Publié le 11 Août 2021

Le Bandeau 2021

Le Bandeau 2021

Le Périple traditionnel avec Rémi ayant une fois encore été annulé, cause confinement Covid du printemps, c'est celui avec Sylvie qui sera le premier à être conté cette année.

Au hasard de nos lectures nous avions découvert un nouveau trajet aménagé en Voie Verte en 2019, utilisant le Fleuve Charente comme fil conducteur. La "Flow Vélo, longue de 290km relie Thiviers en Dordogne à l'Ile d'Aix en Charente- Maritime. Les villes et les sites traversés, la variété de paysages à découvrir ont vite fait d'éveiller notre curiosité d'aller voir par nous-mêmes ce qui était décrit dans l'article.

Les seuls 'hics' étaient d'une part, de trouver un moyen pour accéder au point de départ de la VV et d'autre part, de rallonger un parcours qui nous semblait un peu court, compte tenu de la mise en œuvre du périple.

Pas question de nous rendre à Thiviers en train. Nos trop nombreuses expériences malheureuses avec la SNCF rendaient cette option  totalement inenvisageable. A la rigueur un coup de TER pour gagner du temps au début et à la fin du voyage, mais rien de plus. Notre retour de Nantes à Vannes mi-juillet a une fois encore prouvé le manque de sérieux et l'attitude hostile du monopole ferroviaire vis à vis du transport de vélos (cerise sur le gâteau : durant l'été, en Bretagne, c'est maintenant payant, avec résa obligatoire en ligne...).

Pas question non plus d'embarquer les vélos dans la voiture. En itinérance, cela aurait été compliqué.

Restait la solution la plus évidente, à savoir, nous rendre à Thiviers en vélo, par des routes et des chemins, le long des fleuves et des voies vertes.

Très gros boulot de recherche d'itinéraires intéressants et peu passants. Calculs d'étapes en fonction des hébergements disponibles aux dates de passage, car on souhaitait que tout soit réglé avant le départ pour ne pas avoir à chercher un toit pour la nuit dès le milieu de l'après-midi. Cela fait des années que je procède ainsi. Exit le stress et les mauvaises surprises.

La carte de France Michelin, en tôle, pendue dans le garage, a une fois encore été d'une grande utilité. Le parcours serait Vannes-Nantes-Cholet-Parthenay-Poitiers-L'Isle Jourdain- Oradour-sur-Vayres pour rejoindre Thiviers. (On profiterait d'une section de l'Eurovélo 3, 'La Scandibérique', le long de la Vienne). La suite du périple nous faisait découvrir la Flow Vélo jusqu'à Hiers-Brouage. De là, direction l'Ile d'Oléron puis La Rochelle par le ferry. Fin de parcours sur la Vélodyssée jusqu'à Saint Gilles Croix de Vie, puis Nantes et Vannes en TER.  Le tout en 15 jours de vélo, le premier et le dernier n'étant que des étapes très courtes.

La carte suivante schématise le parcours.

 

900km de vélo dans un très joli coin de France.

900km de vélo dans un très joli coin de France.

4 juillet 2021. Vannes - Nantes en TER, puis Nantes - La Haye Fouassière en vélo. 19km..

Cette année, pour emporter son vélo dans un TER de la Région Bretagne, on doit lui réserver une place à € 3. Soi disant pour éviter que trop de personnes ne se présentent avec leurs montures et encombrent la plateforme. Il semblerait qu'une fois le nombre de places atteint, l'on ne puisse plus réserver. (On verra que tout ceci n'est que du "pipo" lors de notre voyage retour de Nantes à Vannes).

De plus, pour une raison inexpliquée, l'offre de trains permettant l'embarquement des vélos a été réduite. La SNCF continue de fonctionner à contre-courant des développements sociétaux, vivant dans une autre époque, se cachant derrière des règlements, des décrets, incapable d'évoluer. Elle terminera comme les dinosaures. Vite que la concurrence arrive !

Ceci dit, le contrôleur de notre train pour Nantes vivait lui pleinement dans l'ère actuelle. Très sympa, accommodant, une bouffée d'air frais qui ne devait malheureusement pas se répéter au retour. Tellement dernier cri que même son sifflet était électronique. Petit cigare jaune accroché à la ceinture, émettant un son très proche du vieux sifflet à roulettes. Lui demandant si c'était la fin d'une époque, il me répond que c'était 'cause Covid'... Comme il ne faut pas toucher le masque, c'est impossible de siffler... Il m'a tout de même confié qu'il attendait avec impatience de pouvoir retrouver son 'vrai' sifflet, celui avec lequel il avait été formé..

On devait partir lundi aux aurores pour arriver à Cholet en fin d'après midi. Mais suite aux aménagements d'horaires des trains acceptant les vélos, nous avons été obligés de quitter dimanche en début d'après midi.

L'étape vers Cholet s'en trouvait de ce fait coupée en deux. Dimanche, une courte étape de 15km vers la Haye Fouassière au sud-est de Nantes et le reste, vers Cholet, le lendemain lundi.

Pas de soucis pour sortir de Nantes, mais ciel bas, menaçant, beaucoup de vent d'ouest, pas de pluie.

Quelques doutes à Vertou où un couple de promeneurs nous indique la bonne route. Arrivée fin d'après-midi à travers les vignes de Muscadet chez notre logeuse, fort sympathique. Bien que ne faisant pas Table d'hôte, elle nous avait préparé un repas, car rien à la ronde..et c'était dimanche soir.

Magnifique chambre d'hôte décorée avec beaucoup de soins. Les vélos sont rangés dans le garage et les cyclistes installés dans leurs appartements. Repas délicieux. Extinction des feux et bonne nuit de sommeil après cette courte mise en jambes.

 

 

Seulement 4 vélos vers Nantes et le bonheur d'être en route.

Seulement 4 vélos vers Nantes et le bonheur d'être en route.

La Chambre d'hôte était dans une très vieille maison.

La Chambre d'hôte était dans une très vieille maison.

Des vieux modèles de bateaux décoraient le moindre recoin..

Des vieux modèles de bateaux décoraient le moindre recoin..

Magnifiques tomettes du 16è siècle au rez de chaussée.

Magnifiques tomettes du 16è siècle au rez de chaussée.

5 juillet 2021. La Haye Fouassière - Cholet, 57km.

Ciel gris, quelques gouttes à 7h30.

Ce sera la journée de La Batardière, La Pétière, La Carizière, La Cognardière, La Guiblotière, La Bécotière, La Rébunière, La Haute et la Basse Bourdelière, La Coiffardière....et j'en passe, et des meilleures.

Madame Mounier nous raconte l'histoire des tomettes du rez de chaussée.. Les employés municipaux étaient en route pour la déchetterie avec une remorque pleine et leur ont demandé s'ils étaient intéressés d'en avoir "quelques unes" supplémentaires pour compléter leur sol du rez-de-chaussée....

Le début de notre trajet nous transporte à travers les vignes de Muscadet. Caves à chaque carrefour. Parcours très vallonné. On se perdra plusieurs fois dans les "-ières".

Arrivée à Tillières à 12h10. Le seul magasin en ville, un Proxi-market, était fermé. Normal, c'est Lundi !

Une belle "fleur fanée" locale nous indique le bourg d'à côté.. 'Prenez la 4-voies'; 'Mais on est à vélo !'; Ah, les vélos peuvent pas y aller ?'...

Le 1er repas de midi se composera donc de fruits secs et de confipotes piochés dans la cantine et d'une gorgée d'eau pour faire passer le tout.. Demain on s'y prendra mieux.

On se perd dans St André des Marches alors qu'une belle averse nous rattrape. Abri de fortune le long des vestiaires du terrain de sport. Reste du parcours sans histoires sur la D158 déserte car elle est doublée par la N249.

Traversée de Cholet un peu compliquée car toutes les rues sont en sens unique, obligeant à de multiples détours.

Arrivée à la chambre d'hôte vers 15h30. Excellent accueil par notre hôtesse qui nous prépare une collation bien venue.

1ere vraie journée de mise en jambes et un rappel que le soleil, ça se mérite...

Petit tour en ville et un bon dîner au Grand Café qui affichait complet mais qui nous a tout de même trouvé une table !

Extinction des feux à 21h30 sans regrets.

Une grange

Une grange

Fronton de cave à vin

Fronton de cave à vin

Le long du vestiaire

Le long du vestiaire

Preuve # 1

Preuve # 1

Tea time

Tea time

Voûte de la cathédrale

Voûte de la cathédrale

Un vitrail

Un vitrail

6 juillet 2021. Cholet - Parthenay. 87km

Sortie de ville OK, via la rue Porte Baron, en direction du Parc de Loisirs de Ribou, qui borde un grand plan d'eau formé par Le Moine et Le Trézon. On avait choisi ce parcours pour éviter un trop long trajet sur la D20 très passante. Petite confusion au niveau de la base nautique. Le chemin rattrapant la D20 passe sur le quai entre la base et le plan d'eau, puis devient 'Allée de la Roche du Ribalet' jusqu'à la D20.

Après 3-400m de D20 on bifurque à droite sur la VC7 qui rejoint elle aussi Maulévrier mais en site quasi protégé. Chemin tranquille bordé de fleurs sauvages : chèvrefeuille, lavatères, marguerites.. Dommage que l'étape du jour soit relativement longue et ne permette pas trop de visites car le Jardin Oriental de Maulévrier mérite un arrêt.

Courte section de D20 pour sortir de Maulévrier puis à gauche sur VC6 menant à la déchetterie et à un terrain de moto-cross. Une fois encore, route très calme, très peu active, serpentant dans les bois et les champs jusqu'à Nueil-les-Aubiers.

Arrêt pique-nique à l'ancienne gare, au début de la voie verte Nueil-Bressuire. L'accès est assez mal indiqué. En ville, il faut suivre la D33 (sud), traverser la rivière Scie. La VV démarre un peu plus loin, à gauche, à la hauteur de la rue des Platanes.

Longue balade tranquille sur une piste en tout-venant. Peu de relief à part les traditionnels faux-plats montants et descendants. L'arrivée dans Bressuire oblige à emprunter un bout de la D748 puis au rond-point, de prendre (2è sortie) la Rue de la Cabane qui mène au centre ville. Un arrêt s'impose devant une "Contribution à la Culture", énième gâchis de l'argent des contribuables, intitulée : "Statue de la Fécondité" ! Pas moins !

Pour rattraper la seconde VV de la journée, "Bressuire-Parthenay", on traverse la ville de part en part (N-S) pour atteindre le Bd du Guédeau que l'on suit jusqu'au rond-point de la Société Brossard Motoculture. Ici, un petit panneau indique la VV, via la 1ère sortie du Rd-Pt.

Quelques mètres plus loin, on termine sur un terrain vague/parking et, après avoir regardé dans tous les sens, on aperçoit, partant vers la gauche, un semblant de piste longeant le grillage bordant les lignes de chemin de fer. C'est là que ça commence !!

A peine quelques centaines de mètres plus loin, la piste se sépare en deux. Une branche part à droite, vers Moutiers sous Chantemerle, celle de gauche, elle, mène à Parthenay.

Dans le bonheur d'avoir enfin trouvé notre route, on loupe la bifurcation. Après deux-trois kilomètres j'ai un doute... qui s'avère fondé. Deux cyclistes sympas font un détour pour nous remettre sur la bonne voie, heureusement sans que l'erreur ait ajouté trop de distance à l'étape du jour. Merci à eux !

Bressuire -Parthenay est principalement en faux-plat montant sur une piste en tout-venant granuleux qui accroche bien aux pneus.

A la "Gare" de Clessé je reconnais l'ancien patron de Rando-Cycles, boutique mythique de la Porte de Vincennes, à Paris. Dans le site internet du 'clap de fin' de la boutique, il avait annoncé vouloir installer un atelier vélo avec gîte/chambres d'hôtes à l'ancienne gare. Après deux années de bagarres avec diverses administrations il m'a indiqué qu'enfin il pourrait mettre en route au printemps 2022...

Particularité intéressante de cette voie verte : elle est très souvent bordée d'acacias... et avec les vents forts des derniers jours, pas mal de branches étaient au sol...

A deux kilomètres de notre arrivée à Parthenay Sylvie m'annonce qu'elle avait crevé, bien évidemment, à l'arrière. Une magnifique épine d'acacia avait sans difficultés transpercé pneu et chambre.

La réparation faite, non sans me rappeler l'épisode avec Jenny en Irlande du Nord, nous arrivons enfin à destination. Il était plus de 19h00.

Le magnifique secteur médiéval de Parthenay était déjà endormi et les restaurants semblaient peu nombreux. Ajoutez à cela quelques erreurs de parcours en ville, des doutes sur la direction à prendre... Décision : un appel à l'hôtel pour leur confirmer une arrivée tardive et arrêt au premier restaurant ouvert pour un excellent dîner, car le pique-nique Sodébo du midi était déjà archivé depuis longtemps !

A 22h00 les vélos sont rangés dans un bureau de l'hôtel et les cyclistes sous la douche.

Quelle journée ! Il faudra revenir pour une visite plus approfondie...mais cette fois en voiture..

 

 

 

 

 

La VC7 passe par La Mer Rouge, masquée par le buisson..

La VC7 passe par La Mer Rouge, masquée par le buisson..

Panneau camouflé pour tromper le cycliste.

Panneau camouflé pour tromper le cycliste.

La très tranquille VC7

La très tranquille VC7

Autre camouflage de direction.

Autre camouflage de direction.

Les Herbes de Saint Jacques accompagnent le Pèlerin..

Les Herbes de Saint Jacques accompagnent le Pèlerin..

C'était autrefois. A la 'Gare' de Nueil les Aubiers

C'était autrefois. A la 'Gare' de Nueil les Aubiers

C'est le sifflet qui met les trains en route !

C'est le sifflet qui met les trains en route !

C'est pas sympa de se moquer des petits !

C'est pas sympa de se moquer des petits !

Statue de la Fécondité... (Mode d'emploi en option).

Statue de la Fécondité... (Mode d'emploi en option).

Voyage Vélo à travers la France, la Flow Vélo
Les épines se cachent à l'ombre..

Les épines se cachent à l'ombre..

Juste avant l'extinction des feux.

Juste avant l'extinction des feux.

7 juillet 2021. Parthenay - Poitiers. 53km

Aujourd'hui, étape courte. On bâte les ânes, et au sortir de l'hôtel, Sylvie se rend compte que son pneu avant est à plat. Bis repetita. Je revis l'Irlande du Nord et le chemins bordés d'aubépines...

Vélo démonté sur le trottoir devant l'hôtel. Première rustine sur un trou minuscule. Plus je gonfle, plus le pneu reste plat. Pas la peine d'insister, j'examinerai la chambre au retour. Nettoyage soigneux de l'intérieur du pneu -au cas où une épine y serait encore fichée- et changement de chambre. Cette fois, ça tient.

La sortie de Parthenay se fait via la D59. Route facile, majoritairement Sud-Est. Pique-nique dans un parc à Vasles juste à côté de L’École de la Laine, un établissement proposant toutes sortes d'activités liées à la laine et aux opérations permettant de la produire, la carder, la filer, la teindre, la tisser, la tricoter, la régénérer...

Continuation sur D6 après Vasles, direction Boivre la Vallée, connue pour son Voyant Marabout, sa Souffleuse de Verre.. et son immense portrait de Raymond Poulidor..

Les 30 derniers kilomètres jusqu'à Poitiers sont faciles...et sans pluie. Petit bout de piste cyclable improvisé à la hauteur de l'aérodrome et jusqu'en ville.

Notre chambre d'hôte est trouvée sans peine. Curieuse propriété dont le jardin est une succession de terrasses étroites 'empilées'  les unes sur les autres au pied d'un grand mur soutenant le haut de la ville..

A 17h00 les vélos sont rangés, les cyclistes changés et prêts pour une visite de la ville historique, bâtie toute en hauteur. Très belles maisons médiévales, mais peu d'entretien des façades. Dommage. Rues sympas et animées au centre.

Visite du Palais des Ducs d'Aquitaine et de son énorme Salle des Pas Perdus; visite de l'église Notre-Dame la Grande, décorée de façon très surprenante..

La faim nous tenaillant, on se met à table à "La Gazette", sympathique brasserie tout à côté du Palais.

Retour "chez nous" à 21h30.

Excellente journée de pédalage sous une météo claire et sans surprises. Belles découvertes à Poitiers mais pas de traces de Charles Martel.

Poitiers en vue !

Poitiers en vue !

Deux champions.

Deux champions.

Voyage Vélo à travers la France, la Flow Vélo
Grille de porte à Poitiers

Grille de porte à Poitiers

Que cache-t-elle ?

Que cache-t-elle ?

La Salle des Pas Perdus au Palais

La Salle des Pas Perdus au Palais

Salle des Pas Perdus, détail.

Salle des Pas Perdus, détail.

Isabeau de Bavière

Isabeau de Bavière

Les trois cheminées monumentales

Les trois cheminées monumentales

Décoration de porte

Décoration de porte

La Salle...en 1699..

La Salle...en 1699..

Au Square Jeanne d'Arc

Au Square Jeanne d'Arc

Surprenantes décorations à Notre-Dame la Grande

Surprenantes décorations à Notre-Dame la Grande

La nef à N-D la Grande

La nef à N-D la Grande

Voûte du Choeur, fresque représentant, entre autres, la Vierge avec l'Enfant, le Christ en gloire

Voûte du Choeur, fresque représentant, entre autres, la Vierge avec l'Enfant, le Christ en gloire

Vitrail représentant l'Arbre de Jessé

Vitrail représentant l'Arbre de Jessé

Détail du vitrail : le roi Salomon

Détail du vitrail : le roi Salomon

A Poitiers, la cohabitation serait-elle possible ? Salomon a dû intercéder...

A Poitiers, la cohabitation serait-elle possible ? Salomon a dû intercéder...

8 juillet 2021. Poitiers - L'Isle Jourdain. 56km.

Trajet sud-sud-est. A l'origine, l'idée était de rejoindre Persac, à l'est de la Vienne, petit bourg situé à quelques kilomètres au sud de Lussac-les-Châteaux, puis de suivre la Scandibérique, (Eurovélo 3), jusqu'à Bourpeuil/L'Isle-Jourdain, étape du jour. Après le pique-nique on en décidera autrement.

Sortie de Poitiers sans trop de problèmes hormis une indication erronée en tout début de parcours. Bonne mise en jambes pour remonter la Rue du Faubourg du Pont Neuf, vers le plateau, de l'autre côté du Clain, direction Nouaillé.

Le seul magasin du bourg était fermé. Normal, c'était jeudi.. Sur le parking de la Supérette on se dit qu'il serait dommage de ne pas descendre la longue côte pour admirer la magnifique abbatiale abritant la Mairie dans une des annexes. "Trois petits tours parmi les bâtiments constituant ce bel ensemble... et puis s'en vont", cette fois vers Vernon où l'on est reçus par une énorme averse nous obligeant à nous mettre à l'abri le temps que le ciel retrouve un semblant de couleurs d'été.

Continuation sur la D12 vers Bouresse où une table de pique-nique, judicieusement installée dans un petit parc, nous attend. La route y menant venait d'être refaite et le goudron collait aux pneus, nous ralentissant un peu comme si on nous avait ajouté 100kg aux vélos. Dans un pré à côté de notre table, des chèvres, plutôt que d'être condamnées à brouter autour d'un piquet,  étaient attachées à des pneus usagés. Au prix d'un effort intense elles pouvaient les tirer pour changer de restaurant quand le menu du jour ne leur convenait plus. Finalement, les chèvres et nous menions le même combat, pour elles comme pour nous, l'ennemi c'était les pneus et le goudron.

Dans le bourg, plutôt que de continuer plein est vers la Vienne, on décide de prendre la D8, petite route bien vallonnée mais très calme, qui filait directement sur Bourpeuil/l'Isle-Jourdain.

Soleil et nuages menaçants compliquent la 'gestion des habits'..

A 15h30 on arrive à la chambre d'hôte tenue par un sympathique couple d'Anglais, totalement hostiles au Brexit. Installation dans nos appartements au 2ème étage, dans les combles de la vieille bâtisse.

Les vélos sont remisés dans une cabane. Pour y accéder on passe d'abord dans le jardin d'un restaurant situé en face, puis on traverse un pré pour finalement arriver dans un fouillis de végétation cachant un cabanon en planches. Robert, notre hôte, nous rassure. Le "garage" est cadenassé et sous alarme.

Traverser le viaduc (VV) au-dessus de la Vienne -à pieds- est un 'must', alors, après la douche rituelle, on se met en route. La vue est époustouflante.

Retour sur la rive opposée (côté Bourpeuil) pour un repas 'gastronomique' dans l'unique bistrot-restaurant ouvert.

Une marche digestive (obligatoire après ce que l'on nous avait servi) nous ramène de l'autre côté de la rivière, sur les hauteurs de L'Isle-Jourdain, bien endormie à 21h00, pour un repérage, 'Place d'Armes', du point de départ du lendemain.

Quelques roquets teigneux animent notre passage. Par des fenêtres ouvertes, on entend beaucoup de programmes télé... en Anglais.. Tout comme nos hôtes, ces personnes-là semblent manifestement avoir préféré l'Europe.

 

Nouaillé-Maupertuis, vue de l'Abbatiale

Nouaillé-Maupertuis, vue de l'Abbatiale

Autre vue de l'Abbatiale

Autre vue de l'Abbatiale

Une ruelle dans la propriété

Une ruelle dans la propriété

La Ligne de Démarcation, entre Vernon et Bouresse, sur la D12.

La Ligne de Démarcation, entre Vernon et Bouresse, sur la D12.

C'était il y a vingt ans...

C'était il y a vingt ans...

Eoliennes produisant du courant alternatif..

Eoliennes produisant du courant alternatif..

Not' soupente... Heureusement qu'il ne faisait pas chaud..

Not' soupente... Heureusement qu'il ne faisait pas chaud..

L'Isle-Jourdain vue du Viaduc

L'Isle-Jourdain vue du Viaduc

Préparatifs pour le 14 juillet

Préparatifs pour le 14 juillet

Le viaduc enjambant la Vienne. Vue vers le Nord.

Le viaduc enjambant la Vienne. Vue vers le Nord.

Végétation en bordure de rivière

Végétation en bordure de rivière

La France rurale meurt doucement, mais sûrement.

La France rurale meurt doucement, mais sûrement.

9 juillet 2021. Bourpeuil/L'Isle Jourdain - Oradour sur Vayres. 79km

Route majoritairement au sud, le long de la Vienne, jusqu'à St Quentin sur Charente, puis sud-est jusqu'à Oradour.

Robert nous 'livre' les vélos devant la porte le matin, nous évitant une expédition à travers jardins et prés.

Première mise en jambes pour monter la côte en face. Prudemment, car non échauffés, on pousse les ânes dans les parties les plus raides, jusqu'à La Place d'Armes, point de départ du parcours d'aujourd'hui.

Courses de pique-nique faites c'est direction plein sud le long de la Vienne. La 'Scandibérique' est très bien balisée.

Route très physique offrant de belles descentes mais aussi des montées interminables baignées d'ombre et de soleil, compliquant la 'gestion des habits' pour ne pas attraper la 'crève'. Les paysages sont magnifiques.

Au départ, la brume reste accrochée sur les hauteurs surplombant la rivière. Elle laissera sa place au soleil dans l'après-midi.

La véloroute passe tantôt sur la rive droite, puis gauche, alternant montées et descentes et longs passages de 'halage', plats et sinueux. La végétation est splendide. C'est calme.

A Sainte Radegonde on traverse la Vienne face au château de Saint Germain de Confolens, juché sur une colline face au pont. Imposantes ruines du 12è siècle.

Petit arrêt à Confolens pour faire tamponner nos Carnets à L'Office du Tourisme. Navré de constater que le préposé, sensé renseigner les visiteurs sur les points d'intérêt de la région, ne connaissait même pas la "Scandibérique", véloroute européenne traversant sa ville... Pas plus de succès aux bureaux de la Communauté de Communes, mais eux, au moins, avaient un tampon.

La véloroute suit son parcours vers le sud et c'est à Chirac que nous décidons de pique-niquer sur une table face à la belle église romane Saint Pierre.

Peu après Saint Quentin sur Charente nous quittons la Scandibérique en direction de Pressignac, sur la D161.

Peu avant le bourg, Google maps nous fait traverser les bois sur un chemin bien compacté. On continue vers Videix, puis Cheronnac et enfin Oradour sur Vayres où Peter et Barbara nous attendent. (Deuxième couple d'Anglais implantés en France depuis très longtemps, eux aussi très fâchés par le Brexit..)

On partagera le dîner en table d'hôtes avec nos logeurs et un couple de jeunes Bordelais très sympas.

La journée fut rude -et chaude en fin d'après-midi-. L'option berceuse ne fut donc pas nécessaire.

 

La brume se dissipait lentement

La brume se dissipait lentement

La paisible Vienne, paradis des pêcheurs..

La paisible Vienne, paradis des pêcheurs..

Reflets sur la Vienne.

Reflets sur la Vienne.

Maisons de Sainte Radegonde

Maisons de Sainte Radegonde

Le château de Saint Germain de Confolens

Le château de Saint Germain de Confolens

Déjeuner chez le Président.

Déjeuner chez le Président.

Une toute étroite Charente.

Une toute étroite Charente.

Aux portes du Périgord.

Aux portes du Périgord.

Pèle-mèle de lieux-dits

Pèle-mèle de lieux-dits

10 juillet 2021. Oradour sur Vayres - Thiviers (départ de la Flow Vélo). 60km.

Mise en route sans problèmes vers la voie verte Oradour - Chalus, 14 km sur une ancienne voie ferrée bitumée de bout en bout.

A l'entrée de Chalus un responsable de la VV nous indique un vélociste en ville. Pas question de continuer sans une chambre à air de rechange. On en profite pour faire regonfler les pneus qui en avaient bien besoin. Sortie de Chalus sur la D6B en direction de Dournazac. La route bordée de fleurs monte et descend tout le long. Très beaux passages en forêt. Nombreux petits étangs secrets.

A la sortie de Dournazac on se fourvoie. Au lieu de prendre la D66 vers Pauliac on continue sur la D6B... Résultat : 8 km de plus que prévu. Rien de grave car l'étape d'origine n'était pas trop ambitieuse.

A 14h00 on s'installe à une table de pique-nique au stade de Mialet pour un casse-croute bien mérité. La loi de Murphy s'appliquant en toutes circonstances un voisin du stade décide de tondre sa pelouse au même moment. 300-400m2 au plus, sur une auto-portée poussive et bruyante. L'exercice se termine au moment où on lève le camp...

Continuation sur la D77, très peu passante, via St Jory de Chalais. Méga côte à l'entrée de Thiviers atteinte à 17h00.

Nos hôtes absents nous indiquent comment nous installer. Les vélos sont rangés sous un énorme thuya dont les nombreuses branches retombantes forment un abri difficilement visible de l'extérieur.

La journée a été rude, le parcours très vallonné. Concerts de grenouilles tout le long de la route. Beaucoup de chiens hargneux qui semblent avoir une dent particulière contre les cyclistes de passage, se jetant comme des enragés sur les clôtures entourant les propriétés. 

La table d'hôte est servie sur la terrasse surplombant une belle vallée. En face, le château de Thiviers situé tout près de l'église. Après un coup de Monbazillac en guise de digestif, on se met en route pour une courte balade digestive vers le centre-ville.

Le tour est vite fait. Y'a peu à voir.  On quitte la petite place centrale avec une énième impression de déjà vu, de tristesse, d'une France à deux vitesses, dans laquelle les métropoles agissent comme des trous noirs, absorbant toutes les forces vives des moins puissants.

Je ne peux qu'espérer que la devise de Thiviers, "fortiter ac suaviter" (avec courage et douceur), citée dans les propos de Monsieur Jean-Pierre Montel sur le site web de la ville, se réalise pleinement, et que la cité ait les 'ressources morales suffisantes pour vaincre l'adversité' qui laisse de plus en plus de petites bourgades sur le bord de la route.

 

Hier soir on avait loupé la pancarte

Hier soir on avait loupé la pancarte

La super VV Oradour - Châlus

La super VV Oradour - Châlus

Châlus, sur le 'Chemin'

Châlus, sur le 'Chemin'

Pique-nique avec tondeuse en accompagnement musical

Pique-nique avec tondeuse en accompagnement musical

Jeanne d'Arc est partout. Cette fois à Mialet

Jeanne d'Arc est partout. Cette fois à Mialet

On avance !

On avance !

Finalement l'étape.

Finalement l'étape.

Le garage à vélos de la chambre d'hôte

Le garage à vélos de la chambre d'hôte

Il ne manquait plus que : "Clic-clac, merci Kodak"

Il ne manquait plus que : "Clic-clac, merci Kodak"

Est-ce encore politiquement correct ?

Est-ce encore politiquement correct ?

11 juillet 2021. Thiviers - Chazelles (Flow Vélo). 70km. Chaud et ensoleillé.

Courses de pique-nique à la Supérette de Thiviers au départ pour éviter un repas de fruits secs et de Confipotes.

Une flèche indique bien la direction de la voie verte, puis quelques autres aux intersections, puis plus rien. Après être allés trop loin, un habitant du coin nous donne un repère infaillible : une section de l'ancienne voie de chemin de fer traverse la route, bien enterrée dans le goudron, mais encore visible tout de même... Pas malins les cyclistes..

On nous avait recommandé de ne pas louper Saint Jean de Côle, même au prix de quelques kilomètres supplémentaires, le village se trouvant en retrait de la VV.

C'est un très joli petit village, que nous avons pu visiter (malheureusement, trop rapidement) sans afflux de touristes. Une rue, une place, un vieux pont, un château et une église, le tout baigné de soleil et très fleuri. Encore un endroit qu'il faudra revoir. 

La VV serpente en forêt et en plaine et ne présente pas de difficultés. A la gare de Milhac-de-Nontron on rencontre un cycliste entrain de finir de remonter sa selle. Il avait cassé le boulon de fixation de l'assise et avait dû pédaler debout pendant des kilomètres, avec une remorque derrière, en prime. Fort heureusement, un boulon fut trouvé à la gare et notre collègue a pu réparer. Ce n'est pas le genre de panne qui se produit souvent, mais peut-être faudrait-il prévoir un boulon dans la caisse à outils. Ce n'est pas ce que ça pèse.

Pique-nique à Saint-Pardoux-la-Rivière le long de la Dronne, dans le parc de la Nouchonnière.

L'ombre est bienvenue. Le soleil et la chaleur sont de retour en force. Une section du parcours se fait maintenant sur des voies partagées. Le bitume irradie, les pneus collent..

Pour corser un peu plus l'étape du jour, le relief devient très physique. Succession de montées et de descentes en plaine et sous-bois. On fera la route pendant quelques kilomètres avec un couple de cyclo-touristes, ainsi qu'avec un sujet de Sa Majesté le Roi des Belges. Lors d'un arrêt boisson, celui-ci nous confie qu'il consigne ses réflexions de cycliste dans des ouvrages publiés en Belgique, chez 'Aden Belgique'. Le dernier livre de Jean-Pierre Outers, car tel est le nom de notre co-équipier, s'intitule  :"A bicyclette; Nouvelles en équilibre". On se retrouvera plusieurs fois le long du parcours, généralement en haut des côtes lors de nombreuses pauses 'gourde'.

Le passage à Nontron sera un beau challenge car la ville est perchée en haut d'une côte sans fin. Néanmoins, patience et détermination nous amènent enfin au point culminant sur la route vers Saint-Martin le Pin, Javerlhac, Feuillade et Marthon. Chazelles ne sera qu'à quelques coups de pédale de cette dernière.

Arrêt à Javerlhac pour une visite au Syndicat d'Initiative, dans le but d'acheter un ouvrage retraçant la vie de Monsieur Pierre Bourrinet, qui fut Instituteur et Paléontologue dans la commune voisine de Teyjat, au 19ème siècle, et qui se trouve être arrière grand-père d'un collègue de Sylvie. Pas de chance : fermé l'après-midi. Je me le ferai envoyer au retour. On profite de l'arrêt pour admirer le château, occupé.

Décision est prise de continuer sur la route de Marthon (D75 puis D4) pour éviter des kilomètres supplémentaires et des reliefs coup-jarret. On ne prendra pas la section de la Flow-Vélo passant par La Chapelle Saint Robert. La route est belle et très peu passante.

Au travers de Souffrignac, sur la D4, on retrouve une VV (VV de la Coulée d'Oc -Ancienne ligne de Chemin de Fer Angoulême-Nontron-), qui nous mènera jusqu'à Chazelles. Nous quittons la Dordogne et sommes maintenant en Charente.

Notre chambre d'hôte à Chazelles est située dans l'ancienne gare, magnifiquement restaurée. L'accueil généreux de Nathalie et Patricia, tout comme l'aménagement de leur maison, la qualité du repas servi en table d'hôte et leurs attentions de tous les instants, ne sont rien de moins qu' exceptionnels. Assurément, au classement, elles sont "Hors Concours".

C'est un endroit magique. Dommage que l'on n'ait pas pu rester plus longtemps. Mais c'est promis, on reviendra. Merci à vous deux et bonne chance pour tous vos projets.

 

 

Le "sky-line" de Thiviers depuis notre chambre d'hôte

Le "sky-line" de Thiviers depuis notre chambre d'hôte

Début de la Flow Vélo. La piste est assez rudimentaire

Début de la Flow Vélo. La piste est assez rudimentaire

La gare de Saint Jean de Côle

La gare de Saint Jean de Côle

Des panneaux explicatifs jallonnent la voie

Des panneaux explicatifs jallonnent la voie

Au pied du mur de l'église de St Jean de Côme. Voir explication dans image suivante

Au pied du mur de l'église de St Jean de Côme. Voir explication dans image suivante

Explication des "Sépultures à Répit"

Explication des "Sépultures à Répit"

Détail de l'église

Détail de l'église

L'autel

L'autel

La rue

La rue

Vue du pont

Vue du pont

Détail de la photo précédente

Détail de la photo précédente

La gare de Milhac. Ne pas se fier à la pendule pour prendre le train

La gare de Milhac. Ne pas se fier à la pendule pour prendre le train

Une autre vue sur la VV

Une autre vue sur la VV

Toits de Saint Pardoux

Toits de Saint Pardoux

Entrée à Nontron

Entrée à Nontron

Détail de l'église de St Martin le Pin

Détail de l'église de St Martin le Pin

Reflets à Javerlhac

Reflets à Javerlhac

Tour du Château de Javerlhac

Tour du Château de Javerlhac

Le juke-box de la chambre d'hôtes de Chazelles (en parfait état de fonctionnement)

Le juke-box de la chambre d'hôtes de Chazelles (en parfait état de fonctionnement)

12 juillet 2021. Chazelles - Birac (Châteauneuf sur Charente). 65km

Mise en route sous un crachin digne de ceux que l'on rencontre en Bretagne. Bien pénétrant. La voie verte nous semblait moins sympa qu'hier. Peut-être à cause du grand soleil qui nous avait accompagnés jusqu'à Chazelles, peut-être à cause du regret de quitter cet endroit magique et ces gens si généreux ?

Pas mal de détours pour arriver à Angoulême où l'on revoit notre co-équipier belge devant les Halles. La voie verte semble avoir été tracée "à l'Allemande", nous faisant faire des tas de kilomètres en plus, dont on peut de demander s'ils présentaient un intérêt particulier, notamment la section sur la Coulée Verte de Saint-Yrieix à la passerelle de la rue de Bourgine, où, selon le chemin pris pour y arriver, on loupe le balisage.

Il pleut. Déjeuner dans un immense resto chinois (O'Buffet, rue St Antoine), où tout est proposé sous forme de buffet.Il y en a pour tous les goûts.

Visite assez rapide de la ville. Belles rues anciennes. Nombreux pignons décorés de personnages de bandes dessinées. Le passage à l'Office du Tourisme est une perte de temps, les personnes derrière le comptoir n'étant que très peu intéressées par la "clientèle", toutes absorbées qu'elles étaient à régler leurs problèmes de service.

On retrouve la Flow Vélo sur le quai, près du Musée de la Bande Dessinée. Elle continue sa route en longeant la Charente, tantôt halages tape-cul pleins de flaques, tantôt petites routes sans circulation. Beaucoup de détours. Vent, pluies, cieux menaçants.

Quittant Trois Palis on se retrouve rapidement et sans savoir comment à Sireuil, où un raccourci nous amène rapidement au sud de Châteauneuf sur Charente, près de l'embranchement nous conduisant à Birac, étape du jour.

Les vélos sont à peine rangés sous l' immense hangar de la chambre d'hôte, que le ciel s'ouvre et déverse son énième "averse" de la journée.

La "maison" est dans la famille depuis avant la Révolution française. Grande, stricte, sombre, retirée dans un bosquet au bout d'un interminable chemin. Luca, notre hôte très sympathique nous conduit à nos "appartements" et nous informe que le dîner que nous avions réservé serait servi dans la grande cuisine.

Super soirée partagée avec Luca et un autre couple. Beaucoup (trop ?) de l'excellent Rosé de la propriété, Cognac maison pour terminer et enfin au lit, après minuit... mais non sans avoir eu préalablement une visite guidée de la "maison", une explication de l'arbre généalogique de la famille, peint sur un des murs du 1er, et une présentation des meubles gothiques dessinés, construits, ciselés, polis par un ancêtre...

Quelle journée !

 

La pluie...le talon d'Achille de Sylvie

La pluie...le talon d'Achille de Sylvie

Accueil à Angoulême

Accueil à Angoulême

Ce fut une école

Ce fut une école

La Charente sur la Coulée Verte

La Charente sur la Coulée Verte

Des BD à chaque coin de rue

Des BD à chaque coin de rue

Le train finira bien par arriver...

Le train finira bien par arriver...

Un beau trompe l'oeil

Un beau trompe l'oeil

Un autre trompe l'oeil

Un autre trompe l'oeil

Pas de risque de coups de soleil au jardin...

Pas de risque de coups de soleil au jardin...

Voyage Vélo à travers la France, la Flow Vélo
La seule "réalité" : la dernière porte.

La seule "réalité" : la dernière porte.

Eglise de Trois-Palis

Eglise de Trois-Palis

Eglise de Trois-Palis. 100% fait main, sans imprimante 3D

Eglise de Trois-Palis. 100% fait main, sans imprimante 3D

Voyage Vélo à travers la France, la Flow Vélo
Sireuil, contribution à la culture.

Sireuil, contribution à la culture.

13 juillet 2021. Birac - Jarnac - Saintes. 26 km + TER

Pas assez dormis, mais avec 74km à couvrir, pas question de faire la grasse matinée. Petit déjeuner dans la grande salle à manger austère, que la gentillesse de Luca n'arrive malheureusement pas à égayer. Nos amis d'hier soir ne sont pas levés.. Veinards.

Mise en route vers Châteauneuf puis slow motion sur la D10 en direction de Saint-Même-les-Carrières, puis D736 vers Jarnac sous un ciel froid, gris, venteux  et menaçant. Sylvie, ma polaire sur le dos, avance avec peine. Ce matin, la "pêche" n'y est pas. On n' insistera pas pour ne pas gâcher le voyage.

Passage à l'Office du Tourisme de Jarnac. Employée très positive. Nouvelle averse. Décision prise de prendre le TER jusqu'à Saintes. Tant pis, on ne verra pas Cognac, mais c'est mieux ainsi.

10h58. Le train est à 11h06 et la gare à un petit kilomètre. Avec la complicité du Chef de Gare le problème des billets est réglé. Contrôleuse super sympa. Billets pris à bord...sans supplément ni amende. Tout n'est pas complètement pourri au Royaume de la SNCF..

La campagne défile. Il tombe maintenant des cordes. Des collègues d'infortune pédalent le long de la voie, la tête dans le guidon, dégoulinants, sur des pistes en tout-venant bien gras et plein de nids de poule. Pour 20 euros on a évité 50km de galère et contribué à restaurer le moral de ma cycliste qui se réchauffe peu à peu, au sec.

Saintes est atteinte en une demi-heure. La pluie n'a pas cessé. Coup de fil à la chambre d'hôte qui, malgré l'heure 'matinale', nous attend. Une éclaircie momentanée nous permet de filer dare-dare et de rejoindre notre "havre".

Une résa est faite pour un petit resto local et l'après-midi, qui voit le ciel s'éclaircir et le soleil réapparaitre, nous permet une visite de la ville : théâtre romain, musées, églises et petites rues.

Le musée Dupuy-Mestreau avec ses collections hétéroclites, ses objets du Compagnonnage, ses tableaux, coiffes de Saintonge etc.. est une merveille.

Quelques tableaux très intéressants des orientalistes Eugène Fromentin et Fabius Brest, au musée de l’Échevinage.

Ajoutés à ceux-la, la crypte de l'église Saint Eutrope, véritable église sous l'église, le théâtre Gallo-romain, l'arc de Germanicus nous occupent tout l'après-midi et nous rassurent sur le choix fait le matin.

Dîner sur les berges de la Charente et retour "à la maison" pour une nuit réparatrice. Dix jours de pédalage non-stop, les belles soirées de Chazelles et de Birac, le vent, la pluie, le relief commençaient à se faire sentir...

 

 

 

Un beau rendu de Saintes

Un beau rendu de Saintes

Les arènes, autrement. Photo prise d'un panneau illustrant une fête.

Les arènes, autrement. Photo prise d'un panneau illustrant une fête.

La crypte de Saint Eutrope. XI et XII siècles.

La crypte de Saint Eutrope. XI et XII siècles.

Colonnades de la crypte

Colonnades de la crypte

Musée Dupuy-Mestreau. Rudimentaire mais fiable.

Musée Dupuy-Mestreau. Rudimentaire mais fiable.

Musée Dupuy-Mestreau. Vitrine de coiffes

Musée Dupuy-Mestreau. Vitrine de coiffes

Musée Dupuy-Mestreau. Une coiffe

Musée Dupuy-Mestreau. Une coiffe

Musée Dupuy-Mestreau. Un travail exceptionnel de dentellière.

Musée Dupuy-Mestreau. Un travail exceptionnel de dentellière.

Musée Dupuy-Mestreau. 'Gourde' de Compagnon.

Musée Dupuy-Mestreau. 'Gourde' de Compagnon.

Musée Dupuy-Mestreau. Tous les métiers du Compagnonnage

Musée Dupuy-Mestreau. Tous les métiers du Compagnonnage

Musée Dupuy-Mestreau. Diplôme de Compagnon Passant Couvreur.

Musée Dupuy-Mestreau. Diplôme de Compagnon Passant Couvreur.

Musée Dupuy-Mestreau. Détail du tableau des métiers.

Musée Dupuy-Mestreau. Détail du tableau des métiers.

Détail du parquet du musée.

Détail du parquet du musée.

Musée de l'Echevinage, tableau d'Eugène Fromentin (Afrique du Nord).

Musée de l'Echevinage, tableau d'Eugène Fromentin (Afrique du Nord).

Musée de l'Echevinage, tableau de Fabius Brest (Sur le Bosphore)

Musée de l'Echevinage, tableau de Fabius Brest (Sur le Bosphore)

Arc de Germanicus

Arc de Germanicus

Détail corynthien de l'Arc

Détail corynthien de l'Arc

14 juillet 2021. Saintes - Hiers Brouage. 66kms. Sec et parfois ensoleillé !

Excellente nuit et très bon petit déjeuner dans notre petite maison. Longue et intéressante discussion avec notre hôtesse. Dommage de devoir 'couper court'. Les soixante-cinq et quelques kilomètres nous attendaient. Quatorze juillet oblige, passage rapide dans une Supérette afin de ne pas devoir déjeuner de fruits secs et de Confipotes.

Descente de l'artère principale menant au pont où différents 'corps' se mettaient en place pour le traditionnel défilé.

Sapeurs pompiers, militaires, police, fanfare, rien ne manquait sur le Cours National. Un responsable nous autorise à descendre l'avenue jusqu'au Quai de l'Yser, point de départ de notre étape du jour.

A peine sortis de la ville on aperçoit des cigognes perchées sur leurs nids installés en haut de divers poteaux plantés ça et là en plaine.

Voyage sans problème ni relief à travers champs de tournesols et villages peu actifs, jusqu'aux environs de Port d'Envaux où nous quittons la Flow Vélo pour bifurquer vers le site des Lapidiales, un des points d'intérêt que nous ne voulions pas manquer.

Anciennes carrières de calcaire situées près de Crazannes, elles ont été investies par des sculpteurs taillant leurs œuvres monumentales à même les fronts. Ces artistes viennent des quatre coins de la planète pour réaliser statues et fresques, reflétant souvent des états d'âme parfois bien sombres et tourmentés.

La responsable de la buvette/point info nous garde les vélos le temps de la visite. Un petit panneau demande aux éventuels 'blogueurs' d'obtenir une autorisation de l'Association avant de publier des photos prises, afin de ne pas léser les artistes au niveau de la propriété artistique.

Je remercie vivement Monsieur Tenenbaum, Délégué Général de l'Organisation "Les Lapidiales", de m'avoir permis d'inclure la série de photos présentées dans cet article. Les noms des artistes concernés donnent clairement une idée du rayonnement mondial du site.

Pique-nique sur la margelle d'un puits à Saint-Porchaire. Une légère erreur de parcours à la sortie de Pont-l'Abbé- d'Arnoult entraîne quelques kilomètres de plus au compteur. Interminable route parfaitement droite à travers les marais (8kms), pour rejoindre Saint-Just-Luzac. En relief, sur une maison face à l'église, très belle croix occitane taillée  finement, telle une dentelle de pierre.

Les derniers kilomètres jusqu'à Hiers se passent sans histoires hormis la difficile traversée de la D123 à la hauteur du Club de Tir Marennais. Très grosse circulation dans les deux sens. Après avoir contourné la piste de l’aérodrome de Marennes, encore un long passage dans les marais, traversée du Canal de la Charente à la Seudre, puis c'est Hiers.

Le dîner sera pris au village voisin de Brouage, dans le petit hôtel-restaurant où nous étions descendus il y a deux ans... Au menu, la fricassée d'anguilles valait bien les quelques kilomètres en plus.

Rien n'avait changé dans cette citadelle de Vauban. A 19h00 les chats étaient rentrés, les paillassons retirés des pas- de-portes, les magasins fermés et les ragondins enfin libres de s'ébrouer dans les prairies et cours d'eau alentour. La rue principale, pavée et droite, reliant l'entrée et la sortie du village, sur la D3, était vide. La seule différence, car il y en avait tout de même une, était au niveau de la température : 30° dans la chambre à 22h00, il y a deux ans... polaire sur le dos à 19h00 cette année.

 

Préparatifs pour le défilé : la Musique

Préparatifs pour le défilé : la Musique

Préparatifs pour le défilé : les Porte-Drapeaux

Préparatifs pour le défilé : les Porte-Drapeaux

YESS !!!

YESS !!!

Cycliste requinquée

Cycliste requinquée

Près des Lapidiales : Les Chevaliers de la Table Ronde

Près des Lapidiales : Les Chevaliers de la Table Ronde

Aux Lapidiales : oeuvre d'Alain Vandenbrouck

Aux Lapidiales : oeuvre d'Alain Vandenbrouck

Aux Lapidiales : oeuvre de Valentina Dussavitskaïa et Yury Tkachenco

Aux Lapidiales : oeuvre de Valentina Dussavitskaïa et Yury Tkachenco

Aux Lapidiales : oeuvre de Gérard Quéheillalt (détail)

Aux Lapidiales : oeuvre de Gérard Quéheillalt (détail)

Aux Lapidiales : oeuvre de Paora Toi Te Rangiuaia

Aux Lapidiales : oeuvre de Paora Toi Te Rangiuaia

Aux Lapidiales : oeuvre de Paora Toi Te Rangiuaia (détail de la photo précédente)

Aux Lapidiales : oeuvre de Paora Toi Te Rangiuaia (détail de la photo précédente)

Aux Lapidiales : oeuvre d'Alain Vandenbrouck

Aux Lapidiales : oeuvre d'Alain Vandenbrouck

Aux Lapidiales : oeuvre d'Alain Vandenbrouck (autre détail de l'oeuvre précédente)

Aux Lapidiales : oeuvre d'Alain Vandenbrouck (autre détail de l'oeuvre précédente)

Au pique-nique à St Porchaire

Au pique-nique à St Porchaire

Les roses-trémières poussent partout, sauf chez nous..

Les roses-trémières poussent partout, sauf chez nous..

Près d'une ferme. Ces pneus-là ne crèveront jamais !

Près d'une ferme. Ces pneus-là ne crèveront jamais !

En face de l'église de Saint-Just-Luzac

En face de l'église de Saint-Just-Luzac

Extraordinaire maîtrise du trait et du geste.

Extraordinaire maîtrise du trait et du geste.

15 juillet 2021. Hiers - Oléron - La Rochelle. 59 kms

Mise en route vers Oléron aux environs de 9h00. Un bout de D3 direction S-O, puis, à droite, après un bois, une petite route tranquille vers Nodes et Bourcefranc. Arrêt au Chapus pour admirer le petit port de pêche et les ruelles fleuries. Une maison attire l'attention sur la Place des Pilotes. Elle est entièrement carrelée de tomettes de couleur et décorée avec des motifs de la mer.

Pas de difficultés à se diriger vers le pont de l'Ile d'Oléron. Il se voit de loin. Un panneau indique "Baie de la Grognasse". On se demande bien ce qu'elle a pu faire, la baie, pour être appelée ainsi ?

La traversée du pont est relativement aisée bien que la bande "cyclable" soit bien étroite et non protégée. Il est question de repositionner les 'pistes' A/R sur le même côté du pont, en site propre... Wait and see ! (Le "Wait" risque d'être plus long que le "See").

L'arrivée sur Oléron est un peu chaotique. La transition de la route vers le système de pistes repérées par des couleurs différentes manque de signalisation claire. Dommage, car l'île est équipée d'un beau réseau cycliste. Après quelques A/R on trouve la "bleue" qui longe la côte ouest en direction du phare de Chassiron.

Très vite la circulation devient insupportable car le système est surchargé. Il faut avoir les yeux partout, surveiller les enfants sur leurs petits vélos, les 'Fangios' cherchant la performance et tant d'autres qui s'affranchissent des notions les plus basiques du code de la route et malheureusement de courtoisie, sous prétexte qu'ils sont en vacances.. De plus, le tracé de la "bleue" borde en grande partie une route très passante (donc bruyante), montant elle aussi au phare.

A La Cotinière on s'arrête pour déjeuner à côté de l'Office du Tourisme. Excellent poisson, service efficace et prix très raisonnables.

On repart, après réflexion, vers Saint Pierre d'Oléron sur la piste "orange", et de là vers Saint Georges d'Oléron, sur la "rouge". C'est le jour et la nuit par rapport à la "bleue". Pistes calmes, bon revêtements, à travers des petites garennes et des champs de luzerne en fleur. Dès que l'on s'éloigne de la côte, tout redevient paisible.

Dernière étape. Boyardville par la "verte". Elle longe la forêt domaniale des Saumonards. Là, on se serait crus dans les allées du Bois de Vincennes, un dimanche après-midi, aux premiers beaux jours de l'été. On était loin des chemins tranquilles longeant la Vienne..

Cette première découverte de l'île fut intéressante mais nous a laissée sur notre faim. Faudra revenir hors période de vacances pour plus d'authenticité.

18h15 : Embarquement sur le ferry pour La Rochelle. Une petite heure de traversée, sur le pont supérieur, au vent et aux embruns. Au large on se refroidit vite. Sylvie descend finalement dans la cabine où elle s'endort, bercée par le roulis et le tangage du bateau.

L'entrée au Port de la Rochelle est splendide. Notre ferry s'amarre face aux Tours de la Chaîne et Saint Nicolas. Le débarquement est rapide et en quelques coups de pédale nous sommes arrivés à notre hébergement en ville, rue de la Sardinerie.

Douche rapide et direction le restaurant que nous avions réservé et où un excellent repas nous fut servi. 

La journée se termine par une balade digestive en ville, du côté du Port. Beaucoup de monde. De nombreux artistes, groupes et musiciens animaient cette belle soirée, tellement "appréciée", après tant de mois gâchés.

La maison carrelée du Chapus

La maison carrelée du Chapus

Une autre vue de la maison

Une autre vue de la maison

Place des Pilotes, Le Chapus

Place des Pilotes, Le Chapus

Voyage Vélo à travers la France, la Flow Vélo
Le Port du Chapus

Le Port du Chapus

L'arrière de la maison (celle des photos 1 et 2)

L'arrière de la maison (celle des photos 1 et 2)

Une rue du Chapus

Une rue du Chapus

Le Robert : "femme laide et d'humeur acariâtre"...

Le Robert : "femme laide et d'humeur acariâtre"...

Pas rassurée..

Pas rassurée..

Sur Oléron

Sur Oléron

Saint-Pierre-d'Oléron

Saint-Pierre-d'Oléron

Champ de luzerne. Quel parfum !

Champ de luzerne. Quel parfum !

Fleurs des champs

Fleurs des champs

Fort Boyard

Fort Boyard

La Rochelle

La Rochelle

Une belle balade dans le port

Une belle balade dans le port

16 juillet 2021. La Rochelle - L'Aiguillon sur Mer. 67 kms

Mise en route vers 9h00 en direction du Bd Joffre et du Pont Jean Moulin pour rattraper la Vélodyssée qui longe le Canal de Marans à La Rochelle. Sortie à Périgny pour les achats du pique-nique de midi... à ne pas recommander, car l'unique Supérette trouvée était située au-delà d'une Zone artisanale/industrielle interminable.

De retour sur la Vélodyssée on se bagarre contre un vent de NE jusqu'à Marans. De là, la piste prend une direction ouest longeant le Canal maritime de Marans à la mer, puis part à travers les 'Polders', nous gratifiant d'un vent de 3/4 arrière pendant toute cette traversée.

Pas grand-chose à faire que de pédaler sur ces étendues plates et interminables. Peu après l’Écluse de Brault une haie nous protège du vent pour le pique-nique, pris debout.

Beaucoup de cyclistes, la plupart filant vers La Rochelle.

A Saint Michel en l'Herm on décide de prendre la boucle de la véloroute qui file plein sud vers la Pointe de l'Aiguillon. Malheureusement, elle n'y passe pas, rattrapant la D46c bien avant la pointe, pour remonter en direction de L'Aiguillon sur Mer. A l'intersection avec la D46 il aurait fallu tourner à gauche prenant une route sud-est sur quelques kilomètres. On le saura pour la prochaine fois...

L'entrée dans L'Aiguillon se fait donc par la route côtière, protégée par de très hauts murs.

Pas de soucis pour trouver la chambre d'hôtes. C'est là où nous étions descendus il y a deux ans quand nous avions parcouru la Vélodyssée dans l'autre sens. Installation cette fois dans la 'Chambre au Trophée' décorée d'un bric-à-brac délirant mais sympa et dans laquelle une énorme tête de vache empaillée surplombe le lit.

Dîner au Bistrot du Port et marche digestive dans un bourg désert où les quelques restaurateurs, kébabs et autres pizzérias attendaient le client...en vain.

 

Le héron est parti avec une grenouille...qui a réussi à s'échapper : )

Le héron est parti avec une grenouille...qui a réussi à s'échapper : )

De nouveau sur la Vélodyssée !

De nouveau sur la Vélodyssée !

Mon "Rock'n'Roll" a retrouvé un copain

Mon "Rock'n'Roll" a retrouvé un copain

Le long du canal

Le long du canal

Sur la digue

Sur la digue

Un "pays de ciel"

Un "pays de ciel"

Tamaris à foison

Tamaris à foison

En territoire ennemi, je m'affirme !

En territoire ennemi, je m'affirme !

Le pont de Ré, vu de l'Aiguillon.

Le pont de Ré, vu de l'Aiguillon.

Vase ++ dans Le Lay. En face, La Faute sur Mer

Vase ++ dans Le Lay. En face, La Faute sur Mer

Notre chambre

Notre chambre

21h00 à la plage de l'Aiguillon

21h00 à la plage de l'Aiguillon

Vitrail de Saint Nicolas

Vitrail de Saint Nicolas

17 juillet 2021. L'Aiguillon sur Mer - Brétignolles sur Mer. 90 kms

Le petit déjeuner pris, et une grosse portion de 'Broyé du Poitou' maison dans la sacoche-cantine, nous quittons nos hôtes, direction le nord, sur la Vélodyssée.

Belle météo, même chaude. Vent du nord. Normal.

La piste en direction des Sables d'Olonne alterne des passages en sous-bois, en plaine, en bordure de mer, traversant un chapelet de bourgs côtiers, qui nous apparaissent en réalité comme une interminable enfilade de résidences de vacances, de structures gonflables et de campings. (Beaucoup de mobile homes "O'Hara"... où sont les "O'Timmins" ?)

Dans les marais, on se serait même cru sur des autoroutes à vélos. Par endroits, c’était même pénible.

A Port Bourgenais on retrouve un ami et sa famille pour une collation ‘rapide’. Dommage qu'il ait fallu expédier ce moment très agréable et ne pas profiter plus longuement de ces retrouvailles.

La remise en route à 14h00 bien tassées est rude. Non pas à cause de difficultés particulières le long de la côte, mais surtout à cause de la digestion qui nous casse les genoux et la chaleur qui s’abat sur nous en ce début d'après-midi.

Courte halte aux Sables, saturés de monde sur plage et remblai, pour le coup de tampon sur nos carnets de voyage et c'est reparti, cette fois sans escale, jusqu'à Brétignolles atteinte après de nombreux coups de pédale et pas mal de haltes pour se désaltérer.

A la sortie de Brem sur Mer, à côté du Camping des Dunes, on aperçoit le panneau tant attendu sans savoir que le front de mer de Brétignolles fait 14 km de long et que notre chambre d'hôte était à l'autre bout !

Après moult doutes et vérifications, on continue sur la Corniche, n’ayant pas l’impression d’avancer tant elle est longue, et tant elle était encombrée.

A 19h30, après  plus de 90km dans la journée, on arrive finalement à destination chez des hôtes très sympathiques, qui insistent pour que l’on prenne tout le temps nécessaire pour 'décompresser', avant de partager avec eux le délicieux repas qu'ils avaient préparé.

Super soirée relax passée en leur compagnie. La table d'hôte, hormis l’avantage qu’elle offre de ne pas avoir à ressortir pour dîner, est un lieu privilégié d’échanges que nous avons beaucoup apprécié cette année.

La Tranche. Interminable passerelle pour atteindre la plage

La Tranche. Interminable passerelle pour atteindre la plage

La Plage des Sables d'Olonne

La Plage des Sables d'Olonne

18 juillet 2021.   Brétignolles sur Mer - Saint Gilles Croix de Vie - Nantes - Vannes. 17 kms

Ce matin, pas besoin de se presser, car notre train à St Gilles est à 12h et quelques.

La Vélodyssée est très encombrée de vélos de toutes disciplines, de poussettes, de piétons, rendant l'avancement assez pénible. Heureusement, nous n'avons que 15 kilomètres à parcourir pour atteindre la gare.

Tour en ville (vite fait) et longue attente sur le quai.

Les vélos sont embarqués sans difficultés et Nantes est atteinte après 1h11 de TER. A noter que les Chemins de Fer des Pays de la Loire ne demandent pas de réservation vélo.

Après un déjeuner sympa pris non loin de la gare de Nantes, il est temps de nous diriger vers le quai N° 8.

Première mauvaise surprise, le quai N° 8 n'est pas doté de rampes pour atteindre le quai, mais de goulottes sur le bord des marches.

Deuxième mauvaise surprise : chaos indescriptible sur le quai et pas un agent de la SNCF en vue pour contrôler les réservations de vélo.

Résultat : on se retrouve à 9 vélos plus sacoches dans le minuscule espace qui n'a été conçu que pour 6...et de surcroit, accrochés.

C'est toujours curieux que dans de telles circonstances, les contrôleurs, d'habitude si pointilleux, ne passent pas faire le boulot qu'ils auraient dû faire sur le quai..

Heureusement qu'à Redon, la descente s'effectue par la porte de gauche car mon Rock'n'Roll bouchait complètement celle de droite, n'ayant pas d'autre endroit où se 'garer'.

A Vannes, pas de quartiers, tant pis pour les genoux et les valises des personnes qui ne voulaient pas bouger, bloquant la sortie, et pour ceux qui essayaient de monter alors que tout le monde n'était pas descendu. Plusieurs A/R sont nécessaires pour sortir le matériel et aider d'autres cyclistes coincés.

Excédé par ce nouvel exemple de désorganisation, de mépris du 'client',  qui caractérisent de plus en plus souvent la SNCF, je toque à la porte du cagibi des contrôleurs, sur le quai.

La demoiselle à qui j'ai affaire m'écoute, absente, et me dit enfin que ce n'est pas la première réclamation... que ce n'est pas de leur faute, qu'ils sous-traitent (?)... qu'elle fera 'remonter'  l'incident.

Autant dire que rien ne se produira et que le 30 septembre, dernier jour des réservations obligatoires pour les vélos dans les TER de Bretagne, ils pousseront un 'ouf' de soulagement, n'ayant plus à se soucier des règles qu'ils ne sont pas capables d'appliquer, et des "emmerdeurs" à vélo.

De mon côté, je n'espère qu'une chose : que la concurrence, celle qui ne se cache pas derrière des décrets et lois d'avant la dernière guerre, et qui vit avec son temps, arrive le plus vite possible, pour qu'enfin un voyage en train avec son vélo ne soit plus un parcours du combattant duquel on sort toujours perdant.

 

 

Les Ténèbres sont toujours une impasse...

Les Ténèbres sont toujours une impasse...

19h00. At Home.

19h00. At Home.

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #La Flow Vélo, 2021

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Publié le 29 Septembre 2020

Voyages avec ma Fille - 8ème Edition- Un coin de Bretagne.

Après le Donegal et l'Allemagne de l'Est, passés à la trappe cause Covid, nous avons décidé de rester près de chez nous et d'utiliser notre maison près de Vannes comme 'base' pour explorer différents endroits de la région, essentiellement richesses historiques, faisant des bonds à travers les siècles, mais en essayant de garder un semblant d'ordre chronologique.

Promenades dans le Golfe, Mégalithes, Forteresses et Chapelles peintes seront au programme d'une dizaine de jours de très belle météo, permettant à nos ânes de métal de s'aérer sur les voies vertes et petites routes de campagne.

Lundi 14 septembre 2020.

Jenny arrive de Paris, avec son vélo, par le train de l'après-midi. Bagarres habituelles pour accéder à la place dédiée aux vélos dans le TGV à étage, nécessitant de virer toutes les énormes valises qui l'encombraient. Heureusement, elle se fera aider par un autre cycliste tout aussi excédé par la politique vélos de la SNCF, que par le chacun-pour-soi de certains passagers.

On passe la fin de l'après-midi à peaufiner le programme et regarder les cartes.

Sans avoir donné le premier coup de pédale on est déjà en route, rêvant des découvertes à venir, des chemins que l'on allait parcourir. La Fête, c'est avant la Fête !

Mardi 15 septembre 2020. Vannes - Séné - Port Anna - Mousterian et retour. 40 km

Mise en route après "l'heure des bureaux" pour éviter la grosse circulation des abords de Vannes le matin. Dès que l'on se trouve au Poulfanc, sur la contre-allée, puis sur la piste cyclable en direction de Séné, le chaos de voitures et de camions se calme. A l'hippodrome on est enfin presqu'à la campagne.. Continuation en direction du lieu-dit le 'Purgatoire'. Puis à droite vers Port Anna sur la GR aménagée pour recevoir les vélos.

Peu de marcheurs à cette mi-septembre, mais très belle météo sur le petit chemin qui serpente à travers bois et plaines, pour déboucher sur les 'hauteurs' de Port Anna, où on espérait voir les quatre Sinagots amarrés dans l'étroite Marle. Pas de chance, ils n'y sont pas aujourd'hui.

 

 

 

Un beau chemin creux sur la GR en direction de Port Anna

Un beau chemin creux sur la GR en direction de Port Anna

Vue de Port Anna

Vue de Port Anna

Après un pique-nique sous les pins surplombant le petit port, on reprend la GR puis un bout de la route principale desservant la petite presqu'île pour rapidement reprendre un chemin de l'autre côté, en direction de Moustérian. 

Passage au Dolmen de Gorneveze puis direction la Pointe du Bill, étendant sa 'chaussée' de pierres vers la minuscule île de Béchit. Une école de voile est de sortie, colorant le gris des flots de leurs petites voiles rouge/orangées.

Le dolmen de Gorneveze abritant une cycliste ravie.

Le dolmen de Gorneveze abritant une cycliste ravie.

Les p'tits mousses au boulot..

Les p'tits mousses au boulot..

Retour à la maison via le sentier pédestre zigzaguant à travers les marais et les bois alentour. A l'hippodrome on choisit de passer par le port de Vannes en empruntant la piste cyclable longeant les bâtiments de l'université au Campus de Tohannic. Une 'contribution à la culture' nous attend à la hauteur du musée "DéDaLe Rive gauche", sur le port.

Une erreur de GPS peut être fatale en camping-caravanning...

Une erreur de GPS peut être fatale en camping-caravanning...

Mercredi 16 septembre 2020. Vannes - Locmariaquer (avec traversée maritime...). 52km

Partis de bonne heure cette fois pour ne pas louper le ferry de milieu de journée à Port Navalo. Belle météo qui promet soleil et chaleur. Au giratoire de la route de Nantes, au Poulfanc, Jenny, qui se trouvait derrière moi, m'appelle à l'aide, à hauteur de la station service. Son filet, accroché normalement au porte-bagages, et qui sert de fourre-tout en route, s'était détaché à une extrémité et enroulé autour du moyeu de la roue arrière, heureusement côté opposé à la cassette.

Dans ces moments, d'avoir quelques outils dans la sacoche se révèle d'un grand secours. Le crochet rigide, type extrémité de sandow, était sérieusement coincé dans la base des rayons côté moyeu. En outre, impossible de dérouler les fils caoutchouc qui avaient fait une demi douzaine de tours avant de bloquer la roue...

Il faudra la clé plate de 15, normalement utilisée pour démonter les écrous de sa roue avant, pour pouvoir enfin extraire le gros crochet déformé des rayons où il s'était coincé. Heureusement pas de casse au niveau des rayons. Seulement une légère déviation du porte bagages arrière.

Remise en route sur la route de Nantes jusqu'au petit chemin qui entre dans le bois à droite, au niveau de la petite rivière qui se jette dans le chenal de Saint Léonard, en face du restaurant 'Le Bouchon Breton'.

A partir de ce point nous suivrons l'excellente véloroute N° 45, qui part du port de Vannes et qui se termine à deux pas de l'embarcadère à Port Navalo. 

A l'extrémité de la rue de Saint Goustan, celle qui se trouve à l'arrière et en contrebas de Leroy Merlin, du Golf et de la maison de retraite, et qui passe sous la route de Sarzeau, filant ensuite vers Theix, nous empruntons une variante au niveau de l'aire de co-voiturage (dénommé 'Theix-Giratoire de Since'). La véloroute N° 45 fait normalement une boucle via Theix, ce qui rallonge inutilement le trajet. 

Donc, à la sortie de la zone de co-voiturage, côté sud, nous prenons la rue des Nouettes (R338) qui longe la route de Sarzeau (D780) sur quelques centaines de mètres pour brusquement virer à gauche en légère montée. Après les quelques maisons au lieu-dit La Nouette on continue pendant une centaine de mètres sur la petite route et on emprunte le chemin agricole à droite, menant aux bâtiments de la Laiterie à 200-300m de là. Au-delà de la laiterie une petite route asphaltée mène tout droit au lieu-dit Lanfloy où on tourne à gauche sur la C333 en direction de la D7/Plaisance.

Au Stop, on prend à droite vers Noyalo. Bref arrêt au moulin à marée.

Dans Noyalo, (excellent far à la boulangerie Place de Rhuys...) on continue sur la Vélo-route N° 45.

Pendant un bon bout de chemin celle-ci longe la D780. A la hauteur de Saint Armel nous poursuivons le long de la route de Sarzeau, laissant à gauche 'Les Meubles de Sophie" et continuons, au-delà de Saint Colombier, puis bifurquons à gauche dans les bois, en direction de Kerhouet-St. Colombier, et au-delà, vers Sarzeau, après avoir coupé la route menant de Sarzeau à Suscinio/Penvins (la D198).

De Noyalo à St. Colombier la véloroute est asphaltée et en site  quasi propre (route essentiellement agricole). De Saint Colombier à Sarzeau, super balade sur des chemins bien compactés, très souvent ombragés, ce qui, lors de notre voyage, était très bienvenu.

Après un court transit dans Sarzeau nous sommes "ré-expédiés" dans la la nature sur une succession de petites routes très calmes : La Bas Bohat, Le Riellec, Kerdouin, Botpenal, puis une longue piste en tout venant bien compacté qui nous mènera au giratoire du Net, très proche d'Arzon.

Les derniers kilomètres se font sur des petits chemins sympathiques avant de déboucher sur les 'hauteurs d'Arzon' pour ensuite longer l'église et descendre dans des rues très calmes vers la baie et un peu plus loin, l'embarcadère.

Après avoir repéré le petit guichet du 'Passeur des Îles', nous pique-niquons dans un coin d'ombre du port, assis sur une plate retournée, en profitant de la magnifique vue offerte par le port et les nombreuses îles (Les îles Vezit, Er Runio, Le Grand et le Petit Huernic...). Il fait très chaud !

Tickets achetés, c'est l'heure d'embarquer pour la croisière, certes plus modeste que celles que nous avons faites avec Brittany Ferries vers l'Irlande, mais croisière quand-même ! La durée importe peu, c'est le dépaysement qui compte !

 

 

En route pour Locmariaquer ! Les vélos sont dans la cabine. Que du bonheur !

En route pour Locmariaquer ! Les vélos sont dans la cabine. Que du bonheur !

Traversée le nez au vent, cap 333°, à 8 nœuds. Les poissons sous la quille devaient aller plus vite que nous... Mais qu'importe !

L'arrivée au port du Guilvin se fait par un étroit chenal qui nous mène à l'embarcadère. Les vélos retrouvent la terre ferme et en quelques coups de pédale nous atteignons l'excellent 'Relais de Kerpenhir' situé à quelques centaines de mètres au sud du port, en direction de la pointe.

Déchargement des sacoches et en route, sans perdre de temps, pour remonter quelques millénaires dans l'histoire et nous rassasier une fois encore de menhirs, de dolmens, de tumulus, de tombes à passage, témoins miraculeusement survivants du génie de peuples qui ont encore beaucoup à nous apprendre et dont les inscriptions dans la roche, les multiples et magnifiques gravures, resteront certainement à tout jamais inexpliquées.

Nous nous concentrons aujourd'hui sur le 'Site des Mégalithes' renfermant entre autres Le Grand Menhir Brisé et le Tumulus de la Table des Marchands, magnifiques monuments érigés il y a plus de 250 générations !!

Ici, comme à Newgrange, en Irlande, visité en 2018 (voir article), ou Gavrinis, tout proche, que nous avons découvert l'an dernier, les chercheurs, les scientifiques et les guides acceptent avec humilité leur incapacité à produire une explication définitive de la raison-d'être de ces extraordinaires réalisations, laissant à chacun le soin de se faire une opinion, d'imaginer ce que ces hommes ont voulu exprimer, de rêver aux significations de cet héritage. Comme nous disait notre guide à Newgrange : "Your guess is as good as mine" (Votre opinion est aussi bonne que la mienne).

Loin de nous en faire une, nous préférons simplement nous imprégner des 'ondes' qui enveloppent ces lieux, nous accroupir pour passer la porte basse, remonter le temps dans l'étroit couloir menant à la cavité funéraire de la Table des Marchands, pour finalement être éblouis par la beauté des gravures rupestres que nous avons la chance de découvrir, quelques 4 000 ans après leur réalisation sur ces roches énormes.

Après l'extraction de la pierre, ce qui n'a pas dû être une mince affaire, après un transport de 10 à 20km,  combien de coups de percuteur en quartzite ont été nécessaires pour dégrossir les 280 tonnes (estimés) du Grand Menhir Brisé et en 'lisser' la surface ? Se poser la question est comme tenter de comprendre la signification d'un univers infini...

Se poser de telles questions ne sert à rien, car nous n'aurons jamais les réponses. Mieux vaut simplement accepter que depuis la nuit des temps, face à l'inconnu, des peuples dits 'primitifs' ont fait preuve d'une ingéniosité surprenante et ont su, confrontés aux cycles des saisons, de la vie, de l'univers, donner une dimension spirituelle/scientifique à leurs réalisations.

 

 

La table des Marchands

La table des Marchands

Une explication relative à la Table des Marchands

Une explication relative à la Table des Marchands

La cavité funéraire de la Table des Marchands

La cavité funéraire de la Table des Marchands

Newgrange, Eire

Newgrange, Eire

Une inscription à l'intérieur de la cavité funéraire de Newgrange, Eire

Une inscription à l'intérieur de la cavité funéraire de Newgrange, Eire

Le Tumulus d'Er Grah et Le Grand Menhir Brisé

Le Tumulus d'Er Grah et Le Grand Menhir Brisé

Fougères sur le Tumulus d'Er Grah

Fougères sur le Tumulus d'Er Grah

Nous avions bien pédalé sous la chaleur et avions reçu en cadeau d'arrivée cette visite magique du Site des Mégalithes. Un bon repas, bien mérité, clôt cette belle première journée à Locmariaquer. Le coucher du soleil sur la Pointe Er Hourel sera la cerise sur le gâteau.

Juste un peu tard pour les derniers rayons, mais quelle vue !

Juste un peu tard pour les derniers rayons, mais quelle vue !

Jeudi 17 septembre 2020. Locmariaquer.

Visites de mégalithes et retour vers Vannes (2ème traversée maritime !). 49 km. Météo très chaude.

Une fois encore, la journée s'annonce très belle.

Mise en route, sans hâte, vers le Tumulus de Mané er Hroek, situé à deux pas de l'hôtel. Classé comme 'Tumulus géant', (100m de longueur, 60m de largeur, hauteur 10m !), érigé il y a plus de 6 000 ans !

Le tombeau, qui était hermétiquement clos à sa découverte, renfermait une collection extraordinaire de 'mobilier' funéraire : haches polies (roches alpines et ibériques), perles de pendeloques etc. Aucun ossement n'y a été retrouvé.

Aujourd'hui, il est accessible par un escalier en pierres construit récemment. Une impression curieuse s'en dégage car contrairement aux tumulus des tombes à couloir, 'en surface', celui-ci, s'enfonçant sous terre, se rapproche beaucoup plus de la notion de tombeau comme nous les connaissons de nos jours. Nous ne nous y attardons pas.

L'entrée du tumulus de Mané er Hroek.

L'entrée du tumulus de Mané er Hroek.

Notre deuxième arrêt sera au Tumulus de Mané Lud, situé en bordure nord-ouest de Locmariaquer, sur la route d'Auray. Celui-ci est d'une toute autre nature, Un couloir constitué de pierres plates dressées, plantées à la verticale, donne accès, par une 'porte basse', à une chambre funéraire dont le sol, les murs et le 'plafond' sont constitués d'énormes dalles portant de nombreuses gravures. Il est admis que l'ensemble a été construit il y a 6 000 ans. Des fouilles menées au XIXè et début du XXè siècles ont mis à jour deux inhumations ainsi que des ossements de chevaux. (source Wikipédia).

La porte basse du couloir d'accès à Mané Lud

La porte basse du couloir d'accès à Mané Lud

Jenny photographiant des inscriptions

Jenny photographiant des inscriptions

Quelques unes d'entre-elles..

Quelques unes d'entre-elles..

Vue de la chambre funéraire, Mané Lud

Vue de la chambre funéraire, Mané Lud

Position debout impossible.

Position debout impossible.

Notre dernière visite avant le retour sera au Tumulus de Mané Rutual, autre dolmen à couloir, d'environ 20m de long, érigé lui aussi il y a environ 6 000 ans. De nombreuses gravures ont été découvertes sur les pierres constituant le monument, principalement sur les faces intérieures des dalles de couverture, ce qui pourrait signifier que celles-ci provenaient du ré-emploi de menhirs gravés antérieurement. Des objets provenant des fouilles sont exposés au Château-Gaillard à Vannes.

L'accès est condamné du fait de la fragilité de l'ensemble.

Cette visite termine notre court mais riche séjour à Locmariaquer. Il est temps de faire quelques courses en ville pour le pique-nique et de nous rendre à l'embarcadère pour la navigation de retour.

Celle-ci se fera sur une mer toute aussi calme qu'hier. La marée basse nous permettra de voir les ostréiculteurs au travail sur leurs 'tables', supports métalliques surélevés pour éviter tout contact avec la vase, le sable et les éventuels prédateurs. Travail de Romains qui peut, à tout instant, être anéanti par une pollution de l'eau de mer.

Attente sur l'embarcadère.

Attente sur l'embarcadère.

Sur les 'tables' les nombreuses 'poches' d'huîtres

Sur les 'tables' les nombreuses 'poches' d'huîtres

Au loin, une vue furtive du cairn de Gavrinis.

Au loin, une vue furtive du cairn de Gavrinis.

Vendredi 18 septembre 2020. Visite de la Forteresse de Largouët et de la Chapelle de Cran. 33km.

Aujourd'hui, balade quasi digestive ponctuée cependant d'une série de côtes que nos mollets, surpris, n'avaient pas connues les jours précédents.

Il faut être à la billetterie de la Forteresse avant 12h10, heure de la pause déjeuner du responsable. On peut cependant rester dans le parc durant la fermeture de mi-journée, ce que nous ferons, profitant d'un banc au pied de la tour, face à l'étang, pour déjeuner en compagnie des centaines de canards en charge de la musique. 

Ayant sous-estimé la rudesse des côtes et surestimé notre vitesse moyenne, nous arrivons devant le guichet des billets à 12h04...

A peine l'entrée réglée et les vélos garés derrière le chenil, le préposé nous quitte, bouclant la porte d'accès derrière lui, nous laissant libres de découvrir l'extraordinaire domaine qui nous propulse quelques 4 500 ans en avant par rapport à notre passage récent dans le Néolithique...

Une longue allée nous mène à la forteresse proprement dite, cachée par une courbure du chemin non loin de la tour et du donjon. On découvre tout d'abord les ruines sécurisées d'un logis du 17ème siècle, derrière lesquelles un mur de chapelle avec rosace en pierre résiste, lui, au temps et à l'histoire depuis le 15ème siècle. Le donjon, haut de 57m, est du 14ème, la façade du châtelet du 15ème...

Celui-ci, entrée principale de la 'zone intérieure' de la forteresse, se dresse fièrement au-delà de l'ancienne douve. On y voit les emplacements du mécanisme permettant de faire fonctionner le pont levis. Au centre,  "l’écu à dix besants du seigneur de Rieux et la hure de sanglier, attribut des Raguenel-Malestroit, famille de son épouse". Les Rieux seront les détenteurs des lieux jusqu'en 1643...

A gauche, la tour en forme de fer à cheval et plus au fond, à droite, l'immense donjon, dont la structure en pierres est pratiquement intacte.

Alors que la Tour est inaccessible au public, le Donjon, gardé par des centaines de pigeons, offre aux visiteurs un magnifique escalier à vis permettant de monter très haut dans l'édifice et d'en découvrir de nombreux recoins. Les murs sont parsemés de marques gravées par les Compagnons tailleurs de pierre ayant contribué à la construction.

Très peu de visiteurs sont présents, alors, comme des enfants réservant le meilleur du gâteau pour la fin, nous ne nous pressons pas, délectant le moment présent dans l'attente de la découverte du Donjon.

 

 

Le Châtelet. Au fond, le Donjon.

Le Châtelet. Au fond, le Donjon.

La Tour ronde, en forme de fer à cheval.

La Tour ronde, en forme de fer à cheval.

Quelques unes des marques des Compagnons Tailleurs de pierre

Quelques unes des marques des Compagnons Tailleurs de pierre

Vue du Donjon et des mâchicoulis 'ceinturant' la partie supérieure

Vue du Donjon et des mâchicoulis 'ceinturant' la partie supérieure

Une gargouille du Donjon

Une gargouille du Donjon

Le pique-nique terminé, et l'impatience de visiter le Donjon à son comble, nous pénétrons l'édifice par un long couloir et débouchons au niveau du "rez de chaussée", partie réservée aux gardes, constellée de plumes et animé par les allées et venues des nombreux pigeons y ayant élu domicile.

Aucun plancher n'entrave la vue vers le haut, mais les nombreuses cheminées des étages supérieurs restent collées aux murs, condamnées à jamais à ne plus être que des conduits véhiculant des courants d'air froids. La mousse verte recouvrant les murs sombres de cet immense tuyau vertical, dont la section change à chaque étage, la couleur orange-rosée des voutes surplombant les "fenêtres" et divers éléments d'architecture suspendus dans le vide du fait de l'absence des planchers, donnent à ce Donjon un aspect surréel, magique. On ne peut détacher les yeux des cinquante et quelques mètres de murailles qui se terminent, tout là-haut par un petit coin de ciel bleu. 

L'opposition des couleurs ajoute au mystère qui agite l'imagination..

L'opposition des couleurs ajoute au mystère qui agite l'imagination..

La chaleur s'est envolée depuis bien longtemps..

La chaleur s'est envolée depuis bien longtemps..

Le large escalier à vis permet d'accéder aux "étages" supérieurs. De nombreuses petites 'pièces' et couloirs sont disposés de part et d'autre de cet escalier richement gravé des marques des Compagnons tailleurs de pierre. A chaque étage, la vue vers le bas devient de plus en plus surprenante, la couleur verte de la mousse ajoutant un élément fantastique tout droit sorti de 'Game of Thrones' ou du 'Nom de la Rose'...

L'ecalier à vis desservant les étages

L'ecalier à vis desservant les étages

Vue plongeante du 'haut' du Donjon..

Vue plongeante du 'haut' du Donjon..

Tout en haut, l'escalier est protégé des éléments

Tout en haut, l'escalier est protégé des éléments

Il est temps de quitter ce lieu passionnant et de reprendre la route pour une plongée dans un autre aspect de l'Histoire, dont l'époque est sensiblement la même que celle de la Forteresse de Largouët.

Direction sud-est, puis plein sud à travers une campagne très vallonnée, vers Treffléan puis Crann.

Le second objectif de la journée est la Chapelle classée 'Notre-Dame de Cran'. Elle se situe dans un petit hameau charmant au sud de la route reliant Treffléan à Sulniac.

Elle aurait été construite au 12ème siècle par les Templiers, même si cette origine n'est pas totalement vérifiée. Il est dit qu'elle aurait appartenu à l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem.

La chapelle contient plusieurs éléments très anciens, présentant un intérêt particulier au niveau historique.

La première merveille que l'on découvre en y entrant est le magnifique dallage constitué de grosses pierres plates et irrégulières, noires et blanches. Puis le regard est immédiatement attiré par une fresque peinte sur les murs des côtés sud et ouest de la Chapelle. Elle est datée de 1594 et représente le Jugement dernier, la Passion du Christ et plusieurs Saints.

Le décor peint couvrait originellement l'entièreté des murs de la nef. Suite à d'importants dégâts de toiture subis au début du XXème siècle, une partie importante des fresques a été détruite.

Dans le chœur, des sablières en bois sont sculptées et datées de 1524 à 1556. On peut notamment y voir un renard soufflant dans une cornemuse, un singe tirant la barbe d'un homme, plusieurs personnages dont un homme à grandes oreilles, un poisson avalant ou recrachant un humain, un dragon, etc...

La chapelle possède également plusieurs statues très anciennes en bois polychrome ainsi que des visages en pierre sculptée dont l'âge, bien que très ancien,  ne semble pas encore bien défini. (Les commentaires en italique ont pour sources les panneaux descriptifs de la chapelle ainsi que Wikipédia)

Malheureusement, le ciel s'est couvert durant notre trajet en vélo rendant difficile l'observation de toutes ces merveilles.

Les photos ci-dessous proviennent d'une première visite que j'avais faite, au courant de l'été.

On reste émerveillés à penser que ces fresques, comme la Forteresse visitée précédemment, ont survécu toutes les folies des hommes et de l'histoire depuis plus de cinq siècles !

 

Le mur du sud, et au fond, le choeur

Le mur du sud, et au fond, le choeur

Une partie de la fresque représentant, entre autres, la Passion du Christ

Une partie de la fresque représentant, entre autres, la Passion du Christ

Détail de la fresque, roue de la fortune

Détail de la fresque, roue de la fortune

Le Jugement dernier

Le Jugement dernier

Sablières sculptées, renard jouant de la cornemuse, singe tirant la barbe...

Sablières sculptées, renard jouant de la cornemuse, singe tirant la barbe...

Une autre sablière, l'homme aux grandes oreilles

Une autre sablière, l'homme aux grandes oreilles

Oeil de boeuf du XVIème siècle

Oeil de boeuf du XVIème siècle

Notre dernière visite, souhaitée par Jenny, sera à l'abbatiale de Saint Gildas de Rhuys, Saint Gildas étant contemporain de la Légende d'Arthur, et présentant ainsi un intérêt particulier pour ma fille.

Pendant le week-end des journées du Patrimoine nous avions eu la chance de voir le Trésor de l'abbatiale, exceptionnellement ouvert à la visite ces jours-là. Bien au-delà des considérations religieuses des pièces exposés, que chacun est libre d'apprécier en fonction de ses convictions, c'était principalement, pour nous, la valeur historique, le travail magnifique des orfèvres de l'époque, qui nous intéressait.

Les objets en or, en argent, en cuivre, en bois précieux recouvert de soie et de pierres, de cabochons en cristal de roche poli - la pierre de l'union de la matière à l'immatériel -  représentaient pour nous une autre forme de témoignages uniques du génie des artisans de l'époque.

 

 

 

Le Trésor dans son ensemble

Le Trésor dans son ensemble

Croix et reliquaires (or)

Croix et reliquaires (or)

Détail d'un des reliquaires avec cabochons de cristal de roche poli, permettant de voir à l'intérieur

Détail d'un des reliquaires avec cabochons de cristal de roche poli, permettant de voir à l'intérieur

Détail de la manche avec cabochon en cristal de roche poli

Détail de la manche avec cabochon en cristal de roche poli

Un détail du coffre en cuivre avec les hermines sur le blason

Un détail du coffre en cuivre avec les hermines sur le blason

Inventaire du Trésor, établi en 1619... retrouvé derrière des panneaux de boiseries.

Inventaire du Trésor, établi en 1619... retrouvé derrière des panneaux de boiseries.

Mardi 22 septembre 2020. Abbatiale de Saint Gildas de Rhuys et île Tascon

N'ayant pu consacrer le temps que nous aurions voulu à la visite de l'édifice, lors des journées du patrimoine, nous y sommes retournés pour une visite plus détaillée le surlendemain.

Chœur magnifique, très beaux vitraux, belles lumières.

 

Le Choeur.

Le Choeur.

Ornement près du Choeur

Ornement près du Choeur

Un des très beaux vitraux.

Un des très beaux vitraux.

Saint Bugs Bunny..

Saint Bugs Bunny..

Retour à la maison via un passage à l'île Tascon. La marée se retirait ce qui nous a permis de ne pas mouiller le bas de nos jeans en traversant le gué en béton. La réserve d'oiseaux de l'île d'Enesy nous a réservé de belles surprises.

Les derniers centimètres d'eau filaient à toute vitesse vers la sortie du Golfe..

Les derniers centimètres d'eau filaient à toute vitesse vers la sortie du Golfe..

Que demander de plus ?

Que demander de plus ?

Vaguelettes sur le béton de la chaussée.

Vaguelettes sur le béton de la chaussée.

Notre cadeau : une spatule blanche !

Notre cadeau : une spatule blanche !

Dernières photos avant le retour.

Dernières photos avant le retour.

Nous n'avions pas pu retourner en Irlande, ni aller en Allemagne de l'est, mais les quelques jours de dépaysement en vélo à travers notre belle Bretagne, les bonds dans la très riche histoire qui baigne notre région, nous ont procuré autant de plaisir que toutes les expéditions lointaines que nous avons faites par le passé.

L'aventure c'est se laisser aller au rêve, sortir des sentiers battus, quitter ses repères habituels, goûter le changement que l'on vit; c'est la perception personnelle et sensible d'un lieu, d'une situation... c'est redevenir curieux !

Et on n'a pas besoin d'aller bien loin pour vivre tout ceci. La preuve !

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Bretagne 2020

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Publié le 5 Août 2020

En route !

En route !

Le COVID ayant contrarié nos plans initiaux, nous décidons de rester près de chez nous et de partir à la découverte de la belle Bretagne. Le parcours sera un mélange de voies vertes, de véloroutes et d'imagination quand ni l'une, ni l'autre ne convenaient.

Comme dans chaque voyage, malgré un tracé longuement étudié, des modifications de parcours sont intervenues, bien souvent suite à des conversations avec nos hôtes à l'étape ou tout simplement en découvrant des lieux, des points de vue méritant un détour.

La boucle de Vannes à Vannes fait un peu plus de 700km. Nous l'avons parcourue en 12 jours.

Bien que cela résulte en une 'moyenne' d'environ 60km par jour, (certaines étapes sur le plat étant plus longues), le trio "chaleur, vent et relief côtier", intimement complices, justifierait de limiter certains tronçons à des longueurs plus modestes. (Surtout que nos vélos ne sont pas à assistance électrique...et que je ne souhaite pas décourager ma femme..)

Le voyage vélo doit rester un plaisir des sens. Il n'est pas question de gâcher ce bonheur par des velléités de performance, ou pour avoir mis la barre trop haut.

Bien qu'à partir de Tréméreuc, nous avons très souvent suivi le parcours côtier de l'EV4 (La Vélo Maritime) jusqu'à Plougasnou, j'avais retracé certaines sections qui me paraissaient trop rudes en vérifiant les nouveaux reliefs via l'application 'Google maps', onglet vélo. Cela nous a permis d'éviter les profils trop pénalisants.

D'autres fois nous avons préféré traverser la campagne sur de toutes petites routes, plutôt que de suivre aveuglément le tracé de La Vélo Maritime, surtout quand celle-ci prenait plaisir à rajouter des kilomètres, ou quand elle passait trop loin d'un site présentant un intérêt pour nous.

Comme chaque année, une fois les vélos revenus à l'écurie, le relief, les caprices de la météo et tous les jurons émis au pied de chaque côte interminable laissent rapidement place au bonheur que procurent les cyclo-voyages.

Nos têtes pleines de sensations, d'images lentement emmagasinées en 'slow motion' le long des routes et des chemins, semblent avoir arrêté le temps, nous donnant l'impression d'être partis depuis longtemps et d'avoir vécu une très longue aventure, mais surtout l'envie de recommencer... 

Voici donc quelques lignes illustrées de photos de ce voyage qui vous donneront, j'espère, l'envie d'aller découvrir notre belle Bretagne, par vous-mêmes.

Je reste bien évidemment à votre disposition pour essayer de répondre à vos questions et partager avec vous notre expérience.

 

 

Tracé du voyage. Vannes-Questembert en TER pour éviter 20km de D775, dangereuse et désagéable.

Tracé du voyage. Vannes-Questembert en TER pour éviter 20km de D775, dangereuse et désagéable.

Vannes - Questembert : 12 minutes de train pour rejoindre la Voie Verte.

Vannes - Questembert : 12 minutes de train pour rejoindre la Voie Verte.

6 juillet 2020

Vannes - Questembert - Saint Méen le Grand - 81km via la Voie Verte Questembert-St Malo.

10h00, check-list cochée, maison fermée et en route pour la gare de Vannes. TER à l'heure. 12 minutes pour rejoindre Questembert. Ce sera le seul trajet en train de ce voyage. Un grand bonheur de ne pas avoir à nous battre avec la SNCF comme l'an dernier (et de nombreuses fois avant..). Surprise, le vélo de Sylvie passe tout juste dans l'ascenseur de la gare. Le mien sera débâté et devra emprunter l'escalier...comme d'hab.

A Questembert, la VV démarre juste à côté de l'hippodrome. En site propre jusqu'à Mauron. Au-delà, ce sera une succession de petites routes de campagne jusqu'à Saint-Méen, patrie de Louison Bobet.

 

Le calme de la VV

Le calme de la VV

Super météo, mais vent du N-E...

Super météo, mais vent du N-E...

A Ploermel, passage le long de l'ancienne gare où la 'contribution à la culture' vue il y a quelques années continue de rouiller et de se foutre de la g..... des passants et des contribuables de la commune. Une honte !

Y'a même plus la plaque de "l'artiste"...

Y'a même plus la plaque de "l'artiste"...

Heureusement qu'à quelques kilomètres de là, la beauté reprend ses droits... L'allée d'hortensias bordant la VV et le golf, au niveau du lac, est magnifique et présente de nombreuses variétés aux promeneurs. L'hortensia allait nous accompagner tout au long du périple, ceux des Côtes d'Armor battant les records en taille et en coloris.

Le golf, une rangée d'hortensias et derrière, le lac.

Le golf, une rangée d'hortensias et derrière, le lac.

Près de Mauron, une croix adossée à un arbre, que peut-elle bien faire là ?

Près de Mauron, une croix adossée à un arbre, que peut-elle bien faire là ?

Au-delà de Mauron, le village de Saint Léry marque la limite du Morbihan.

Très belle église, malheureusement fermée, nombreuses statues extérieures. Magnifique toiture en ardoises.

On rejoint Saint-Méen  sur une succession de petites routes de campagne, très peu passantes.

Longue mais belle journée de pédalage sous un soleil d'été qui augure une moisson sans délais.

Mise en route tonique. L'arrivée à l'étape est bienvenue. Après un dîner reconstituant, petite marche digestive "en ville" avant de sombrer dans les bras de Morphée.

 

L'église de Saint Léry

L'église de Saint Léry

Détail de la porte en bois

Détail de la porte en bois

Un chef-d'oeuvre de couverture

Un chef-d'oeuvre de couverture

7 juillet 2020

Saint-Méen - Dinan par la véloroute avec quelques variantes. 55km

Petit déjeuner pris, courses pique-nique de midi faites chez le traiteur en face de notre petit hôtel.

En route plein Est sur la VV, qui passe devant le château d'eau rendant hommage à Louison Bobet.

Surprenante architecture de la Mairie de Saint-Méen !

Surprenante architecture de la Mairie de Saint-Méen !

L'hommage à Louison

L'hommage à Louison

Le marquage de la VV est sans défauts. Belle et facile balade en campagne, parmi les champs de sarrasin et de maïs. Au carrefour du chemin menant au lieu-dit 'Pinvert', à 2km de Médréac, au milieu de nulle part, une Sainte Marie en porcelaine est prisonnière d'une croix. A voir l'expression sur son visage, elle ne semble pas apprécier d'être enfermée dans la petite cavité grillagée. Un "vélo-rail" fonctionne à Médréac.

Au Quiou - Château de Hac nous quittons la VV pour nous diriger vers Saint André des Eaux et Evran. Cela permet d'éviter une boucle, de pique-niquer sur le bord du plan d'eau et de rattraper le halage du Canal Ille et Rance à Evran.

Une antique tarare, méritant mieux qu'un abandon aux éléments dans une cour de ferme en restauration, rappelle une époque durant laquelle le travail des champs exigeait de gros investissements humains.

La vieille tarare. Vu son âge elle serait mieux abritée..

La vieille tarare. Vu son âge elle serait mieux abritée..

Après un pique-nique au bord du plan d'eau de Saint André, remise en route vers Evran pour rattraper le halage vers Dinan. Courte visite de l'église, ouverte, mais surveillée de derrière leurs rideaux légèrement tirés, par de vieilles bigotes. Les vitraux projettent de belles couleurs sur le dallage. 

Intérieur de l'église d'Evran

Intérieur de l'église d'Evran

Les vitraux agissent tels un kaléidoscope

Les vitraux agissent tels un kaléidoscope

Après avoir salué l'archevêque de Shanghai, Mgr. Haouisée, né à Evran et dont le portrait orne un des murs de la nef, c'est direction le halage pour la dernière partie du trajet. Une section est fermée et nous oblige à emprunter une courte déviation non fléchée. Passage à Léhon, située juste au sud de Dinan, dont elle fait partie depuis 2018 et derniers coups de pédale vers l'étape du jour.

Une fois encore le B&B est situé sur les hauteurs de la ville. Bien qu'une course à pied se déroule chaque année dans la rue du Jerzual, pas question pour nous d'essayer de monter la côte en pédalant sur les gros pavés. Après plusieurs centaines de mètres à 10% environ, les bras engourdis par l'effort, on atteint le Bd Flaud, terminus de la journée.

Comme si la première ascension n'avait pas suffi, nous redescendons dîner sur les berges de la Rance. Occasion au retour de combiner la marche digestive de la seconde montée avec une visite trop courte de cette ville magnifique.

Des toits de Dinan

Des toits de Dinan

Une très belle maison à colombages

Une très belle maison à colombages

Une décoration extérieure

Une décoration extérieure

Une porte sur le quai

Une porte sur le quai

Non sans rappeler Morlaix

Non sans rappeler Morlaix

Pas question de la monter en vélo

Pas question de la monter en vélo

Reflets du soir

Reflets du soir

La vigie

La vigie

"L'Homme", bronze de Roger Vène, sur l'Esplanade, située à côté de la bibliothèque

"L'Homme", bronze de Roger Vène, sur l'Esplanade, située à côté de la bibliothèque

8 juillet 2020.

Dinan - Les Sables d'Or les Pins. 68km par la VV et l'EV4, avec quelques variantes.

La journée commence par une belle descente des rues pavées, jusqu'au quai, rive gauche. Après quelques kilomètres à longer le fleuve, nous quittons la Rance à Taden en direction de Saint-Samson-sur-Rance où on reprend la VV jusqu'à Dinard. Nous resterons en site propre jusqu'à Tréméreuc où nous rejoignons l'EV4 (qui part vers le Nord-ouest en direction du Guildo, de Matignon, puis de Fréhel/Erquy).

De là nous suivrons le fléchage de l'EV4 qui s'avère moins difficile que ce que nous pensions : quelques belles montées suivies (ou précédées) de quelques tout aussi belles descentes à travers une campagne paisible... pas de quoi inquiéter les cyclistes ! 

Tout de suite après le pont du Guildo la véloroute passe devant le restaurant 'Gilles de Bretagne' et entre dans un bois qui débouche, au niveau du plateau, dans la commune de Saint-Cast-le-Guildo. Le nom du chemin : 'Rue de la Petite Suisse' n'augurait rien de bon.. En fin de compte, rien de bien difficile. Un chemin bien compacté, une pente régulière.

Une table de pique-nique judicieusement placée dans un minuscule parc à la sortie du bois, au croisement avec la D19, nous permettra de faire un break bien mérité.

Sur la VV après Taden, pour rappeler qu'elle fut d'abord une ligne de chemin de fer à vapeur.

Sur la VV après Taden, pour rappeler qu'elle fut d'abord une ligne de chemin de fer à vapeur.

Sylvie débouchant sur le plateau après avoir 'gravi' la rue de la Petite Suisse.

Sylvie débouchant sur le plateau après avoir 'gravi' la rue de la Petite Suisse.

La rue du Petit Train, autre ancienne ligne de chemin de fer, nous conduira tout droit et sans problèmes jusqu'à Matignon. De là, continuation sur l'EV4 vers Préboulle et Port à la Duc où débouche Le Frémur.

Passé le petit pont, plutôt que de monter à Sainte Aide par l'horrible D786, nous décidons de suivre la route qui longe la baie, bien moins fréquentée et autrement plus agréable.

A Port Nieux/Pointe du Muret. Pour le prochain départ, il faudra attendre la marée...

A Port Nieux/Pointe du Muret. Pour le prochain départ, il faudra attendre la marée...

La baie du Frémur à Port Nieux

La baie du Frémur à Port Nieux

Sur le quai : tracteur à suspension pneumatique.

Sur le quai : tracteur à suspension pneumatique.

Après un petit raidillon on se retrouve de nouveau sur les hauteurs, direction Plévenon, via la D34. De là, quelques coups de pédale nous amènent au Cap Fréhel. Visite rapide du site et remise en route pour les dix derniers kilomètres vers Les Sables d'Or les Pins, étape de la journée.

Arrêt obligé à 'La pointe aux Chèvres' pour admirer la perspective de plages et côtes rocheuses s'étendant jusqu'au Cap Fréhel. Vue magnifique à travers les pins bordant la route.

 

La perspective offerte depuis La Pointe aux Chèvres.

La perspective offerte depuis La Pointe aux Chèvres.

Comme l'an dernier, lorsque nous sommes passés avec Rémi, notre sympathique hôte nous réserve une table en 'ville' pour le dîner et nous y conduit en voiture. On remontera à pied.

Après un excellent repas à 'La Potinière', longue balade le long de la plage et du Bd de la Mer, histoire de profiter des derniers rayons du soleil et de la belle lumière.

Durant une conversation avec nos hôtes, je découvrirai qu'ils avaient tenu un magasin à quelques pas de celui de mes parents -à la même époque- tout près de la Place Courteline, à Paris ! Ce fut l'occasion d'une plongée dans nos souvenirs communs d'il y a soixante ans.. Le monde est petit !

Le long du Bd de la Mer

Le long du Bd de la Mer

Le petit pin est bien accroché...

Le petit pin est bien accroché...

....la bruyère aussi !

....la bruyère aussi !

Conclusion d'une très belle journée !

Conclusion d'une très belle journée !

9 juillet 2020.

Les Sables d'Or-les pins - Hillion, 44km principalement sur l'EV4.

Mise en route tardive. Sortie de ville par l'Allée des Acacias/D34 et bifurcation à droite, vers l'EV4, un peu avant le camping des Salines. Belle promenade tantôt en forêt, tantôt à découvert jusqu'aux faubourgs d'Erquy où l'on tourne à droite en direction du Cap à hauteur du dolmen de la Ville Hamon.

S'ensuit un parcours parfois physique à travers bois et sur des chemins peu carrossables en direction de la Plage du Guen (direction Nord), où un lotissement implanté tout en bordure de plage défigure honteusement le site magnifique.

Le chemin longe la plage, serpentant entre des pins puis sur la lande en direction du Cap d'Erquy, offrant un spectacle extraordinaire de bruyères en fleur, d'ajoncs, de falaises abruptes, de mer, en contrebas, colorée d'une multitude de teintes de bleu et de vert. Un vrai Paradis !

Plage du Guen. Une telle vue se passe de commentaires.

Plage du Guen. Une telle vue se passe de commentaires.

Le Cap d'Erquy.

Le Cap d'Erquy.

Le bonheur à l'état pur.

Le bonheur à l'état pur.

Après des achats pique-nique dans Erquy, nous reprenons l'EV4 en direction de Pléneuf val André. La véloroute passe par le village de Saint Pabu, où le muret de la Chapelle, situé à l'ombre d'un grand arbre, nous offre une place idéale pour déjeuner de notre énième salade Sodébo..

Pique-nique à Saint Pabu

Pique-nique à Saint Pabu

Repus, nous remettons en route par monts et vaux sur chemins de toutes conditions. Gravier, sable compacté, vieux bitume etc... le tout zig-zaguant à travers la campagne et les champs, parfois en sous bois. Arrêt obligatoire à l'entrée de Pléneuf, sous un mirabellier dont les branches ne demandaient qu'à être allégées..

 

Quand les guèpes les attaquent elles sont mûres...

Quand les guèpes les attaquent elles sont mûres...

Quelques côtes à couper le souffle sur le dernier tronçon vers Hillion, en particulier, la rue de la Fontenelle à Port Morvan.

Arrivée à destination vers 17h00, heureux d'avoir fait une erreur de calcul kilométrique, cette fois en notre faveur.

Philippe Baudet et son épouse, les très sympathiques propriétaires de l'Hôtel du bon Saint Nicolas, nous accueillent avec la même gentillesse que l'an dernier, lorsque nous étions passés avec Rémi. 

Un repas roboratif clôt une dure journée de pédalage. Heureusement, chaleur, vent et côtes sont un bon somnifère. Pas besoin de tisane pour dormir !

L'EV4 emprunte le viaduc des 'Ponts Neufs' entre Morieux et Hillion. La légende de la photo vaut son jus..

L'EV4 emprunte le viaduc des 'Ponts Neufs' entre Morieux et Hillion. La légende de la photo vaut son jus..

Oeuvre de Louis Harel de la Noë, aujourd'hui il n'y a que piétons et vélos qui passent.

Oeuvre de Louis Harel de la Noë, aujourd'hui il n'y a que piétons et vélos qui passent.

10 juillet 2020

Hillion - Plouha par l'EV4 avec quelques variantes. 47km... heureusement pas plus de prévus.

Mise en route par le petit chemin de l'EV4 qui descend vers Yffiniac et Langueux. Remontée côté ouest de la baie par le Chemin des Grèves, en partie ancienne ligne de chemin de fer aménagée en VV.

 

Le long de la baie de Saint Brieux, côté ouest

Le long de la baie de Saint Brieux, côté ouest

Les supports de traverses sont restés en place

Les supports de traverses sont restés en place

Le chemin débouche tout près de l'entrée de Saint Brieuc. En face, un panneau indique "Promenade Louis Harel de la Noë". Comparée à la route, le chemin semblait une belle alternative pour éviter circulation et bruit...

Kolossale erreur ! Au fur et à mesure que nous entrions dans le bois, la 'Promenade' se transformait en un chemin étroit, serpentant au milieu d'orties et de ronces, agrémenté de montées et de descentes nous obligeant à un endroit à débâter mon vélo pour passer les rochers et les racines que l'eau de ruissellement avait dégagés du sol.. Ma boussole donnait des directions complètement à l'opposé de notre destination.

Après plusieurs essais infructueux pour retrouver un chemin vers le nord nous sommes "secourus" par une joggeuse qui nous remet en bon chemin.

Une heure et demi de bagarre contre la nature. 1,5 km parcourus. C'était pire qu'Hannibal traversant les Alpes avec ses éléphants !  Il ne manquait que la neige. Le tout, pour nous retrouver, à la sortie du bois, à 1km d’où l'on avait commencé la "Promenade"...

A 12h30 nous nous retrouvons sur le port du Légué. D'un commun accord, sans concertation préalable, nous décidons que l'effort du matin valait mieux qu'une salade Sodébo. A 12h45 nous étions à table à la terrasse du restaurant 'Le Grand Léjon', devant un bon repas bien mérité.

Pour les cyclistes, c'était tout le chemin qui était mortel.

Pour les cyclistes, c'était tout le chemin qui était mortel.

L'ancien viaduc (donne une idée du relief du chemin...)

L'ancien viaduc (donne une idée du relief du chemin...)

La sortie du Légué par le chemin alternatif que j'avais préféré à l'EV4, procure encore quelques joies à nos mollets avant de nous  amener sur le plateau que l'on quittera de nouveau à Binic. La sortie de cette petite ville par la D21 sera encore une fois l'occasion d'utiliser tous les pignons de la cassette. Les quelques kilomètres restant à couvrir pour atteindre Plouha se font sans peine sur une route bien tranquille.

Arrêt à Plourhan au monument érigé à la mémoire des aviateurs américains du bombardier B17, "Lady Godiva" tombé en mer suite à de grosses avaries subies au retour d'un raid sur Saint Nazaire.

L'équipage avait pu sauter. Le pilote avait pu regagner l'Angleterre, les autres membres seront fait prisonniers.

Au risque de leur vie, des habitants courageux cacheront le pilote et l'aideront à fuir. Deux d'entre eux paieront cet héroïsme de leur vie, mourant en captivité dans les camps.

Nos hôtes écossais nous reçoivent avec chaleur et gentillesse et nous proposent de réserver une table pour le dîner dans le seul restaurant de Plouha. Ils y allaient eux-mêmes avec des amis, pour la première fois, l'établissement ayant récemment changé de propriétaires.

Sans entrer dans les détails, ce fut une très grosse déception pour eux et nous. Le lendemain au petit déjeuner ils se confondaient encore en excuses de nous avoir indiqué l'endroit. Comment leur en vouloir quand eux aussi avaient été si mal traités ? ("Au Rest'o", situé dans l'ancien Hôtel du Midi..... à éviter !!)

Petite marche digestive dans Plouha, pas tout à fait 'by night'. Retour à notre B&B pour une nuit bien méritée !

Quelle journée, heureusement de peu de kilomètres...

 

Le monument.

Le monument.

La plaque décrivant les faits

La plaque décrivant les faits

Le pilote, Theodore M. Peterson, 23 ans. Source : Association Bretonne du Souvenir aérien. Photo Famille Poulouin.. Avec les remerciements de johnsbikingtrips.

Le pilote, Theodore M. Peterson, 23 ans. Source : Association Bretonne du Souvenir aérien. Photo Famille Poulouin.. Avec les remerciements de johnsbikingtrips.

11 juillet 2020.

Plouha - Tréguier via Pontrieux. 40 km.

Départ tardif de chez Bill et Helen qui nous avaient préparé un petit déjeuner écossais. La journée commençait bien !

Sortie de ville plein ouest sur la RD21, le premier objectif étant d'aller voir la Chapelle Kermaria an Isquit renfermant une des très rares 'Danses Macabres' existantes, peinte dans la nef entre 1483 et 1501. 

Grosse déception, car malgré un appel téléphonique à la guide, qui nous assurait, quelques jours avant notre passage, que la Chapelle était visitable, nous nous cassons les dents devant la porte d'entrée, l'édifice étant fermé le samedi et le dimanche matin... Un comble !

(Les photos que j'ai mises à la fin du présent texte proviennent d'une deuxième visite faite quelques jours après la conclusion de notre périple, cette fois en voiture).

Continuation sur la D21 vers Pontrieux, via Pléhédel et Lanleff où là, la chapelle était ouverte. Arrivée à Pontrieux à la mi-journée, après une belle balade à travers la campagne sur des routes tranquilles offrant toutes sortes d'expériences à nos mollets.

Halte pique-nique à Pontrieux, joli bourg aux 57 lavoirs, situé sur le Trieux, et magnifiquement fleuri. Du parc où nous avons déjeuné nous avons pu suivre les A/R de barques électriques, faisant découvrir les berges insolites de la rivière aux touristes. Un imbécile aigri avait choisi de passer son rotofil pétaradant dans un jardin minable en pleine heure de repas, gâchant quelque peu ce moment qu'on aurait aimé plus paisible. Malheureusement, la race des emmerdeurs adeptes de 'droits autoproclamés' n'est pas près de disparaître...

Remise en route sur la D6 en direction de Ploëzal, puis Pouldouran et enfin Trédarzec, avant de 'plonger' sur le pont de Tréguier, enjambant le Jaudy, évitant ainsi, une fois encore d'avoir à emprunter la D786.

Installation dans un B&B de rêve sur la place de la cathédrale Saint Tugdual. Les vélos sont rangés, les cyclistes douchés avant de repartir, cette fois à pied, découvrir les merveilles de la ville.

Recommandé chaudement par nos hôtes, nous dînons superbement à "L'Auberge du Trégor", à deux pas du B&B. Nourriture, service...et prix, tout était parfait !

Une bonne marche digestive clôt encore une fois une très belle journée de pédalage.

Porche de la chapelle de Kermaria. De G à D, St Thomas avec son équerre; St Jude, baton etlivre; St Jacques le mineur, croix à l'envers; St Matthieu, hache; St Simon, scie.

Porche de la chapelle de Kermaria. De G à D, St Thomas avec son équerre; St Jude, baton etlivre; St Jacques le mineur, croix à l'envers; St Matthieu, hache; St Simon, scie.

Détail de la fresque de la Danse macabre. Personne n'échappe à la mort.

Détail de la fresque de la Danse macabre. Personne n'échappe à la mort.

La mort mène la danse

La mort mène la danse

Adoration des Mages. Retable en albâtre, origine anglaise, XVè siècle.

Adoration des Mages. Retable en albâtre, origine anglaise, XVè siècle.

Statue de bois polychrome de Ste Catherine

Statue de bois polychrome de Ste Catherine

Saint Joseph

Saint Joseph

Vierge à l'enfant, bois polychrome, XIIIè siècle.

Vierge à l'enfant, bois polychrome, XIIIè siècle.

Une des nombreuses débauches de fleurs

Une des nombreuses débauches de fleurs

Lumière dans la chapelle de Lanleff

Lumière dans la chapelle de Lanleff

Bateau fleuri sur le Trieux

Bateau fleuri sur le Trieux

Même les artichauts étaient en fleur...

Même les artichauts étaient en fleur...

Cathédrale Saint Tugdual de Tréguier

Cathédrale Saint Tugdual de Tréguier

Intérieur

Intérieur

Détail d'un vitrail.

Détail d'un vitrail.

Un autre vitrail

Un autre vitrail

Intérieur de la cathédrale

Intérieur de la cathédrale

Expo de toitures

Expo de toitures

La Douleur, de Francis Renaud (1887-1973). Hommage aux Morts de 14-18.

La Douleur, de Francis Renaud (1887-1973). Hommage aux Morts de 14-18.

Le modèle est vétu de la mante traditionnelle des veuves et porte la 'Toukenn', coiffe du pays de Tréguier.

Le modèle est vétu de la mante traditionnelle des veuves et porte la 'Toukenn', coiffe du pays de Tréguier.

12 juillet 2020.

Tréguier - Trébeurden, via l'EV4 avec quelques écarts..

Après une nuit de plomb dans le B&B extra-ordinaire, petit déjeuner non moins étonnant et excellent dans une salle à manger à couper le souffle tant l'aménagement et la décoration étaient raffinés. L'hospitalité sincère et généreuse de nos hôtes était la cerise sur le gâteau.. Dommage qu'il faille partir si vite.

La route aujourd'hui sera un panachage d'EV4, de mon parcours et finalement de découvertes inattendues occasionnant de petits détours. Succession de villages et de campagnes remplies de fleurs, de senteurs des champs, de soleil d'été, le nez au vent.

Plusieurs arrêts pour admirer chapelles et autres merveilles. Quelques passages un peu plus bruyants, mais dans l'ensemble, belle journée sur petites routes, sentes et chemins de tous ordres.

Belle sente en sous-bois, au sud de Trévou-Tréguirec

Belle sente en sous-bois, au sud de Trévou-Tréguirec

Un lavoir en pleine forêt, sur la même sente, près de l'étang de Boisriou.

Un lavoir en pleine forêt, sur la même sente, près de l'étang de Boisriou.

A Perros-Guirec, décision de quitter la côte trop passante et de continuer sur l'EV4. Beaucoup de relief, qui ajouté à la chaleur et la circulation côtière, nous amène à décider de faire une route directe sur Pleumeur-Bodou, histoire de visiter ce site mythique des télécoms.

Au préalable, un arrêt à la chapelle de La Clarté nous procure des bancs de pierre pour déjeuner.

Malheureusement, pas beaucoup d'ombre.

Malheureusement, pas beaucoup d'ombre.

Plafond en bois de cette chapelle qui aurait été bâtie en 1445

Plafond en bois de cette chapelle qui aurait été bâtie en 1445

Déception à Pleumeur-Bodou. Le centre télécoms était fermé, malgré une indication selon laquelle il aurait dû être ouvert. Heureusement, le radôme dépasse des arbres... On ne sera pas passés pour rien.

Maison de Schtroumpf ?

Maison de Schtroumpf ?

Remise en route tantôt sur EV4, tantôt par d'autres chemins. A quelques kilomètres de Trébeurden on découvre la petite chapelle St Uzec, ouverte !!

St Uzec. Sa statue se trouve aussi dans La Vallée des Saints, à Carnoët, Côtes d'Armor.

St Uzec. Sa statue se trouve aussi dans La Vallée des Saints, à Carnoët, Côtes d'Armor.

A 17h00 nous sommes chez Madame Curti, notre hôtesse de Trébeurden. Saison touristique oblige, une réservation est faite à la crêperie que l'on nous recommande. Petite balade découverte "en ville". Beaucoup de très gros blocs de granit, formant d'innombrables îlots dans la baie.

De très gros blocs de granit !

De très gros blocs de granit !

Ca change de La Baule...

Ca change de La Baule...

Une des plages

Une des plages

Belles lumières du soir

Belles lumières du soir

Un paradis pour les enfants : sable, rochers et petites mares..

Un paradis pour les enfants : sable, rochers et petites mares..

Sur les hauteurs de Malibu ?

Sur les hauteurs de Malibu ?

L'excellente galette complète/saucisse de la crêperie "Sous le Vent" (à recommander !)

L'excellente galette complète/saucisse de la crêperie "Sous le Vent" (à recommander !)

Une traditionnelle balade digestive clôt cette belle journée.  On attendra 22h14, comme de nombreux autres visiteurs, pour voir le soleil disparaître sous l'horizon..

En bout de plage, 'pied-à-terre' de vacances d'été..

En bout de plage, 'pied-à-terre' de vacances d'été..

 Chine, Thaïlande, Japon, Viet-Nam ??  Non, Trébeurden, Côtes d'Armor, Bretagne !

Chine, Thaïlande, Japon, Viet-Nam ?? Non, Trébeurden, Côtes d'Armor, Bretagne !

Tout est relatif.

Tout est relatif.

L'attente valait la peine !

L'attente valait la peine !

13 juillet 2020

Trébeurden - Plougasnou. 61 km bien physiques

Mise en route vers 9h30. Descente sans problèmes vers Lannion. En sortir sera la première mise en jambes de la journée. En effet, il nous fallait emprunter un bout de D786 pour remonter sur le 'plateau'. Longue côte pénible tant au niveau de la pente que de la circulation. Heureusement qu'en haut, dès le premier rond-point près de la zone commerciale, on la quittait pour des chemins plus calmes.

La route du Corvezou part de derrière l'Intermarché, prenant une direction sud-ouest à travers bois et champs. Puis ce sera route de Kerloas sur une courte distance, avant de tourner à droite au niveau de la ferme maraîchère de Kergistalen pour rattraper la D38, plein sud.

Au rond point du Clandy, on continue sur la D38 puis la D38A. Pas question de passer par Ploumilliau et Saint-Michel en Grève et de retrouver la D786. Dommage, car la baie devait valoir le coup, mais l'idée de se retrouver dans la folle circulation de la 786 n'était pas envisageable.

Passage à Pouzélambre où l'église St Sylvestre était malheureusement fermée. Continuation tranquille jusqu'à Lanvellec où l'on s'arrête sur le terrain de la salle des fêtes pour le pique-nique Sodébo.

Bonne surprise. Non seulement les WC publics de la salle des fêtes étaient ouverts et ne sentaient pas l'enfer comme dans la plupart des autres endroits que nous avions traversés, mais il y avait même savon et serviettes en papier !

Merci à la commune de Lanvellec.

Remise en route vers Tréduder. A la Mairie, ce sera 'à gauche toutes' direction plein ouest. Succession de belles côtes, jusqu'à la chapelle Saint Sébastien, fermée elle aussi.  (Pourquoi promouvoir un 'Circuit des Chapelles' quand elles sont toutes fermées au public, qui plus est, en périodes de vacances ??)

 A Plestin les Grèves nous descendons vers Toul an Héry et au milieu du pont enjambant le Douron, nous passons des Côtes d'Armor au Finistère.

Un sentier praticable en vélo permet de faire le tour de "l'Ile Blanche", lieu à ne pas manquer, sous aucun prétexte. Magnifiques plages de sable fin et blanc bordées de sapins. Quelques escarpements rocheux. Les photos en parleront mieux que les mots.

Sortie de Locquirec sur la D64 jusqu'à l'embranchement de la 64A/Route touristique/St Jean du Doigt. Longue balade sympa sur la corniche avant une descente préfigurant une énième montée vers l'intérieur des terres.

La chapelle du Christ de Guimaec était ouverte mais totalement vide. Continuation via Prajou, Kerbaul, Kermorvan, Kervary avant de descendre, sur la D79A, vers la longue plage de Plougasnou.

Une dernière côte à couper le souffle nous amène à notre très sympa B&B, librairie-journaux, situé sur la place de Plougasnou, face à l'église.

Dîner à "l'award-winning" crêperie. Nourriture excellente mais service défaillant et confus. Dommage.

Malgré les difficultés du relief, super journée de découvertes et de paysages magnifiques.

Belle restauration entre le  'Potager de Kergistalen' et D38

Belle restauration entre le 'Potager de Kergistalen' et D38

La faîtière de la tour d'angle.

La faîtière de la tour d'angle.

Saint Sylvestre à Pouzélambre - Fermée.

Saint Sylvestre à Pouzélambre - Fermée.

Pique-nique à Lanvellec

Pique-nique à Lanvellec

Encore une dépense bien réfléchie

Encore une dépense bien réfléchie

Chapelle Saint Sebastien - Fermée

Chapelle Saint Sebastien - Fermée

...mais bien fleurie...

...mais bien fleurie...

Plestin-les-grèves

Plestin-les-grèves

Toul an Héry, baie du Douron

Toul an Héry, baie du Douron

L'île blanche, anse de Porz Morvan

L'île blanche, anse de Porz Morvan

Locquirec, Plages du fond de la Baie

Locquirec, Plages du fond de la Baie

Plougasnou

Plougasnou

Dommage que le service était si approximatif

Dommage que le service était si approximatif

14 juillet 2020.

Plougasnou - Morlaix - Carhaix, par départementale et voie verte. 69km.

Premier jour de mauvais temps. Ciel plombé. Petit crachin du Finistère..

Le patron du B&B nous recommande une directe sur Morlaix, en empruntant la D46, très peu passante les jours fériés. Seule 'difficulté' : les abords du Durduff, fleuve de 20km de long et d'un mètre de large.

Très belle et longue descente pour le franchir, suivie d'une magnifique côte pour retrouver le plateau surplombant Morlaix. La route passe devant l'aéroport, où deux avions font la grasse matinée.

Courses au Leclerc et continuation vers le départ de la voie verte qui nous mènera directement à Carhaix. Montée en pente douce sur le premier tiers de cette ancienne voie ferrée. Le trajet s'effectue tantôt sous gros nuages menaçants, tantôt sous brumisateur.

Arrêt pique-nique à la gare de Scrignac, transformée en gîte très sympathique. Un thé chaud sera bienvenu !

La fin de parcours ne présente aucun problème : c'est une interminable descente vers Carhaix, ponctuée de quelques bosses qui n'en méritent même pas le nom.

Excellent accueil par notre logeuse qui nous avait réservé une table pour le dîner et qui nous y a même conduits en voiture. Heureusement pour nous, l'édition 2020 du Festival des Vieilles Charrues avait été annulé... Le contraire nous aurait bien rajouté une cinquantaine de kilomètres à la journée.

Après un très bon repas, servi par du personnel plein de bonne humeur, retour au B&B sous une petite pluie stimulant la cadence de la marche digestive.

 

La voie verte. Montée jusqu'à Kermeur, puis descente jusqu'à Carhaix.

La voie verte. Montée jusqu'à Kermeur, puis descente jusqu'à Carhaix.

Aux abords de la Gare de Scrignac, 3 petits cochons au repos.

Aux abords de la Gare de Scrignac, 3 petits cochons au repos.

La Gare de Scrignac, il y a bien longtemps. Photo Internet.

La Gare de Scrignac, il y a bien longtemps. Photo Internet.

La Gare de Scrignac en 2020. Photo 'Rando29', avec les remerciements de 'johnsbikingtrips'.

La Gare de Scrignac en 2020. Photo 'Rando29', avec les remerciements de 'johnsbikingtrips'.

Le long de la voie verte.

Le long de la voie verte.

Le long de la voie verte - 2 -

Le long de la voie verte - 2 -

Le long de la voie verte - 3 -

Le long de la voie verte - 3 -

Abords de Carhaix. Le 'P'tit Vélo Bleu' sent l'écurie.

Abords de Carhaix. Le 'P'tit Vélo Bleu' sent l'écurie.

En attendant la moisson...

En attendant la moisson...

15 juillet2020.

Carhaix - Pontivy. 80km sur voies vertes et halage.

Après le petit déjeuner, mise en route vers la voie verte qui démarre à l'est de Carhaix, sur la route de Trébrivan, après le rond-point de la D787.

Quelques courses pour le pique-nique au Biocoop où un employé, cycliste lui aussi, est intrigué par nos selles Proust..

Voie verte sans histoires, moins monotone que celle d'hier. Les kilomètres filent vite.

Pique-nique à Gouarec dans le jardin public très fleuri et traversé par un tout étroit Blavet. Visite du village qui vaut vraiment le détour. Des paniers suspendus remplis de pétunias, surfinias, lobélias etc. égaient la pierre sombre des maisons du centre, autour de la halle.

De Gouarec, continuation sur le halage jusqu'à Bon Repos sur Blavet et reprise de la voie verte sur les hauteurs surplombant le Lac de Guerlédan quelques kilomètres plus loin..

Avant Mûr de Bretagne on quitte la voie verte qui continue vers Saint Méen, pour rejoindre le Blavet au pied du barrage. Après une vingtaine de kilomètres le long du Blavet, totalement inutilisable dans cette section en aval du barrage, on atteint Pontivy vers 18h00.

Quelques surprises .. L'entreprise Eiffage réhabilitait des parties de la voie sur berge et procédait à la mise en place d'une couche de fond en ballast. C'est dur de pédaler dans de la caillasse non compactée, surtout quand c'est sur plusieurs  kilomètres..

On atteint notre B&B à Pontivy vers 18h00 sans autres difficultés. Un bon repas au restaurant d'à côté et une marche digestive le long du Blavet concluent cette belle journée de pédalage facile.

Cette année, annulation du festival cause covid.

Cette année, annulation du festival cause covid.

La voie verte, ancienne voie de chemin de fer Carhaix - Saint Méen

La voie verte, ancienne voie de chemin de fer Carhaix - Saint Méen

Omniprésente bruyère

Omniprésente bruyère

Loco Mallet (?) en gare de Gouarec

Loco Mallet (?) en gare de Gouarec

Pique-nique le long du tout étroit Blavet

Pique-nique le long du tout étroit Blavet

Centre ville Gouarec

Centre ville Gouarec

Dans la vitrine du brocanteur

Dans la vitrine du brocanteur

Près de Bon Repos sur Blavet

Près de Bon Repos sur Blavet

C'était autrefois les Côtes du Nord

C'était autrefois les Côtes du Nord

Au pied du barrage

Au pied du barrage

Un Tour de Bretagne - été 2020
Le château des Rohan à Pontivy

Le château des Rohan à Pontivy

Reflets de "La Duchesse Anne"

Reflets de "La Duchesse Anne"

16 juillet 2020.

Pontivy - Hennebont via le halage du Blavet. 58km.

Partis sans se presser de Pontivy, car l'idée était d'arriver à Saint Nicolas des Eaux à l'heure du pique-nique.

Courses à Inter et mise en route sur le halage du Blavet pour 56km d'un parcours très tortueux.. Bref arrêt à une énième chapelle fermée (Notre Dame de Gouazé - St Thuriau). Pédalage sans effort jusqu'à St Nicolas, atteint vers 12h15.

Désolé de constater que le petit magasin/location vélos etc. qui était situé face à la statue en métal de la "Venus du Blavet", n'a pas survécu à sa première saison.

Après le déjeuner pris sur la berge d'en face on profite de l'ouverture de la chapelle (enfin une !) pour visiter l'intérieur.. Magnifique charpente et gravures sur bois.

Le reste du voyage sur le halage est une très agréable balade agrémentée par les innombrables écluses jalonnant le Blavet, certaines très fleuries.

Arrivée à Hennebont en fin d'après midi après une super journée de pédalage reposant.

Ici, les herbes folles et les fleurs ne connaissent pas la sécheresse...

Ici, les herbes folles et les fleurs ne connaissent pas la sécheresse...

Rêve ou réalité ?

Rêve ou réalité ?

Un Tour de Bretagne - été 2020
La charpente de St Nicolas

La charpente de St Nicolas

Détail de boiserie

Détail de boiserie

Autres détails

Autres détails

Un Tour de Bretagne - été 2020
Chapelle semi-troglodytique  (St Gildas de Bieuzy)

Chapelle semi-troglodytique (St Gildas de Bieuzy)

Les chaumières de La Garenne

Les chaumières de La Garenne

17 juillet 2020

Dernière étape : Hennebont - Saint Nolff, par la campagne. 56km

Cette fois, ce sera un retour à la maison via Brandérion, Landévant, Landaul, Brec'h, Sainte Anne d'Auray, Mériadec, Plescop et finalement Saint Avé.

Belle route sympa et peu physique.

Pique-nique sur le terrain de foot de Sainte Anne sur le banc de l'équipe locale.

Profitant de leur ouverture, on s'arrête à Brandérion pour visiter la chapelle, puis à Brec'h, pour voir l'église défendue par un vaillant poilu de 14-18..

Les 700km sont passés juste avant Le Poteau à St Avé. Arrivés à la maison le compte final sera 707km !

Bravo à la cycliste qui n'a jamais baissé les bras malgré quelques belles difficultés !

Notre très beau voyage se termine là où il a commencé. Beaucoup de souvenirs, de découvertes, de rencontres, de bonheur accumulé tout au long des magnifiques chemins parcourus, la tête pleine de vent, de soleil, de couleurs d'été, de fleurs, de mer et de côtes... la beauté de celles du littoral faisant vite oublier les autres !

"Le P'tit Vélo bleu" et "Rock'n'Roll" ont retrouvé leur écurie.

Les promeneurs, eux, n'ont qu'une idée en tête... "Vite que l'on recommence" !

Quelques vues prises à la chapelle Sainte Anne de Brandérion

Quelques vues prises à la chapelle Sainte Anne de Brandérion

Vitrail de Saint Roch

Vitrail de Saint Roch

Saint Roch, pèlerin

Saint Roch, pèlerin

Gardien de l'église de Brec'h

Gardien de l'église de Brec'h

Intérieur de l'église de Brec'h

Intérieur de l'église de Brec'h

A l'époque du "chacun pour soi" à outrance, ce serait une idée à explorer...

A l'époque du "chacun pour soi" à outrance, ce serait une idée à explorer...

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Bretagne 2020

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Publié le 22 Juin 2020

Bretagne, tu nous tiens !

Bretagne, tu nous tiens !

L'attente fut interminable....

Notre traditionnel périple du mois de mai avec Rémi est passé à la trappe suite à la pandémie. Ce n'est que partie remise.

On craignait pour celui de l'été, avec mon épouse. Encore quelques jours d'enfermement et celui-là y serait passé aussi... Heureusement, notre pays se remet en route et les projets reprennent force et vigueur.

Dans quelques jours nous nous élancerons donc de Vannes pour un tour de Bretagne de 700 km.

"Rock'n'Roll" et "Le P'tit Vélo Bleu" piaffent d'impatience, les cyclistes encore plus !

A l'automne, nouveau "Voyage avec ma Fille". Ce sera le 8ème ! 

L'incertitude concernant la réouverture de l'Irlande nous oblige à décaler le Donegal.

Alors ce sera Berlin et l'Allemagne de l'Est. Un retour dans le temps, une plongée dans l'histoire.

A bientôt pour articles et photos  : )

 

 

 

 

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Rédigé par johnsbikingtrips

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Publié le 2 Octobre 2019

En Vélo dans les Iles d'Ecosse - 7ème édition des Voyages avec ma Fille - 1ère Partie.

Jenny m'avait parlé de la Roumanie... Elle avait vu un super parcours à faire en Transylvanie. Belle campagne, châteaux, vieux villages, un peu un saut dans le temps, qui visiblement ne s'écoule pas à la même vitesse dans cette partie du monde que chez nous en France... Rien que du bonheur ! Mais, après quelques vérifs au niveau logistique d'approche, organisation du voyage sur place etc. la décision fut prise que "ce serait pour une prochaine fois", vu le temps dont elle disposait pour effectuer ce périple.

 

Sans trop d'hésitations, l'alternative est apparue naturellement. Jusqu'alors notre région de prédilection avait été le nord de l'Europe... Durant l'année on avait parlé d’Écosse, des îles de la côte atlantique, de Skye, de Mull, d'Iona, de Staffa 'la volcanique', d'Arran... Une attirance mutuelle pour ces régions difficiles mais magnifiques, battues par les vents et la pluie, eut rapidement raison d'une logistique d'approche toute aussi compliquée.

Restait à choisir le parcours en fonction de plusieurs critères : temps disponible (deux semaines); quelles îles ? Ferries et leur fréquence ? Sites à visiter; trains; hébergements... Un beau cassement de tête en perspective mais que l'on espérait largement compensé par ce que l'on allait découvrir.

La "Caledonian MacBrayne", compagnie des ferries desservant les îles, nous dicta rapidement le choix du parcours. Restait à nous rendre au point de départ, à Ardrossan, village côtier situé au travers ouest de Glasgow.

 

Jour 1 : Paris - Calais - Douvres - Londres.

Jour 1 : Paris - Calais - Douvres - Londres.

Jour 2 : Londres - Ardrossan, via Glasgow..

Jour 2 : Londres - Ardrossan, via Glasgow..

Jour 1 - 31 août 2019 - De Paris à Londres.

Pas de soucis pour nous rendre à la Gare du Nord, d'où nous partons vers Calais par le TGV de 9h46. Vieux TGV avec un compartiment bagages et vélos en bout de wagon. Tellement plus pratique et sympa que les trains plus récents.

Arrivée Calais en retard - normal -. Traversée de la ville vers le Terminal Ferries où trois gros navires chargeaient camions et voitures. On était les deux seuls cyclistes sur le nôtre. Bateau DFDS basique; mer d'huile, traversée sans histoires.

Arrivée à Douvres et sortie du port via un astucieux marquage au sol : il n'y avait qu'à suivre un gros trait rouge, peint sur le bitume, pour se retrouver en ville, près de la gare de Dover Priory.

Achat des billets pour Londres St Pancras. Excessivement chers quand achetés le jour du voyage ! (Prévoir de les acheter en avance : 'Advance tickets', pour bénéficier de tarifs bien plus bas). Pas de soucis pour mettre les vélos dans le train, mais sans marquage sur les wagons nous nous retrouvons dans le mauvais compartiment, sur une plateforme étroite et de plus en plus bondée au fur et à mesure que nous approchons de Londres (gros match de foot ce soir)...

Hôtel situé à mi-chemin entre les gares de St Pancras et Euston. Super pratique mais ratio qualité/prix inacceptable. Chambre en 'souplex' (sous-sol...) avec minuscule salle d'eau/sanitaires en contrebas... !

Mais on était à pied d’œuvre pour le départ du lendemain et les vélos à l'abri dans la bagagerie.

Dîner dans un pub sympa à côté et marche digestive vers la gare de Euston où nous retirons les billets pour le train 'Virgin', Londres-Glasgow, de demain matin.

 

 

 

En route pour l'Angleterre !

En route pour l'Angleterre !

Il n'y a qu'à suivre la ligne rouge pour sortir du port (et y entrer...). Photo Jenny

Il n'y a qu'à suivre la ligne rouge pour sortir du port (et y entrer...). Photo Jenny

"Il est interdit de boire de l'alcool dans ce passage souterrain si vous avez été prévenu de ne pas le faire par un policier en uniforme..." (Photo Jenny)

"Il est interdit de boire de l'alcool dans ce passage souterrain si vous avez été prévenu de ne pas le faire par un policier en uniforme..." (Photo Jenny)

Gare de Saint Pancras, Londres. Fin de la première étape !

Gare de Saint Pancras, Londres. Fin de la première étape !

Jour 2 - 1er septembre 2019 - De Londres à Ardrossan, via Glasgow.

Après une nuit, au calme, dans notre sous-sol, on file chez "Prêt à Manger", une chaîne de restauration rapide, pour y prendre le petit déjeuner que l'hôtel ne servait pas (!)... et acheter les sandwiches pour le repas de midi.

Brève attente dans la salle des pas perdus de la gare et notre quai s'affiche. Le wagon à vélos est en tête de train : petite alcôve située derrière la cabine du chauffeur. Débâtage obligatoire, car l'espace est sensé tenir 4 vélos.. Installation en voiture B, juste à côté, pour plus de cinq heures de voyage sans histoires.

A Glasgow, achat des billets pour Ardrossan. Par chance, très peu d'attente avant de charger les vélos dans le dernier wagon du train régional Scotrail et de repartir pour l'étape du jour.

Un peu de stress tout de même lorsqu'on entend l'annonce, peu avant l'arrivée aux premières gares du parcours, qu'en raison de la longueur insuffisante des quais, les passagers sont priés de remonter le train pour en descendre... Avec nos vélos chargés et des couloirs très étroits, l'exercice s'annonçait compliqué...

Avant de tout démonter et transporter vers un autre wagon, je vérifie la situation avec le contrôleur qui, peu de temps avant notre arrivée à Ardrossan 'South Beach', nous rassure, le quai et le train étant de longueur identique à cette gare...

En 10 minutes nous étions au B&B que Jenny avait réservé. Accueillis par Madame 100 000 volts.

Installation dans une chambre super propre et calme et descente en 'ville' pour une courte visite.

Front de mer cafard +++. Plage immense de sable gris, barrières métalliques rouillées par l'eau de mer, promenade bordée d'une étendue gazonnée et fleurie, maisons relativement 'coquettes'. Personne en vue, même pas un seul camping car face aux flots... C'est dire ! Passage rapide au port pour achats billets de ferry et retour vers le restaurant que notre hôtesse nous avait recommandé. Excellent dîner avant le retour vers le B&B sous un crachin bien mouillant.

Y paraît que demain ça se gâte...

 

British Library. D'après 'Newton' de William Blake.

British Library. D'après 'Newton' de William Blake.

Limites de la consultation citoyenne...

Limites de la consultation citoyenne...

Sur un immeuble face à St Pancras, un très beau bas-relief

Sur un immeuble face à St Pancras, un très beau bas-relief

Ardrossan, enfin !

Ardrossan, enfin !

Plage et promenade à Ardrossan (photo Jenny)

Plage et promenade à Ardrossan (photo Jenny)

Maisons du front de mer. Vu le nombre de cheminées, il ne doit pas y faire chaud l'hiver...

Maisons du front de mer. Vu le nombre de cheminées, il ne doit pas y faire chaud l'hiver...

Les cartes qui suivent donneront un aperçu du parcours entrepris dans les îles : d'abord Arran, puis Mull, Iona, Staffa et finalement retour vers Oban, Glasgow et la France. Voyage magnifique qu'une météo difficile n'a pas réussi à gâcher. Contrastes infinis de lumières, de couleurs, d'impressions. L’Écosse, comme toutes ces contrées septentrionales ne se visite pas, elle se vit au plus près de sa nature et de son peuple. Seul le vélo offre une telle liberté.

Vue d'ensemble du périple.

Vue d'ensemble du périple.

Mull, Iona et Staffa

Mull, Iona et Staffa

Jour 3 - 2 septembre 2019 - D'Ardrossan à Blackwaterfoot, (île d'Arran). Ferry.

Ici, avant de continuer, je dois raconter une courte histoire. En 1938, ma mère est partie en Angleterre apprendre l'Anglais. Elle était 'au-pair' dans une famille écossaise établie près de Londres. En août 1939, sa famille d'accueil l'emmena passer des vacances en Écosse, sur l'île d'Arran en particulier. Ils étaient descendus dans un petit établissement de Kildonan, sur la côte sud de l'île.

Le 29 août, ma mère écrivait à ses parents : "...l'hôtel est très propre et pittoresque car il n'y a pas l’électricité, ni l'eau courante dans les chambres mais il y a la TSF (radio), et une salle de bains avec eau chaude et eau froide... Juste en face de notre île, il y a un petit îlot avec dessus un phare, lequel éclaire ma chambre le soir..."

Le samedi 2 septembre 1939, veille de la déclaration de la Seconde Guerre Mondiale, elle reprenait le ferry de Brodick vers Ardrossan....

Le 2 septembre 2019, 80 ans après, jour pour jour, son fils et sa petite fille embarquaient eux, à Ardrossan, destination Brodick, un des ports de l'île d'Arran. Coïncidence, destin, signe ?   C'était troublant... Fin de l'aparté.

Notre hôtesse 100 000V nous sert un petit déjeuner 'full Scottish', seul moyen de pouvoir affronter les éléments météo qui ne sont pas optimistes.. En route pour le ferry de 9h45, sous une pluie fine. Embarquement immédiat. Traversée peu chahutée mais une brume tenace nous masque l'île...réservant la surprise pour l'arrivée !

L'arrivée.... à peine sortis du bateau ce sera une première côte interminable pour monter sur les hauteurs de l'île. Up and down, pluie, vent, rafales toute la journée.. Bas côtés de route pourries.. Bref arrêt à Whiting Bay pour un coup de tampon à la minuscule poste. Achats du "midi" à la Coop de Lamlash et continuation sur des routes tortueuses, bordées de fuchsias, de crocosmias, de prèles. Au sud de l'île, descente vers Kildonan où ma mère s'était arrêtée il y a 80 ans..Arrêt à l'unique hôtel du village pour nous réchauffer avec un thé. Était-ce ici, dans cet établissement, était-ce ailleurs ? L'esprit du lieu suffit...et Pladda, l'ile au phare, est bien juste en face. Pas étonnant que sa chambre était éclairée la nuit.. Juste derrière, dans la brume, on devine l'îlôt pointu de Ailsa Craig.

Rude remontée dans le temps qui sera suivi d'une toute aussi rude remontée de la côte menant à la route principale, car bien évidemment, l'hôtel de Kildonan est au ras des flots.

Continuation le long de la côte, en plein vent et bien trempés, sur des routes très vallonnées, surplombant une mer grise et agitée. Heureux d'arriver à notre magnifique B&B de Blackwaterfoot. Pas question de ressortir pour dîner. Ce sera table d'hôte sur place, précédé d'un whisky en souvenir de cette journée si particulière.

 

 

Sur le pont du ferry le 2 septembre 2019, Jenny et moi en route d'Ardrossan vers Arran

Sur le pont du ferry le 2 septembre 2019, Jenny et moi en route d'Ardrossan vers Arran

Ma mère et sa famille d'accueil, sur le pont du ferry du 2 septembre 1939, en route d'Arran vers Ardrossan

Ma mère et sa famille d'accueil, sur le pont du ferry du 2 septembre 1939, en route d'Arran vers Ardrossan

L'île de Pladda et son phare, vus du salon de l'hôtel de Kildonan

L'île de Pladda et son phare, vus du salon de l'hôtel de Kildonan

L'îlôt d'Ailsa Craig d'où provient 60 à 70% du granite servant à fabriquer les pierres de curling.

L'îlôt d'Ailsa Craig d'où provient 60 à 70% du granite servant à fabriquer les pierres de curling.

Un relief bien vallonné.

Un relief bien vallonné.

En face, le Kintyre.

En face, le Kintyre.

Deux cyclistes bien trempés, mais heureux !

Deux cyclistes bien trempés, mais heureux !

Jour 4 - le 3 septembre 2019 - De Blackwaterfoot à West Tarbert, via Lochranza. Ferry.

Seuls au B&B on a toute la salle du petit déjeuner pour nous. Et quelle salle... et quel petit déjeuner !

Mise en route juste après 9h00 en direction de Machrie Standing Stones, un important site néolithique dont les menhirs et cercles de pierres remontent à environ 2 000 ans avant notre ère. Un long chemin y mène à travers la lande bien trempée, parcourue par une multitude de moutons tondus.

Herbes, fougères, roseaux, bruyères, cours d'eau, sorbiers, aubépines... Site surréaliste s'étalant sur une lande baignée de brumes et coiffée de stratus bas. La pluie nous laisse tranquilles le temps de la visite...ou presque..

Après une longue déambulation parmi les pierres, retour au parking où nous avions laissé les vélos.

La route fait le tour de l'île au ras de l'eau, longeant une côte sauvage constituée de plages de rochers et de galets, couvertes d'algues de toutes sortes arrachées aux fonds par une mer sans cesse agitée. Des "cygnes de mer" fouillent les eaux en quête de nourriture.. De l'autre côté, ce sont des falaises, des collines herbeuses recouvertes de fougères, de bruyères, domaine des 'moutons d'escalade' et des cascades. Quelques villages s'étalent en longueur.. Beaucoup d'averses et de crachin.

Profitant d'une accalmie on parvient à ouvrir les sacoches le temps d'en sortir le pique-nique. On est déjà près de Catacol, dernier village avant Lochranza, d'où nous quitterons l'île, par ferry, en direction de Claonaig, notre 'port' de débarquement sur la presqu'île de Kintyre.

Les quelques kilomètres nous séparant de Lochranza nous permettent de prendre le ferry de 14h30... Heureusement ! Car de Claonaig, (un embarcadère et trois maisons perdues au milieu de nulle part), le chemin jusqu'à notre B&B est difficile, long, venteux, physique et très passant dans les derniers kilomètres... La pluie n'arrange rien.

La chambre du B&B est minuscule et ressemble rapidement à une blanchisserie napolitaine, des habits pendus partout à sécher. Qu'importe, les radiateurs fonctionnent, la douche est chaude et le repas pris au restaurant de cet unique établissement à des km à la ronde nous fait rapidement relativiser les misères de la journée.

Les tondeuses de Machrie Moor

Les tondeuses de Machrie Moor

Machrie Moor - un premier cercle de pierres

Machrie Moor - un premier cercle de pierres

Machrie Moor

Machrie Moor

Dressées sur la lande depuis trente-cinq siècles

Dressées sur la lande depuis trente-cinq siècles

Pas évident d'approcher en tennis...

Pas évident d'approcher en tennis...

Un domaine d'elfes et de korrigans

Un domaine d'elfes et de korrigans

L'omniprésent sorbier

L'omniprésent sorbier

La météo était parfaite pour la visite de ce lieu magique..

La météo était parfaite pour la visite de ce lieu magique..

Ce n'est pas habituel de voir un cygne aux bains de mer !

Ce n'est pas habituel de voir un cygne aux bains de mer !

Multiplier le temps de séchage par trois ou quatre...

Multiplier le temps de séchage par trois ou quatre...

Ferry Lochranza - Claonaig : la baignade sera pour une autre fois.

Ferry Lochranza - Claonaig : la baignade sera pour une autre fois.

Débarquement à Claonaig. On était bien seuls..

Débarquement à Claonaig. On était bien seuls..

Encore une quinzaine de jours de répit...

Encore une quinzaine de jours de répit...

Jour 5 - 4 septembre 2019 - De West Tarbert à Oban

La journée commence bien ! Il pleut... Mais ça, ce n'est pas le plus grave.. Je demande à la Patronne, en plein préparatifs 'petit-déjeuner' de me remettre la clé du cadenas du hangar où sont rangés les vélos. S'ensuivent quinze minutes de stress, de courses à travers le B&B, de transpiration à grosses gouttes, de coups de fil à son employée... pour finalement trouver la clé, devant son nez, dans le tiroir de la caisse... Le temps passait et nous avions une dizaine de kilomètres à faire sur une route désagréable, sous une pluie battante.

Le petit déjeuner est donc expédié à toute vitesse, les vélos chargés, et en route pour le 'port' de Kennacraig, d'où part le ferry du mercredi, pour Oban, via Port Askaig sur l'île d'Islay...

A l'arrivée au 'port' on nous annonce que, la faute au mauvais temps, le ferry avait été annulé...

Dépités, on se livre à une rapide évaluation de la situation et on opte pour la seule solution possible : un taxi que le préposé des ferries nous commande sans problème (après nous avoir remboursé la totalité des passages que j'avais achetés à Ardrossan).

A 10h30, une camionnette taxi embarque vélos, sacoches et cyclistes et en une heure et demi nous sommes déposés au terminal ferries d'Oban. Pour la même raison qu'à Kennacraig, les bateaux vers Mull sont consignés à quai dans l'attente d'une décision à 15h00.

Les voyages ça creuse, d'autant plus que le petit déjeuner était passé à la trappe. Ce sera donc un magnifique sandwich aux fruits de mer, dégusté debout près du célèbre 'Cabanon vert' sur le quai.

Un dessert et un thé bien chaud au café jouxtant la salle d'attente du ferry. A 15h00 la sentence tombe. Toutes les traversées de l'après-midi sont annulées. Prochains départs demain, "weather permitting".

Jenny nous trouve rapidement un B&B et annule celui prévu initialement sur Mull. Après avoir déposé les vélos et réajusté le programme on file en ville. Lumière extraordinaire, coucher de soleil non moins, beaucoup de photos..

Abandonnant l'idée de nous offrir un repas 'de la mer' tant les files d'attente étaient longues dans les trois ou quatre restaurants spécialisés, on termine devant un Agneau Tikka Masala au Taj Mahal, établissement indien sympathique et de bon rapport qualité/prix.

Encore une journée pleine de surprises !

 

En route pour Oban. Ruines de l'ancien fort de Dunadd, capitale du Royaume de Dal Riata.

En route pour Oban. Ruines de l'ancien fort de Dunadd, capitale du Royaume de Dal Riata.

La 'Cabane verte'. Cuisinier aux fourneaux !

La 'Cabane verte'. Cuisinier aux fourneaux !

En attendant la décision d'y aller ou pas...

En attendant la décision d'y aller ou pas...

Eux aussi attendaient !

Eux aussi attendaient !

Vue d'Oban (photo Jenny)

Vue d'Oban (photo Jenny)

Oban, la distillerie !

Oban, la distillerie !

Ce n'était pas encore grand beau temps !

Ce n'était pas encore grand beau temps !

En Vélo dans les Iles d'Ecosse - 7ème édition des Voyages avec ma Fille - 1ère Partie.
Lumières étonnantes !

Lumières étonnantes !

Jour 6 - 5 septembre 2019 - Oban - Calgary, île de Mull (Ferry)

Avant de descendre, Jenny vérifie l'appli de la Caledonian MacBrayne, la compagnie de ferries. Le notre est bien prévu à 9h50. Ouf !

Petit déjeuner relax car on était maintenant sûrs d'y aller. Chargement et mise en route après avoir détaché les vélos du banc de jardin, auprès duquel ils avaient passé la nuit. Nuages bas, pas de vent, mais pas encore de pluie... Achat des billets et attente dans la zone réservée aux vélos. On n'y était pas depuis dix minutes que les cieux se sont ouverts, nous gratifiant d'une énorme averse. Embarquement sans problèmes : on est 4 vélos; les deux autres...des campeurs...

Traversée très calme, belles lumières.

Débarquement à Craignure sur l'île de Mull. Quelques maisons le long de la route, un bureau de la compagnie des ferries, un magasin Spar, deux pompes  à essence...un B&B...un café, et c'est fini. Passé le panneau prévenant de la présence possible de loutres sur la route, on se retrouve soudain au calme, sur une super chaussée à deux voies longeant la côte tantôt au ras de l'eau, tantôt en léger surplomb, à découvert ou en forêt. Très peu de voitures.

Premier village : Salen, un joli petit bourg que l'on atteint sous le soleil. Bref arrêt à l'hôtel Glenforsa où l'on aurait dû passer la nuit.. On en profite pour y prendre un déjeuner rapide. L'endroit est magnifique, construit entièrement en rondins, style maison de trappeurs. En prime, une piste d'atterrissage en herbe de 780m longe la mer, un peu en contrebas de l'hôtel ! Un biplan y est garé. Autour, des sapins. Brin de causette avec le patron aviateur, responsable du bureau de piste et du terrain.

Remise en route sous un ciel qui s'est bien dégagé. Notre périple continue le long de la côte, puis bifurque vers Dervaig sur la rive droite de la rivière Aros, se poursuivant sur l'étroite route du Glen. Bord de mer et nature époustouflante. Rivière à truites, cascades, moutons, vaches Highland à poils longs et grandes cornes...

Sapins, sorbiers, noisetiers, saules, rhododendrons sauvages, fuchsias, bouleaux... herbes sauvages et roseaux. Multitude de fleurs, de touffes de bruyère.. c'est magnifique, et on est seuls sur la route qui monte et qui descend à travers la lande !

Arrivée à Dervaig et son église financée par la Nasa. Pour nous ce sera route ouest vers Calgary. Fin de parcours un peu plus physique, et ce jusqu'à notre B&B, une ancienne école, située au milieu des bois et hors de portée de toute forme d'onde téléphonique. A ce niveau, la route est à peine plus large que les voitures qui l'empruntent..

Jenny avait réservé le dîner dans l'unique établissement du coin, situé à deux kilomètres du B&B. Décision est prise d'y aller à pied pour ne pas avoir à affronter la dernière côte de nouveau.

Très bon repas et marche digestive de retour, la lampe frontale clignotant à l'arrière de ma casquette pendant que Jenny éclairait la route devant nous. Heureusement, pas de voitures, les gens sensés étant tous couchés.

L'odeur des feux de cheminée, brûlant du charbon, ne laissait aucun doute :  même si la journée avait été 'belle', l'été était derrière nous...

Attention aux loutres !

Attention aux loutres !

De l'eau et des sorbiers partout..

De l'eau et des sorbiers partout..

Le biplan de Glenforsa.

Le biplan de Glenforsa.

Dernier voyage.

Dernier voyage.

Près du château d'Aros.

Près du château d'Aros.

Etude des cartes.

Etude des cartes.

La route du Glen, vers Dervaig.

La route du Glen, vers Dervaig.

Paysages du Glen.

Paysages du Glen.

L'omniprésente bruyère.

L'omniprésente bruyère.

Fleurs des ruisseaux.

Fleurs des ruisseaux.

Descente ders Dervaig. (Photo Jenny)

Descente ders Dervaig. (Photo Jenny)

Le soleil réapparaît !

Le soleil réapparaît !

Près de Dervaig. Moutons parmi les ruines.

Près de Dervaig. Moutons parmi les ruines.

A droite ou à gauche ?

A droite ou à gauche ?

Eglise de Dervaig, base secrète de la Nasa.

Eglise de Dervaig, base secrète de la Nasa.

Jour 7 - 6 septembre 2019 - Calgary - Salen via le Loch Tuath et le Loch na Keal

On quitte 'The Old School House' vers 9h00 pour une étape qui ne paraissait pas trop difficile sur papier mais qui s'est avérée bien physique, bien venteuse et bien mouillée, malgré quelques belles apparitions du soleil.

Quittant la baie de Calgary la route étroite commence rapidement à monter, et ce, jusqu'à 178m d'altitude, offrant une vue magnifique sur le Loch Tuath et les îles d'Ulva et de Gometra. Beaucoup de vent sur la lande, mais quels paysages !

Comme hier ce sont toutes sortes d'arbres et de cascades qui bordent notre chemin. Le ciel est en changement continuel nous gratifiant de lumières magnifiques.

Arrêt près de Torloisk House, une propriété plantée de grands arbres et entourée de murs recouverts d'une épaisse couche de mousse verte.

Deuxième côte, à 108m celle-ci; plusieurs montées à 10-15% et descentes à 20 ! Gestion difficile des habits de pluie pour ne pas subir trop de sauna ni de refroidissements dans les descentes...

Notre boucle de la journée nous ramène au B&B de Glenforsa, près de Salen, car il ne faut pas compter trouver quoi que ce soit sur la lande, ni le long des Lochs.

Après cette rude journée ponctuée de tant de belles découvertes, tant de côtes et d'une météo à faire bien rosir les joues, un petit coup de Whisky et un bon repas ont raison des cyclistes...

Extinction des feux à 21h30 !

Après Calgary Bay... ça commence à monter? (Photo Jenny)

Après Calgary Bay... ça commence à monter? (Photo Jenny)

Moutons d'escalade.

Moutons d'escalade.

Ca continue de monter...

Ca continue de monter...

...encore et encore...

...encore et encore...

Arrêt snack !

Arrêt snack !

Vue sur le Loch Tuath

Vue sur le Loch Tuath

Torloisk House

Torloisk House

La Cascade d'Eas Fors, 6°09'W, 56°30'N.

La Cascade d'Eas Fors, 6°09'W, 56°30'N.

Y'en a pas que des blancs !

Y'en a pas que des blancs !

Au fond du Loch na Keal.

Au fond du Loch na Keal.

Un cadeau à Glenforsa !

Un cadeau à Glenforsa !

...et un deuxième (garanti sans traitement Photoshop !)

...et un deuxième (garanti sans traitement Photoshop !)

Jour 8 - 7 septembre 2019 - Glenforsa (Salen) - Bunessan (via Loch na Keal et Loch Scridain).

Ciel magnifique, clair et bleu, pas de vent. Soleil en prime. On reprend la route d'hier en sens inverse jusqu'au Loch na Keal et de là on en longe la rive sud, au ras de l'eau. Paysage splendide de mer, de rochers, d'algues.

En face, sur la rive opposée : la route que nous avions parcourue hier sous la pluie. Avec une météo si belle, difficile d'imaginer qu'elle ait pu être si mauvaise hier !

Sur le bord de l'étroite route, garés sur une petite étendue herbeuse que les moutons avaient bien tondue, plusieurs personnes observent la mer, un 'îlot du Loch'. Ils nous expliquent que des phoques s'y sont installés.

En effet, à la jumelle, on distingue bien les corps en fuseau, levant la tête de temps à autre. Pas de doute, ce ne sont pas des troncs d'arbres échoués là...

Sur un îlot voisin c'est un aigle de mer qui joue avec ses petits ! Il parait que ce sont des oiseaux difficiles à observer.

On continue sur une très belle route en contrebas du Aoineadh Mor, une très haute falaise herbeuse surplombant la route et que nous devons contourner.

Après le virage, montée longue et régulière jusqu'à atteindre une 'vallée d'altitude', immense couloir désert, où seules les herbes courtes et la bruyère semblent pouvoir survivre. Le point culminant est à 141m. De là, magnifique vue sur le Loch Scridain, s'étalant devant nous et vers lequel la route nous mène dans une descente interminable, juste récompense pour ce que l'on venait de subir à la montée.

La météo est si belle que l'on s'arrête en bout du Loch Scridain pour un pique-nique estival.

Encore quelques côtes le long du littoral sud du Loch. Très belles vues sur le Ben More, point culminant de Mull, à 966m. La circulation est un peu plus dense du fait des voitures et des bus de touristes allant et venant à/de Fionnphort, 'port' d'accès à Iona, où nous nous rendrons demain.

L'étape ce soir sera Bunessan, minuscule village de quelques maisons, un Spar, un bar-hôtel, un bureau de poste... le tout disposé en fer à cheval sur les rives d'un bras du Loch na Lathaich.

Fidèle à la tradition, notre B&B est en haut de la dernière côte, perdu au milieu de la lande, bien au calme.

Roger et Helen, nos hôtes nous reçoivent dans leur maison/ferme, avec gâteau et thé, dans le salon chauffé par se soleil.

Non contents des kilomètres parcourus depuis le matin on redescend vers le pub-hôtel pour dîner. Pour Jenny ce sera un énième 'fish and chips', pour moi une fricassée de coquilles St Jacques au boudin noir....Original (mais excellent) !

Super journée de pédalage, paysages époustouflants, belle météo...pourvu que ça dure !

 

 

Dans le lointain, la falaise de Aoineadh Mor, que l'on devra contourner. (Photo Jenny)

Dans le lointain, la falaise de Aoineadh Mor, que l'on devra contourner. (Photo Jenny)

La route longe la côte au ras de l'eau.

La route longe la côte au ras de l'eau.

Phoques sur l'îlot au milieu du Loch

Phoques sur l'îlot au milieu du Loch

Des paysages à couper le souffle !

Des paysages à couper le souffle !

Des oies en transit.

Des oies en transit.

Celui-là attend son déjeuner...

Celui-là attend son déjeuner...

En contrebas de la falaise. Gare aux chutes de pierres !

En contrebas de la falaise. Gare aux chutes de pierres !

On se demande bien ce qu'elle fait là, toute seule sur son île !

On se demande bien ce qu'elle fait là, toute seule sur son île !

Début de la montée !

Début de la montée !

Dépressifs s'abstenir !

Dépressifs s'abstenir !

Veau de l'année. Les cornes viendront plus tard !

Veau de l'année. Les cornes viendront plus tard !

Fin d'après-midi à Bunessan.

Fin d'après-midi à Bunessan.

Le Ben More, enturbanné.

Le Ben More, enturbanné.

Le Loch na Lathaich... Quel temps fera-t-il demain ?

Le Loch na Lathaich... Quel temps fera-t-il demain ?

Jour 9 - 8 septembre 2019 - Bunessan - Iona (Ferry)

Ciel gris et sec  au lever. Petit déjeuner pris, les ânes de métal bâtés, bye-bye Helen et en route pour Fionnphort et le ferry pour Iona. Un bout de piste cyclable à deux kilomètres du port, coupée par de nombreux portillons, devient vite pénible. L'intention était bonne mais ceux qui ont conçu le projet n'ont certainement jamais circulé à vélo.

La bruine se met en route. Une bruine bretonne des mauvais jours. Achat des billets de ferry dans une petite guitoune et attente. A l'embarquement, on est 2 vélos, 0 voiture et une dizaine de passagers pour une traversée d'une petite dizaine de minutes.

A l'arrivée le crachin redouble. L'île est petite et le B&B trouvé sans problème. Très belle maison, hôtes très sympa, belle décoration mais murs des chambres en carton, dommage !

Dès l'installation terminée on enfile les habits de pluie et c'est direction le "centre" et l'abbaye.

Restauration massive permise grâce à l'implication intense et généreuse du 8ème duc d'Argyll et de son épouse. Très beau gisants à leur mémoire, situés près du chœur. Le cloître et l'église (en activité) sont magnifiques. Quelques pierres très anciennes. Un petit musée fort intéressant retrace l'histoire des lieux et contient de nombreuses et splendides pierres tombales, certaines remontant à plus de 10 siècles...

Le Livre de Kells, actuellement visible au Trinity College de Dublin, aurait été produit ici, puis transporté à Kells en Irlande pour échapper aux raids Vikings !

La brume accentue l'impression de mystère entourant les lieux.

Après une belle et longue visite nous prenons congé de Saint Columba.

Passage rapide au petit magasin pour un pique-nique qui aura lieu dans la chambre tant la météo s'est détériorée.

Cartes postales, écritures diverses en attendant le "complimentary glass of wine" que Richard, notre hôte, nous sert à 18h00.

Dîner au restaurant d'à côté et retour sous un crachin bien installé.

Réseaux portables inexistants.. La seule communication envisageable est avec le Ciel.

Demain c'est la visite de Staffa. Saint Columba aura-t-il entendu nos prières pour une accalmie ?

 

 

 

Au 'port' de Fionnphort, Jenny scrutant déjà l'île d'Iona.

Au 'port' de Fionnphort, Jenny scrutant déjà l'île d'Iona.

Arrivée sur l'île. L'abbaye de St Columba dans la brume.

Arrivée sur l'île. L'abbaye de St Columba dans la brume.

Une vue du cloître.

Une vue du cloître.

Au centre du cloître, une statue en bronze de Jacques Lipchitz, (1891-1973), portant l'inscription suivante:

"Jacob Lipchitz, Juif fidèle à la Foi de ses Ancêtres, a fait cette Vierge pour la Bonne Entente des Hommes sur la Terre, afin que l'Esprit règne".

La statue représente la Vierge, supportée par un nuage étoilé descendant sur Terre, elle-même représentée par des animaux, des oiseaux et des êtres humains, et porté par l'Esprit Saint, une Colombe.

La statue de Jacques Lipchitz

La statue de Jacques Lipchitz

Le gisant du Duc d'Argyll et de son épouse.

Le gisant du Duc d'Argyll et de son épouse.

Une vue à l'intérieur de l'église.

Une vue à l'intérieur de l'église.

Autre vue.

Autre vue.

Vitrail de Saint Columba.

Vitrail de Saint Columba.

Jenny en pleine contemplation.

Jenny en pleine contemplation.

L'Alpha et l'Omega.

L'Alpha et l'Omega.

La Croix de MacKinnon, 1489

La Croix de MacKinnon, 1489

Pierre tombale du 10ème siècle.

Pierre tombale du 10ème siècle.

Pierre tombale de Seigneur.

Pierre tombale de Seigneur.

Les passionnantes visites des îles de Staffa et d'Iona, ainsi que la fin de ce périple "Écosse 2019" continuent ci-après dans la partie 2 de cet article !

 

Fingal's Cave, île de Staffa

Fingal's Cave, île de Staffa

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Ecosse 2019

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Publié le 1 Octobre 2019

En Vélo dans les îles d'Ecosse - 7ème édition des Voyages avec ma Fille - 2ème Partie

Jour 10 - 9 septembre 2019 - Visite des îles de Staffa et d'Iona. (Bateau et vélo).

Journée tout à fait extraordinaire !

Nous avions eu la confirmation hier soir que le bateau de 'Staffa Tours' serait bien opérationnel ce matin.

Après un petit déjeuner de Rois chez Richard - argenterie et belle vaisselle - direction  le 'port' où notre petit bateau de 'Staffa Tours' est déjà en place le long du débarcadère. Pilote au visage sanguin, buriné par le vent et les embruns... qu'un fort accent écossais rendait tout de suite sympathique.

Saut de puce vers Fionnphort où quelques clients supplémentaires montent à bord, et lente mise en route vers la haute mer durant laquelle notre capitaine nous explique le déroulement du voyage, y mêlant contes, légendes, faits historiques et géologiques. Passionnante approche.

Dès la dernière île de la baie dépassée, on est soudain sur "L'Oiseau Bleu" de Donald Campbell, fendant les flots à toute allure, arrosés d'embruns, battus au vent, à la merci de gros coups de gîte et de roulis !

Bien accrochés au bastingage tant la mer secoue notre rafiot ( par choix - car le bateau dispose d'une cabine fermée), incapables de tenir l'appareil photo, on voit s'approcher peu à peu cette île étonnante, noire, aux 'flancs' plaqués de colonnes de basalte, percés par endroits de cavernes profondes.

Il aura fallu une bonne demi-heure pour effectuer le trajet sur des eaux sombres, agitées et inhospitalières..

Pour permettre l'accostage, un petit embarcadère en béton a été construit côté Est de l'île, à l'abri des vents et tempêtes de l'Atlantique nord.

Notre pilote, après nous avoir donné les consignes de sécurité d'usage, nous débarque dans ce lieu magique pour une visite libre d'un peu plus d'une heure.

La majorité de la quinzaine de passagers file sur le haut de l'île réputée pour ses colonies de macareux et de multitudes autres oiseaux marins.

Pour Jenny et moi ce sera direction Fingal's Cave, que l'on atteint par un 'chemin' longeant les impressionnantes colonnes de basalte semblant 'habiller' la falaise contre les éléments. Une main courante en gros câble noir plastifié facilite la progression le long du mur.

Sautant de bloc en bloc, passant sous des surplombs de grosses colonnes de roche noire à section géométrique, retenus on ne sait comment au-dessus de nos têtes, on avance peu à peu vers la caverne creusée par la mer depuis des millions d'années.

Pas de repos pour les flots en contrebas. Ils assaillent inlassablement cette vieille île en 3 x 8, depuis la nuit des temps. Aujourd'hui c'est calme paraît-il... On ne veut même pas imaginer ce que cela doit être par 'mauvais' temps...

Les photos qui suivent diront plus que 1 000 mots.

On approche...

On approche...

En Vélo dans les îles d'Ecosse - 7ème édition des Voyages avec ma Fille - 2ème Partie
A l'embarcadère..

A l'embarcadère..

Clamshell Cave.

Clamshell Cave.

Enchevêtrement de colonnes de basalte..

Enchevêtrement de colonnes de basalte..

Couchées au refroidissement.

Couchées au refroidissement.

En Vélo dans les îles d'Ecosse - 7ème édition des Voyages avec ma Fille - 2ème Partie
En Vélo dans les îles d'Ecosse - 7ème édition des Voyages avec ma Fille - 2ème Partie
En Vélo dans les îles d'Ecosse - 7ème édition des Voyages avec ma Fille - 2ème Partie
Faut les toucher pour le croire !

Faut les toucher pour le croire !

Hautes colonnes à 'chapiteaux' menaçants !

Hautes colonnes à 'chapiteaux' menaçants !

Suspendus.. Mais à quoi ?

Suspendus.. Mais à quoi ?

Jenny à l'entrée de Fingal's Cave

Jenny à l'entrée de Fingal's Cave

Fingal's Cave, les colonnes au 'garde-à-vous' protègent l'entrée.

Fingal's Cave, les colonnes au 'garde-à-vous' protègent l'entrée.

Le "plafond" de Fingal's Cave, tel un reflet..

Le "plafond" de Fingal's Cave, tel un reflet..

Le fond de la Caverne.  Ahurissant !!

Le fond de la Caverne. Ahurissant !!

Des hommes sécurisent le parcours... Ils rentreront au bateau de l'après-midi.

Des hommes sécurisent le parcours... Ils rentreront au bateau de l'après-midi.

Après une heure sur place, on remet le cap sur Iona. Le ciel est sec nous gratifiant même de quelques taches de bleu et de la lumière qui vient avec !

Même si l'île est de toute petite, on ressort les vélos. Ils nous font gagner du temps précieux.

Première destination les plages du Nord.

Sable blanc, eaux turquoises, quelques coquillages, petits galets de granit rose, herbes de dunes, rochers... le tout 'baigné' de lumière parfois même ensoleillée . Quelques cocotiers et vingt degrés de plus et on aurait pu se croire sous les tropiques. C'est très beau !

Au retour, passant devant l'abbaye, on profite d' y jeter un dernier coup d’œil.

Le ciel s'étant bien éclairci, nos vélos nous mènent, par l'unique route, vers la seconde destination : le sud et l'ouest de l'île. Ici, ce sont étendues d'herbes rases, moutons, quelques vaches, et plages en contrebas, mais cette fois de galets. Superbe coucher de soleil sur l'océan, comme pour se faire pardonner de tant d'absence tout au long de notre voyage..

La visite de Staffa 'clôt' en quelque sorte notre périple. Magnifique conclusion d'une plongée dans le vent, la pluie, dans des paysages fous, des lumières irréelles; et que dire des découvertes, des rencontres, mais surtout de la satisfaction d'avoir mené à bien le projet que l'on avait si patiemment élaboré.

Beaucoup de complications à tous les niveaux : trains, ferries, météo, relief etc... mais voyage inoubliable, même si les kilomètres aux compteurs de nos vélos restent modestes cette fois-ci.

 

Retour vers Iona, l'abbaye.

Retour vers Iona, l'abbaye.

Le 'port' d'Iona.

Le 'port' d'Iona.

De l'autre côté...

De l'autre côté...

Plage du Nord. (Photo Jenny)

Plage du Nord. (Photo Jenny)

Turquoise, oui, mais froide ! (Photo Jenny)

Turquoise, oui, mais froide ! (Photo Jenny)

Là-bas, au loin : Staffa !

Là-bas, au loin : Staffa !

L'abbaye.

L'abbaye.

Bien seuls !

Bien seuls !

A l'ouest d'Iona.

A l'ouest d'Iona.

Au calme du soir, au port.

Au calme du soir, au port.

C'était une église..

C'était une église..

Dommage qu'il faille souvent attendre le soir..

Dommage qu'il faille souvent attendre le soir..

Jour 11 - Iona - Fionnphort - Craignure - Oban. (Ferries)

Ciel clair au lever. Petit déjeuner cool car le ferry n'est qu'à 10h10.

Au revoir Iona, île magique, si précieuse car hors du temps et gardienne d'une tradition qui revit.

La prévision météo étant alarmante en ce qui concernait les ferries de l'après-midi, on avait décidé de ne pas risquer une fin de périple impossible. A partir d'Oban, tous les transports se suivaient sans marge de sécurité : train pour Glasgow, puis de Glasgow à Londres, train de Londres à Douvres, ferry Douvres-Calais et enfin TGV Calais-Paris...

On ne pouvait donc pas se permettre un loupé.

La seule solution pour atteindre Craignure avant l'annulation probable des ferries de l'après-midi était de prendre un taxi qui pouvait nous faire parcourir rapidement les soixante et quelques kms de route (up and down) jusqu'au port...

Prudemment commandé la veille au soir, il nous attendait au débarquement du ferry de Iona. Une fois encore, ce sera une grosse camionnette de marque allemande. Les deux vélos y tiennent debout sans problèmes et sans démontage et peu après midi nous sommes sur l'aire d'embarquement des vélos à Craignure.

A 13h35 on débarque à Oban sous un ciel encore clément mais qui se gâte rapidement. Passage obligé au cabanon vert pour un délicieux plateau de fruits de mer, mangé debout sous un barnum, tout en surveillant les mouettes qui s'invitaient régulièrement sur la table.

Après avoir déposé les vélos à l'hôtel, ce sera une visite en ville et en particulier à la distillerie d'Oban.

Il est 15h00. Notre tour est à 18h00. La météo s'étant rapidement et sérieusement détériorée nous décidons de rester dans la 'salle de dégustation', attablés comme de nombreux autres visiteurs, à tenter de réconcilier les arômes mentionnés sur les 'fiches produit' avec ce que nos papilles décelaient au passage du puissant breuvage. Beaucoup d'airs sérieux sur les visages qui semblaient davantage absorbés dans une profonde analyse que dans le simple plaisir de découvrir des goûts nouveaux.

La belle visite terminée et les restaurants 'de poisson' bien bondés, nous retournons à l'hôtel sous une pluie battante pour nous installer, une fois encore, devant un repas de spécialités indiennes qui, alliées aux kébabs, semblent gagner du terrain dans leur bataille contre le 'fish and chips' traditionnel..

Le matin, au départ d'Iona.

Le matin, au départ d'Iona.

On aurait pu en mettre deux autres...

On aurait pu en mettre deux autres...

Attente du ferry..

Attente du ferry..

Les vélos voyagent debout !

Les vélos voyagent debout !

On le méritait bien !

On le méritait bien !

Les alambics de la distillerie d'Oban.

Les alambics de la distillerie d'Oban.

Le puissant breuvage à l'état brut.

Le puissant breuvage à l'état brut.

Jour 12 - 11 septembre 2019 - Oban - Glasgow (Train)

On laisse les vélos à l'hôtel sous l’œil bienveillant du Chevalier MGM. Direction centre ville pour y faire quelques courses et tuer le temps jusqu'au train de 14h41.

On en profite pour passer en gare acheter les billets Londres - Douvres. Le train part de St Pancras. Ouf ! Mais nouvelle purge en perspective car même type de train qu'à l'arrivée. "Tomorrow is another day"... On verra comment mieux s'organiser le moment venu.

Dans le train Oban - Glasgow les vélos doivent être suspendus par la roue arrière ! On est quatre et tout se passe bien, chacun aidant l'autre au débarquement. Parcours de plus de trois heures à travers le "Loch Lomond et Trossachs National Park".

Par temps ensoleillé le trajet doit être magique. Pour nous ce sera buée sur les vitres d'un côté et pluie de l'autre.

Arrivée à Glasgow vers 18h00. Remontage des sacoches et direction le B&B que l'on trouve assez facilement. Grosse circulation et bords de route pourris. Énormément de sens uniques.

Les vélos passeront la nuit sur la moquette de la réception, bien à l'aise et surtout au sec.

Après une pizza et un coca (le 'restaurant' ne servant aucune boisson alcoolisée), ce sera retour au B&B à 20h15, épuisés de n'avoir rien fait de fatigant durant la journée.

Invasion des kébabs dans la vieille Ecosse

Invasion des kébabs dans la vieille Ecosse

Le patron de la Chaîne d'hôtels MGM, le 'Chevalier' lui-même. Y'a pas de mal à se faire du bien....

Le patron de la Chaîne d'hôtels MGM, le 'Chevalier' lui-même. Y'a pas de mal à se faire du bien....

Si les trains arrivent aussi précisément à l'heure que les employés ferment les guichets, alors tout va bien !

Si les trains arrivent aussi précisément à l'heure que les employés ferment les guichets, alors tout va bien !

Jour 13 - 12 septembre 2019 - Glasgow - Douvres via Londres (Trains)

Départ de notre Guest-House juste au moment où la pluie se met à tomber. Malgré un plan que l'on croyait clair on s'égare dans le labyrinthe de sens uniques de Glasgow mais grâce à quelques mètres parcourus sur les trottoirs on atteint la gare bien en avance. Comme à l'aller, les vélos sont rangés dans le minuscule compartiment de tête de train et nous installés six wagons plus loin... Même la SNCF fait mieux !

Voyage sans problèmes jusqu'à Londres-Euston, le ciel se dégageant au fur et à mesure que nous descendions vers le sud. A Londres il fait même chaud !

Transit vers Saint Pancras sans soucis. Cette fois-ci le contrôleur nous indique le 'bon' wagon. Aménagé différemment, il permet le transport de passagers en fauteuil roulant et de plusieurs vélos. Seul problème : étant situé le près de l'entrée du quai il faut être sur place dès que le train arrive en gare car il se remplit très vite de retardataires qui monopolisent l'espace disponible.

Notre train, étant un "Londres > Province" de milieu d'après-midi, est loin d'être plein. A Douvres, après une courte balade vélo au soleil, on arrive sans problèmes au B&B, situé en bas de la côte du château.

Les vélos rangés dans le garage du propriétaire, les sacs montés à la chambre, nous décidons de profiter de la fin d'après-midi pour monter au mémorial de Louis Blériot, situé dans un bois derrière le château.

En effet depuis l'exploit de 1909 les arbres ont eu le temps de pousser, envahissant la dune herbeuse où l'aéronef s'est posé.

Un dernier mais excellent fish and chips / Guinness clôt cette avant dernière journée de périple.

Demain, un dernier ferry et un dernier train concluront la "7ème édition des Voyages avec ma Fille".

Quelle impression en reste-t-il au moment où j'écris ces lignes ?

Compliqué à mettre en œuvre ? Oui !

Compliqué par une météo inclémente ? Oui !

Peu de kilomètres parcourus à vélo ? Oui !...

Mais que pèsent ces considérations face à tant de moments privilégiés et précieux de découverte, de partage, d'échanges et de transmission ?

Glasgow - Londres. Ils étaient bien serrés dans le minuscule espace.

Glasgow - Londres. Ils étaient bien serrés dans le minuscule espace.

Londres-Euston. On n'était plus habitués à tant de lumière et de chaleur...

Londres-Euston. On n'était plus habitués à tant de lumière et de chaleur...

C'est précisément ici que Louis Blériot s'est 'posé'.

C'est précisément ici que Louis Blériot s'est 'posé'.

Le mémorial date de 1910. Il y avait moins d'arbres à cette époque...

Le mémorial date de 1910. Il y avait moins d'arbres à cette époque...

Lord Northcliffe, propriétaire du Daily Mail (et accessoirement, mon grand-oncle), lui remettra le prix de £ 1 000, promis au premier aviateur qui survolerait la Manche.

Lord Northcliffe, propriétaire du Daily Mail (et accessoirement, mon grand-oncle), lui remettra le prix de £ 1 000, promis au premier aviateur qui survolerait la Manche.

Lord Northcliffe (chapeau haut de forme) accueille Louis Blériot, triomphalement, à la gare Victoria, juste après le vol historique.

Lord Northcliffe (chapeau haut de forme) accueille Louis Blériot, triomphalement, à la gare Victoria, juste après le vol historique.

La plaque posée sur la silhouette du Blériot XI.

La plaque posée sur la silhouette du Blériot XI.

Pour d'autres, c'est tellement plus simple de voler...

Pour d'autres, c'est tellement plus simple de voler...

Jour 14 - 13 septembre 2019 - Douvres - Calais - Paris (Ferry et train).

Encore quelques heures avant le ferry de début d'après-midi. On décide d'aller visiter le musée de la ville de Douvres. Beaucoup d'objets intéressants, divers et variés, provenant des périodes lointaines comme des temps présents, mais malheureusement exposés sur plusieurs étages, sans aucune chronologie.

Le clou est incontestablement un bateau en bois âgé de 3 500 ans, (âge de Bronze), découvert à Douvres lors d'une excavation nécessitée par des travaux de voirie. Protégé de l'air, il nous est parvenu dans un état remarquable et a pu être 'sauvé' par utilisation de méthodes de préservation identiques à celles employées à Roskilde dans le sauvetage des Drakkars.  (voir l'article sur le Voyage au Danemark).

Les cellules du bois, ayant perdu leur substance organique et risquant, au contact de l'air, une décomposition rapide, ont été très longuement imprégnées, par trempage, d'une matière synthétique leur conférant solidité et résistance et on pourrait même dire, 'éternité'. 

Rapide passage à l'église St Mary pour y admirer les vitraux dont le thème principal est lié à la mer et ses drames. Retour au B&B pour récupérer les vélos et mettre en route vers le port.

Traversée sans histoires avec une météo qui devenait de plus en plus 'chaude' et ensoleillée au fur et à mesure que nous nous rapprochions de la France.

Avec plusieurs heures devant nous et un TGV partant de Calais Fréthun, on décide de faire les quelques kilomètres entre le port et la gare, à vélo.

Obligés d'emprunter des rocades en sortie de ville nous nous frottons à une circulation dense mais 'gérable'.

Heureusement que la dernière section du parcours se fait sur une petite route de campagne beaucoup plus calme.

La Gare de Fréthun est une horreur pour les vélos. Comme d'hab., ascenseurs trop petits, série d'escaliers, qui plus est, peu commodes.. nous obligeant à chaque fois à empoigner plusieurs fois les vélos, à deux, pour atteindre le quai.

L'arrivée à Paris et la sortie de la Gare du Nord est un choc : c'est le jour de la grève de la RATP...

Monstrueux bazar, vacarme de klaxons, foule dense et énervée...la totale !

En cent mètres on avait vu plus de voitures et de foule que durant les deux semaines de périple !

Si la magique Écosse n'avait pas été si loin et si la vie ne se résumait qu'à nos balades à vélo, on aurait, sans aucun doute fait demi-tour illico presto !

 

 

 

 

Le beurre du petit déjeuner... tout n'est pas aussi précis en Angleterre...

Le beurre du petit déjeuner... tout n'est pas aussi précis en Angleterre...

Durant l'excavation du Dover Boat (photo internet)

Durant l'excavation du Dover Boat (photo internet)

Détail du bateau exposé au musée (photo internet)

Détail du bateau exposé au musée (photo internet)

L'église Saint Mary.

L'église Saint Mary.

Un vitrail de l'église.

Un vitrail de l'église.

Derrière le choeur.

Derrière le choeur.

Vitrail de St Jean.

Vitrail de St Jean.

Les quatre Evangiles.

Les quatre Evangiles.

Un peu effrayant tout de même...

Un peu effrayant tout de même...

Bye bye les falaises de Douvres !

Bye bye les falaises de Douvres !

Retour en France...un escalier à Fréthun. On porte le vélo ou on le jette en bas ?

Retour en France...un escalier à Fréthun. On porte le vélo ou on le jette en bas ?

En Vélo dans les îles d'Ecosse - 7ème édition des Voyages avec ma Fille - 2ème Partie

Pour l'instant c'est "Pause", mais c'est sûr, on remet ça en 2020 !

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Ecosse 2019

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Publié le 26 Août 2019

Quatrième Périple de Sylvie sur 'Le P'tit Vélo Bleu'

Quatrième Périple de Sylvie sur 'Le P'tit Vélo Bleu'

De Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon sur la Vélodyssée

 

L’an dernier j’avais fait un morceau de la Vélodyssée, magnifique vélo-route s’étendant, pour la partie française, de Roscoff en Bretagne jusqu’à la frontière espagnole.

Sur une grande partie du parcours elle longe l’Atlantique, offrant au cycliste, au fur et à mesure de son avancement, un changement continuel d’environnement, d’architecture, de paysages, de végétation, de lumière…

Cette constatation me fait dire que le dépaysement est plus radical sur un long trajet nord-sud que dans le sens est-ouest, où le climat (élément primordial pour le cyclo-touriste) ne subit pas les mêmes variations et où la nature et les cultures restent relativement similaires.

Pour son quatrième périple vélo j’avais donc proposé à mon épouse de parcourir une section de  « l’Eurovélo 1 » comme elle est appelée au niveau de l’Europe. Le parcours est facile, le relief inexistant, sauf après Maubuisson, comme on le verra plus loin, mais le soleil cognait très dur.

 

Pour des raisons de contraintes de temps on ne pouvait choisir qu’une partie du parcours total. Après relecture de mes notes de voyage de 2018 et après avoir listé ce que l’on ne voulait pas louper,   il fut décidé que nous partirions de Saint Gilles Croix de Vie pour une balade de plusieurs centaines de kilomètres jusqu’à Arcachon.

Démarrant de Bretagne, le plus simple et le plus rapide était de faire Vannes-Nantes et Nantes St Gilles en TER. Ce qui fut fait. C’était risqué en juillet mais à l’heure matinale où nous sommes partis il n’y a pas eu de problèmes de place.

 

J’avais découpé notre voyage en étapes de 50-55 km par jour, hormis le premier jour, limité à 40 km pour cause de démarrage vélo en début d'après-midi. La réalité change souvent la donne, ajoutant quelques kilomètres par-ci, par là, au gré des visites imprévues ou des erreurs de parcours. Malgré tout, l’écart final dépasse rarement 10% de plus.

 

Un parcours magnifique !

Un parcours magnifique !

En route dans le TER de Nantes

En route dans le TER de Nantes

Jour 1. Vannes – Nantes – Saint Gilles Croix de Vie – Les Sables d’Olonne.  44km

 

Mise en route de très bonne heure afin d’avoir le temps de prendre le train de 7h56 à la gare de Vannes. Même cinéma que d’habitude avec les vélos. Sylvie fait des A/R avec les sacoches via les ascenseurs et moi je transporte les vélos par les escaliers..

Après une courte attente le TER arrive en gare et on charge le matériel sans histoires, le wagon à vélos étant vide. Nantes atteinte à 9h07. Longue attente dans la salle des pas perdus de la gare à regarder les passants et à craindre le pire au vu du nombre de cyclistes qui lentement venaient se garer près de nous.  En fin de compte, on se retrouve à très peu dans le train de 11h13 vers Saint Gilles, nos compagnons d’infortune s’étant éparpillés aux quatre points cardinaux via les nombreux trains desservant  Nantes.

 

Trajet sans histoires sous un ciel changeant qui se fixe finalement sur « Beau Temps » à notre arrivée.

 

Achat du pique-nique au Spar en face la gare et enfin ‘en route’, cette fois sur les vélos, qui commençaient à se demander si on n’allait pas leur faire le coup du Tour de France où les montures semblent maintenant voyager plus souvent en avion, en train en voiture…que sur la route! (Soyons honnêtes tout de même, on a eu aussi  notre part de train..).

Belle balade initiale le long de la Vie puis du Jaunay. Parcours tantôt en plaine, tantôt en sous bois sur des pistes bien marquées, roulantes mais souvent bien poussiéreuses.. Des sections s’effectuent aussi sur de petites routes de forêt ou de ‘campagne’. Très peu de circulation.

Un des endroits magiques de cette section de parcours est le passage dans les Marais d’Olonne. La piste étroite pénètre les marais  et serpente entre des œillets (petits plans d’eau dans lesquels le sel se décante).

De petites plateformes herbeuses méticuleusement entretenues séparent et donnent accès à ce labyrinthe aquatique.  L’activité première (récolte du sel) ayant pas mal décliné, c’est maintenant  un paradis pour toutes sortes d’oiseaux. Le parcours longe un canal donnant une belle idée de la taille des salines et de l’activité qu’elles devaient engendrer autrefois. Malheureusement, le trajet est trop court. On est trop vite sortis de ce lieu enchanteur. Il faudrait pouvoir y passer du temps, parler au paludiers rencontrés..  Après un petit passage en forêt on se retrouve très rapidement  aux abords des Sables d’Olonne atteints vers 16h30 sans peine.

La rue Napoléon où se situe notre chambre d’hôte est toute étroite et bordée de centaines de roses trémières sortant du moindre interstice entre les maisons et le bitume de la rue. C’est étonnant et très beau ! 

Une marche digestive, après le dîner, nous permet de découvrir les ruelles à l’arrière du remblai. On ne peut pas louper celles du quartier de l’île Penotte.  C’est le domaine d’une artiste locale, Dan, qui a décoré murs et plaques de rues de motifs à base de coquillages. Passez dans la rue Trompeuse ou la rue des Bains… C’est très bien fait et très original.

Sortie de Saint-Gilles, le Jaunay

Sortie de Saint-Gilles, le Jaunay

Le bord de mer donnait une petite impression de fraîcheur...

Le bord de mer donnait une petite impression de fraîcheur...

En attendant la marée

En attendant la marée

Pistes impeccables, mais quelle chaleur !

Pistes impeccables, mais quelle chaleur !

Location au grand air.

Location au grand air.

Chemin de la Bernardière, près des Sables d'O.

Chemin de la Bernardière, près des Sables d'O.

Une rue de roses trémières..

Une rue de roses trémières..

Dans le quartier de l'Ile Penott

Dans le quartier de l'Ile Penott

Quartier de l'Ile Penott

Quartier de l'Ile Penott

Autre oeuvre de Dan, quartier de l'île Penott

Autre oeuvre de Dan, quartier de l'île Penott

La Vélodyssée : de Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon - 2019
Le cri !

Le cri !

Entrée de l'immeuble Mirasol

Entrée de l'immeuble Mirasol

Le couchant

Le couchant

Garées face au vent..

Garées face au vent..

Jour 2. Les Sables d’Olonne – L’Aiguillon sur Mer. 59km

 

En rentrant de notre balade hier soir le patron de notre petit hôtel arrosait ses jardinières. Au dessus de nous, les mouettes tournaient dans un ballet incessant, remplissant l’air de leurs cris rauques. Notre hôte nous explique que la campagne de stérilisation n’avait pas été un succès cette année et qu’on allait les entendre toute la nuit. Car les mouettes travaillent en 3 x 8..

Le brave homme ne s’était pas trompé, mais la première journée de vélo, le soleil, le vent et la chaleur eurent vite raison du bruit des oiseaux, nous expédiant chez Morphée sans délai.

 

Mise en route après un excellent petit déjeuner, le long du remblai puis, en sortie de ville, le long de la côte sur une alternance de pistes en site propre et sur petites routes.

 

On s’arrête quelques minutes devant le mémorial improvisé par la SNSM, après le drame qui avait coûté la vie à trois de leurs bénévoles. Devant une telle mer d’huile, c’est dur de s’imaginer que l’océan peut être aussi redoutable.

 

Un peu plus loin, arrêt au Puits d’Enfer pour regarder cette curiosité géologique : une énorme et profonde entaille dans les rochers, où l’eau de mer s’engouffre à chaque nouvelle arrivée de vague.

Il paraît que c’est très impressionnant à marée haute.

 

La vélo-route se poursuit le long de la côte, passant à la baie de Cayola, autre curiosité. Ici c’est une mini dune de galets.

 

C’est après Port Bourgenay que le trajet devient une fois encore magique avec une nouvelle traversée de marais salants, paradis des hérons et des aigrettes.  Grosse chaleur dans les endroits découverts. La piste serpente entre les œillets de la Guittière, de la Vinière puis atteint le bourg de Jard sur mer, où l’on se ravitaille, une fois encore, en salades « Sodébo », pour le pique-nique de midi…

Après Saint Vincent sur Jard, la piste s’enfonce dans une zone forestière en site propre et partagée.

A la Tranche sur mer, en sortie du bourg, au rond-point, on choisira la petite route parallèle à la côte, (Avenue de la Forêt noire/rue de Verdun) longeant des paysages plats et désolés de fin du monde (Anse des Roullières), plutôt que de continuer le long de la D1046, passante et bruyante.

 

De part et d’autre de la route jusqu’à l’Aiguillon, on est en territoire O’Hara.. Les campings se succèdent sur des kilomètres,  véritables mini villages autonomes, hectares de mobile-homes, structures gonflables, piscines, aqua-parcs,  etc.. Y’a plus d’étoiles sur les pancartes aux entrées des usines à vacances que dans le ciel au dessus, même par temps très dégagé..

Dans les villages traversés, les rues ‘commerçantes’ s’enlaidissent d’enfilades de restos servant tous la même chose et de magasins d’articles de plage et de souvenirs. Tous attendent « la saison »… C’est triste ! 

 

L’Aiguillon sur mer, notre étape du jour, se situe juste après la Faute sur mer, de l’autre côte du Lay. C’est une des communes qui furent durement touchées lors de la tempête Xinthia de 2010. Aujourd’hui, la mer est calme, et comme aux Sables, on ne peut pas imaginer qu’elle puisse, à ce point, se déchaîner et tout casser.

L’homme détruit consciencieusement la Nature mais de temps en temps cette dernière se rebiffe, ramenant l’homme à sa juste mesure dans le Cosmos.

 

Notre Chambre d’hôte se situe rue Jean Moreau. Le village, constitué essentiellement de maisons de plain-pied, n’est pas bien grand.

Très agréable accueil. S’ensuit, avec notre hôtesse, une conversation dans le registre : « Le monde est petit ». A une époque, celle-ci avait travaillé tout près de notre domicile parisien… et sa belle-sœur habite Saint-Avé, village voisin du nôtre en Bretagne..

 

Un tour « en ville » avant un (excellent) repas bien mérité au Bistro du Port. Les rues sont vides. Beaucoup de volets sont fermés.. quelques chiens aboient.. Ca ne respire pas la joie de vivre !

Quelques arbres, semblant avoir perdu toute envie de grandir, bordent le plan d’eau de baignade, à l’arrière de la salle des fêtes. Des enfants finissent d’écrouler leurs châteaux de sable.

 

Curieux contraste avec ce que l’on avait vu jusqu’à notre arrivée à l’Aiguillon..

En effet, tout le long de cette côte on sent partout une rage de transformer à tout prix des vieux villages typiques en pôles de tourisme de masse, sans égards pour la fragilité de l’environnement  tant naturel qu’humain. Les nombreux panneaux « à vendre/à louer », l’impression de village fantôme, n’en sont-ils pas la conséquence ?.. Les hivers doivent être difficiles..

 

Heureusement que nous sommes ici par beau temps!

 

Visite rapide de l’église St Nicolas, coiffée de son drapeau français en tôle. Une petite brochure, rédigée par Mr A. Casseron, explique que le drapeau a été mis en place lors de l’édification de l’église (1839, durant la Monarchie de Juillet) et n’a jamais été retiré depuis, ‘même pendant l’occupation’.

Les vitraux des fenêtres latérales sont très beaux. La maquette du  bateau Ex-voto ‘La Victoire’, exposée dans une vitrine au fond de l’église, est magnifique.

 

Une fête foraine est installée près du port. La majorité des attractions est fermée. Attend-elle aussi la « saison » ?

Retour dans nos appartements vers 21h00, emplis d’une drôle d’impression. Le développement touristique semble avoir atteint ses limites. Il est temps de réfléchir à une autre approche avant qu’il ne détruise complètement cette belle région.

 

Au bout de la plage des Sables, au fond, La Chaume.

Au bout de la plage des Sables, au fond, La Chaume.

Le lieu du drame du 7 juin 2019.

Le lieu du drame du 7 juin 2019.

Le Puits d'Enfer.

Le Puits d'Enfer.

Marais de Talmont

Marais de Talmont

Une cycliste heureuse !

Une cycliste heureuse !

Fronton à l'Aiguillon

Fronton à l'Aiguillon

L'humour sauve !

L'humour sauve !

Un vitrail de l'église de l'Aiguillon

Un vitrail de l'église de l'Aiguillon

Détail du vitrail.

Détail du vitrail.

Ne pas sous-estimer le mollet...

Ne pas sous-estimer le mollet...

Protection divine..

Protection divine..

...."en effet, le rire n'est jamais gratuit. L'homme donne à pleurer mais il prête à rire". Pierre Desproges.

...."en effet, le rire n'est jamais gratuit. L'homme donne à pleurer mais il prête à rire". Pierre Desproges.

Cage sans écureuil..

Cage sans écureuil..

El Paso, Texas..

El Paso, Texas..

"Sam Suffit" de base...

"Sam Suffit" de base...

Jour 3. L’Aiguillon sur mer – La Rochelle. 66km

 

Journée de grosse chaleur et de peu d’ombre… avec vent de nord-est en prime.

On met en route vers 9h15, après un magnifique petit déjeuner, couronné par un ‘Broyé du Poitou’, biscuit délicieux « 0 calories », préparé par notre hôtesse.

On choisit de ne pas aller jusqu’à la Pointe de l’Aiguillon en suivant la vélo-route officielle mais de faire plutôt une directe sur Saint Michel de l’Herm.

Depuis mon passage l’an dernier, une voie verte a été créée à la sortie de l’Aiguillon (direction St Michel), entre le rond point de jonction D746/D1046 et l’entrée de Saint Michel. Cette voie, ancienne ligne de chemin de fer,  permet de circuler en site propre jusqu’aux abords de St Michel et ainsi d’éviter la très passante D1046.

Comme il n’y a pas de ravitaillement possible entre St Michel et Marans on passe au ‘Huit à Huit’, du village pour assurer le pique-nique de midi.

De la sortie de St Michel aux Écluses du Brault le parcours se fait vent dans le nez sur une petite route essentiellement agricole, (avec quelques courts tronçons en site propre, parmi les moutons).  ‘Polders ’ de part et d’autre, délimités par des canaux. Tous les parfums d’été sont au rendez-vous. La lumière est splendide. Champs de tournesols…

Près d’une des nombreuses boucles de la Sèvre Niortaise, des bateaux attendent la marée montante pour se dégager de la vase.

Peu après la D9, que l’on traverse en empruntant un petit tunnel, on se retrouve aux Ecluses du Brault. De ce point, et jusqu’au port de Marans, la vélo-route file en ligne droite sur le halage du Canal Maritime de Marans à la Mer. Depuis l’an dernier la piste a été entièrement refaite et est très roulante.

Les trois tables ainsi que « l’aire de pique-nique » au ‘Port’ de Marans étant répugnantes de saleté, on décide d’entrer en ville pour essayer de trouver un banc à l’ombre. Ce sera finalement l’unique banc derrière l’église qui nous servira de table de déjeuner.

Le bon sens aurait voulu que nous attendions le passage du soleil au zénith avant de redémarrer. Mais on avait encore pas mal de kilomètres à faire et on voulait pouvoir profiter de quelques heures à La Rochelle. Résultat : remise en route sous un cagnard d’enfer le long du Canal de Marans à la Rochelle. Là aussi des travaux d’amélioration avaient été faits.

Les plus mauvais passages que je mentionnais l’an dernier ont été remis en état. Beaucoup de gravillons mais c’était toujours mieux que les nids de poule.

A Dompierre on s’arrête pour refaire les pleins d’eau. Pas de cimetières sur le trajet pour remplir les gourdes et se mouiller la tête.

 

Encore quelques kilomètres de calme en sous-bois sur des sentiers surplombant le canal. Entrée dans la Rochelle, passage à l’OT puis courte balade vélo vers les ports de plaisance pour admirer les Tours de la Chaîne et de St Nicolas ainsi que  le ‘sky-line’ de la ville.

 

Encore un très chaleureux accueil à notre chambre d’hôte. Aude nous offre des boissons fraîches et nous pose beaucoup de questions, elle-même ayant pas mal bourlingué avant de se poser et de donner une nouvelle direction à la maison familiale.

Après les formalités d’usage (douche et rangement), on repart en ville cette fois en bus pour un repas folklo chez « Mémé », situé à côté de la Place du Marché.

Une balade digestive à travers les rues étroites de la vieille ville clôt cette très belle journée, un peu chaude tout de même… (…demain sera pire..).

Retour au bercail par le dernier bus.

Excellente journée de pédalage, le nez au vent, humant toutes les senteurs de l’été.. celles qui nous rappellent nos jeunes années, chez les grands parents, à la campagne !

 

 

Voie verte L'Aiguillon sur Mer - Saint Michel en l'Herm,  déjà bien abimée..

Voie verte L'Aiguillon sur Mer - Saint Michel en l'Herm, déjà bien abimée..

Monument aux Morts de Saint Michel : 107 enfants du pays tués en 14 - 18....

Monument aux Morts de Saint Michel : 107 enfants du pays tués en 14 - 18....

Dans les Polders.

Dans les Polders.

Eux aussi attendent la marée.

Eux aussi attendent la marée.

Halage du Canal Maritime de Marans à la mer. Il faisait chaud !!

Halage du Canal Maritime de Marans à la mer. Il faisait chaud !!

Canal de Marans à La Rochelle.

Canal de Marans à La Rochelle.

Mon vélo ne s'attendait pas à voir son nom gravé sous le pont !

Mon vélo ne s'attendait pas à voir son nom gravé sous le pont !

Le Canal près de La Rochelle.

Le Canal près de La Rochelle.

Les Chaussures..

Les Chaussures..

Entrée du port de La Rochelle.

Entrée du port de La Rochelle.

....sans les chaussures...

....sans les chaussures...

C'est la crise...

C'est la crise...

Quand l'escalier est trop étroit...

Quand l'escalier est trop étroit...

Rue de la Grille.

Rue de la Grille.

Henri IV en cabine de bronzage..

Henri IV en cabine de bronzage..

Encore une belle soirée d'été.

Encore une belle soirée d'été.

A chacun sa liaison célèste..

A chacun sa liaison célèste..

Jour 4. La Rochelle – Brouage. 51km

 

Nuit en morse à cause de la chaleur. On traine un peu à la mise en route. A peine les vélos sortis dans la rue je me rends compte que mon pneu AV est à plat ! Heureusement que nous n’étions pas loin. Aude me donne un seau plein d’eau et je découvre que la fuite d’air provenait d’une rustine mal collée.. probablement la crevaison de l’an dernier à St Vincent sur Jard.

L’affaire est promptement réglée, la roue remontée, les sacoches raccrochées. Un coup de pompe chez Velovolt, un vélociste situé Bd. Roger Salengro, en sortie de La Rochelle, me fournit les 5 bars habituels, totalement inenvisageables avec ma pompe à main.

Sur l’Ave. Ch. de Gaulle, à la hauteur de la station de bus ‘Ayrtré –Les Cèdres’, on vire à droite dans le Bd de la mer. On retrouve la Vélodyssée un peu plus loin, juste de l’autre côté de la ligne du chemin de fer qui longe la mer.

Ce sera ensuite une belle balade en bord de plages via Angoulins, Châtelaillon Plage (achats pique-nique..). Un peu après Port Punay la piste part à gauche et rentre dans les terres au niveau de la guinguette La Havane. On ne reverra l’eau qu’en arrivant près du bac qui relie Rochefort à  Soubise de l’autre côté de la Charente.

Pendant un moment on longe la D137, très passante puis on s’arrête à Yves pour pique-niquer sur les marches de l’église, à l’abri du soleil qui tapait très fort. Passage au cimetière pour refaire les pleins et nous rafraichir la tête.

Une plaque, derrière le monument aux morts mentionne les noms de résistants morts pour la France le 20 septembre 1944. Y figurent deux Espagnols, sept Français (dont un listé comme musulman), un Malgache et dix Russes ! Autant on peut imaginer la présence des trois premières nationalités sur le territoire français, autant celle des dix Russes est étonnante. A moins qu’il ne se soit agi de Russes blancs ayant fui leur pays lors de la Révolution soviétique.. Un peu plus loin, cinq tombes du Commonwealth rappellent d’autres pertes, deux d’entre elles restant sans nom.

 

Remise en route vers Saint Laurent de la Prée où cette fois je ne me perds pas. On-longe à nouveau la D137 toujours aussi bruyante, pendant quelques kilomètres avant de bifurquer vers Vergeroux. La piste nous fait passer à Rochefort ouest, puis au « rond-point Décathlon » vire à droite dans la rue des Pêcheurs d’Islande),  desservant une zone d’activités artisanales. Elle s’arrête en cul de sac en bordure du fleuve. La vélo-route, elle, continue plein sud, suivant les méandres de la Charente.

 

Comme l’an dernier, pour gagner des kilomètres et du temps,  j’avais décidé de ne pas faire le grand tour ‘officiel’ via Rochefort. On suivrait le même parcours qu’en 2018, à savoir la D3 de Soubise à Moëze et Brouage, étape de la journée.

L’an dernier, faute de bac, j’avais dû passer par le viaduc (D733), après un parcours du combattant avec le vélo pour trouver un accès.    

Aujourd’hui, le bac ‘de Rochefort à Soubise’ fonctionne mais nous devrons attendre 35 minutes, le temps que la marée monte suffisamment pour permettre à l’embarcation de traverser le fleuve.

Il fait une chaleur torride. Seuls quelques arbres chétifs procurent un brin d’ombre. Sylvie descend la cale pour se mouiller les pieds dans une eau ocre clair qui rappelle la couleur de celle de l’estuaire de la Gironde.

Les 100m sont vite franchis et Soubise traversée en direction de la D3, route nous menant directement à notre destination du jour. A Moëze, plein des bidons à la pompe et bon ‘mouillage de tête’ pour se refroidir le cerveau.

La Citadelle de Brouage est atteinte en milieu d’après midi. Il fait très chaud. Plus de 30° dans la chambre que nous avions réservée à l’unique hôtel de cette petite merveille, perdue au milieu des marais. A l’époque de Louis XIV c’était un haut lieu européen du commerce du sel avant de devenir place forte.

Les vélos sont garés devant l’hôtel avant d’être introduits, après le service, dans le bar où ils passeront la nuit.

Pour nous, après une douche froide interminable, ce sera un tour ‘découverte’ du village. Toute l’activité se concentre dans la rue principale, (rue du Québec), traversant la citadelle de part en part sur environ 400m.

On profite de l’ouverture de l’église pour  admirer les exceptionnels vitraux offerts, pour la plupart, par des provinces du Canada et représentant des scènes se rapportant à ce beau pays.

Il est dit que Samuel Champlain, fondateur de la ville de Québec est né à Brouage et ceci explique les liens qui se sont tissées entre la citadelle et le nouveau monde.

L’église et ses vitraux sont magnifiques et mériteraient une visite beaucoup plus approfondie.. Next time ! Ceux qui souhaiteraient acheter du véritable sirop d’érable peuvent se le procurer au magasin Franco-Québecois, à droite de l’église dans la rue de l’Hospital.

 

Une belle fricassée d’anguilles clôt cette journée pleine de découvertes surprenantes.

 

Espérant trouver un peu de fraîcheur avant d’affronter la température redoutable de la chambre, on fait une longue balade digestive sur les remparts herbeux et déserts entourant la ville, baignés de temps  à autre par la musique du ‘son et lumière’ ambulant organisé par la municipalité. Fraîcheur inattendue dans l’étonnante glacière souterraine, vues  en surplomb sur les ruelles et vieilles maisons de la Citadelle.. la Halle aux Vivres .. les écuries ..la paisible campagne environnante.

Assis sur un banc, près du Bastion St Luc, nous regardons la descente interminable du soleil sur la mer à l’ouest, surpris par les jeux des familles de ragondins dans les prés et marais en contrebas.  

 

Pour le poisson, il faudra attendre..

Pour le poisson, il faudra attendre..

Cimetière d'Yves.. Si l'un d'entre eux était Musulman, qu'en était-il des autres ?

Cimetière d'Yves.. Si l'un d'entre eux était Musulman, qu'en était-il des autres ?

Bain de pieds en attendant le bac de Soubise..

Bain de pieds en attendant le bac de Soubise..

La Citadelle de Brouage, magique !

La Citadelle de Brouage, magique !

Vitrail de l'église St Pierre et St Paul de Brouage.

Vitrail de l'église St Pierre et St Paul de Brouage.

Une série de vitraux rappelle les liens de Brouage avec le Nouveau Monde.

Une série de vitraux rappelle les liens de Brouage avec le Nouveau Monde.

La Vélodyssée : de Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon - 2019
La Vélodyssée : de Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon - 2019
La Vélodyssée : de Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon - 2019
La Vélodyssée : de Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon - 2019
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La Vélodyssée : de Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon - 2019
La Vélodyssée : de Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon - 2019
Samuel Champlain, lointain précurseur de Neil Armstrong.. Même esprit, même courage !

Samuel Champlain, lointain précurseur de Neil Armstrong.. Même esprit, même courage !

Rue de Brouage

Rue de Brouage

La rue du Québec

La rue du Québec

Echaugette. Au loin la moisson 'battait' son plein..

Echaugette. Au loin la moisson 'battait' son plein..

La Vélodyssée : de Saint Gilles Croix de Vie à Arcachon - 2019
Les marais au sud de Brouage.

Les marais au sud de Brouage.

La fin d'une très chaude journée.

La fin d'une très chaude journée.

Jour 5. Brouage – Soulac sur mer. 69km

 

Nuit compliquée à cause de la chaleur. Réveillés de très bonne heure par les convois de machines agricoles passant devant l’hôtel, profitant de la météo exceptionnelle pour finir la moisson.

 

On quitte Brouage sur la D3, direction Marennes, plutôt que de prendre la vélo-route passant dans les marais. La journée devant nous s’annonçait longue et chaude, alors valait mieux économiser  notre énergie.

Au Petit Breuil on retrouve le chemin de la Vélodyssée que l’on suivra jusqu’à l’embarcadère à Royan, puis de Verdon sur mer jusqu’à Soulac sur mer, étape du jour.

La piste passe sur le pont surplombant la Seudre, direction Ronce les bains (D728E). On est en face de l’île d’Oléron.  Dans l’étroite bande cyclable du pont,  Sylvie cramponnait bien son guidon à chaque passage de camion.

Il faudrait que nos instances prennent exemple sur les Danois ou les Néerlandais pour ce qui est de la largeur de la piste cyclable sur les ponts. Chez eux, c’est autre chose que des pointillés peints sur la chaussée !

 

De l’autre côté du pont, le paysage change radicalement. On entre dans un domaine de forêts et  de pins. Au rond-point desservant La Tremblade (celui décoré de petits bateaux blancs), on file à droite, direction Ronce les Bains.

De là, la piste entre en forêt et n’en sortira qu’à Saint Palais sur mer.

Magnifique parcours en forêt sur pistes inégales, pas mal fréquentées, mais quelle merveilleuse odeur de pin tout le long. Bref arrêt au phare de la Coubre et continuation vers La Palmyre où l’on s’arrête pour une galette complète locale et très roborative ! Heureusement que la bouteille de cidre a réussi à pousser la galette dans les tuyaux !

Grosse chaleur ‘subite’ (ou  était-ce la combinaison galette + cidre + digestion ?).

Kilomètres tranquilles le long des plages jusqu’au bac à Royan que l’on atteint à temps pour prendre celui de 15h40. Vingt minutes de traversée le nez au vent. Au nord, le ciel menaçait, mais l’orage ne traversera pas l’estuaire avec nous.

Petite confusion au Verdon pour retrouver la vélo-route. Quelqu’un de bien intentionné avait cassé la pancarte. Finalement, une commerçante sympa nous indique le chemin. (Prendre la route de Bordeaux et tourner tout de suite à droite en sortie du Verdon, vers la petite gare de chemin de fer (encore actif !). La piste est là.

 

Belle fin de parcours jusqu’à Soulac. Pins et dunes de sable. On croise même la draisine tractant quelques wagons ouverts, transportant des touristes du terminus au parking des Arros à l’entrée de Soulac, vers la gare du Verdon ! Sept kilomètres de secousses à travers les bois, à toute petite vitesse, ponctués de force coups de corne, sur la vieille voie qui a retrouvé une nouvelle jeunesse.

 

Arrivée à nos appartements  trouvés sans peine, car à un jet de pierre de la principale rue commerçante. Très sympathique réception.

Douches, lessive et départ en ville pour explorer les lieux.

 

Magnifique basilique, plusieurs fois sauvée des eaux. Près du chœur, une statue d’un pèlerin de Compostelle, le regard dirigé vers l’orgue, semble attendre la mise en route d’un ‘botafumeiro’.

Les rues de la ‘vieille’ ville sont bordées de nombreuses très belles villas, fin XIXè, toutes parfaitement entretenues.  Le bâtiment de la Caisse d’Epargne situé rue de la plage vaut le détour. Dommage d’avoir gâché la façade avec le logo ‘écureuil’… .

Très bon dîner aux « Chiens Fous », recommandé par notre hôtesse.

Balade digestive sur un front de mer paisible, préservé des promoteurs, où une fois encore, on assistera à un coucher du soleil exceptionnel.

 

Héron alsacien en panne de GPS

Héron alsacien en panne de GPS

Le pont sur la Seudre

Le pont sur la Seudre

Sylvie bien agrippée à son guidon...

Sylvie bien agrippée à son guidon...

Au Phare de la Courbre

Au Phare de la Courbre

Sur la piste avant Soulac sur mer

Sur la piste avant Soulac sur mer

Soulac sur mer ou New York ?

Soulac sur mer ou New York ?

Basilique de Soulac

Basilique de Soulac

Le Pèlerin

Le Pèlerin

Vitrail de la Basilique

Vitrail de la Basilique

Autre vitrail

Autre vitrail

L'heure bleue...

L'heure bleue...

Encore un coucher magifique en perspective.

Encore un coucher magifique en perspective.

Ca change à chaque instant...

Ca change à chaque instant...

Fin d'une très belle journée...

Fin d'une très belle journée...

Jour 6. Soulac sur mer – Maubuisson.  69km

 

Petit déjeuner pris sur la terrasse de la chambre d’hôte. Passage en ville pour ravitaillements divers et remise en route le long de la plage d’hier soir. Le bourg est vite derrière nous, laissant la place à d’immenses forets de pins. Des pistes cyclables très agréables et peu fréquentées ainsi que quelques petites routes seront notre lot jusqu’à l’étape à Maubuisson, situé au sud du lac d’Hourtin et de Carcans.

Un panneau de vélo-route mal positionné nous entraine sur quelques kilomètres supplémentaires. Pas de soucis, il fait bon en sous-bois et le relief est nul.

Incroyables, interminables lignes droites bordées de larges bandes de sable. A intervalles réguliers on passe de très larges ‘couloirs’, déboisés dans le but de limiter la propagation du feu, au cas où…

Hormis les pins, la végétation est courte sur pattes.

Le passage à Montalivet ne laisse pas de souvenirs impérissables, sauf de ne pas avoir envie d’y séjourner. Enième usine à touristes de la côte. Une rue principale bordée des habituels restos et  magasins de souvenirs, parcourue inlassablement par des estivants qui déambulent sans but (en attendant l’heure de l’apéro ?)

Le Spar local est très basique. Sylvie fait quelques achats pour le repas de midi et on file plein sud.

 

Au croisement de la route vers Hourtin plage, une grande zone est équipée de nombreuses tables de pique-nique. C’est propre, ça nous convient alors on s’y arrête.

 

Le repas de carottes râpées et de jambon sec est vite expédié. La piste vers Maubuisson continue à travers une forêt d’arbres de toutes tailles, de toutes essences, de bruyère de zones sableuses, de chemins de traverse. Elle est fermée à toute circulation hormis piétons et vélos. C’est un endroit paradisiaque. D’un côté, à un gros kilomètre, c’est l’océan, de l’autre, à la même distance, c’est le lac de Hourtin et de Carcans (Hourtin pour ceux qui habitent au nord du lac, Carcans pour les sudistes… ) et nous, on circule entre les deux, en silence, dans un paysage magnifique où la nature règne en maîtresse.

 

Un peu de relief dans les derniers kilomètres mais rien de grave. (Demain ce sera pire).

Accueil chaleureux de Jeff et Begga, un couple de sexagénaires Belges établis à Maubuisson depuis très longtemps.

En territoire belge on ne peut qu’accepter les bières que Jeff met sur la table et que l’on partage avec un autre couple de cyclos remontant eux vers Saint Brévin. Chaleureux et très sympathique moment !

 

La chambre d’hôte est située dans une zone résidentielle de belles et grandes maisons qui semblent avoir été construites dans les années 70-80. Notre chambre est magnifique et agencée avec beaucoup de goût. Le débit de la douche est torrentiel ! Dehors c’est le calme absolu, hormis le bruit des cigales, qui comme les mouettes, font les 3 x 8.

Les ablutions faites et les cyclistes déguisés en touristes, nous ‘descendons’ en ville pour dîner à « l’Atelier », un restaurant recommandé par nos hôtes. (très bon choix).

Une courte balade à pied le long de la berge sud du lac, (le plus grand lac d’eau douce de France -18km de long et 5km de large) termine cette très belle journée de pédalage.

Ca c'est l'été !!

Ca c'est l'été !!

Une chance au tirage, une chance au grattage...

Une chance au tirage, une chance au grattage...

Le plus gros risque est de s'endormir...

Le plus gros risque est de s'endormir...

Entre Hourtin Plage et Maubuisson, la route est à nous !

Entre Hourtin Plage et Maubuisson, la route est à nous !

"Vacances au Plein Air"

"Vacances au Plein Air"

Un peu monotone tout de même..

Un peu monotone tout de même..

Tout près de Maubuisson

Tout près de Maubuisson

Bien mérité !

Bien mérité !

Lac de Carcans.

Lac de Carcans.

Jour 7. Maubuisson – Taussat les bains. 63km

 

Après un petit déjeuner copieux et une photo d’adieux, nous quittons Jeff et Begga pour faire quelques courses en ‘ville’, histoire de ne pas recommencer l’épisode carottes râpées d’hier. Aujourd’hui, on opte pour un passage chez le traiteur. Ca changera des salades et autres nourritures industrielles. Faudra simplement faire attention de ne pas renverser le contenu des barquettes dans la sacoche ‘cuisine’…. Le repas de midi assuré on s’élance vers la piste quittée hier soir.

La sortie de ville est un peu problématique. Il faudra l’aide de la loueuse de vélos pour nous mettre sur la bonne voie, celle filant vers le sud….

A peine sur celle-ci on est confrontés à une série de montagnes russes en forêt de pins et de feuillus, pratiquement jusqu’à Lacanau-Océan..  Belles descentes mais aussi belles montées sur des revêtements parfois rustiques et de qualité inégale. Pas question de lâcher la bête : un virage peut cacher un beau trou dans la route…

 

Traversée des abords de Lacanau : la signalétique laisse un peu à désirer. Une habitante nous remet sur le bon chemin et la continuation s’effectue sur un sol plus plat mais aussi plus monotone et plus fréquenté. Heureusement que l’on a décidé d’arrêter à Arcachon. 

Quand on a vu 100km de pins et de pistes rectilignes, je pense qu’on les a tous vus.

Une aire pique-nique a été aménagée près du lieu-dit le ‘Grand Crohot’ situé au travers de Lège-Cap-Ferret. Elle tombe à pic et à la bonne heure. On s’y arrête.

 

Plus que quelques kilomètres sur une belle piste en site propre, en zone plus urbaine, et on atteint Taussat les bains, étape du jour.

Notre chambre d’hôte est située dans un lotissement boisé, très au calme. Isabelle nous accueille avec beaucoup de gentillesse. La chambre est climatisée ! On n’en abusera pas car gare aux chocs thermiques.

Notre hôtesse nous recommande un restaurant sur le port de Taussat. On s’y rend à pied. La vue sur le bassin est magique, le repas délicieux. La marée monte et au moment de partir, tous les bateaux sont à flot.

 

Jeff, notre extraordinaire logeur belge !

Jeff, notre extraordinaire logeur belge !

Il n'y avait que l'embarras du choix !

Il n'y avait que l'embarras du choix !

...et ce n'est pas de l'électrique !

...et ce n'est pas de l'électrique !

Le Bassin d'Arcachon côté Taussat les Bains.

Le Bassin d'Arcachon côté Taussat les Bains.

Lumière du soir.

Lumière du soir.

Jour 8. Taussat les Bains – Le Teich – Dune du Pyla – Arcachon - Le Teich – Lac de la Magdeleine – Le Teich.  87km

 

Cela fait une semaine que l’on est partis mais dans nos têtes ça parait bien plus tant on a vécu d’expériences, tant nos sens ont été impressionnés, tant on a rencontré de gens sympathiques, tant on a vu de paysages différents..

La nuit prochaine est prévue au Teich, en chemin vers Arcachon et la dune du Pyla.

Le choix s’est porté sur la maison d’Elisabeth et Gérard, Picards expatriés au soleil du sud, car sa situation nous permet d’y déposer les sacoches afin de ne pas avoir à les trainer inutilement toute la journée. De plus, leur maison est située à deux pas de la gare de Biganos, pratique pour la suite de notre voyage.

 

Le trajet de Taussat au Teich est facile et bien marqué. Zéro relief.

La rue principale qui traverse Biganos, l’Avenue de la Côte d’Argent, est glauque. Heureusement que l’on ne gardera pas ce seul souvenir de cette ville.

Les quelques kilomètres sont parcourus rapidement, et les sacs déposés à la nouvelle chambre d’hôte où nous sommes chaleureusement accueillis.

La continuation vers la dune est toute aussi simple et très bien indiquée. Suffit de suivre la piste qui longe plusieurs routes très passantes tout en restant en site propre. Il n’y a rien à craindre côté sécurité.

On attache solidement les ânes de métal aux barrières  vélo du parking et on s’offre un repas rapide dans un des petits restos bordant le chemin de montée vers la dune.

Surprise ! L’accueil est excellent, la nourriture bonne et vite servie et la note, sans sel… 

On a tellement l’habitude de se faire plumer que quand cela n’arrive pas, il faut le dire !

 

Un petit passage en sous bois mène à la base du grand tas de sable. Là, deux options se présentent : gravir les cent et quelques mètres de la montagne super lumineuse par les marches ou, pour les plus inconscients dont nous faisions partie, monter au sommet par le sable très chaud et très fin. La fluidité du sable rend l’ascension difficile. A chaque pas on s’enfonce jusqu’aux genoux.

 

Finalement, à court d’haleine, on atteint la crête et on reçoit notre récompense. La vue 360° est époustouflante. D’un côté, la sortie du bassin, les passes nord et sud entourant le banc d’Arguin, au-delà, le Cap Ferret et l’océan. 

Derrière nous, l’immense dune qui peu à peu engloutit la forêt à sa base… la nature à l’œuvre dans toute sa puissance. C’est effrayant mais tellement beau !

Il est vain de vouloir faire des photos d’un lieu pareil. Malgré tout on immortalise l’ascension et après un coup à boire bien mérité, on entreprend de redescendre par où on est venus. Exercice tout aussi délicat tant la pente appelle l’emballement des jambes.

 

Retrouvant les vélos au parking, on quitte ce lieu étonnant, direction Pyla sur Mer, ‘banlieue’ ultra chicos d’Arcachon.  Le Bd. de l’Océan est une succession de très belles demeures, de châteaux, de propriétés immenses, délimitées, de place en place par de petites allées permettent l’accès aux plages.

 

L’arrivée dans Arcachon est plus belle encore. Après Le Moulleau et Pereire la piste cyclable longe le bord du bassin, passant par une enfilade continue de parcs fleuris où les estivants ont le choix entre le sable de la plage ou les pelouses ombragées. C’est très beau. Passé le bord de mer de la ‘Ville d’Eté’, en direction du port de plaisance, le paysage n’est plus aussi coloré. Moins de massifs de fleurs, moins de plage, plus de ‘port’..

 

Accaparés par  la beauté des lieux on perd la route du Teich, à quelques kilomètres de la chambre d’hôte. Un cycliste chinois et l’appli Waze du téléphone de Sylvie nous remettent sur la voie.

A l’arrivée, nos hôtes nous informent avoir vérifié les possibilités de dîner autour de chez eux…

C’est lundi, c’est Le Teich.. c’est pas une bonne nouvelle…

Ils nous recommandent un restaurant au lac de Magdeleine, à environ 5 km. On note le parcours, sans problèmes à priori, on enfourche les vélos et on trouve l’établissement sans trop de mal.

N’ayant pas réservé on a droit à une attente de 45 minutes au bar..

 

Entretemps le ciel s’est considérablement obscurci et les deux cyclistes, partis en T-shirt, sans le moindre K-way, commencent à craindre le pire… L’orage éclate déversant des trombes d’eau… Heureusement, le service du restaurant était lent et nous pas pressés de finir. Ayant vérifié l’évolution de l’orage et des précipitations sur le site « Windy » on savait que vers 23h00 les cieux se calmeraient.

En effet, à la fin du repas, la pluie avait cessé.

Nous trompant de route à une intersection c’est encore une fois grâce à « Waze » que l’on rentre à la maison parfaitement secs…

Retour rapide, très rapide car bien que la pluie ait cessé, les éclairs continuaient d’illuminer le ciel autour de nous. Sylvie n’était pas rassurée et frôlait les limites des panneaux de vitesse sur son P’tit Velo Bleu.

 

De leur côté, voyant le désastre se profiler, se sentant très gênés de nous avoir expédiés si loin, nos hôtes se préparaient à venir nous chercher avec voiture et remorque !

A plusieurs reprises ils communiquent avec Sylvie : il a fallu insister pour ne pas qu’ils se dérangent !

Quelle gentillesse, quelle générosité ! Des gens comme eux c’est que du bonheur !

En rentrant on a tous bien ri !

Hôtes excellents, une fois encore, soyez remerciés !   

 

Tous les circuits n'ont pas le même attrait...

Tous les circuits n'ont pas le même attrait...

Dune du Pyla. Nous, on montera par le sable....chaud..

Dune du Pyla. Nous, on montera par le sable....chaud..

Belle pente !

Belle pente !

Sur le dessus du tas..

Sur le dessus du tas..

Vers Arcachon.

Vers Arcachon.

Le banc d'Arguin, passes nord et sud.

Le banc d'Arguin, passes nord et sud.

Jour 9. Le Teich – Biganos –Biarritz ....et retour.

 

Levés tard après une excellente nuit de sommeil. Sachant que nous repartions vers Biganos, Gérard et Elisabeth nous conseillent de visiter le petit port afin que cette ville ne nous laisse pas une mauvaise impression.

Dans le garage, le casque de Sylvie clignote encore…

Au bout de la rue de Nézer on rattrape la piste cyclable, direction plein est.

 

Le port se niche à la sortie du bourg, au-delà du centre et d’une zone boisée. Il est constitué de plusieurs rivières disposées comme trois doigts d’une main. La sortie vers le Bassin se fait par la l’Eyre.

Les bateaux sont amarrés le long des berges. Les voies sur berge ombragées sont bordées de belles maisons de pêcheurs/ostréiculteurs, construites en lattes de bois verticales. Chacune d’entre elles est peinte de couleur différente. C’est un lieu étonnant, paisible et sympa dont on n’aurait pas deviné l’existence si Elisabeth et Gérard ne nous en avaient pas parlé. A ne pas louper !

 

Retour centre-ville et gare SNCF pour notre train.

Nous avions décidé, si près de Biarritz et n’ayant jamais réellement visité cette ville, de nous y rendre pour ne pas ‘mourir bêtes’. La situation ferroviaire de la gare de Biganos nous permettait une descente directe par TER venant de Bordeaux.

C’est ainsi qu’en début d’après-midi nous avons quitté le Bassin d’Arcachon pour finir ce périple par un très bref séjour de l’autre côté de la forêt des Landes.

                                                                                    § § § § § § § § §

 

Sans une bonne dose de recul et d’humour, le retour vers la Bretagne aurait bien pu gâcher le merveilleux voyage entrepris, la SNCF s’étant une fois encore illustrée par son mépris des horaires et des « administrés » qu’elle transporte.

Pire, après un retard d’une demi-heure sur un trajet de deux heures quinze, elle rendait presque coupables les malheureux cyclistes qui se débattaient avec escaliers et quais trop étroits pour charger leurs montures dans le wagon vélos, bien évidemment le plus éloigné, au bout du quai.

J’ai même cru que le chef de quai avait sifflé le départ du train alors que nous n’étions pas encore à l’intérieur…

 

Ajoutez à cela la hargne d’un contrôleur aigri, en fin de carrière, qui ne sait que rappeler ‘la loi’ selon laquelle les vélos, soi-disant interdits dans les trains, ne seraient que tolérés( ?)… justifiant son propos moyenâgeux par un rappel du code du transport ferroviaire…   

Pathétique !!

 

On ne peut qu’espérer que la concurrence (Vite, qu’elle arrive !!!) entende de tels propos totalement à contre courant  des souhaits ‘affichés’, -d’une part par la classe politique- de développer et privilégier les transports ‘doux’, et surtout, d’autre part, par les ‘clients’ excédés par la suffisance du monopole.

 

La performance du train Bordeaux – Nantes n’était pas meilleure. Roulant à la vitesse d’une brouette jusqu’à La Roche sur Yon, il est arrivé à destination à l’heure du départ de notre TER vers Vannes. Seule consolation : contrairement à celui de notre premier train, le personnel de bord était très sympa.

 

Par miracle on arrive quand-même à atteindre le quai de notre dernier train, juste avant le départ de celui-ci. (Rampe pour quitter le quai d’arrivée…escaliers pour monter au quai 9).. Cette fois on se fera refouler sans ménagement, le contrôleur nous expliquant que le train était déjà trop plein.

 

A 19h00 passées, après avoir dû faire Nantes – Vannes en deux étapes (2 trains – changement à Redon), on débarque à destination… quai 4…

Nouveaux escaliers down and up pour sortir de la gare.. (mais dernier combat de ce périple..)

 

Conclusions : l’expérience ne sert pas à grand-chose. Pour ne pas attraper 18 de tension, j’aurais dû prévoir plus d’une heure à chaque changement de train.. Naïvement je pensais, une fois encore, que 35-40 suffiraient.. C’était sans compter avec les performances de la compagnie nationale..

2ème conclusion : si la SNCF ne se met pas au parfum du XXIème siècle, persistant à traiter les clients comme des administrés et se réfugiant dans un service ringard, d’un autre temps, à contre-courant des attentes voyageurs, elle terminera comme les dinosaures…

 

Sylvie au port de Biganos

Sylvie au port de Biganos

Maisons de pêcheurs et d'ostréiculteurs.

Maisons de pêcheurs et d'ostréiculteurs.

Le port !

Le port !

Attente en gare de Biganos... C'était plus simple au temps de la Vapeur !

Attente en gare de Biganos... C'était plus simple au temps de la Vapeur !

C'était pas la Deutsche Bahn...

C'était pas la Deutsche Bahn...

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Un bout de Vélodyssée - 2019

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Publié le 17 Juin 2019

Le bandeau du périple.

Le bandeau du périple.

Comme chaque année, on avait à peine démarré le périple de 2018 que l'on pensait à celui de l'année suivante. C'est bien connu, les projets font vivre et en ce qui nous concerne, les idées de voyages à vélo ne manquent pas. En fin de compte, c'est le temps qui manquera pour les accomplir tous.

Depuis le voyage à travers la Normandie on pensait à une des boucles du "Tour de Manche".

Officiellement il y a deux options : un tour 'court' et un tour 'long'. Nous avions déjà parcouru une bonne partie de la version 'longue', de Carentan jusqu'à St Malo. Recommencer ne nous aurait pas apporté grand-chose de nouveau. Notre choix fut donc un mix modifié des deux trajets, pour profiter pleinement des joyaux offerts par les côtes Anglaises et Françaises, ainsi que d'une découverte à vélo de Jersey.

Question logistique, cela entrainait trois voyages en ferry. Le premier de Roscoff à Plymouth, avec l'excellente compagnie Brittany Ferries; les deux suivants : Poole - Jersey et Jersey - Saint Malo avec la compagnie Condor. Combiner les jours et horaires de traversées a demandé un peu de flexibilité mais après quelques coups de fil tout s'est arrangé, permettant l'organisation d'un périple qui s'est déroulé sur deux semaines.

Côté parcours, les points de départ et d'arrivée étaient notre village à côté de Vannes. Jusqu'à Carhaix ce serait un trajet sur de petites routes tranquilles, via Guéméné sur Scorff, puis la belle voie verte Carhaix - Morlaix. Un coup de corniche à Morlaix jusqu'à Carantec, Saint Pol de Léon puis Roscoff. Côté anglais, le Tour de Manche quitte Plymouth plein nord jusqu'à Oakhampton, puis vire à l'est vers Exeter, privant le cycliste d'un passage dans le Parc National du Dartmoor.

Rémi et moi avions décidé que c'était bien dommage de ne pas transiter par le parc, lande désolée, pierreuse, peuplée de moutons, de petits chevaux sauvages et d'une grande quantité de menhirs, cercles de pierre et d'autres 'monuments' inexpliqués, bout d’Écosse transplanté au sud de l'Angleterre, domaine du vent (de face). On se demandait pour quelle raison la véloroute officielle du système Sustrans, 'évitait' en quelque sorte toutes ces merveilles, en en faisant le tour par le nord. On n'allait pas tarder à savoir pourquoi...

D' Exeter ce serait plein est vers Poole, cette fois sur la route officielle, circuit au relief bien accidenté. De Poole à Jersey deuxième ferry. Un tour de Jersey (65km), nous permettant de découvrir les extraordinaires paysages de l'île. Jersey - Saint Malo : troisième ferry plus un coup de bateau-bus jusqu'à Dinard, histoire de rattraper un peu de temps suite à un retard à l'arrivée dans la Cité des Corsaires.

En France, jusqu'à Saint Brieuc nous avons choisi de longer la côte sur l'EV4, via Fréhel et le Capt d'Erquy. Pour finir, une traversée nord-sud de la Bretagne jusqu'à Pontivy et au-delà, sur la véloroute N° 8.

En tout, Vannes - Vannes : 900km de bonheur et de météo tout à fait acceptable... (il n'a plu qu'une demi journée)...

La côte anglaise est physique, le parc du Dartmoor un peu plus encore. Certaines côtes de Jersey demandent aussi de bons mollets, mais quel bonheur de découvrir une telle variété de paysages, de pouvoir se dépayser si rapidement si près de chez soi. A recommander !!

 

 

Carte du périple.

Carte du périple.

Jour 1. Vannes - Guéméné sur Scorff, via Saint Avé, Plescop, Grand-Champ, Camors, Baud, Saint Barthélémy et Melrand. 70 km.

Démarrage à 8h30, direction Saint Avé. Belle matinée mais vent de NE glacial. Route relativement calme en plaine et en forêts dès que Plescop et Grand-Champ derrière nous, mais multitude de montées et de descentes à cause des nombreux ruisseaux, vallons, rus etc.. Très belle campagne, très variée et fleurie d'azalées et de rhododendrons. Un beau lièvre surpris au bord d'un champ ! Agréable étape de mise en route. Visite rapide de l'alignement de menhirs de Cornevec. Seuls deux sont encore debout. Étonnant Monument aux morts de Baud. Pique-nique à l'ombre de l'église de Saint Barthélémy. A 16h30 on est à Guéméné sur Scorff, à la chambre d'hôtes-restaurant-bar tenue par Ash, un Britannique établi en ville depuis de nombreuses années et qui ne baisse pas les bras face à l'exode.

Après le rangement des vélos dans la salle du restaurant, l'installation et la douche rituelle, tour du centre ville complètement désert ce lundi. Le village semble sinistré malgré les efforts de la mairie pour mettre en valeur quelques belles maisons ainsi que de beaux restes médiévaux.

Panneaux 'A vendre' un peu partout. L'Andouille ne paye plus ! Montée au calvaire, visite de la belle petite église, du monument à Hippolyte Magloire Bisson... Repérage de la Crêperie Pourleth, un des rares établissements ouverts le lundi soir..

Belle journée de pédalage malgré une mise en route fraîche rendant la gestion des habits problématique : au soleil on baignait dans notre jus, à l'ombre on était gelés..

Mulets prêts au départ..

Mulets prêts au départ..

Juste avant Camors, D779 : un des deux menhirs encore debout..

Juste avant Camors, D779 : un des deux menhirs encore debout..

Le Monument aux morts de Baud, un appel au recueillement.

Le Monument aux morts de Baud, un appel au recueillement.

Surpris !

Surpris !

Contribution à la Culture des Masses à St Barthélémy.

Contribution à la Culture des Masses à St Barthélémy.

Maison de Guéméné.

Maison de Guéméné.

Un vitrail de l'église.

Un vitrail de l'église.

Le Monument à Hippolyte Magloire Bisson.

Le Monument à Hippolyte Magloire Bisson.

Le Monument aux morts de Guéméné.

Le Monument aux morts de Guéméné.

Jour 2. Guéméné sur Scorff - travers Plougonven, via Plouray, Glomel, Le Moustoir, Carhaix-Plougher et la Voie verte Carhaix-Morlaix. 85km

Mise en route après un sérieux petit déjeuner et une conversation intéressante avec le patron qui se bat pour redonner vie au centre-bourg avant qu'il ne se vide des derniers commerces... Direction Carhaix sur une route qui me faisait penser à la crête des Sudètes autant par l'air vif, la végétation et le relief. Plouray et Trégonan méritent une halte pour admirer leurs églises fleuries.

Au Moustoir, arrêt obligé au Mémorial des Résistants. Parmi tant d'autres fusillés figure le nom de Guy Moquet, passé par les armes à 17 ans dans la Carrière des vingt-sept otages, au Camp de Choisel, à Châteaubriand. Là-bas, une stèle rappelle les dernières paroles du jeune homme : "Vous tous qui restez, soyez dignes de nous les 27 qui allons mourir"...

Continuation sur Carhaix où l'on se trouve un banc pour le break de la mi-journée.  La fin du parcours se fera sur l'excellente voie verte Carhaix-Morlaix, une ancienne ligne de chemin de fer très roulante mais en faux-plat montant sur une longue partie du trajet. Aux trois quarts de la route, on passe la bosse pour profiter d'une belle section en descente, cette fois. La magnifique chambre d'hôte de Coatelan est atteinte en fin d'après-midi. Vieux corps de ferme / longère restauré avec beaucoup de goût par des passionnés du beau.

Le soir on dînera sur place car peu d'options à la ronde. Extinction des feux après un repas gastronomique facturé au prix d'un mauvais entrée-plat ou plat-dessert à Paris.

Très beau parcours en majorité en site propre. Soleil et vent du nord-est. Très longues montées "casse-genoux" mais peu à peu la 'bête' se dérouille.

 

Passage obligé, avant le départ, pour les achats du pique-nique

Passage obligé, avant le départ, pour les achats du pique-nique

Une vue de l'église de Plouray...

Une vue de l'église de Plouray...

...et de celle de Trégonan.

...et de celle de Trégonan.

Le Mémorial du Moustoir.

Le Mémorial du Moustoir.

La voie verte Carhaix - Morlaix

La voie verte Carhaix - Morlaix

Super roulant tant que le sol est sec...

Super roulant tant que le sol est sec...

Une des nombreuses rivières traversées en route

Une des nombreuses rivières traversées en route

La Gare de Scrignac

La Gare de Scrignac

Jour 3. Plougonven - Plymouth, via Morlaix, Saint Pol de Léon, Roscoff et Brittany Ferries. 40 km

Hier soir c'était la patronne qui officiait aux fourneaux. Ce matin, nous avons droit au patron, artiste échevelé qui nous entretient de tout et de rien pendant que les cyclistes dégustent un petit déjeuner tout aussi original et délicieux que le dîner de la veille.

Aujourd'hui pas de panique. Le ferry est début d'après midi et nous ne sommes qu'à environ 10 km de Morlaix. Le restant de la route, je le connais pour l'avoir parcouru plusieurs fois avec ma fille, en route pour l’Irlande.

Passage à l'Office du Tourisme pour le coup de tampon : 'Sils te mordent, mords les..." et continuation le long de la Corniche (surtout pas par la voie verte officielle qui ajoute des kilomètres de parcours 'up and down', alors que la baie de Morlaix, jusqu'au Frout, est si belle). Un petit raidillon pour rejoindre le haut de la côte à l'entrée de Carantec, puis une descente vers le pont de la Corde avant une nouvelle montée vers Saint Pol de Léon. Là les choses s'arrangent. Les quelques petits kilomètres restants vers Roscoff se parcourent en sites propres et partagés.

Pique-nique sur les hauteurs de Roscoff, près de la Chapelle Sainte Barbe. Ciel bleu, mais pas facile de trouver un coin à l'abri du vent glacial...

Descente vers le port où l'attente est minimale. Traversée sans problèmes sur "l'Armorique", 6 heures tout de même. Arrivée à 20h15 locales. Contrôle douanier autrement plus rapide et souriant que celui de Roscoff. Les derniers kilomètres jusqu'au B&B se font sans soucis. Simplement se souvenir de rouler à gauche et de faire le tour des ronds-points dans le bon sens...

Installation et douche, puis dîner à l'Indien du coin.

Encore une belle journée mais que le vent est froid....!

Nous voici chez les Angles pour un nouvel épisode de l'aventure !

Première rencontre du matin..

Première rencontre du matin..

Abords de Saint Pol. C'est la saison.

Abords de Saint Pol. C'est la saison.

La Chapelle Sainte Barbe à Roscoff

La Chapelle Sainte Barbe à Roscoff

Le ventre de Jonas..

Le ventre de Jonas..

Le 'coin vélos'..

Le 'coin vélos'..

Le départ ne va pas tarder..

Le départ ne va pas tarder..

Un peu de soleil à l'abri du vent (photo Rémi)

Un peu de soleil à l'abri du vent (photo Rémi)

Arrivée à Plymouth

Arrivée à Plymouth

"Chalutier soviétique" à Plymouth

"Chalutier soviétique" à Plymouth

Jour 4. Plymouth - Widecombe-in-the-Moor via la vélo-route 27 puis la 274, Hoo Meavy, Dousland, Two Bridges, Dartmeet, Ponsworthy, Dunstone, en plus de sentiers, bords de rivière et landes non prévus... 58km.

Après un petit déjeuner "Full English", mise en route vers la piste #27 du réseau Sustrans (réseau cycliste anglais, un peu l'équivalent de l'af3v.org en France). Passage au musée du Mayflower. En 1620, ce navire transporta vers le nouveau monde plusieurs dizaines de pèlerins religieux fuyant les persécutions de Jacques 1er. Ils établirent la 'Colonie de Plymouth' dans le Massachusetts, considérée comme un des fondements des futurs États-Unis.

Une fois terminée la visite du petit musée, situé dans les étages de l'Office du Tourisme, nous reprenons les ânes de métal attachés devant la porte, direction plein nord, sur la #27 qui longe la rivière Plym sur plusieurs kilomètres. (Plym Valley Trail). Les docks laissent rapidement la place à un beau sentier en sous bois, en faux-plat montant, en partie ancienne ligne de chemin de fer.

C'est à l'intersection avec la piste #274 que les choses se gâtent. Première côte d'enfer à Hoo Meavy, petit village de quelques maisons situé sur la route de Dousland. Je comprenais rapidement pourquoi Le Tour de Manche n'avait pas choisi ce parcours ! En vélo électrique c'était certainement envisageable mais avec nos montures à assistance "mollet" seulement ça relevait d'une belle épreuve du Tour de France dans les Alpes...

Relief dingue toute la journée avec des montées et des descentes à 20% (j'ai réussi 16%, mais pas plus...), heureusement contre-balancé par des paysages à couper le souffle. Landes à perte de vue, ajoncs, genêts, jacinthes sauvages, mousses, forêts de chênes, de sapins, de hêtres.. rivières, chevaux, moutons, murs de pierres sèches... comme si l'on se retrouvait dans la désolation des Highlands d’Écosse, avec le même vent du NE, bien glacial, en prime..

Des massifs rocheux constellent le Parc du Dartmoor, "peuplé" aussi de menhirs, de dolmens, de cercles de pierre... Celui que je voulais voir resta introuvable.  Sans GPS ou carte d'Etat Major, peu de chance de trouver le chemin, qui se réduit bien souvent à un simple sentier non balisé, connu des seuls moutons. 

On fera donc demi tour après avoir poussé les vélos le long d'un beau ruisseau, nous enfonçant peu à peu dans une forêt magnifique. Tant pis, faudra mieux préparer la visite la prochaine fois...

Belles rencontres en route : à chaque fois chaleureusement encouragés par des visiteurs en Land-Rover. Pour eux, un simple coup de pédale de gaz les propulsait en haut des côtes délirantes. Pour nous, c'était un peu plus physique...

On arrive à notre ferme B&B (totalement isolée au milieu de nulle part) vers 18h45, rincés et essorés, mais comblés, malgré les difficultés, d'avoir choisi de passer par ce parc magnifique, époustouflant, fiers de notre performance face au relief et aux vents bien contrariants...

Notre excellente hôtesse nous propose un coup de voiture jusqu'au seul pub à des kilomètres à la ronde, et vient nous rechercher après une bonne ventrée de hamburger/frites, de sticky-toffee pudding et de bière locale... Merci encore à elle qui nous a évité un retour, qui, comme on dit en Anglais, 'aurait cassé le dos du chameau'...

 

Une maquette du Mayflower

Une maquette du Mayflower

Plymouth, une balise le long de la # 27

Plymouth, une balise le long de la # 27

L'arrière port de Plymouth

L'arrière port de Plymouth

Sous-bois le long de la Plym Valley Trail

Sous-bois le long de la Plym Valley Trail

Lui aussi, il peinait dans les côtes !

Lui aussi, il peinait dans les côtes !

On avait pris le mauvais chemin, mais que c'était magique !

On avait pris le mauvais chemin, mais que c'était magique !

Des jacinthes partout ! (photo Rémi)

Des jacinthes partout ! (photo Rémi)

C'est cela que j'espérais voir... (source Wikipédia, Chris Andrews, CC BY SA 2.0)

C'est cela que j'espérais voir... (source Wikipédia, Chris Andrews, CC BY SA 2.0)

Sous-bois... on aurait tout photographié !

Sous-bois... on aurait tout photographié !

La petite chouette semblait totalement perdue dans la lumière du jour...

La petite chouette semblait totalement perdue dans la lumière du jour...

Celle-là était à 20% sur près d'un kilomètre...

Celle-là était à 20% sur près d'un kilomètre...

Rémi en pleine action.

Rémi en pleine action.

Un monde de pierres, d'ajoncs, d'herbe rase et de vent (contraire...) !

Un monde de pierres, d'ajoncs, d'herbe rase et de vent (contraire...) !

Encore une...

Encore une...

Chevaux sauvages.

Chevaux sauvages.

J'avais eu mon compte... mais quel bonheur d'être sur le toit de la Terre ! (photo Rémi)

J'avais eu mon compte... mais quel bonheur d'être sur le toit de la Terre ! (photo Rémi)

Encore un effort pour atteindre notre B&B

Encore un effort pour atteindre notre B&B

Un raccourci via la lande..

Un raccourci via la lande..

Un hêtre magnifique en face de notre B&B

Un hêtre magnifique en face de notre B&B

La juste récompense pour l'effort fourni...

La juste récompense pour l'effort fourni...

Jour 5. Widecombe-in-the-Moor  - Budleigh Salterton, via Exeter et Exmouth. 61km.

Départ de notre ferme vers 9h00 après une nuit de plomb suite à la journée d'hier. Nos hôtes souhaitant connaître la suite de notre parcours nous proposent une alternative nous faisant gagner 10-15km et moult côtes. C'est tout ce que l'on voulait entendre ! Proposition adjugée-vendue.

Fallait simplement continuer la route passant devant chez eux, direction plein Nord jusqu'à l'intersection vers Moretonhampstead. De là, pas possible de se perdre.

Quelques raidillons néanmoins mais surtout des collines entières recouvertes de jacinthes bleues, de moutons et de chevaux. Rien d'autre à part des murs de pierres, des ajoncs et l'occasionnel arbrisseau ayant survécu au climat et au vent des lieux.

Quelques achats pour le pique-nique à Moreton, des cartes postales et des timbres et remise en route sous une fine pluie intermittente. Ciel plombé.

On s'arrêtera dans un abri de bus pour le break de midi avant de redémarrer vers Exeter, atteinte en début d'après-midi. La ville aurait mérité que l'on s'arrête plus longtemps, mais la météo était dissuasive. On concentrera donc la visite sur la cathédrale.

Notre B&B d'étape était située entre Exmouth et Budleigh-Salterton, pas loin du bord de mer. Très belle route en site propre le long de la rivière Ex, puis, à une intersection,  on perd la signalisation de la #2. Galère à travers des zones résidentielles jusqu'à retrouver, grâce à un promeneur et son chien, la route menant à l'étape.

Arrivée guest house vers 18h00. Accueil très chaleureux de Palle et Rose. Installation et départ vélo (débâtés) vers le village voisin (Knowle) où nos hôtes nous avaient réservé une table au Dog and Donkey, un pub bien sympa.

Bien que moins physique qu'hier, on s'était frottés une fois encore à une multitude de côtes. Malheureusement une météo moins sympa avait "dé-saturé" les couleurs. Mais il avait fait beau depuis notre départ, alors.... 

Le Parc National du Dartmoor mérite une visite plus approfondie. C'est un domaine magique pour randonneurs. En tant que cyclos, je recommanderais de limiter les étapes à trente - quarante de kilomètres par jour, afin d'avoir plus de temps pour explorer son extraordinaire beauté !

 

Cavaliers et montures...tout le monde a bien dormi ! (photo Rémi)

Cavaliers et montures...tout le monde a bien dormi ! (photo Rémi)

A chacun son petit déjeuner.

A chacun son petit déjeuner.

En route pour Moretonhampstead. (photo Rémi)

En route pour Moretonhampstead. (photo Rémi)

Des hectares de jacinthes à flanc de colline..

Des hectares de jacinthes à flanc de colline..

Arrêt pique-nique...à l'abri du vent et de la pluie.

Arrêt pique-nique...à l'abri du vent et de la pluie.

La Cathédrale d'Exeter. (photo Rémi)

La Cathédrale d'Exeter. (photo Rémi)

Intérieur de la Cathédrale 1.

Intérieur de la Cathédrale 1.

Intérieur de la Cathédrale 2.

Intérieur de la Cathédrale 2.

Vitrail.

Vitrail.

La piste #2 le long de l'Ex.

La piste #2 le long de l'Ex.

Vue d'une des passerelles aménagées, le long de l'Ex.

Vue d'une des passerelles aménagées, le long de l'Ex.

A la vôtre ! Cette fois-ci, c'est du Fish and Chips !! (photo Rémi).

A la vôtre ! Cette fois-ci, c'est du Fish and Chips !! (photo Rémi).

Jour 6. Budleigh-Salterton - Puncknowle, via Knowle, Otterton, Salcombe Regis, Seaton, Axminster, Bridport, Burton Bradstock et Swyre. 83km.

Départ tardif de notre B&B suite à une conversation avec d'autres visiteurs... Pas de soucis sur les premiers kilomètres sur une ancienne voie de chemin de fer. Visite de la plage de Budleigh-Salterton : galets et falaises de grès rouge. Très beau chemin de randonnée cyclable le long de la rivière Otter.

Puis, tout à coup, ça se gâte "grave" comme dirait la jeunesse... Série de montées et de descentes infernales. Un passage à gué. Heureusement, pour les cyclistes il y a une passerelle.. Pique-nique champêtre et remise en route vers Beer et Axminster. Une soudaine absence de panneaux de la #2 nous fait perdre beaucoup de temps. Même punition dans Axminster où l'on tourne un bon bout de temps avant de retrouver notre chemin.

Les montées et descentes ne semblant pas se calmer et la pendule ayant bien entamé l'après-midi, on décide d'abréger les souffrances et d'essayer de gagner du temps en empruntant la nationale directe sur Bridport. Relief plus nuancé mais pas mal de voitures, donc vigilance !

Fin de parcours pénible jusqu'à Puncknowle où nous arrivons après 19h00. Dîner au pub d'à côté et retour B&B pour une deuxième nuit de sommeil de plomb !

Pourvu que le vieil adage : 'jamais deux sans trois' ne se réalise pas demain !!

L'ancienne ligne de chemin de fer, au départ de notre B&B.

L'ancienne ligne de chemin de fer, au départ de notre B&B.

Les falaises rouges de Budleigh-Salterton.

Les falaises rouges de Budleigh-Salterton.

A l'autre extrémité de la plage, la belle rangée de pins.

A l'autre extrémité de la plage, la belle rangée de pins.

Dans les terres.

Dans les terres.

Galets à perte de vue.

Galets à perte de vue.

Paysage en chemin..

Paysage en chemin..

Le gué... notre passerelle passait en haut à gauche.

Le gué... notre passerelle passait en haut à gauche.

Pique-nique de bric et de broc devant la vieille église (photo Rémi)..

Pique-nique de bric et de broc devant la vieille église (photo Rémi)..

Tout près de l'église, un petit mémorial... "Lest we forget..."

Tout près de l'église, un petit mémorial... "Lest we forget..."

Jour 7. Puncknowle - Poole, via Abbotsbury, Martinstown, Dorchester, Stoborough et le ferry de Sandbanks. 72km.

Dernière étape en Angleterre avant le ferry de demain, vers Jersey. Météo magnifique. Vues splendides vers la Manche : prairies, moutons, ondulations des dunes à perte de vue. On aperçoit le lagon du Fleet, un plan d'eau de plus de 13km de long, contenu entre la côte à l'arrière et une bande de sable ininterrompue coté Manche, formant ainsi une sorte d'immense lac salé. Seul un chenal du côté de la presqu'île de Portland permet des entrées d'eau de mer.

Premier arrêt à Abbotsbury, charmant petit village tout en longueur. Une rue transversale permet de se rapprocher de la sente qui monte à la curieuse Chapelle Sainte Catherine, perchée sur la dune, entre village et mer.

Après des courses au Spar local, ouvert le dimanche, sortie du village par Bishop's Way. Ce sera l'unique et dernière côte de la journée.

Des hauteurs on aura une vue extra sur la campagne environnante. Nombreux buissons d'aubépine rose et blanche, églantiers, jacinthes et autres fleurs... Chemins et routes de la #2 étroits et peu fréquentés. Rien que du bonheur... malheureusement un peu gâché par le ciel qui se couvre en début d'après-midi et la pluie qui tombera non-stop jusqu'a notre arrivée à Poole.

Déjeuner dans un arrêt de bus, au sec. L'après-midi file vite, les kilomètres (à plat) aussi. Routes magnifiques bordées de hêtres, de rhododendrons puis, peu à peu, à l'approche du ferry, sols et végétation changent : dunes de sable, ajoncs, genêts, sapins, tout devient court sur pattes... Encore quelques chemins empierrés, puis plusieurs passages en prairies détrempées (dur, dur avec des pneus gonflés à 5 bars...). Nombreux portillons à ouvrir et à fermer pour éviter la divagation des animaux..

Sandbanks est atteint après une "traversée" de 4 minutes en ferry à chaînes. Le courant entrant et sortant de la baie est très puissant : libre de ses mouvements, sans ses chaînes de retenue, un ferry se retrouverait rapidement à mi-Manche...ou au fond de la baie, selon la marée.

Le trajet vers notre B&B est simple. Il suffit de suivre la côte. Pub-Hôtel sympathique. Les vélos sont remisés dans un coin du bar. Excellente nourriture et bons lits. Que demander de plus de cette belle journée ?

Au-delà de la falaise, la mer et le ciel..

Au-delà de la falaise, la mer et le ciel..

Au loin 'The Fleet' et la bande sableuse.. (photo Rémi).

Au loin 'The Fleet' et la bande sableuse.. (photo Rémi).

Tout est paisible..

Tout est paisible..

Up and down, sans arrêt, mais quels paysages !

Up and down, sans arrêt, mais quels paysages !

Ici, ils sont chez eux !

Ici, ils sont chez eux !

Première rencontre avec la Chapelle Sainte Catherine.

Première rencontre avec la Chapelle Sainte Catherine.

Quel monument étonnant !

Quel monument étonnant !

Une autre vue des hauteurs de Bishop's Way..

Une autre vue des hauteurs de Bishop's Way..

The Fleet

The Fleet

La belle campagne anglaise (photo Rémi).

La belle campagne anglaise (photo Rémi).

Le "Rémi John", notre restaurant de dimanche midi. Au moins, on était au sec ! (photo Rémi).

Le "Rémi John", notre restaurant de dimanche midi. Au moins, on était au sec ! (photo Rémi).

Les joies du Cyclo (1) (photo Rémi).

Les joies du Cyclo (1) (photo Rémi).

Les joies du Cyclo (2). Une prairie bien détrempée et 5 bars dans les pneus... (photo Rémi).

Les joies du Cyclo (2). Une prairie bien détrempée et 5 bars dans les pneus... (photo Rémi).

Sortie du ferry. Cyclo heureux.

Sortie du ferry. Cyclo heureux.

C'est comme cela que les vélos s'habituent au luxe...

C'est comme cela que les vélos s'habituent au luxe...

Jour 8. Poole - Jersey par le ferry. 9km de vélo...

Mise en route vers 8h30, direction le port où les formalités de police et d'embarquement se passent sans problèmes. Ciel gris et menaçant.

Notre 'Condor Liberation' est un énorme trimaran qui engloutit patiemment camions, voitures, passagers et vélos. Les salons sont équipés de rangées de sièges semblables à ceux que l'on trouve dans les avions. Le ferry n'est pas bien plein aujourd'hui. Un déjeuner relativement acceptable nous permet de passer le temps, car malgré les 36 000 ch (3 moteurs de 20 cylindres, de 347 L de cylindrée chacun), propulsant le monstre sur les flots à 39 nœuds, la traversée semble interminable.

A mi-Manche le ciel est au beau fixe. Le vent du pont m'évite de sombrer dans une sieste qui me fait du pied, après les 4 jours de vélo dans les montagnes russes d'Angleterre..

L'approche de St Hélier est fascinante, tant l'énorme machine est obligée de se contorsionner pour accéder au quai de débarquement... ceci après avoir navigué entre la multitude d'îlots à l'entrée du port.

Un automobiliste nous indique le chemin permettant d'éviter un raidillon conduisant au 'Havre des Pas', adresse de notre B&B. On y arrive en quelques coups de pédale, heureux de circuler 'à plat'.

Les vélos sont remisés dans le hall. Les cyclistes douchés, déguisés en touristes, finissent la soirée devant une excellent brochette dans un sympathique restaurant portugais. 

Départ du B&B sous un ciel bien menaçant..

Départ du B&B sous un ciel bien menaçant..

L'arrière du ferry, prêt à nous engloutir

L'arrière du ferry, prêt à nous engloutir

Le Condor Libération.. (photo Condor)

Le Condor Libération.. (photo Condor)

Repas OK, mais un peu à l'étroit tout de même..

Repas OK, mais un peu à l'étroit tout de même..

36 000 ch : ça laisse une trace en surface... mais pas sûr que les poissons apprécient le bruit..

36 000 ch : ça laisse une trace en surface... mais pas sûr que les poissons apprécient le bruit..

Moins de sillage derrière celui-là..

Moins de sillage derrière celui-là..

C'est malheureux qu'il faille le rappeler !

C'est malheureux qu'il faille le rappeler !

Abords de St Hélier.

Abords de St Hélier.

L'entrée dans le port.

L'entrée dans le port.

Jour 9. Jersey all day. Tour de Jersey sur la véloroute N°1.  67km.

Grand bleu, soleil, pas un souffle de vent.

Mise en route sans se presser vers 9h00 dans le sens horaire. Départ le long du port et des plages friquées de la Baie de Saint Aubin, dont les propriétés et jardins rivalisent de beauté (et probablement de coût). Très belles pistes cyclables, en site propre pour la plupart.

Au petit port de St Aubin, la piste s'enfonce dans le sous-bois vers Saint Brelade et ressort, encadré par une belle rangée de pins, le long d'un terrain de golf. Au bout, c'est Corbière, son phare et l'imposant blockhaus allemand, transformé en tour de la radio.

C'est la fin de la 'Riviera'. Les habitations se font plus rares et une agriculture, qui semble toute entière dédiée à la culture de la pomme de terre, prend le relais dans les terrains sableux. Plages immenses de sable fin. Pas un chat.

La véloroute continue sur pistes et petites routes en direction du coin nord-ouest de l'île. Profusion de fleurs.

A Etacq, commune de Saint Ouen, beau raidillon pour remonter sur le 'plateau'. Extraordinaires vues de toute la côte ouest. On choisira ce coin pour le break de midi, ne sachant pas où regarder tant les paysages étaient magiques. A marée basse il paraît que la superficie de l'île peut pratiquement doubler !

La véloroute, après une halte dans une zone de fortification allemandes de la dernière guerre (la énième), nous emmène plein est vers le village de Saint John, à travers des paysages plus rustiques, pays de petits villages, de routes étroites bordées de haies, de cultures, d'élevage, de prairies, de champs de pommes de terre... Ici on travaille. Sur la côte sud on 'paraît'.

La langue Française -écrite- (d'un autre temps) est omniprésente.

A la Baie de Rozel, au coin nord-est, la voie N° 1 nous conduit près du Château La Chaire, mais surtout à travers son extraordinaire jardin de plantes de toutes origines. Le prix à payer pour la visite est une magnifique côte comme celles que nous avions goûtées en Angleterre.

Partant de là plein sud, le chemin nous mène à Gorey, son château, son port et l'immense plage de Grouville.

En quelques coups de pédale on est de retour au Havre des Pas après une très belle journée à découvrir cette île splendide, à 15km à l'heure.

Seule ombre au tableau : l'impérieuse et grotesque nécessité qui semble s'être emparée des locaux (et des visiteurs anglais) de s'équiper de SUV plus gros et plus polluants les uns que les autres pour circuler sur une île minuscule qui peu à peu s'asphyxie tant la circulation est démente. Certaines routes n'ont rien à envier à des artères parisiennes tant le flot de voitures est ininterrompu. A continuer de la sorte, ils le feront crever, leur petit paradis.

Vanité, quand tu nous tiens !....

Dîner dans le restaurant de l'hôtel d'à côté avec vue imprenable sur la mer !

Malgré les réserves mentionnées ci-dessus, c'est un endroit (encore) paradisiaque hors pleine-saison. Une semaine ne serait pas de trop pour en découvrir tous les trésors. 

 

 

Notre 'voyage' autour de Jersey, sur la Piste N° 1.

Notre 'voyage' autour de Jersey, sur la Piste N° 1.

A Jersey, l'été dure plus longtemps, la preuve !

A Jersey, l'été dure plus longtemps, la preuve !

Des comme celle-ci, il y en a des kilomètres tout autour de l'île.

Des comme celle-ci, il y en a des kilomètres tout autour de l'île.

Le Port de Saint Aubin.

Le Port de Saint Aubin.

Vers Corbière, le long du Golf.

Vers Corbière, le long du Golf.

Le phare de Corbière

Le phare de Corbière

Encore une !

Encore une !

S'ils ne font rien pour réduire la circulation automobile, la prophétie se réalisera !

S'ils ne font rien pour réduire la circulation automobile, la prophétie se réalisera !

Des fleurs partout !

Des fleurs partout !

Maisons à Etacq.

Maisons à Etacq.

L'aire de Pique-Nique.

L'aire de Pique-Nique.

Notre vue de l'aire de Pique-Nique (photo Rémi).

Notre vue de l'aire de Pique-Nique (photo Rémi).

Pas besoin de girouette pour connaître les vents dominants !

Pas besoin de girouette pour connaître les vents dominants !

Ils les attendaient venant de l'Atlantique...

Ils les attendaient venant de l'Atlantique...

Etonnant !

Etonnant !

Devant l'église Saint John

Devant l'église Saint John

Vitrail de l'église Saint John.

Vitrail de l'église Saint John.

Surpris ! (bis).

Surpris ! (bis).

Vu l'amplitude des marées mieux vaut prévoir du mou...

Vu l'amplitude des marées mieux vaut prévoir du mou...

Jardin du Château de la Chaire

Jardin du Château de la Chaire

Gorey, vue d'ensemble.

Gorey, vue d'ensemble.

Gorey, vu de la jetée (photo Rémi)

Gorey, vu de la jetée (photo Rémi)

Celle-là était bien méritée !

Celle-là était bien méritée !

Jour 10. Saint Hélier/Jersey - Sables d'Or les Pins, via Saint Malo, Dinard, Saint Briac, Lancieux, Matignon et Fréhel. 50km..

Levés de bonne heure pour le ferry 'Condor Rapide' de 9h10. B&B > parking de la compagnie en 15 minutes. Embarquement sans soucis dans un navire au trois quarts vide. Ruée sur le petit-déjeuner qui épuise ce qui nous restait de monnaie anglaise.

Pour une raison pas très claire, le ferry fait un crochet par Guernesey (au nord) avant de reprendre sa route vers Saint-Malo. Ceci nous plombe la journée de 2h00 et réduira d'autant le trajet prévu.

Traversée vers Saint Malo sur une mer d'huile. Soleil et ciel bleu. Douane à l'arrivée vite expédiée.

Direction le Bus de mer pour Dinard, déménagé à la gare maritime pour cause de travaux à son ponton habituel.

Le débarquement côté Dinard est toujours aussi folklo. L'escalier permettant l'accès à la rue est toujours là, équipé maintenant, il est vrai, d'une goulotte sur le côté pour monter les vélos. L'ascenseur, en panne lors de notre dernier passage il y a quelques années, est maintenant condamné... 

Bienvenue aux personnes à mobilité réduite !

Sans trop tarder on met en route vers Saint Briac puis Lancieux, rattrapant la véloroute EV4 au sud de Saint Jacut. Ce sera ensuite Matignon, Port à la Duc et Fréhel avant de filer vers Sables d'Or les Pins, via Vieux-Bourg/Pléhérel. Succession de montées et de descentes interminables mais sans grandes difficultés. Vue extraordinaire sur le Cap Fréhel depuis Vieux Bourg !

A Dinard, n'ayant pas fixé l'étape de la journée, Rémi "assure" la nuitée en chambre d'hôte aus Sables d'Or. On y arrivera vers 19h00 après un jeu de pistes dans un beau lotissement de résidences secondaires, la plupart fermées en attente de la saison estivale. 

Notre sympathique hôte s'offre de nous conduire en "ville" pour dîner à la Pizzeria locale. Faut faire vite car on ferme de bonne heure hors saison.  On remontera à pied ayant bien repéré la route pour rentrer au plus court.

Journée cool, de transition, sous une météo magnifique. Seul regret : ayant perdu deux heures à cause du passage à Guernesey, nous n'avions pas eu le temps de passer par le Cap Fréhel. Ce sera pour demain.

La pendule à vapeur du Port de Jersey (photo Rémi).

La pendule à vapeur du Port de Jersey (photo Rémi).

Port de Saint Peter, Guernesey

Port de Saint Peter, Guernesey

Fret en attente de chargement

Fret en attente de chargement

L'intérieur du Condor Rapide

L'intérieur du Condor Rapide

En route pour Dinard

En route pour Dinard

Le débarcadère à Dinard...

Le débarcadère à Dinard...

La Piscine d'eau salée.

La Piscine d'eau salée.

Plages de Saint Briac (photo Rémi).

Plages de Saint Briac (photo Rémi).

Au loin : le Cap Fréhel

Au loin : le Cap Fréhel

Vue rapprochée du Cap.

Vue rapprochée du Cap.

Jour 11. Sables d'Or les Pins - Hillion, via Cap Fréhel, Cap d'Erquy, Pléneuf Val-André, Morieux sur l'EV4. 66km.

Ayant avalé l'excellente tarte à la rhubarbe préparée par notre hôtesse et longuement discuté avec un couple de Suisses également pensionnaires à la chambre d'hôte, on met en route vers le Cap Fréhel. Belle piste cyclable en propre et partagé. Peu de monde sur la route à cette heure.

Rémi est très déçu par ce qu'il découvre, bien loin des souvenirs d'enfance d'un lieu sauvage et très peu fréquenté.

Aujourd'hui, c'est une affaire commerciale avec parkings et visites payants, touristes peu soucieux de la fragilité du littoral, déversés par autocars complets, laissés libres pendant une demi-heure pour se précipiter vers le belvédère surplombant la réserve ornithologique, prendre les photos et continuer le circuit... 

On n'y reste pas longtemps, préférant filer vers Erquy, toujours sur l'EV4. Achats pique-nique et direction le Cap, atteint après une belle côte en ville et un lacis de petits chemins en forêt et sur la lande, mettant ce lieu magique hors de portée du tourisme de masse.

Discussions avec des randonneurs et casse-croûte sur les rochers surplombant une mer d'huile. L'endroit est magnifique !

Sans but précis, mais visant les environs de St Brieuc, on remet en route en suivant la côte, up and down dans les terres ou en bordure de mer, sur des chemins agricoles, des sentes, des petites voies peu fréquentées. 

A Hillion, par chance, on découvre l'hôtel du Bon Saint Nicolas, situé juste derrière l'église, tenu par un couple très sympathique et attachant, totalement hors normes dans notre société de repli sur soi, de méfiance de l'autre, de rejet de la différence.

Philippe Baudet et son épouse sont une bouffée d'air frais et encourageant. Pour eux rien n'est impossible quand on a décidé de faire le bien.

On discutera longtemps avec Philippe, bien au-delà de la fin de l'excellent repas qu'il nous avait préparé.

Ça fait chaud au cœur de rencontrer des gens comme lui et sa femme. Générosité, grande ouverture d'esprit et fraternité sont des mots encore trop faibles pour les qualifier. Merci à eux de nous avoir donné tant de bonheur !

 

Le Cap Fréhel (photo Rémi).

Le Cap Fréhel (photo Rémi).

Le phare du Cap.

Le phare du Cap.

Rochers et fleurs en contrebas.

Rochers et fleurs en contrebas.

Domaine des oiseaux.

Domaine des oiseaux.

Le Cadastre d'adapte à la Nature. Erquy.

Le Cadastre d'adapte à la Nature. Erquy.

Pique-nique au Cap d'Erquy (photo Rémi).

Pique-nique au Cap d'Erquy (photo Rémi).

Une nature préservée..

Une nature préservée..

Jour 12. Hillion - Pontivy, via Yffiniac, Quessoy, Hénon, l'étang de Bosméléac, la Rigole d'Hilvern (sur la véloroute V8, Le Quillio, Guerlédan, saint Aignan puis la EV1 (halage Blavet) jusqu'à Pontivy. 98km.

Encore une bonne discussion avec Philippe ce matin !

Passage à la Mairie/Office du Tourisme pour infos sur la meilleure façon de nous rendre à Pontivy. La véloroute V8 nous donne la réponse. On y fera quelques aménagements à la hauteur de Le Quillio afin de couper directement sur Guerlédan/Saint Aignan,  pour rattraper le halage du Blavet jusqu'à Pontivy.

A Yffiniac petit détour pour ne pas louper un coup de tampon à la Mairie de Bernard Hinault.

Très long trajet au relief parfois cassant, que la beauté de la V8 fait rapidement oublier. A Pleuc-l'Hermitage une petite épicerie nous procure le nécessaire pour un pique-nique pris à côté de l'ancienne gare, transformée en bibliothèque. Près de l'étang de Bosméléac on emprunte la magnifique sente longeant la Rigole d'Hilvern, qui jusqu'en 1986 alimentait le Canal de Nantes à Brest.

Zigzags incessants en sous-bois sur un chemin en faux-plat descendant. Magnifique à tous points de vue. On quitte ce paradis à la hauteur de Le Quillio pour une directe sur Guerlédan, via la D35. 

Passé le raidillon à l'entrée de Mûr de Bretagne, ce sera une très, très longue 'descente' vers Pontivy, d'abord par la route jusqu'à Saint Aignan, puis sur le halage du Blavet jusqu'à destination.

Une fois encore, Rémi assure en nous trouvant une chambre pour la nuit. A 19h00 passées ce n'était pas gagné d'avance.

Après un reconstituant repas au resto d'à-côté, un peu contrarié par un vieux con d'au moins 300 ans qui étalait bruyamment une inépuisable science, réduisant Wikipédia à un "Apéricube" de Vache qui rit, ce sera direction l'horizontale pour un repos bien mérité. Ce soir, pas de promenade digestive, ni de besoin de marchand de sable...

Très belle, même si très longue et physique journée de pédalage. Beaux paysages.

Le 'halage' de la Rigole d'Hilvern est un must ! Malgré tout, si l'on décide de le parcourir à vélo, il est préférable d'envisager le trajet dans le sens nord-sud...

Le très chaleureux établissement de Philippe Baudet !

Le très chaleureux établissement de Philippe Baudet !

Yffiniac célèbre son Champion du Monde, également cinq fois vainqueur du Tour de France.

Yffiniac célèbre son Champion du Monde, également cinq fois vainqueur du Tour de France.

Nous, on a encore du chemin à faire !

Nous, on a encore du chemin à faire !

Eglise d'Hillion (Salut ô croix, -notre- unique espérance)

Eglise d'Hillion (Salut ô croix, -notre- unique espérance)

Halage de la Rigole d'Hilvern.

Halage de la Rigole d'Hilvern.

Jour 13. Pontivy - Hennebont - Vannes, via le halage du Blavet, Pluvigner, Plumergat, Plescop et Saint Avé. 112km

Fin de voyage sous un ciel gris. 

Première partie en suivant les nombreux méandres du Blavet, aux paysages si variés, aux eaux souvent mystérieuses, coupé tant de fois par des écluses qui ne servent plus guère qu'aux plaisanciers et fanas de canoë.. C'est encore un peu tôt pour les "concours de fleurissement" qui égaient ces structures sévères.

Arrêt pique-nique à Saint Nicolas des Eaux où Flore, la jeune propriétaire de la Boutique de l’Écluse déploie une belle énergie à redonner vie à cette étape sympathique. Outre une activité épicerie-buvette-petite restauration, location de vélos-de pédalos etc.. elle proposera bientôt une chambre d'hôte.

Bravo à elle, avec le plus sincère souhait qu'elle réussisse !

La suite du halage est sans problèmes. Revêtement inégal parfois, mais s'améliorant au fur et à mesure que l'on s'approche d'Hennebont.

De là ce sera la route de Pluvigner, Plumergat et Plescop avec passage à Saint Ave avant de retrouver la maison. 

La boucle est bouclée. Encore une formidable aventure pleine d'efforts, d'amitié, de souvenirs et d'envie de recommencer....

Pas de panique, le projet 2020 est déjà bien mûr... 

 

Il me rappelle le pont "à binocles" de Nagasaki !

Il me rappelle le pont "à binocles" de Nagasaki !

Le lit d'Ophélie ?

Le lit d'Ophélie ?

La Vénus du Blavet (en arrière plan...)

La Vénus du Blavet (en arrière plan...)

La Chapelle de Bieuzy... mais où est passée la barre transversale de la croix ?

La Chapelle de Bieuzy... mais où est passée la barre transversale de la croix ?

Iris des marais...

Iris des marais...

2019 : j'ai 70 ans.... alors, j'ai envie de terminer par un satisfecit, car l'on n'est jamais mieux servi que par soi-même !

Aux nombreux "ah.... vous avez de la chance de faire ce que vous faites..." entendus souvent durant nos voyages, je répète que la seule chance que nous avons est d'être en bonne santé !  

Le reste :  à savoir, organiser, partir -un peu vers l'inconnu-, pédaler pendant des kilomètres sous tous les temps, aller vers l'autre, découvrir... n'est qu'une question de goût personnel, de curiosité, de volonté et de refus de baisser les bras face aux années qui passent trop vite, ou encore face à la peur de l'autre, au chacun pour soi que l'on constate malheureusement de plus en plus.

Ré-enchantez vos vies. Le bonheur est dans ce qui est simple !

Je conclurai donc cet article par une photo prise dans un des arrêts de bus où Rémi et moi avons trouvé refuge pour un pique-nique au sec, un jour de pluie en Angleterre...

"Soyez émerveillés par ce que vous êtres capables de faire"

"Soyez émerveillés par ce que vous êtres capables de faire"

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Tour de Manche. Mai 2019

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Publié le 5 Décembre 2018

The Ourcq Canal ‘exits’ Paris from the North-East ‘corner’. For cyclists, apart from following the Marne river, it is the only convenient way out of the capital city,

Anyone planning to head North, South or West is in for major head-aches and frustration due to a total lack of safe sign-posted cycling infrastructure.

The Ourcq canal flows from Mareuil sur Ourcq into Paris, along a 96 km run. The ‘end point’, at the Paris end, is ‘Bassin de la Villette’, adjacent to the Parc de la Villette.

Heading out of Paris under the 'Périphérique' ring-road, one passes the "Grands Moulins de Pantin", which used to be a flour mill. Several years ago, the building was totally refurbished by BNP bank. It is now one of their office buildings. From this point, the canal weaves its way through 15 km of suburbs, to the ‘Parc de la Poudrerie’, an interesting intermediate stop located in Sevran.

It then continues through the countryside, passing through Meaux and ending in Mareuil sur Ourcq. (Round trip to Meaux is 100 km -there are frequent RER trains from Meaux to Paris Gare de l'Est. They allow bikes on board, except during peak hours-)

The canal was built in the early 1800’s, originally designed to provide Paris with a safe supply of drinking water…

 

I’ve cycled along this canal many times and have made side trips and variations to the basic ‘round-trip’ runs, adding interest to otherwise monotonous ‘there and back’ rides.

Over the years, I’ve discovered several interesting ways to link the Ourcq and Marne waterways, allowing for short or long ‘loop’ rides of varying lengths and scenery.

In this article I shall start with a basic run from Paris to Jablines Leisure Center, a very easy 70 km (alt. 85km) round-trip ride. In case of need, there are RER  B Line train stops in Sevran, Vert Galant and Villeparisis. 

Additional note : for those not wishing to go all the way to Jablines, the trip can be ended in the Parc de la Poudrerie/Sevran (30km round-trip from Parc de la Villette) or at Pont de la Rosée (end of the asphalted cycle path  (50 km round-trip from Parc de la Villette) or finally at the Claye-Souilly town hall (a 60 km round trip).

Automn colors between Pont de la Rosée and Claye-Souilly

Automn colors between Pont de la Rosée and Claye-Souilly

Some time back in 2011… It was a beautiful late-fall day. Blue sky, crisp weather, no wind and lots of sunshine. No way the bike nor the rider could justify staying home.

For me, living right next to the Parc des Buttes Chaumont, accessing the Canal is a short ride down Rue de Crimée, Bd Jean Jaurès and Rue de l’Ourcq, at the bottom of which there's a direct link to the Ourcq cycle track.

Obviously, there are plenty of other possible starting points in Paris that will be chosen according to where one lives or how easy it is to park a car. (There is an underground carpark at Cité de la Musique, located in the Parc de la Villette).

As already mentioned, the first part of the cycle track along the canal makes its way through several North-Eastern Paris suburbs : Pantin, Bondy, Aulnay, Pavillons sous Bois, Sevran… During weekends the first 10km or so can be quite busy unless one considers early morning rides.

For a while, the scenery is mostly the back side of buildings, sand, gravel and recycling yards, an SNCF maintenance center etc. It then gradually evolves into traditional suburban housing.  Over the years, lots of money has been spent by the neighboring towns to improve the track and make it pleasant for cyclists.

One negative comment though… in an effort to reduce the speed of some of the ‘Tour-de-France-Sunday-morning-Lance-Armstrongs’, dozens of speed breakers have been installed, just thick enough to snap one’s lumbar vertebrae and/or shake one’s bike free of nuts and bolts…

For those interested in ‘street art’, there is a section not to be missed, located approximately 4 km from the Périphérique underpass. It’s a 500m wall on the other side of the canal, just opposite the Métro depot. From time to time, there’s some pretty interesting work to be seen.

Working his way to Kandinsky..

Working his way to Kandinsky..

The 'Maya' section

The 'Maya' section

A smile costs nothing !

A smile costs nothing !

Inspiration comes from sniffing the can...

Inspiration comes from sniffing the can...

The next day this one was painted over... What a waste of talent !

The next day this one was painted over... What a waste of talent !

Excellent B&Ws too.

Excellent B&Ws too.

This one only lasted a week. What a pity !

This one only lasted a week. What a pity !

Paris looked like this a week ago...

Paris looked like this a week ago...

Enemies ?

Enemies ?

In Sevran, having passed by the lock there’s a bakery on a street corner on the right that sells sandwiches and other goodies. Pretty helpful for a picnic in the Parc de la Poudrerie, located a few hundred meters further along.

The cycle track enters the Parc de la Poudrerie through a massive wrought iron gate, and, if one then makes an immediate left turn, it continues in a straight line, all the way to the other end of the park.  Approx 100m before that point, the track takes off to the left, up a sudden, steep but short hill, and runs down the other side back to the canal.

The park itself is worth a stop and more if desired. In the old days, gun powder was produced here in a series of buildings strewn throughout the woods. Several of them are still visible today. For obvious safety reasons the small units were built relatively far apart from each other, separated by the trees of the surrounding forest. A narrow gauge cable railway fed the work-shops and moved production around. (At the entrance of the park, if one turns left, instead of going through the wrought iron gate, thus passing over the canal, one ends up in field that used to be a testing area for the local production).

The park is ideal for all sorts of activities: picnics, jogging, cycling, kiddies’ games, soccer practice, sun-bathing, bird-watching etc.. In summer, ice-cream, drinks and snacks are available from a kiosk in the center of the park.

Spring and fall are two lovely seasons to visit the place. The colors can sometimes be quite unreal.

One of the alleys of the park

One of the alleys of the park

Occasional exhibitions are held in this old building

Occasional exhibitions are held in this old building

For those interested in trees, it is worth mentioning the three ‘giant’ sequoia trees located near the small animal pen/zoo.

As already mentioned, the exit at the end of the park leads back to the canal.

From this point, it is up and down all the way to Pont de la Rosée, (Dew Bridge) on an excellent asphalted track that ends there. (In Autumn, better be careful with the wet leaves to avoid skidding accidents...). 

Halfway between the Parc de la Poudrerie and Pont de la Rosée, just opposite the RER station, the track changes sides and continues in the open for another 4 or 5 kilometers, till it ends..

At this stage the round trip distance from Bassin de la Villette is approx. 50km.

Quite often it is possible to see a coypu swimming across the waterway. Even though they are vegetarian animals, they have been declared harmful due to the damage they inflict on the soft banks.

One of the Sequoia trees

One of the Sequoia trees

At Pont de la Rosée, the cycle track switches sides once again. It’s now compacted sand and gravel that’s OK as long as it remains dry. Automn, Winter and Spring can sometimes be muddy.

Even though a sign prohibits access to the track (due to an obscure 1930’s law that has never been repealed), everyone continues on to Claye-Souilly, a small town situated a couple of kilometers further upstream. On arriving there, the canal widens this side of the bridge near the Town Hall gardens.  There are several benches. Unsuspecting cyclists quickly find themselves sharing their picnic with a family of swans that hiss if not fed quick enough..

On the way to Pont de la Rosée

On the way to Pont de la Rosée

Arriving in Claye-Souilly

Arriving in Claye-Souilly

The sand and gravel track goes all the way to the bridge and then, after crossing the road at the lights, switches to asphalt, continuing along the canal for a few hundred meters.

House with a view in Claye-Souilly

House with a view in Claye-Souilly

Just before the restaurant (Taverne Chez Romuald), turn right into Rue de Vilaine and continue for a couple of hundred meters to the intersection with D418.

At the Stop sign, turn left onto D148 towards Annet sur Marne. There’s a short hill out of the village that takes the road to a ‘plateau’, then over the TGV line and finally down into Annet, a couple of kilometers further away.

Cycle through Annet towards “Base de Loisirs de Jablines”. Be careful crossing the roundabout. Exit opposite side. Pass over the Marne River and 200 m beyond, enter the park through the small side gate on the right. (If it happened to be closed, continue straight on a few hundred meters until you reach the main entrance).

There’s a fee to enter the park during the summer months but from September to mid/end May entrance is free. (See their website for details).

The Base de Loisirs is another ideal place for a picnic! It offers all sorts of water sports including water-skiing driven by an over-head cable system.

At this stage there are two ways to return to Paris:

-either back-track to Claye-Souilly and then follow the