met à tomber. Malgré un plan que l'on croyait clair on s'égare dans le labyrinthe de sens uniques de Glasgow mais grâce à quelques mètres parcourus sur les trottoirs on atteint la gare bien en avance. Comme à l'aller, les vélos sont rangés dans le minuscule compartiment de tête de train et nous installés six wagons plus loin... Même la SNCF fait mieux !

Voyage sans problèmes jusqu'à Londres-Euston, le ciel se dégageant au fur et à mesure que nous descendions vers le sud. A Londres il fait même chaud !

Transit vers Saint Pancras sans soucis. Cette fois-ci le contrôleur nous indique le 'bon' wagon. Aménagé différemment, il permet le transport de passagers en fauteuil roulant et de plusieurs vélos. Seul problème : étant situé le près de l'entrée du quai il faut être sur place dès que le train arrive en gare car il se remplit très vite de retardataires qui monopolisent l'espace disponible.

Notre train, étant un "Londres > Province" de milieu d'après-midi, est loin d'être plein. A Douvres, après une courte balade vélo au soleil, on arrive sans problèmes au B&B, situé en bas de la côte du château.

Les vélos rangés dans le garage du propriétaire, les sacs montés à la chambre, nous décidons de profiter de la fin d'après-midi pour monter au mémorial de Louis Blériot, situé dans un bois derrière le château.

En effet depuis l'exploit de 1909 les arbres ont eu le temps de pousser, envahissant la dune herbeuse où l'aéronef s'est posé.

Un dernier mais excellent fish and chips / Guinness clôt cette avant dernière journée de périple.

Demain, un dernier ferry et un dernier train concluront la "7ème édition des Voyages avec ma Fille".

Quelle impression en reste-t-il au moment où j'écris ces lignes ?

Compliqué à mettre en œuvre ? Oui !

Compliqué par une météo inclémente ? Oui !

Peu de kilomètres parcourus à vélo ? Oui !...

Mais que pèsent ces considérations face à tant de moments privilégiés et précieux de découverte, de partage, d'échanges et de transmission ?

Glasgow - Londres. Ils étaient bien serrés dans le minuscule espace.

Glasgow - Londres. Ils étaient bien serrés dans le minuscule espace.

Londres-Euston. On n'était plus habitués à tant de lumière et de chaleur...

Londres-Euston. On n'était plus habitués à tant de lumière et de chaleur...

C'est précisément ici que Louis Blériot s'est 'posé'.

C'est précisément ici que Louis Blériot s'est 'posé'.

Le mémorial date de 1910. Il y avait moins d'arbres à cette époque...

Le mémorial date de 1910. Il y avait moins d'arbres à cette époque...

Lord Northcliffe, propriétaire du Daily Mail (et accessoirement, mon grand-oncle), lui remettra le prix de £ 1 000, promis au premier aviateur qui survolerait la Manche.

Lord Northcliffe, propriétaire du Daily Mail (et accessoirement, mon grand-oncle), lui remettra le prix de £ 1 000, promis au premier aviateur qui survolerait la Manche.

Lord Northcliffe (chapeau haut de forme) accueille Louis Blériot, triomphalement, à la gare Victoria, juste après le vol historique.

Lord Northcliffe (chapeau haut de forme) accueille Louis Blériot, triomphalement, à la gare Victoria, juste après le vol historique.

La plaque posée sur la silhouette du Blériot XI.

La plaque posée sur la silhouette du Blériot XI.

Pour d'autres, c'est tellement plus simple de voler...

Pour d'autres, c'est tellement plus simple de voler...

Jour 14 - 13 septembre 2019 - Douvres - Calais - Paris (Ferry et train).

Encore quelques heures avant le ferry de début d'après-midi. On décide d'aller visiter le musée de la ville de Douvres. Beaucoup d'objets intéressants, divers et variés, provenant des périodes lointaines comme des temps présents, mais malheureusement exposés sur plusieurs étages, sans aucune chronologie.

Le clou est incontestablement un bateau en bois âgé de 3 500 ans, (âge de Bronze), découvert à Douvres lors d'une excavation nécessitée par des travaux de voirie. Protégé de l'air, il nous est parvenu dans un état remarquable et a pu être 'sauvé' par utilisation de méthodes de préservation identiques à celles employées à Roskilde dans le sauvetage des Drakkars.  (voir l'article sur le Voyage au Danemark).

Les cellules du bois, ayant perdu leur substance organique et risquant, au contact de l'air, une décomposition rapide, ont été très longuement imprégnées, par trempage, d'une matière synthétique leur conférant solidité et résistance et on pourrait même dire, 'éternité'. 

Rapide passage à l'église St Mary pour y admirer les vitraux dont le thème principal est lié à la mer et ses drames. Retour au B&B pour récupérer les vélos et mettre en route vers le port.

Traversée sans histoires avec une météo qui devenait de plus en plus 'chaude' et ensoleillée au fur et à mesure que nous nous rapprochions de la France.

Avec plusieurs heures devant nous et un TGV partant de Calais Fréthun, on décide de faire les quelques kilomètres entre le port et la gare, à vélo.

Obligés d'emprunter des rocades en sortie de ville nous nous frottons à une circulation dense mais 'gérable'.

Heureusement que la dernière section du parcours se fait sur une petite route de campagne beaucoup plus calme.

La Gare de Fréthun est une horreur pour les vélos. Comme d'hab., ascenseurs trop petits, série d'escaliers, qui plus est, peu commodes.. nous obligeant à chaque fois à empoigner plusieurs fois les vélos, à deux, pour atteindre le quai.

L'arrivée à Paris et la sortie de la Gare du Nord est un choc : c'est le jour de la grève de la RATP...

Monstrueux bazar, vacarme de klaxons, foule dense et énervée...la totale !

En cent mètres on avait vu plus de voitures et de foule que durant les deux semaines de périple !

Si la magique Écosse n'avait pas été si loin et si la vie ne se résumait qu'à nos balades à vélo, on aurait, sans aucun doute fait demi-tour illico presto !

 

 

 

 

Le beurre du petit déjeuner... tout n'est pas aussi précis en Angleterre...

Le beurre du petit déjeuner... tout n'est pas aussi précis en Angleterre...

Durant l'excavation du Dover Boat (photo internet)

Durant l'excavation du Dover Boat (photo internet)

Détail du bateau exposé au musée (photo internet)

Détail du bateau exposé au musée (photo internet)

L'église Saint Mary.

L'église Saint Mary.

Un vitrail de l'église.

Un vitrail de l'église.

Derrière le choeur.

Derrière le choeur.

Vitrail de St Jean.

Vitrail de St Jean.

Les quatre Evangiles.

Les quatre Evangiles.

Un peu effrayant tout de même...

Un peu effrayant tout de même...

Bye bye les falaises de Douvres !

Bye bye les falaises de Douvres !

Retour en France...un escalier à Fréthun. On porte le vélo ou on le jette en bas ?

Retour en France...un escalier à Fréthun. On porte le vélo ou on le jette en bas ?

En Vélo dans les îles d'Ecosse - 7ème édition des Voyages avec ma Fille - 2ème Partie

Pour l'instant c'est "Pause", mais c'est sûr, on remet ça en 2020 !

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Ecosse 2019

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Publié le 26 Août 2019

Quatrième Périple de Sylvie sur 'Le P'tit Vélo Bleu'

Quatrième Périple de Sylvie sur 'Le P'tit Vélo Bleu'

De Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon sur la Vélodyssée

 

L’an dernier j’avais fait un morceau de la Vélodyssée, magnifique vélo-route s’étendant, pour la partie française, de Roscoff en Bretagne jusqu’à la frontière espagnole.

Sur une grande partie du parcours elle longe l’Atlantique, offrant au cycliste, au fur et à mesure de son avancement, un changement continuel d’environnement, d’architecture, de paysages, de végétation, de lumière…

Cette constatation me fait dire que le dépaysement est plus radical sur un long trajet nord-sud que dans le sens est-ouest, où le climat (élément primordial pour le cyclo-touriste) ne subit pas les mêmes variations et où la nature et les cultures restent relativement similaires.

Pour son quatrième périple vélo j’avais donc proposé à mon épouse de parcourir une section de  « l’Eurovélo 1 » comme elle est appelée au niveau de l’Europe. Le parcours est facile, le relief inexistant, sauf après Maubuisson, comme on le verra plus loin, mais le soleil cognait très dur.

 

Pour des raisons de contraintes de temps on ne pouvait choisir qu’une partie du parcours total. Après relecture de mes notes de voyage de 2018 et après avoir listé ce que l’on ne voulait pas louper,   il fut décidé que nous partirions de Saint Gilles Croix de Vie pour une balade de plusieurs centaines de kilomètres jusqu’à Arcachon.

Démarrant de Bretagne, le plus simple et le plus rapide était de faire Vannes-Nantes et Nantes St Gilles en TER. Ce qui fut fait. C’était risqué en juillet mais à l’heure matinale où nous sommes partis il n’y a pas eu de problèmes de place.

 

J’avais découpé notre voyage en étapes de 50-55 km par jour, hormis le premier jour, limité à 40 km pour cause de démarrage vélo en début d'après-midi. La réalité change souvent la donne, ajoutant quelques kilomètres par-ci, par là, au gré des visites imprévues ou des erreurs de parcours. Malgré tout, l’écart final dépasse rarement 10% de plus.

 

Un parcours magnifique !

Un parcours magnifique !

En route dans le TER de Nantes

En route dans le TER de Nantes

Jour 1. Vannes – Nantes – Saint Gilles Croix de Vie – Les Sables d’Olonne.  44km

 

Mise en route de très bonne heure afin d’avoir le temps de prendre le train de 7h56 à la gare de Vannes. Même cinéma que d’habitude avec les vélos. Sylvie fait des A/R avec les sacoches via les ascenseurs et moi je transporte les vélos par les escaliers..

Après une courte attente le TER arrive en gare et on charge le matériel sans histoires, le wagon à vélos étant vide. Nantes atteinte à 9h07. Longue attente dans la salle des pas perdus de la gare à regarder les passants et à craindre le pire au vu du nombre de cyclistes qui lentement venaient se garer près de nous.  En fin de compte, on se retrouve à très peu dans le train de 11h13 vers Saint Gilles, nos compagnons d’infortune s’étant éparpillés aux quatre points cardinaux via les nombreux trains desservant  Nantes.

 

Trajet sans histoires sous un ciel changeant qui se fixe finalement sur « Beau Temps » à notre arrivée.

 

Achat du pique-nique au Spar en face la gare et enfin ‘en route’, cette fois sur les vélos, qui commençaient à se demander si on n’allait pas leur faire le coup du Tour de France où les montures semblent maintenant voyager plus souvent en avion, en train en voiture…que sur la route! (Soyons honnêtes tout de même, on a eu aussi  notre part de train..).

Belle balade initiale le long de la Vie puis du Jaunay. Parcours tantôt en plaine, tantôt en sous bois sur des pistes bien marquées, roulantes mais souvent bien poussiéreuses.. Des sections s’effectuent aussi sur de petites routes de forêt ou de ‘campagne’. Très peu de circulation.

Un des endroits magiques de cette section de parcours est le passage dans les Marais d’Olonne. La piste étroite pénètre les marais  et serpente entre des œillets (petits plans d’eau dans lesquels le sel se décante).

De petites plateformes herbeuses méticuleusement entretenues séparent et donnent accès à ce labyrinthe aquatique.  L’activité première (récolte du sel) ayant pas mal décliné, c’est maintenant  un paradis pour toutes sortes d’oiseaux. Le parcours longe un canal donnant une belle idée de la taille des salines et de l’activité qu’elles devaient engendrer autrefois. Malheureusement, le trajet est trop court. On est trop vite sortis de ce lieu enchanteur. Il faudrait pouvoir y passer du temps, parler au paludiers rencontrés..  Après un petit passage en forêt on se retrouve très rapidement  aux abords des Sables d’Olonne atteints vers 16h30 sans peine.

La rue Napoléon où se situe notre chambre d’hôte est toute étroite et bordée de centaines de roses trémières sortant du moindre interstice entre les maisons et le bitume de la rue. C’est étonnant et très beau ! 

Une marche digestive, après le dîner, nous permet de découvrir les ruelles à l’arrière du remblai. On ne peut pas louper celles du quartier de l’île Penotte.  C’est le domaine d’une artiste locale, Dan, qui a décoré murs et plaques de rues de motifs à base de coquillages. Passez dans la rue Trompeuse ou la rue des Bains… C’est très bien fait et très original.

Sortie de Saint-Gilles, le Jaunay

Sortie de Saint-Gilles, le Jaunay

Le bord de mer donnait une petite impression de fraîcheur...

Le bord de mer donnait une petite impression de fraîcheur...

En attendant la marée

En attendant la marée

Pistes impeccables, mais quelle chaleur !

Pistes impeccables, mais quelle chaleur !

Location au grand air.

Location au grand air.

Chemin de la Bernardière, près des Sables d'O.

Chemin de la Bernardière, près des Sables d'O.

Une rue de roses trémières..

Une rue de roses trémières..

Dans le quartier de l'Ile Penott

Dans le quartier de l'Ile Penott

Quartier de l'Ile Penott

Quartier de l'Ile Penott

Autre oeuvre de Dan, quartier de l'île Penott

Autre oeuvre de Dan, quartier de l'île Penott

La Vélodyssée : de Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon - 2019
Le cri !

Le cri !

Entrée de l'immeuble Mirasol

Entrée de l'immeuble Mirasol

Le couchant

Le couchant

Garées face au vent..

Garées face au vent..

Jour 2. Les Sables d’Olonne – L’Aiguillon sur Mer. 59km

 

En rentrant de notre balade hier soir le patron de notre petit hôtel arrosait ses jardinières. Au dessus de nous, les mouettes tournaient dans un ballet incessant, remplissant l’air de leurs cris rauques. Notre hôte nous explique que la campagne de stérilisation n’avait pas été un succès cette année et qu’on allait les entendre toute la nuit. Car les mouettes travaillent en 3 x 8..

Le brave homme ne s’était pas trompé, mais la première journée de vélo, le soleil, le vent et la chaleur eurent vite raison du bruit des oiseaux, nous expédiant chez Morphée sans délai.

 

Mise en route après un excellent petit déjeuner, le long du remblai puis, en sortie de ville, le long de la côte sur une alternance de pistes en site propre et sur petites routes.

 

On s’arrête quelques minutes devant le mémorial improvisé par la SNSM, après le drame qui avait coûté la vie à trois de leurs bénévoles. Devant une telle mer d’huile, c’est dur de s’imaginer que l’océan peut être aussi redoutable.

 

Un peu plus loin, arrêt au Puits d’Enfer pour regarder cette curiosité géologique : une énorme et profonde entaille dans les rochers, où l’eau de mer s’engouffre à chaque nouvelle arrivée de vague.

Il paraît que c’est très impressionnant à marée haute.

 

La vélo-route se poursuit le long de la côte, passant à la baie de Cayola, autre curiosité. Ici c’est une mini dune de galets.

 

C’est après Port Bourgenay que le trajet devient une fois encore magique avec une nouvelle traversée de marais salants, paradis des hérons et des aigrettes.  Grosse chaleur dans les endroits découverts. La piste serpente entre les œillets de la Guittière, de la Vinière puis atteint le bourg de Jard sur mer, où l’on se ravitaille, une fois encore, en salades « Sodébo », pour le pique-nique de midi…

Après Saint Vincent sur Jard, la piste s’enfonce dans une zone forestière en site propre et partagée.

A la Tranche sur mer, en sortie du bourg, au rond-point, on choisira la petite route parallèle à la côte, (Avenue de la Forêt noire/rue de Verdun) longeant des paysages plats et désolés de fin du monde (Anse des Roullières), plutôt que de continuer le long de la D1046, passante et bruyante.

 

De part et d’autre de la route jusqu’à l’Aiguillon, on est en territoire O’Hara.. Les campings se succèdent sur des kilomètres,  véritables mini villages autonomes, hectares de mobile-homes, structures gonflables, piscines, aqua-parcs,  etc.. Y’a plus d’étoiles sur les pancartes aux entrées des usines à vacances que dans le ciel au dessus, même par temps très dégagé..

Dans les villages traversés, les rues ‘commerçantes’ s’enlaidissent d’enfilades de restos servant tous la même chose et de magasins d’articles de plage et de souvenirs. Tous attendent « la saison »… C’est triste ! 

 

L’Aiguillon sur mer, notre étape du jour, se situe juste après la Faute sur mer, de l’autre côte du Lay. C’est une des communes qui furent durement touchées lors de la tempête Xinthia de 2010. Aujourd’hui, la mer est calme, et comme aux Sables, on ne peut pas imaginer qu’elle puisse, à ce point, se déchaîner et tout casser.

L’homme détruit consciencieusement la Nature mais de temps en temps cette dernière se rebiffe, ramenant l’homme à sa juste mesure dans le Cosmos.

 

Notre Chambre d’hôte se situe rue Jean Moreau. Le village, constitué essentiellement de maisons de plain-pied, n’est pas bien grand.

Très agréable accueil. S’ensuit, avec notre hôtesse, une conversation dans le registre : « Le monde est petit ». A une époque, celle-ci avait travaillé tout près de notre domicile parisien… et sa belle-sœur habite Saint-Avé, village voisin du nôtre en Bretagne..

 

Un tour « en ville » avant un (excellent) repas bien mérité au Bistro du Port. Les rues sont vides. Beaucoup de volets sont fermés.. quelques chiens aboient.. Ca ne respire pas la joie de vivre !

Quelques arbres, semblant avoir perdu toute envie de grandir, bordent le plan d’eau de baignade, à l’arrière de la salle des fêtes. Des enfants finissent d’écrouler leurs châteaux de sable.

 

Curieux contraste avec ce que l’on avait vu jusqu’à notre arrivée à l’Aiguillon..

En effet, tout le long de cette côte on sent partout une rage de transformer à tout prix des vieux villages typiques en pôles de tourisme de masse, sans égards pour la fragilité de l’environnement  tant naturel qu’humain. Les nombreux panneaux « à vendre/à louer », l’impression de village fantôme, n’en sont-ils pas la conséquence ?.. Les hivers doivent être difficiles..

 

Heureusement que nous sommes ici par beau temps!

 

Visite rapide de l’église St Nicolas, coiffée de son drapeau français en tôle. Une petite brochure, rédigée par Mr A. Casseron, explique que le drapeau a été mis en place lors de l’édification de l’église (1839, durant la Monarchie de Juillet) et n’a jamais été retiré depuis, ‘même pendant l’occupation’.

Les vitraux des fenêtres latérales sont très beaux. La maquette du  bateau Ex-voto ‘La Victoire’, exposée dans une vitrine au fond de l’église, est magnifique.

 

Une fête foraine est installée près du port. La majorité des attractions est fermée. Attend-elle aussi la « saison » ?

Retour dans nos appartements vers 21h00, emplis d’une drôle d’impression. Le développement touristique semble avoir atteint ses limites. Il est temps de réfléchir à une autre approche avant qu’il ne détruise complètement cette belle région.

 

Au bout de la plage des Sables, au fond, La Chaume.

Au bout de la plage des Sables, au fond, La Chaume.

Le lieu du drame du 7 juin 2019.

Le lieu du drame du 7 juin 2019.

Le Puits d'Enfer.

Le Puits d'Enfer.

Marais de Talmont

Marais de Talmont

Une cycliste heureuse !

Une cycliste heureuse !

Fronton à l'Aiguillon

Fronton à l'Aiguillon

L'humour sauve !

L'humour sauve !

Un vitrail de l'église de l'Aiguillon

Un vitrail de l'église de l'Aiguillon

Détail du vitrail.

Détail du vitrail.

Ne pas sous-estimer le mollet...

Ne pas sous-estimer le mollet...

Protection divine..

Protection divine..

...."en effet, le rire n'est jamais gratuit. L'homme donne à pleurer mais il prête à rire". Pierre Desproges.

...."en effet, le rire n'est jamais gratuit. L'homme donne à pleurer mais il prête à rire". Pierre Desproges.

Cage sans écureuil..

Cage sans écureuil..

El Paso, Texas..

El Paso, Texas..

"Sam Suffit" de base...

"Sam Suffit" de base...

Jour 3. L’Aiguillon sur mer – La Rochelle. 66km

 

Journée de grosse chaleur et de peu d’ombre… avec vent de nord-est en prime.

On met en route vers 9h15, après un magnifique petit déjeuner, couronné par un ‘Broyé du Poitou’, biscuit délicieux « 0 calories », préparé par notre hôtesse.

On choisit de ne pas aller jusqu’à la Pointe de l’Aiguillon en suivant la vélo-route officielle mais de faire plutôt une directe sur Saint Michel de l’Herm.

Depuis mon passage l’an dernier, une voie verte a été créée à la sortie de l’Aiguillon (direction St Michel), entre le rond point de jonction D746/D1046 et l’entrée de Saint Michel. Cette voie, ancienne ligne de chemin de fer,  permet de circuler en site propre jusqu’aux abords de St Michel et ainsi d’éviter la très passante D1046.

Comme il n’y a pas de ravitaillement possible entre St Michel et Marans on passe au ‘Huit à Huit’, du village pour assurer le pique-nique de midi.

De la sortie de St Michel aux Écluses du Brault le parcours se fait vent dans le nez sur une petite route essentiellement agricole, (avec quelques courts tronçons en site propre, parmi les moutons).  ‘Polders ’ de part et d’autre, délimités par des canaux. Tous les parfums d’été sont au rendez-vous. La lumière est splendide. Champs de tournesols…

Près d’une des nombreuses boucles de la Sèvre Niortaise, des bateaux attendent la marée montante pour se dégager de la vase.

Peu après la D9, que l’on traverse en empruntant un petit tunnel, on se retrouve aux Ecluses du Brault. De ce point, et jusqu’au port de Marans, la vélo-route file en ligne droite sur le halage du Canal Maritime de Marans à la Mer. Depuis l’an dernier la piste a été entièrement refaite et est très roulante.

Les trois tables ainsi que « l’aire de pique-nique » au ‘Port’ de Marans étant répugnantes de saleté, on décide d’entrer en ville pour essayer de trouver un banc à l’ombre. Ce sera finalement l’unique banc derrière l’église qui nous servira de table de déjeuner.

Le bon sens aurait voulu que nous attendions le passage du soleil au zénith avant de redémarrer. Mais on avait encore pas mal de kilomètres à faire et on voulait pouvoir profiter de quelques heures à La Rochelle. Résultat : remise en route sous un cagnard d’enfer le long du Canal de Marans à la Rochelle. Là aussi des travaux d’amélioration avaient été faits.

Les plus mauvais passages que je mentionnais l’an dernier ont été remis en état. Beaucoup de gravillons mais c’était toujours mieux que les nids de poule.

A Dompierre on s’arrête pour refaire les pleins d’eau. Pas de cimetières sur le trajet pour remplir les gourdes et se mouiller la tête.

 

Encore quelques kilomètres de calme en sous-bois sur des sentiers surplombant le canal. Entrée dans la Rochelle, passage à l’OT puis courte balade vélo vers les ports de plaisance pour admirer les Tours de la Chaîne et de St Nicolas ainsi que  le ‘sky-line’ de la ville.

 

Encore un très chaleureux accueil à notre chambre d’hôte. Aude nous offre des boissons fraîches et nous pose beaucoup de questions, elle-même ayant pas mal bourlingué avant de se poser et de donner une nouvelle direction à la maison familiale.

Après les formalités d’usage (douche et rangement), on repart en ville cette fois en bus pour un repas folklo chez « Mémé », situé à côté de la Place du Marché.

Une balade digestive à travers les rues étroites de la vieille ville clôt cette très belle journée, un peu chaude tout de même… (…demain sera pire..).

Retour au bercail par le dernier bus.

Excellente journée de pédalage, le nez au vent, humant toutes les senteurs de l’été.. celles qui nous rappellent nos jeunes années, chez les grands parents, à la campagne !

 

 

Voie verte L'Aiguillon sur Mer - Saint Michel en l'Herm,  déjà bien abimée..

Voie verte L'Aiguillon sur Mer - Saint Michel en l'Herm, déjà bien abimée..

Monument aux Morts de Saint Michel : 107 enfants du pays tués en 14 - 18....

Monument aux Morts de Saint Michel : 107 enfants du pays tués en 14 - 18....

Dans les Polders.

Dans les Polders.

Eux aussi attendent la marée.

Eux aussi attendent la marée.

Halage du Canal Maritime de Marans à la mer. Il faisait chaud !!

Halage du Canal Maritime de Marans à la mer. Il faisait chaud !!

Canal de Marans à La Rochelle.

Canal de Marans à La Rochelle.

Mon vélo ne s'attendait pas à voir son nom gravé sous le pont !

Mon vélo ne s'attendait pas à voir son nom gravé sous le pont !

Le Canal près de La Rochelle.

Le Canal près de La Rochelle.

Les Chaussures..

Les Chaussures..

Entrée du port de La Rochelle.

Entrée du port de La Rochelle.

....sans les chaussures...

....sans les chaussures...

C'est la crise...

C'est la crise...

Quand l'escalier est trop étroit...

Quand l'escalier est trop étroit...

Rue de la Grille.

Rue de la Grille.

Henri IV en cabine de bronzage..

Henri IV en cabine de bronzage..

Encore une belle soirée d'été.

Encore une belle soirée d'été.

A chacun sa liaison célèste..

A chacun sa liaison célèste..

Jour 4. La Rochelle – Brouage. 51km

 

Nuit en morse à cause de la chaleur. On traine un peu à la mise en route. A peine les vélos sortis dans la rue je me rends compte que mon pneu AV est à plat ! Heureusement que nous n’étions pas loin. Aude me donne un seau plein d’eau et je découvre que la fuite d’air provenait d’une rustine mal collée.. probablement la crevaison de l’an dernier à St Vincent sur Jard.

L’affaire est promptement réglée, la roue remontée, les sacoches raccrochées. Un coup de pompe chez Velovolt, un vélociste situé Bd. Roger Salengro, en sortie de La Rochelle, me fournit les 5 bars habituels, totalement inenvisageables avec ma pompe à main.

Sur l’Ave. Ch. de Gaulle, à la hauteur de la station de bus ‘Ayrtré –Les Cèdres’, on vire à droite dans le Bd de la mer. On retrouve la Vélodyssée un peu plus loin, juste de l’autre côté de la ligne du chemin de fer qui longe la mer.

Ce sera ensuite une belle balade en bord de plages via Angoulins, Châtelaillon Plage (achats pique-nique..). Un peu après Port Punay la piste part à gauche et rentre dans les terres au niveau de la guinguette La Havane. On ne reverra l’eau qu’en arrivant près du bac qui relie Rochefort à  Soubise de l’autre côté de la Charente.

Pendant un moment on longe la D137, très passante puis on s’arrête à Yves pour pique-niquer sur les marches de l’église, à l’abri du soleil qui tapait très fort. Passage au cimetière pour refaire les pleins et nous rafraichir la tête.

Une plaque, derrière le monument aux morts mentionne les noms de résistants morts pour la France le 20 septembre 1944. Y figurent deux Espagnols, sept Français (dont un listé comme musulman), un Malgache et dix Russes ! Autant on peut imaginer la présence des trois premières nationalités sur le territoire français, autant celle des dix Russes est étonnante. A moins qu’il ne se soit agi de Russes blancs ayant fui leur pays lors de la Révolution soviétique.. Un peu plus loin, cinq tombes du Commonwealth rappellent d’autres pertes, deux d’entre elles restant sans nom.

 

Remise en route vers Saint Laurent de la Prée où cette fois je ne me perds pas. On-longe à nouveau la D137 toujours aussi bruyante, pendant quelques kilomètres avant de bifurquer vers Vergeroux. La piste nous fait passer à Rochefort ouest, puis au « rond-point Décathlon » vire à droite dans la rue des Pêcheurs d’Islande),  desservant une zone d’activités artisanales. Elle s’arrête en cul de sac en bordure du fleuve. La vélo-route, elle, continue plein sud, suivant les méandres de la Charente.

 

Comme l’an dernier, pour gagner des kilomètres et du temps,  j’avais décidé de ne pas faire le grand tour ‘officiel’ via Rochefort. On suivrait le même parcours qu’en 2018, à savoir la D3 de Soubise à Moëze et Brouage, étape de la journée.

L’an dernier, faute de bac, j’avais dû passer par le viaduc (D733), après un parcours du combattant avec le vélo pour trouver un accès.    

Aujourd’hui, le bac ‘de Rochefort à Soubise’ fonctionne mais nous devrons attendre 35 minutes, le temps que la marée monte suffisamment pour permettre à l’embarcation de traverser le fleuve.

Il fait une chaleur torride. Seuls quelques arbres chétifs procurent un brin d’ombre. Sylvie descend la cale pour se mouiller les pieds dans une eau ocre clair qui rappelle la couleur de celle de l’estuaire de la Gironde.

Les 100m sont vite franchis et Soubise traversée en direction de la D3, route nous menant directement à notre destination du jour. A Moëze, plein des bidons à la pompe et bon ‘mouillage de tête’ pour se refroidir le cerveau.

La Citadelle de Brouage est atteinte en milieu d’après midi. Il fait très chaud. Plus de 30° dans la chambre que nous avions réservée à l’unique hôtel de cette petite merveille, perdue au milieu des marais. A l’époque de Louis XIV c’était un haut lieu européen du commerce du sel avant de devenir place forte.

Les vélos sont garés devant l’hôtel avant d’être introduits, après le service, dans le bar où ils passeront la nuit.

Pour nous, après une douche froide interminable, ce sera un tour ‘découverte’ du village. Toute l’activité se concentre dans la rue principale, (rue du Québec), traversant la citadelle de part en part sur environ 400m.

On profite de l’ouverture de l’église pour  admirer les exceptionnels vitraux offerts, pour la plupart, par des provinces du Canada et représentant des scènes se rapportant à ce beau pays.

Il est dit que Samuel Champlain, fondateur de la ville de Québec est né à Brouage et ceci explique les liens qui se sont tissées entre la citadelle et le nouveau monde.

L’église et ses vitraux sont magnifiques et mériteraient une visite beaucoup plus approfondie.. Next time ! Ceux qui souhaiteraient acheter du véritable sirop d’érable peuvent se le procurer au magasin Franco-Québecois, à droite de l’église dans la rue de l’Hospital.

 

Une belle fricassée d’anguilles clôt cette journée pleine de découvertes surprenantes.

 

Espérant trouver un peu de fraîcheur avant d’affronter la température redoutable de la chambre, on fait une longue balade digestive sur les remparts herbeux et déserts entourant la ville, baignés de temps  à autre par la musique du ‘son et lumière’ ambulant organisé par la municipalité. Fraîcheur inattendue dans l’étonnante glacière souterraine, vues  en surplomb sur les ruelles et vieilles maisons de la Citadelle.. la Halle aux Vivres .. les écuries ..la paisible campagne environnante.

Assis sur un banc, près du Bastion St Luc, nous regardons la descente interminable du soleil sur la mer à l’ouest, surpris par les jeux des familles de ragondins dans les prés et marais en contrebas.  

 

Pour le poisson, il faudra attendre..

Pour le poisson, il faudra attendre..

Cimetière d'Yves.. Si l'un d'entre eux était Musulman, qu'en était-il des autres ?

Cimetière d'Yves.. Si l'un d'entre eux était Musulman, qu'en était-il des autres ?

Bain de pieds en attendant le bac de Soubise..

Bain de pieds en attendant le bac de Soubise..

La Citadelle de Brouage, magique !

La Citadelle de Brouage, magique !

Vitrail de l'église St Pierre et St Paul de Brouage.

Vitrail de l'église St Pierre et St Paul de Brouage.

Une série de vitraux rappelle les liens de Brouage avec le Nouveau Monde.

Une série de vitraux rappelle les liens de Brouage avec le Nouveau Monde.

La Vélodyssée : de Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon - 2019
La Vélodyssée : de Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon - 2019
La Vélodyssée : de Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon - 2019
La Vélodyssée : de Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon - 2019
La Vélodyssée : de Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon - 2019
La Vélodyssée : de Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon - 2019
La Vélodyssée : de Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon - 2019
La Vélodyssée : de Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon - 2019
La Vélodyssée : de Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon - 2019
Samuel Champlain, lointain précurseur de Neil Armstrong.. Même esprit, même courage !

Samuel Champlain, lointain précurseur de Neil Armstrong.. Même esprit, même courage !

Rue de Brouage

Rue de Brouage

La rue du Québec

La rue du Québec

Echaugette. Au loin la moisson 'battait' son plein..

Echaugette. Au loin la moisson 'battait' son plein..

La Vélodyssée : de Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon - 2019
Les marais au sud de Brouage.

Les marais au sud de Brouage.

La fin d'une très chaude journée.

La fin d'une très chaude journée.

Jour 5. Brouage – Soulac sur mer. 69km

 

Nuit compliquée à cause de la chaleur. Réveillés de très bonne heure par les convois de machines agricoles passant devant l’hôtel, profitant de la météo exceptionnelle pour finir la moisson.

 

On quitte Brouage sur la D3, direction Marennes, plutôt que de prendre la vélo-route passant dans les marais. La journée devant nous s’annonçait longue et chaude, alors valait mieux économiser  notre énergie.

Au Petit Breuil on retrouve le chemin de la Vélodyssée que l’on suivra jusqu’à l’embarcadère à Royan, puis de Verdon sur mer jusqu’à Soulac sur mer, étape du jour.

La piste passe sur le pont surplombant la Seudre, direction Ronce les bains (D728E). On est en face de l’île d’Oléron.  Dans l’étroite bande cyclable du pont,  Sylvie cramponnait bien son guidon à chaque passage de camion.

Il faudrait que nos instances prennent exemple sur les Danois ou les Néerlandais pour ce qui est de la largeur de la piste cyclable sur les ponts. Chez eux, c’est autre chose que des pointillés peints sur la chaussée !

 

De l’autre côté du pont, le paysage change radicalement. On entre dans un domaine de forêts et  de pins. Au rond-point desservant La Tremblade (celui décoré de petits bateaux blancs), on file à droite, direction Ronce les Bains.

De là, la piste entre en forêt et n’en sortira qu’à Saint Palais sur mer.

Magnifique parcours en forêt sur pistes inégales, pas mal fréquentées, mais quelle merveilleuse odeur de pin tout le long. Bref arrêt au phare de la Coubre et continuation vers La Palmyre où l’on s’arrête pour une galette complète locale et très roborative ! Heureusement que la bouteille de cidre a réussi à pousser la galette dans les tuyaux !

Grosse chaleur ‘subite’ (ou  était-ce la combinaison galette + cidre + digestion ?).

Kilomètres tranquilles le long des plages jusqu’au bac à Royan que l’on atteint à temps pour prendre celui de 15h40. Vingt minutes de traversée le nez au vent. Au nord, le ciel menaçait, mais l’orage ne traversera pas l’estuaire avec nous.

Petite confusion au Verdon pour retrouver la vélo-route. Quelqu’un de bien intentionné avait cassé la pancarte. Finalement, une commerçante sympa nous indique le chemin. (Prendre la route de Bordeaux et tourner tout de suite à droite en sortie du Verdon, vers la petite gare de chemin de fer (encore actif !). La piste est là.

 

Belle fin de parcours jusqu’à Soulac. Pins et dunes de sable. On croise même la draisine tractant quelques wagons ouverts, transportant des touristes du terminus au parking des Arros à l’entrée de Soulac, vers la gare du Verdon ! Sept kilomètres de secousses à travers les bois, à toute petite vitesse, ponctués de force coups de corne, sur la vieille voie qui a retrouvé une nouvelle jeunesse.

 

Arrivée à nos appartements  trouvés sans peine, car à un jet de pierre de la principale rue commerçante. Très sympathique réception.

Douches, lessive et départ en ville pour explorer les lieux.

 

Magnifique basilique, plusieurs fois sauvée des eaux. Près du chœur, une statue d’un pèlerin de Compostelle, le regard dirigé vers l’orgue, semble attendre la mise en route d’un ‘botafumeiro’.

Les rues de la ‘vieille’ ville sont bordées de nombreuses très belles villas, fin XIXè, toutes parfaitement entretenues.  Le bâtiment de la Caisse d’Epargne situé rue de la plage vaut le détour. Dommage d’avoir gâché la façade avec le logo ‘écureuil’… .

Très bon dîner aux « Chiens Fous », recommandé par notre hôtesse.

Balade digestive sur un front de mer paisible, préservé des promoteurs, où une fois encore, on assistera à un coucher du soleil exceptionnel.

 

Héron alsacien en panne de GPS

Héron alsacien en panne de GPS

Le pont sur la Seudre

Le pont sur la Seudre

Sylvie bien agrippée à son guidon...

Sylvie bien agrippée à son guidon...

Au Phare de la Courbre

Au Phare de la Courbre

Sur la piste avant Soulac sur mer

Sur la piste avant Soulac sur mer

Soulac sur mer ou New York ?

Soulac sur mer ou New York ?

Basilique de Soulac

Basilique de Soulac

Le Pèlerin

Le Pèlerin

Vitrail de la Basilique

Vitrail de la Basilique

Autre vitrail

Autre vitrail

L'heure bleue...

L'heure bleue...

Encore un coucher magifique en perspective.

Encore un coucher magifique en perspective.

Ca change à chaque instant...

Ca change à chaque instant...

Fin d'une très belle journée...

Fin d'une très belle journée...

Jour 6. Soulac sur mer – Maubuisson.  69km

 

Petit déjeuner pris sur la terrasse de la chambre d’hôte. Passage en ville pour ravitaillements divers et remise en route le long de la plage d’hier soir. Le bourg est vite derrière nous, laissant la place à d’immenses forets de pins. Des pistes cyclables très agréables et peu fréquentées ainsi que quelques petites routes seront notre lot jusqu’à l’étape à Maubuisson, situé au sud du lac d’Hourtin et de Carcans.

Un panneau de vélo-route mal positionné nous entraine sur quelques kilomètres supplémentaires. Pas de soucis, il fait bon en sous-bois et le relief est nul.

Incroyables, interminables lignes droites bordées de larges bandes de sable. A intervalles réguliers on passe de très larges ‘couloirs’, déboisés dans le but de limiter la propagation du feu, au cas où…

Hormis les pins, la végétation est courte sur pattes.

Le passage à Montalivet ne laisse pas de souvenirs impérissables, sauf de ne pas avoir envie d’y séjourner. Enième usine à touristes de la côte. Une rue principale bordée des habituels restos et  magasins de souvenirs, parcourue inlassablement par des estivants qui déambulent sans but (en attendant l’heure de l’apéro ?)

Le Spar local est très basique. Sylvie fait quelques achats pour le repas de midi et on file plein sud.

 

Au croisement de la route vers Hourtin plage, une grande zone est équipée de nombreuses tables de pique-nique. C’est propre, ça nous convient alors on s’y arrête.

 

Le repas de carottes râpées et de jambon sec est vite expédié. La piste vers Maubuisson continue à travers une forêt d’arbres de toutes tailles, de toutes essences, de bruyère de zones sableuses, de chemins de traverse. Elle est fermée à toute circulation hormis piétons et vélos. C’est un endroit paradisiaque. D’un côté, à un gros kilomètre, c’est l’océan, de l’autre, à la même distance, c’est le lac de Hourtin et de Carcans (Hourtin pour ceux qui habitent au nord du lac, Carcans pour les sudistes… ) et nous, on circule entre les deux, en silence, dans un paysage magnifique où la nature règne en maîtresse.

 

Un peu de relief dans les derniers kilomètres mais rien de grave. (Demain ce sera pire).

Accueil chaleureux de Jeff et Begga, un couple de sexagénaires Belges établis à Maubuisson depuis très longtemps.

En territoire belge on ne peut qu’accepter les bières que Jeff met sur la table et que l’on partage avec un autre couple de cyclos remontant eux vers Saint Brévin. Chaleureux et très sympathique moment !

 

La chambre d’hôte est située dans une zone résidentielle de belles et grandes maisons qui semblent avoir été construites dans les années 70-80. Notre chambre est magnifique et agencée avec beaucoup de goût. Le débit de la douche est torrentiel ! Dehors c’est le calme absolu, hormis le bruit des cigales, qui comme les mouettes, font les 3 x 8.

Les ablutions faites et les cyclistes déguisés en touristes, nous ‘descendons’ en ville pour dîner à « l’Atelier », un restaurant recommandé par nos hôtes. (très bon choix).

Une courte balade à pied le long de la berge sud du lac, (le plus grand lac d’eau douce de France -18km de long et 5km de large) termine cette très belle journée de pédalage.

Ca c'est l'été !!

Ca c'est l'été !!

Une chance au tirage, une chance au grattage...

Une chance au tirage, une chance au grattage...

Le plus gros risque est de s'endormir...

Le plus gros risque est de s'endormir...

Entre Hourtin Plage et Maubuisson, la route est à nous !

Entre Hourtin Plage et Maubuisson, la route est à nous !

"Vacances au Plein Air"

"Vacances au Plein Air"

Un peu monotone tout de même..

Un peu monotone tout de même..

Tout près de Maubuisson

Tout près de Maubuisson

Bien mérité !

Bien mérité !

Lac de Carcans.

Lac de Carcans.

Jour 7. Maubuisson – Taussat les bains. 63km

 

Après un petit déjeuner copieux et une photo d’adieux, nous quittons Jeff et Begga pour faire quelques courses en ‘ville’, histoire de ne pas recommencer l’épisode carottes râpées d’hier. Aujourd’hui, on opte pour un passage chez le traiteur. Ca changera des salades et autres nourritures industrielles. Faudra simplement faire attention de ne pas renverser le contenu des barquettes dans la sacoche ‘cuisine’…. Le repas de midi assuré on s’élance vers la piste quittée hier soir.

La sortie de ville est un peu problématique. Il faudra l’aide de la loueuse de vélos pour nous mettre sur la bonne voie, celle filant vers le sud….

A peine sur celle-ci on est confrontés à une série de montagnes russes en forêt de pins et de feuillus, pratiquement jusqu’à Lacanau-Océan..  Belles descentes mais aussi belles montées sur des revêtements parfois rustiques et de qualité inégale. Pas question de lâcher la bête : un virage peut cacher un beau trou dans la route…

 

Traversée des abords de Lacanau : la signalétique laisse un peu à désirer. Une habitante nous remet sur le bon chemin et la continuation s’effectue sur un sol plus plat mais aussi plus monotone et plus fréquenté. Heureusement que l’on a décidé d’arrêter à Arcachon. 

Quand on a vu 100km de pins et de pistes rectilignes, je pense qu’on les a tous vus.

Une aire pique-nique a été aménagée près du lieu-dit le ‘Grand Crohot’ situé au travers de Lège-Cap-Ferret. Elle tombe à pic et à la bonne heure. On s’y arrête.

 

Plus que quelques kilomètres sur une belle piste en site propre, en zone plus urbaine, et on atteint Taussat les bains, étape du jour.

Notre chambre d’hôte est située dans un lotissement boisé, très au calme. Isabelle nous accueille avec beaucoup de gentillesse. La chambre est climatisée ! On n’en abusera pas car gare aux chocs thermiques.

Notre hôtesse nous recommande un restaurant sur le port de Taussat. On s’y rend à pied. La vue sur le bassin est magique, le repas délicieux. La marée monte et au moment de partir, tous les bateaux sont à flot.

 

Jeff, notre extraordinaire logeur belge !

Jeff, notre extraordinaire logeur belge !

Il n'y avait que l'embarras du choix !

Il n'y avait que l'embarras du choix !

...et ce n'est pas de l'électrique !

...et ce n'est pas de l'électrique !

Le Bassin d'Arcachon côté Taussat les Bains.

Le Bassin d'Arcachon côté Taussat les Bains.

Lumière du soir.

Lumière du soir.

Jour 8. Taussat les Bains – Le Teich – Dune du Pyla – Arcachon - Le Teich – Lac de la Magdeleine – Le Teich.  87km

 

Cela fait une semaine que l’on est partis mais dans nos têtes ça parait bien plus tant on a vécu d’expériences, tant nos sens ont été impressionnés, tant on a rencontré de gens sympathiques, tant on a vu de paysages différents..

La nuit prochaine est prévue au Teich, en chemin vers Arcachon et la dune du Pyla.

Le choix s’est porté sur la maison d’Elisabeth et Gérard, Picards expatriés au soleil du sud, car sa situation nous permet d’y déposer les sacoches afin de ne pas avoir à les trainer inutilement toute la journée. De plus, leur maison est située à deux pas de la gare de Biganos, pratique pour la suite de notre voyage.

 

Le trajet de Taussat au Teich est facile et bien marqué. Zéro relief.

La rue principale qui traverse Biganos, l’Avenue de la Côte d’Argent, est glauque. Heureusement que l’on ne gardera pas ce seul souvenir de cette ville.

Les quelques kilomètres sont parcourus rapidement, et les sacs déposés à la nouvelle chambre d’hôte où nous sommes chaleureusement accueillis.

La continuation vers la dune est toute aussi simple et très bien indiquée. Suffit de suivre la piste qui longe plusieurs routes très passantes tout en restant en site propre. Il n’y a rien à craindre côté sécurité.

On attache solidement les ânes de métal aux barrières  vélo du parking et on s’offre un repas rapide dans un des petits restos bordant le chemin de montée vers la dune.

Surprise ! L’accueil est excellent, la nourriture bonne et vite servie et la note, sans sel… 

On a tellement l’habitude de se faire plumer que quand cela n’arrive pas, il faut le dire !

 

Un petit passage en sous bois mène à la base du grand tas de sable. Là, deux options se présentent : gravir les cent et quelques mètres de la montagne super lumineuse par les marches ou, pour les plus inconscients dont nous faisions partie, monter au sommet par le sable très chaud et très fin. La fluidité du sable rend l’ascension difficile. A chaque pas on s’enfonce jusqu’aux genoux.

 

Finalement, à court d’haleine, on atteint la crête et on reçoit notre récompense. La vue 360° est époustouflante. D’un côté, la sortie du bassin, les passes nord et sud entourant le banc d’Arguin, au-delà, le Cap Ferret et l’océan. 

Derrière nous, l’immense dune qui peu à peu engloutit la forêt à sa base… la nature à l’œuvre dans toute sa puissance. C’est effrayant mais tellement beau !

Il est vain de vouloir faire des photos d’un lieu pareil. Malgré tout on immortalise l’ascension et après un coup à boire bien mérité, on entreprend de redescendre par où on est venus. Exercice tout aussi délicat tant la pente appelle l’emballement des jambes.

 

Retrouvant les vélos au parking, on quitte ce lieu étonnant, direction Pyla sur Mer, ‘banlieue’ ultra chicos d’Arcachon.  Le Bd. de l’Océan est une succession de très belles demeures, de châteaux, de propriétés immenses, délimitées, de place en place par de petites allées permettent l’accès aux plages.

 

L’arrivée dans Arcachon est plus belle encore. Après Le Moulleau et Pereire la piste cyclable longe le bord du bassin, passant par une enfilade continue de parcs fleuris où les estivants ont le choix entre le sable de la plage ou les pelouses ombragées. C’est très beau. Passé le bord de mer de la ‘Ville d’Eté’, en direction du port de plaisance, le paysage n’est plus aussi coloré. Moins de massifs de fleurs, moins de plage, plus de ‘port’..

 

Accaparés par  la beauté des lieux on perd la route du Teich, à quelques kilomètres de la chambre d’hôte. Un cycliste chinois et l’appli Waze du téléphone de Sylvie nous remettent sur la voie.

A l’arrivée, nos hôtes nous informent avoir vérifié les possibilités de dîner autour de chez eux…

C’est lundi, c’est Le Teich.. c’est pas une bonne nouvelle…

Ils nous recommandent un restaurant au lac de Magdeleine, à environ 5 km. On note le parcours, sans problèmes à priori, on enfourche les vélos et on trouve l’établissement sans trop de mal.

N’ayant pas réservé on a droit à une attente de 45 minutes au bar..

 

Entretemps le ciel s’est considérablement obscurci et les deux cyclistes, partis en T-shirt, sans le moindre K-way, commencent à craindre le pire… L’orage éclate déversant des trombes d’eau… Heureusement, le service du restaurant était lent et nous pas pressés de finir. Ayant vérifié l’évolution de l’orage et des précipitations sur le site « Windy » on savait que vers 23h00 les cieux se calmeraient.

En effet, à la fin du repas, la pluie avait cessé.

Nous trompant de route à une intersection c’est encore une fois grâce à « Waze » que l’on rentre à la maison parfaitement secs…

Retour rapide, très rapide car bien que la pluie ait cessé, les éclairs continuaient d’illuminer le ciel autour de nous. Sylvie n’était pas rassurée et frôlait les limites des panneaux de vitesse sur son P’tit Velo Bleu.

 

De leur côté, voyant le désastre se profiler, se sentant très gênés de nous avoir expédiés si loin, nos hôtes se préparaient à venir nous chercher avec voiture et remorque !

A plusieurs reprises ils communiquent avec Sylvie : il a fallu insister pour ne pas qu’ils se dérangent !

Quelle gentillesse, quelle générosité ! Des gens comme eux c’est que du bonheur !

En rentrant on a tous bien ri !

Hôtes excellents, une fois encore, soyez remerciés !   

 

Tous les circuits n'ont pas le même attrait...

Tous les circuits n'ont pas le même attrait...

Dune du Pyla. Nous, on montera par le sable....chaud..

Dune du Pyla. Nous, on montera par le sable....chaud..

Belle pente !

Belle pente !

Sur le dessus du tas..

Sur le dessus du tas..

Vers Arcachon.

Vers Arcachon.

Le banc d'Arguin, passes nord et sud.

Le banc d'Arguin, passes nord et sud.

Jour 9. Le Teich – Biganos –Biarritz ....et retour.

 

Levés tard après une excellente nuit de sommeil. Sachant que nous repartions vers Biganos, Gérard et Elisabeth nous conseillent de visiter le petit port afin que cette ville ne nous laisse pas une mauvaise impression.

Dans le garage, le casque de Sylvie clignote encore…

Au bout de la rue de Nézer on rattrape la piste cyclable, direction plein est.

 

Le port se niche à la sortie du bourg, au-delà du centre et d’une zone boisée. Il est constitué de plusieurs rivières disposées comme trois doigts d’une main. La sortie vers le Bassin se fait par la l’Eyre.

Les bateaux sont amarrés le long des berges. Les voies sur berge ombragées sont bordées de belles maisons de pêcheurs/ostréiculteurs, construites en lattes de bois verticales. Chacune d’entre elles est peinte de couleur différente. C’est un lieu étonnant, paisible et sympa dont on n’aurait pas deviné l’existence si Elisabeth et Gérard ne nous en avaient pas parlé. A ne pas louper !

 

Retour centre-ville et gare SNCF pour notre train.

Nous avions décidé, si près de Biarritz et n’ayant jamais réellement visité cette ville, de nous y rendre pour ne pas ‘mourir bêtes’. La situation ferroviaire de la gare de Biganos nous permettait une descente directe par TER venant de Bordeaux.

C’est ainsi qu’en début d’après-midi nous avons quitté le Bassin d’Arcachon pour finir ce périple par un très bref séjour de l’autre côté de la forêt des Landes.

                                                                                    § § § § § § § § §

 

Sans une bonne dose de recul et d’humour, le retour vers la Bretagne aurait bien pu gâcher le merveilleux voyage entrepris, la SNCF s’étant une fois encore illustrée par son mépris des horaires et des « administrés » qu’elle transporte.

Pire, après un retard d’une demi-heure sur un trajet de deux heures quinze, elle rendait presque coupables les malheureux cyclistes qui se débattaient avec escaliers et quais trop étroits pour charger leurs montures dans le wagon vélos, bien évidemment le plus éloigné, au bout du quai.

J’ai même cru que le chef de quai avait sifflé le départ du train alors que nous n’étions pas encore à l’intérieur…

 

Ajoutez à cela la hargne d’un contrôleur aigri, en fin de carrière, qui ne sait que rappeler ‘la loi’ selon laquelle les vélos, soi-disant interdits dans les trains, ne seraient que tolérés( ?)… justifiant son propos moyenâgeux par un rappel du code du transport ferroviaire…   

Pathétique !!

 

On ne peut qu’espérer que la concurrence (Vite, qu’elle arrive !!!) entende de tels propos totalement à contre courant  des souhaits ‘affichés’, -d’une part par la classe politique- de développer et privilégier les transports ‘doux’, et surtout, d’autre part, par les ‘clients’ excédés par la suffisance du monopole.

 

La performance du train Bordeaux – Nantes n’était pas meilleure. Roulant à la vitesse d’une brouette jusqu’à La Roche sur Yon, il est arrivé à destination à l’heure du départ de notre TER vers Vannes. Seule consolation : contrairement à celui de notre premier train, le personnel de bord était très sympa.

 

Par miracle on arrive quand-même à atteindre le quai de notre dernier train, juste avant le départ de celui-ci. (Rampe pour quitter le quai d’arrivée…escaliers pour monter au quai 9).. Cette fois on se fera refouler sans ménagement, le contrôleur nous expliquant que le train était déjà trop plein.

 

A 19h00 passées, après avoir dû faire Nantes – Vannes en deux étapes (2 trains – changement à Redon), on débarque à destination… quai 4…

Nouveaux escaliers down and up pour sortir de la gare.. (mais dernier combat de ce périple..)

 

Conclusions : l’expérience ne sert pas à grand-chose. Pour ne pas attraper 18 de tension, j’aurais dû prévoir plus d’une heure à chaque changement de train.. Naïvement je pensais, une fois encore, que 35-40 suffiraient.. C’était sans compter avec les performances de la compagnie nationale..

2ème conclusion : si la SNCF ne se met pas au parfum du XXIème siècle, persistant à traiter les clients comme des administrés et se réfugiant dans un service ringard, d’un autre temps, à contre-courant des attentes voyageurs, elle terminera comme les dinosaures…

 

Sylvie au port de Biganos

Sylvie au port de Biganos

Maisons de pêcheurs et d'ostréiculteurs.

Maisons de pêcheurs et d'ostréiculteurs.

Le port !

Le port !

Attente en gare de Biganos... C'était plus simple au temps de la Vapeur !

Attente en gare de Biganos... C'était plus simple au temps de la Vapeur !

C'était pas la Deutsche Bahn...

C'était pas la Deutsche Bahn...

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Un bout de Vélodyssée - 2019

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Publié le 17 Juin 2019

Le bandeau du périple.

Le bandeau du périple.

Comme chaque année, on avait à peine démarré le périple de 2018 que l'on pensait à celui de l'année suivante. C'est bien connu, les projets font vivre et en ce qui nous concerne, les idées de voyages à vélo ne manquent pas. En fin de compte, c'est le temps qui manquera pour les accomplir tous.

Depuis le voyage à travers la Normandie on pensait à une des boucles du "Tour de Manche".

Officiellement il y a deux options : un tour 'court' et un tour 'long'. Nous avions déjà parcouru une bonne partie de la version 'longue', de Carentan jusqu'à St Malo. Recommencer ne nous aurait pas apporté grand-chose de nouveau. Notre choix fut donc un mix modifié des deux trajets, pour profiter pleinement des joyaux offerts par les côtes Anglaises et Françaises, ainsi que d'une découverte à vélo de Jersey.

Question logistique, cela entrainait trois voyages en ferry. Le premier de Roscoff à Plymouth, avec l'excellente compagnie Brittany Ferries; les deux suivants : Poole - Jersey et Jersey - Saint Malo avec la compagnie Condor. Combiner les jours et horaires de traversées a demandé un peu de flexibilité mais après quelques coups de fil tout s'est arrangé, permettant l'organisation d'un périple qui s'est déroulé sur deux semaines.

Côté parcours, les points de départ et d'arrivée étaient notre village à côté de Vannes. Jusqu'à Carhaix ce serait un trajet sur de petites routes tranquilles, via Guéméné sur Scorff, puis la belle voie verte Carhaix - Morlaix. Un coup de corniche à Morlaix jusqu'à Carantec, Saint Pol de Léon puis Roscoff. Côté anglais, le Tour de Manche quitte Plymouth plein nord jusqu'à Oakhampton, puis vire à l'est vers Exeter, privant le cycliste d'un passage dans le Parc National du Dartmoor.

Rémi et moi avions décidé que c'était bien dommage de ne pas transiter par le parc, lande désolée, pierreuse, peuplée de moutons, de petits chevaux sauvages et d'une grande quantité de menhirs, cercles de pierre et d'autres 'monuments' inexpliqués, bout d’Écosse transplanté au sud de l'Angleterre, domaine du vent (de face). On se demandait pour quelle raison la véloroute officielle du système Sustrans, 'évitait' en quelque sorte toutes ces merveilles, en en faisant le tour par le nord. On n'allait pas tarder à savoir pourquoi...

D' Exeter ce serait plein est vers Poole, cette fois sur la route officielle, circuit au relief bien accidenté. De Poole à Jersey deuxième ferry. Un tour de Jersey (65km), nous permettant de découvrir les extraordinaires paysages de l'île. Jersey - Saint Malo : troisième ferry plus un coup de bateau-bus jusqu'à Dinard, histoire de rattraper un peu de temps suite à un retard à l'arrivée dans la Cité des Corsaires.

En France, jusqu'à Saint Brieuc nous avons choisi de longer la côte sur l'EV4, via Fréhel et le Capt d'Erquy. Pour finir, une traversée nord-sud de la Bretagne jusqu'à Pontivy et au-delà, sur la véloroute N° 8.

En tout, Vannes - Vannes : 900km de bonheur et de météo tout à fait acceptable... (il n'a plu qu'une demi journée)...

La côte anglaise est physique, le parc du Dartmoor un peu plus encore. Certaines côtes de Jersey demandent aussi de bons mollets, mais quel bonheur de découvrir une telle variété de paysages, de pouvoir se dépayser si rapidement si près de chez soi. A recommander !!

 

 

Carte du périple.

Carte du périple.

Jour 1. Vannes - Guéméné sur Scorff, via Saint Avé, Plescop, Grand-Champ, Camors, Baud, Saint Barthélémy et Melrand. 70 km.

Démarrage à 8h30, direction Saint Avé. Belle matinée mais vent de NE glacial. Route relativement calme en plaine et en forêts dès que Plescop et Grand-Champ derrière nous, mais multitude de montées et de descentes à cause des nombreux ruisseaux, vallons, rus etc.. Très belle campagne, très variée et fleurie d'azalées et de rhododendrons. Un beau lièvre surpris au bord d'un champ ! Agréable étape de mise en route. Visite rapide de l'alignement de menhirs de Cornevec. Seuls deux sont encore debout. Étonnant Monument aux morts de Baud. Pique-nique à l'ombre de l'église de Saint Barthélémy. A 16h30 on est à Guéméné sur Scorff, à la chambre d'hôtes-restaurant-bar tenue par Ash, un Britannique établi en ville depuis de nombreuses années et qui ne baisse pas les bras face à l'exode.

Après le rangement des vélos dans la salle du restaurant, l'installation et la douche rituelle, tour du centre ville complètement désert ce lundi. Le village semble sinistré malgré les efforts de la mairie pour mettre en valeur quelques belles maisons ainsi que de beaux restes médiévaux.

Panneaux 'A vendre' un peu partout. L'Andouille ne paye plus ! Montée au calvaire, visite de la belle petite église, du monument à Hippolyte Magloire Bisson... Repérage de la Crêperie Pourleth, un des rares établissements ouverts le lundi soir..

Belle journée de pédalage malgré une mise en route fraîche rendant la gestion des habits problématique : au soleil on baignait dans notre jus, à l'ombre on était gelés..

Mulets prêts au départ..

Mulets prêts au départ..

Juste avant Camors, D779 : un des deux menhirs encore debout..

Juste avant Camors, D779 : un des deux menhirs encore debout..

Le Monument aux morts de Baud, un appel au recueillement.

Le Monument aux morts de Baud, un appel au recueillement.

Surpris !

Surpris !

Contribution à la Culture des Masses à St Barthélémy.

Contribution à la Culture des Masses à St Barthélémy.

Maison de Guéméné.

Maison de Guéméné.

Un vitrail de l'église.

Un vitrail de l'église.

Le Monument à Hippolyte Magloire Bisson.

Le Monument à Hippolyte Magloire Bisson.

Le Monument aux morts de Guéméné.

Le Monument aux morts de Guéméné.

Jour 2. Guéméné sur Scorff - travers Plougonven, via Plouray, Glomel, Le Moustoir, Carhaix-Plougher et la Voie verte Carhaix-Morlaix. 85km

Mise en route après un sérieux petit déjeuner et une conversation intéressante avec le patron qui se bat pour redonner vie au centre-bourg avant qu'il ne se vide des derniers commerces... Direction Carhaix sur une route qui me faisait penser à la crête des Sudètes autant par l'air vif, la végétation et le relief. Plouray et Trégonan méritent une halte pour admirer leurs églises fleuries.

Au Moustoir, arrêt obligé au Mémorial des Résistants. Parmi tant d'autres fusillés figure le nom de Guy Moquet, passé par les armes à 17 ans dans la Carrière des vingt-sept otages, au Camp de Choisel, à Châteaubriand. Là-bas, une stèle rappelle les dernières paroles du jeune homme : "Vous tous qui restez, soyez dignes de nous les 27 qui allons mourir"...

Continuation sur Carhaix où l'on se trouve un banc pour le break de la mi-journée.  La fin du parcours se fera sur l'excellente voie verte Carhaix-Morlaix, une ancienne ligne de chemin de fer très roulante mais en faux-plat montant sur une longue partie du trajet. Aux trois quarts de la route, on passe la bosse pour profiter d'une belle section en descente, cette fois. La magnifique chambre d'hôte de Coatelan est atteinte en fin d'après-midi. Vieux corps de ferme / longère restauré avec beaucoup de goût par des passionnés du beau.

Le soir on dînera sur place car peu d'options à la ronde. Extinction des feux après un repas gastronomique facturé au prix d'un mauvais entrée-plat ou plat-dessert à Paris.

Très beau parcours en majorité en site propre. Soleil et vent du nord-est. Très longues montées "casse-genoux" mais peu à peu la 'bête' se dérouille.

 

Passage obligé, avant le départ, pour les achats du pique-nique

Passage obligé, avant le départ, pour les achats du pique-nique

Une vue de l'église de Plouray...

Une vue de l'église de Plouray...

...et de celle de Trégonan.

...et de celle de Trégonan.

Le Mémorial du Moustoir.

Le Mémorial du Moustoir.

La voie verte Carhaix - Morlaix

La voie verte Carhaix - Morlaix

Super roulant tant que le sol est sec...

Super roulant tant que le sol est sec...

Une des nombreuses rivières traversées en route

Une des nombreuses rivières traversées en route

La Gare de Scrignac

La Gare de Scrignac

Jour 3. Plougonven - Plymouth, via Morlaix, Saint Pol de Léon, Roscoff et Brittany Ferries. 40 km

Hier soir c'était la patronne qui officiait aux fourneaux. Ce matin, nous avons droit au patron, artiste échevelé qui nous entretient de tout et de rien pendant que les cyclistes dégustent un petit déjeuner tout aussi original et délicieux que le dîner de la veille.

Aujourd'hui pas de panique. Le ferry est début d'après midi et nous ne sommes qu'à environ 10 km de Morlaix. Le restant de la route, je le connais pour l'avoir parcouru plusieurs fois avec ma fille, en route pour l’Irlande.

Passage à l'Office du Tourisme pour le coup de tampon : 'Sils te mordent, mords les..." et continuation le long de la Corniche (surtout pas par la voie verte officielle qui ajoute des kilomètres de parcours 'up and down', alors que la baie de Morlaix, jusqu'au Frout, est si belle). Un petit raidillon pour rejoindre le haut de la côte à l'entrée de Carantec, puis une descente vers le pont de la Corde avant une nouvelle montée vers Saint Pol de Léon. Là les choses s'arrangent. Les quelques petits kilomètres restants vers Roscoff se parcourent en sites propres et partagés.

Pique-nique sur les hauteurs de Roscoff, près de la Chapelle Sainte Barbe. Ciel bleu, mais pas facile de trouver un coin à l'abri du vent glacial...

Descente vers le port où l'attente est minimale. Traversée sans problèmes sur "l'Armorique", 6 heures tout de même. Arrivée à 20h15 locales. Contrôle douanier autrement plus rapide et souriant que celui de Roscoff. Les derniers kilomètres jusqu'au B&B se font sans soucis. Simplement se souvenir de rouler à gauche et de faire le tour des ronds-points dans le bon sens...

Installation et douche, puis dîner à l'Indien du coin.

Encore une belle journée mais que le vent est froid....!

Nous voici chez les Angles pour un nouvel épisode de l'aventure !

Première rencontre du matin..

Première rencontre du matin..

Abords de Saint Pol. C'est la saison.

Abords de Saint Pol. C'est la saison.

La Chapelle Sainte Barbe à Roscoff

La Chapelle Sainte Barbe à Roscoff

Le ventre de Jonas..

Le ventre de Jonas..

Le 'coin vélos'..

Le 'coin vélos'..

Le départ ne va pas tarder..

Le départ ne va pas tarder..

Un peu de soleil à l'abri du vent (photo Rémi)

Un peu de soleil à l'abri du vent (photo Rémi)

Arrivée à Plymouth

Arrivée à Plymouth

"Chalutier soviétique" à Plymouth

"Chalutier soviétique" à Plymouth

Jour 4. Plymouth - Widecombe-in-the-Moor via la vélo-route 27 puis la 274, Hoo Meavy, Dousland, Two Bridges, Dartmeet, Ponsworthy, Dunstone, en plus de sentiers, bords de rivière et landes non prévus... 58km.

Après un petit déjeuner "Full English", mise en route vers la piste #27 du réseau Sustrans (réseau cycliste anglais, un peu l'équivalent de l'af3v.org en France). Passage au musée du Mayflower. En 1620, ce navire transporta vers le nouveau monde plusieurs dizaines de pèlerins religieux fuyant les persécutions de Jacques 1er. Ils établirent la 'Colonie de Plymouth' dans le Massachusetts, considérée comme un des fondements des futurs États-Unis.

Une fois terminée la visite du petit musée, situé dans les étages de l'Office du Tourisme, nous reprenons les ânes de métal attachés devant la porte, direction plein nord, sur la #27 qui longe la rivière Plym sur plusieurs kilomètres. (Plym Valley Trail). Les docks laissent rapidement la place à un beau sentier en sous bois, en faux-plat montant, en partie ancienne ligne de chemin de fer.

C'est à l'intersection avec la piste #274 que les choses se gâtent. Première côte d'enfer à Hoo Meavy, petit village de quelques maisons situé sur la route de Dousland. Je comprenais rapidement pourquoi Le Tour de Manche n'avait pas choisi ce parcours ! En vélo électrique c'était certainement envisageable mais avec nos montures à assistance "mollet" seulement ça relevait d'une belle épreuve du Tour de France dans les Alpes...

Relief dingue toute la journée avec des montées et des descentes à 20% (j'ai réussi 16%, mais pas plus...), heureusement contre-balancé par des paysages à couper le souffle. Landes à perte de vue, ajoncs, genêts, jacinthes sauvages, mousses, forêts de chênes, de sapins, de hêtres.. rivières, chevaux, moutons, murs de pierres sèches... comme si l'on se retrouvait dans la désolation des Highlands d’Écosse, avec le même vent du NE, bien glacial, en prime..

Des massifs rocheux constellent le Parc du Dartmoor, "peuplé" aussi de menhirs, de dolmens, de cercles de pierre... Celui que je voulais voir resta introuvable.  Sans GPS ou carte d'Etat Major, peu de chance de trouver le chemin, qui se réduit bien souvent à un simple sentier non balisé, connu des seuls moutons. 

On fera donc demi tour après avoir poussé les vélos le long d'un beau ruisseau, nous enfonçant peu à peu dans une forêt magnifique. Tant pis, faudra mieux préparer la visite la prochaine fois...

Belles rencontres en route : à chaque fois chaleureusement encouragés par des visiteurs en Land-Rover. Pour eux, un simple coup de pédale de gaz les propulsait en haut des côtes délirantes. Pour nous, c'était un peu plus physique...

On arrive à notre ferme B&B (totalement isolée au milieu de nulle part) vers 18h45, rincés et essorés, mais comblés, malgré les difficultés, d'avoir choisi de passer par ce parc magnifique, époustouflant, fiers de notre performance face au relief et aux vents bien contrariants...

Notre excellente hôtesse nous propose un coup de voiture jusqu'au seul pub à des kilomètres à la ronde, et vient nous rechercher après une bonne ventrée de hamburger/frites, de sticky-toffee pudding et de bière locale... Merci encore à elle qui nous a évité un retour, qui, comme on dit en Anglais, 'aurait cassé le dos du chameau'...

 

Une maquette du Mayflower

Une maquette du Mayflower

Plymouth, une balise le long de la # 27

Plymouth, une balise le long de la # 27

L'arrière port de Plymouth

L'arrière port de Plymouth

Sous-bois le long de la Plym Valley Trail

Sous-bois le long de la Plym Valley Trail

Lui aussi, il peinait dans les côtes !

Lui aussi, il peinait dans les côtes !

On avait pris le mauvais chemin, mais que c'était magique !

On avait pris le mauvais chemin, mais que c'était magique !

Des jacinthes partout ! (photo Rémi)

Des jacinthes partout ! (photo Rémi)

C'est cela que j'espérais voir... (source Wikipédia, Chris Andrews, CC BY SA 2.0)

C'est cela que j'espérais voir... (source Wikipédia, Chris Andrews, CC BY SA 2.0)

Sous-bois... on aurait tout photographié !

Sous-bois... on aurait tout photographié !

La petite chouette semblait totalement perdue dans la lumière du jour...

La petite chouette semblait totalement perdue dans la lumière du jour...

Celle-là était à 20% sur près d'un kilomètre...

Celle-là était à 20% sur près d'un kilomètre...

Rémi en pleine action.

Rémi en pleine action.

Un monde de pierres, d'ajoncs, d'herbe rase et de vent (contraire...) !

Un monde de pierres, d'ajoncs, d'herbe rase et de vent (contraire...) !

Encore une...

Encore une...

Chevaux sauvages.

Chevaux sauvages.

J'avais eu mon compte... mais quel bonheur d'être sur le toit de la Terre ! (photo Rémi)

J'avais eu mon compte... mais quel bonheur d'être sur le toit de la Terre ! (photo Rémi)

Encore un effort pour atteindre notre B&B

Encore un effort pour atteindre notre B&B

Un raccourci via la lande..

Un raccourci via la lande..

Un hêtre magnifique en face de notre B&B

Un hêtre magnifique en face de notre B&B

La juste récompense pour l'effort fourni...

La juste récompense pour l'effort fourni...

Jour 5. Widecombe-in-the-Moor  - Budleigh Salterton, via Exeter et Exmouth. 61km.

Départ de notre ferme vers 9h00 après une nuit de plomb suite à la journée d'hier. Nos hôtes souhaitant connaître la suite de notre parcours nous proposent une alternative nous faisant gagner 10-15km et moult côtes. C'est tout ce que l'on voulait entendre ! Proposition adjugée-vendue.

Fallait simplement continuer la route passant devant chez eux, direction plein Nord jusqu'à l'intersection vers Moretonhampstead. De là, pas possible de se perdre.

Quelques raidillons néanmoins mais surtout des collines entières recouvertes de jacinthes bleues, de moutons et de chevaux. Rien d'autre à part des murs de pierres, des ajoncs et l'occasionnel arbrisseau ayant survécu au climat et au vent des lieux.

Quelques achats pour le pique-nique à Moreton, des cartes postales et des timbres et remise en route sous une fine pluie intermittente. Ciel plombé.

On s'arrêtera dans un abri de bus pour le break de midi avant de redémarrer vers Exeter, atteinte en début d'après-midi. La ville aurait mérité que l'on s'arrête plus longtemps, mais la météo était dissuasive. On concentrera donc la visite sur la cathédrale.

Notre B&B d'étape était située entre Exmouth et Budleigh-Salterton, pas loin du bord de mer. Très belle route en site propre le long de la rivière Ex, puis, à une intersection,  on perd la signalisation de la #2. Galère à travers des zones résidentielles jusqu'à retrouver, grâce à un promeneur et son chien, la route menant à l'étape.

Arrivée guest house vers 18h00. Accueil très chaleureux de Palle et Rose. Installation et départ vélo (débâtés) vers le village voisin (Knowle) où nos hôtes nous avaient réservé une table au Dog and Donkey, un pub bien sympa.

Bien que moins physique qu'hier, on s'était frottés une fois encore à une multitude de côtes. Malheureusement une météo moins sympa avait "dé-saturé" les couleurs. Mais il avait fait beau depuis notre départ, alors.... 

Le Parc National du Dartmoor mérite une visite plus approfondie. C'est un domaine magique pour randonneurs. En tant que cyclos, je recommanderais de limiter les étapes à trente - quarante de kilomètres par jour, afin d'avoir plus de temps pour explorer son extraordinaire beauté !

 

Cavaliers et montures...tout le monde a bien dormi ! (photo Rémi)

Cavaliers et montures...tout le monde a bien dormi ! (photo Rémi)

A chacun son petit déjeuner.

A chacun son petit déjeuner.

En route pour Moretonhampstead. (photo Rémi)

En route pour Moretonhampstead. (photo Rémi)

Des hectares de jacinthes à flanc de colline..

Des hectares de jacinthes à flanc de colline..

Arrêt pique-nique...à l'abri du vent et de la pluie.

Arrêt pique-nique...à l'abri du vent et de la pluie.

La Cathédrale d'Exeter. (photo Rémi)

La Cathédrale d'Exeter. (photo Rémi)

Intérieur de la Cathédrale 1.

Intérieur de la Cathédrale 1.

Intérieur de la Cathédrale 2.

Intérieur de la Cathédrale 2.

Vitrail.

Vitrail.

La piste #2 le long de l'Ex.

La piste #2 le long de l'Ex.

Vue d'une des passerelles aménagées, le long de l'Ex.

Vue d'une des passerelles aménagées, le long de l'Ex.

A la vôtre ! Cette fois-ci, c'est du Fish and Chips !! (photo Rémi).

A la vôtre ! Cette fois-ci, c'est du Fish and Chips !! (photo Rémi).

Jour 6. Budleigh-Salterton - Puncknowle, via Knowle, Otterton, Salcombe Regis, Seaton, Axminster, Bridport, Burton Bradstock et Swyre. 83km.

Départ tardif de notre B&B suite à une conversation avec d'autres visiteurs... Pas de soucis sur les premiers kilomètres sur une ancienne voie de chemin de fer. Visite de la plage de Budleigh-Salterton : galets et falaises de grès rouge. Très beau chemin de randonnée cyclable le long de la rivière Otter.

Puis, tout à coup, ça se gâte "grave" comme dirait la jeunesse... Série de montées et de descentes infernales. Un passage à gué. Heureusement, pour les cyclistes il y a une passerelle.. Pique-nique champêtre et remise en route vers Beer et Axminster. Une soudaine absence de panneaux de la #2 nous fait perdre beaucoup de temps. Même punition dans Axminster où l'on tourne un bon bout de temps avant de retrouver notre chemin.

Les montées et descentes ne semblant pas se calmer et la pendule ayant bien entamé l'après-midi, on décide d'abréger les souffrances et d'essayer de gagner du temps en empruntant la nationale directe sur Bridport. Relief plus nuancé mais pas mal de voitures, donc vigilance !

Fin de parcours pénible jusqu'à Puncknowle où nous arrivons après 19h00. Dîner au pub d'à côté et retour B&B pour une deuxième nuit de sommeil de plomb !

Pourvu que le vieil adage : 'jamais deux sans trois' ne se réalise pas demain !!

L'ancienne ligne de chemin de fer, au départ de notre B&B.

L'ancienne ligne de chemin de fer, au départ de notre B&B.

Les falaises rouges de Budleigh-Salterton.

Les falaises rouges de Budleigh-Salterton.

A l'autre extrémité de la plage, la belle rangée de pins.

A l'autre extrémité de la plage, la belle rangée de pins.

Dans les terres.

Dans les terres.

Galets à perte de vue.

Galets à perte de vue.

Paysage en chemin..

Paysage en chemin..

Le gué... notre passerelle passait en haut à gauche.

Le gué... notre passerelle passait en haut à gauche.

Pique-nique de bric et de broc devant la vieille église (photo Rémi)..

Pique-nique de bric et de broc devant la vieille église (photo Rémi)..

Tout près de l'église, un petit mémorial... "Lest we forget..."

Tout près de l'église, un petit mémorial... "Lest we forget..."

Jour 7. Puncknowle - Poole, via Abbotsbury, Martinstown, Dorchester, Stoborough et le ferry de Sandbanks. 72km.

Dernière étape en Angleterre avant le ferry de demain, vers Jersey. Météo magnifique. Vues splendides vers la Manche : prairies, moutons, ondulations des dunes à perte de vue. On aperçoit le lagon du Fleet, un plan d'eau de plus de 13km de long, contenu entre la côte à l'arrière et une bande de sable ininterrompue coté Manche, formant ainsi une sorte d'immense lac salé. Seul un chenal du côté de la presqu'île de Portland permet des entrées d'eau de mer.

Premier arrêt à Abbotsbury, charmant petit village tout en longueur. Une rue transversale permet de se rapprocher de la sente qui monte à la curieuse Chapelle Sainte Catherine, perchée sur la dune, entre village et mer.

Après des courses au Spar local, ouvert le dimanche, sortie du village par Bishop's Way. Ce sera l'unique et dernière côte de la journée.

Des hauteurs on aura une vue extra sur la campagne environnante. Nombreux buissons d'aubépine rose et blanche, églantiers, jacinthes et autres fleurs... Chemins et routes de la #2 étroits et peu fréquentés. Rien que du bonheur... malheureusement un peu gâché par le ciel qui se couvre en début d'après-midi et la pluie qui tombera non-stop jusqu'a notre arrivée à Poole.

Déjeuner dans un arrêt de bus, au sec. L'après-midi file vite, les kilomètres (à plat) aussi. Routes magnifiques bordées de hêtres, de rhododendrons puis, peu à peu, à l'approche du ferry, sols et végétation changent : dunes de sable, ajoncs, genêts, sapins, tout devient court sur pattes... Encore quelques chemins empierrés, puis plusieurs passages en prairies détrempées (dur, dur avec des pneus gonflés à 5 bars...). Nombreux portillons à ouvrir et à fermer pour éviter la divagation des animaux..

Sandbanks est atteint après une "traversée" de 4 minutes en ferry à chaînes. Le courant entrant et sortant de la baie est très puissant : libre de ses mouvements, sans ses chaînes de retenue, un ferry se retrouverait rapidement à mi-Manche...ou au fond de la baie, selon la marée.

Le trajet vers notre B&B est simple. Il suffit de suivre la côte. Pub-Hôtel sympathique. Les vélos sont remisés dans un coin du bar. Excellente nourriture et bons lits. Que demander de plus de cette belle journée ?

Au-delà de la falaise, la mer et le ciel..

Au-delà de la falaise, la mer et le ciel..

Au loin 'The Fleet' et la bande sableuse.. (photo Rémi).

Au loin 'The Fleet' et la bande sableuse.. (photo Rémi).

Tout est paisible..

Tout est paisible..

Up and down, sans arrêt, mais quels paysages !

Up and down, sans arrêt, mais quels paysages !

Ici, ils sont chez eux !

Ici, ils sont chez eux !

Première rencontre avec la Chapelle Sainte Catherine.

Première rencontre avec la Chapelle Sainte Catherine.

Quel monument étonnant !

Quel monument étonnant !

Une autre vue des hauteurs de Bishop's Way..

Une autre vue des hauteurs de Bishop's Way..

The Fleet

The Fleet

La belle campagne anglaise (photo Rémi).

La belle campagne anglaise (photo Rémi).

Le "Rémi John", notre restaurant de dimanche midi. Au moins, on était au sec ! (photo Rémi).

Le "Rémi John", notre restaurant de dimanche midi. Au moins, on était au sec ! (photo Rémi).

Les joies du Cyclo (1) (photo Rémi).

Les joies du Cyclo (1) (photo Rémi).

Les joies du Cyclo (2). Une prairie bien détrempée et 5 bars dans les pneus... (photo Rémi).

Les joies du Cyclo (2). Une prairie bien détrempée et 5 bars dans les pneus... (photo Rémi).

Sortie du ferry. Cyclo heureux.

Sortie du ferry. Cyclo heureux.

C'est comme cela que les vélos s'habituent au luxe...

C'est comme cela que les vélos s'habituent au luxe...

Jour 8. Poole - Jersey par le ferry. 9km de vélo...

Mise en route vers 8h30, direction le port où les formalités de police et d'embarquement se passent sans problèmes. Ciel gris et menaçant.

Notre 'Condor Liberation' est un énorme trimaran qui engloutit patiemment camions, voitures, passagers et vélos. Les salons sont équipés de rangées de sièges semblables à ceux que l'on trouve dans les avions. Le ferry n'est pas bien plein aujourd'hui. Un déjeuner relativement acceptable nous permet de passer le temps, car malgré les 36 000 ch (3 moteurs de 20 cylindres, de 347 L de cylindrée chacun), propulsant le monstre sur les flots à 39 nœuds, la traversée semble interminable.

A mi-Manche le ciel est au beau fixe. Le vent du pont m'évite de sombrer dans une sieste qui me fait du pied, après les 4 jours de vélo dans les montagnes russes d'Angleterre..

L'approche de St Hélier est fascinante, tant l'énorme machine est obligée de se contorsionner pour accéder au quai de débarquement... ceci après avoir navigué entre la multitude d'îlots à l'entrée du port.

Un automobiliste nous indique le chemin permettant d'éviter un raidillon conduisant au 'Havre des Pas', adresse de notre B&B. On y arrive en quelques coups de pédale, heureux de circuler 'à plat'.

Les vélos sont remisés dans le hall. Les cyclistes douchés, déguisés en touristes, finissent la soirée devant une excellent brochette dans un sympathique restaurant portugais. 

Départ du B&B sous un ciel bien menaçant..

Départ du B&B sous un ciel bien menaçant..

L'arrière du ferry, prêt à nous engloutir

L'arrière du ferry, prêt à nous engloutir

Le Condor Libération.. (photo Condor)

Le Condor Libération.. (photo Condor)

Repas OK, mais un peu à l'étroit tout de même..

Repas OK, mais un peu à l'étroit tout de même..

36 000 ch : ça laisse une trace en surface... mais pas sûr que les poissons apprécient le bruit..

36 000 ch : ça laisse une trace en surface... mais pas sûr que les poissons apprécient le bruit..

Moins de sillage derrière celui-là..

Moins de sillage derrière celui-là..

C'est malheureux qu'il faille le rappeler !

C'est malheureux qu'il faille le rappeler !

Abords de St Hélier.

Abords de St Hélier.

L'entrée dans le port.

L'entrée dans le port.

Jour 9. Jersey all day. Tour de Jersey sur la véloroute N°1.  67km.

Grand bleu, soleil, pas un souffle de vent.

Mise en route sans se presser vers 9h00 dans le sens horaire. Départ le long du port et des plages friquées de la Baie de Saint Aubin, dont les propriétés et jardins rivalisent de beauté (et probablement de coût). Très belles pistes cyclables, en site propre pour la plupart.

Au petit port de St Aubin, la piste s'enfonce dans le sous-bois vers Saint Brelade et ressort, encadré par une belle rangée de pins, le long d'un terrain de golf. Au bout, c'est Corbière, son phare et l'imposant blockhaus allemand, transformé en tour de la radio.

C'est la fin de la 'Riviera'. Les habitations se font plus rares et une agriculture, qui semble toute entière dédiée à la culture de la pomme de terre, prend le relais dans les terrains sableux. Plages immenses de sable fin. Pas un chat.

La véloroute continue sur pistes et petites routes en direction du coin nord-ouest de l'île. Profusion de fleurs.

A Etacq, commune de Saint Ouen, beau raidillon pour remonter sur le 'plateau'. Extraordinaires vues de toute la côte ouest. On choisira ce coin pour le break de midi, ne sachant pas où regarder tant les paysages étaient magiques. A marée basse il paraît que la superficie de l'île peut pratiquement doubler !

La véloroute, après une halte dans une zone de fortification allemandes de la dernière guerre (la énième), nous emmène plein est vers le village de Saint John, à travers des paysages plus rustiques, pays de petits villages, de routes étroites bordées de haies, de cultures, d'élevage, de prairies, de champs de pommes de terre... Ici on travaille. Sur la côte sud on 'paraît'.

La langue Française -écrite- (d'un autre temps) est omniprésente.

A la Baie de Rozel, au coin nord-est, la voie N° 1 nous conduit près du Château La Chaire, mais surtout à travers son extraordinaire jardin de plantes de toutes origines. Le prix à payer pour la visite est une magnifique côte comme celles que nous avions goûtées en Angleterre.

Partant de là plein sud, le chemin nous mène à Gorey, son château, son port et l'immense plage de Grouville.

En quelques coups de pédale on est de retour au Havre des Pas après une très belle journée à découvrir cette île splendide, à 15km à l'heure.

Seule ombre au tableau : l'impérieuse et grotesque nécessité qui semble s'être emparée des locaux (et des visiteurs anglais) de s'équiper de SUV plus gros et plus polluants les uns que les autres pour circuler sur une île minuscule qui peu à peu s'asphyxie tant la circulation est démente. Certaines routes n'ont rien à envier à des artères parisiennes tant le flot de voitures est ininterrompu. A continuer de la sorte, ils le feront crever, leur petit paradis.

Vanité, quand tu nous tiens !....

Dîner dans le restaurant de l'hôtel d'à côté avec vue imprenable sur la mer !

Malgré les réserves mentionnées ci-dessus, c'est un endroit (encore) paradisiaque hors pleine-saison. Une semaine ne serait pas de trop pour en découvrir tous les trésors. 

 

 

Notre 'voyage' autour de Jersey, sur la Piste N° 1.

Notre 'voyage' autour de Jersey, sur la Piste N° 1.

A Jersey, l'été dure plus longtemps, la preuve !

A Jersey, l'été dure plus longtemps, la preuve !

Des comme celle-ci, il y en a des kilomètres tout autour de l'île.

Des comme celle-ci, il y en a des kilomètres tout autour de l'île.

Le Port de Saint Aubin.

Le Port de Saint Aubin.

Vers Corbière, le long du Golf.

Vers Corbière, le long du Golf.

Le phare de Corbière

Le phare de Corbière

Encore une !

Encore une !

S'ils ne font rien pour réduire la circulation automobile, la prophétie se réalisera !

S'ils ne font rien pour réduire la circulation automobile, la prophétie se réalisera !

Des fleurs partout !

Des fleurs partout !

Maisons à Etacq.

Maisons à Etacq.

L'aire de Pique-Nique.

L'aire de Pique-Nique.

Notre vue de l'aire de Pique-Nique (photo Rémi).

Notre vue de l'aire de Pique-Nique (photo Rémi).

Pas besoin de girouette pour connaître les vents dominants !

Pas besoin de girouette pour connaître les vents dominants !

Ils les attendaient venant de l'Atlantique...

Ils les attendaient venant de l'Atlantique...

Etonnant !

Etonnant !

Devant l'église Saint John

Devant l'église Saint John

Vitrail de l'église Saint John.

Vitrail de l'église Saint John.

Surpris ! (bis).

Surpris ! (bis).

Vu l'amplitude des marées mieux vaut prévoir du mou...

Vu l'amplitude des marées mieux vaut prévoir du mou...

Jardin du Château de la Chaire

Jardin du Château de la Chaire

Gorey, vue d'ensemble.

Gorey, vue d'ensemble.

Gorey, vu de la jetée (photo Rémi)

Gorey, vu de la jetée (photo Rémi)

Celle-là était bien méritée !

Celle-là était bien méritée !

Jour 10. Saint Hélier/Jersey - Sables d'Or les Pins, via Saint Malo, Dinard, Saint Briac, Lancieux, Matignon et Fréhel. 50km..

Levés de bonne heure pour le ferry 'Condor Rapide' de 9h10. B&B > parking de la compagnie en 15 minutes. Embarquement sans soucis dans un navire au trois quarts vide. Ruée sur le petit-déjeuner qui épuise ce qui nous restait de monnaie anglaise.

Pour une raison pas très claire, le ferry fait un crochet par Guernesey (au nord) avant de reprendre sa route vers Saint-Malo. Ceci nous plombe la journée de 2h00 et réduira d'autant le trajet prévu.

Traversée vers Saint Malo sur une mer d'huile. Soleil et ciel bleu. Douane à l'arrivée vite expédiée.

Direction le Bus de mer pour Dinard, déménagé à la gare maritime pour cause de travaux à son ponton habituel.

Le débarquement côté Dinard est toujours aussi folklo. L'escalier permettant l'accès à la rue est toujours là, équipé maintenant, il est vrai, d'une goulotte sur le côté pour monter les vélos. L'ascenseur, en panne lors de notre dernier passage il y a quelques années, est maintenant condamné... 

Bienvenue aux personnes à mobilité réduite !

Sans trop tarder on met en route vers Saint Briac puis Lancieux, rattrapant la véloroute EV4 au sud de Saint Jacut. Ce sera ensuite Matignon, Port à la Duc et Fréhel avant de filer vers Sables d'Or les Pins, via Vieux-Bourg/Pléhérel. Succession de montées et de descentes interminables mais sans grandes difficultés. Vue extraordinaire sur le Cap Fréhel depuis Vieux Bourg !

A Dinard, n'ayant pas fixé l'étape de la journée, Rémi "assure" la nuitée en chambre d'hôte aus Sables d'Or. On y arrivera vers 19h00 après un jeu de pistes dans un beau lotissement de résidences secondaires, la plupart fermées en attente de la saison estivale. 

Notre sympathique hôte s'offre de nous conduire en "ville" pour dîner à la Pizzeria locale. Faut faire vite car on ferme de bonne heure hors saison.  On remontera à pied ayant bien repéré la route pour rentrer au plus court.

Journée cool, de transition, sous une météo magnifique. Seul regret : ayant perdu deux heures à cause du passage à Guernesey, nous n'avions pas eu le temps de passer par le Cap Fréhel. Ce sera pour demain.

La pendule à vapeur du Port de Jersey (photo Rémi).

La pendule à vapeur du Port de Jersey (photo Rémi).

Port de Saint Peter, Guernesey

Port de Saint Peter, Guernesey

Fret en attente de chargement

Fret en attente de chargement

L'intérieur du Condor Rapide

L'intérieur du Condor Rapide

En route pour Dinard

En route pour Dinard

Le débarcadère à Dinard...

Le débarcadère à Dinard...

La Piscine d'eau salée.

La Piscine d'eau salée.

Plages de Saint Briac (photo Rémi).

Plages de Saint Briac (photo Rémi).

Au loin : le Cap Fréhel

Au loin : le Cap Fréhel

Vue rapprochée du Cap.

Vue rapprochée du Cap.

Jour 11. Sables d'Or les Pins - Hillion, via Cap Fréhel, Cap d'Erquy, Pléneuf Val-André, Morieux sur l'EV4. 66km.

Ayant avalé l'excellente tarte à la rhubarbe préparée par notre hôtesse et longuement discuté avec un couple de Suisses également pensionnaires à la chambre d'hôte, on met en route vers le Cap Fréhel. Belle piste cyclable en propre et partagé. Peu de monde sur la route à cette heure.

Rémi est très déçu par ce qu'il découvre, bien loin des souvenirs d'enfance d'un lieu sauvage et très peu fréquenté.

Aujourd'hui, c'est une affaire commerciale avec parkings et visites payants, touristes peu soucieux de la fragilité du littoral, déversés par autocars complets, laissés libres pendant une demi-heure pour se précipiter vers le belvédère surplombant la réserve ornithologique, prendre les photos et continuer le circuit... 

On n'y reste pas longtemps, préférant filer vers Erquy, toujours sur l'EV4. Achats pique-nique et direction le Cap, atteint après une belle côte en ville et un lacis de petits chemins en forêt et sur la lande, mettant ce lieu magique hors de portée du tourisme de masse.

Discussions avec des randonneurs et casse-croûte sur les rochers surplombant une mer d'huile. L'endroit est magnifique !

Sans but précis, mais visant les environs de St Brieuc, on remet en route en suivant la côte, up and down dans les terres ou en bordure de mer, sur des chemins agricoles, des sentes, des petites voies peu fréquentées. 

A Hillion, par chance, on découvre l'hôtel du Bon Saint Nicolas, situé juste derrière l'église, tenu par un couple très sympathique et attachant, totalement hors normes dans notre société de repli sur soi, de méfiance de l'autre, de rejet de la différence.

Philippe Baudet et son épouse sont une bouffée d'air frais et encourageant. Pour eux rien n'est impossible quand on a décidé de faire le bien.

On discutera longtemps avec Philippe, bien au-delà de la fin de l'excellent repas qu'il nous avait préparé.

Ça fait chaud au cœur de rencontrer des gens comme lui et sa femme. Générosité, grande ouverture d'esprit et fraternité sont des mots encore trop faibles pour les qualifier. Merci à eux de nous avoir donné tant de bonheur !

 

Le Cap Fréhel (photo Rémi).

Le Cap Fréhel (photo Rémi).

Le phare du Cap.

Le phare du Cap.

Rochers et fleurs en contrebas.

Rochers et fleurs en contrebas.

Domaine des oiseaux.

Domaine des oiseaux.

Le Cadastre d'adapte à la Nature. Erquy.

Le Cadastre d'adapte à la Nature. Erquy.

Pique-nique au Cap d'Erquy (photo Rémi).

Pique-nique au Cap d'Erquy (photo Rémi).

Une nature préservée..

Une nature préservée..

Jour 12. Hillion - Pontivy, via Yffiniac, Quessoy, Hénon, l'étang de Bosméléac, la Rigole d'Hilvern (sur la véloroute V8, Le Quillio, Guerlédan, saint Aignan puis la EV1 (halage Blavet) jusqu'à Pontivy. 98km.

Encore une bonne discussion avec Philippe ce matin !

Passage à la Mairie/Office du Tourisme pour infos sur la meilleure façon de nous rendre à Pontivy. La véloroute V8 nous donne la réponse. On y fera quelques aménagements à la hauteur de Le Quillio afin de couper directement sur Guerlédan/Saint Aignan,  pour rattraper le halage du Blavet jusqu'à Pontivy.

A Yffiniac petit détour pour ne pas louper un coup de tampon à la Mairie de Bernard Hinault.

Très long trajet au relief parfois cassant, que la beauté de la V8 fait rapidement oublier. A Pleuc-l'Hermitage une petite épicerie nous procure le nécessaire pour un pique-nique pris à côté de l'ancienne gare, transformée en bibliothèque. Près de l'étang de Bosméléac on emprunte la magnifique sente longeant la Rigole d'Hilvern, qui jusqu'en 1986 alimentait le Canal de Nantes à Brest.

Zigzags incessants en sous-bois sur un chemin en faux-plat descendant. Magnifique à tous points de vue. On quitte ce paradis à la hauteur de Le Quillio pour une directe sur Guerlédan, via la D35. 

Passé le raidillon à l'entrée de Mûr de Bretagne, ce sera une très, très longue 'descente' vers Pontivy, d'abord par la route jusqu'à Saint Aignan, puis sur le halage du Blavet jusqu'à destination.

Une fois encore, Rémi assure en nous trouvant une chambre pour la nuit. A 19h00 passées ce n'était pas gagné d'avance.

Après un reconstituant repas au resto d'à-côté, un peu contrarié par un vieux con d'au moins 300 ans qui étalait bruyamment une inépuisable science, réduisant Wikipédia à un "Apéricube" de Vache qui rit, ce sera direction l'horizontale pour un repos bien mérité. Ce soir, pas de promenade digestive, ni de besoin de marchand de sable...

Très belle, même si très longue et physique journée de pédalage. Beaux paysages.

Le 'halage' de la Rigole d'Hilvern est un must ! Malgré tout, si l'on décide de le parcourir à vélo, il est préférable d'envisager le trajet dans le sens nord-sud...

Le très chaleureux établissement de Philippe Baudet !

Le très chaleureux établissement de Philippe Baudet !

Yffiniac célèbre son Champion du Monde, également cinq fois vainqueur du Tour de France.

Yffiniac célèbre son Champion du Monde, également cinq fois vainqueur du Tour de France.

Nous, on a encore du chemin à faire !

Nous, on a encore du chemin à faire !

Eglise d'Hillion (Salut ô croix, -notre- unique espérance)

Eglise d'Hillion (Salut ô croix, -notre- unique espérance)

Halage de la Rigole d'Hilvern.

Halage de la Rigole d'Hilvern.

Jour 13. Pontivy - Hennebont - Vannes, via le halage du Blavet, Pluvigner, Plumergat, Plescop et Saint Avé. 112km

Fin de voyage sous un ciel gris. 

Première partie en suivant les nombreux méandres du Blavet, aux paysages si variés, aux eaux souvent mystérieuses, coupé tant de fois par des écluses qui ne servent plus guère qu'aux plaisanciers et fanas de canoë.. C'est encore un peu tôt pour les "concours de fleurissement" qui égaient ces structures sévères.

Arrêt pique-nique à Saint Nicolas des Eaux où Flore, la jeune propriétaire de la Boutique de l’Écluse déploie une belle énergie à redonner vie à cette étape sympathique. Outre une activité épicerie-buvette-petite restauration, location de vélos-de pédalos etc.. elle proposera bientôt une chambre d'hôte.

Bravo à elle, avec le plus sincère souhait qu'elle réussisse !

La suite du halage est sans problèmes. Revêtement inégal parfois, mais s'améliorant au fur et à mesure que l'on s'approche d'Hennebont.

De là ce sera la route de Pluvigner, Plumergat et Plescop avec passage à Saint Ave avant de retrouver la maison. 

La boucle est bouclée. Encore une formidable aventure pleine d'efforts, d'amitié, de souvenirs et d'envie de recommencer....

Pas de panique, le projet 2020 est déjà bien mûr... 

 

Il me rappelle le pont "à binocles" de Nagasaki !

Il me rappelle le pont "à binocles" de Nagasaki !

Le lit d'Ophélie ?

Le lit d'Ophélie ?

La Vénus du Blavet (en arrière plan...)

La Vénus du Blavet (en arrière plan...)

La Chapelle de Bieuzy... mais où est passée la barre transversale de la croix ?

La Chapelle de Bieuzy... mais où est passée la barre transversale de la croix ?

Iris des marais...

Iris des marais...

2019 : j'ai 70 ans.... alors, j'ai envie de terminer par un satisfecit, car l'on n'est jamais mieux servi que par soi-même !

Aux nombreux "ah.... vous avez de la chance de faire ce que vous faites..." entendus souvent durant nos voyages, je répète que la seule chance que nous avons est d'être en bonne santé !  

Le reste :  à savoir, organiser, partir -un peu vers l'inconnu-, pédaler pendant des kilomètres sous tous les temps, aller vers l'autre, découvrir... n'est qu'une question de goût personnel, de curiosité, de volonté et de refus de baisser les bras face aux années qui passent trop vite, ou encore face à la peur de l'autre, au chacun pour soi que l'on constate malheureusement de plus en plus.

Ré-enchantez vos vies. Le bonheur est dans ce qui est simple !

Je conclurai donc cet article par une photo prise dans un des arrêts de bus où Rémi et moi avons trouvé refuge pour un pique-nique au sec, un jour de pluie en Angleterre...

"Soyez émerveillés par ce que vous êtres capables de faire"

"Soyez émerveillés par ce que vous êtres capables de faire"

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Tour de Manche. Mai 2019

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Publié le 5 Décembre 2018

The Ourcq Canal ‘exits’ Paris from the North-East ‘corner’. For cyclists, apart from following the Marne river, it is the only convenient way out of the capital city,

Anyone planning to head North, South or West is in for major head-aches and frustration due to a total lack of safe sign-posted cycling infrastructure.

The Ourcq canal flows from Mareuil sur Ourcq into Paris, along a 96 km run. The ‘end point’, at the Paris end, is ‘Bassin de la Villette’, adjacent to the Parc de la Villette.

Heading out of Paris under the 'Périphérique' ring-road, one passes the "Grands Moulins de Pantin", which used to be a flour mill. Several years ago, the building was totally refurbished by BNP bank. It is now one of their office buildings. From this point, the canal weaves its way through 15 km of suburbs, to the ‘Parc de la Poudrerie’, an interesting intermediate stop located in Sevran.

It then continues through the countryside, passing through Meaux and ending in Mareuil sur Ourcq. (Round trip to Meaux is 100 km -there are frequent RER trains from Meaux to Paris Gare de l'Est. They allow bikes on board, except during peak hours-)

The canal was built in the early 1800’s, originally designed to provide Paris with a safe supply of drinking water…

 

I’ve cycled along this canal many times and have made side trips and variations to the basic ‘round-trip’ runs, adding interest to otherwise monotonous ‘there and back’ rides.

Over the years, I’ve discovered several interesting ways to link the Ourcq and Marne waterways, allowing for short or long ‘loop’ rides of varying lengths and scenery.

In this article I shall start with a basic run from Paris to Jablines Leisure Center, a very easy 70 km (alt. 85km) round-trip ride. In case of need, there are RER  B Line train stops in Sevran, Vert Galant and Villeparisis. 

Additional note : for those not wishing to go all the way to Jablines, the trip can be ended in the Parc de la Poudrerie/Sevran (30km round-trip from Parc de la Villette) or at Pont de la Rosée (end of the asphalted cycle path  (50 km round-trip from Parc de la Villette) or finally at the Claye-Souilly town hall (a 60 km round trip).

Automn colors between Pont de la Rosée and Claye-Souilly

Automn colors between Pont de la Rosée and Claye-Souilly

Some time back in 2011… It was a beautiful late-fall day. Blue sky, crisp weather, no wind and lots of sunshine. No way the bike nor the rider could justify staying home.

For me, living right next to the Parc des Buttes Chaumont, accessing the Canal is a short ride down Rue de Crimée, Bd Jean Jaurès and Rue de l’Ourcq, at the bottom of which there's a direct link to the Ourcq cycle track.

Obviously, there are plenty of other possible starting points in Paris that will be chosen according to where one lives or how easy it is to park a car. (There is an underground carpark at Cité de la Musique, located in the Parc de la Villette).

As already mentioned, the first part of the cycle track along the canal makes its way through several North-Eastern Paris suburbs : Pantin, Bondy, Aulnay, Pavillons sous Bois, Sevran… During weekends the first 10km or so can be quite busy unless one considers early morning rides.

For a while, the scenery is mostly the back side of buildings, sand, gravel and recycling yards, an SNCF maintenance center etc. It then gradually evolves into traditional suburban housing.  Over the years, lots of money has been spent by the neighboring towns to improve the track and make it pleasant for cyclists.

One negative comment though… in an effort to reduce the speed of some of the ‘Tour-de-France-Sunday-morning-Lance-Armstrongs’, dozens of speed breakers have been installed, just thick enough to snap one’s lumbar vertebrae and/or shake one’s bike free of nuts and bolts…

For those interested in ‘street art’, there is a section not to be missed, located approximately 4 km from the Périphérique underpass. It’s a 500m wall on the other side of the canal, just opposite the Métro depot. From time to time, there’s some pretty interesting work to be seen.

Working his way to Kandinsky..

Working his way to Kandinsky..

The 'Maya' section

The 'Maya' section

A smile costs nothing !

A smile costs nothing !

Inspiration comes from sniffing the can...

Inspiration comes from sniffing the can...

The next day this one was painted over... What a waste of talent !

The next day this one was painted over... What a waste of talent !

Excellent B&Ws too.

Excellent B&Ws too.

This one only lasted a week. What a pity !

This one only lasted a week. What a pity !

Paris looked like this a week ago...

Paris looked like this a week ago...

Enemies ?

Enemies ?

In Sevran, having passed by the lock there’s a bakery on a street corner on the right that sells sandwiches and other goodies. Pretty helpful for a picnic in the Parc de la Poudrerie, located a few hundred meters further along.

The cycle track enters the Parc de la Poudrerie through a massive wrought iron gate, and, if one then makes an immediate left turn, it continues in a straight line, all the way to the other end of the park.  Approx 100m before that point, the track takes off to the left, up a sudden, steep but short hill, and runs down the other side back to the canal.

The park itself is worth a stop and more if desired. In the old days, gun powder was produced here in a series of buildings strewn throughout the woods. Several of them are still visible today. For obvious safety reasons the small units were built relatively far apart from each other, separated by the trees of the surrounding forest. A narrow gauge cable railway fed the work-shops and moved production around. (At the entrance of the park, if one turns left, instead of going through the wrought iron gate, thus passing over the canal, one ends up in field that used to be a testing area for the local production).

The park is ideal for all sorts of activities: picnics, jogging, cycling, kiddies’ games, soccer practice, sun-bathing, bird-watching etc.. In summer, ice-cream, drinks and snacks are available from a kiosk in the center of the park.

Spring and fall are two lovely seasons to visit the place. The colors can sometimes be quite unreal.

One of the alleys of the park

One of the alleys of the park

Occasional exhibitions are held in this old building

Occasional exhibitions are held in this old building

For those interested in trees, it is worth mentioning the three ‘giant’ sequoia trees located near the small animal pen/zoo.

As already mentioned, the exit at the end of the park leads back to the canal.

From this point, it is up and down all the way to Pont de la Rosée, (Dew Bridge) on an excellent asphalted track that ends there. (In Autumn, better be careful with the wet leaves to avoid skidding accidents...). 

Halfway between the Parc de la Poudrerie and Pont de la Rosée, just opposite the RER station, the track changes sides and continues in the open for another 4 or 5 kilometers, till it ends..

At this stage the round trip distance from Bassin de la Villette is approx. 50km.

Quite often it is possible to see a coypu swimming across the waterway. Even though they are vegetarian animals, they have been declared harmful due to the damage they inflict on the soft banks.

One of the Sequoia trees

One of the Sequoia trees

At Pont de la Rosée, the cycle track switches sides once again. It’s now compacted sand and gravel that’s OK as long as it remains dry. Automn, Winter and Spring can sometimes be muddy.

Even though a sign prohibits access to the track (due to an obscure 1930’s law that has never been repealed), everyone continues on to Claye-Souilly, a small town situated a couple of kilometers further upstream. On arriving there, the canal widens this side of the bridge near the Town Hall gardens.  There are several benches. Unsuspecting cyclists quickly find themselves sharing their picnic with a family of swans that hiss if not fed quick enough..

On the way to Pont de la Rosée

On the way to Pont de la Rosée

Arriving in Claye-Souilly

Arriving in Claye-Souilly

The sand and gravel track goes all the way to the bridge and then, after crossing the road at the lights, switches to asphalt, continuing along the canal for a few hundred meters.

House with a view in Claye-Souilly

House with a view in Claye-Souilly

Just before the restaurant (Taverne Chez Romuald), turn right into Rue de Vilaine and continue for a couple of hundred meters to the intersection with D418.

At the Stop sign, turn left onto D148 towards Annet sur Marne. There’s a short hill out of the village that takes the road to a ‘plateau’, then over the TGV line and finally down into Annet, a couple of kilometers further away.

Cycle through Annet towards “Base de Loisirs de Jablines”. Be careful crossing the roundabout. Exit opposite side. Pass over the Marne River and 200 m beyond, enter the park through the small side gate on the right. (If it happened to be closed, continue straight on a few hundred meters until you reach the main entrance).

There’s a fee to enter the park during the summer months but from September to mid/end May entrance is free. (See their website for details).

The Base de Loisirs is another ideal place for a picnic! It offers all sorts of water sports including water-skiing driven by an over-head cable system.

At this stage there are two ways to return to Paris:

-either back-track to Claye-Souilly and then follow the canal downstream (the shortest way)

-or, exit the park through the main gate, cycle to the village of Jablines (1km), cross the village towards Lesches. At the stop sign at the bottom of the hill, turn left towards Trilbardou (approx. 3km).

Trilbardou village seen from the bridge over the Marne River

Trilbardou village seen from the bridge over the Marne River

On arrival in Trilbardou  cross the bridge; immediately thereafter, make a sharp left turn down to the small road that follows the Marne River till you reach the ‘Usine élévatrice’, (Historical Monument, approx. 1km from the village). On arrival at this location, climb the steep grass path on the right, opposite the Usine élévatrice, up to bank of the canal.

The purpose of the Usine élévatrice was to pump water from the Marne River into the canal to maintain proper levels. It was built here due to the very short distance separating the two waterways.

From this point, returning to Paris is simple: just follow the canal downstream.

Before reaching Claye, the canal, lined by tall poplar trees, passes through beautiful countryside.

On the way back to Paris

On the way back to Paris

Another view

Another view

With a bit of luck a heron will be waiting for you somewhere along the banks of the canal, flying away and landing a few hundred meters further each time you get too close. On other occasions, water tortoises show their swimming abilities, paddling frantically against the very slow current.

Ducks line the banks, their heads tucked deep into their feathers, totally unaffected by cyclists.

The gradual return to the city breaks the spell, in spite of the reflections on the water. 

Return to "civilization ?"

Return to "civilization ?"

Late afternoon colors

Late afternoon colors

However, if you make it back to the Bassin de la Villette around 16h30 (in November) on a clear day, you will be offered an incredible sunset, a reward for all the efforts made !

This outing is about 85 km round trip and can be done any time of the year (except after heavy rains), without much hassle, by anyone in decent shape, riding a city bike. There are no real difficulties, plenty of places to stop for picnics (and/or decide to turn around) and even a couple of RER stations in case of need.

 

Next articles will cover some nice outings along the Marne river and/or a combination loop of Marne and Ourcq.

PS….. Don't forget your camera !

 

This was my reward on that lovely November day

This was my reward on that lovely November day

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Bike rides along the Ourcq Canal and Marne River

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Publié le 23 Octobre 2018

Le bandeau de notre périple 2018... Quel voyage !

Le bandeau de notre périple 2018... Quel voyage !

La première partie du périple a eu lieu en Irlande du Nord. La seconde en Eire. Les cartes ci-dessous résument les deux parcours.

La première partie du périple, en Ulster (province du Royaume-Uni)

La première partie du périple, en Ulster (province du Royaume-Uni)

La seconde partie du périple, en Eire

La seconde partie du périple, en Eire

Autant cela a été aisé de résumer les voyages précédents que j'ai effectués avec ma fille, autant cela m'a paru compliqué de démarrer la rédaction du présent article.

Car aux lieux d'histoire ancienne, aux mythes et légendes que la géographie magnifique a peu à peu submergés, et où le ressenti d'aujourd'hui passe essentiellement par le nerf optique et les oreilles, a succédé un voyage qui a parlé le plus souvent au cœur et aux tripes.

En Irlande du Nord (province d'Ulster, faisant partie du Royaume - Uni), la géographie est toute aussi grandiose que dans la République, mais ici, plus qu'en Eire, on prend le drame de l'Irlande en pleine face, que ce soit dans les quartiers tristes des villes visitées ou dans les pimpantes bourgades côtières. Signes et symboles sont là pour entretenir le souvenir.

Notre voyage a fait des bonds considérables à travers deux 'pays' et 60 000 000 d'années d'histoire. Tout d'abord en Ulster, à Belfast et Londonderry; puis de Castlerock, le long de l'extraordinaire côte, vers la Chaussée des Géants et son site à couper le souffle; Dark Hedges pour les fanas de "Game of Thrones"; Belfast de nouveau, pour vivre le drame du Titanic, construit aux chantiers navals Harland & Wolff...

En Eire : c'est Newgrange et son tumulus néolithique, ses triskels et autres gravures mystérieuses;  Bective et son abbaye cistercienne; la colline de Tara, capitale mythique de l'Irlande; Dublin, Trinity College et le Livre de Kells.. pour ne citer que les principaux lieux visités..  

Soleil, pluie et tempête, mer d'huile et vagues de surf, sable fin à l'infini, galets, rochers, falaises vertigineuses, ciel sans limites, fous de bassan, routes scéniques, fuchsias, bruyère, forêts de pins, moutons à perte de vue, châteaux hantés, paysages sublimes, couleurs -le vert domine- ...lumière... musées exceptionnels... mais surtout, rencontre d'un peuple chaleureux, super accueillant et généreux, toujours aux petits soins pour les cyclistes que nous étions.

C'est malgré tout l'histoire du siècle dernier qui a donné le ton au périple : luttes sanglantes pour l'indépendance de la république d'Irlande, que rappellent de nombreux monuments vus en Eire... mais surtout, plus récemment, les drames vécus par les communautés d'Irlande du Nord.. plaies encore vives de part et d'autre des "lignes de démarcation", foyers de méfiance et de rejet malheureusement encore entretenus et attisés par des esprits d'un autre temps mus par des idéologies d'intolérance, de mépris de l'autre et d'ego/intérêts personnels.   

 

14 septembre : mise en route. Paris - Morlaix - Roscoff et à bord du 'Pont-Aven', devenu au fil des ans, un 'vieil ami'.

La route, on commence à la connaître. En effet c'est la troisième fois qu'on l'emprunte, l'Irlande étant un aimant irrésistible pour les cyclos que nous sommes. Une fois encore on est seuls dans la "bétaillère" du TGV jusqu'à Rennes. Un peu plus tassés dans le TER jusqu'à Morlaix . Il fait beau et la balade le long de l'estuaire menant à Roscoff est un bonheur, d'autant plus que l'on n'est pas pressés.

Sacrilège ! Pas de Kouign Amanns à la pâtisserie de St Pol de Léon ! Faudra attendre le retour. Au port ce sera une longue attente mais cette fois, les deux-roues sont les premiers à embarquer. On retrouve rapidement nos repères à bord, même si l'on a parfois l'impression de parcourir un labyrinthe pour trouver la cabine..  Un bon dîner clôt la soirée. Au lit de bonne heure. Demain, c'est le vrai départ de l'aventure. 

Morlaix et son impressionnant viaduc du chemin de fer.

Morlaix et son impressionnant viaduc du chemin de fer.

Belle demeure aux abords de Carantec

Belle demeure aux abords de Carantec

On est dans le Léon..

On est dans le Léon..

L'église de Saint Pol de Léon apparaît entre les arbres

L'église de Saint Pol de Léon apparaît entre les arbres

Rien à craindre avec de tels piquets

Rien à craindre avec de tels piquets

Le Pont-Aven était là, à nous attendre

Le Pont-Aven était là, à nous attendre

La baleine se préparant à engloutir les 'Jonas' des temps modernes..

La baleine se préparant à engloutir les 'Jonas' des temps modernes..

15 septembre. Cork - Galway - Dublin - Belfast... Une journée en train... 

Levés de bonne heure pour le petit déjeuner pris dans le self du navire, et, "croisière" oblige, promenade sur les différents ponts pour observer la mer et l'approche de l'Irlande. Vent, ciel gris mais pas de pluie. Des dauphins s'amusent à suivre le bateau, faisant quelques bonds puis disparaissant au fond de l'eau. Après le passage du phare balisant l'entrée de la rade on nous annonce enfin qu'il est temps de descendre au pont N° 3, là où nous avions laissé nos vélos hier soir. Rien n'a bougé. Remontage des sacoches, montage rétros à la poignée droite des guidons. Quelques minutes après 10h00 on a quitté la zone portuaire, en route pour le pub "Shamrock", balisant la petite route permettant de rejoindre Monktown puis la véloroute de bord de mer, direction centre-ville Cork. Première belle rencontre : un homme sortant du petit magasin à côté du pub nous offre une boite de biscuits "pour la route". Ils se sont avérés bien utiles durant les heures de train qui nous attendaient.

A 11h45 on est à la gare de Cork-Kent. Cette année, le trajet vers Belfast a été difficile à finaliser. Pour diverses raisons, le site web des chemins de fer irlandais ne permettait pas d'acheter les billets plus d'une semaine avant le départ et lorsqu'enfin l'accès devint possible, il est apparu que le tronçon Cork - Dublin ne pouvait se faire avec les vélos pour cause de travaux occasionnant un transbordement vers des autocars pour une section du trajet. La seule option pour nous était de faire un Cork - Galway, puis Galway - Dublin, ajoutant, outre les désagréments de changements de train,  plusieurs heures de voyage à une journée déjà longue. Heureusement pour nous, le train Cork - Galway fut direct, sans changement à Limerick Junction comme on le craignait. 

A 17h20 on était dans le train de Galway à Dublin. Vélos debout dans les goulottes prévues à cet effet. Arrivée prévue juste après 20h00. Remontage des ânes et mise en route, à toute allure, le long de la Liffey, le fleuve traversant la ville, direction la gare de Dublin Connolly. Il fait nuit, la chaussée est envahie par les bus à impériale et la circulation dingue du samedi soir. Les trottoirs sont bondés..pas question de regarder le paysage si l'on veut arriver entiers à la gare. Tête dans le guidon je surveille Jenny qui colle à ma roue arrière. Les pistes cyclables sont sur la route. Les ponts défilent à droite. Petite erreur de parcours vers la fin, rapidement corrigée. La gare de Connolly est en hauteur par rapport au niveau de la rue. Je ne vois pas d'ascenseurs alors ce sera un accès par escalator, selon la technique bien rodée avec Rémi. (vélo très penché contre son cavalier qui le tient au guidon, retenu à l'arrière par le deuxième cycliste pour éviter un glissement sur les marches métalliques).

En un rien de temps on est sur le quai N° 2. Le compartiment vélos est vaste mais manque d'attaches murales. Des sandows feront l'affaire.. Nos places sont un peu plus loin, dans un wagon jouxtant le bar...devenu rapidement annexe du bar tant l'ambiance y est festive... Chansons, cris, boissons à gogo et rigolades, mais aussi pleurs et vagissements de la vieille copine saoule d'un des fêtards en goguette nous accompagnent sur le dernier tronçon.  Surtout ne croiser personne du regard pour éviter d'être happé dans la fête...

A Portadown, vingt minutes avant l'arrivée à Belfast, la troupe quitte le train après d'ultimes échanges avec des passagers imprudemment entrés dans le jeu. Soudain c'est le calme, un vide absolu, que l'on apprécie malgré tout, après pratiquement deux journées de voyage.

L'hôtel est trouvé sans problèmes, les vélos garés dans la salle de réunion et les cyclistes direction l'horizontale pour un repos bien mérité. 

 

 

Au petit matin sur le pont arrière du Pont-Aven

Au petit matin sur le pont arrière du Pont-Aven

Tout est impeccablement entretenu

Tout est impeccablement entretenu

Le Cork - Galway. La place ne manque pas pour les vélos

Le Cork - Galway. La place ne manque pas pour les vélos

16 septembre. Belfast - Cullybackey

La météo est au beau. Après un solide petit déjeuner, on quitte l'hôtel suivant le tracé défini pour sortir de Belfast en direction d'Antrim (ouest), en restant le plus possible sur les petites routes de campagne. On n'avait aucune idée de ce qui nous attendait au plan physique ou émotions... Partant de University Street c'est d'abord University Rd vers le nord, puis Hope St et Grosvenor Rd, plein ouest. A droite dans Cullingtree Rd et à gauche dans Albert Street, vers Northumberland Rd et Shankill.

A l'intersection avec Falls Road /Divis Street, (A501), alors que rien ne nous avait préparé à ce que l'on allait découvrir, on "tombe" sur un grand nombre de peintures murales aux messages politiques et humains très forts.  Toute l'injustice de la planète semble s'être concentrée sur cet "International Wall"  et sur les murs adjacents, recouverts de revendications et de paroles des opprimés de toute nature.

Pacifistes et martyrs de la lutte armée irlandaise et étrangère, grévistes de la faim morts en prison, Palestiniens évincés de leurs terres, Africains Américains combattant pour l'égalité, Catalans Indépendantistes, défenseurs des droits civiques, sans oublier tous les laissés pour compte dans la mondialisation galopante... Tous se côtoient sur ces murs qui en disent long sur le chemin qui reste à parcourir pour que la dignité humaine soit enfin réalité. 

On pleure d'émotion devant tant d'injustice qui nous est subitement jetée à la figure. 'The Troubles" terme hypocrite (tout autant que ce que l'on appellait les "Événements d'Algérie"...) qualifient les luttes fratricides ayant déchiré et endeuillé le peuple de l'Ulster jusqu'à la signature des accords du Vendredi Saint en 1998.

"The Troubles" des années 60, 70, 80... semblaient, vus de France, un combat lointain, mené sur une autre planète, blanc contre noir, bon contre méchant, le curseur des responsabilités se déplaçant au gré des reportages. Ça paraissait simple.. C'était la faute de l'autre.  Soudain, confrontés à tout cela, sans préparation, dans un des épicentres de l'horreur, (l'autre étant Londonderry), on est amenés à se rendre compte que les responsables sont dans les deux camps et que tant que le passé décidera de l'avenir, il n'y aura aucune chance de s'en sortir...

La "ligne de démarcation" est là, devant nous : deux solides portes en métal qui fermaient la route séparant Irlandais catholiques des Irlandais protestants. Des barbelés coiffent les murs. Entre les deux communautés, un 'no man's land', dont un des murs porte une fresque intitulée 'Imagine'... En face, une croix, la Croix des Croix, symbolisant 45 années de conflits en Irlande du Nord... Lénine disait que la religion est l'opium du peuple. Ici, cette même religion, Chrétienne, faut pas l'oublier, continue de détruire toute chance de réconciliation réelle...  

Au bout de Northumberland Road on vire à gauche dans Shankill Road et c'est le deuxième choc !

Ici on est dans la zone protestante, unioniste, orangiste, des tenants de la légalité de la présence anglaise en Ulster. Le Union Jack (drapeau anglais) flotte partout : aux devantures de magasins, en banderoles zig-zaguant à travers Shankill, devant les églises, partout, pour rappeler aux oublieux que l'Irlande du Nord est une composante du Royaume Uni et qu'il n'en serait être autrement. (ou est-ce pour se rassurer ?) 

Shankill a aussi son 'lot' de mémoriaux, de peintures murales, de panneaux photographiques explicites et descriptifs.  Mais ici, contrairement à l'International Wall de Divis Street, l'ennemi est clairement identifié et les messages plus violents encore.

Ma fille me faisait remarquer que les couronnes et autres arrangements floraux posés devant les monuments honorant les camarades tombés sous les balles de l'ennemi sont constitués de fleurs fraîches. La mémoire est encore vive. Un pardon sera-t-il un jour possible ?

Les messages sur Shankill Rd semblent plus polarisés sur un ennemi unique que ce que l'on avait vu juste avant. Ici, on lit un rejet tenace de l'autre communauté. La haine (?) de l'autre s'exprime dans un environnement de "Council houses" (pavillons HLM tristes, attachés les uns aux autres...), de boutiques taguées, de clubs de 'revanche', de rues en vrac, de 'bondieuseries'... On n'en finit pas de regarder, de ne rien comprendre, de sentir la tension à fleur de peau, la dynamite qui n'attend qu'une allumette... et la crainte du Brexit n'arrange rien.

Photos, beaucoup de photos pour se souvenir, et en route, la tête farcie de ce que l'on venait de vivre.

La sortie de Belfast en direction d'Antrim se fait via une côte qui n'en finit pas. Malgré une météo fraîche on atteint rapidement la position "sauna". A mi-côte la veste rejoint les habits de pluie dans le filet. Un peu plus loin, alors que j'attendais Jenny qui peinait un peu, un jeune garçon sort d'une maison pour m'offrir une tasse de thé ! Son père renouvelle la proposition que nous déclinons avec force remerciements. Sur ces entre faits le grand-père arrive dans un petit fourgon, probablement invité à partager le repas dominical avec ses enfants. Voyant Jenny qui arrivait à ma hauteur en poussant son âne il lui propose de la transporter avec le vélo jusqu'en haut de la côte ! Que de générosité spontanée ! Notre voyage commençait bien. 

Le haut de la côte offre une vue imprenable sur le lac d'Antrim, 3ème plus grand lac d'Europe occidentale.

Dès la bosse passée, on quitte rapidement la route passante pour une petite "départementale", Lylehill Rd.  en direction de Templepatrick, route étroite et bucolique, parfumée d'odeurs de lisier et d'autres senteurs campagnardes.

Nouvelle rencontre à Loughanmore Rd : au vu de mon mât à drapeaux, un promeneur et son chien m'abordent pour me demander d'où nous venions et où nous allions, s'il pouvait nous aider... Heureuse conversation qui nous fait économiser pas mal de kilomètres le lendemain. En effet, on avait prévu de pédaler de Cullybackey à Coleraine pour prendre le train vers Londonderry. Il nous informe que nous pouvons aussi bien prendre ce même train à la gare de Cullybackey, que c'est la même ligne !  Merci Monsieur !

Passage dans Antrim sans revoir le lac. Brève visite à Antrim Castle Gardens, histoire de manger un bout à leur excellente cafétéria. 

A Randalstown, c'est direction plein Nord vers Ballymena, via la Magheralane Rd, petite route up and down, bordée de bois et de champs.

Hésitants à l'entrée de Ballymena, un automobiliste nous propose de le suivre pour nous mettre sur la route de Cullybackey. Traversant la ville devant nous à 10km/h, il s'assurera que nous avions vu l'embranchement de la route avant de filer. Encore une expérience heureuse. Encore une fois merci pour cette aide précieuse.

Quelques courses pour le dîner; quelques kilomètres supplémentaires et nous voici chez Helen et Georges qui nous accueillent chaleureusement avec une tasse de thé accompagnée de gâteau maison.

Première vraie journée en Ulster, mais quelle journée ! Les sens, tous les sens ont déjà été mis à rude épreuve... 

Qu'en sera-t-il demain à Londonderry ?

 

Entrée en matière

Entrée en matière

L'image parle d'elle-même. Les barbelés coiffent la fresque...

L'image parle d'elle-même. Les barbelés coiffent la fresque...

Dans la nation des "Droits de l'Homme", de tels propos seraient passibles de prison.

Dans la nation des "Droits de l'Homme", de tels propos seraient passibles de prison.

Camarades de l'INLA, tombés au combat. (Irish National Liberation Army), branche dissidente de l'IRA Officiel... Classée organisation terroriste.)

Camarades de l'INLA, tombés au combat. (Irish National Liberation Army), branche dissidente de l'IRA Officiel... Classée organisation terroriste.)

Irish Republican National Congress, œuvrant pour une réunification de l'Irlande.

Irish Republican National Congress, œuvrant pour une réunification de l'Irlande.

Dictateur ou héros populaire ? Celui-ci n'a pas besoin d'introductions.

Dictateur ou héros populaire ? Celui-ci n'a pas besoin d'introductions.

Fresque des 'Civil-Rights'. Frederick Douglass, un précurseur, au centre.

Fresque des 'Civil-Rights'. Frederick Douglass, un précurseur, au centre.

Des enfants : "Global Commodity.... Free Range Slave", exploitation et horreur derrière une des grilles du no-man's-land

Des enfants : "Global Commodity.... Free Range Slave", exploitation et horreur derrière une des grilles du no-man's-land

"Imagine" dans le no-man's land. Les deux grilles séparant les communautés... Pour l'instant, elles restent ouvertes..

"Imagine" dans le no-man's land. Les deux grilles séparant les communautés... Pour l'instant, elles restent ouvertes..

En effet, elle est fragile, un rien peut la flanquer parterre...

En effet, elle est fragile, un rien peut la flanquer parterre...

La Croix des Croix... Et ils se prétendent tous Chrétiens !

La Croix des Croix... Et ils se prétendent tous Chrétiens !

Côté Protestant. Souvenir d'un massacre commis par l'IRA. La plaque n'augure pas le pardon...

Côté Protestant. Souvenir d'un massacre commis par l'IRA. La plaque n'augure pas le pardon...

"IRA - Sinn Fein - Etat Islamique : pas de différence".. Côté protestant on ne fait pas non plus dans le détail..

"IRA - Sinn Fein - Etat Islamique : pas de différence".. Côté protestant on ne fait pas non plus dans le détail..

Le mémorial 'Bayardo' en entier.

Le mémorial 'Bayardo' en entier.

Shankill Road.

Shankill Road.

C'est à chaque fois comme cela que ça se termine.. Au cimetière, plus personne n'a raison...

C'est à chaque fois comme cela que ça se termine.. Au cimetière, plus personne n'a raison...

Autres camarades tombés 'innocemment'

Autres camarades tombés 'innocemment'

Quartiers sordides à la ligne de démarcation.

Quartiers sordides à la ligne de démarcation.

17 septembre. Cullybackey - Londonderry, en train par la Scenic Railway.

Il a plu durant la nuit. Le ciel est encore chargé nous intimant de mettre les habits de pluie pour le court trajet vers la gare.

Petit déjeuner chez Helen et Georges en compagnie d'un couple d'Américains venus, comme beaucoup d'autres, faire des recherches généalogiques. Belle conversation avec le mari, ancien gradé Airborne basé en Allemagne au plus fort de la Guerre Froide..

On vise le train de 11h08.. En sortant le vélo de Jenny du garage, je me rends compte que le pneu arrière (bien évidemment) est à plat. Démontage rapide car le temps pressait. Une épine de rosier était plantée dans le flanc, juste au-dessus de la bande de roulement.. Réparation rapide et en route.

La Scenic Railway est un bonheur. Beaucoup de place pour les vélos que l'on charge tout montés. On paye à bord. Trajet sans histoires, souvent au ras de l'eau ou le long de plages immenses; hectares de champs de gazon, moissons encore en cours, moutons, marécages, roseaux..; de l'autre côté, falaises herbeuses, cascades, maisons perchées... le tout coiffé par un ciel plombé, gris profond, ne demandant qu'à se déverser sur une terre qui n'en avait plus besoin. Le train caracole tranquillement de gare en gare offrant au voyageur des vues magnifiques sur chaque bord.

Terminus à Londonderry après un court trajet le long de la Foyle. On passe de l'autre côté de la rivière en empruntant le Pont Craigavon, pont à deux étages menant à la rive gauche.

Première interrogation : que représentent ces nombreuses paires de chaussures d'hommes et de femmes, attachées à la rambarde du pont, souvent accompagnées d'un message, d'un poème, de quelques mots de souvenir ? Bien que l'on s'en doutait, mais incrédules tout de même devant un tel nombre, elles symbolisent le dernier geste des nombreux désespérés qui ont préféré mettre fin à leurs jours dans les eaux troubles du fleuve, plutôt que d'affronter une vie sans intérêt pour eux. C'est choquant ! 

Face au pont, sur la rive gauche, érigée au milieu d'un petit rond-point, se trouve une troublante statue d'espoir, vœu de réconciliation des communautés, main tendue vers l'autre.. Elle s'appelle "The hands across the divide". On reste un bon moment à la regarder, à en faire le tour, à espérer comme ces deux hommes en bronze qu'un jour la fraternité régnera de nouveau dans cette province... Ce que l'on verra quelques heures plus tard nous donnera un aperçu du chemin qu'il reste à parcourir....

 

"Hands across the Divide"

"Hands across the Divide"

Passage rapide à l'Office du Tourisme pour obtenir des cartes. La préposée nous avait vus arriver, ce qui a déclenché une conversation enrichissante et notamment l'explication "des chaussures".. Le B&B est situé dans Abbey Street, dans le "Bogside" que l'on souhaitait découvrir. Sympathique accueil de la gérante norvégienne. Check-in, dépose sacoches et vélos et en route à pied pour Rossville Street, lieu de tant de drames mais surtout du 'Bloody Sunday' du 30 janvier 1972. 

La baffe sera pire ici qu'à Belfast, le ciel plombé accentuant un peu plus encore le ressenti. Immédiatement on est confrontés à la version 'catholique' des événements, par le biais d'immenses fresques murales, monuments, panneaux, photographies rivalisant dans l'horreur de ce que cette population, qui avait eu le malchance de naître dans le camp des démunis, des opprimés, avait subi depuis si longtemps sous le joug d'une minorité au pouvoir. Toute l'histoire récente de l'Irlande du Nord est là, étalée sous nos yeux, sur les quelques centaines de mètres de Rossville Street. 

Après avoir parcouru la rue de long en large, avoir lu les explications des fresques, s'être recueillis devant le monument aux 14 morts du Bloody Sunday, puis devant le "H Block" Monument sur lequel le nom de Bobby Sands me renvoie début '80, au moment où il s'est laissé mourir plutôt que de capituler, on se dirige vers le Musée du Free Derry (MOFD) pour essayer d'y voir plus clair.

Très chaleureux accueil par deux responsables surpris par notre visite d'Irlande du Nord en vélo.

Petit, mais riche musée conduisant le visiteur à travers l'histoire qui explose fin janvier 1972. Photos incompréhensibles tant ce qu'elles racontent est inimaginable, affiches, films, bandes sonores, documents, objets, habits "du dimanche" perforés par les balles...douilles de fusil de guerre : histoire réelle sans filet de sécurité.

Ici, on est au cœur du secteur des opprimés et ils crachent leur venin tout aussi fort que les protestants de Shankill. Pour l'instant les deux camps semblent se tolérer mais le pardon paraît loin encore, sinon totalement utopique tant qu'une collégialité (co-gestion) réelle n'existera pas, tant que les enfants des deux communautés, ne seront pas "brassés" dans une école commune, apprenant à vivre ensemble, à s'éloigner de l'ancrage funeste de leurs aînés... 

Longue discussion avec les responsables... On peine à absorber une situation si incompréhensible, si fragile encore aujourd'hui. Ici aussi, le Brexit fait peur.

Eireen et Padraig (prénoms changés) nous mettent un mot sur un feuillet distribué par le musée, et qui retrace les événements de la journée du Bloody Sunday : il s'avère que chacun d'entre eux à perdu un frère assassiné par les paras anglais. C'était en 1972, mais comment pourraient-ils oublier ? Combien de générations avant le pardon ?

On quitte le musée abasourdis par ce que l'on venait de vivre, la tête résonnant des cris des bandes sonores et du "We shall overcome" chanté en boucle... horrifiés par tant de violence. Il faudra maintenant digérer tout ceci, espérant qu'une résurgence de haine rancunière et d'intolérance ne vienne anéantir l'espoir, pour rebâtir peu à peu les fondamentaux de respect de la différence. 

Les photos qui suivent parlent d'elles-mêmes.

Soudain on avait besoin de revoir la lumière... Demain, retour à Castlerock avec le Scenic Railway..

 

En vélo en Irlande du Nord et Eire - 6ème édition des Voyages avec ma Fille.
En vélo en Irlande du Nord et Eire - 6ème édition des Voyages avec ma Fille.
Royal Ulster Constabulary - Police Service of Northern Ireland : "Noms différents mais mêmes objectifs"..

Royal Ulster Constabulary - Police Service of Northern Ireland : "Noms différents mais mêmes objectifs"..

MOFD : Museum of Free Derry.

MOFD : Museum of Free Derry.

"Droit de vote... du travail, pas de religion... pas de sectarisme"...

"Droit de vote... du travail, pas de religion... pas de sectarisme"...

Operation Motorman, juillet 1972 : effractions par l'Armée anglaise... sans mandats...

Operation Motorman, juillet 1972 : effractions par l'Armée anglaise... sans mandats...

Bloody Sunday : le massacre des innocents.

Bloody Sunday : le massacre des innocents.

Bloody Sunday...

Bloody Sunday...

"L'homme" au cocktail Molotov

"L'homme" au cocktail Molotov

Détail du panneau précédent

Détail du panneau précédent

L'horrible vérité derrière le masque : c'est un enfant ! (photo du MOFD)

L'horrible vérité derrière le masque : c'est un enfant ! (photo du MOFD)

Bernadette Devlin : Irish Civil Rights Leader, Députée au Parlement du Royaume Uni de 1969 à 1974

Bernadette Devlin : Irish Civil Rights Leader, Députée au Parlement du Royaume Uni de 1969 à 1974

Le "H-Block Monument" sur lequel sont inscrits les noms des grévistes de la faim, morts en prison. Le premier nom est celui de Bobby Sands.

Le "H-Block Monument" sur lequel sont inscrits les noms des grévistes de la faim, morts en prison. Le premier nom est celui de Bobby Sands.

Volontaire INLA/IRA; Nom; Date de naissance; Date de décès; Âge... Durée de la grève de la faim...

Volontaire INLA/IRA; Nom; Date de naissance; Date de décès; Âge... Durée de la grève de la faim...

Deuxième branche du "H". Cf. photo précédente

Deuxième branche du "H". Cf. photo précédente

Le 30 janvier 1972. Pièces exposées au MOFD.

Le 30 janvier 1972. Pièces exposées au MOFD.

Les 14 martyrs inscrits sur le monument du Bloody Sunday. Les frères de Eireen et Padraig (noms changés) y figurent.

Les 14 martyrs inscrits sur le monument du Bloody Sunday. Les frères de Eireen et Padraig (noms changés) y figurent.

L’Épitaphe gravé sur le monument.

L’Épitaphe gravé sur le monument.

Douilles ramassées après l'assaut des paras anglais (exposées au MOFD)

Douilles ramassées après l'assaut des paras anglais (exposées au MOFD)

La 'Paix' est fragile..

La 'Paix' est fragile..

Une seule colombe ne suffira pas.. il va en falloir une volière pleine...

Une seule colombe ne suffira pas.. il va en falloir une volière pleine...

18 septembre. Londonderry - Castlerock par le Scenic Railway.

Pendant que Jenny finit de refaire ses sacoches, je file au Musée revoir Eireen (nom changé), des questions m'étant venues dans la nuit. Encore une conversation intéressante. Achat de cartes postales et retour au B&B où on attend un peu avant de mettre en route pour la gare, via le Pont de la Paix, qui enjambe la Foyle en aval du pont d'hier.

Voyage éclair dans l'excellent train qui fait toute la ligne jusqu'à Belfast Victoria, gare située tout près de notre hôtel du 1er soir. Les prix sont plus élevés que dans les trains de la République.

Castlerock est atteinte après une petite demi-heure. Aujourd'hui, le soleil est de sortie. L'immense ciel bleu est parsemé de petits cumulus de beau temps. Un vent frais souffle de l'ouest.

Après Belfast et Londonderry on voulait de la lumière et de l'air... aujourd'hui on est particulièrement gâtés !

Castlerock n'a ni château, ni rochers. C'est un gros village d'un peu plus d'un millier d'habitants. Seulement quelques maisons qui s'étalent le long de deux-trois rues, deux églises, un front de mer propret bordé de pavillons. Un golf, des mobile-homes de vacances, une poignée de B&B, une épicerie, des cafés ouverts en saison, quelques magasins et un Office du Tourisme géré par les locaux.

Mais Castlerock a une plage immense de sable fin s'étendant à l'infini à l'est et à l'ouest. La Baule et les plages de Vendée peuvent aller se rhabiller. Seul problème, faut probablement envisager de se baigner en anorak..

Les vélos attachés à un anneau prévu à cet effet, on se faufile entre les dunes recouvertes d'herbes de bord de mer. C'est marée basse. Devant nous des centaines de mètres de plage parsemée de quelques rares coquillages. Le vent soulève des feux follets poudreux de sable fin, les expédiant à ras de sol vers le bord de l'eau.

Seule présence dans toute cette immensité : un jeune femme photographiant des fous de bassan plongeant du haut du ciel dans l'océan à la recherche de leur déjeuner.

La côte s'étend à l'infini des deux côtés. Au loin, à l'ouest, au dessus du Donegal, le ciel semble menaçant.

Arrêt pique-nique sur les hauteurs de Castlerock. Rencontre d'un couple de promeneurs rentrant d'une collecte de mûres. Ils se proposent de garder nos vélos chez eux au cas où nous souhaiterions nous rendre au domaine de Downhill Demesne à pied. C'est une vaste réalisation de l'excentrique Comte-Evêque Frederick Hervey, datant du 18ème siècle. Aujourd'hui, seuls les vents parcourent les pièces du château qui a perdu fenêtres et toitures au fil du temps. Une tour circulaire, le Mussenden Temple, ancienne bibliothèque du domaine, est située au bord de la falaise à plus de 200m du "château". Elle a le privilège d'avoir gardé sa toiture et ses vitres. L'ensemble est planté sur une immense étendue herbeuse de plusieurs hectares.

L'ensemble étant situé trop loin pour accepter l'offre sympa qui nous était faite, on reprend les vélos et on met en route sur une belle piste cyclable bordant l'A2, La Causeway Coastal Route.

On entre au domaine par 'Lion's Gate', deux énormes piliers de pierre surmontés de 'lions' ressemblant plus à des chiens qu'aux fauves africains qu'ils étaient censés représenter. Faut dire qu'à l'époque, rares étaient ceux à avoir vu de vrais lions...alors on laissait filer l'imagination.

Al, gérant de la caravane-café sur le parking, sous contrat avec le National Trust (les Monuments Historiques anglais) fait office de buvette, snack, bureau de renseignements, gardien de vélos... dispensant avec son fort accent écossais, toutes sortes de conseils et d'anecdotes aux visiteurs. C'est un régal de l'écouter. 

On le quitte le temps de la visite. Il n'y a plus rien à voir au 'château', ni au Temple (fermé), par contre la vue en contrebas, du bord de la falaise, est époustouflante. Le soleil et le vent, plus un petit coup de pluie qui nous avait finalement rattrapés, donnent une dimension irréelle au lieu !

Au retour, discussion sur le Brexit, conseils pour ne pas payer inutilement la visite de la Chaussée des Géants, savoir choisir le meilleur whiskey chez Bushmills... et une mise en garde météo ! Il paraît que ça allait se gâter !

Retour vers le B&B trouvé sans mal. Un véritable haras. Maison et dépendances magnifiques. Seul problème : pas de restos en ville... alors ce sera un A/R vers Coleraine  avec un chauffeur de taxi super. 

Au retour, le vent se lève. Al ne nous avait pas raconté de bobards...

 

Abords de la plage de Castlerock

Abords de la plage de Castlerock

La goulotte menant à la plage

La goulotte menant à la plage

Jenny paraît bien minuscule sur la plage

Jenny paraît bien minuscule sur la plage

Un miroir du ciel

Un miroir du ciel

Castlerock vu de notre aire de pique-nique.

Castlerock vu de notre aire de pique-nique.

Un cycliste au domaine de Demesne

Un cycliste au domaine de Demesne

Le château a connu des jours meilleurs

Le château a connu des jours meilleurs

Tout est prêt pour la pose des fenêtres

Tout est prêt pour la pose des fenêtres

Au bout du chemin, le Temple-Bibliothèque..

Au bout du chemin, le Temple-Bibliothèque..

Vers l'ouest, les 11 km de plage de Downhill

Vers l'ouest, les 11 km de plage de Downhill

Vers l'est c'est Portstuart. Au pied de la falaise, on aperçoit le tunnel et les rails du Scenic Railway

Vers l'est c'est Portstuart. Au pied de la falaise, on aperçoit le tunnel et les rails du Scenic Railway

La bibliothèque, vue du château.

La bibliothèque, vue du château.

Il ne reste que la carcasse du Château

Il ne reste que la carcasse du Château

Fuchsias décorant une colonnade

Fuchsias décorant une colonnade

Jenny, Al et notre Conseiller Bushmills

Jenny, Al et notre Conseiller Bushmills

19 septembre. Castlerock - Giant's Causeway - Portrush...   Jour de la Grande Tempête et d'autres désagréments..

Après un petit déjeuner "full Irish" pris dans la belle salle à manger de notre B&B, on décide d'attendre un peu pour voir comment allait évoluer la tempête. Si elle s'était un peu calmée durant la nuit elle reprenait maintenant force et vigueur, expédiant les chaises de jardin aux quatre coins de la pelouse, alternant trombes d'eau, accalmies, soleil, re-trombes d'eau etc..

Ayant vérifié la météo sur le site "Ventusky" on décide de mettre en route vers 11h00, la situation étant prévue d'évoluer dans le bon sens dès le début de l'après-midi.

On emprunte la petite route secondaire menant à Coleraine pour éviter la circulation de l'A2. Le très puissant vent ARR et 3/4 ARR nous poussait aux fesses, mais dans un même temps nous obligeait à bien tenir le guidon pour ne pas terminer dans les haies d'aubépine bordant la route. La pluie avait cessé. Le ciel était même bleu et ensoleillé par endroits.

Pas de soucis particuliers jusqu'à Coleraine à part un gros arbre tombé en travers de la route. Après avoir cassé une branche pour dégager un passage, on continue sans autres désagréments. Aux abords de la ville, attente sous un bouquet d'arbres qu'une grosse averse passe. Ce sera la dernière jusqu'au milieu de l'après-midi. Le vent, lui, soufflait toujours de l'ouest mais la piste cyclable N° 93, menant à Portstewart, direction plein nord, était protégée par des haies tout le long.

On allait rapidement comprendre que ce n'était pas un avantage....  

Dans Portstewart Jenny m'annonce qu'elle avait crevé à l'arrière. On se met à l'abri du vent (et d'une nouvelle averse -horizontale-), derrière un Café pour réparer.

A peine l'arrière remonté que c'est l'avant qui est à plat.. Résultat, on recommence... 8 fois ! trempant la chambre dans l'eau d'un gobelet en carton que Jenny était allée chercher au café.

Malgré tout le soin pris à vérifier l'intérieur des pneus : passage des doigts, essuyage avec un chiffon, retrait de ce que l'on voyait avec une pince à épiler, on n'arrivait pas à bout des maudites épines d'aubépine que le vent avait éparpillées sur la piste cyclable. 

J'étais convaincu que le Fahrradmanufaktur T100 de Jenny (vélo vendu comme VTC), était équipé de VRAIS pneus Schwalbe pour VTC.

Erreur !

Probablement pour des histoires de réduction de coût ou de positionnement concurrence, c'étaient de simples pneus 'urbains' (Schwalbe Citizen) qui équipaient son vélo...quasiment aussi fins que des boyaux ! Ça promettait pour la suite...

Cette constatation m'amène à attirer l'attention des cyclos qui seraient tentés par l'Irlande du nord sur les points suivants:

-Les kilomètres de belles haies qui bordent la grande majorité des routes sont des buissons d'aubépine

-Ces haies sont généralement taillées en automne par des machines qui projettent beaucoup de branches sur les bas-côtés et sur la route. Le vent s'occupe ensuite de les éparpiller un peu partout, y compris, sur la piste cyclable..

-Il est fortement conseillé de monter des 'Schwalbe Marathon Plus' (ou similaires), avec renforts/bandes anti-crevaison dans l'épaisseur de la bande de roulement. Mon Rock'n'Roll en est équipé et n'a eu aucun problème.

-Prendre également une paire de chambres à air de rechange (cf. mon article "Check list").

Après deux heures de patience et pratiquement plus de dissolution dans les tubes on remet en route, n'étant pas 100% convaincus que l'on était au bout de nos peines. Portrush : coup de pompe, Gulls Point : coup de pompe...mais peu à peu on progressait le long de l'A2, circulant sur le trottoir (propre) avec en contre-bas, à gauche, d'époustouflantes vues sur les falaises, les arches, l'océan. Le vent, toujours soutenu, avait chassé les nuages. La lumière rasante du soleil de cette fin d'après-midi faisait péter les couleurs. C'était magnifique !

Rapide passage au château de Dunluce, fermé pour cause de tempête. On s'y arrête néanmoins pour admirer les couleurs, les vagues, les embruns projetés en hauteur par le vent.

Les arrêts "coups de pompe" nous ralentissent un peu mais les réparations semblaient avoir réglé la majorité des problèmes (au moins à l'ARR.). Malheureusement, le gobelet en carton était bien étroit et ne permettait pas de gonfler comme il aurait fallu. On avait probablement loupé d'autres trous minuscules. Tant pis ! De toutes façons, la décision était prise de changer pneus et chambres dès que l'on trouverait une boutique de vélos... et l'hôtel Causeway n'était plus bien lion...et le site était si magnifique que l'on n'allait pas se laisser gâcher la vie !

A Portballintrae on prend à gauche sur Bushfoot Rd puis à droite dans une sente qui rejoignait une ancienne ligne de chemin de fer menant à l'hôtel, le "Giant's Causeway and Bushmills Railway", rien que ça !

Chemin en cendrée longeant la ligne, serpentant entre les dunes de sable recouvertes d'oyats (?), herbes hautes brossées en tous sens par les vents. Finalement le temps perdu à réparer nous avait été bénéfique au point de vue météo...car à cette heure tardive la lumière était magique !

Arrivant enfin à l'hôtel on nous annonce qu'il était fermé n'ayant plus de courant électrique suite à la tempête. La direction avait 'recasé' tous les clients dans des hôtels des environs, le notre étant à une quinzaine de kilomètres, sur la route que l'on venait de faire.... 

Voyant que nous étions en vélo, la réception a immédiatement appelé un taxi (à leurs frais), pour transporter cyclistes et bagages vers le nouvel établissement, après avoir accepté, à défaut des clients, d'héberger les montures pour la nuit, sous l'escalier monumental menant aux chambres... 

En trajet, Sam, le sympathique chauffeur de taxi, fait un détour par Bushmills pour nous indiquer un garage susceptible de nous dépanner en pneus et chambres. Ça tombait bien, Bushmills étant sur notre route du lendemain.

Installation au Magherabuoy de Portrush. Hôtel et personnel nickel. Repas excellent. Taxi organisé pour le retour au Causeway hotel au matin... et au lit, la tête farcie des événements de la journée... Et quelle journée !

 

Au lever ce n'était pas franchement encourageant !

Au lever ce n'était pas franchement encourageant !

Au petit déjeuner. La classe !

Au petit déjeuner. La classe !

Ça passe !

Ça passe !

Jenny se cramponnant au guidon pour ne pas s'envoler...

Jenny se cramponnant au guidon pour ne pas s'envoler...

Sortie de Portstewart. On venait de finir de réparer. Les mouettes indiquent le sens du vent.

Sortie de Portstewart. On venait de finir de réparer. Les mouettes indiquent le sens du vent.

Le long de l'A2. Non, ce n'est pas une sculpture monumentale de "mon Général"...

Le long de l'A2. Non, ce n'est pas une sculpture monumentale de "mon Général"...

Les arches. Magnifique !

Les arches. Magnifique !

Le château de Dunluce.

Le château de Dunluce.

Autre vue du château

Autre vue du château

Les derniers kilomètres vers le Causeway Hotel. Lumière extra de fin d'après-midi.

Les derniers kilomètres vers le Causeway Hotel. Lumière extra de fin d'après-midi.

Une cycliste heureuse ! En arrière plan, le Causeway Hotel...

Une cycliste heureuse ! En arrière plan, le Causeway Hotel...

La chambre à air ARR. après la bagarre...

La chambre à air ARR. après la bagarre...

20 septembre. Portrush - Chaussée des Géants - Dark Hedges - Glens of Antrim - Cushendun

Encore une journée dingue !

Petit déjeuner de marathoniens. Le taxi, assurant comme souvent des transports scolaires tôt le matin, ne peut nous prendre qu'à 9h20 pour nous ramener au Causeway Hotel. On y dépose les sacs, constatant une fois encore que le pneu AV du vélo de Jenny est à plat. Pas question de recommencer le cinéma d'hier : un bon coup de pompe devrait suffire pour rejoindre le garage situé à Bushmills à 3-4 km de l’hôtel.

Le Centre d'accueil de la Chaussée des Géants est encore fermé à cause des dégâts subis durant la tempête d'hier. Il a prévu d'ouvrir d'ici une heure. Ne voulant pas perdre de temps supplémentaire on file sur la petite route menant au site. Au détour d'une avancée de la falaise on débouche soudain sur l'extraordinaire formation géologique, vieille de plus de 60 millions d'années. Unbelievable ! Lieu difficile à décrire. Les photos parlent d'elles-mêmes. Lumière froide du matin sous un soleil radieux. Brise de mer. Roches brunes, noires. Falaises herbeuses. Site magnifique que l'on ne cesse de photographier... comme si la photo pouvait rendre le ressenti impossible à qualifier tant c'est un endroit extraordinaire. 

On dirait qu'un carreleur fou avait tenté de poser des milliers de tomettes géantes sur un sol en montagnes russes, partant de la falaise et terminant le travail dans l'océan... Il y a des colonnes à tous les niveaux, de toutes hauteurs, toujours régulièrement imbriquées les unes dans les autres, de couleur noire ou marron/gris, que la mer vient laver à chaque vague. Chaque assaut des flots laisse des petites flaques d'eau dans les sommets concaves des colonnes. 

Bref passage au Visitor Center enfin ouvert. Cartes postales, livrets et coups de tampon dans nos carnets viennent s'ajouter aux trésors ramassés ici et là, depuis le départ.

Le trajet vers le garage providentiel situé à Bushmills suit la même route que celle de notre arrivée hier, à travers les dunes, le long de la petite voie de chemin de fer, jusqu'au terminus. Pas de vent, pas de bruit, juste une belle lumière d'automne qui s'est un peu réchauffée depuis le matin.

Nigel, le préposé du garage en charge du vélo de ma fille fait mille choses en même temps, mais parvient à nous changer les deux chambres en un temps record. (Pas de pneus en 28 pouces alors ce sera un changement des chambres seulement). Nettoyage "professionnel" de l'intérieur des pneus avant remontage. On en profite pour acheter deux chambres supplémentaires, au cas où....on ne sait jamais !

Il est plus de midi quand on remet en route après de chaleureux remerciements pour le travail accompli.

Première direction : "Dark Hedges", Bregagh Road, près d'Armoy, cette curieuse allée de hêtres qui semblent imbriqués les uns dans les autres, que l'on retrouve dans la série culte "Game of Thrones", (1er épisode, deuxième saison..). Le téléobjectif compresse les arbres de "Kings Road" créant un effet dingue.

Est-ce pour nous récompenser des misères de la veille ou seulement d'être arrivés au bon moment... toujours est-il que pendant un instant Jenny a la rangée d'arbres à elle toute seule. Magique !

Il est malheureusement temps de filer car nous avons encore le Glen à franchir avant d'arriver à Cushendun, étape du jour.

Le ciel n'est plus aussi clair que ce matin, une grisaille envahit peu à peu les collines. Il ne pleut pas encore.

La petite route à travers le glen serpente tranquillement en montée par prés et bois de feuillus, puis de sapins, puis d'immenses étendues de bruyère. Partis d'une cinquantaine de mètres d'altitude on se retrouve au 'col' à 350m. Trajet long et fastidieux parcouru très lentement, heureusement contrebalancé, après le sommet, par une descente de plus de 10 km vers Cushendun. Dommage que la lumière n'ait pas été plus gaie car les paysages étaient grandioses le long de la rivière Glendun.

Un seul pub ouvert en ville (Mary McBride's), alors on ne traîne pas car la cuisine ferme à 19h00... Fish and Chips et Guinness nous font le plus grand bien après une longue journée pleine de tant d'aventures.

Les deux kilomètres jusqu'au B & B se font malheureusement sous la pluie qui nous avait rattrapés. Cerise sur le gâteau : notre hébergement se trouvait au milieu des champs, en haut d'une méga-côte que même les plus téméraires n'auraient pas tentés, la vitesse de pédalage étant trop faible pour assurer le fonctionnement de la lumière du vélo....

Maggy était sur le pas de sa porte à nous attendre, la lumière de son entrée agissant comme un phare au milieu de la nuit... Elle avait déjà déplié des dizaines de pages de vieux journaux sur la moquette de son salon afin que les vélos ne passent pas la nuit dehors ! 

 

Y'en a des milliers comme ceux-là..

Y'en a des milliers comme ceux-là..

Les quelques visiteurs donnent la dimension du lieu

Les quelques visiteurs donnent la dimension du lieu

Un papa heureux !

Un papa heureux !

Les tomettes, lavées par chaque vague..

Les tomettes, lavées par chaque vague..

1ère récompense pour les misères d'hier.

1ère récompense pour les misères d'hier.

En vélo en Irlande du Nord et Eire - 6ème édition des Voyages avec ma Fille.
A chaque instant la lumière change.

A chaque instant la lumière change.

Remontage de la roue arrière : une de faite !

Remontage de la roue arrière : une de faite !

Arrivée à Dark Hedges...

Arrivée à Dark Hedges...

Encore un peu de patience...

Encore un peu de patience...

2ème récompense : ça y est, tout est à toi toute seule Jenny !

2ème récompense : ça y est, tout est à toi toute seule Jenny !

Presqu'en haut du col...

Presqu'en haut du col...

Descente vers Cushendun : la rivière Glendun.

Descente vers Cushendun : la rivière Glendun.

Le salon de Maggy, 21 septembre avant le départ... Les vélos ont bien dormi..

Le salon de Maggy, 21 septembre avant le départ... Les vélos ont bien dormi..

21 septembre. Cushendun - Larne (hauteurs de Larne...)

Vérité du jour : "En Bretagne il fait beau plusieurs fois par jour... En Irlande du Nord il fait beau plusieurs fois par heure", (surtout le long de la côte...).

Partis de chez Maggie sous le soleil on prend conscience de la côte que l'on avait dû affronter hier soir. Elle faisait bien 15% ou même un peu plus. Pas étonnant qu'on avait dû pousser les ânes vers l'étable..

Le trajet d'origine, au départ, devait nous mener à Cushendall par une route passant en sommet de falaise... On avait déjà donné hier. Une nouvelle côte à 10%+ ne nous enchantait guère. On prend donc l'A2, (Véloroute N° 93), route un peu plus passante et plus longue, mais tracée en fond de vallée.

S'en suit une étape magnifique en bord de mer, parfaitement à plat avec vent ARR sur la majeure partie du parcours. Falaises, plages de galets et de sable, varech, lumière et couleurs intenses, averses, arcs en ciel, vent...

La Scenic Causeway est un must absolu, surtout en vélo. Ça donne le temps de tout absorber. Couleur de l'eau, îles au large (Maidens Lighthouses en face de Ballygalley), oiseaux de mer, villages fleuris, yuccas et autres plantes "tropicales"... C'est beauté non-stop..

Un poteau, tout contre un temple maçonnique, rappelle que les temps ont été malheureusement plus agités par le passé et que la violence n'a pas sévi que dans les quartiers de misère des grandes villes.. Curieuse cohabitation de Tolerance et d'Intolérance...

Arrêt à Carnlough pour un snack. Le vent du large, les paysages et les kilomètres avalés sans peine donnent faim et le petit déjeuner était déjà loin.. Joli petit port plein de couleur.

Continuation sur Glenarm, Ballygalley et finalement Larne. Notre B&B est sur les hauteurs, en pleine campagne.

A une intersection en ville, une vieille dame en voiture s'arrête pour nous demander si on était perdus, si on avait besoin d'aide.. On lui fait part de notre destination. "Ah mes pauvres...ça monte tout le long sur quatre ou cinq km..."  

Pour commencer on doit sortir de Larne par une côte à 18%, heureusement très courte.. Nouvelle occasion de pousser les vélos car pas question de casser la chaîne.. La dame avait dit vrai.. Le trajet monte jusqu'au bout, mais sur une pente un peu moins raide, à travers champs et prés parsemés de moutons.

Un second automobiliste offre ses services. Celui-là est plus rassurant : c'est à 500m sur la gauche ! 

Super accueil par la propriétaire de "Billy Andy's", pub-restaurant-B&B perdu au milieu de nulle part. Vélos débâtés et rangés au sec dans un vieil appentis.

Douche et descente au bar pour le premier whisky du voyage : un Bushmills Black servi dans des verres de cantine.. On se souvenait des recommandations du copain d'Al, à Castlerock. Le choix était parfait. 

Un super repas clôt cette magnifique journée de pédalage le long d'une des plus belles côtes du monde (dixit la brochure). Pour nous, le vent arrière l'avait rendue plus belle encore.

Seul problème : pourquoi les B&B sont-ils toujours en haut de la dernière côte de la journée ?

Demain on sera à Belfast ! La boucle en Irlande du Nord aura été bouclée (trop vite).

 

 

Côté 'terre' de la route côtière

Côté 'terre' de la route côtière

C'est comme cela sur des dizaines de kilomètres..

C'est comme cela sur des dizaines de kilomètres..

Parfois ça se gâte, mais jamais bien longtemps

Parfois ça se gâte, mais jamais bien longtemps

Le petit port de Carnlough

Le petit port de Carnlough

Les petits pois...sont rouges...

Les petits pois...sont rouges...

Une des nombreuses baies

Une des nombreuses baies

Rock'n'Roll aux bains de mer

Rock'n'Roll aux bains de mer

Passages des moutons

Passages des moutons

Le serpent de mer

Le serpent de mer

Ici aussi l'horreur a frappé. On n'oublie pas...

Ici aussi l'horreur a frappé. On n'oublie pas...

Les Phares des Maidens, à 10km de la côte..

Les Phares des Maidens, à 10km de la côte..

Une nature époustouflante

Une nature époustouflante

Avant Larne, à Ballygalley

Avant Larne, à Ballygalley

Celui-là avait été passé au Mir Laine..

Celui-là avait été passé au Mir Laine..

Le énième arc en ciel... On y a eu droit tout au long de l'après-midi (Snapshot tiré d'un film, d'ou léger flou).

Le énième arc en ciel... On y a eu droit tout au long de l'après-midi (Snapshot tiré d'un film, d'ou léger flou).

22 septembre. Glenoe (Billy Andy's) - Belfast (Finaghy, au sud-ouest de Belfast).

A 9h30 on quitte Billy Andy's direction Glenoe et l'A2, route désagréable et très passante qui nous mènera, le long de la côte, jusqu'à Belfast.

Premier arrêt, la cascade de Glenoe Park atteinte après une bonne mise en jambes à froid. De la route on ne voit que le panneau indiquant l'endroit. Il faudra continuer un peu pour découvrir, par un chemin à droite, cette belle cascade perdue dans un écrin de verdure (bien verte !). Traversée de Glenoe en direction de l'A2, par une petite route, un peu plus longue que la directe sur Carrickfergus, mais bien moins vallonnée.

On débouche sur l'A2 à Shore Road,  qui jusqu'à Carrickfergus, est un calvaire tant les bas côtés, lot habituel des cyclistes, sont abimés/pourris et tant ça roule à cette heure sur une des principales artères menant à Belfast.

Bref arrêt au Château de Carrickfergus pour passer à l'Office du Tourisme, histoire de vérifier comment aborder Belfast, qui, sur la carte, ne semblait desservie que par des routes à grande circulation. L'employée de l'Office fait des recherches et m'imprime une carte détaillée du parcours m'assurant qu'à partir de la sortie de sa ville on serait en site propre jusqu'à destination. Merci à elle pour tant d'aide !

Au chapitre des informations et réalisations dont la France pourrait s'inspirer... les toilettes publiques au pied du château ont gagné le Premier Prix de Propreté et d'Accueil d'Irlande du nord ! Un diplôme, fièrement affiché à l'entrée, atteste de cette 1ère place qu'elles semblent avoir obtenue plusieurs années de suite ... Les ayant visités, j'atteste qu'elles étaient irréprochables !

La piste cyclable enfin atteinte est un régal, aussi bien au niveau tranquillité qu'à celui de la beauté des lieux qu'elle traverse.

Tantôt en sous bois, tantôt en bord de mer, elle serpente paisiblement jusqu'au abords immédiats de la ville. Belles lumières, ciel bleu pommelé de petits cumulus, soleil, brise, quelques contributions à la culture dans un parc..

L'entrée dans Belfast se fait via les docks, vides et bouclés le samedi après-midi. On flâne dans les 'nouveaux quartiers', où l'héritage maritime de la ville a été entièrement rénové, préservant ainsi tant de beaux bâtiments devenus au fil des temps bureaux ou logements haut de gamme. De nombreuses pistes ont été construites pour le plus grand bonheur des cyclistes.

Profitant de la proximité de la gare on passe acheter les billets pour le départ vers Drogheda demain après-midi. En cinq minutes tout est réglé pour cyclistes et vélos et on remet en route pour le B&B situé à Finaghy, à quelques kilomètres au sud du centre.

A 19h00, car on n'avait pas mis grand-chose dans la chaudière depuis le matin, on s'attable à une nouvelle portion de Fish and Chips, histoire d'en faire un classement à la fin du voyage. Retour dans nos appartements pour une dernière nuit en Ulster. Quelle semaine riche en découvertes, en événements et en rencontres. Décidément, va falloir revenir...

 

L'appentis à vélos chez Billy Andy's. Il a fallu que je fasse un peu de place.

L'appentis à vélos chez Billy Andy's. Il a fallu que je fasse un peu de place.

Les cyclistes devant la cascade de Glenoe Park

Les cyclistes devant la cascade de Glenoe Park

Magnifique cascade dans un bois de hêtres

Magnifique cascade dans un bois de hêtres

Prèles et muriers, c'est l'automne !

Prèles et muriers, c'est l'automne !

"Toilettes de l'année", 1er prix au niveau national, catégorie 'Autorités Locales'.

"Toilettes de l'année", 1er prix au niveau national, catégorie 'Autorités Locales'.

L'approche de Belfast

L'approche de Belfast

Une contribution à la culture des masses...boulet à repeindre tous les ans...

Une contribution à la culture des masses...boulet à repeindre tous les ans...

Une mer d'huile, derniers kilomètres avant les docks

Une mer d'huile, derniers kilomètres avant les docks

Les curieux panneaux de la piste cyclable N° 93

Les curieux panneaux de la piste cyclable N° 93

Ca y est !

Ca y est !

Dans les dock rénovés

Dans les dock rénovés

23 septembre. Belfast - Chantiers navals Harland & Wolff - Musée du Titanic - Drogheda (Eire).

Petite averse au lever mais qui laisse rapidement place au soleil, accompagné d'un vent bien frais tout de même.. Notre B&B n'étant en fait qu'un 'B' car ne fournissant pas le petit déjeuner, on se fait une tasse de thé avant de filer vers un café en ville puis vers le complexe du Titanic, via des quais superbement aménagés en pistes cyclables partagées. Le site du musée à proprement parler n'est qu'un des éléments de l'immense réhabilitation du quartier des docks et chantiers navals. Des navires, tel le "Nomadic", construit à Cherbourg, sont exposés en cale sèche et visitables. Les deux gigantesques grues portiques jaunes de Harland and Wolff  (Goliath : 96m de haut et Samson : 106m de haut -cette dernière, pratiquement aussi haute que le 2ème étage de la Tour Eiffel-), visibles à des kilomètres à la ronde, coiffent ce chantier naval mythique.

Visite fascinante du musée en forme d'étraves multiples du Titanic. Les salles retracent l'histoire de Belfast, tout particulièrement au XIXème siècle : Lin et filatures, puis le développement industriel et naval menant à la construction du Titanic de la White Star Line. Les aspects de la conception et de la construction du navire sont magnifiquement documentés et présentés. Un système de petits wagonnets suspendus simule une descente dans les entrailles du monstre -insubmersible- en construction, s'arrêtant devant plusieurs "ateliers", décrivant  tâches et conditions de travail quasi inhumaines des ouvriers du chantier. Chaleur, obscurité, bruit, absence totale de notions d'ergonomie.... Deux années à se tuer au boulot pour une nouvelle Tour de Babel, un navire qui coulera lors de sa première traversée !!

Panneaux, cartes, films, bandes sonores, reconstitutions et objets divers expliquent l'évolution de la construction du monstre, son lancement, son aménagement, la débauche de luxe des premières classes... et sa perte en mer, dans le contexte social de l'époque :  masses laborieuses, peu qualifiées, exploitées et condamnées à s'accrocher à leur travail, quelle qu'en soit la difficulté....  Seule façon, pour beaucoup, de survivre dans cette époque. Deux heures de visite passionnante !

Au retour on explore le "Nomadic", vaisseau 'transbordeur' qui a amené, une fois seulement en ce qui concerne le Titanic, les passagers de 1ère et 2ème classe du port de Cherbourg vers le navire colossal qui devaient 'stationner' en haute mer, la faute à son tirant d'eau. On connait la suite..

Le 'Nomadic' est le seul et dernier navire flottant de la White Star Line. Après différents services et propriétaires, il fut un temps restaurant flottant sur la Seine, en amont du pont d’Iéna. Promis à la casse il fut sauvé par une action associative et ramené à Belfast où il sera restauré.

Il est temps de filer vers la gare. Trajet sans histoires jusqu'à Drogheda où la météo est toujours au beau fixe.

Installation au B&B. Les vélos sont rangés dans la Lingerie. Départ immédiat à pied "en ville" à la recherche d'un pub ou similaire pour le dîner. Ce sera malheureusement (on est dimanche soir..) un Chinese take-away.. assis sur de hauts tabourets de bar à manger un repas indescriptible dans une boîte en carton avec une fourchette en plastique trop courte. L'essentiel était d'avoir pu manger un bout. Heureusement que les petits déjeuners, eux, assuraient une combustion durable dans la chaudière..

Encore une superbe journée de découvertes sous une météo 90% clémente mais devenant un peu frisquette tout de même. 

 

Avec un tel petit déjeuner on est assurés de tenir quelques heures..

Avec un tel petit déjeuner on est assurés de tenir quelques heures..

Au fond on aperçoit Goliath et Samson

Au fond on aperçoit Goliath et Samson

Le 'Nomadic' dans sa cale sèche

Le 'Nomadic' dans sa cale sèche

Une cycliste ravie, nos vélos, et au loin, le Musée du Titanic

Une cycliste ravie, nos vélos, et au loin, le Musée du Titanic

Une autre époque

Une autre époque

Fille et père devant le Musée du Titanic

Fille et père devant le Musée du Titanic

L'insubmersible..

L'insubmersible..

Le radio de bord. On dit qu'il aurait pu faire éviter la fin tragique du Titanic (?)

Le radio de bord. On dit qu'il aurait pu faire éviter la fin tragique du Titanic (?)

Les derniers messages...

Les derniers messages...

Habits de "cyclandrier"; équipement cycliste pour pays humides...

Habits de "cyclandrier"; équipement cycliste pour pays humides...

24 septembre. Drogheda - Newgrange - Bective

Mise en route à la fraîche sous un ciel bleu pâle. Encore du Soleil plein le ciel : quelle chance !

Première partie de la route assez passante, jusqu'à l'embranchement avec l'autoroute. Pour nous ce sera un trajet sur le trottoir après vérif. que les bas côtés ne contiennent pas de haies d'aubépine... Au-delà on se retrouve sur une belle route de campagne zig-zaguant entre haies et prés jusqu'à Newgrange que Jenny souhaitait visiter. Le site est un énorme tumulus néolithique vieux de cinquante siècles, réhabilité par les O'Kelly, une famille d'archéologues irlandais passionnés qui y ont consacré 40 ans de leur vie, restaurant un tas de terre couvert d'arbres et laissé à l'abandon depuis la nuit des temps à sa condition actuelle de monument mégalithique majeur.

On y arrive milieu de matinée, après une court trajet en vélo. La chance est encore avec nous ! Il reste encore des places pour la visite guidée (obligatoire) de 11h15. Le personnel du Visitor Center nous permet d'accrocher les vélos à la barrière juste devant la porte d'entrée se proposant même de les surveiller durant notre visite !

Le Visitor Center est superbe et très documenté sur les monuments similaires qui constellent la façade atlantique, tels que Gavrinis et le Petit Mont en France, ainsi que sur la période néolithique et ses réalisations diverses et variées (Stonehenge, Carnac...).

Un court film axé sur les aspects astronomiques du tumulus est présenté au public en boucle. Il explique les découvertes relatives à l'alignement du soleil et à sa pénétration jusqu'au fond de l'étroit passage du monument le jour du solstice d'hiver.. jour de renaissance de la lumière..

Le site de Newgrange organise même une tombola permettant aux heureux gagnants de participer à cet événement exceptionnel mais non garanti, car le ciel peut en décider autrement en masquant l'astre de jour derrière un épais écran de nuages !  

Le trajet de 10 minutes vers le site se fait en minibus. Là on est pris en charge par petits groupes par d'excellents guides qui expliquent, avec force anecdotes, ce qu'ils savent de la provenance des pierres, de leur acheminement sur site, de la construction du monument, de son utilisation supposée, de l'arrangement des abords etc., laissant à chacun le soin de décider de la signification des éléments de décoration : multiples gravures dans les énormes blocs extérieurs; triskels, dont un superbe gravé dans la paroi de la salle au fond du couloir... et autres damiers de losanges que l'on retrouve à plusieurs endroits... Belle modestie de la part du guide devant tant d'histoire inexpliquée.. Toutes les suppositions se valent nous dit-il.

Nous sommes invités ensuite à pénétrer dans l'étroit passage par une porte basse et à nous glisser, parfois de travers, vers la 'salle du fond' qui prend la forme d'un 'trèfle à 3 feuilles' un peu irrégulier, chacune des trois minuscules 'salles' contenant une pierre à surface concave ayant paraît-il contenu, à l'époque de l'utilisation du tumulus, les cendres de personnages importants.

Fabuleuse et passionnante visite trop rapidement terminée qui nous montre une fois encore qu'il y a bien longtemps, des peuples dits 'primitifs' avaient déjà pas mal réfléchi aux questions qui nous hantent encore aujourd'hui : l'univers, la nature, la vie, la mort...

Après un passage obligé à la boutique du centre et un snack rapide on remet en route vers Bective, étape du jour, empruntant une succession de petites routes -bordées de haies- mais nous évitant le bruit et le désagrément de la circulation des voies plus directes. Lumière magnifique de fin d'après-midi. Couleurs d'automne.. Quel paysages paisibles !

Le Moulin de Bective nous accueille chaleureusement dans un site magnifique. Jake le très vieux labrador vient nous faire la fête mais retourne rapidement s'étaler devant le feu de cheminée allumé dans le salon de la vieille bâtisse.

Encore une très belle journée que l'on conclura dans un petit restaurant du village d'à côté. Retour à la nuit sous une pleine lune claire mais glaciale. On rejoindra Jake devant le feu... 

Le tumulus de Newgrange

Le tumulus de Newgrange

Les cyclistes au Visitor Center

Les cyclistes au Visitor Center

Le triskel décorant la pierre au fond du couloir

Le triskel décorant la pierre au fond du couloir

Une autre représentation, cette fois, à l'extérieur

Une autre représentation, cette fois, à l'extérieur

Jenny devant l'entrée. On aperçoit la porte basse derrière l'énorme dalle horizontale.

Jenny devant l'entrée. On aperçoit la porte basse derrière l'énorme dalle horizontale.

Une autre vue de Newgrange

Une autre vue de Newgrange

C'est ainsi que les O'Kelly l'on trouvé, à l'origine de leur fouilles...

C'est ainsi que les O'Kelly l'on trouvé, à l'origine de leur fouilles...

La superbe campagne irlandaise..

La superbe campagne irlandaise..

Jenny à la peine au départ de Newgrange

Jenny à la peine au départ de Newgrange

Malgré tout, "première en tête", elle passera le drapeau du Finish !

Malgré tout, "première en tête", elle passera le drapeau du Finish !

Les ruines de l'abbaye de Bective, juste à côté de notre B&B

Les ruines de l'abbaye de Bective, juste à côté de notre B&B

La rivière du Moulin au couchant.

La rivière du Moulin au couchant.

25 septembre. Bective - colline de Tara et retour.

Après un énième "full Irish breakfast", mise en route pour la colline de Tara sous un ciel plus gris que prévu, parcouru par un vent désagréable. Premier village : Kilmessan à 3km; Tara 7km plus loin, sur des petites routes bordées de haies, nous protégeant des éléments. A la sortie de Kilmessan, au détour d'un virage, on a une première vue de la pierre dressée sur une butte herbeuse, au loin.

Très peu de monde sur le petit parking, mais l'obligatoire tea-room-boutique-de-souvenirs est ouvert offrant sa marchandise 'made in China' et....'made in France', pour certains tissages ! On croit rêver..

Le site se trouve sur une vaste colline d'herbe rase, tondue par un troupeau de moutons bien éventés. La légende voudrait que ce lieu ait été la capitale mythique de l'Irlande, colline où tous les rois auraient été couronnés, jusqu'au VIème siècle..

Le symbole de la souveraineté est matérialisé par une pierre cylindrique dressée, d'environ 1,5m de haut, (Le Lia Fail -La Pierre du Destin), positionnée sur un des endroits les plus élevés de la butte. Toujours selon la Légende, cette pierre avait des pouvoirs magiques transmis à ceux qui la touchaient durant des cérémonies toutes aussi mythologiques.

Les tumulus occupant une vaste partie de la butte sont aujourd'hui à peine visibles au niveau du sol. Vus des airs c'est beaucoup plus 'parlant'.

Photos à la Pierre du Destin, vœux (on n'a rien à perdre..) et surtout émerveillement qu'une simple pierre ait tant impressionné les esprits depuis si longtemps.

Le vent a raison de notre désir de rester même s'il nous permet de profiter de l'endroit seuls.. Pas question d'imaginer faire un pique-nique sur cette hauteur pelée. Retour par le petit cimetière. L'église (fermée) est devenue 'Visitor Center' à entrée payante..

Après un rapide snack, on ne traînera pas, d'autant plus que les cieux mettent à exécution les menaces du matin sous forme d'un beau crachin Breton. Entre Celtes, même traitement du touriste...

Retour par Kilmessan. Achat de provisions pour le dîner du soir que l'on prendra au B&B. Hier soir il faisait trop froid au retour.

La fin de l'après-midi sera passée au chaud à mettre nos carnets à jour et à écrire des cartes postales.

La lumière céleste s'étant rallumée en fin d'après midi on en profite pour aller visiter les ruines de l'abbaye cistercienne de Bective, juste en face de notre hébergement. Jake nous accompagnera et prendra un bain dans la rivière au retour...

 

 

Les cyclistes à la Pierre du Destin de Tara

Les cyclistes à la Pierre du Destin de Tara

La campagne autour de la Butte

La campagne autour de la Butte

Le site de la Colline de Tara, vu d'avion. L'église-Visitor-Center est dans le coin, en haut, à droite.

Le site de la Colline de Tara, vu d'avion. L'église-Visitor-Center est dans le coin, en haut, à droite.

Le pique-nique sera bref...

Le pique-nique sera bref...

Le cloître de l'abbaye de Bective

Le cloître de l'abbaye de Bective

L'unique "fantaisie" encore visible

L'unique "fantaisie" encore visible

Magnifique élément d'architecture

Magnifique élément d'architecture

'Le Nom de la Rose', version irlandaise...

'Le Nom de la Rose', version irlandaise...

Jake au bain, insensible au climat irlandais

Jake au bain, insensible au climat irlandais

26 septembre. Bective - Dublin (Stillorgan).

Après une ventrée de framboises fraiches et de miel tout droit sorti des ruches du Moulin (le miel était encore les alvéoles..) on quitte Bective et Jake le labrador, par la route que le patron nous avait indiquée. Bon choix, car même si l'on n'a pas vu les deux châteaux dont il nous avait parlé, on économisait plus de cinq kilomètres sur un trajet qui allait être bien long.

Lente descente sur la 147 très passante, sur trottoirs vides et quand cela n'était pas possible, sur la large bande d'arrêt d'urgence bordant la route. A la hauteur du magasin AVOCA que j'avais noté comme point tournant, on quitte le bruit pour continuer sur des petites routes super calmes de la grande banlieue nord de Dublin.

On aborde la ville sur de belles pistes cyclables super roulantes, via d'énormes zones d'activité très 'aérées' : bureaux, sociétés de transport, pharmacie etc. Les premières zones résidentielles traversées (Finglas West - Ratoath Road) ne respirent pas l'aisance. Le seul avantage pour nous de passer par ces zones était que nous quittions les routes principales au profit d'un calme relatif.

Juste après Tolka Valley Park la route empruntée (R805) enjambe le 'Royal Canal'. Une étude rapide de la carte nous indique que ce canal traverse Dublin par le nord, nous évitant tout le centre ville, avant de terminer dans le port tout près du pont que nous avions prévu de prendre pour nous rendre à Stillorgan, notre destination.

En moins de temps qu'il ne faut pour le dire on se retrouve sur le halage près de l'écluse N° 8. Halage très sympa bordant un canal étroit équipé d'écluses minuscules à fort dénivelé. Une cycliste rencontrée nous confirme que nous pourrons aller pratiquement jusqu'à la Liffey, "terminus" du cours d'eau.

Vers la fin du parcours, à Drumcondra, on découvre une crêperie bretonne tenue par un Brestois. Brin de causette : "La farine, le cidre et le café viennent de France" qu'il me dit...

A la hauteur de l'écluse N° 1 on doit quitter le halage, ce dernier étant fermé au-delà.  Cela nous oblige à passer devant la gare de Dublin Connolly, d'où l'on était partis le 15 au soir. Nouvelle boucle bouclée !

La fin du trajet sera une longue et pénible route le long de la côte et d'une grande 'nationale'. C'est la sortie des bureaux... Bruit, circulation, gaz d'échappement, foules, chaleur (oui !) plus une ou deux erreurs de parcours fatiguent les cyclistes débarquant à peine de leur voyage dans le temps.

Rachel, notre hôtesse nous accueille avec une tasse de thé et des biscuits. Les ânes sont débâtés et mis en pâture sur sa pelouse. S'en suivent un "debrief" de notre voyage et des recommandations pour demain, journée que l'on consacrera à la visite de Dublin.

Après un excellent dîner pris dans un pub à quelques rues de notre B&B, c'est 'extinction rapide des feux' car Jenny nous a réservé une visite du "Livre de Kells" à Trinity Collège, demain à 8h00 et il y a une bonne demi-heure de bus pour nous y rendre.

 

Derniers moments tranquilles..

Derniers moments tranquilles..

Je voudrais celui d'en dessous..

Je voudrais celui d'en dessous..

Une Madone érigée en mémoire de Francis McDonagh, par Les Gens du Voyage..

Une Madone érigée en mémoire de Francis McDonagh, par Les Gens du Voyage..

Le long du Royal Canal, un régal !

Le long du Royal Canal, un régal !

Une des minuscules écluses, occupée par une famille de cygnes

Une des minuscules écluses, occupée par une famille de cygnes

Echelle d'écluses, au fond, le stade de Croke Park

Echelle d'écluses, au fond, le stade de Croke Park

Abords de Croke Park.. ne pas louper le virage sous le pont

Abords de Croke Park.. ne pas louper le virage sous le pont

Dublin nord..

Dublin nord..

L'écluse N° 1. Fin du parcours à Amiens Street.

L'écluse N° 1. Fin du parcours à Amiens Street.

Contribution à la culture et Street Art.

Contribution à la culture et Street Art.

27 septembre. Dublin all day.

On part un peu avant sept heures pour prendre le bus direction le centre ville, afin d'être un peu avant huit heures devant l'entrée principale de Trinity College, vénérable institution fondée en 1592 par Elizabeth 1ère.

C'est dans la bibliothèque de l'université qu'est exposé Le Livre de Kells, manuscrit magnifiquement enluminé de 340 feuillets (approx. 37cm x 30cm), contenant principalement les quatre évangiles, écrit par des moines vers l'an 800 de notre ère.

Soleil, ciel bleu mais aussi vent très froid nous accueillent au point de rencontre. Un guide sympa,  très compétent, un brin exubérant et plein d'anecdotes nous positionne devant la porte à 8h00. En effet, il est impératif d'arriver les premiers ou parmi les premiers, la queue et les délais de visite s'allongeant considérablement par la suite. En attendant de pouvoir pénétrer dans la petite salle "du Livre", il nous conte la merveilleuse histoire de ce manuscrit qui a tant de fois failli disparaitre au cours de ses 12 siècles d'existence.

Après des explications sur la conception du Livre, le nombre de veaux qu'il a fallu abattre pour en récupérer les peaux, la provenance parfois très lointaine des couleurs employées, la composition des encres, la teneur des textes et la multitude de symboles représentés, on nous laisse admirer pendant quelques minutes deux folios des originaux exposés puis des fac-similés agrandis exposés aux murs. Il m'est impossible de décrire ce que l'on a vu tant le travail d'écriture et de calligraphie enluminée est exceptionnel.  Si les concepteurs d'une telle merveille ne devenaient pas aveugles à force de se concentrer, à la lumière d'une faible bougie, sur tant de détails infiniment petits, ils finissaient souvent empoisonnés  par les encres et autres couleurs d'enluminures, constituées pour beaucoup d'entre elles de métaux lourds hautement toxiques, à force de mouiller et épointer leur fins pinceaux dans la bouche.

La seconde partie de la visite nous fait découvrir la bibliothèque à proprement parler. (The Long Room). Immense salle boisée de plus de 60m de long, au plafond en plein cintre, bordée de chaque côté par des alcôves contenant un nombre impressionnant d'étagères où sont rangés les quelques 200 000 volumes les plus anciens détenus par l'institution. C'est splendide !

Après quelques autres explications sur l'histoire et le fonctionnement de l'université, nous quittons notre guide pour nous rendre au musée d'archéologie, rempli de trésors que les tourbières ont protégés du vol ou de la destruction pendant de nombreux siècles, notamment de nombreuses pièces en or, finement travaillées, des objets de l'époque des Vikings, du Moyen-âge, etc. Le bâtiment lui-même est splendide, en particulier la mosaïque de l'entrée, sous la coupole... et c'est gratuit !

Essai infructueux de visiter la Cathédrale St Patrick. Elle était fermée pour cause de cérémonie spéciale. Dommage.

Alors... continuation vers la Distillerie Teeling par des rues bordées de boutiques, maisons et immeubles en brique, béton et autres matériaux, rivalisant de style mais surtout de laideur et de manque d'harmonie. Tout paraît avoir été jeté là en vrac.

Belle visite de la distillerie qui est la seule à produire du Whisky irlandais dans Dublin intramuros. Dégustation obligatoire...et achats raisonnables car les sacoches sont déjà bien pleines...

On termine cette belle journée en passant à la gare pour acheter les billets à destination de Cork, demain. Voyageant avec des vélos on nous oblige à acheter les billets en ligne !!... J'ai bien essayé de discuter avec la préposée revêche. Rien à faire ! Heureusement que Jenny a un téléphone plus moderne que le mien. Après les manips d'usage : création de compte, âge du capitaine et fourniture de tout un tas d'informations qui n'ont rien à voir avec un simple achat de billet de train, on récupère enfin nos titres de transport au distributeur.

Retour en bus, (dont la ligne démarre heureusement de la gare, car en route, s'il est plein, il ne s'arrête pas), et arrivée chez Rachel à Galloping Green sous une pluie froide et pénétrante. Un thé et direction le même pub qu'hier pour dîner. Journée bien remplie. Cyclistes heureux, même si ça commençait à sentir la fin du voyage.

Demain destination Cork.

 

La cour de Trinity College à huit heures du matin : il faisait froid...

La cour de Trinity College à huit heures du matin : il faisait froid...

Enfin à l'intérieur. Notre guide échevelé.

Enfin à l'intérieur. Notre guide échevelé.

"Les quatre Evangiles", folio 27v du 'Livre de Kells'.

"Les quatre Evangiles", folio 27v du 'Livre de Kells'.

"The Long Room", la bibliothèque contient les livres les plus anciens de Trinity College

"The Long Room", la bibliothèque contient les livres les plus anciens de Trinity College

"The Long Room". A l'entrée, l'escalier en fer forgé

"The Long Room". A l'entrée, l'escalier en fer forgé

"The Long Room". Quelques étagères ...

"The Long Room". Quelques étagères ...

"Sphère dans la sphère", bronze du sculpteur italien Arnaldo Pomodoro, Trinity College.

"Sphère dans la sphère", bronze du sculpteur italien Arnaldo Pomodoro, Trinity College.

"Cactus Provisoire", réalisation d'Alexandre Calder. Trinity College

"Cactus Provisoire", réalisation d'Alexandre Calder. Trinity College

Vu à la caféteria du magasin Marks and Spencer..

Vu à la caféteria du magasin Marks and Spencer..

Rien que de les regarder, ça réchauffe...

Rien que de les regarder, ça réchauffe...

Un beau bas-relief au 23, Kildare Street (Dept. of Business, Enterprise and Innovation).

Un beau bas-relief au 23, Kildare Street (Dept. of Business, Enterprise and Innovation).

Dôme de la splendide galerie principale du musée d'archéologie

Dôme de la splendide galerie principale du musée d'archéologie

Musée d'archéologie, détail d'une fibule en or retrouvée dans une tourbière. Age de Bronze, environ 2 000 ans avant JC.

Musée d'archéologie, détail d'une fibule en or retrouvée dans une tourbière. Age de Bronze, environ 2 000 ans avant JC.

Musée d'archéologie, lingot d'argent, période romaine, 4ème - 5ème siècle de notre ère.

Musée d'archéologie, lingot d'argent, période romaine, 4ème - 5ème siècle de notre ère.

Musée d'archéologie, châsse du Missel de Stowe, ayant contenu un livre de messe du 8ème siècle. Re-décoré en 1370.

Musée d'archéologie, châsse du Missel de Stowe, ayant contenu un livre de messe du 8ème siècle. Re-décoré en 1370.

Face au Musée. Retour au XXIème siècle..

Face au Musée. Retour au XXIème siècle..

C'est tout ce que l'on aura vu de St Patrick...

C'est tout ce que l'on aura vu de St Patrick...

Trois belles cocottes en cuivre chez Teeling..

Trois belles cocottes en cuivre chez Teeling..

Conclusion d'une belle visite... pour nous, ce ne sera qu'un "wee dram".

Conclusion d'une belle visite... pour nous, ce ne sera qu'un "wee dram".

28 septembre. Dublin - Cork. Beau temps sec...

Quatre tartines grillées chez Rachel et en route à 9h45 pour la gare de Dublin par une suite de belles pistes cyclables en descente continue jusqu'aux abords du centre-ville. Beaucoup de vélos.

Après le pont du 'Grand Canal', pendant sud du 'Royal Canal', on file à gauche dans Adelaide Street, rue orientée est-ouest, qui nous conduira aux abords de la gare. C'est plus tranquille que de passer par le centre et les quais de la Liffey.

En route, "l'Inspirational Team" comme nous appelle Rachel, passe devant l'église Saint Jacques, siège du 'Camino' irlandais. Deux Frères très sympas nous accueillent et nous fournissent cartes et autres souvenirs ainsi que deux magnifiques coups de tampon dans nos carnets.

Après une courte attente à la gare, le train est annoncé au quai N° 2. Malheureusement, ce sera un train "à goulottes", nous obligeant à une séance de musculation pour insérer les vélos à l'oblique dans les gouttières très mal commodes d'accès. Faut croire que ceux qui les ont conçus n'ont jamais eu à les utiliser...

La bonne nouvelle c'est que le train est direct. On n'aura pas à traverser la moitié de l'Eire comme il y a 15 jours.

Arrivée à Cork sous un soleil radieux, même chaud ! Devant un thé sur la terrasse d'un café, sur le quai de la Lee, écriture des dernières cartes puis passage à la poste. La ville, pleine de vie cette veille de WE, est bien plus accueillante au soleil que sous la grisaille que nous avions connue les deux fois précédentes.

La route vers le B&B est simple, celui-ci étant situé sur la 'Scenic Route' menant au port de Ringaskiddy. La lumière de fin d'après-midi est belle sur les plans d'eau et les coteaux vallonnés s'étalant au-delà du très large bras de mer. Les oiseaux marins s'en donnent à cœur-joie dans la vase.

Helen et John nous accueillent avec chaleur et curiosité. Ce n'est pas souvent qu'ils ont affaire à une équipe de cyclistes "père-fille".

Le dîner dans la bourgade voisine nous oblige à ressortir les vélos et parcourir trois kilomètres en bord de mer.

Il fait encore jour à l'aller mais le retour se fait à la nuit tombée. A la chaleur de la journée succède un froid pénétrant. Le retour semble bien long !

Fallait quand-même immortaliser le passage..

Fallait quand-même immortaliser le passage..

Là, c'était au "siège" du Camino irlandais

Là, c'était au "siège" du Camino irlandais

Barques à quai, sur la Lee, à Cork

Barques à quai, sur la Lee, à Cork

Pour vendre, certains sont prêts à toutes les bassesses...

Pour vendre, certains sont prêts à toutes les bassesses...

Celle-là n'est pas pour nous..

Celle-là n'est pas pour nous..

En toute pour le B&B

En toute pour le B&B

Le trajet se fait sur une ancienne ligne de chemin de fer

Le trajet se fait sur une ancienne ligne de chemin de fer

Oiseaux de mer en plein boulot..

Oiseaux de mer en plein boulot..

Lumière irréelle sur l'autre rive.

Lumière irréelle sur l'autre rive.

29 septembre. Ringaskiddy et retour.

On reste un bon moment à discuter avec nos hôtes, Helen et John. Lui est Américain et a grandi dans une ferme du Michigan. Elle, est Irlandaise. Ils se sont connus sur une base militaire en Allemagne. 

En admirant sa collection de modèles réduits de vieux tracteurs et matériels agricoles divers, je propose à John de lui envoyer un 'vrai' tracteur : un Case IH, plus exactement un Steiger, car le vert de John Deere est trop prédominant à mon goût.. Ravi, il me remercie en me remettant un tout petit chenillard que je garderai précieusement en souvenir de notre visite.

Vers 11h00 on s'élance vers le port. Pas mal d'arrêts photo en route et visite de beau petit musée maritime du "Passage". L'histoire de ce lieu, ancien chantier naval en aval de Cork, est racontée à travers de nombreux documents, de beaux modèles de navires à voile et d'objets divers.

La terrasse ensoleillée du 'Bosun' nous happe au passage. Ultime occasion de boire une Murphy's pression avant l'embarquement.

Les derniers kilomètres jusqu'au port se font sans problèmes, sauf à devoir déplacer des barrières de chantier sur notre petite route coupée pour cause travaux. S'agissant d'une simple pose de canalisations, les vélos passent sans problèmes.  

Arrivée à Ringaskiddy à 14h30. Formalités de douane et d'embarquement expédiées en un temps record. 

Les vélos sont attachés par le personnel de bord dans un coin du pont N° 3. Cabine au pont N° 6. Belle vue sur la mer par l'immense hublot. Je file sur le pont pour assister à la sortie du port, admirant, comme à chaque fois, les rangées de maisons multicolores de Cobh, plaquées à la colline, telles des guirlandes de petits drapeaux de fête. C'est d'ici qu'est parti le Titanic pour son premier et ultime voyage... Derniers rayons de soleil sur les prairies surplombant la rade et soudain, au passage du phare, c'est le début de la haute mer.

Un 'repas de gala' clôt cette journée...et notre superbe périple 2018. Heureusement que l'on n'a pas encore tout vu de ce merveilleux pays. Cela nous donnera des raisons pour y revenir !

Avec un si long bec on ne se mouille pas la tête..

Avec un si long bec on ne se mouille pas la tête..

Au petit musée du Passage

Au petit musée du Passage

Dublin c'est Guinness; Cork c'est Murphy's

Dublin c'est Guinness; Cork c'est Murphy's

Pas question de faire demi-tour : le bateau nous attend !

Pas question de faire demi-tour : le bateau nous attend !

Mémorial du Titanic à Cobh

Mémorial du Titanic à Cobh

Les voilà, les fanions multicolores !

Les voilà, les fanions multicolores !

Bientôt ce sera la haute mer..

Bientôt ce sera la haute mer..

On ne se lasse pas de les photographier..

On ne se lasse pas de les photographier..

Un rayon de soleil imprévu !

Un rayon de soleil imprévu !

30 septembre. Roscoff - Morlaix - Paris. "Périple OVER...mais seulement en 'Pause' jusqu'au prochain départ...

Dur, dur de se réveiller à 5h00 du matin, 6h00 heure française), même au son d'une musique douce... On saute le petit déjeuner car le temps manque étant éjectés de la cabine à la demie cause ménage et remise en état des lieux pour le voyage suivant...

Dès l'ouverture (automatique) des portes donnant accès au pont, nous nous frayons un passage à travers les voitures moins nombreuses qu'à l'aller, afin d'accéder aux vélos attachés dans le coin du pont 3. Remontage des sacoches, remise des rétros à gauche du guidon et longue attente, le temps que les files successives sortent du navire. La place entre les voitures ne nous laisse la possibilité de nous faufiler avec les ânes de métal vers la file centrale, première à sortir.

Il fait nuit noir quand enfin on rejoint la terre ferme. Passage en douane sans problèmes et mise en route par la piste cyclable jusqu'à St Pol de Léon où on espère pouvoir prendre un petit déjeuner.

La boulangerie du coin de la place est ouverte et bien garnie en Kouign Amanns et autres "sucrances", comme dirait Jenny. Assis à califourchon sur un muret près de la basilique on déguste la spécialité tant attendue avec un café bien chaud, bien serré mais surtout, bien mérité.

Le jour commence à se lever. Il fera beau, mais c'est au prix d'un froid vif ! On emprunte la piste cyclable de Saint Pol vers le pont. Elle passe dans une belle campagne vallonnée, partiellement cachée dans les creux par des couches de brume matinale. Le ciel est magnifique. 

Le Pont de la Corde passé, c'est Google maps qui prend la relève à travers une campagne quadrillée par de nombreux petits chemins agricoles que l'on devra emprunter avant de descendre vers la route de la corniche, en aval de Morlaix. 

Nouvel arrêt au salon de thé situé sous le viaduc pour une boisson chaude plus viennoiseries prises au soleil de la terrasse. On y traîne un peu, c'est tout de même moins triste ici que sur le parvis de la gare.

Temps d'y aller. Après ce que l'on avait subi en Irlande, la côte de la gare paraît bien facile. 

Nos deux expériences passées de la gare de Morlaix nous avaient laissé un goût amer. En bon fatalistes, on se disait "jamais deux sans trois".

Erreur !

Ici je dois faire amende honorable et dire tout haut que "tout n'est pas pourri dans le Royaume SNCF de Trégor et de Léon" !

En effet, je me risque à demander au chef de gare de faction ce dimanche après midi s'il serait envisageable de nous faire traverser les voies avec les vélos, vers le quai N° 2, par le passage 'de service' ?... Il me répond : "il n'y a que cela pour vous faire plaisir ?". J'en ai le souffle coupé m'attendant à la réponse habituelle : "Interdit, passez par les escaliers..."

Non seulement il nous fera passer au quai N°2 sans problèmes, mais me dira en prime, ..."que ceux qui nous ont refusé ce service par le passé se sont trompés de métier" !

Cerise sur le gâteau : il nous aidera même à monter vélos et sacoches dans le train, avant de donner le coup de sifflet du départ !!

Merci Monsieur le Chef de gare. Vous m'avez confirmé que "tout est possible à la SNCF", mais cette fois-ci dans le sens positif !

La bétaillère est pleine mais nos deux vélos seront les seuls à faire le trajet vers Paris. 

Les huit kilomètres de la gare à la maison se font sans peine par le chemin habituel, même si le retour brutal au bruit, aux mauvaises odeurs et à la saleté de certains endroits de la capitale nous donnent une forte envie de faire demi-tour pour retrouver la campagne et la lumière de la verte ERIN.

Encore un merveilleux périple, le 6ème avec Jenny. 2019 arrive à grands pas, il va falloir que l'on réfléchisse au prochain sans trop tarder !

 

Enfin ! il aura fallu attendre 15 jours pour déguster un Kouign Amann !

Enfin ! il aura fallu attendre 15 jours pour déguster un Kouign Amann !

La belle église de St Pol au petit matin

La belle église de St Pol au petit matin

Lever de soleil sur l'embouchure (1)

Lever de soleil sur l'embouchure (1)

Lever de soleil sur l'embouchure (2)

Lever de soleil sur l'embouchure (2)

La curieuse église d'Henvic

La curieuse église d'Henvic

Street art à l'entrée de Morlaix... et titre de chanson de Ray Charles fort à propos !

Street art à l'entrée de Morlaix... et titre de chanson de Ray Charles fort à propos !

Rendez-vous en 2019 pour la 7ème édition des Voyages à Vélo avec ma Fille !

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Irlande du Nord et Eire 2018

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Publié le 12 Août 2018

Bandeau du Périple 2018

Bandeau du Périple 2018

Itinéraire du voyage.

Itinéraire du voyage.

A l'origine on avait prévu de faire le tour du Lac de Constance : 300 km sympas et pleins de couleurs, 3 pays traversés et beaucoup de choses à voir...

La SNCF (encore elle...) en a décidé autrement ! Bien plus rédhibitoire que la période de grèves du printemps elle a en effet décidé que les vélos tout montés ne seraient plus acceptés dans les trains à destination de l'est de la France ! Aux TGV 'vélos' supprimés au printemps s'ajoutent maintenant Intercités et TER ! 

La seule façon de nous rendre vers une des villes frontalières des pays civilisés faisant la part belle aux vélos (Allemagne, Suisse..), nous aurait obligé à tout démonter et de les mettre sous housse, ce que nous n'avions aucune intention de faire.

C'est donc à regrets que nous avons abandonné cette destination et redéfini un nouveau parcours. (C'est quoi au juste le service public ?)

Sylvie ne connaissant pas la côte normande, nous avons décidé de nous rendre chez nous en Bretagne, en empruntant la route historique des plages du débarquement et en coupant à travers le Cotentin pour rejoindre la baie du Mont Saint Michel. De là on filerait vers Pontorson, Antrain, Montreuil sur Ille, Rennes, Redon...pour terminer à côté de Vannes. 

Lundi 30 juillet. Paris - Caen - Bénouville. 25 km.

Levés aux aurores pour réveiller les ânes de métal et les bâter. Belle météo.

Qu'allait nous réserver le ciel ?

Qu'allait nous réserver le ciel ?

Mise en route à travers un Paris pas encore très actif. Peu de circulation. Mélange de visages pâles des 'vacanciers aoûtiens' piaffant dans les starting-blocks, et de bronzage fièrement exposé des 'juilletistes', reprenant le collier..

Arrivée sans problèmes à la gare Saint Lazare. Direction quai n°. 28 où notre Intercités nous attendait. C'était un 'vieux' modèle avec crochets pour 2 vélos dans le coin de la plateforme d'accès, au bout du wagon. Toujours un peu compliqué d'accrocher les montures mais au moins le  train existait... et le transport des ânes de métal était gratuit, alors vive la vie !..

Une colo et deux monitrices montent à Evreux. Des distributions régulières de chips et de bonbons parviennent difficilement à contenir l'excitation de la troupe. Comme nous, tout le petit monde descend à Caen, heureusement par l'autre extrémité du wagon..

Le train n'allant pas plus loin, arrive 'au large' nous obligeant à emprunter les escaliers vers le souterrain de sortie. Un petit escalator et des mains secourables  nous facilitent la remontée vers le niveau rue....et devinez quoi ? 

Le hall à peine traversé, il se met à pleuvoir d'un crachin misérable nous obligeant à sortir les K-Ways et de rester à l'abri. Des semaines de températures difficiles à supporter, un ciel bleu azur parfait...et aujourd'hui, premier jour de notre périple, il pleut !! Murphy était du voyage !   

Ça commençait bien...

Ça commençait bien...

Le ciel met fin aux hostilités et on peut enfin remettre en route, après avoir perdu une bonne demi-heure abrités dans une entrée de parking. La route vers le Mémorial est bien fléchée. Les vélos sont attachés aux arceaux d'un petit parking dédié, et la visite peut commencer.

Même émotion que lors de la première visite avec Rémi, mais cette fois avec un meilleur ciblage et plus de temps passé dans des sections trop rapidement vues auparavant.

Une très intéressante expo temporaire sur la guerre froide complète notre visite. Au delà des vitrines décrivant les aspects historiques et politiques, un volet de l'expo compare les modes de vie chez les deux principaux protagonistes (URSS et USA) et montre des exemples de la propagande utilisée pour 'miner' le régime adverse.

A travers les objets, films, bandes sonores, photographies et écrits de tous ordres, le Mémorial conduit le visiteur sur les chemins de notre histoire récente, mais paraissant si lointaine déjà.. d'où l'urgence et l'importance absolues d'un constant travail de mémoire, car depuis la nuit des temps, l'histoire semble ne rien savoir faire d'autre que de se répéter. 

 

Chamberlain et ses acolytes ne manquaient pas de modestie !

Chamberlain et ses acolytes ne manquaient pas de modestie !

"Mon royaume pour un cheval" Richard III, Shakespeare....ma vie pour un pigeon... Louis Berrier.

"Mon royaume pour un cheval" Richard III, Shakespeare....ma vie pour un pigeon... Louis Berrier.

Quand les moyens justifient la fin..

Quand les moyens justifient la fin..

L'abominable ironie des mots...(Gift = cadeau en Anglais..)

L'abominable ironie des mots...(Gift = cadeau en Anglais..)

Y'avait pas que le Führer qui peignait..

Y'avait pas que le Führer qui peignait..

Johannes Travöltat ?

Johannes Travöltat ?

"Né sous une bonne étoile"...et quelle étoile !

"Né sous une bonne étoile"...et quelle étoile !

Vitrine Glasnost

Vitrine Glasnost

Quel moment !

Quel moment !

La visite terminée, on remonte à la belle lumière d'une fin de juillet 2018, non sans être passés devant le poster du navire de l'Europe, rappel, s'il en faut, de la principale contribution de l'Union, durant les 70 dernières années : la Paix !

Mais la Paix demande un travail de tous les instants. Elle n'est jamais acquise définitivement. Protégeons-là des egos de tout poil !

Le soleil était revenu. Les fanions de nos vélos battaient au vent. Passage centre- ville pour retrouver la voie verte du canal menant à Bénouville. Dix kilomètres de bonheur. 

18h00. Au Pegasus Bridge, on laisse le fascinant Café Gondrée à gauche pour entrer dans le bourg.

Notre hôtel est trouvé sans mal. Les ânes débâtés et rangés au garage. Pour les cyclistes, c'est direction la salle à manger pour un dîner bien mérité.

 

 

    

La protéger à tout prix !

La protéger à tout prix !

Mardi 31 juillet. Bénouville - Tracy sur Mer (sortie Arromanches direction Bayeux). 60 km.

Sans tarder on se met en route direction le Pegasus Bridge et le musée Mémorial qui se trouve de l'autre côté. Arrêt obligatoire au café Gondrée pour montrer cet endroit très particulier à Sylvie.

En effet, selon Mme Arlette Gondrée-Pritchett, l'actuelle propriétaire, rencontrée lors d'un précédent passage, et dont les parents tenaient l'établissement depuis les années '30, cette maison a été la première libérée en France par la 6ème division aéroportée britannique, sous le commandement du général Gale, aux petites heures du 6 juin 1944.

Au fil du temps, la salle du café est devenue un véritable mini musée. Les murs sont couverts de photographies, de lettres, d'insignes, de fanions et d'une foule d'autres objets que des vétérans de passage ont confié à Arlette. Un arrêt dans ce lieu chargé d'histoire est un must. 

 

 

 

Le café Gondrée : première maison libérée au petit matin du 6 juin 1944...

Le café Gondrée : première maison libérée au petit matin du 6 juin 1944...

Le Pegasus Memorial est situé de l'autre côté du canal de Caen à la mer. Il faut emprunter une réplique du pont d'origine pour y accéder.

Ce dernier se trouve maintenant dans les jardins du musée, dédié principalement aux événements, aux hommes et aux matériels utilisés durant la nuit du 5 au 6 juin pour assurer la prise du pont et neutraliser l'ennemi dans et aux abords de Ouistreham.

La visite du musée est un moment de grande émotion. Un film, passant en boucle dans les langues des différents alliés, même vu en Néerlandais, fige le spectateur dans un respect sans bornes pour ces hommes, qui, nombreux, ont fait le sacrifice suprême pour libérer notre pays.

Un salut au sergent Louis Lanternier du Commando Kieffer, dont le regard semble irradier un mépris de la mort et une infaillible détermination de réussite des objectifs fixés.

 

 

Le sergent Louis Lanternier, matricule 1578FN40, décédé le 2 avril 1986, inhumé à Ouistreham.

Le sergent Louis Lanternier, matricule 1578FN40, décédé le 2 avril 1986, inhumé à Ouistreham.

Badge du béret de Louis Lanternier. (Merci au blog "commandokieffer.canalblog.com)

Badge du béret de Louis Lanternier. (Merci au blog "commandokieffer.canalblog.com)

La visite se poursuit parmi des vitrines thématiques richement dotées d'objets d'époque ayant appartenu aux deux camps. Dans les jardins : la réplique d'un planeur Horsa. Un petit bâtiment abrite même une section originale de carlingue. Un autre est dédié aux aumôniers alliés, à leurs actions et contributions dans les terribles moments qui ont suivi le débarquement. Nombreux sont ceux qui disparaîtront aussi... Les allées sont bordées de pièces d'artillerie, d'autels du souvenir "fleuries" par de nombreuses couronnes de coquelicots en papier..

L'heure tournait. Il fallait que l'on mette en route. La piste file plein nord vers Ouistreham où des Africains, candidats à la traversée vers Portsmouth, errent dans les jardins publics attenants au port. Les barrières ont été sérieusement renforcées depuis le dernier passage. Les forces de l'ordre veillent.

Le trajet se déroule sans problèmes sur les voies cyclables longeant la côte, tantôt en site propre, tantôt en site partagé. Soleil, ciel bleu et léger vent de trois quarts arrière nous conviennent parfaitement.

A Graye-sur-mer on quitte la route pour le site de la Croix de Lorraine marquant l'endroit où le Général de Gaulle a débarqué en France le 14 juin 1944. Quelques panneaux explicatifs, quelques photos, illustrent ce moment historique.