Publié le 4 Octobre 2017

Le cinquième Voyage à Vélo avec Jenny !

Le cinquième Voyage à Vélo avec Jenny !

En orange, notre parcours vélo. En bleu, retour vers Flensburg en train.

En orange, notre parcours vélo. En bleu, retour vers Flensburg en train.

Septembre, pas forcément le meilleur moment de l'année pour partir vers des îles du Septentrion. Mais la pluie et le vent ne font pas peur à ma fille. Sans mauvais jeu de mots, on pourrait même dire qu'elle s'y sent 'comme un poisson dans l'eau'.

Cette fois ce sera le Danemark, ou tout du moins un chapelet d'îles situées à l'est de la péninsule du Jutland... Als, Fyn, Tasinge, Sio, Langeland, Lolland, Falster, Bogo, Mon et Sjaelland... îles reliées entre elles par ferries ou par digues.. offrant au cyclo une magnifique variété de paysages, de rencontres, d'expériences...  le musée Viking de Roskilde étant l'objectif final..

Mais s'éloigner un peu de la 'Mère Patrie' pour explorer des horizons nouveaux en vélo requiert recherches, organisation et beaucoup de patience. 

'Recherches' et 'organisation' pour planifier un parcours intéressant, des étapes raisonnables, des hébergements abordables et originaux...

'Patience' car "l'approche", au-delà de sa préparation, se déroule rarement de la manière qui avait été prévue à l'origine...

Ce voyage, a, une fois encore, confirmé ce point. 

Aller : le trajet initial était simple et les billets de train organisés et achetés dès l'ouverture de la vente (pour assurer les places vélo dans les wagons...). 

L'itinéraire serait Paris - Strasbourg en TGV; Strasbourg - Offenburg (Allemagne) en vélo. Nuitée à Offenburg. Le lendemain, Offenbourg - Flensburg (frontière danoise) en quatre trains (Offenburg - Karlsruhe; Karlsruhe - Mainz; Mainz - Hamburg Hbf; Hamburg Hbf - Flensburg). J'avais prévu des correspondances suffisamment longues pour éviter les tensions de changement de quai entre les trains.

Retour : le retour s'annonçait plus simple encore, car partant de Flensburg le matin, on devait arriver à Paris vers minuit. (Flensburg - Hamburg Hbf; Hamburg Hbf - Karlsruhe; Karlsruhe - Offenburg; Offenburg - Strasbourg; Strasbourg - Paris.... Seulement 5 trains, sans stress..

La réalité fut tout autre...

Quelques jours avant le départ, Deutsche Bahn -les Chemins de fer allemands- envoient une circulaire, avisant les clients ayant acheté leurs billets en ligne, que la voie entre Offenburg et Karlsruhe était coupée suite à l'effondrement d'un tunnel en construction... "Please contact customer service..."

Essais multiples, tous infructueux... Résultat : réagir en trouvant une autre façon de nous rendre à Karlsruhe, qui devenait par la force des choses, le point de départ de notre voyage "Allemand".

Il n'y avait pas cinquante solutions : le nouveau trajet vers Karlsruhe, au départ de Strasbourg, devenait : Strasbourg - Lauterbourg; Lauterbourg - Wörth am Rhein; Wörth - Karlsruhe... Idem pour le retour.. Nuitée Offenburg annulée et nouvelle résa à Karlsruhe pour cette première nuit.. Coûts supplémentaires à se faire rembourser par DB.....

Gare de Lauterbourg la nuit. On est les seuls à y arriver et à en repartir...

Gare de Lauterbourg la nuit. On est les seuls à y arriver et à en repartir...

Le départ de Paris-Est se fait sans problèmes, en milieu d'après midi. Un employé SNCF suspicieux appose malgré tout un coup de tampon dans nos carnets en le masquant à moitié... Qu'avait-il à cacher ? Résultat, on a un beau "Gare de l'Est" avec la moitié de la ligne du dessous..

Surprise, on est 4 vélos dans la bétaillère.. un peu serrés mais selon le contrôleur, on peut en mettre 6 !! La conversation s'engage avec les deux cyclistes allemands qui rentraient d'Irlande. On ne voit pas les deux heures passer..

A Strasbourg, on découvre, contrairement à ce que j'ai pu écrire lors d'autres passages, qu'il y a bien un ascenseur pour vélos (chargés), situé tout en bout de quai. J'en profite pour faire un Méa Culpa suite aux commentaires désobligeants que j'avais faits à l'encontre de la compagnie nationale, concernant cette gare... Dommage que cet ascenseur ne soit pas très bien indiqué. 

Le trajet vers Lauterbourg est sans problèmes. On passe une série de villes en '-heim' ou en '-sheim'. A 20h30 il fait nuit sur les quais en graviers herbeux de la gare de triage et on ne se bouscule pas au bout de la France. Manquait plus que les 'tumbleweeds' des Westerns américains..

La seule compagnie est une voix monotone débitant de temps à autre des infos SNCF, et le clignotement glauque des panneaux affichant les trains à l'arrivée et au départ. 

La connexion arrive pour Wörth, petit train DB parfaitement équipé pour le transport de vélos. 

A Wörth, très peu de temps pour effectuer le changement mais tout se passe bien et le dernier trajet vers Karlsruhe se fait en quelques minutes, en compagnie d'une famille allemande rentrant avec enfants et vélos de Bretagne où ils avaient passé leurs vacances. Bien évidemment la conversation s'engage et le temps file très vite.

A l'arrivée, habitant à côté, ils nous conduisent directement à l'hôtel. Sympa !

Installation à l'hôtel, vélos sécurisés dans la buanderie, extinction rapide des feux après cette première journée de 4 trains, riche en rencontres mais affichant seulement 6 km au compteur..

5 septembre : Karlsruhe - Flensburg...une très longue journée de train.

Après un petit déjeuner sérieux on met en route vers la gare en passant par le jardin zoologique où les éléphants étaient eux aussi au casse-croûte du matin. 

Le train de Mainz est déjà en gare et on enfourne les vélos dans le wagon parfaitement équipé pour..

 

Ils avaient faim. Le gardien avait fort à faire.

Ils avaient faim. Le gardien avait fort à faire.

Autre pays, autre culture vélo..

Autre pays, autre culture vélo..

On arrive à Mainz bien à temps pour un transfert sur le même quai.

Le wagon à vélos est indiqué en tête de train. A l'arrivée de celui-ci, ne l'y trouvant pas, un jeune qui l'attendait comme nous est informé par le contrôleur que c'est en queue que ça se passe et que l'on devra charger les vélos dans un wagon passagers standard réservé à cet effet.

Course folle tout le long du train.. Sacoches littéralement jetées sur la plateforme, reprises et stockées par la contrôleuse ; les vélos sont chargés à toute vitesse et c'est le départ.

Les montures sont ensuite reprises et positionnées dans l'allée centrale en ordre de gare de descente... Pagaille max. mais finalement tout rentre dans l'ordre et on s'installe enfin à nos places ! 

Gare après gare on faisait avancer les vélos dans l'allée centrale. Les nôtres seront les derniers à descendre, à Hambourg Hbf.

Gare après gare on faisait avancer les vélos dans l'allée centrale. Les nôtres seront les derniers à descendre, à Hambourg Hbf.

Le très long trajet passe successivement par Koblenz, Bonn, Köln, Solingen, Wuppertal, Hagen, Dortmund, Münster, Osnabrûck, Bremen, Hamburg Harburg pour terminer finalement à Hamburg Hbf...

A Münster un problème technique immobilise le train pendant 15/20 minutes. Notre 'tampon' confortable pour le changement à Hamburg fondait d'un seul coup...

A Brême on recule nos vélos -les derniers- jusqu'à la plateforme arrière et on aligne les sacs, prêts à sauter sur le quai dès l'arrêt du train à Hamburg. On a seulement sept minutes pour décharger, rebâter, courir à l'ascenseur, attendre notre tour, monter et redescendre sur un autre quai et sauter dans le dernier train. Bon exercice de cardio après une journée passée assis à regarder défiler les paysages et les gares qui bordent le Rhin, mais un peu stressant quand-même..

Installés dans le train pour Flensburg on se félicite de l'exploit...pour déchanter 20 km plus loin à cause d'un énergumène sur les voies, qui bloque le train pendant 40 minutes.

Je disais à Jenny que not' repas de bière/saucisse à Flensburg semblait compromis..et que ça se terminerait probablement chez le Turc du coin. Ça n'a pas loupé, c'était le seul ouvert !

Le kebab vite expédié on parcourt les derniers kilomètres dans la ville endormie, cherchant notre chemin à chaque intersection.

Notre hôte nous avait donné la marche à suivre pour récupérer les clés. Seul hic, une famille de Norvégiens était arrivée avant nous et s'était trompé de chambres.. Un coup de fil au logeur nous octroie les appartements que la famille aurait dû occuper. 

A 22h30, après la journée que venions de vivre, pas question de faire des histoires, d'autant plus qu'en fin de compte, on gagnait au change, nos chambres étant plus spacieuses et mieux équipées que celle que Jenny avait réservées. 

6 septembre : Flensburg - Strand Huset (à l'est de Sonderborg)

A 9h00 on met en route direction la Grosse Strasse pour un petit déjeuner chez Migge's Danish Bakery, le meilleur boulanger-pâtissier de la ville. Deux cafés accompagnés de deux "sucrances" et les cyclistes étaient requinqués, fins prêts à affronter la météo qui ne s'annonçait pas particulièrement clémente...

Garantis zéro calorie, sans sucre ...

Garantis zéro calorie, sans sucre ...

La sortie de Flensburg se fait en longeant le Flensburger fjord vers le nord/nord-est.

D'abord en ville, le long du port historique où plusieurs vieux voiliers semblent amarrés à demeure, puis à travers une zone d'activités maritimes, pour enfin déboucher sur des chemins bordés par des grands hêtres, longeant les plages qui s'étendent jusqu'à la frontière du Danemark, à quelques kilomètres du centre ville. Durant ce court trajet on aura l'occasion de goûter aux premières des nombreuses averses qui nous attendaient.  

Premier arrêt... le chemin était bien gras..

Premier arrêt... le chemin était bien gras..

Deuxième arrêt : on aime ça, on en redemande !

Deuxième arrêt : on aime ça, on en redemande !

La frontière avec le Danemark est assez déroutante : un simple petit pont en bois, enjambant un étroit chenal menant à une mini marina à l'arrière.

Un vieux poteau peint en jaune et en noir, se dressant au milieu des arbres sur le bord du chemin, un petit cabanon de chaque côté du pont, et c'est tout. On s'attendait au panneau bleu à étoiles.. Il paraît que la position de la frontière a été décidée par les populations locales... Le panneau officiel, on le verra le dernier jour, sur la route principale..

Jenny au Danemark, moi en Allemagne..

Jenny au Danemark, moi en Allemagne..

La piste longe la côte. Graves-ciment bien compacté, mais gras tout de même à cause de la pluie, tantôt à découvert, tantôt en sous bois. Hêtres partout. C'est très beau !

La première des nombreuses forêts de hêtres sur notre route.

La première des nombreuses forêts de hêtres sur notre route.

La pluie nous accompagne 'on and off' tout le long de la route. A Kollund on s'abrite au Yacht Club. Un bout de route côtière un peu plus passante et c'est Egernsund

Rinkenaes... Le ciel menace mais nous épargne cette fois.

Rinkenaes... Le ciel menace mais nous épargne cette fois.

Passé le pont, la véloroute nous mène à travers la campagne. A côté de Skodbol, passage le long d'une ferme où des centaines d'oies attendaient patiemment de passer à la casserole..

Ça aime bien patauger, mais tout de même...

Ça aime bien patauger, mais tout de même...

Peu avant Dybbol, la piste N° 8, que nous suivrons pendant de nombreux kilomètres, passe devant un ancien transformateur électrique qu'une association locale a restauré en abri pour cyclistes de passage.

Heureuse idée dont nous avons profité. Sommairement 'meublé' d'une banquette et d'une chaise, le petit abri exigu est équipé d'une tablette sur laquelle un livre d'or permet de consigner quelques mots. Un petit bouquet de dahlias égayait le local blanchi à la chaux. Un pèle-mêle de photos expliquait les travaux entrepris.  

Le transformateur transformé...

Le transformateur transformé...

Dybbol. Un beau moulin coiffe une colline où l'armée danoise, les yeux plus gros que le ventre, a pris une sévère raclée par les Allemands, en 1864... Histoire de revendications territoriales qui ont mal tourné.

Sonderborg est en bas de la côte, s'étalant de part et d'autre de l'Alssund. Maisons colorées, petit port. Voiliers, Château... On ne traîne pas, car notre B & B est encore à une dizaine de kilomètres et le logeur nous y attend pour nous remettre les clés.

Ici, comme dans plusieurs autres Chambres d'hôte que nous avons fréquentées, les propriétaires n'habitent pas la maison. Ils remettent les clés, donnent les consignes, se font payer et disparaissent, faisant entièrement confiance à leurs locataires. On n'y est pas habitués mais on s'y fait rapidement. Seul hic, le petit déjeuner est 'do it yourself'...ce qui nous oblige à prévoir ou alternativement, à le prendre dans une boulangerie.

 

Le moulin de Dybbol.

Le moulin de Dybbol.

Les derniers kilomètres se font sur une piste magnifique, longeant la côte parmi les grands hêtres. La maison est complètement perdue au fond des bois, mais en même temps offre une vue panoramique sur la mer toute proche. A la belle saison l'endroit doit être magique.

Seul désavantage de notre B & B : il faudra repartir en ville pour dîner, cette fois en empruntant la belle piste cyclable en site propre, qui longe la route de Sonderborg à Horuphav, située à quelques centaines de mètres de la maison.

Déjà l'odeur des feux de cheminée se répand dans les rues des villages traversés.. L'été est fini dans ce coin du monde.

Le snack de midi était loin. Les cyclistes avaient faim. Pour Jenny, plus raisonnable, ce sera du poisson. Pour moi, une solide portion du plat préféré du Roi Frédéric, sorte de goulache légèrement relevée, servie avec frites et pommes vapeur.

Un demi à € 7 (les alcools sont très chers au Danemark) aidera à la digestion de cette spécialité maison. 

Le repas fini, on reprend la route par une nuit noire, sans étoiles ni lune, pour retrouver notre B&B au fond des bois, contents et satisfaits de la journée, même si la météo nous avait parfois compliqué l'avancement.

 

La côte, peu avant Strand Huset, notre B & B.

La côte, peu avant Strand Huset, notre B & B.

7 septembre : Strand Huset - Faaborg

Belle météo ce matin. Ciel de traîne mais le soleil est là. Quelle différence !

Après avoir dormi comme des loirs, on rassemble ce qui était épars dans la maison : affaires diverses, chaussures, sacoches, habits de pluie, linge qui sèche etc...

Compte tenu de l'expérience d'hier, je passe un bon moment à régler les freins Magura de Jenny, les patins étant positionnés trop près de la jante. Avec la pluie et le sable ça faisait toile émeri gros grain. Mauvais pour les jantes et les patins tout neufs !

A dix heures l'affaire est terminée et on met en route.

La terrasse de notre B&B fait face à la mer.

La terrasse de notre B&B fait face à la mer.

En route à travers bois pour rattraper la piste cyclable vers Horuphav.

En route à travers bois pour rattraper la piste cyclable vers Horuphav.

Arrêt dans une supérette à l'entrée de Horuphav pour prendre le petit déjeuner qui commençait à nous manquer. Une table de pique-nique dans la section jardinerie nous fera l'affaire. En plus, il faisait beau, que demander de plus ?

Remise en route à travers une campagne magnifique sur petites routes, sans autre circulation qu'un occasionnel tracteur agricole. Beaux villages avec tout de même de nombreuses maisons à vendre... Eglises blanches, bouleaux, champs vallonnés.. La route est souvent bordée de hautes haies formant une voûte verte. Du côté du village d'Asserballe, on ramasse des pommes d'août tombées sur le bord de la route.

La belle église de Kirke Horup

La belle église de Kirke Horup

Une cycliste heureuse, même en côte..même avec 4 sacoches maintenant !

Une cycliste heureuse, même en côte..même avec 4 sacoches maintenant !

L'itinéraire de la piste N° 8 nous conduit progressivement vers Fynshav, où l'on attend le ferry de 14h00 qui nous mènera vers l'île de Fyn. Bonne discussion avec un jeune Allemand, étudiant ingénieur à Aix la Chapelle, cycliste comme nous mais moins chargé...

Le premier ferry. Difficile de saisir le drapeau déployé...

Le premier ferry. Difficile de saisir le drapeau déployé...

Passage à Horne où un arrêt s'impose pour visiter la très surprenante église luthérienne avec son dôme en zinc, sa musique, son chœur, son bateau suspendu et son labyrinthe... Étonnant de simplicité.

Vue d'ensemble de l'église de Horne

Vue d'ensemble de l'église de Horne

Le choeur

Le choeur

Le bateau suspendu dans la nef.

Le bateau suspendu dans la nef.

Les trois croix du Golgotha

Les trois croix du Golgotha

Jenny parcourant le labyrinthe

Jenny parcourant le labyrinthe

Derniers coups de pédale vers Faaborg pendant lesquels on n'échappe pas à l'unique averse de la journée. Après un rapide tour en ville on se dirige vers notre B&B au moulin de Grubbe Molle, situé à environ 3 km du centre.

Si Grubbe Molle est un lieu étonnant, ses propriétaires le sont davantage encore.... La propriété est tenue par un vieux couple d'agriculteurs qui ont loué leur terre pour se consacrer entièrement au moulin à vent qu'ils ont restauré et à la remise en état du moulin à eau attenant à la ferme. L'énergie et la passion de Niels Erik Jerverlund sont magnifiques. L'homme, malgré son âge avancé, est bouillonnant de projets qu'il nous explique, dans un Anglais parfois difficile à saisir, et qu'il compte mener à bien.  

Les chambres d'hôte sont d'un autre temps mais le lieu est chaleureux et accueillant.

Les Danois dînant de bonne heure, nous débâtons les vélos et refilons en ville à temps pour admirer un coucher de soleil qui explose les couleurs des maisons du port.

La carte du restaurant Heimdal nous convient. La décoration intérieure, l'accueil et la nourriture sont superbes. Le repas fini on se décide de faire un rapide tour des vieilles rues avant de rentrer au moulin.

Le soleil traîne sur les parties hautes des vieilles maisons du centre, juste assez pour nous permettre d'en apprécier la beauté. Ruelles étroites, venelles, roses trémières, maisons pastel...faudra que l'on revienne demain... 

Surprise, on rencontre le veilleur de nuit faisant sa ronde, homme jovial, prêt à nous raconter plein de choses sur sa ville. Malheureusement il faut y aller...

 

Le retour au moulin se fait sous les dernières lueurs du jour, un jour magnifique à tous points de vue...que l'averse de la soirée n'a pas réussi à gâcher ...  

Belle soirée...

Belle soirée...

Le port de Faaborg.

Le port de Faaborg.

On en profite jusqu'au bout..

On en profite jusqu'au bout..

Le veilleur de nuit et sa lanterne. Autrefois, il allumait les becs de gaz.

Le veilleur de nuit et sa lanterne. Autrefois, il allumait les becs de gaz.

Retour au moulin.

Retour au moulin.

8 septembre : Faaborg - Thuro

Réveillé très tôt par la pluie qui goûtait du toit sur une tôle... Véritable supplice chinois car c'était intermittent.. Rendormi, mais en morse avec plus de points que de tirets.. Au lever, ciel sur la cime des arbres et crachin breton.. 

Magnifique petit déjeuner servi par l'épouse de notre vieux "meunier" dans la salle à manger familiale remplie de photos et de souvenirs accumulés durant leur longue vie commune.

Niels Erik, le patron 100 000 volts, nous propose une visite du moulin, mais il fallait faire vite car il devait partir aux obsèques d'un ami à 10h00. Le vieil homme, passionné par son moulin, nous en explique les rudiments à 100 km/h puis me demande de l'aider à le mettre en route en libérant le frein qui bloquait la rotation des ailes. 

Lentement la machine se met en route puis prend de la vitesse. Les énormes ailes tournent, face au vent entraînant la multitude d'axes et de pignons dans un fracas assourdissant.

Le moulin nous attendait...

Le moulin nous attendait...

Les ailes entraînaient axes et pignons dans une course folle...

Les ailes entraînaient axes et pignons dans une course folle...

Notre hôte nous montre tous les étages, nous expliquant, tous les trois à quatre pattes, tout en haut du moulin, comment fonctionne la petite hélice qui positionne la tourelle et les ailes face au vent. Démultiplications impressionnantes... Cent tours de la petite hélice ne déplacent la tourelle que de quelques centimètres..

On aurait passé des heures à écouter, à apprendre, mais tout comme lui, on devait mettre en route.

Les ailes bloquées, le moulin fermé, Niels Erik trouve quand même le temps de nous faire découvrir sa ferme aux 24 paons. Étables, machines, outillage, jardins, hangars. Tout y passe !

 

La petite hélice et à droite, la chaîne actionnant le frein des ailes..

La petite hélice et à droite, la chaîne actionnant le frein des ailes..

Jenny et  Niels Erik Jervelund, 'meunier' à Grubbe Molle.

Jenny et Niels Erik Jervelund, 'meunier' à Grubbe Molle.

Les ânes sont bâtés et on met en route vers Faaborg sous une pluie froide et pénétrante qui ne nous lâchera pas de la journée.

La visite que l'on avait planifiée hier soir se réduit à un passage à l'Office du Tourisme et dans deux ou trois ruelles, histoire de retrouver la sortie de la ville. Dix kilomètres sur le bord d'une route passante, (la 44),  aspergés à chaque passage de voiture, chahutés par le vent qui nous vient de la droite. On s'abrite sous un saule en croyant que ça allait s'améliorer, mais au bout d'un certain temps on reprend la route, dépités.

On n'avait pas fait dix kilomètres que l'on était déjà trempés...mais rien ne démonte Jenny !

On n'avait pas fait dix kilomètres que l'on était déjà trempés...mais rien ne démonte Jenny !

A l'intersection avec la route de Nab, on se retrouve sur une petite voie plus calme, menant vers le village et sa plage... A Dybskrog, arrêt à la sortie du hameau pour un repas réduit à sa plus simple expression : un reste de pain, des fruits secs et des barres de céréales.. On pensait trouver mieux en route...

La route passe sur une petite digue bordée de roseaux et de petits arbres, enfermant le fjord à l'arrière et continue à travers la campagne sous une pluie ininterrompue. Le vent du sud lève des vagues sur la mer toute proche.

 

La confiance règne partout. Cueillez vos fleurs et déposez l'argent dans une petite boite en plastique...

La confiance règne partout. Cueillez vos fleurs et déposez l'argent dans une petite boite en plastique...

C'est vrai que le pull-over était bienvenu..

C'est vrai que le pull-over était bienvenu..

Magnifiques couleurs pastel de ce bord de mer..

Magnifiques couleurs pastel de ce bord de mer..

Rien à cacher !

Rien à cacher !

La pluie ne viendra pas à bout de notre optimisme !

La pluie ne viendra pas à bout de notre optimisme !

La route jusqu'à Svendborg longe la côte. C'est d'abord Rantzausminde (à vos souhaits..) puis le port de Svendborg et ses entrepôts. La véloroute continue sur un chemin étroit à ras de l'eau, qui mène à la digue reliant Thuro à Fyn. Fin de parcours bien mouillée...

On trouve notre B&B après avoir dû téléphoner à la logeuse. La maison se trouvait au fond d'une allée et ne se voyait pas de la rue. La tenancière nous conseille de dîner sans tarder, car les cuisines de l'unique pub du village ferment de bonne heure.

Cela nous convient parfaitement car le repas de midi avait été très frugal. Le petit bistro est un repaire de buveurs de bière. Ça parle fort mais comme on ne comprend rien à la langue de Vikings cela ne nous dérange pas..

Un égaré alcoolisé étudie la machine à sous et y laisse une coquette somme sans pour autant réussir à aligner les '7', les 'étoiles' ou même les 'cerises'. Rien n'en sort !

Pourtant, entre deux bières, il lui parlait à la machine et semblait maîtriser l'affaire..

Le morceau de bœuf 'pur cuir' avalé, on passe au Spar acheter un petit dessert et reconstituer la cantine. 

La journée avait été rude mais les cyclistes en avaient vu d'autres !

9 septembre : Thuro - Nakskov

Départ de la B&B après le petit déjeuner préparé par notre logeuse (qui n'habitait pas la maison..). Direction Grasten, à 5 km, pour prendre le ferry pour Valdemars Slot, une 'traversée' de 10 minutes. Ciel relativement clair au départ du B&B mais qui s'assombrit et se perce une dizaine de minutes avant l'embarquement... Le restant de la journée sera essentiellement pluvieux. Encore de nombreuses maisons à vendre...

L'embarquement sur le petit vapeur "Helge" est folklorique. Les vélos sont attachés à une main-courante à l'aide de deux sandows plutôt faiblards. C'est que ça doit suffire..

Un groupe d'hommes et de femmes occupe l'avant du bateau, canettes de bière à la main.. Un accordéoniste, coiffé de la casquette du capitaine, anime la fine équipe. On chante. Les bouteilles de schnaps, les bières et autres alcools sont stockées dans une valise à roulettes et dans des cageots. Un 'maître des cérémonies' est même équipé d'une large ceinture porte-bouteilles et porte-verres... Tout le monde était déjà très gai.

 

La pub la plus répandue au Danemark.... "A vendre".. Que se passe-t-il au Royaume ?

La pub la plus répandue au Danemark.... "A vendre".. Que se passe-t-il au Royaume ?

L'embarcadère du ferry..

L'embarcadère du ferry..

Pile à l'heure !

Pile à l'heure !

10h45 et c'est déjà la fête...

10h45 et c'est déjà la fête...

Débarquement au Château de Valdemar. La joyeuse équipe emporte valise et casiers, nous proposant même, à Jenny et à moi, un p'tit gorgeon, histoire de nous réchauffer...

Un bâtiment du château..

Un bâtiment du château..

Les habits de pluie deviennent un "must". Ce n'est qu'en fin d'après-midi que l'on pourra s'en passer...

A la sortie du domaine du Château on découvre un arbre remarquable. Le chêne 'Ambrosius', au fût de 7m30 de circonférence aurait été planté là en 1600 ! L'arbre est magnifique, ses courtes branches massives. On ramasse quelques feuilles et un gland ou deux : ce n'est pas tous les jours que l'on côtoie un "être" si vénérable qui a survécu à la folie de l'homme depuis quatre siècles !

On pouvait s'appuyer contre...pas de risque qu'il tombe..

On pouvait s'appuyer contre...pas de risque qu'il tombe..

La véloroute nous mène à travers de magnifiques forêts de hêtres puis en campagne bien détrempée. On aborde la digue reliant l'île de Tasinge à la petite Sio sous un beau déluge. La piste en bitume, très récemment refaite, fume encore.. Un pont très haut assure la liaison Sio Rudkobing, ville "d'entrée" sur l’île de Langeland. Comme son nom l'indique, c'est une très longue et étroite bande de terre (orientée nord-est/sud-ouest) essentiellement agricole et touristique.

 

On traverse le pont sur les larges trottoirs. Jenny s'accroche !

On traverse le pont sur les larges trottoirs. Jenny s'accroche !

L'île n'est pas très large. Malgré tout on est heureux que la piste quitte l'axe principal qui la traverse pour rejoindre le port de Spodsbjerg,  Pour nous ce seront de petites routes agricoles sans circulation, loin du bruit de la "9".

Le ferry est à quai...départ dans 6 minutes ! Les préposés nous rassurent : ils nous attendront, le temps d'acheter les billets.

Au débarquement à Tars..

Au débarquement à Tars..

On apprécie la chaleur de la cabine/cafétéria ! Enfin un coin au sec ! On peut déballer nos sandwiches. Il est tout de même pas loin de 14h30 !

La traversée ne dure que 45 minutes. C'est bien, mais pas assez long pour sécher nos habits de pluie...

Heureusement, de l'autre côté, à Tars, la pluie cesse progressivement. Les derniers kilomètres vers le camping de Nakskov se font sur chemins de cendrée bien trempée. Les vélos souffrent, les cyclistes aussi car ça 'colle' aux roues.

Le superbe Nakskov Fjord Camping, bien indiqué, est vite rejoint. Jenny y a loué un petit bungalow en bois, sympa et bien agencé. On en profite pour nettoyer sacoches et vélos et leur mettre un coup de graisse.. Je pense qu'ils ont apprécié l'attention !

Dîner au restaurant d'à côté, face à la mer. Quel bonheur de pouvoir manger assis, au sec, au chaud !

Dure journée, mais quels souvenirs... et le coucher du soleil n'en était pas un des moindres !

Face à un tel tableau on oublie vite la pluie et le vent...

Face à un tel tableau on oublie vite la pluie et le vent...

10 septembre : Nakskov - Nykobing Falster   -  BEAU TEMPS !!!!

Bien que levés de bon heure pour "réceptionner" notre petit déjeuner au bureau du camping, on n'arrive pas à mettre en route... Il est pas loin de 11h00 du matin quand Jenny sort du Netto avec les achats du pique-nique !

Entre temps je m'étais fait confirmer par des clients que j'avais bien localisé la route que l'on devait prendre pour sortir de la ville.

Toujours le même problème de signalétique des véloroutes en ville.... Il suffit de louper un panneau à un carrefour et c'est la galère ! 

 

Le mauvais goût est partout ! Mais au moins, en inox (ou chromé ?), ça ne rouillera pas !

Le mauvais goût est partout ! Mais au moins, en inox (ou chromé ?), ça ne rouillera pas !

A Halsted le marquage de la véloroute est ambigu et bien évidemment on fait le mauvais choix. Résultat, 5 km sur le bord de la "9" bien passante avant de trouver une petite route plus calme nous permettant de rattraper la piste.

Devant le Musée Reventlow à Pederstrup une famille de cygnes occupe la chaussée et ne semble pas vouloir bouger.. Voitures, mobylettes pétaradantes et cyclistes s'arrêtent donc, le temps que les majestueux oiseaux daignent gagner le bas côté.

C'est vrai qu'il n'y avait pas beaucoup de circulation...mais quand-même !

C'est vrai qu'il n'y avait pas beaucoup de circulation...mais quand-même !

Les kilomètres défilement lentement. Belles routes de campagne bordées de chaumières et d'alisiers, très beaux arbres à baies rouges très souvent rencontrés durant notre voyage.

Le soleil leur donnait une toute autre allure !

Le soleil leur donnait une toute autre allure !

La Mageltving Mollevej, route paisible bordée d'alisiers..

La Mageltving Mollevej, route paisible bordée d'alisiers..

Une fois encore on découvre la confiance des Danois. Cette fois ce sont des courges qui sont offertes à la vente. Payez avec votre téléphone ou en glissant la somme dans la tirelire en plastique ! 

On aimerait bien que ce soit comme cela chez nous !!

On aimerait bien que ce soit comme cela chez nous !!

Situation tant de fois vécue !  La véloroute nous fait traverser tous les villages de la campagne, histoire de bien aérer les poumons du cycliste.

Résultat : pour aller d'un point à un autre, distants, à vol d'oiseau, de quelques kilomètres seulement, on a vite fait d'en faire le double !

Mais cette fois-ci le détour via Birket et Ravnsby en valait la peine. 

Crocus en septembre, Noël en juillet...

Crocus en septembre, Noël en juillet...

La plaine ondulait en pente douce vers la mer.

La plaine ondulait en pente douce vers la mer.

Sur la route de Ravnsby on aperçoit, à droite sur une hauteur surplombant la mer, une série de pierres hautes et étroites, qui semblaient plantées là, en cercle, à la façon 'Stonehenge'.

Malgré l'heure qui avançait et la distance restant à couvrir jusqu'à l'étape du soir, on décide d'aller voir le 'monument' de plus près.

Le site s'appelle 'Dodekalitten' (Du Grec "12 pierres").

Je laisse la brochure parler de ce lieu magique !

"Dans l'île de Lolland, sur une belle colline surplombant la mer s'érige un 'monument chantant' qui procurera aux visiteurs un sentiment de grandeur, du temps passé, du présent et de l'avenir.

Le Dodécalith se compose de 12 menhirs chantants, mesurant chacun 7 à 8 mètres de haut. Les 2 derniers mètres de la partie supérieure sont sculptés en forme de têtes et se font face vers le centre d'un cercle d'une trentaine de mètres de diamètre. Dissimulé sous des bancs de pierre, un système émettra une musique électro acoustique vers l'intérieur du cercle, à intervalles irréguliers, tous les jours, toute l'année.

Le Dodécalith montre que notre passé ainsi que celui des Lollers -peuple arrivé il y a fort longtemps et qui a donné son nom à l'île de Lolland- sont ceux d'une communauté démocratique, dont la forme originelle était le dialogue, où vivre ensemble s'exprimait par le chant et où la conscience du passé se déclinait sous forme de respect des ancêtres.. "  

Le monument est particulièrement impressionnant, même s'il n'est pas encore terminé. La musique sort de nulle part et reste à l'intérieur du cercle. Au loin c'est une mer bleue ; au-dessus un ciel azur parsemé de beaux cumulus d'été ; champs de chaumes ondulant jusqu'à la côte ; tumulus ici et là.. Lieu envoûtant, d'où ne repart pas comme on y est venu. 


 

Un lieu hors du temps

Un lieu hors du temps

Tête de Loller..

Tête de Loller..

Une autre encore

Une autre encore

Tumulus surmontés de pins

Tumulus surmontés de pins

On se perd un peu en quittant ce lieu très particulier mais très vite on se retrouve sur la petite route qui mène à Maribo, ville traversée à toute vitesse car ne présentant pas d'intérêt particulier. L'excitation de la découverte inattendue de Dodekalitten nous a fait perdre la notion du temps et c'est à 15h00, au soleil, derrière l'abri du bus à Keldernaes que l'on s'arrête pour enfin manger un bout !

La deuxième surprise de la journée sera le château et le domaine de Krenkerup, situés au sud-est de Sakskobing. L'énorme château de couleur ocre-jaune apparaît au bout d'une longue route bordant une magnifique forêt de hêtres, cadré par les arbres d'une allée rectiligne.

A droite, des prés remplis de moutons vaquant à leurs occupations de mouton... à gauche, d'autres prés où une harde de cervidés semble couler des jours heureux. 

Il a fallu faire vite pour la photo car la harde filait vers l'abri des bois.

Il a fallu faire vite pour la photo car la harde filait vers l'abri des bois.

Des chevaux du château..

Des chevaux du château..

Trois pignons de ferme

Trois pignons de ferme

Malgré le beau temps, les 20 derniers kilomètres sont difficiles. C'est la première fois que Jenny dépasse 80km dans la journée et elle fatigait..

On atteint Nykobing Falster vers 20h00. L'excellent logeur de notre B&B nous conseille de dîner avant d'arriver chez lui, les restaurants de Falster ayant les mêmes horaires qu'ailleurs. Nous nous arrêtons donc au premier trouvé le long du port. C'est un 'Indien' qui s'avérera excellent. 

Après avoir garé les vélos dans la cour de l'établissement on se commande un festival de plats délicieux. La 'cerise sur le gâteau' sera le kulfi servi au dessert. 

Les trois derniers kilomètres vers le B&B se font sans problèmes sur des pistes cyclables éclairées par des petits LEDs incrustés dans la bordure de la bande de roulement, et alimentés par de minuscules panneaux solaires individuels, taille carte de visite ! La classe !

Notre sympathique hôte nous attend. Les vélos sont remisés dans son garage. Le B&B est accueillant et très bien équipé. 

Malgré le beau temps et les deux très belles surprises la journée a été très dure pour Jenny, le compteur affichant 86 km à l'arrivée.  L'extinction des feux ne se fait pas attendre ! 

11 septembre : Nykobing Falster - Mon.

Mise en route vers 9h30, direction centre ville pour achats pique-nique et cash. A peine démarrés on est obligés d'enfiler les habits de pluie... On perd la véloroute N° 8 à un carrefour. La poisse de sortie de ville continue. Je décide alors de retourner vers le pont à l'entrée et de reprendre la route à partir de là. Pas de chance, la 8 devient 9 mais comme elle sort de la ville dans la même direction on décide de la suivre... On verra rapidement si c'est la bonne. 

Banlieue résidentielle, grand carrefour...erreur de trajet garantie.. On se retrouve sur la route 55, filant plein sud. Après quelques kilomètres, avec l'aide de la bibliothécaire de Vaggerlose qui nous imprime même des cartes, on reprend la bonne direction vers Idestrup puis Ulslev.

La piste file ensuite le long de la côte est de l'île de Falster, pendant au moins 15 kms. Magnifique promenade sur chemins bien compactés et petites routes forestières, en sous-bois de hêtres, chênes et sapins. Arbres majestueux. Maisons isolées, toits, et même murs, de chaume. Plages de sable tout le long et mer bien grise.  

Abords d'Ulslev, entre les colonnes de bois et de paille.

Abords d'Ulslev, entre les colonnes de bois et de paille.

Il était 12h30... Borre était encore à plus de 60 kms... Aïe !

Il était 12h30... Borre était encore à plus de 60 kms... Aïe !

Malgré le sable fin, l'envie de se baigner n'y était pas...

Malgré le sable fin, l'envie de se baigner n'y était pas...

Couleurs garanties sans retouche 'Photoshop' !

Couleurs garanties sans retouche 'Photoshop' !

Encore une très belle forêt !

Encore une très belle forêt !

Réunion de hêtres..

Réunion de hêtres..

A Hesnaes même les murs étaient doublés de chaume. Les seuls de tout notre parcours !

A Hesnaes même les murs étaient doublés de chaume. Les seuls de tout notre parcours !

Au coin nord-est de l'île, la piste vire plein ouest, et colle à la côte ensoleillée jusqu'à Stubbekobing, petit port où l'on prend le ferry pour Bogo et Mon. A 13h00 le soleil avait vaincu les épaisses couches de nuages et réussi une percée qui était bien agréable !

Au ferry je rencontre un vétéran danois de Paris-Brest-Paris. Il avait trois courses à son actif, toutes en moins de 90h... Chapeau ! Bonne discussion. 

De son côté, Jenny se fait aborder par un Américain parfaitement désagréable qui lui gâche la courte traversée, l'entreprenant sur des sujets personnels comme si cela faisait 20 ans qu'ils se connaissaient ! Arrivés à Bogo on s'arrange pour 'semer' le bonhomme qui malgré tout revient à la charge, prétextant ne pas connaitre la direction de Mon, un comble !.... Je lui fais comprendre que sa compagnie ne nous intéressait pas et finalement il disparaît.

A 15h45 , à l'abri d'une nouvelle averse et du vent qui avait forci, on s'installe sous l'auvent du club de voile local pour le pique-nique de midi qui avait encore bien glissé...

Le repas pris, on 'attaque' la petite digue bordée d'alisiers, direction Mon, pour une directe sur Stege pour éviter des kilomètres interminables le long de la côte sud. On avisera de l'opportunité de faire cette partie de l'île demain, en fonction du temps et de la météo.

 

Sur la digue entre Bogo et Mon. Le soleil était revenu..

Sur la digue entre Bogo et Mon. Le soleil était revenu..

Faux plats montants interminables et fort vent de sud (qui nous arrangeait bien), sous un ciel cette fois bien dégagé. On suit la 287 vers Stege et on repasse l'Américain entrain d'entreprendre deux autres pôvres cyclistes. On file droit devant sans tourner la tête... Pas question de l'avoir à la remorque...

Encore un tumulus..

Encore un tumulus..

Bref arrêt à Damsholte pour admirer l'église et son cimetière. C'est bien différent des alignements de marbre et de granit de nos cimetières français. Ici, disséminés sur une pelouse superbement entretenue, chaque sépulture est délimitée par une petite haie. Ici, les lettres R.I.P (Rest in Peace), prennent toute leur valeur, tant tout est paisible. 

Eglise et cimetière de Damsholte

Eglise et cimetière de Damsholte

Un autre coin du cimetière..

Un autre coin du cimetière..

Le B&B étant perdu au milieu de la campagne, on fait les courses du dîner au supermarché à l'entrée de Stege. Les derniers kilomètres vers Borre semblent interminables mais sont l'occasion de se remémorer les images de cette superbe journée de pédalage.

Le coucher du soleil est magnifique mais, par expérience, n'augure en rien de la météo du lendemain, comme nous avions pu le constater à plusieurs reprises...

 

Fera-t-il beau demain ?

Fera-t-il beau demain ?

Une fois encore, la journée de pédalage a été longue et épuisante. Hier 86 km, aujourd'hui 80...

Mais très vite les kilomètres s'oublient, laissant place aux souvenirs des belles découvertes du parcours : les forêts, les plages, les oiseaux, les fleurs, les chaumières, les petits sentiers et les grands chemins, souvent bordés de pommiers, de pruniers, de figuiers, de pêchers... d'alisiers.. sans oublier l'odeur des premiers feux de cheminée ni les couleurs du ciel et des champs...

Tous les sens sont en éveil ! Quel incroyable pays ! 

 

 

 

 

12 septembre : Mon - Praesto, via les falaises de craie (Mons Klint)

Départ sous un ciel bien gris et menaçant. On ne tarde pas à enfiler les habits de scaphandrier. Direction les falaises sur une route qui n'arrête pas de monter...

Quelques photos à l'église luthérienne de Magleby et continuation sur une route sinueuse qui rentre en sous bois pour les cyclistes et piétons, à 3km des falaises.

1er exercice de cardio. On est obligé de pousser les vélos tellement la côte est raide. De l'autre côté ça descend à 15%, c'est dire !

On arrive au Visitor Center sous une pluie battante. Pas d'abri pour attacher les vélos. Ils seront enchaînés à une grosse barrière de parking. Bref passage au Centre, le temps d'acheter quelques cartes postales montrant les lieux sous des cieux plus cléments puis, résignés que l'on ne changera pas la météo, qui était franchement pourrie, on s’embarque sur les chemins en sous bois pour admirer les sites. Les accès en sont facilités par les passerelles en bois mais tout est bien trempé et glissant.

 

 

 

Un point positif malgré tout, il n'y avait personne...

Un point positif malgré tout, il n'y avait personne...

Très belles perspectives des falaises de calcaire qui plongent vers de minuscules plages de galets roulés à chaque nouvelle vague. Quelques arbres s'accrochent désespérément aux arêtes supérieures espérant peut-être pouvoir éviter la chute inéluctable vers l'océan. 

Il y avait bien du soleil, mais pas où on l'aurait souhaité.

Il y avait bien du soleil, mais pas où on l'aurait souhaité.

On ne pouvait pas avoir fait tout ce chemin pour rechigner en haut des 494 marches descendant vers la plage...même si on a dû les remonter après une très courte visite..

Ce n'est qu'en bas que l'on prend la pleine mesure de la beauté des lieux.

Au retour on croise un arbre qui nous fait un numéro d'équilibriste..

Pas étonnant que la route ne cessait de monter depuis Bogo,... Le haut de la falaise est à 128m d'altitude.

Pas étonnant que la route ne cessait de monter depuis Bogo,... Le haut de la falaise est à 128m d'altitude.

Encore combien de temps avant la chute ?

Encore combien de temps avant la chute ?

Le temps tourne. On décide d'une route directe sur l'église de Keldby pour avoir le temps d'admirer ses fresques murales du 16ème siècle. Le trajet sera long et difficile, up and down sur des routes perdues dans la campagne. Une fois ou deux des promeneurs nous remettront sur le bon chemin nous évitant des kilomètres inutiles.

Peintures époustouflantes de scènes bibliques. On y serait resté des heures mais Praesto était encore loin..

Vue générale de l'intérieur de l'église Saint André de Keldby.

Vue générale de l'intérieur de l'église Saint André de Keldby.

Joseph et Marie.

Joseph et Marie.

Détail du retable : Le Christ appelle St André qui pêche sur le lac de Tibériade.

Détail du retable : Le Christ appelle St André qui pêche sur le lac de Tibériade.

Après un rapide pique-nique pris sur le muret du parking de l'église on remet en route direction Stege et Kalvehave, située sur l'île de Sjaelland, de l'autre côté du pont enjambant le Ulvsund.

Parcours pénible à cause de la circulation et du vent. La traversée du pont demande de bien tenir le vélo car les poids lourds occasionnent de gros déplacements d'air qui s'ajoutent aux rafales d'Eole..

Encore un orage en préparation.. Il ne sera pas pour nous..

Encore un orage en préparation.. Il ne sera pas pour nous..

Pas question de lâcher le guidon, même pour un signe de victoire !

Pas question de lâcher le guidon, même pour un signe de victoire !

Pont traversé, exercice réussi ; on pouvait maintenant déguster la "sucrance" achetée à Stege..

Pont traversé, exercice réussi ; on pouvait maintenant déguster la "sucrance" achetée à Stege..

L'église de Kalvehave. On était bien sur le banc, sous les grands arbres, au soleil, face à la mer.

L'église de Kalvehave. On était bien sur le banc, sous les grands arbres, au soleil, face à la mer.

On atteint Praesto vers 20h00 après que la véloroute nous ait baladés à travers une multitude de villages et lieux-dits. En ligne droite, on aurait fait le trajet en 90 minutes... Sur la N° 9 il nous a fallu le double..

La terre est très riche..

La terre est très riche..

L'appel de l'écurie... Jenny file à toute allure vers Praesto..

L'appel de l'écurie... Jenny file à toute allure vers Praesto..

La fin de journée avait encore une fois été belle. On aurait malgré tout apprécié quelques rayons de soleil le matin.. Qu'à cela ne tienne, malgré l'adversité, on avait une fois de plus eu notre lot de merveilles, cette fois sur la belle île de Mon.

Ce soir dîner "à la maison" après des courses au 'Super Brugsen' de Praesto !

Extinction des feux à 22h00, bien éreintés par l'effort, le vent et d'avoir dû jongler avec les habits de pluie une bonne partie de la journée..

 

13 septembre :  Praesto - Hojerup (Stevns Klint - les Falaises de Stevns).

Au départ, notre hôtesse nous avait prévenus que la journée serait celle de la première vraie tempête de fin d'été, début d'automne... Ça commençait bien !

On quitte Praesto déguisés en hommes grenouilles (manquaient seulement les palmes et le tuba..), car la pluie est arrivée très vite.

Cette journée de pédalage, hormis celle de l'an dernier sur la route de Clifden au Connemara, fut la pire que j'ai jamais vécue. 

Elle sera pour Jenny et moi l'occasion de lancer notre "Echelle personnelle de vent et de pluie des Voyages avec ma Fille". La référence 'vent'  est celui que nous avions connu à Port Magee, (voir article Irlande - Ring of Kerry) et la référence 'pluie' est celle qui nous a lessivés sur la route de Clifden (voir article Irlande - Connemara).

Trombes d'eau, bourrasques de vent, re-trombes d'eau, dix minutes de soleil, pluie, pluie et encore du vent... Le tout laissant Jenny parfaitement imperturbable...

La tempête prenant des proportions inquiétantes on se réfugie dans un garage à voitures à Faxe Ladeplads, espérant que ça se calme un peu, ce qui ne sera pas le cas... 

 

 

Un peu de répit à l'abri. Heureusement que les sacoches sont étanches..nous, on ne l'était plus..

Un peu de répit à l'abri. Heureusement que les sacoches sont étanches..nous, on ne l'était plus..

Profitant malgré tout d'une "accalmie", on remet en route, bien ventés, jusqu'à Rodvig où le 'Café de la Marina', seul établissement ouvert en ville, apparaît comme un phare dans la tempête..

Ce sera pizza et saucisse frites dégustées au sec et au chaud : au diable le cholestérol ! 

On préfère garder les provisions du pique nique pour ce soir car pas question de ressortir du B&B une fois que l'on y sera arrivé. On a suffisamment pris l'air aujourd'hui. 

Plage de Rodvig... pas de baignade pour moi today !

Plage de Rodvig... pas de baignade pour moi today !

Après une ultime bagarre avec les éléments, la tête dans le guidon pour protéger les lunettes, l'horizon deux mètres devant la roue avant, on arrive au B&B par le sentier côtier partant du coin de la vieille église, n'ayant pas vu de panneau indicateur dans le village.

C'est un gros corps de ferme carré, avec cour intérieure, perdu au bout d'un chemin menant à la route. Arrivé du mauvais côté, c'est à travers la pelouse et par le jardin que l'on accède à l'entrée. L'accueil est très chaleureux. Rapidement, les vélos sont à l'abri, rangés dans un garage, et les habits mis à sécher dans la chaufferie...

On découvre enfin nos 'appartements'. Vaste pièce de vie à la décoration délirante...poutres, tableaux, tentures, porcelaines, beaux meubles.. vieux outils aux murs etc... belles chambres nickel... et cerise sur le gâteau : un gros poêle en fonte que le patron vient d'allumer pour nous.  Le bonheur !!

Ce même patron, la soixantaine, barbe de trois jours, les cheveux en bataille, à qui, sans le connaître, on aurait donné dix euros pour acheter une brosse à habits, tant son vieux pull était plein de poils de chien et de sciure, m'avoue sans que je me souvienne bien du contexte, qu'il est prof de médecine nucléaire à l'université...

Sur ce, il disparaît et revient avec un énorme panier de bois pour que nous puissions profiter du poêle toute la soirée.. Maintenant, je comprends mieux la sciure..

Encore une fois, ne jamais se fier aux apparences !!

S'ensuit une très intéressante conversation sur un tas de sujets, sur la France, sur notre balade danoise, sur les voyages de nos hôtes etc...

Sa femme Margaret est aux petits soins pour nous et le vieil occupant de l'appartement d'à côté vient lui aussi nous voir pour s'assurer qu'il ne nous manquait rien... Tant d'attentions après une journée particulièrement difficile nous font chaud au cœur, le poêle chauffant le reste..

En peu de temps on avait 'envahi' la grande table : papiers, notes, cartes à une extrémité et le dîner à l'autre, côté poêle..  

Dehors, la tempête faisait rage, mais maintenant, bien au chaud, on pouvait bien lui faire des pieds de nez.

Demain sera un autre jour et d'ici là tempête sera calmée... du moins, on espère ! 

Le poêle était fortement sollicité..

Le poêle était fortement sollicité..

Même le phare s'était abrité ..

Même le phare s'était abrité ..

Je pensais à la plage "pastel" que l'on avait vue le 8 septembre, juste avant Svendborg.

Je pensais à la plage "pastel" que l'on avait vue le 8 septembre, juste avant Svendborg.

La pièce de vie de la B&B de 'magic Margaret'.

La pièce de vie de la B&B de 'magic Margaret'.

14 septembre : Hojerup - Roskilde

Par miracle on parvient à rallumer le feu éteint dans la nuit. Quelques bouts de journal au fond du panier, quelques copeaux et les deux dernières bûches et c'est reparti pour une belle flambée durant le petit déjeuner magnifique que Margaret nous amène en plusieurs A/R, sous la pluie..

Les habits ont bien séché dans la chaufferie. Ils ne le resteront pas bien longtemps car il pleut déjà et le vent a tourné, venant maintenant de l'ouest.

On met en route par le chemin qui nous avait amenés ici hier, vers l'église dont le chœur, depuis l'effondrement de la falaise en 1928, fait partie des éboulis en contrebas. 

 Un énorme support en béton soutient maintenant l'édifice. 

 

Elle était bien en retrait, à une époque (gravure photographiée chez Margaret).

Elle était bien en retrait, à une époque (gravure photographiée chez Margaret).

Elle l'est beaucoup moins aujourd'hui...

Elle l'est beaucoup moins aujourd'hui...

Par chance, lors de notre courte visite, un groupe de scientifiques ouvre la porte donnant sur la mer, là où se trouvait le chœur, afin de descendre examiner des particularités de la falaise. Cela nous procure la lumière qui manquait pour photographier certains détails de l'église.

Une partie du retable a pu être "repêchée". Elle est exposée dans une chapelle attenante.

Une partie du retable a pu être "repêchée". Elle est exposée dans une chapelle attenante.

La Chaire : Saint Luc

La Chaire : Saint Luc

Une historienne de l'art comblée !

Une historienne de l'art comblée !

On quitte les lieux juste avant l'arrivée d'un groupe d'ados en sortie scolaire qui ne semblaient pas ravis d'avoir à quitter l'autocar chauffé pour rechercher des informations sur la vieille bâtisse..sous la pluie.

La météo est aussi 'avenante' qu'hier mais le vent a considérablement faibli. La progression vers Koge semble interminable, et encore, nous n'avons pas suivi tous les détours de la véloroute N° 9... 

Jenny avait faim, et même doublement, car ses batteries internes avaient été fort sollicitées depuis le départ. Pour éviter la panne on s'arrête donc dans un petit snack non loin de Koge. Peu de clients aujourd'hui, mais à considérer le nombre de tables et de chaises éparpillées sous les grands arbres et sur la pelouse en face, l'endroit doit être populaire.

Une fois encore, on ne fera pas très attention au cholestérol. La chaudière réclamait et on avait encore pas mal de kilomètres à parcourir !

La patronne nous parle de ses voyages à Paris et de sa passion pour une marque de sacs de l'angle des Champs et de l'Ave. Georges V.. Elle file derrière et nous exhibe le dernier des six qu'elle a achetés... Bernard Arnault n'a pas de bile à se faire..

On ne peut pas vraiment dire que ça s'arrangeait... (environs de Koge).

On ne peut pas vraiment dire que ça s'arrangeait... (environs de Koge).

Passage par le beau centre ville de Koge, histoire d'obtenir un coup de tampon à l'Office du Tourisme et de s'assurer de la meilleure route vers Roskilde.

En sortie de ville on avise une pancarte vers l'étape. Pendant quelques kms on parcourt une banlieue interminable de super marchés, concessions automobiles, magasins de meubles, snacks en tout genre... puis les vélos sont priés de quitter cette artère et de suivre une piste spécifique.

Ma petite sonnette-boussole nous indique que nous sommes dans la bonne direction 'générale' mais à un carrefour de plusieurs pistes ça se complique faute de signalisation claire. Une fois encore, les promeneurs nous sont bien utiles. A Solrod on retrouve la route N° 6 bordée d'une piste cyclable de qualité moyenne, les grands arbres des bas côtés ayant soulevé le bitume du 'tape-cul' sur plusieurs kilomètres.

Un orage devant, un derrière...et nous au milieu. Fallait se presser !

On échappera à celui-ci mais pas au suivant..

On échappera à celui-ci mais pas au suivant..

On passe l'aéroport de Roskilde où un DC3 est en phase de décollage. Le bruit des moteurs est magique. La pente de montée presqu'à plat..

Quelques mots simples pour s'exercer au Danois..

Quelques mots simples pour s'exercer au Danois..

Par chance, notre B&B est au sud de la ville. Aucun souci pour le trouver. De plus il n'est pas très loin du centre que l'on atteint en 15-20 minutes à pieds.

On y restera deux nuits car demain c'est Musée Viking et Cathédrale. Pourvu qu'il fasse beau !

Marche digestive. Le parvis de la cathédrale à 21h00. Pas grand monde dehors !

Marche digestive. Le parvis de la cathédrale à 21h00. Pas grand monde dehors !

15 septembre : Roskilde all day ! Météo magnifique !!

Journée de découverte de la ville et de ses trésors.

Après un petit déj. pris au café d'à côté, notre B&B n'assurant que le premier 'B', on met en route vers le Vikingeskibs Museet, le musée des Vikings.

Les mots manquent pour décrire cet endroit tant c'est époustouflant à tous points de vue : accueil, organisation, qualité des objets exposés, information, explications données, accès aux différents ateliers du chantier naval, promenade en mer sur un drakkar etc.. Tout était parfait !

Je laisse une toute petite sélection de photos parler à ma place du musée et ce qui s'y passe et recommande sans réserve la visite de ce lieu magique à tous les passionnés de bateaux, d'exploration des mers, d'histoire.. et, pour ceux que cela intéresse, de l'apport des technologies 'dernier cri' des XXè et XXIè siècles sur les techniques et savoir-faire de l'artisanat maritime ancien.

 

Deux bateaux dans le port.

Deux bateaux dans le port.

Maîtrise de la navigabilité, de la symétrie et de l'esthétique.

Maîtrise de la navigabilité, de la symétrie et de l'esthétique.

L'intérieur du même navire

L'intérieur du même navire

Trois des cinq bateaux de l'an 1000.

Trois des cinq bateaux de l'an 1000.

Un rêve réalisé  -1 - : Jenny posant devant un drakkar original.

Un rêve réalisé -1 - : Jenny posant devant un drakkar original.

Pierre avec inscriptions runiques.

Pierre avec inscriptions runiques.

La deuxième partie de la visite nous a menés dans le chantier naval du musée où des spécialistes dans les nombreux domaines de la construction de bateaux anciens re-créent ces derniers, à l'identique, en utilisant matériaux, outils et savoir-faire de l'époque.

C'est ainsi qu'à l'extérieur, un colosse maniant la hache et d'autres outils débite et façonne des grumes de chêne, spécialement choisis en fonction de leur destination. Peu à peu les troncs de 90cm de diamètre et plus sont fendus selon une technique dite de 'bois merrain', qui préserve la continuité de la fibre en assurant une élasticité et résistance maximum des planches ainsi façonnées. 

Quand le tronc est complètement débité aux épaisseurs souhaitées, il ressemble à un fromage de Brie coupé, du centre au bord, en tranches très fines. Ici, le mot 'fast' est inconnu car le travail se fait entièrement à la main.

Ailleurs, un compagnon spécialisé dans la confection de cordages de tous types et diamètres, passe sa journée à 'filer' des cordes à partir de matériaux naturels qu'il aura choisis, approvisionnés et préparés lui même.  

La forge produit -un par un- les rivets et clous qui seront utilisés dans l'assemblage des bateaux. 

Un tisserand tisse les voiles... Un sculpteur sur bois reproduit les figures bas-relief de proue et de poupe..

Le savoir-faire est 'une science' en constante évolution, basé sur des informations continuellement enrichies au fur et à mesure de nouvelles découvertes. Ainsi, la Tapisserie de Bayeux, pour ne citer qu'elle, donne, pour ceux qui savent ce qu'ils recherchent, de précieux renseignements dans de nombreux domaines.

L'accumulation lente et patiente de nouveaux indices, l'expérience acquise dans la manipulation des outils, l'aide apportée par des techniques ultra modernes, d'une précision inouïe, telles que la 'dendochronologie', font avancer à grands bonds la compréhension de cette époque passionnante.

C'est ainsi que l'on a pu découvrir que l'arbre utilisé dans un des drakkars du musée provenait de forêts proches de Dublin, en Irlande, et qu'il avait été abattu en mai-juin  1042 !!! 

Quelques bateaux dans le port; le musée des drakkars au fond à droite.

Quelques bateaux dans le port; le musée des drakkars au fond à droite.

Préparation des bordages, à la hache !

Préparation des bordages, à la hache !

C'est comme ça que ça commence..

C'est comme ça que ça commence..

A l'intérieur d'un atelier, un autre bateau en construction.

A l'intérieur d'un atelier, un autre bateau en construction.

Jenny découvre le "Havhingsten fra Glendalough"

Jenny découvre le "Havhingsten fra Glendalough"

Pas de soucis, tout est bien accroché...

Pas de soucis, tout est bien accroché...

L'atelier des fibres et cordages; au fond, la matière première.

L'atelier des fibres et cordages; au fond, la matière première.

Un panneau illustre les techniques.

Un panneau illustre les techniques.

Notre dernière expérience au musée, un peu 'la cerise sur le gâteau', fut de nous embarquer sur un drakkar, de ramer vers le large et de revenir à la voile. Courte mais superbe balade en mer en rien comparable aux exploits de nos ancêtres qui eux semblent avoir découvert le nouveau monde pas mal de siècles avant Christophe Colomb...

Malgré tout, en 2007, une expédition à bord du Havhingsten fra Glendalough, copie de l'original construit en 1040 en forêt de Glendalough, a mené une courageuse équipe de 65 Danois (dont 20 femmes), de Roskilde vers Dublin. La traversée dans des conditions très spartiates a duré 44 jours.  

Durant l'expédition...navigation à la voile... (photo musée de Roskilde)

Durant l'expédition...navigation à la voile... (photo musée de Roskilde)

Durant l'expédition... navigation à la rame (photo musée de Roskilde)

Durant l'expédition... navigation à la rame (photo musée de Roskilde)

Un rêve réalisé : - 2 - Cette fois, dans le Drakkar !

Un rêve réalisé : - 2 - Cette fois, dans le Drakkar !

Le plat-bord.

Le plat-bord.

Mission Drakkar accomplie...Retour au port.

Mission Drakkar accomplie...Retour au port.

Après une telle visite, difficile de quitter les lieux... Une belle averse nous retient dans le musée, comme pour nous dire : "ne partez pas tout de suite...", mais la cathédrale nous attendait aussi. On n'a pas tous les jours l'occasion de visiter le lieu de sépulture de 38 rois du Danemark, qui plus est, point de passage d'une des routes vers Compostelle.. !

L'édifice construit en briques est immense. A l'intérieur, l'austérité de la nef contraste avec la richesse des nombreuses chapelles situées tout le long des bas-côtés.

Hormis le retable qui est magnifique, la 'décoration' de la nef se limite à peu d'éléments : orgue, chaire, pendule, porte du Roi..

Chaque chapelle à sa décoration propre, certaines plus élaborées que d'autres. Celles de Christian IV et de Christian I (connue sous le nom de Chapelle des Mages) sont de véritables musées.

Notre très riche journée de visites se termine par la découverte dans le pavage du parvis de la coquille... Un coup de tampon à la cathédrale, de cette étape du Camino, attestera de notre passage.

Ainsi se conclut ce magnifique voyage au pays des îles et des Vikings, des alisiers et des forêts de hêtres, des moulins à vent, des Lollers de Dodekalitten, des falaises de craie blanche, des belles lumières du soir ...mais aussi de la pluie et du vent que les coups de gueule de papa laisseront totalement indifférents..

 

 

Les flèches de la cathédrale, terminée au 13ème siècle.

Les flèches de la cathédrale, terminée au 13ème siècle.

Le retable.

Le retable.

Chapelle de Christian IV

Chapelle de Christian IV

Chapelle des Mages

Chapelle des Mages

Abords de la cathédrale

Abords de la cathédrale

Un détail de l'orgue

Un détail de l'orgue

La coquille.

La coquille.

16 septembre : Roskilde - Flensburg/Kupfermühle

Première étape du retour vers la France. Le premier train est retardé de 10 minutes... Ça commence bien... déclenchement du stress : "va-t-on-avoir-la-correspondance ?"

Coup de chance, le deuxième train nous attend à Kolding. Des jeunes nous aident à monter les vélos dans un wagon déjà bien plein. On fera le voyage debout, tenant les montures le mieux possible pour éviter les dégâts.. 

Le wagon à vélos Kolding-Flensburg..

Le wagon à vélos Kolding-Flensburg..

On fait la causette avec un couple très sympa. Elle est originaire de Flensburg et donne un tas de tuyaux à Jenny. Malheureusement, le B&B du soir sera trop excentré pour en profiter.

Après une traversée de la ville sans histoires, longeant les quais où un festival de bateaux anciens battait son plein, on arrive à Kupfermühle vers 13h30..

Pas de chance, le check-in commençait à 16h00, et le bonhomme à la réception n'avait pas envie de faire d'efforts... Avec deux heures et demi à perdre, on décide d'aller au Danemark une dernière fois. Le Pique-nique sera pris à cheval sur la frontière, mais la météo s'étant considérablement rafraîchie, on finit l'attente dans le seul café ouvert, devant un thé particulièrement bienvenu.  

Enfin, on l'a eu notre panneau à étoiles...

Enfin, on l'a eu notre panneau à étoiles...

Le thé était bien venu.. On l'a fait durer..

Le thé était bien venu.. On l'a fait durer..

La fin de l'après midi se passe à écrire les cartes que l'on avait achetées au Danemark mais que l'on postait en Allemagne, car il était hors de question de payer € 3,35 pour un timbre de carte postale, alors que le même envoi coûte € 0.90 en Allemagne.

Le dîner est pris de bonne heure dans le petit bar/restaurant allemand du village. Le lieu est sympathique et tenu par un vieux couple qui doit avoir perdu la notion des prix pratiqués ailleurs en 2017, car pour 2 plats bien garnis, 3 bières et un dessert, l’addition s'élève tout de même à € 16,90 ! Le schnaps est facturé € 1,70...

Les vélos sont attachés dans la cour du B&B, qui depuis notre arrivée, s'est remplie de grosses berlines. Par prudence on recouvre les selles de sacs en plastique car ce n'est jamais agréable de se geler les fesses sur une selle mouillée dès 6h00 du matin...

Le petit bar/restaurant avant l'arrivée des locaux..

Le petit bar/restaurant avant l'arrivée des locaux..

17 septembre : Flensburg......

Mise en route vers 6h30, direction gare DB de Flensburg pour attraper le train de 08h15.

La météo est douce et calme et le trajet le long de la côte, du chantier naval et du port se passe sans soucis. Le dimanche matin, à une heure pareille, il y a peu de monde dans les rues, hormis quelques soiffards titubant la bouteille à la main, devant les bars des quais ouverts toute la nuit.

Arrêt dans une boulangerie pour un café/'sucrance' et pour achat de sandwiches.. la journée va être longue, c'est donc préférable de prévoir, on ne sait jamais..

La traversée de la ville est aisée et on atteint la gare en avance pour le train qui ne saurait tarder..

Mauvaise surprise ! La première..

Notre train ne va pas jusqu'à Hamburg Hbf, comme inscrit sur le billet. Il s'arrête en route, obligeant à un changement qui nous fait louper la correspondance pour Karlsruhe, à Hamburg... Ça nous fiche tout le programme parterre.

Le Customer service de la gare d'Hamburg commence par me dire que l'on ne devrait pas prendre tant de trains, les uns après les autres vu le risque !! Je crois rêver !

Finalement, après pas mal de discussions, il trouve une solution, mais à cause des vélos, nous ne pourrons partir qu'à 19h46... Il était 11h00..

Le nouveau plan doit nous faire arriver à 04h01 lundi matin à Karlsruhe, puis en prenant trois 'TER' à la queue leu leu, à environ 07h00 à Strasbourg..

La deuxième mauvaise nouvelle c'est que nos billets de TGV pour Paris sont perdus étant  ni échangeables, ni remboursables et seulement valables sur le train prévu à l'origine, le dimanche soir..

S'ensuit une très longue journée d'attente à Hamburg où un orage monumental vient d'éclater, excluant toute idée de 'balade' en ville pour tuer le temps.

Alors, on passera 2h dans un café à faire durer un sandwich, 2h dans la salle des pas perdus de la gare et le reste à changer de place de temps à autre pour ne pas prendre racine. En tout, pas loin de 7h debout, à compter les passagers et les trains..

Pas de bancs, pas de lounge (celui de la DB a été privatisé et les SDF comme nous ne sont pas les bienvenus).

 

Longue attente ponctuée d'achats de saucisses puis, plus tard de frites et d'achats divers pour faire passer le temps..

Longue attente ponctuée d'achats de saucisses puis, plus tard de frites et d'achats divers pour faire passer le temps..

Au moins, sous la verrière, on était au sec...

Au moins, sous la verrière, on était au sec...

A 19h00, le quai est annoncé. On y descend histoire de changer une fois encore de place et de se renseigner sur l'emplacement du wagon à vélos. Le plan du train positionne ce dernier en queue. Un troisième cycliste attend là, comme nous. Brin de causette.

A 19h40 et quelques, le train arrive en gare. Le wagon dédié aux vélos n'est pas là... Après renseignements pris par notre collègue allemand, il d'avère que les wagons ont été intervertis et que le notre est en tête, nous obligeant à une course folle sur le quai, zigzaguant entre les passagers et les valises..

Craignant de ne pas y arriver on se résout à embarquer les 3 vélos et les sacoches dans le wagon précédant le nôtre, 'tassant' tout le matériel sur la petite plateforme.

Ayant ensuite repéré que l'espace vélos était bien à l'extrémité de la première voiture, on transporte les vélos un par un, par dessus la tête des passagers, jusqu'à l'écurie.. Jenny s'occupe des sacs.

Grosse montée d'adrénaline pas nécessaire. La DB nous a lâchés deux fois depuis ce matin. Trop c'est trop ! Et moi qui les encensais.. Finalement, comme disait ma grand-mère : "y'en a pas un pour rattraper l'autre"... 

Après une nuit passée à nous tortiller sur les sièges on arrive à Karlsruhe à l'heure prévue.

Le train suivant, pour Wörth, est en fait un tram omnibus partant du parvis de la gare à 04h33. La marche est haute mais on réussit à tout enfourner sans avoir à démonter les sacoches. 

Après un nombre incalculable d'arrêts on arrive à Wörth à 05h14 pour le train suivant, à 05h28, cette fois-ci, direction Lauterbourg... La France !!

Un dernier changement et c'est Strasbourg, avec en prévision une nouvelle prise de têtes avec nos billets TGV..

Mais ici, contrairement à ce que l'on avait vécu hier, nous avons droit à une très bonne surprise !

Grace à la compréhension et à la proactivité de l'employée de la SNCF, et à l'accord de son chef, on nous permet d'utiliser nos billets d'hier sans supplément ! En effet, ils considèrent que nous sommes dans un cas de "rupture de correspondance".

Ouf ! Plus de € 150 économisés.. Un grand merci à eux !!

Après un dernier cafouillage à l'embarquement du TGV on se retrouve de nouveau à 4 vélos dans la bétaillère. Mais cette fois-ci ça nous passe au dessus !

A 11h15, le 18 septembre au matin, le train est à quai Gare de l'Est et les deux cyclistes contents et satisfaits du merveilleux périple qu'ils viennent de faire au pays des Vikings !

 

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Danemark

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Publié le 27 Août 2017

Vous avez aimé ? ..  Alors n'hésitez pas à recommencer !

Vous avez aimé ? .. Alors n'hésitez pas à recommencer !

Carte du parcours

Carte du parcours

Sylvie avait beaucoup aimé son 1er périple en vélo, d'Angers jusqu'à chez nous, près de Vannes, en Bretagne. 

Pour cette première expérience, relatée dans un précédent article (Paris - Bretagne en Vélo - 2016), notre parcours, empruntant une section de "La Loire à Vélo", avait été idéal.

En plus d'offrir des paysages magiques, parsemés de beaux villages et de châteaux splendides, "La Loire à Vélo" offre au cyclo débutant un profil de route très accessible, hormis quelques petites montées sur les plateaux bordant le fleuve, concoctées probablement par les viticulteurs locaux, mais qui permettent de sortir des sentiers battus et de découvrir quelques excellents produits de la région....

Quittant la Loire à Saint Nazaire, notre voyage nous avait conduit vers La Baule, Le Pouliguen, Les marais salants de Guérande, Penestin, Arzal et enfin, notre village proche de Vannes : 350 km de pur bonheur et une seule envie : recommencer !

Contre tout logique, dont on n'avait que faire, car le bonheur n'est pas quelque chose d'ordonné, nous avions choisi cette année de faire une 2ème section de la Loire à Vélo pour nous rendre en Bretagne, démarrant cette fois notre voyage à Orléans pour le terminer où il avait commencé l'an dernier, à Angers, ralliant la Bretagne en train.

Nous n'avons pas regretté ce choix. En effet, je pense qu'entre ces deux villes, la Loire semble concentrer le plus grand nombre de lieux historiques, de jardins magnifiques et d'endroits insolites, que je laisse chacun découvrir à travers les photos postées dans l'article.

 

31 juillet. Paris - Saint Dyé sur Loire 

La météo à Paris n'était pas 'top' mais il ne pleuvait pas et la température était OK. Notre train à la gare d'Austerlitz étant en milieu de journée, nous quittons tranquillement l'appartement vers 10h15, les ânes trépignant de mettre en route après avoir été enfermés à la cave des mois durant. 

C'était le weekend de la grosse pagaille SNCF à Montparnasse... Austerlitz était bondée car de nombreux trains ex-Montparnasse y avaient été déroutés, tant au départ qu'à l'arrivée. 

Un employé de la compagnie (qui avait dû être formé par British Rail tant il restait calme), faisait de son mieux, derrière son pupitre, pour calmer la clientèle des trains déviés, retardés ou annulés...

 

 

L'attente...

L'attente...

Notre Intercités, n'étant pas affecté par les événements de l'autre gare parisienne, est annoncé à l'heure. Passagers et cyclistes s'élancent sur le quai à la recherche de leurs wagons respectifs.

L'espace vélo, situé en bout des wagons qui en sont munis, se réduit à une minuscule plateforme équipée de deux crochets pendant du plafond, auxquels on doit suspendre les ânes par la roue avant. La conception date de l'époque des vélos de Papi et n'est plus du tout adaptée aux vélos de 2017, bien plus encombrants. Au mieux, on se déboîte l'épaule, au pire, c'est la congestion cérébrale... Seuls avantages de l'Intercités : c'est gratuit pour les vélos et le confort des sièges est bien meilleur que le TGV..

Départ à l'heure. Très rapidement, le vieux train quitte la proche banlieue et s'élance à travers les vastes plaines céréalières, plates à perte de vue. Les bourgs desservis se réduisent bien souvent à quelques maisons et à d'énormes silos à grains dont beaucoup semblent avoir connu des jours plus heureux.

Pendant un bon bout de temps, le train longe ce qui reste du rail de "L'Aérotrain" de l'ingénieur Bertin.   

En arrière plan, le rail de l'Aérotrain. Le Contrôleur est aussi chef de gare aux arrêts...

En arrière plan, le rail de l'Aérotrain. Le Contrôleur est aussi chef de gare aux arrêts...

L'engin ressemblait à une Micheline en aluminium, sans roues, se déplaçant à très grande vitesse le long d'un rail en béton, sur un coussin d'air. Orléans n'aurait été qu'à 20 minutes de Paris... L'idée était géniale mais il semble que la 1ère crise pétrolière et le lobby de la SNCF aient contribué à l'abandon de cet extraordinaire projet au profit du TGV.

L'Aérotrain..

L'Aérotrain..

On atteint Orléans à l'heure et la descente le centre ville, vers le fleuve, se fait sans problèmes.Tout est calme, personne ne court. On est soudain (déjà) dans un autre monde, loin de ce que l'on avait vécu au départ.

La ville était pavoisée..

La ville était pavoisée..

L'envers de ce grand calme...  pas le moindre mini-marché ouvert pour les achats du pique-nique... Le premier déjeuner sera donc fourni par la cantine de bord : barres de céréales et fruits secs pris sur un banc à Meung sur Loire, dans l'attente d'un repas plus consistant.

Le balisage est excellent et la véloroute file en site propre sur asphalte, tout venant bien compacté...un régal.

Au carmel de Micy, 1ère expérience insolite : une soeur tondait la pelouse, chevauchant un mini tracteur, les robes volant au vent ! Aucune hésitation dans le maniement de la machine !

Pas mal de trafic cycliste dans les deux sens : individuels, familles, remorques, chiens...

L'après-midi était bien entamé. On passe Beaugency sans nous y arrêter. Le pont est curieux avec sa collection d'arches différentes les unes des autres..

Le pont de Beaugency.

Le pont de Beaugency.

Quelques beaux contrastes...

Quelques beaux contrastes...

Les eaux du fleuve prennent leur temps..

Les eaux du fleuve prennent leur temps..

Puis c'est la centrale nucléaire de Saint Laurent et ses grosses cocottes en béton. On ne s'y attarde pas, bombardés, non par des neutrons fugueurs, mais par les myriades de moucherons..

Bloquer sa respiration, le temps de passer à côté ne sert pas à grand chose..

Bloquer sa respiration, le temps de passer à côté ne sert pas à grand chose..

On atteint Saint Dyé, escale du jour, vers 18h45 sans problèmes particuliers.

Prise de nos appartements à la chambre d'hôte, douche et en route pour le petit restaurant de Montlivault, situé à 4 km, seul ouvert le lundi soir, ceux du bourg étant fermés... On peut se demander ce que ça doit être hors saison...

Excellent et surprenant repas !

Retour à Saint Dyé par la petite départementale déserte, les ânes éclairés comme des sapins de Noël, on ne sait jamais...même si la campagne alentour semble profondément endormie.

 

1er août. Saint Dyé sur Loire - Chaumont sur Loire 

Ciel gris et légère pluie au petit déjeuner...qui cesse rapidement pour laisser la place à du 'grand beau'. Pension très sympa hormis une épouvantable odeur dans la salle d'eau, due, paraît-il, à la Loire... 

Départ vers 10h00 à travers les ruelles, venelles et petites places de Saint Dyé. Beau village fleuri de roses trémières, glycines (en fleur) et de plein d'autres plantes colorées accrochées aux vieux murs.

Le vieux village se situe entre la rue principale et la Loire.

Le vieux village se situe entre la rue principale et la Loire.

Direction Chambord. On atteint le domaine par une départementale très calme. Le soleil a déjà débarrassé le ciel des derniers nuages menaçants. Pas mal de champs de sarrasin que l'on croyait spécialité de la Bretagne. Passé la bosse sur la grande allée, le château surgit devant nous, cadré par la forêt. 

La sarrasin pousse en terres pauvres. Ici il était servi..

La sarrasin pousse en terres pauvres. Ici il était servi..

Même geste, seule la monture est différente..

Même geste, seule la monture est différente..

L'incroyable bâtisse !

L'incroyable bâtisse !

Les grandes allées permettent de faire le tour des jardins extérieurs en vélo. Rapide passage à la mairie du Chambord situé dans le domaine, près de la chapelle. Employée très sympa ! En plus du tampon dans nos carnets, elle découpe des blasons de la ville dans le papier à lettres municipal..

Le soleil éclaire la façade du château et 'ressort' toute la richesse des détails des cheminées, tourelles, toitures et autres prouesses architecturales de ce magnifique monument.

Une telle splendeur se passe de commentaires !

Une telle splendeur se passe de commentaires !

Royauté et République unies dans une harmonie de couleurs..

Royauté et République unies dans une harmonie de couleurs..

Le lieu paraît irréel...

Le lieu paraît irréel...

Le retour vers la Loire se fait via Maslives et Montlivault, village où nous avons dîné hier soir. Tout est net et propre autour de la petite église Saint Pierre. Continuation sur les bords de Loire sur la voie 12, plus proche du fleuve que la véloroute officielle qui passe par les villages de Saint Claude de Diray, Les Noëls et Vineuil. Des saisonniers pliés en deux s'activent dans les champs de courgettes et autres légumes de saison. Sale boulot, de surcroît certainement mal payé ...

Des épilobes (Laurier de St Antoine/Osier fleuri) mettent une belle touche de couleur sur les berges de Loire

Des épilobes (Laurier de St Antoine/Osier fleuri) mettent une belle touche de couleur sur les berges de Loire

Blois est atteinte sous un soleil de plomb. Les reflets des différents monuments sur les eaux du fleuve sont magiques. Au pont, rencontre intéressante avec une famille de cyclos Allemands, le mari tirant une remorque avec 2 jeunes enfants, la maman en vélo couché, un garçon 'accroché' derrière...accompagnés d'un 4ème petit gars pédalant sans relâche sur son petit vélo, bâté de deux sacoches taille adulte ! Les parents, parfaitement zen, malgré la chaleur et les pleurs émanant de la remorque ! Chapeau !!

Blois.

Blois.

A la sortie de Blois, le balisage disparaît suite à une marche arrière mal contrôlée d'un automobiliste peu soucieux. Résultat :  au lieu de tourner à gauche et de rattraper la piste de l'autre côté de la digue, on continue tout droit sur un chemin pierreux qui met nos capacités d'équilibre à rude épreuve. Après 2 km de cahots à desserrer tous les écrous du vélo, on finit par trouver un accès cyclable vers le sommet de la digue et un petit chemin menant à la véloroute, située en contrebas de l'autre côté. 

Chailles... triste mémoire. En 2011 une fête à neuneu avait condamné la piste cyclable, obligeant les cyclos à faire un grand détour via Les Montils pour rejoindre Candé sur Beuvron.

Belle succession de jolis villages sur des petites routes de campagne, pratiquement en site propre. Odeurs de moissons, champs de tournesols, sarrasin, vignes...et pas mal de monde à vélo. 

L'été !

L'été !

A une intersection à l'entrée de Madon on décide de s'arrêter chez Annick, intrigués par sa pancarte.

Difficile de croire que de tels gens existent encore !

Difficile de croire que de tels gens existent encore !

Le lieu est surprenant. Dans une vieille grange 'décorée' de divers vieux objets et où s'empoussière une antique moto BMW tenant compagnie à une Harley rutilante, Annick a installé un frigo, des boissons, des glaçons, un réchaud, du thé et des infusions, le tout à disposition des cyclos et autres voyageurs qui contribuent selon leur bon vouloir, glissant leur écot dans la fente d'un petit cochon rose posé sur le comptoir !

Annick, Maîtresse des lieux à l'accent chantant du midi, a aussi installé une grande table recouverte de nappe papier sur laquelle les uns et les autres, dans toutes les langues, lui expriment leur admiration et sympathie à grands coups de feutres et de crayons de couleur. Les 'œuvres' finies ornent ensuite les murs de la grange ! L'accueil est très chaleureux et visiblement, en déboussole plus d'un....et les WC sont dispos sans supplément ! 

Arrêt fortement recommandé !

Toute la bâtisse est en cours de restauration.

Toute la bâtisse est en cours de restauration.

Faut lire les 4 langues pour vraiment y croire !

Faut lire les 4 langues pour vraiment y croire !

A l'époque c'était du métal...

A l'époque c'était du métal...

Un coup de chiffon, une recharge de batterie et elle repart !

Un coup de chiffon, une recharge de batterie et elle repart !

La véloroute file à travers les champs. La lumière de l'été est éclatante.

La lumière et les couleurs des étés de notre enfance...

La lumière et les couleurs des étés de notre enfance...

Arrêt à Candé pour admirer les vitraux de la belle église Saint Jean.

Plusieurs beaux vitraux dans cette petite église.... ouverte !

Plusieurs beaux vitraux dans cette petite église.... ouverte !

Les derniers kilomètres vers Chaumont sur Loire, notre étape du jour, se font sur de magnifiques pistes en tout venant bien compacté et super roulant. Le bonheur !

Installation à l'hôtel. Patron pas aimable (ou pisse froid) ? A voir... A l'usage, c'est les deux, mon Capitaine ! Heureusement qu'il se rattrape avec un excellent dîner et que l'hôtel est calme... Un peu cher tout de même, mais quand on est au pied du château de Chaumont ....

Notre promenade digestive, qui nous mène vers les jardins du château et sur la berge du fleuve, est vite contrariée par les nuées d'insectes volants, nous obligeant à battre en retraite alors que les dernières lumières de cette très belle journée s'éteignent doucement à l'ouest.

 

Demain il fera beau...

Demain il fera beau...

2 août. Chaumont sur Loire - Ballan-Miré

Mise en route avec le soleil sur une Loire à Vélo bucolique. Champs, bois, vignes sauvages grimpées haut dans les buissons alentour. Sur le plateau ça sent la moisson, les herbes d'été. Petit vent agréable : juste ce qu'il faut.

La journée s'annonce chaude.

Gabares, drôles de barques à fond plat, bancs de sable oblige !

Gabares, drôles de barques à fond plat, bancs de sable oblige !

Loin de tout, au calme sur de supers chemins..

Loin de tout, au calme sur de supers chemins..

Rosiers en bout d'un rang de vigne.

Rosiers en bout d'un rang de vigne.

Amboise est atteinte sans difficultés mais sous une grosse chaleur. On arrive par le haut, derrière le château. Au belvédère, la vue sur la ville et la Loire au-delà est superbe. 

Il faisait très chaud et on avait faim..

Il faisait très chaud et on avait faim..

La supérette, près du pont nous fournit le pique-nique que l'on appréciera sous les grands arbres du remblai surplombant le fleuve.

En face, l'île d'Or.

En face, l'île d'Or.

Vers l'aval, vu du pont.

Vers l'aval, vu du pont.

Avant de remettre en route, rapide tour du centre ville où vécut et mourut Léonard de Vinci. Perchée en haut des murailles : la Chapelle Saint Hubert.

La Chapelle repose sur une très haute muraille.

La Chapelle repose sur une très haute muraille.

Les bois de cerf, décorant la flèche, rappellent le Saint Patron.

Les bois de cerf, décorant la flèche, rappellent le Saint Patron.

Lieu insolite dans une petite rue en haut de la place. Les cavernes résultant de l'extraction du tuffeau offraient certainement une excellente protection en cas de bombardements..

On rappelle l'histoire comme on peut. L'essentiel est de se souvenir.

On rappelle l'histoire comme on peut. L'essentiel est de se souvenir.

Des mètres de roche surplombent l'entrée.

Des mètres de roche surplombent l'entrée.

Autre lieu insolite à quelques kilomètres d'Amboise, le village de Lussault sur Loire.

Ici, bon nombre de maisons sont 'enterrées' sous les couches de tuffeau, leurs cheminées sortant du sol à l'arrière !

Lussault sur Loire.

Lussault sur Loire.

Un mur est coiffé de dizaines de vieilles cafetières en émail..

Un mur est coiffé de dizaines de vieilles cafetières en émail..

Après un passage sur le coteau, dans les vignobles, Montlouis sur Loire n'est plus qu' à quelques coups de pédale...et ça descend.

A Bondésir faut prendre la bonne...

A Bondésir faut prendre la bonne...

Tours n'est plus bien loin.

Tours n'est plus bien loin.

Dans Tours on se perd (comme je l'avais fait la fois précédente)...La signalétique dans le quartier de la gare n'est pas très heureuse.

Résultat, on part sud-est plutôt que sud-ouest.. Des employés des bus et un couple de personnes âgées nous remettent en chemin le long du Cher. La route vers Ballan- Miré est vite retrouvée et après quelques zig-zags nous arrivons à l'étape, à la maison de nos cousins, pour une soirée très très sympa et une nuit malheureusement trop courte, tant on avait de choses à se dire.. 

3 août. Ballan-Miré - Savigny en Véron

Ciel gris, bas et venteux au départ. Mise en route vers 9h30 après une sortie de reconnaissance avec Vincent pour repérer le petit chemin qui mène aux berges du Cher. Le crachin commence fin, comme un brouillard qui 'tombe' et peu à peu devient plus pénible, se transformant en pluie, nous obligeant à revêtir les habits de scaphandrier. La petite route, bordée de champs de soja et d'autres céréales, suit le Cher jusqu'à Savonnières où l'on doit se mettre à l'abri quelques minutes, le temps que le grain passe.

Champ de soja

Champ de soja

Détail d'un pignon.

Détail d'un pignon.

Faudrait pas que ça dure....

Faudrait pas que ça dure....

Très rapidement les nuages bas du matin cèdent la place au ciel bleu et à notre arrivée à Villandry où nous avions prévu de visiter les jardins, c'est grand beau ! Les vélos sont attachés dans le parking à vélos, tenant compagnie à de nombreux autres ânes de métal.

Décrire les jardins est impossible tant c'est beau ! Autant les fleurs y semblent parfaitement à leur place, c'est très curieux de voir des légumes pousser parmi des mini haies de jardins à la française manucurés à l'extrême ! On a une pensée pour les buis qui composent la majeure partie des haies... L'arrivée de la pyrale, une chenille, ennemie mortelle de la plante, doit donner des sueurs froides aux jardiniers du domaine....

Le temps file, nous ne pouvions que faire une brève halte. Il faudra y retourner et y passer la journée !

La première vue du jardin d'ornement...

La première vue du jardin d'ornement...

Le jardin d'ornement

Le jardin d'ornement

Le potager et le Jardin des Simples (herbes aromatiques).

Le potager et le Jardin des Simples (herbes aromatiques).

Le jardin d'ornement

Le jardin d'ornement

L'Amour Tendre

L'Amour Tendre

Au fond, le château

Au fond, le château

Légumes parmi les fleurs

Légumes parmi les fleurs

Sans oublier la vigne..

Sans oublier la vigne..

...ni les poires...

...ni les poires...

Le pique-nique acheté, on file jusqu'au beau village de la Chapelle aux Naux, sur une variété de chemins roulants et moins roulants.. contre le vent, qui entre temps a pas mal forci. A l'entrée du bourg, plusieurs tables sont dispo en contrebas de la route, à l'ombre ou au soleil, au choix. Les habits de pluie sont mis à sécher sur une barrière.

Remise en route pour Bréhémont. Le contraste météo avec ce que l'on avait vécu au matin est saisissant. Vent et soleil nous accueillent. Dommage que le vent soit d'ouest... 

Un des nombreux rassemblements d'oiseaux, tous garés face au vent pour ne pas froisser leurs plumes..

Un des nombreux rassemblements d'oiseaux, tous garés face au vent pour ne pas froisser leurs plumes..

Des gabares de promenade.

Des gabares de promenade.

Gabare de pêche équipée de carrelet.

Gabare de pêche équipée de carrelet.

Après une orange pressée au très sympa magasin de Dominique (Loire Vélo Nature), remise en route pour les quelques kilomètres qui nous séparaient de Savigny en Véron. Le vent devient particulièrement pénible jusqu'à la 'Levée du bois chétif' qui démarre après l'intersection vers le château de la Belle au Bois Dormant à Rigny-Ussé. En sous bois, sur une piste-billard on est protégés et tout devient plus calme.

Le vent, on le voit aussi...

Le vent, on le voit aussi...

C'est si plat que l'on aurait pu croire qu'il s'agissait d'une ancienne voie ferrée..

C'est si plat que l'on aurait pu croire qu'il s'agissait d'une ancienne voie ferrée..

Au bout de la levée un pont traverse l'Indre. Les algues ondoient au fil du courant.

De gros poissons restaient à l'ombre sous le pont.

De gros poissons restaient à l'ombre sous le pont.

Après Néman, c'est direction Avoine sur une départementale bien ensoleillée, à tel point que les tournesols d'un champ qui bordait la route étaient bien mal en point.... ou était-ce la proximité de la centrale nucléaire de Chinon qui les avait contrariés ? (ils lui tournaient le dos...)

La récolte risque d'être bien maigre...

La récolte risque d'être bien maigre...

On commençait à trouver le temps long...

On commençait à trouver le temps long...

Savigny en Véron, notre étape du soir, est atteinte dans la foulée.

"La Magnanerie" est un havre de paix, de verdure et de beauté. Tout a été pensé et réfléchi pour que le voyageur de passage s'y sente bien. Nos hôtes nous reçoivent avec beaucoup de gentillesse. Le repas du soir, partagé avec un couple de Belges de passage, est magnifique, digne des meilleurs restaurants. 

La journée avait été chaude et venteuse. L'extinction des feux ne s'est pas fait attendre... 

4 août : Savigny en Véron - Saint Mathurin sur Loire.

Bien que l'on se soit levés de bonne heure, on traîne au magnifique petit déjeuner préparé par nos hôtes, pleins d'attentions, comme depuis notre arrivée.

Les ânes sont rapidement bâtés. Mise en route vers Candes Saint Martin, située juste de l'autre côté de la Vienne.  

La Vienne et l'église St Martin à Candes

La Vienne et l'église St Martin à Candes

Courte visite de l'église. Un jeune et fervent paroissien nous en fait faire le tour, expliquant avec force détails la vie du Saint patron. 

Continuation par les rues du village où le tuffeau est omniprésent. Très belles demeures. Jardins remplis de fleurs dont les couleurs éclatent par contraste avec la pierre blanc cassé/jaune très pâle.  

Par endroits, les habitations deviennent troglodytes : portes et fenêtres sont intégrées à la falaise dans un joyeux désordre. Les anciennes 'carrières' sont maintenant occupées par des ateliers d'artistes, magasins d'artisanat, produits locaux, cafés etc.. 

La pierre est tendre et se travaille bien, permettant toutes sortes de décorations.

Vitrail de Saint Martin partageant sa cape avec un pauvre..

Vitrail de Saint Martin partageant sa cape avec un pauvre..

Une stèle rappelle aux passants les outils des tailleurs de pierre.

Une stèle rappelle aux passants les outils des tailleurs de pierre.

Entre Candes et Turquant

Entre Candes et Turquant

En contrebas, la pêche va bon train. 

Ne pas perdre le bouchon de vue !

Ne pas perdre le bouchon de vue !

Depuis notre départ nous étions en "Longitude est"... En franchissant le méridien "zéro" de Greenwich, à Parnay, juste avant Saumur, on bascule à l'ouest...n'en déplaise aux irréductibles du Méridien de Paris... 

Autrefois on parlait d'heure GMT, aujourd'hui c'est UTC...

Autrefois on parlait d'heure GMT, aujourd'hui c'est UTC...

Une magnifique fleur de lys coiffe une tour du château de Saumur.

Un détail du château...

Un détail du château...

On ne s'attarde pas en ville. Après un café pris dans la rue du pont et qui a bien aidé à faire passer les carottes râpées et le tabouleh un peu sec du pique-nique de midi, on remet en route, espérant éviter d'avoir à monter sur le coteau. Pas de chance, le chemin au-delà du parc des expos de Saumur entre dans une zone militaire !

Demi tour et petit braquet...

La véloroute passe sur un bras de rivière et monte à travers champs avant de redescendre rattraper le bord de Loire en direction de Cunault/Gennes.

On s'arrête un instant pour admirer le dernière livraison à la pension de chevaux..

Les plantes aquatiques dessinaient toutes sortes de formes sur l'eau noire de la rivière

Les plantes aquatiques dessinaient toutes sortes de formes sur l'eau noire de la rivière

Celui-là n'était pas bien vieux...

Celui-là n'était pas bien vieux...

Un 'papillon trompeur' se pose sur le gant de Sylvie. A première vue je croyais qu'il volait à l'envers..

Un 'papillon trompeur' se pose sur le gant de Sylvie. A première vue je croyais qu'il volait à l'envers..

Arrêt à Cunault pour visiter l'église prieurale. On y croise deux jeunes Alsaciens effectuant un long périple vélo de Strasbourg à Compostelle. Voyageurs insolites et attachants, on passe un long moment à discuter avec eux. Très belle rencontre ! Du coup, on loupe la visite du petit cimetière où est enterré Hervé Bazin.

Curieux fronton au château de Cunault

Curieux fronton au château de Cunault

Franchissant la porte d'entrée on a le souffle coupé tant c'est immense et harmonieux.

Franchissant la porte d'entrée on a le souffle coupé tant c'est immense et harmonieux.

Des glaïeuls s'élançaient vers les hauteurs du chœur

Des glaïeuls s'élançaient vers les hauteurs du chœur

Le ciel n'était plus aussi clément qu'en début d'après-midi. Nos jeunes amis devaient être à Angers le soir même et nous, bien que l'étape soit plus proche, espérions y arriver avant la pluie.

Pas de chance, à Gennes on est obligés de se protéger sous un arbre pour laisser passer le grain. La suite du parcours vers Saint Mathurin sur Loire où nous nous arrêtions pour la nuit ne présentait pas d'attrait particulier, étant la plupart du temps sur la départementale. La veste de pluie sur le dos, les derniers kilomètres furent donc rapidement couverts.


A "La Bouquetterie", Franck, notre hôte, nous attendait avec un photographe et un reporter du Courrier de l'Ouest.... Lors du pique-nique de midi nous avions eu une conversation téléphonique avec lui à propos d'arrangements concernant le repas du soir. Il nous avait demandé si nous accepterions de "poser" pour une photo ou deux et de donner quelques impressions au reporter, le journal préparant un article sur les retombées économiques de la Loire à Vélo. Pas de soucis !

Résultat : après un passage vélo le long du Fleuve durant lequel le flash du Nikon a crépité à plusieurs reprises et quelques commentaires sur notre ressenti, nous nous sommes retrouvés dans l'édition du mardi suivant... (une précision tout de même concernant la photo : Sylvie avait déjà retiré ses sacoches...).

L'accueil de Franck fut exceptionnel tant il se soucie du détail et du bien-être de ses visiteurs. Ses attentions concernant le dîner et la composition du petit-déjeuner étaient totalement inattendues mais en revanche fort appréciées. Merci à lui de nous avoir rendu cette dernière étape si agréable.

 

Extrait du "Courrier de l'Ouest"....Frimeurs !

Extrait du "Courrier de l'Ouest"....Frimeurs !

5 août : Saint Mathurin sur Loire - Saint Nolff.

Au petit déjeuner on se retrouve autour d'une table de 14 couverts, pleine de bonnes choses ! Notre super hôte a bichonné Sylvie, lui préparant un petit déjeuner perso ! Vraiment très sympa. L'adresse est à recommander chaleureusement !!

Mise en route vers 9h20, direction Angers où le TGV de Paris devait nous déposer à Nantes. Belle campagne qui s'éveille le matin après la pluie de la nuit. Tout est clair et propre. 

La vallée de l'Authion, affluent de la Loire, est connue pour ses productions grainetières. Les fleurs et autres plantes sont réduites à n'être que des  'porte-graines'. On attend la fin de la floraison pour récupérer les graines qui serviront de semence. La fleur n'est donc pas cueillie mais fait le régal des yeux au passage. 

Les gros pavés de couleur décorent une route plutôt monotone..

Les gros pavés de couleur décorent une route plutôt monotone..

Détail du Monument aux Morts de La Daguenière.

Détail du Monument aux Morts de La Daguenière.

A La Daguenière, une variante de la véloroute permet (normalement) de rattraper la gare d'Angers.

Très vite, les choses se compliquent et une erreur de signalétique nous expédie dans un chemin qui se termine en cul de sac, nous obligeant à rebrousser chemin, des arbres obstruant la voie.

Peu après le pont de Sorges, un panneau indique une déviation de la piste et on se retrouve à faire des kilomètres plein est en sous bois avant de trouver le moyen de repartir dans la bonne direction. L'entrée dans Angers est interminable. La gare est enfin atteinte, un pique-nique acheté et les cyclistes en place sur le quai, prêts à sauter dans le train dès son arrivée.

Le cul de sac était en bas de la digue. Impossible, à moins de débâter, de monter sur la digue avec les vélos..

Le cul de sac était en bas de la digue. Impossible, à moins de débâter, de monter sur la digue avec les vélos..

Le pont de Sorges

Le pont de Sorges

Le saut de puce jusqu'à Nantes se passe sans problèmes. De plus, on avait 18 minutes pour passer d'un quai à l'autre pour attraper le TER de Quimper... On abordait donc le changement de train avec confiance et sérénité...

C'était sans compter que le TER (court) était blindé et que devions être une bonne dizaine de cyclistes chargés comme des mulets.

Après bien des difficultés et un contrôleur sympathique et arrangeant, nous avons finalement réussi à monter les vélos tout chargés sur la plateforme devant la porte, changeant de place à chaque gare afin de permettre aux uns et aux autres de monter ou descendre...

Sylvie avait faim... Debout, maintenant son vélo d'une main, elle réussit à manger la salade qu'elle s'était achetée, se servant de sa sacoche de guidon comme table. Fallait juste faire attention aux secousses et coups de freins...

Après Savenay, Pontchâteau, Redon et Questembert on arrive finalement à Vannes, terminus du voyage, heureux de nous extraire du wagon et de mettre en route pour les derniers kilomètres du Périple 2017.

Le périple 2016 fut la première exposition au virus. La 'cuti' de cette année fut totalement positive. L'an prochain s'annonce déjà sous d'excellents augures.

 

Wagon restaurant TER Nantes- Vannes

Wagon restaurant TER Nantes- Vannes

Gare de Vannes : 2017 Game over soon !

Gare de Vannes : 2017 Game over soon !

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Paris - Bretagne en Vélo - 2017

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Publié le 3 Juin 2017

Quatre pays traversés - Dépaysement garanti !

Quatre pays traversés - Dépaysement garanti !

Notre périple 2016, à travers la Normandie et la Bretagne n'était pas terminé, que Rémi et moi avions déjà décidé de la destination 2017 !

Ce serait une section du Danube. Une section seulement car les quelques 2 800 km de la source à l'embouchure dans la Mer Noire n'étaient pas envisageables dans le temps que l'on s'était fixé.

Bien que la balade soit simple, car il n'y a qu'à suivre le fleuve en faux-plat descendant, ce dernier est bordé de tant d'histoire sur ses deux rives, que des choix et des préparatifs sérieux s'imposaient.

Parcours.

Pour des raisons pratiques, nous avons décidé de partir de Munich, car à l'est de la ville coule l'Isar, un affluent du Danube...et l'Isar est bordé, jusqu'à Freising, par la magnifique véloroute "Munich-Regensburg-Prague" qui file ensuite vers le nord, passant par les villes de Kelheim et Regensburg, que nous avions choisies comme point d'entrée sur le Danube.

A partir de là, notre trajet devait nous mener rive droite, rive gauche en fonction des critères que l'on avait déterminés : en premier lieu, un maximum de kilomètres sur pistes calmes, préférablement en site propre; un accès aux villes, villages et sites choisis, et pour finir, si possible, l'ensoleillement de la rive gauche aux endroits où le fleuve s'encaisse entre de très hautes collines.

Les ponts sont assez espacés sur le fleuve mais les nombreux bacs et ferries ainsi que les énormes barrages, permettent, sans problèmes et à peu de frais de rejoindre la rive opposée. La bonne préparation de ce magnifique voyage nous a ainsi évité bien des déconvenues et des pertes de temps.

Période.

La véloroute du Danube est une piste très fréquentée, aussi nous avons choisi de partir début mai pour éviter 1. la grosse affluence cycliste des mois d'été, 2. les problèmes d'hébergement-de tous types- (essentiellement en Slovaquie et en Hongrie) et 3. les difficultés au niveau des transports de retour vers la France. Bonne décision, car, à plusieurs reprises, les wagons à vélos, en Autriche et en Allemagne étaient complets.

 

Jour 1. Paris - Strasbourg - Offenburg - Karlsruhe - Munich - Ismaning.

La 'voiture' N° 11 du TGV Est, située bien évidemment en tête de la double rame, était blindée. Heureusement qu'il n'y avait que nos deux vélos !

Arrivée sans problèmes à Strasbourg et mise en route par les nombreux quais vers le pont de l'Europe qui enjambe le Rhin et ouvre la porte de l'Allemagne. Des travaux et une déviation nous donnent une première occasion de nous perdre et d'avoir à escalader un pont de chemin de fer puis de redescendre de l'autre côté..ça commençait bien !

 

 

 

 

 

Et en plus, c'était étroit...

Et en plus, c'était étroit...

Des cyclistes nous remettent sur la voie et bientôt on se retrouve devant le premier panneau bleu à étoiles jaunes de notre voyage, à l'entrée de Kehl.

Restait plus qu'à trouver la digue de la Kinzig et de filer sud-est...

Restait plus qu'à trouver la digue de la Kinzig et de filer sud-est...

Offenburg :

Cette fois, la DB ne nous fait pas faux-bond... Pas de grève annoncée..  En gare, Les ascenseurs permettent à nos deux montures d'accéder au quai sans problème. A quand ce bonheur dans les gares françaises où deux costauds munis de valises y entrent à peine ?

A Karlsruhe, changement de train pour Stuttgart et Munich. Vaste wagon à vélos. On n'y est que 4 ou 5. Voyage facile. On pouvait s'asseoir dans la partie 'passager' du wagon, séparée des vélos par une cloison vitrée mais on choisit les strapontins pour apaiser les montures qui n'avaient pas encore pris la mesure de ce qui les attendait.

Le cycliste n'est pas un paria dans les chemins de fer allemands...

Le cycliste n'est pas un paria dans les chemins de fer allemands...

19h11. Arrivée à la Hbf (la grande gare) de Munich, pile à l'heure. Pas de soucis pour rejoindre la Isar Radweg, la piste cyclable de l'Isar. De la gare, c'est cap plein est à travers les rues de Munich, parcours parfois contrarié par des sens interdits ou des travaux.

En quelques minutes, via la Karlsplatz et la Neuhauser Strasse, nous sommes sur les berges de la rivière qui coule sud-nord et où nos ânes de métal se mesurent aux très nombreux cyclistes bien moins chargés que nous, filant à toute allure. A Munich, le cours d'eau n'est pas très large mais il est jaune comme la Garonne.

Les quelques 20 km qui nous séparent d'Ismaning où nous avions prévu l'étape (pour éviter les prix munichois) se font rive droite, sur pistes tantôt goudronnées, tantôt en tout- venant bien compacté, en sous bois pour la plupart.

Notre hébergement est atteint sans problèmes vers 20h30. Les vélos sont remisés et les cyclistes heureux de cette remise en route plutôt relax. 

 

Jour 2. Ismaning - Mainburg

Météo super. Soleil, mais très frais à l'ombre. Départ d'Ismaning après un petit déj comme seuls les allemands savent faire. On rattrape la Isar Radweg le long de la rivière. Elle n'a pas changé de couleurs, toujours un peu jaunâtre. La piste est en excellent état et bien indiquée. 

La rivière Isar n'est pas toujours un long "fleuve" tranquille.

La rivière Isar n'est pas toujours un long "fleuve" tranquille.

Très belle piste bien compactée.

Très belle piste bien compactée.

A un moment, on passe rive gauche. Le côté 'soleil' est quand-même plus sympa. Au travers d'Achering/Pulling on se trouve sous la finale de l'aéroport de Munich. Les avions rasent la cîme des arbres... Cette vulnérabilité, compte tenu des barges qui traînent, n'a pas l'air de troubler les autorités... Pas grand monde jusqu'à Freising où l'on s'arrête pour les achats du pique-nique. C'était jour de marché. La place centrale était remplie de commerçants dont les étals de charcuterie, de fromages, de fruits, de pâtisseries narguent les naseaux des cyclistes qui auraient bien tout acheté... mais...

La ville est belle, propre et friquée..  

Centre-ville Freising. Tout est 'nickel-chrome'.

Centre-ville Freising. Tout est 'nickel-chrome'.

Remise en route vers l'Isar que l'on suivra jusqu'à Marzling. A partir de là, la route choisie qui nous mène dans une direction Nord, Nord-est, est un peu plus vallonnée, passant par une succession de villages proprets et fleuris. C'est si propre que ça en est presque stérile. Rien ne dépasse, les cours de ferme sont impeccables.. Personne dans les rues... La route est bordée de champs de colza, de houblon, de céréales diverses et de prairies tondues.. Des forêts de petits chênes et de sapins cassent la monotonie des cultures. 

Rudlfing, Hagenham, Schmidhausen, Rast, Inkofen...

A Bergen on s'arrête sur les marches du cimetière pour pique-niquer. Notre déballage ne semble déranger personne. Le bus scolaire dépose une demi-douzaine d'ados qui rentrent directement chez eux dans le calme... Pas de chahut, pas de rires, on est sur une autre planète.

Les villages suivants défilent tranquillement tous les deux-trois kilomètres. Up and down..

Le colza est omniprésent...son odeur aussi..

Le colza est omniprésent...son odeur aussi..

Chaque village a son Maibaum, arbre de mai, 'planté' début mai depuis la nuit des temps. A l'époque celte, selon la légende, on dansait autour pour éloigner les mauvais esprits... Aujourd'hui il s'est transformé en un très haut panneau publicitaire que les commerçants locaux décorent des 'armes' de leurs spécialités.  

Celui-ci était bien fourni..

Celui-ci était bien fourni..

Je n'ai pas pu m'empêcher de prendre ce détail qui illustre si bien mes années de vie active..

Je n'ai pas pu m'empêcher de prendre ce détail qui illustre si bien mes années de vie active..

La dernière partie du parcours se fait dans une lumière de fin d'après-midi. Le petit vent de la journée s'est calmé. Les cyclistes filent sans peine jusqu'au village de Puttenhausen où des camions, la goudronneuse et un compacteur nous obligent à pousser les vélos dans la grande herbe..seule réelle difficulté de la journée. On atteint Mainburg vers 17h00. On s'installe comme des rois dans la Gasthaus locale. Douche et tour de ville avant de dîner. 

Comme Freising, tout est nickel ! Rangées de BMW, de Mercedes, d'Audis et de gros 4X4 de marques diverses... L'Allemand aime sa voiture et la montre à tout le monde. Fin d'après-midi, début de soirée, c'est un défilé comique de grosses cylindrées tournant en rond dans le centre ville tâchant d'attirer l'oeil des buveurs de bière installés à la terrasse du café de la place... On faisait la même chose dans le village de notre jeunesse, mais c'était en Mobylette....

 

 

Mainburg la place... Graffitti, connaît pas !

Mainburg la place... Graffitti, connaît pas !

Jour 3. Mainburg - Regensburg

Super météo au départ...et tout au long de la journée. Dès la sortie de Mainburg, la véloroute nous mène à travers les champs de houblon et d'asperges. Quand on sait que la dose de houblon dans la bière blonde est de l'ordre de 100 à 150 grammes par hectolitre et quand on voit les dizaines d'hectares de culture, on peut imaginer la quantité de bière brassée... et bue... Mais ici on est en Bavière alors tout s'explique !

La culture du houblon, qui se présente comme une espèce de liane, demande beaucoup de main d'oeuvre. Quand nous sommes passés, des saisonniers s'affairaient à entortiller les pousses autour des fils verticaux qui servent de guide à la plante. Ces fils, fixés au sol, sont eux-mêmes attachés à des câbles horizontaux qui surplombent les rangs, environ 4m au dessus des plants. La photo explique le process.. La récolte demande aussi un grand nombre de personnes, car si les 'lianes' sont coupées et ramassées avec des machines, la 'cueillette' se fait encore principalement à la main.   

 

Les 'lianes' commencent leur ascension le long des fils...

Les 'lianes' commencent leur ascension le long des fils...

Autre culture de saison : l'asperge. Là aussi grosse consommation de main-d'oeuvre car chaque asperge est coupée à la main.... La plupart du temps elles restent bâchées pour ne pas verdir. La bâche n'est soulevée qu'au moment de la cueillette...

L'asperge était 'Reine' sur les menus des restaurants !

L'asperge était 'Reine' sur les menus des restaurants !

On suit l'Abensweg, du nom de la rivière qu'elle longe, pendant un bon bout de chemin. Pistes magnifiques de bitume, de tout-venant bien compacté et bien souvent de vrais billards, bien meilleurs que certaines sections de nos autoroutes en France... Courses à Siegenburg où une brave dame nous remet sur la bonne route dans ce village où les panneaux de la véloroute avaient disparu.

Passage à Abensberg, petite ville sympa pleine de vie, où un brasseur original a bâti une tour à l'architecture délirante. Les bâtiments de la Brasserie Kuchlbauer valent aussi le coup d'oeil.

L'architecte a dû trop tester la production locale..

L'architecte a dû trop tester la production locale..

La route nous mène vers Bad Gogging, à travers une campagne verdoyante. On s'y arrête pour pique niquer dans le parc municipal juste au moment où les employés municipaux remettent en route tondeuses et rotofils... Mauvaise pioche, tant pis, on est installés, pas question de tout remballer..

Foins coupés, pommiers en fleurs. Le bonheur des premiers jours de beau temps..

Foins coupés, pommiers en fleurs. Le bonheur des premiers jours de beau temps..

A Sittling, village suivant, mon raccourci nous fait gagner une bonne dizaine de kilomètres. Les véloroutes allemandes aiment souvent faire passer le cycliste par un tas de détours. On se fait avoir une fois et le coup d'après on prend le temps de bien regarder la carte, surtout aux abords des bourgs et gros villages.

A la sortie de Staubing on tombe pour la première fois sur "Le Fleuve"..., majestueux dans sa lenteur, déjà large, remplissant son passage avant de s'engager dans les gorges, une boucle plus loin..

Les deux ânes de métal étaient tout penauds devant tant de majesté..

Les deux ânes de métal étaient tout penauds devant tant de majesté..

La piste nous mène au monastère bénédictin du 'Kloster Weltenburg'. Rapide coup d'oeil à l'église, achat de billets, et nous voilà en croisière sur le Danube pour une trentaine de minutes, direction Kelheim. Les vélos sont remisés, avec d'autres montures, dans le hall à l'entrée du bateau. Météo magnifique pour découvrir l'étroit (et court) passage entre les murailles de calcaire hautes de plusieurs dizaines de mètres par endroits. 

Statue de Saint Georges à l'intérieur de l'église très lourdement chargée.

Statue de Saint Georges à l'intérieur de l'église très lourdement chargée.

L'entrée des gorges du Danube

L'entrée des gorges du Danube

Grosse circulation fluviale entre Kelheim et le monastère..

Grosse circulation fluviale entre Kelheim et le monastère..

On débarque à Kelheim et on suit la piste rive gauche. A Poikam, traversée du pont et continuation rive droite jusqu'à Regensburg. A l'entrée de la ville, le ciel s'est brusquement chargé alors décision est prise de trouver un logement en dur. Excellent repas à la brasserie Kneitinger située Arnulfsplatz, à deux pas de notre gîte. La promenade digestive sera contrariée car les cieux s'étaient ouverts entre temps, abaissant considérablement la température et détrempant les trottoirs de la ville..

 

Jour 4. Regensburg - Loham (nord de Mariaposhing).

Le ciel n'est pas magique ce matin. C'est gris et menaçant. Comme d'hab. la journée démarre par un petit déjeuner sérieux. Pas question en effet que les cyclistes manquent de pétrole en milieu de matinée..

En sortant les vélos du parking, on est confrontés à un  difficile choix de monture. En finale, après inspection, on décide de garder nos ânes de métal car les bagages auraient été à l'étroit, le moteur du monstre occupant tout l'arrière de la voiture...

Rock'n'Roll, mon fidèle destrier, n'en menait pas large...

Rock'n'Roll, mon fidèle destrier, n'en menait pas large...

Passage rapide en ville. Coup d'oeil à la cathédrale qui nous paraît très sombre et austère. L'office du tourisme nous appose le tampon de la ville. Direction le Steinerne Brücke malheureusement en travaux, ce qui gâche un peu la perspective photo.

Regensburg rive droite, vue du Steinerne Brücke

Regensburg rive droite, vue du Steinerne Brücke

Le trajet de la journée alterne pistes sur digues et en contrebas, généralement à l'arrière de la digue. Le Danube s'étale de l'autre côté, venant parfois lécher la protection ou coulant en retrait au-delà de grandes bandes herbeuses pleines de saules et de roseaux, de boutons d'or, de pissenlits et de tout un herbier de fleurs des champs.

Au travers de Donaustauf, perché sur la colline, le Walhalla, Panthéon des grands esprits allemands, copie du Parthénon d'Athènes, surplombe la vallée. 

Odin/Wotan y accueillait les Héros tombés au champ.. Aujourd'hui, le bâtiment est peuplé de statues d'Allemands illustres

Odin/Wotan y accueillait les Héros tombés au champ.. Aujourd'hui, le bâtiment est peuplé de statues d'Allemands illustres

Succession de villages proprets et de paysages tranquilles. A Pondorf, arrêt pique-nique sur le parvis de l'église, seul endroit offrant des bancs.. 

A peine remis en route, on tombe sur un jeune qui essayait de réparer une crevaison. Il avait bien une chambre à air de rechange mais ne savait la gonfler, n'ayant pas de pompe... En dix minutes l'affaire est réglée et le gamin reparti. Bonne chance!

Le ciel se met finalement au beau...

Le ciel se met finalement au beau...

Le soleil apparaît enfin mais les reliefs sont bien chargés.. Pour éviter de renouveler la mauvaise expérience de la nuitée précédente (chère et peu conviviale, hormis les ripailles du soir..), on décide de s'arrêter à Loham, petit village au nord de Mariaposhing, sur la rive gauche du fleuve.

L'unique Gasthaus du village est tenue par un vieux couple qui nous met l'établissement à disposition. Pendant que la lessive sèche dans le garage et sur un 'diable' au milieu du jardin, on s'attable pour une excellente bière qui nous mène tranquillement au repas du soir.

Superbe journée de pédalage sur des pistes et petites routes de campagne très roulantes.

Paysages qui ne demandent aucun commentaire...

Le Danube n'est pas toujours aussi calme...

Le Danube n'est pas toujours aussi calme...

Il est parfois si vaste qu'il semble contenir tout le ciel...

Il est parfois si vaste qu'il semble contenir tout le ciel...

Jour 5. Loham - Kohlbach Mühle (aval d' Obernzell).

Seuls à la Pension. Après le petit déj. habituel, mise en route pour retrouver Mariaposhing et le "Danube de plaine". Arrêt au Netto de Deggendorf pour les courses de midi. La piste a été modifiée par rapport aux cartes dont je disposais. Elle ne passe plus en ville mais le long du fleuve via un parc récemment aménagé.  A Niederalteich on traverse avec le ferry pour continuer sur l'autre rive (droite). C'est moins passant et la campagne est belle.

Le ferry nous attendait !

Le ferry nous attendait !

Après Thundorf, c'est Aicha, Haardorf et Mühlham où un gros troupeau de moutons tond l'herbage communal sous l'oeil du berger et de ses 'assistants'.

Un beau lièvre à Haardorf..

Un beau lièvre à Haardorf..

Les chiens avaient fort à faire...

Les chiens avaient fort à faire...

La piste suit les méandres du fleuve, tantôt en site propre, tantôt sur les petits chemins de campagne. A Schnelldorf, pendant au moins un kilomètre, les bas-côtés de la rue principale du village et les clôtures en bois de habitations sont "décorés" de boîtes à conserve vides. C'est curieux !

On décore comme on peut..

On décore comme on peut..

Arrêt pique-nique à Pleinting, près du complexe sportif municipal, où une table ombragée nous attendait. La remise en route à travers le bourg et quasiment jusqu'à Vilshofen nous plonge littéralement en DDR.. Sur cinq-six kilomètres on est un autre monde, bien différent de ce que l'on avait vu jusqu'alors.. Un ressenti bien difficile à expliquer..

En traversant le pont de Vilshofen, j'aperçois une piste de champ d'aviation, parallèle au fleuve. Fallait pas louper les approches. Bien évidemment il a fallu passer au club house pour obtenir un coup de tampon dans nos carnets.

A partir de ce point, le Danube commence tout doucement à s'encaisser entre de hautes collines boisées. Notre trajet nous conduit vers Passau sur la rive gauche mais à Maierhof, sommes obligés de traverser de l'autre côté au niveau des écluses de Kachlet, faisant partie d'une monumentale structure hydro-électrique régulant les débits du fleuve, extrémité d'un énième bief interminable, d'un dénivelé d'une bonne dizaine de mètres.

La piste et le fleuve était tous deux gris....Gare à l'erreur !

La piste et le fleuve était tous deux gris....Gare à l'erreur !

La centrale hydro-électrique de Maierhof

La centrale hydro-électrique de Maierhof

Les deux écluses de Kachlet, 230mx24m chacune...

Les deux écluses de Kachlet, 230mx24m chacune...

Accueillis à Passau par un beau panneau de Street Art.

Accueillis à Passau par un beau panneau de Street Art.

On entre dans Passau via une succession de routes et rues passantes et peu agréables. On ne s'y attardera pas, d'autant plus que l'Office du Tourisme est déjà fermé à 16h00, un samedi, en saison.. On aura malgré tout l'occasion de voir la marque de la crue de 2013 sur la Neues Rathaus. Le fleuve était monté à 11m au dessus de son niveau normal et débitait, dans le rétrécissement de Passau, un volume de 11 000m3 à la seconde, coulant à une vitesse de 20 km/h. Ca devait être très impressionnant !

A la pointe de la presqu'île, on repasse rive gauche, franchissant la Neue Ilz Brücke pour continuer vers Obernzell, le choix de cette rive, plutôt que l'autre, étant dicté par les commentaires relatifs à la grosse circulation automobile à droite et l'impossibilité de re-traverser avant Jochenstein. Jusqu'à Obernzell la route est malgré tout assez chargée, même du côté choisi.

Heureusement, à partir de ce gros bourg, la voie principale bifurque vers le nord, nous laissant sur une route de bord de fleuve bien plus accueillante. Rémi avise une Gasthof à quelques kilomètres de là. Excellent choix à tous points de vue ! On s'y arrêtera pour la nuit. L'objectif initial était Schlögen. On n'y est pas arrivé....so what ? 98km au compteur depuis le matin, c'est quand même honnête, non ?


 

L'autre côté du Fleuve à Kohlbach Mühle

L'autre côté du Fleuve à Kohlbach Mühle

Jour 6. Kohlbach Mühle - Mauthausen.

Mise en route à 9h00 pour les102km de la journée. La Donau Radweg reste encaissée rive gauche, passant près du fleuve bordé de prairies étroites et de vergers.

Paysages paisibles du bord de fleuve

Paysages paisibles du bord de fleuve

A Jochenstein, on passe la frontière, entrant finalement en Autriche, sans transition ni panneau indicateur. C'est Orange qui nous accueille dans ce deuxième pays du périple.

On choisit de rester rive gauche pour éviter la grosse circulation de l'autre côté.

Tel Jonas, l'écluse du barrage de Jochenstein était prête pour avaler les deux barges de 3 700 t...plus le pousseur.

Tel Jonas, l'écluse du barrage de Jochenstein était prête pour avaler les deux barges de 3 700 t...plus le pousseur.

Engelshartszell, sur la rive droite, est déjà bien vivante ce dimanche matin. Le fleuve s'est considérablement élargi à ce point, "hébergeant" de nombreux bateaux de croisière..

Une vue d'Engelhartszell.

Une vue d'Engelhartszell.

L'arrivée face à Schlögen se fait par un très joli parcours en prairies et sous-bois. Le petit ferry nous met sur la rive droite en moins de 2 minutes. L'endroit offre plusieurs options d'hébergement. 

A Schlögen, le Danube fait deux virages à 180°, l'un après l'autre.

A Schlögen, le Danube fait deux virages à 180°, l'un après l'autre.

Continuation sur la rive droite jusqu'au joli bourg d'Aschach où l'on s'arrête pour un sandwich, nos fournisseurs habituels de pique-niques étant fermés le dimanche... Le parcours se fait principalement en sous bois, parfois assez frais car à l'ombre. Nombreux cyclistes.

Côté météo, c'est parfait. Ciel bleu, soleil, mais aussi un très léger vent venant du nord-est, gage de beau temps.

Une énorme grange sur la rive opposée, vers Neuhaus

Une énorme grange sur la rive opposée, vers Neuhaus

Le parcours est jalonné de nombreux calvaires et crucifix..

Le parcours est jalonné de nombreux calvaires et crucifix..

On passe le pont pour continuer rive gauche en direction de Linz. Succession de champs cultivés, de passages en sous-bois, de chemins sur digues... Une belle Contribution à la Culture des Masses borde la piste...

Seul 'avantage', c'est de l'inox, ça ne rouillera pas...

Seul 'avantage', c'est de l'inox, ça ne rouillera pas...

D'Ottensheim à Linz, la véloroute borde une voie très chargée et bruyante. On est contents de la quitter pour passer sur les quais en ville.

Rock'n'Roll à l'entrée de Linz..

Rock'n'Roll à l'entrée de Linz..

Malheureusement on n'y traîne pas... Les quais sont sales et bruyants, les parcs constellés de papiers, sacs en plastique et autres restes de pique-niques...(barbecues jetables compris...). Après la Pleschinger See, la rive gauche redevient plus calme. La rive droite, elle, est très industrialisée et ne permet pas la circulation des vélos. 

A 17h00 on entre à Mauthausen et on décide d'y rester pour la nuit, dans le but de visiter le Mémorial le lendemain matin avant la remise en route vers l'est.

Gasthaus folklo mais très sympathique. Excellent repas suivi d'une balade digestive rapidement terminée... A 20h00 la ville est vide ! Y'a plus rien à voir..

Faites du vélo et vous en aurez, de l'appétit !

Faites du vélo et vous en aurez, de l'appétit !

Semblant accroché au pylône, l'orage s'est finalement dégonflé...

Semblant accroché au pylône, l'orage s'est finalement dégonflé...

Demain il devrait faire beau...

Demain il devrait faire beau...

Jour 7. Mauthausen - Melk.

La visite du camp s'imposait. On ne pouvait quitter Mauthausen sans accomplir un devoir de mémoire, de respect pour les milliers de victimes de la barbarie nazie. Le Mémorial surplombe la vallée dans la partie ouest de la ville. Il est situé au bout de la Erinnerungsstrasse. Nous, nous y sommes  montés en empruntant la Ufer Strasse, plus directe, puis le raidillon qui mène au Visitor Center.

Comme la "Topographie de la Terreur" à Berlin, Mémorial bâti sur les décombres du siège de la Gestapo, le Camp de Concentration/d'extermination de Mauthausen, demanderait une très longue visite que malheureusement nous ne pouvions lui consacrer.

Nous avons donc choisi de parcourir le Parc des Monuments, regroupant les nombreuses donations de différentes nations et groupes de victimes. En marchant dans les allées, je pensais aux Parcs de la Paix à Hiroshima et Nagasaki, aux milliers de croix dans les cimetières de Normandie... aux 888 246 coquelicots de la Tour de Londres... A chaque fois, c'est la "der des der" et à chaque fois ça recommence.. Doit-on croire que l' Ignorance, le Fanatisme et l'Ambition sont les trois seules valeurs de l'homme ?

Rien que la lecture du nom glace le sang...

Rien que la lecture du nom glace le sang...

L'entrée du camp. Pour la plupart des occupants, c'était bien une 'montée au ciel'...

L'entrée du camp. Pour la plupart des occupants, c'était bien une 'montée au ciel'...

Détail du monument bulgare.

Détail du monument bulgare.

Le monument hongrois.

Le monument hongrois.

Trois vues du monument albanais.

Trois vues du monument albanais.

Munich - Budapest par l'Isar et le Danube
Munich - Budapest par l'Isar et le Danube
Le monument français.

Le monument français.

Une plaque sur le Monument français comporte les mots suivants :

"Les Morts ne dorment pas, ils n'ont que cette Pierre,

Impuissante à porter la Foule de leurs Noms,

La Mémoire du Crime est la seule Prière

Passant, que nous te demandons.

A R A G O N

 

Un détail du monument soviétique.

Un détail du monument soviétique.

Le mémorial Tchèque.

Le mémorial Tchèque.

Monument en l'honneur de Dmitry Karbyshev, général soviétique "congelé" vivant par les nazis.

Monument en l'honneur de Dmitry Karbyshev, général soviétique "congelé" vivant par les nazis.

Un peu avant midi on était de retour au Gasthof pour reprendre les sacoches. On les avaient laissées là pour alléger les montures dans la côte. Deuxième mise à l'épreuve de la journée, cette fois plus physique : l'escalier permettant l'accès au pont menant à la rive droite... On en a bien bavé, même à deux !

 

Sans commentaires..

Sans commentaires..

La route via Saint Pantaleon est belle et calme, pleine de diversité : champs, vergers, bois, parfums de foin coupé, d'ail et d'oignon de printemps... sans oublier des quantités d'escargots de Bourgogne. On rejoint la digue avant Wallsee où l'on s'arrête pour pique-niquer. Le chemin continue rive droite, passant par Ardagger Markt. Grein semble sympa, mais c'est d'autre côté, alors 'ce sera pour la prochaine fois...' Belles maisons à St Nikola.

Grein / Saint Nikola

Grein / Saint Nikola

A Grein on essuie quelques gouttes tombées d'un ciel qui s'était brusquement assombri. Rien de grave. On accélère les ânes et finalement le grain reste derrière. Un peu plus loin un autre nous avait précédés...

Ybbs est une ville sympa qui mériterait  un peu plus de temps. Statue de Louis II, vieilles rues pavées, une belle bourgade !

Après la (énième) boucle du Danube on découvre l'église de Marbach, perchée sur le haut de la colline en face, adossée à un ciel de cumulonimbus bien menaçants..

Eglise de Marbach. L'orage montait à droite..

Eglise de Marbach. L'orage montait à droite..

Le revêtement de la véloroute en bordure du Danube permet des exploits sportifs. Les ânes, débridés, sont pris d'une folie de fin d'après-midi et foncent à toute vitesse vers l'étape ! On passe Pöchlarn, ville natale d'Oskar Kokoshka, peintre et écrivain expressionniste autrichien. 

Une belle contribution à la culture borde la piste peu avant notre arrivée à Melk.

Un peu comme si la foudre était tombée sur un pylône électrique...

Un peu comme si la foudre était tombée sur un pylône électrique...

Arrivée à Melk à 18h00. 95 km au compteur today. On se trouve une sympathique Gasthof pour 15 euros la nuit, petit déjeuner compris ! Pas la peine de jouer aux boy-scouts avec la tente... on a passé l'âge.

Excellent dîner au 'Rathaus Keller' où le petit gros qui nous servait nous rappelle deux fois que le service n'est pas inclus, des fois que l'on n'ait pas compris, raison de plus pour ne rien laisser, non mais !

Très belle journée de pédalage, démarrée tard, mais menée prestement sur des revêtements extra et un interminable faux-plat descendant.... 

Le monastère de Melk.

Le monastère de Melk.

Jour 8. Melk - Tulln via la Wachau.

Après une mise en jambes très sérieuse et à froid pour rejoindre le tablier du pont enjambant le fleuve, direction rive gauche, c'est un parcours enchanté qui s'offre à nous. 

La Wauchau est une région viticole majeure de l'Autriche et les villages, parsemés dans les vignobles défilent les uns après les autres, petits bijoux fleuris, impeccables de propreté, dédiés à une culture manucurée de la vigne, à la production du vin et bien-sûr, à sa dégustation...tout le long du parcours..

Un des trésors du parcours..

Un des trésors du parcours..

On entre dans la Wachau peu après Aggsbach Markt

On entre dans la Wachau peu après Aggsbach Markt

La culture de la vigne est impressionnante. Beaucoup de terrasses, certaines si étroites qu'un seul rang de vigne y pousse. Du côté 'fleuve' de la petite route, des champs de fruitiers...

Ici, pas de récolte mécanisée...

Ici, pas de récolte mécanisée...

Châteaux et grosses demeures, belles pensions pour les nombreux touristes en 'pèlerinage' dans la région...

Dommage que l'on ne soit que de passage...

Dommage que l'on ne soit que de passage...

On passe les bourgs de Willendorf, Schwallenbach, Spitz, Wösendorf, Joching, Weissenkirchen, Dürnstein...La vigne est omniprésente et protégée par les nombreux petits monuments religieux qui jalonnent la route.

Toute la campagne est parsemée de petits monuments comme celui-ci.

Toute la campagne est parsemée de petits monuments comme celui-ci.

Intérieur de la petite église de St Michael entre Spitz et Wösendorf

Intérieur de la petite église de St Michael entre Spitz et Wösendorf

A l'entrée de Mautern/Krems tout change brusquement. Dernier coup d'oeil sur la Wachau avant de replonger dans des zones bien moins bucoliques. La sortie de Krems, le long d'un canal bien triste, contraste sérieusement avec ce que nous venions de traverser. 

Un dernier regard en arrière...

Un dernier regard en arrière...

Sortie de la Wachau à Dürnstein.

Sortie de la Wachau à Dürnstein.

Arrêt pique-nique à Mautern

Arrêt pique-nique à Mautern

L'autre côté de la place..

L'autre côté de la place..

Passant par plusieurs zones industrielles et sous-bois bien humides, on débouche finalement sur la digue au travers de Theiss. Interminable bief jusqu'au barrage d'Altenwörth que l'on traversera pour passer rive droite.

Gare aux moustiques...

Gare aux moustiques...

Le fleuve s'élargit encore..

Le fleuve s'élargit encore..

Plus de 7 000t sortant de l'écluse...

Plus de 7 000t sortant de l'écluse...

La fin de parcours de cette belle journée, jusqu'à Tulln, se passe sur de véritables billards, sous une météo exceptionnelle. A Langenschönbichl je casse un rayon de ma roue arrière. Un bout de bande adhésive toilée la fixe au rayon d'à côté. De retour à Paris ça tenait toujours.. Heureusement, c'est un rayon du côté gauche, plus facile à changer que l'autre côté.

A Tulln on passe devant le musée Egon Schiele, peintre autrichien mort en 1918 de la grippe espagnole.

On s'installe au camping de Tulln. Excellent repas sur place. Retour aux appartements de bonne heure et rapide extinction des feux... La journée avait été très chaude.

Jour 9. Tulln - Kittsee  (113km)

Le camping étant situé le long du fleuve on n'a pas perdu beaucoup de temps à retrouver la digue... Encore une météo parfaite ce matin. Belle balade jusqu'au barrage de Greifenstein. On reste rive droite. L'approche de Vienne est plus animée. La véloroute suit le Klosterneuburger Durchstich, canal étroit qui part du Danube pour s'y rejeter environ 7km plus loin. 

Une belle "contribution à la culture des masses" orne une pelouse de Klosterneuburg...

Une belle "contribution à la culture des masses" orne une pelouse de Klosterneuburg...

A Nussdorf / Heiligenstadt, un peu avant le Nordbrücke, la piste quitte une seconde fois le fleuve pour suivre le Donaukanal qui serpente à travers Vienne. Les murs des berges et les piles des ponts sont un indescriptible kaléidoscope de graffitti, et de 'street art'. Certaines 'oeuvres' se détachaient nettement du lot.

Des jeunes nous indiquent à quel pont sortir pour rejoindre le Praterstern, grande place donnant, entre autres, accès au parc du Prater que nous devions traverser. On profite de la proximité d'une des grandes gares de Vienne pour acheter les billets de retour Budapest - Vienne. Avec les vélos il valait mieux prévoir quelques jours à l'avance...Les chemins de fer autrichiens sont très bien organisés et l'affaire ne prend que quelques minutes

La très longue Hauptallee coupe le parc dans une direction SE - NO. Un banc à l'ombre sous les marronniers sera parfait pour le pique-nique. 

La salade de chez Spar n'est pas aussi généreuse que celle de Netto...

La salade de chez Spar n'est pas aussi généreuse que celle de Netto...

La Hauptallee. On tourne à gauche au niveau de la A23 pour accéder à la Donauinsel.

La Hauptallee. On tourne à gauche au niveau de la A23 pour accéder à la Donauinsel.

La piste cyclable est accrochée sous le pont de la A23 et permet de traverser les deux cours d'eau parallèles en toute sécurité. En son milieu, elle donne accès à la Donauinsel, longue et étroite île divisant le fleuve en deux. On a le choix de descendre sur l'île et de rejoindre la rive gauche un peu plus loin ou de traverser les deux parties du fleuve sous la A23 pour passer tout de suite rive gauche. Nous choisissons de passer par un bout de l'île, histoire de voir.

La piste est accrochée sous le tablier du pont..

La piste est accrochée sous le tablier du pont..

La spirale permet de quitter la piste et de descendre sur l'île au centre..

La spirale permet de quitter la piste et de descendre sur l'île au centre..

La rive gauche atteinte, la piste longe le fleuve (Neue Donau) puis passe dans un terminal de stockage pétrolier. On n'avait pas encore vécu cela... mais le plus surprenant était encore à venir... Tout le long de la berge, en contrebas de la digue, des vieux beaux (et vieilles belles) se baladaient à poil dans un camp de nudistes ouvert à la vue de tous les cyclistes de la Donau Radweg !

Belle expo de bedaines à bière, de fesses en goutte d'huile, de zizis flétris et d'oreilles de cocker... Vu le soleil, y'en a plus d'un (e) qui a dû regretter l'exercice le soir venu... 

La piste longeait la route à droite...

La piste longeait la route à droite...

Les 15 km de piste sur la digue, jusqu'à Orth semblent interminables. Pour casser la monotonie, on décide de passer rive droite pour rejoindre Haslau et passer par les villages au sud du fleuve.

Nous ayant à peine débarqués, le ferry file à son point d'attache, rive gauche.

Nous ayant à peine débarqués, le ferry file à son point d'attache, rive gauche.

Le chemin aux abords du ferry est conçu pour résister aux crues...mais les pneus, eux, n'auraient pas résisté longtemps au chemin...

Le chemin aux abords du ferry est conçu pour résister aux crues...mais les pneus, eux, n'auraient pas résisté longtemps au chemin...

On s'était donné comme objectif Hainburg nous disant que si l'on trouvait un Gasthof avant, on aviserait. A Petronell-Carnuntum, ville romaine,  tout était complet. A Bad-Deutsch Altenburg, tout était complet. A Hainburg, tout était complet. A Wolfsthal, même chose.

Là, les clients d'un bar nous indiquent le village de Kittsee, à 5 kilomètres. Le premier Gasthof était fermé. Le deuxième complet, mais le jeune patron, très sympa, téléphone au troisième B & B à l'autre bout du village et nous assure ainsi le gîte et le couvert à la pension de Franz Böröczky !  Il était près de 20h00 et les 113km au compteur commençaient à compter... Les vélos furent remisés dans un hall du B&B. 

La journée avait été longue et chaude et on était heureux de trouver une douche et un lit. Sans qu'on le sache, Kittsee se trouvait dans un endroit 'stratégique' pour la visite de Bratislava le lendemain et pour le départ vers Jarovce le sur-lendemain. Seule ombre au tableau, Rémi avait découvert une petite enflure sur le flanc de son pneu arrière. Je lui avais signalé, au début du voyage, qu'il faudrait régler la position de l'étrier de frein, qui à mon avis frottait légèrement sur le pneu à un endroit. On décide d'y regarder au matin.

Excellent B&B, bonne bière et bon repas;  propriétaires et personnel sympa et généreux, comme on le verra le lendemain.

Un dîner bien mérité !

Un dîner bien mérité !

Jour 10. Kittsee - Bratislava - Kittsee - Pama - Prellenkirchen - Edelstal - Berg - Kittsee. 

Pas de bousculade ce matin, la journée étant dédiée à la visite de Bratislava, situé à moins de 10 km de Kittsee.

Première priorité : régler le problème du pneu de Rémi. Pendant la nuit, l'hernie avait enflé. La toile du flanc était coupée. On ne pouvait pas prendre le risque de partir sans réparer. On explique notre souci au patron de la pension. Ce dernier nous emmène en voiture chez un réparateur local, histoire de nous montrer la route. L'idée était que l'on y repartirait tous deux avec les vélos, que l'on ferait faire la réparation et qu'ensuite on filerait directement sur Bratislava.

Au retour, pour prendre les vélos, la patronne de l'auberge nous informe que pendant notre absence le pneu avait explosé ! Après un démontage des sièges de l'Espace, on charge le vélo de Rémi et ce dernier file chez le 'pneumologue'. Je les suis en vélo.

Heureusement pour nous, le petit garage, spécialisé dans les pneus autos et camions, trouva dans son stock un pneu à la bonne dimension et la chambre à air qui allait avec !

En un rien de temps tout est réglé et les cyclistes en route pour "Pressburg", comme l'appellent les Autrichiens..

Ils s'y étaient mis à trois...

Ils s'y étaient mis à trois...

A peine sortis de Kittsee sur une petite route de campagne bordée d'abricotiers et d'acacias, on traverse la frontière pour entrer en Slovaquie. Des restes du passé sont encore visibles : poteaux, support de barrière, blockhaus... soigneusement entretenus, car vestiges de l'histoire.

Pourtant récent, le passé paraît si lointain...

Pourtant récent, le passé paraît si lointain...

Y'a pas de doute, on y était bien !

Y'a pas de doute, on y était bien !

La piste, qui entre rapidement en ville par une zone de commerce et d'industrie sans intérêt, zigzague ensuite entre les immeubles et nous mène directement au centre du vieux Bratislava, via le pont central. Le Danube est franchi de la même façon qu'à Vienne, par une voie cyclable située sous le tablier.

Danube et château depuis le pont..

Danube et château depuis le pont..

Dès la rive gauche atteinte on se trouve dans les quartiers historiques de la ville que l'on parcourt en long et en large. Le vélo est magique pour cela car il permet une découverte rapide, mais en même temps paisible de lieux...

Ceci dit, la ville se visite facilement à pieds car de nombreuses rues et places sont en zones piétonnes... et toute la partie 'intéressante', hormis le château que l'on ne visitera pas, se concentre à l'intérieur d'un petit boulevard circulaire. Beaucoup de touristes, mais on ne se sent pas 'submergés'. Un passage par la Poste principale s'impose, ne serait-ce que pour admirer les verrières. (Cependant, pour éviter de se faire incendier par les préposés, ne pas tenter la photo.... On en a fait les frais..).

Pavol Orszagh Hviezdoslav, 1849-1921, grand poète et dramaturge slovaque.

Pavol Orszagh Hviezdoslav, 1849-1921, grand poète et dramaturge slovaque.

Très belles maisons 'pastel'. Bratislava est un peu un 'mini Prague' : statues, fontaines, églises, beaux frontons et devantures. Quelques bas-reliefs de la période "d'avant" subsistent ça et là..

Place de l'ancienne mairie

Place de l'ancienne mairie

La porte Saint Michel

La porte Saint Michel

L'arrière de l'ancienne mairie.

L'arrière de l'ancienne mairie.

Un bas-relief d'une ancienne 'religion d'état'... Ça paraît si loin déjà..

Un bas-relief d'une ancienne 'religion d'état'... Ça paraît si loin déjà..

Détail du précédent.

Détail du précédent.

La Cathédrale Saint Martin.

La Cathédrale Saint Martin.

Un détail du pied de la flèche de la cathédrale.

Un détail du pied de la flèche de la cathédrale.

Ancien ou neuf, le béton est toujours aussi laid.. Heureusement un coup de peinture change un peu la donne..

Ancien ou neuf, le béton est toujours aussi laid.. Heureusement un coup de peinture change un peu la donne..

Bref passage à l'Institut de France pour demander un coup de tampon et découvrir la composition de notre tout nouveau gouvernement...

L'excursion nous avait donné faim. Au diable les salades de Lidl, Netto ou Spar ! On s'attable à une des nombreuses terrasses, les vélos garés tout près de nous, et on se laisse convaincre d'essayer le canard confit maison... 

La taille de la portion aurait pu présenter un cas de conscience, mais considérant les kilomètres faits, et à faire, tout fut avalé sans scrupules.

 

Une portion d'Américain !

Une portion d'Américain !

La route de retour se fait par le même chemin. Comme il était encore tôt on décide de suivre un circuit vélo à travers la campagne autour de Kittsee. L'imprécision du marquage nous emmène bien au-delà du circuit prévu, occasionnant pas mal de kilomètres supplémentaires, bien souvent face au vent. Au vu de la forêt d'éoliennes géantes de part et d'autre de la route, on aurait dû se douter que l'on était dans un coin venteux... Ca n'a pas loupé !

Elles n'étaient pas à l'arrêt...

Elles n'étaient pas à l'arrêt...

Encore quelques mois de sursis. Après, ça peut mal finir...

Encore quelques mois de sursis. Après, ça peut mal finir...

Anciennes caves à vin à Edelstal

Anciennes caves à vin à Edelstal

Retour à la pension vers 17h30...Douche, lessive et repas...

Un verre offert au patron pour le remercier de sa générosité du matin aurait pu mal finir... Le premier (grand) verre de vin blanc fini, il était prêt à refaire les pleins.. On a dû poliment décliner la seconde tournée, voulant éviter une nuit de crampes.. C'est que l'on avait encore des kilomètres à faire...

Encore une excellente journée de découvertes. Pas beaucoup de kilomètres dans les mollets mais beaucoup d' images plein la tête ! 

 

Journée 11. Kittsee - Györ

Une fois encore la météo est au beau, mais ce matin on a droit à un fort vent de nord-est en prime. Cela ne nous arrangeait pas, surtout que la majeure partie de la balade de 90 km devait se faire sur les digues encadrant le Danube ou son canal latéral.

Dès la sortie de Kittsee en direction de Jarovce/Rusovce on passe la frontière Slovaque. 

On laisse l'Autriche derrière nous pour quelques jours..

On laisse l'Autriche derrière nous pour quelques jours..

..et on entre en Slovaquie, fanions au vent !

..et on entre en Slovaquie, fanions au vent !

A la sortie de Rusovce on retrouve la véloroute du Danube qui arrivait du nord-ouest, de Bratislava. La sortie directe de Kittsee nous a fait gagner pas mal de kilomètres. On arrive tout de suite sur la première digue de la journée, encore relativement protégés du vent. 

En contrebas de la digue, des hectares de grandes marguerites blanches...

En contrebas de la digue, des hectares de grandes marguerites blanches...

A droite, en contrebas de la digue, un jardin de fleurs des champs...à gauche, un Danube qui s'élargit de plus en plus. A Cunovo il y a presque 5 km d'une berge à l'autre ! Il est encombré de dizaines de troncs d'arbre coincés sur des hauts-fonds, arrachés aux berges lors des crues. On les retrouvera en grandes quantités flottant derrière les nombreux barrages, tout au long du fleuve.

Au fond, une étroite bande de terre coupe le Danube..

Au fond, une étroite bande de terre coupe le Danube..

Des kilomètres d'eau ! Une véritable mer intérieure, presque aussi vaste que le Golfe du Morbihan !

Des kilomètres d'eau ! Une véritable mer intérieure, presque aussi vaste que le Golfe du Morbihan !

Sur le barrage de Cunovo, on est attaqués par des myriades de minuscules moustiques qui me faisaient penser aux midges d'Ecosse et d'Irlande, mais en plus agressifs. Heureusement ça ne dure pas.

Le Danubiana Meulensteen Art Museum, érigé à l'autre extrémité du barrage est une réalisation inattendue dans un coin pareil. L'art moderne est-il si subversif qu'il faut le cacher au milieu de nulle part ? 

Un arc-en-ciel de couleurs bienvenues au milieu de la grisaille du fleuve..

Un arc-en-ciel de couleurs bienvenues au milieu de la grisaille du fleuve..

Selon l'artiste, il s'agit d'une "super nova"... A chacun de décider..

Selon l'artiste, il s'agit d'une "super nova"... A chacun de décider..

L'homme libéré...même de son caleçon..

L'homme libéré...même de son caleçon..

Continuation sur la digue interminable, vent de face.. Pas grand monde. A gauche, le Privodny Kanal, à droite, loin derrière les arbres, un petit Danube paresseux, dont le centre est la frontière entre Slovaquie et Hongrie. La navigation se fait sur le canal.

 

Arbres échoués sur les berges du canal...

Arbres échoués sur les berges du canal...

Rock'n'Roll sur la digue du Privodny Kanal...

Rock'n'Roll sur la digue du Privodny Kanal...

A Vojka on quitte le fleuve pour trouver un coin d'ombre pour le pique-nique. Ce sera sur la place de l'église, à côté du bac à sable des enfants du village et du Potraviny (épicerie) local.

Kilomètre après kilomètre on avance vers Tejke sous un soleil de plomb. La véloroute passe de l'autre côté du canal au barrage de Gabcikovo, deuxième plus important ouvrage sur le Danube. Chaque cellule de la double écluse mesure 280m x 34m... Le dénivelé amont-aval est d'environ 20m !

Deux barges de 7 500t passent côte à côte sans problèmes...

Deux barges de 7 500t passent côte à côte sans problèmes...

Le village de Sap, où le Danube et le canal se retrouvent...

Le village de Sap, où le Danube et le canal se retrouvent...

A Medvedov, sur le pont métallique, on repasse rive droite du Danube pour enfin entrer en Hongrie. Les douanes surveillent le passage...  

Au bout du pont c'est la Hongrie.

Au bout du pont c'est la Hongrie.

Troisième pays aujourd'hui !

Troisième pays aujourd'hui !

Après un parcours au fléchage plus qu'approximatif, on arrive, via un très mauvais chemin et des routes pas mal défoncées, dans les faubourgs de Györ où une brave cycliste nous indique le chemin vers le centre.

Un cycliste heureux sur un chemin défoncé...

Un cycliste heureux sur un chemin défoncé...

On file directement vers l'Hôtel Konferencia où je descendais il y a 25 ans lors de visites à l'usine Raba. Rien n'a changé et Raba est encore en charge !

Pour € 30 euros chacun on a une chambre magnifique. Les vélos sont remisés au fond d'un couloir, la douche prise et les deux voyageurs filent en ville pour se dégourdir les jambes à travers les rues remplies de tant d'histoire.

 

L'Hôtel Konferencia/Raba.

L'Hôtel Konferencia/Raba.

Lazlo, roi de Hongrie (c'était il y a dix siècles...)

Lazlo, roi de Hongrie (c'était il y a dix siècles...)

Au fond, le pont Kossuth..

Au fond, le pont Kossuth..

Un détail du pont.

Un détail du pont.

La surprenante Arche d'Alliance de Györ !

La surprenante Arche d'Alliance de Györ !

Jour 12. Györ - Esztergom. 117 km.

On quitte Györ tranquillement vers 9h00, sans destination fixée à l'avance. Ce sera quelque part entre Komarom et Esztergom, à 80/90 km de notre point de départ. Ciel couvert ce matin et pas mal de vent, cette fois, de nord-ouest.

La sortie de la ville est relativement rapide. Au-delà des derniers immeubles pas toujours très frais on aborde ce qui avait été à une époque une grande zone industrielle.

C'est ici que la société Raba fabriquait des tracteurs de 250cv, en coopération avec la société Case IH, basée aux USA. La Hongrie (tout comme l'Ukraine) était un grenier à blé pour l'ex empire soviétique. Aujourd'hui, toute cette industrie a disparu. Le nouveau Tsar industriel est Audi avec son usine de moteurs, N° 1 mondial en volume de production !

 

Il y a bien longtemps que la cabine est vide !

Il y a bien longtemps que la cabine est vide !

C'est à peu près tout ce qui reste de Raba...

C'est à peu près tout ce qui reste de Raba...

Les chevaux sont encore couramment utilisés..

Les chevaux sont encore couramment utilisés..

La véloroute est relativement bien indiquée et nous mène rapidement à travers les dernières maisons, bien entretenues elles, vers les ruelles bordées de datchas, petit bout de propriété privée dont les cabanes de jardin d'antan ont progressivement mué en résidences secondaires... Vignes, roses, acacias, potagers, sureaux, mille parfums nous accueillent dans un environnement paisible..

Petites maisons sur Nagy Hegy.

Petites maisons sur Nagy Hegy.

Chacun produit sa gniaule..

Chacun produit sa gniaule..

Robinier faux acacia

Robinier faux acacia

La route se termine en lisière de forêt et se transforme en chemin sablonneux jusqu'à Szölöhegy où de nouveau nous avons droit à l'asphalte (bien défoncé sur les bords..). Un bout de chemin en direction de Babolna sur une route très passante puis la piste vire au nord. Les éoliennes parsemées dans les champs à gauche tournent à pleine vitesse. C'est la partie visible du vent... Les mollets et le compteur nous rappellent sans cesse que nous l'avons de face, mais heureusement, pour 7 km seulement... 

Étendards au vent : "Bevet Breizh" !

Étendards au vent : "Bevet Breizh" !

On cherche un coin pour le pique-nique, à l'abri du vent... Ce sera devant l'église de Nagyszentjanos, un bourg agricole dont on peut se douter que la totalité de la population travaille à la coopérative.. Une rue principale vide, une gare et un parc de la Liberté avec sa statue ailée... triste !.

Remise en route sur un chemin herbeux le long de la ligne de chemin de fer, jusqu'à Acs. D'un côté la ligne Budapest-Vienne bordée d'acacias; de l'autre, des champs de céréales à perte de vue.

Y'avait seulement à surveiller les ornières et les branches tombées car les épines d'acacia ne pardonnent pas, même les pneus Schwalbe...

Y'avait seulement à surveiller les ornières et les branches tombées car les épines d'acacia ne pardonnent pas, même les pneus Schwalbe...

A  Acs la piste passe "en ville" puis c'est de nouveau du sable et un passage en sous-bois. 

La rue Kossuth Lajos à Acs...

La rue Kossuth Lajos à Acs...

De nouveau dans le bois..

De nouveau dans le bois..

Arrêt rapide car moustiques affamés..

Arrêt rapide car moustiques affamés..

A Komarom on quitte la Hongrie pour quelques kilomètres. Passage du Danube vers Komarno, la section slovaque de la ville. C'est pas bien gai !

Entrée de Komarom..

Entrée de Komarom..

Statue aux Combattants de la Liberté de 1956..

Statue aux Combattants de la Liberté de 1956..

Côté slovaque... ce n'est pas nous qui l'avons dit...!

Côté slovaque... ce n'est pas nous qui l'avons dit...!

Le chantier a connu de meilleurs moments..

Le chantier a connu de meilleurs moments..

A la sortie de Komarno, la véloroute nous mène vers  Radvan, Moca, Kravany, Muzla et Sturovo par une succession de digues et de routes, parfois dans les bois en contrebas. Nombreux vestiges d'anciennes fermes collectives en ruine..Villages sinistrés depuis l'arrivée de l'économie de marché. Cette partie du parcours est plutôt monotone et contraste sérieusement avec ce que nous avions vu jusqu'alors.

Ne pas se fier aux panneaux sur le bord de la route annonçant une auberge ou un gîte au bourg suivant...L'hébergement touristique (y compris terrains de camping), est quasiment inexistant...

Tristes ruines d'une ancienne ferme collective..

Tristes ruines d'une ancienne ferme collective..

A Sturovo on repasse donc le Danube, direction la Hongrie. Esztergom est juste de l'autre côté du pont. 

Après un parcours du combattant on se déniche enfin une chambre en gîte. La Basilique d'Esztergom, copie de St Pierre de Rome, est un haut lieu de pèlerinage, les touristes nombreux et les hébergements rares.

On n'était qu'en mai... on n'osait pas imaginer les mois d'été..

Accueil soviétique dans un petit restaurant local. Le 1er serveur refuse de nous servir, nous informant que l'établissement est plein alors que de nombreuses tables sont inoccupées... Mort aux cons ! Le 2ème nous installe et nous sert un repas délicieux. Merci à lui..

Autant le trajet à travers l'Allemagne et l'Autriche avait été hospitalier à tous points de vue, autant celui d'aujourd'hui a été décevant. Le kilométrage parcouru a certainement impacté notre perception des choses, mais, ceci dit, la section entre Györ et Esztergom est un désert touristique. Amis cyclistes, préparez bien vos étapes..   

La basilique d'Esztergom

La basilique d'Esztergom

Jour 13. Esztergom - Vac.

Mise en route tranquille car on a décidé d'aller visiter un peu et de ne pas essayer d'atteindre Budapest en fin de journée. L'idée était d'arriver en ville en fin de matinée, début d'après-midi pour avoir tout le temps de trouver l'hébergement adéquat : central et pas trop cher ! Donc, ce sera pour demain.

Petit déjeuner pris, mulets chargés. On les laisse à la pension afin de monter à la basilique à pieds. On les reprendra au retour.

La basilique St Adalbert (plus facile à prononcer que son nom hongrois : "Nagyboldogasszony és Szent Adalbert Primasi Föszékesegyhaz"... est immense et très impressionnante. Depuis l'arrière de l'esplanade, vue magnifique sur les bâtiments historiques en contrebas, sur le fleuve et le pont qui relie la Hongrie à la Slovaquie, de l'autre côté.

 

Pavage sous la coupole de la basilique

Pavage sous la coupole de la basilique

Vue de l'esplanade

Vue de l'esplanade

Le curieux escalier du musée Dzsami.

Le curieux escalier du musée Dzsami.

Retour à la pension pour récupérer les vélos et mettre en route par la piste qui longe le fleuve, rive droite.

Très belle vue du château, prise de la piste cyclable en bordure de fleuve..

Très belle vue du château, prise de la piste cyclable en bordure de fleuve..

Grosse surprise à la sortie d'Esztergom : un petit obélisque rappelant l'infamie du Traité de Trianon se dresse dans la grande herbe d'un minuscule parc.

"Sous-Traité" de la paix de Versailles, le Traité de Trianon redéfinit les frontières de la Hongrie, vaincue de la Grande Guerre, car alliée aux forces autrichiennes.

Mon grand oncle, propriétaire d'un empire de presse en Angleterre, se démènera jusqu'à la fin des années 1930 pour obtenir une révision des nouvelles frontières qui privaient la Hongrie de plus de 60% de son territoire... Hitler "réglera" le problème, partiellement, et à sa façon, à la veille de la seconde guerre mondiale...

Trianon, presque 100 ans après, la pilule n'est pas passée...

Trianon, presque 100 ans après, la pilule n'est pas passée...

La piste suit les bords du Danube à travers des paysages splendides. Nombreuses plages de sable et de galets... Rock'n'Roll aurait bien pris un bain.

Le Danube s'étale...

Le Danube s'étale...

La véloroute en site propre se termine brusquement. Une route assez passante prend la relève jusqu'à l'intersection menant au ferry de Szob.

Ca ne se prononce pas comme on pense....

Ca ne se prononce pas comme on pense....

Petite attente puis traversée sans problèmes. Rapide tour en ville de l'autre côté. Photos. Puis un hamburger au Café du ferry à regarder passer les bateaux sur le fleuve.

Szob, c'est de l'autre côté...

Szob, c'est de l'autre côté...

Mode à Szob..

Mode à Szob..

Il faisait chaud...

Il faisait chaud...

Remise en route sur une belle piste rive gauche. Elle longe le fleuve la plupart du temps puis s'en écarte pour passer en sous bois ou dans les prairies ensoleillées qui la bordent.

A Nagymaros, belle vue sur le château de Visegrad, perché en haut de la colline en face.

On arrive dans Vac en fin d'après-midi. C'est là que l'on s'arrêtera pour la nuit. La carte indique de nombreux hébergements.... Ne voulant pas perdre trop de temps à chercher, je demande de l'aide au gardien du Musée situé sur la place Marcius 15., en centre ville. Ce dernier nous envoie à l'Office du Tourisme, ouvert un dimanche après-midi !!

La demoiselle nous trouve rapidement un logement chez l'habitant, 'boulevard' de Budapest. Nous sommes accueillis dans un local qui n'a rien à envier à certains stands des Puces de St Ouen... Véritable palais de bric à brac de toutes sortes : souvenirs, vaisselle, tableaux, bouteilles, vieilles affiches, outils, postes de radio, etc. le tout 'exposé' dans une petite cour-jardin remplie de fleurs .. L'hôte est très sympathique et le logement qu'il nous propose, meublé avec la même exubérance.  

La cour et le jardin

La cour et le jardin

Occupation maximum de l'espace...

Occupation maximum de l'espace...

Les vélos sont rangés au fond de la cour, et les cyclistes, après une douche bien appréciée, filent en ville découvrir le petit joyau qu'est Vac.

Trop de patrimoine à entretenir...

Trop de patrimoine à entretenir...

Ici, l'histoire ne s'oublie pas..

Ici, l'histoire ne s'oublie pas..

Contre-jour dans une rue paisible

Contre-jour dans une rue paisible

La place Marcius 15.

La place Marcius 15.

Notre hôte nous avait indiqué un bon restaurant. Il ne s'était pas trompé.

Pas question de quitter la Hongrie sans avoir goûté à une spécialité locale : la Palinka, un alcool de fruits très parfumé. L'abricot est particulièrement prisé... C'est dimanche, alors ....

...et pas radin avec la dose !

...et pas radin avec la dose !

Retour à la pension après une journée bien remplie. Pas trop de kilomètres, bonheur de découvrir et de prendre son temps !

Le soleil nous fait un dernier clin d'oeil. Laissant derrière nous les sons d'une fête à Neuneu on retrouve avec bonheur la paix de notre petit jardin magique.

Demain il fera beau...

Demain il fera beau...

Le passé retrouvé..

Le passé retrouvé..

Deak Bill Gyula, Rock Star hongroise, beuglait à tue-tête au terrain de foire.

Deak Bill Gyula, Rock Star hongroise, beuglait à tue-tête au terrain de foire.

Jour 14. Vac - Budapest.

Après un petit déjeuner pris dehors dans le Jardin d'Eden, on met en route à travers les rues de Vac, direction le ferry. Les employés de la ville terminent de nettoyer les pelouses du champ de foire. Vu la quantité de gobelets en plastique ramassée, la bière a dû couler sérieusement hier soir...

Le petit bout de piste le long du Danube est très sympa. Derrière l'église, Lazlo veille sur le fleuve, les bras écartés.

Alignement de petits cakes anglais..

Alignement de petits cakes anglais..

Lazlo, Roi de Hongrie, défenseur de Vac.

Lazlo, Roi de Hongrie, défenseur de Vac.

On arrive trop tôt pour le ferry. On y rencontre d'autres cyclistes. Des jeunes, des moins jeunes. Certains terminent leur périple, d'autres le commencent. Y'a les avaleurs de kilomètres qui sont pressés d'arriver au bout et ceux qui prennent le temps de vivre... Nous, on se situe plutôt dans la deuxième catégorie.

On attend le ferry. Rémi en plein effort !

On attend le ferry. Rémi en plein effort !

En route ! Le soleil du matin éclaire le relief et accentue l'effet miroir du fleuve paresseux.

Un dernier coup d’œil sur Vac.

Un dernier coup d’œil sur Vac.

On aborde l'île de Szentendre après une courte traversée. Grande zone agricole aux mille senteurs : sureau, foins coupés, chèvrefeuille... A Totfalu on est déjà de l'autre côté de l'étroite langue de terre qui s'étire entre le Danube et le 'Danube de Szentendre'.

 

Sur l'île, quelques belles maisons décorées.

Sur l'île, quelques belles maisons décorées.

Une fois le pont passé en direction de Tahitotfalu, on ne peut pas vraiment se tromper de route. Jusqu'à Budapest ce sera un cap 180°, plein sud, sur route, sur pistes plus ou moins cahoteuses, d'autres goudronnées, via des des passages en sous-bois tout contre le fleuve etc...

Pépinière à moustiques. Il est préférable de ne pas prévoir de pique-nique au bord de l'eau !...

Pépinière à moustiques. Il est préférable de ne pas prévoir de pique-nique au bord de l'eau !...

Szentendre est vite atteinte. C'est un bijou de petite ville, un peu comme Vac : rues pavées, magasins d'artisanat, festivals de tous ordres...et, du fait de la proximité de Budapest, beaucoup de touristes...

 

Rue de Szentendre

Rue de Szentendre

Artisanat local

Artisanat local

Les stations de l'époque n'émettent plus, alors...

Les stations de l'époque n'émettent plus, alors...

Au travers de Pomaz, la piste se complique un peu. D'abord, beaucoup de trous et de bosses. Heureusement que c'est sec. Puis le marquage de l' EV6 "tombe en panne" dans les faubourgs de Budapest, entre Romaifürdö et Szemlöhegy.

On se perd une ou deux fois. (C'est le tout premier passage -non indiqué- sous la ligne du chemin de fer qui traverse le Danube, qu'il faut emprunter pour aller de l'autre côté...). Après quelques hésitations et un aller-retour ou deux, on retrouve le chemin nous menant au pont donnant accès au nord de l'île Marguerite. Pique-nique tardif dans le parc, face à l'hôtel Thermal où je descendais il y a plus de 25 ans...

A l'extrémité de l'île on regagne la rive droite (Buda) et par une succession de pistes cyclables magnifiques on arrive face au Parlement !

Arrivés !!

Photos souvenirs devant le Pont de Chaînes marquant la fin de notre périple vers Budapest...

Les deux ânes de métal à l'arrivée !

Les deux ânes de métal à l'arrivée !

Passage au camping, des fois que... Malheureusement il est nul et très excentré vers le sud de la ville. On se rabat donc sur un petit hôtel mieux situé, à tous points de vue. La cour n'étant pas 100% sûre, les vélos sont montés dans la chambre.

Douche et marche sportive en direction du Pont de Chaînes pour voir le soleil couchant éclairer le Parlement... On arrive juste avant qu'il ne disparaisse derrière les collines de Buda.

Très bon repas dans un des nombreux restaurants du centre ville et retour à l'hôtel à pieds, ne réalisant pas encore pleinement que l'on était arrivés !

On s'en rendra certainement mieux compte durant les promenades de demain !

Le magnifique pont de la Liberté

Le magnifique pont de la Liberté

Détail du pont.

Détail du pont.

Les Trams sont nombreux à sillonner la ville..

Les Trams sont nombreux à sillonner la ville..

Le pont de Chaînes... Encore quelques rayons de soleil..

Le pont de Chaînes... Encore quelques rayons de soleil..

...et finalement : Le Parlement !

...et finalement : Le Parlement !

C'est l'église St Mathias qui aura les derniers honneurs du Soleil !

C'est l'église St Mathias qui aura les derniers honneurs du Soleil !

Au retour, cerise sur le gâteau de cette magnifique journée : Le Musée des Arts Décoratifs...

Au retour, cerise sur le gâteau de cette magnifique journée : Le Musée des Arts Décoratifs...

Jour 15. Budapest all day.

A 9h30 on est devant la fontaine située dans un petit square face à la Bibliothèque Szabo Ervin. Le petit monument honore l'énorme implication de mon grand oncle, durant les années 1920-1930, pour obtenir une révision du Traité de Trianon, qu'il jugeait injuste en ce qui concernait le traitement fait aux Hongrois à l'issue de la Grande Guerre, mais aussi dangereusement porteur de germes de revanche chez les vaincus de 1918. Des années s'écouleront avant qu'il ne se fasse entendre, trop tard.

On doit attendre qu'un gros individu, assis sur la margelle, finisse son sandwich, son paquet de chips et fume sa cigarette avant de pouvoir enfin faire une photo souvenir.

 

Encore un moment de grande émotion..

Encore un moment de grande émotion..

Auparavant, nous sommes repassés devant l'extraordinaire musée des Arts décoratifs et avons pu admirer la toiture et les statues entourant le dôme. C'est beau à couper le souffle !

Le dôme central.

Le dôme central.

Une des statues l'entourant..

Une des statues l'entourant..

On avait projeté de faire un tour de la ville en bus comme on l'avait fait à Madrid et Lisbonne, il y a quelques années. Le préposé vendant les billets du côté de la Basilique avait dû nous prendre pour des Américains ! € 28 le billet, rien que ça !

Décision est rapidement prise de sélectionner les lieux qui nous intéressaient et de partir les explorer à pied. Après tout, on avait fait plus de 1 200 km en vélo, on pouvait donc bien faire une quinzaine de plus à pieds !

Détail d'une fresque de plusieurs mosaïques ornant un immeuble

Détail d'une fresque de plusieurs mosaïques ornant un immeuble

La touche de rouge change complètement le regard sur ce vieil immeuble..

La touche de rouge change complètement le regard sur ce vieil immeuble..

Direction le Pont de Chaines pour monter au Château, du côté Buda de la ville. La montée est assez raide à travers le petit parc boisé mais on arrive rapidement au sommet. Quelles vues ! D'abord ce sera le côté des musées, à gauche.

Bien évidemment, c'est le Parlement, situé rive gauche, en face, qui est le premier éblouissement tant son architecture est fine et élancée.

Le Parlement.

Le Parlement.

On se balade à travers la cour du musée, sur les remparts; on assiste à la relève de la garde, "ballet" assez folklorique exécuté au son des roulements d'un tambour.. Curieux !

"Matrix reloaded", version hongroise...

"Matrix reloaded", version hongroise...

Choqués par l'architecture de l'horrible hôtel Hilton qui domine par sa masse énorme toute la finesse et l'harmonie de ce site classé au patrimoine mondial de l'Unesco.

Comment a-t-on pu ?

 

Saint Matthias

Saint Matthias

Le corbeau et la bague de la légende.

Le corbeau et la bague de la légende.

Saint Sébastien, protecteur contre la peste

Saint Sébastien, protecteur contre la peste

Derrière l'église, le Hilton...

Derrière l'église, le Hilton...

De notre point de vue unique : trams sur le pont Marguerite

De notre point de vue unique : trams sur le pont Marguerite

Après un dernier coup d'oeil sur Pest et le Danube, on redescend pour éviter les prix d'une mauvaise Goulash que tous les restaurants de la place déversent sur les foules de touristes en visite. On se trouve un petit café-bistro non loin du parlement, dans une rue ombragée. Qualité, service et prix nickels !

Remise en route pour le parlement situé juste à côté. Le parc à l'arrière contient de nombreuses statues célébrant hommes politiques et événements importants.

Kossuth, héro national,  occupe une bonne partie du côté nord de la place.

La fresque de Kossuth

La fresque de Kossuth

Statue sur le toit du Musée d'ethnographie, côté 'est' de la place.

Statue sur le toit du Musée d'ethnographie, côté 'est' de la place.

Le temps se gâte. Le ciel noircit trop à notre goût...et on est à des kilomètres de l'hôtel.

Décision est prise de filer avant l'orage....

Hier on y avait échappé... aujourd'hui on n'y coupera pas...

Hier on y avait échappé... aujourd'hui on n'y coupera pas...

45 minutes sous un auvent à attendre que l'orage se vide de toute son eau....Sans les voitures on aurait pu se croire dans le Budapest d'avant la chute du mur...

45 minutes sous un auvent à attendre que l'orage se vide de toute son eau....Sans les voitures on aurait pu se croire dans le Budapest d'avant la chute du mur...

Demain, en route pour Vienne !

Jour 16. Budapest - Vienne.... en train !

L'orage d'hier a laissé des traces. Le ciel s'est habillé de gris, comme s'il était triste de nous voir partir.

La Gare de Keleti est atteinte rapidement. S'en suivra une longue attente. Notre train des chemins de fer autrichiens arrive enfin en gare nous laissant tout le temps nécessaire pour charger les vélos, qui cette fois seront suspendus.

La Gare de Keleti à Budapest

La Gare de Keleti à Budapest

On a encore le temps de voir venir.

On a encore le temps de voir venir.

Les départs..

Les départs..

Pas très moderne mais ça roule encore.

Pas très moderne mais ça roule encore.

Austrian Railways.

Austrian Railways.

Le premier des 10 trains du retour...

Le premier des 10 trains du retour...

Un nouvel article, essentiellement de photos, couvre le super séjour que mes amis Christian et Traude nous ont organisé à Vienne.

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Isar et Danube - 2017

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Publié le 13 Octobre 2016

Trip banner.

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Cycling along D-Day Beaches and through Brittany

Rémi and I had already made two trips together. Last Winter we decided that our third trip would take us down the Seine river, along the Normandy D-Day landing beaches, to Le Mont Saint Michel, Saint Malo and through Brittany, all the way to a small village near Vannes, our final destination. 

For both of us, all trips start in Paris. However, apart from a North-East exit along the Ourcq Canal or a few other fragmented cycle paths along the Seine, getting out of the capital city with a bicycle is a stinking, dangerous, noisy, very unpleasant exercise.

Belgium, the Netherlands and Germany offer a dense cycling infrastructure, linking all major towns and regions. Sign-posting is excellent there. The French "network", on the contrary, is made up of dozens of bits and pieces of cycle-only greenways and shared cycle routes, some short, some long... most of them unfortunately not connected to each other, due to a lack of interest, budgets, or 'big picture' vision...

To make matters worse, apart from the main paths, sign-posting is often not very good. 

For all the above reasons, preparing a trip is a quite an undertaking. I find most of what I need searching the Internet. 

 

To exit Paris as quick as possible and avoid all the head-aches of finding our way through the suburbs, we therefore agreed that we would catch a train from the city to Rouen and start the trip from there.

Carrying a fully assembled bicycle on a train in France is a relatively simple task in most cases. Only some TGVs (e.g. the double-deckers) and International high speed lines such as Thalys, do not accept them with their wheels on.

On Intercity trains or the current TERs (regional trains), bike transport is free of charge. No prior booking is necessary. No need to take the bike apart either.

Bike carriages on such trains are marked with the silhouette of a bicycle on, or near the carriage door. Storage depends on the type of train. Either hooks or a large open area.

Travelling with an assembled bike on the single-deck TGVs is possible but requires prior booking since there are only three spaces available per train. 2016 cost per bike is €10 flat. On these trains, no need to dissemble. The bike stands on its wheels and is just secured against fold-up chairs with a wide strap, usually in the first or last carriage of the train. (Carriage number will be indicated on the reservation voucher). 

 

 

Dozens of bits and pieces... See colour codes.. Grey lines : 'being assessed'

Dozens of bits and pieces... See colour codes.. Grey lines : 'being assessed'

Only 2 hooks for three bikes... Rémi's was strapped to the railing.

Only 2 hooks for three bikes... Rémi's was strapped to the railing.

May 23rd 2016. Paris - Jumièges via Rouen..

The weather was rotten, but it had been the same for days. After taking all the bags down, I 'extracted' the bike from the apartment basement and loaded it.

Just as I was about to head to the station, the rains came down (once again), compelling me to jump into my waterproof clothing. It was going to be a long day and I had no desire of staying wet till evening. The only drawback with such clothing is that, in mild weather, the outfit quickly turns into a mobile sauna, in some way defeating its purpose.

Cycling to Gare St Lazare is no issue... when the streets are dry. The pouring rain seemed to have adverse effects on car and bus drivers, resulting in numerous traffic jams and lots of shouting.

The beauty of the bike, even fully loaded, is that it can weave in and out of traffic and leave the mess for others to sort out. The only real danger to watch out for are the people crossing the cycle lanes with umbrellas and head phones or cars that make turns forgetting to use their blinkers..

Rémi had already arrived. Soaking wet since he could not be bothered with his rain clothes.

A loud speaker informed us that the train would be 10 minutes late due to 'social unrest'. Further announcements were made, each time adding a little more delay, but finally, after 40 minutes extra waiting time the platform was announced and the rat race to the carriage began.

Murphy was on the same train... The bike carriage was at the very end, in the open air, which meant that we had to unload the bikes in the rain, on the wet platform, before being able to get them on board. On this train, the bikes had to hang from hooks. Only problem was that the distance from the hook to the carriage floor was shorter than the length of the bikes....  

After many swear words and lots of sweat we managed to get our two bikes, plus a third one that was already there, all tied up to the two available hooks..

The trip to Rouen was uneventful. When we got there, a young man, travelling with a neatly folded up Brompton bike, gave us a hand to get everything off the train and onto the platform within the 2 or 3 minute stop.

We then all cycled to the center of the city and before leaving he showed us the way to the Normandie-Niémen embankment which was the 'official' start of our trip. The weather in Rouen was clear skies and sunshine !

After a quick stop at the Tourist Office where we obtained a map of the lower Seine river cycle paths (!!) we embarked on a rapid tour of the old section of the city.

Beautiful cathedral. Lots of narrow streets with interesting buildings. Incredible Clock tower... Time to get on our way !

 

Le Gros Horloge (The Big clock..)

Le Gros Horloge (The Big clock..)

An original picture frame..

An original picture frame..

The Normandie -Niémen embankment follows the river all the way to the edge of town. It is wide, safe for cycles and very pleasant.

Rouen, located on the lower Seine, is a major French shipping terminal. Big ships were docked, awaiting their turn under the huge cranes. 

Polish grain business. Still a long way from the vodka bottle..

Polish grain business. Still a long way from the vodka bottle..

Gentle transition between the city and the country-side. Just after the Flaubert museum a new section of cycle path took us all the way to the ferry in Sahurs, where we crossed over to the other side of the river.

Due to time constraints and distance involved, we had decided not to follow all the bends of the Seine, but instead to use the two ferries that cut across the loops, so as to reach Jumièges, our first stop, before the end of the afternoon. (Use of the ferries is free of charge..).

 

The river is lined with quite a few very nice 'châteaux'..

The river is lined with quite a few very nice 'châteaux'..

The first ferry links Sahurs to La Bouille on the other side of the river. From there, the 'cycle path' is on the small embankment road. At La Ronce, left turn on the road that climbs over the hill to Yville sur Seine. First serious warming-up exercise of the day... 

The countryside along the river banks is very pleasant and quite interesting.

Many beautiful houses, gardens, flowers, very green lawns, caves dug deep into the limestone cliffs... The sharp bend near the Yville château, this time downhill towards the second ferry, provides stunning views. 

Half-way across to La Bouille.

Half-way across to La Bouille.

Château and gardens at Yville sur Seine.

Château and gardens at Yville sur Seine.

The second crossing was as simple as the first one. The Yville ferry had just cut 40 km and over two hours cycling from today's stage, enabling us to reach the Jumièges camp ground around 6.00PM.

On disembarking, we decided to try the "Chemin des Cornihouts" that follows the river for a while, instead of heading straight into Mesnil sous Jumièges. (and Jumièges thereafter).

It was a mistake since the path quickly deteriorated into a succession of grassy and rough tracks making it very difficult for our loaded bikes. After a while we got back onto the narrow road leading into Jumièges, that was 'signaled' from a distance by the sunlit white towers of the abbey, standing higher that the tallest trees surrounding it. 

Jumièges main square. The two towers of the abbey can be seen in the background.

Jumièges main square. The two towers of the abbey can be seen in the background.

The camp ground was at the top of the hill...

To avoid having to unpack our tents, we had booked a ready-pitched large size tent that turned out to cost only a fraction more than two spaces in the tent section of the camp.

The roof lining in the tent was a sheet of thin cotton printed with a map of the world. Fortunately, our cycle maps were more accurate.. 

The tent !

The tent !

After a few shots of Old Calvados spirit, the map could have probably made sense..

After a few shots of Old Calvados spirit, the map could have probably made sense..

May 24th 2016. Jumièges  -  Fiquefleur-Equainville. (Near Honfleur).

The hundreds of birds in the neighbouring forest took care of our (very early) wake-up call. As soon as the first glows of dawn appeared in the East, they all started their joyous singing.

With very little to repack we were on our way pretty early and reached the 3rd and last ferry well in time for the first crossing....that was delayed till 10.00 AM due to maintenance.... We could have chosen to cycle along the river and cross the Brotonne bridge downstream, but the national road and large amount of early traffic would not have been fun, so we decided to wait. 

The ferry was there but we just had to wait..

The ferry was there but we just had to wait..

Lots of big ships up and down the river. Le Havre and Rouen are very active. Finally, after a 3rd very short crossing to the left bank, we passed Heurteauville, La Mailleraye-sur-Seine, Notre-Dame de Bliquetuit on a very nice quiet road.

The truck and refinery strikes that the country had been experiencing during the past days were now starting to make it hard for drivers to find fuel.

After a brief stop at the 'Maison du Parc', we passed the very imposing Bretonne bridge and realized that we had made the right choice to wait for the ferry. The bridge was under repair with only one lane open, and crossing it with a bike under such conditions would have been quite an experience, if not forbidden...

The Bretonne bridge...

The Bretonne bridge...

It was getting picnic time and the bags were empty... Fortunately, the next village down the road, Vatteville-la-Rue, had a small grocery shop that was run by a lovely old lady who carefully wrote down all her sales in a school exercise book. Mauricette Lenormand saved our day (or at least our lunch..).

The village is beautiful and a visit was a must, especially the very peaceful 'thatched roof' street. Old and more recent half timbered houses with thatched roofs and irises growing along the rooftop appeared behind the tall hedges lining the narrow road. Flowers, bushes, trees, roses.. added vivid colours to the dominant green gardens.  Magic !

Along the road, an old barn..

Along the road, an old barn..

A slate-roof half timbered house..

A slate-roof half timbered house..

The road from Vatteville to Val Anger, via Aizier and Vieux Port is splendid.

Time for lunch ! We stopped in Aizier in a meadow equipped with picnic tables, right alongside the Seine. The weather was superb, a very welcome change from the rotten Spring we had put up with for so long.

Back on the road towards Trouville-la-Haule. Second leg-warming exercise of the trip, complicated by the sun and the shade.

The steep hill wove through the woods for several kilometers.. Five hundred meters in the hot sun, eight hundred in the very cool shade...alternating... Perfect recipe for pneumonia..   

We passed through Sainte Opportune la Mare. Then a long ride down-hill to the Marais Vernier, a place outside time and space.. 

 

 

The Marais Vernier lies within an ancient dry bend of the Seine river.

The Marais Vernier lies within an ancient dry bend of the Seine river.

You can't get lost in the Marais Vernier, there's only one road. It follows the arc of the ancient bend, with houses and farms lining it both sides. Narrow fields, separated by drainage ditches, extend below the road over the central part of the 'Marsh'. Cattle and sheep go about their business in the meadows.. 

Tall reeds, bushes, willows, fruit trees in bloom and  hundreds of birds of all types and sizes add to the uniqueness of the area.

 

A donkey get together..

A donkey get together..

There is only one way out of the Marais Vernier : uphill, over the top of the cliff... So, at La Cour we turned left and patiently made our way to the top, before another downhill ride towards Foulbec.

The last few kilometers to La Rivière Saint Sauveur were no problem. A café helped us locate 'La Catinière' camping grounds, which we had passed on our way into town, meaning a 3km back-track. 

The grounds were pretty empty and the lady in charge, for a miserable fee, suggested we try something neither of us had ever seen before : a wooden barrel complete with sleeping and eating quarters !

Of course, we accepted the offer and didn't regret it.

Pity it was empty..

Pity it was empty..

May 25th 2016. Fiquefleur  -  Bénouville (Pegasus Bridge).

It was quit an experience to sleep in a barrel. One only has to make sure that it is not standing on end.. The heat accumulated inside the wood structure during the previous day slowly dissipated during the night. In the morning it was quite cool inside. The river flowing nearby added to the feeling.. We had breakfast in our 'apartments', being very careful not to tip the gas burner... I don't think that the owner would have appreciated her brand new barrel going up in flames..

Being so close to Honfleur, we decided to cycle into town for a quick visit. Both of us had been there many times but it was nice to go around the little harbour once again. Cars were lining up along one of the streets leading into town in the hope they would be able to get the maximum 20 liters fuel allowed under the current circumstances, before the pumps ran dry.. 

Our next scheduled stop was Saint André d'Hébertot, the small village where Rémi was born. He hadn't been back there since he left as a child! 

On the way we passed under the road that leads to the Normandy bridge. From our angle it looked like a huge 'sail boat' straddling the Seine estuary. Le Havre is on the other side.

The stays were shining in the morning sun..

The stays were shining in the morning sun..

The 'Rendez-vous des Cyclistes'. Early morning, we were the only ones there ..

The 'Rendez-vous des Cyclistes'. Early morning, we were the only ones there ..

Quai Sainte Catherine in Honfleur.

Quai Sainte Catherine in Honfleur.

After buying a small Normandy flag to add to my safety-flag mast we cycled around the little harbour where the cafés were busy setting up tables and chairs for the bus-loads that would be arriving mid-day.

The quickest way to reach Saint André d'Hébertot was to cycle back to La Rivière Saint Sauveur and follow the road South towards Genneville and Saint Benoît. The hill just outside Saint Sauveur was an excellent leg warmer.

In Genneville, the local petrol station was closed, 'No 95', No 98', No Diesel' signs stuck on each of the three pumps. The roads were quiet.

In Saint Benoît we stopped in front of the Town Hall to talk with the Mayor who was weeding the flower beds.. Rémi introduced himself and in no time the two of them were talking about people long gone and events that happened decades ago, remembering names, places and other occurences.

Time was flying, we had to go. Rémi's village was now only a few kilometers away.

The little one or two street place was beautiful. Very active and full of life in the '50s it has become a dormitory town. The streets were empty, the shops gone, the school barely survives thanks to bussing... Everybody now works in town..

In spite of this sad state of affairs that now affects so many French villages, the place was spotless and very well maintained. The main street was lined with low profile half timbered houses. The church closed the back-end of the street. It seemed to be keeping an eye on the village. Downhill from the church, to the right, behind the trees, the beautiful local château sat in the middle of  manucured grounds. 

Saint André d'Hébertot.

Saint André d'Hébertot.

The Château.

The Château.

The 'Green Way' from Saint André to Pont l'Eveque is an old converted railway track. It starts a short distance from Rémi's birthplace.  Seeing his house some 50 years after leaving it was quite moving for him. Over time, many things had changed in the area, but memories of things past were still vivid !

The cycle path was a dream. It was slightly downhill all the way. The original track, built high above the surrounding fields, was shaded by rows of acacia trees and lined with shrubs and bushes.

The Tourist office in Pont l'Evêque was very helpul and gave us a file containing complete sets of all the cycle tracks in Calvados. This was the first time I had come across such complete and detailed information. Maybe things are finally getting better...Bravo !

Being very near June 6th, the immediate surroundings of the Tourist Office had been decorated along a D-Day theme. 

One one side, the replica of an American fighter plane and a short history of its pilot, killed June 14th. 1944, were there to remind us of the high cost of Freedom and of the supreme sacrifice made by so many.

On the other side, the famous lines from Paul Verlaine's poem that were broadcast on British radio, announcing the unbelievable events that were to take place during the night of June 5th/6th... It is impossible to imagine the effect these lines had on those who were clandestinely listening to the radio, in France, that night...

William Edward Rigby, 21...

William Edward Rigby, 21...

The poem that triggered D-Day..

The poem that triggered D-Day..

The idea was to head towards Villers sur Mer and then follow the coast to Bénouville. This meant leaving Pont-l'Evêque in a NW direction. The small roads took us through 'post-card' Normandy : beautiful estates, half timbered houses, meadows, orchards full of apple trees in bloom.. It was like a trip through the label of a Réo Camembert box..

Bike trips are always full of surprises.. An old man was sprawling in the grass alongside the little country road. Another one was kneeling next to him, obviously trying to comfort him.. We stopped and asked if they needed help. It occured that the first one had fallen out of a van while phoning ! A youngster had been sent down the road to direct the ambulance they had called...

Shortly after, we reached Villers sur Mer. Nice long descent into town. The weather was superb but the Northerly wind was cold. Town gardeners were busy, preparing for the season..

In spite of the sun, tourists were still wrapped in their winter jackets.

Plenty of free space on the beach..

Plenty of free space on the beach..

The whole seafront was ours.

The whole seafront was ours.

Exiting Villers sur Mer was a first-class calorie burner. The road was straight, steep, endless , with no shade.. Midway up the hill I had to stop to peel off two layers. My waterproof wind- breaker had become a mobile sauna.. Arrival in Auberville, at the top, was much appreciated. 

The coastal road took us through a series of small towns, each of them fighting the clock in order to be ready in time for the tourist invasion... 

...painters and other council employees busy fixing, planting, cleaning their 'doll-house' city centers...

...flags everywhere, whipping in the wind... multicoloured windmills spinning like mad.. wind socks and kites making desperate efforts to escape into the blue skies...

The feeling was like childhood Summers on Brighton beaches in the early '50s...

Houlgate, Dives sur Mer, Cabourg, Merville-Franceville Plage...

The road finally swung to the South-West. After passing through Sallenelles we reached Bénouville where we had planned to stop. The first bridge crosses the river Orne. The second one, Pegasus Bridge, straddles the canal from Caen to the sea.

It is here that Bill Millin played the pipes while crossing over to the other side, early in the morning of June 6th 1944...

True to form, our campground was once again at the top of the hill, just beyond the village. 

 

 

Pegasus Bridge. The original structure is displayed in the museum, located just behind the current bridge.

Pegasus Bridge. The original structure is displayed in the museum, located just behind the current bridge.

May 26th 2016. Bénouville  -  Caen  -  Bénouville.

The whole day was spent visiting the Pegasus Memorial in Bénouville and the Caen Memorial, in Caen.

No need for an early start since the Pegasus Memorial only opened at 9.30 AM. Our fist stop of the day was at "Café Gondrée", which, beyond its primary activity as a café, is an incredible mini museum full of all sorts of souvenirs, photographs, uniforms, documents, etc. accumulated over time by the owners, who claim that their house was the first one on French soil to be liberated during the night of June 5th/June 6th 1944.

The 'Café Gondrée' at Pegasus Bridge, Bénouville.

The 'Café Gondrée' at Pegasus Bridge, Bénouville.

No words can describe the Pegasus Memorial and its contents.

One can only look, imagine, keep quiet and meditate.

The main theme of the museum centers around the arrival, during the night of June 5th/June 6th 1944, of an 'armada' of Horsa gliders that silently landed a first wave of troops in the vicinity of the two bridges. These had to be secured, regardless of the human cost, in order to ensure free movement along the coast for troops arriving later by sea. Many of the wooden gliders were lost. Many men, overloaded with equipment, drowned in the marshes.

The museum displays a vast amount of material used in the exercise. In addition to 'hardware', maps, photographs, clothing... many personal items that had belonged to soldiers give an insight into the tragic period.

Bagpipes that belonged to Bill Millin, Lord Lovat's famous piper, who played them under gunfire until they were damaged by two mortar splinters, are displayed in one of the glass cases. 

A replica of a Horsa glider is displayed outdoors. An authentic piece of fuselage is shown nearby in a neighboring shed. The original Pegasus Bridge takes up a large area of the outdoor space.

 

 

One of the show cases.

One of the show cases.

For a while it was safer behind the machine gun..

For a while it was safer behind the machine gun..

Gallantry in all circumstances.

Gallantry in all circumstances.

Bill Millin's pipes.

Bill Millin's pipes.

The Pegasus Regiment badge.

The Pegasus Regiment badge.

A very moving picture of Sergeant Lanternier, a Green Beret who belonged to the only French unit to have landed June 6th. Picture taken two days after the battle of Ouistrehan.

A very moving picture of Sergeant Lanternier, a Green Beret who belonged to the only French unit to have landed June 6th. Picture taken two days after the battle of Ouistrehan.

Horsa glider cockpit.

Horsa glider cockpit.

For us it was the other way round... Last year we cycled the Elba river, this year the Orne.

For us it was the other way round... Last year we cycled the Elba river, this year the Orne.

After spending two hours in the Pegasus Memorial Museum, it was time to race straight South to Caen, to go through the second part of our programme :  The Caen Memorial. 

However, before launching into the huge Museum we decided, that being lunchtime, it would be perfectly appropriate to 're-fuel' the cyclists.

'Quai 52', one of the many restaurants in the center of the city, took care of this in a professional and pleasant manner, suggesting the local specialty : tripe. It was delicious ! 

Beautiful !

Beautiful !

The Caen Memorial. "The kiss" by Seward Johnson.. Feminist groups did not appreciate...

The Caen Memorial. "The kiss" by Seward Johnson.. Feminist groups did not appreciate...

As in Bénouville, it is difficult to describe the place. One is immediately absorbed by the clever set-up of the displays and before long, thrown back in time.

To understand how madness prevailed once again, after the total devastation of the Great War, the Memorial time-line starts in the wake of WWI, The humiliation imposed on Germany bore all the seeds of revenge.. It would only take twenty years for the corporal-painter to drag the entire world into another round of absolute horror. 

Nuremberg 1933. Revenge was already boiling.

Nuremberg 1933. Revenge was already boiling.

Many displays illustrate the entrenched beliefs, the intolerance, greed and hatred that led millions down the road to Hell.

The 1929 crisis and the collapse of world economy added fuel to the fire. Another World War would certainly be good for business.. 

To start with, Pétain, Laval and Vichy relegated France to the side-lines

 

 

Propaganda of the shameful Vichy 'government'.

Propaganda of the shameful Vichy 'government'.

"Front and Motherland, guarantors of Victory !"  For a while Germany was the 'conductor'...

"Front and Motherland, guarantors of Victory !" For a while Germany was the 'conductor'...

...until America joined in...

...until America joined in...

In Britain, fighting for Victory was everybody's business..

In Britain, fighting for Victory was everybody's business..

For the Soviets, the objective was Berlin... They got there but certainly not with a smile on the face..

For the Soviets, the objective was Berlin... They got there but certainly not with a smile on the face..

8-9 May 1945...Finally ! (but for how long this time ?)

8-9 May 1945...Finally ! (but for how long this time ?)

The many rooms concentrated on the various phases of the war; over land, at sea and in the air. 

Horrors, madness, treason and the depths of human abjectness are all there to ponder over. But after hitting the bottom, the awakening of hope, followed by the allied successes that led to the final crushing of the the evil forces, are all richly documented.

We could have spent a week there but could only afford the afternoon. A reason to return...

Today, with dark forces on the rise again, visits to such places should be a must for all, a 'booster shot' to remind the world that Freedom is not an  irrevocable 'given'.

 While inside, we had not realized that the skies were getting as dark as the final years of the '30s...

Returning to the campground in Bénouville, 15 km away, was a very physical exercise, Hardly two minutes after putting the bikes away the storm broke out, and what a storm ! 

 

27th May 2016. Bénouville - Bayeux.

Early start on the last section of the cycle path linking Caen to Ouistreham. Continuation West on the quiet roads along the coast. Dense fog.

 

Stll plenty of space..

Stll plenty of space..

...others were already up and running.. Just had to find their way..

...others were already up and running.. Just had to find their way..

Lion sur Mer, Luc sur Mer, Langrune sur Mer, Saint Aubin sur Mer, Courseulles, Ver, Asnelles... Arromanches les Bains. Most of the time on shared roads but traffic was OK and the route pleasant.

Above the fog the sky was blue, the sun was trying its best...just a little wind from the North East. Perfect cycling conditions.

Several stops in the coastal Tourist Offices to enquire about the weather... would the fog dissipate ? Each time, we got the same optimistic answers. After all, tourists are a precious commodity,.

At midday the sun finally cleared the coast. 

 

Frieze on a house along the coast.

Frieze on a house along the coast.

We stopped for lunch near the cross of Lorraine in Graye sur Mer. It marks the place where Général de Gaulle set foot on French soil June 14, 1944.

 

Graye sur Mer

Graye sur Mer

A picture commemorates the event.

A picture commemorates the event.

The sky was finally clear.

The sky was finally clear.

"La Guerre", a village on the road to Arromanches.

"La Guerre", a village on the road to Arromanches.

We reached Arromanches early afternoon. After seeing the incredible film in the 360° theater, we raced down-hill to Arromanches proper to visit the D-Day Landing museum. It displays very interesting models showing the construction of the artificial port that the allies built in record time to land the thousands of tons of equipment and other goods needed to defeat the enemy.

72 years later, a section of the port still sits on the sea bed.

72 years later, a section of the port still sits on the sea bed.

Remains of the artificial harbour..

Remains of the artificial harbour..

Time was flying and we still had another item on the programme. We wanted to try and see the Bayeux Tapestry before the museum closed. 

After a nice long and steep hill out of Arromanches we got into high gear and covered the 12 km between the two towns in record time. The truth is that from the outskirts of Arromanches, it was slightly down-hill all the way.

First stop : book a small mobile-home at the municipal campground (managed by super people), then race into town, hoping it would not be too late.

We got there in plenty of time, and after hearing the story of Harold, son of Edward the Confessor, and his unfortunate dealings with William the Conqueror, described in detail along the 68m tapestry, we even had time to visit other parts of the museum and watch a film before returning to the campground.

A tiny section of the 68m long tapestry

A tiny section of the 68m long tapestry

28th May 2016. Bayeux - Sainte Mère Eglise.

Cold, fog, grey everywhere ... Early start through the old town. Brief stop at the cathedral. Continuation towards the cycle track that begins on the West side of town.

The track was rather well sign-posted until we got to an intersection at the city limits. With no counter-indication we crossed over and continued down a rough path lined with trees until we came across an old man walking his dog who informed us that we were going in the wrong direction.. Typical ! We should have turned right at the cross-roads...

The road to Colleville passed through a succession of small, rather sad, empty villages : Vaucelles, Sully, Maisons, Etréham, Russy... Fog made them look even worse.. 

 

The horizon was just ahead of us..

The horizon was just ahead of us..

Visibility was less than 50 m. This added an eerie feeling to the ride towards Colleville. Was the absence of any type of sound gradually preparing us to meet with the incommunicable?

Noboby enters the  "Normandy Military Cemetery and Memorial"  situated just above Omaha Beach, without going through security. Visitors and bags are checked and anything considered 'unsafe' is kept by the guards for retrieval on the way out. I was thinking that you can't kill people twice, but I guess that sick minds could still inflict some form of damage..

After passing through the metal detector, it seemed that we had suddenly entered another World. This was America in its most solemn portrayal : An absolute respect for the flag and for those who died to defend Freedom.

A very moving film depicted the lives of five servicemen now resting in the cemetery.

The Chapel, the Memorial, the Visitor Center, the lay-out of the gardens, the trees, shrubs, lawns... everything was immaculate.            

The white crosses, and among them, a number of Stars of David, were placed in impeccable rows.

Being a few days from the 72nd anniversary of D-Day, all 9 387 graves were marked with small American and French flags. 

Silence, Emotion, Reverence..

 

 

The memorial.

The memorial.

The back rows disappeared in the fog.

The back rows disappeared in the fog.

Guy W. Gowen, New Hampshire, June 6 1944...

Guy W. Gowen, New Hampshire, June 6 1944...

The mosaic in the dome of the chapel

The mosaic in the dome of the chapel

Fog blurs the memorial...as time heals..

Fog blurs the memorial...as time heals..

We spent some time wandering about among the graves, reading names and dates of all these young men who did what they felt they had to do, ultimately giving their lives for a fragile ideal that one should never take for granted : Freedom!

We left this place in silence, each of us in deep thought. Such a visit calls for no comments.

The D514 coastal road then passed through a series of small towns, a total contrast with what we had seen the other side of Arromanches. Lifeless places, many houses and shops for sale, run-down sad villages... quite a change from the spotless, colourful resorts we passed through yesterday. The cold weather and fog only added to the gloom.

Pointe du Hoc. Another place loaded with history, where unbelievable courage led a small group of men to achieved an impossible task... Climb a cliff under German machine-gun fire and neutralize the enemy on top !  

A film relates the circumstances. Survivors testify, still overwhelmed by indelebile emotions that time will never erase.

La Pointe du Hoc

La Pointe du Hoc

Preparing for invasion

Preparing for invasion

Nature helps time

Nature helps time

In Grandcamp-Maisy we were 'greeted' by the huge stainless steel statue of Chinese sculptor Yao Yua, a gift from the Chinese people to Normandy, on the occasion of the 60th anniversary of D-Day. 

Peace, by Yao Yuan.

Peace, by Yao Yuan.

The Tourist Offices in Isigny and Carentan are very active and gave us a lot of useful information. The lady in the Carentan office urged us to extend the trip to Utah Beach, North of Sainte Mère Eglise. We followed her suggestion and did not regret it.

The last kilometers of the day were a pain. The cold weather and fog were wearing us out.

One of the last villages we passed through is worth mentioning. Sébeville is 2.88 square kilometers, has 27 inhabitants and a proportionally sized Town Hall...

No room for large wedding parties......

No room for large wedding parties......

The day left us with a odd feeling. Was it caused by our visit to the American Cemetery, to the Pointe du Hoc ? Was it the weather ? Probably a combination of the two.

Late afternoon we finally reached the Sainte Mère campground run by a very active and pleasant couple. A warm shower and an excellent meal at the family run  'La Pomme d'Or', located just off the main square, dissipated a day-full of undescribable feelings. The shot of Calvados offered by the owner soothed the mind for a peaceful night.

 

29th May 2016. Sainte-Mère-Eglise  -  Utah Beach  -  Saint Lô.

Early start to have time for all the items on the programme. Beautiful weather.

First stop, the Airborne Museum where we were the first ones in.. It comprises several buildings, each with its own theme, but all mainly related to aviation. A Waco glider and a Douglas C-47 occupy large areas inside two of the halls.  The glider is full of dummies awaiting to jump out on landing. The C-47 is surrounded by other uniformed dummies performing various duties around the plane. Many display boxes show equipment, clothing, documents, maps, song books, tools and  personal belongings donated or collected.  

Another building contains a life-size model of the cabin of a paratrooper plane, complete with dummies, 'light and sound' effects, the vibrations of flight, screens showing other planes and even cold air blowing through the rear door. Going through it was quite an experience..  Other set-ups in the same building showed ground action in or around Ste Mère during that first night. 

The most moving part of the visit was the 15 minute film shown in the Ronald Reagan Conference Building. No words can describe the feelings produced by what was probably the most powerful message heard during our visit of the D-Day beaches.

The two hours spent there were far too short but we had to get on with the programme.

Inside the Museum. The dummy that hangs from the church spire is of questionable taste..

Inside the Museum. The dummy that hangs from the church spire is of questionable taste..

The Douglas C-47

The Douglas C-47

Inside the Waco glider

Inside the Waco glider

No comments...

No comments...

An incredible photograph showing German doctors (prisoners) working with American doctors in the Ste Mère Hospital.

An incredible photograph showing German doctors (prisoners) working with American doctors in the Ste Mère Hospital.

Utah Beach is only a few kilometers from Sainte Mère. The small roads leading there run between hedges and drained grass lands. The spring breeze carried all sorts of scents that came and went : hawthorne, sorrel, hay, etc. and as we got closer to the coast, the strong smell of the sea. Patches of yellow irises grew in the ditches along the road.

During the war the area was a huge marsh that the enemy flooded in order to prevent allied troops from landing there. Today the marshes have been drained and are used for all sorts of agricultural purposes. 

Our road to the coast ended in front of the Leclerc monument, where one is reminded of the Oath of Koufra. March 1st 1941, Général Leclerc's men took the following oath :

"Let us swear not to lay down our arms until our colours, our beautiful colours, fly atop the Strasbourg cathedral"

The sandy beach is huge and very flat and extends North and South over many kilometers. We got there at low tide. The sea was far away.

Utah Beach. The little girl's dress was an added symbol !

Utah Beach. The little girl's dress was an added symbol !

The Utah Beach museum was also very interesting. The theme here centered mostly around the sea, ships and landing equipment. But there was also an authentic B-26 "Marauder" on display, one of the very few left in the world. Many other items were shown. The Tourist Office in Carentan was right. Utah Beach should not be missed !

One of the museum displays

One of the museum displays

A section is dedicated to Saint Exupéry and his "Letter to an American"

A section is dedicated to Saint Exupéry and his "Letter to an American"

Today, one just walks by them...

Today, one just walks by them...

Time to leave.

Time to leave.

It was more than 1.00 PM when we left Utah Beach and we had only done 15 km... We caught the Euro 4 cycle track (Roscoff to Kiev...), but in the direction of Le Mont Saint Michel and Roscoff, since our route was similar.

Near Carentan, we were informed by the driver of a passing car that there was a seal colony on the West bank of the Vire estuary. Even though we were still many kilometers away from Saint Lô, we took time to cycle down a small farm road into the fields to observe the seals.

No doubt, they were neither logs nor tree trunks stranded on the mud banks. A low-flying plane rehearsing for D-Day went by and the seals all looked up to watch it !

In Carentan the Cycle track sign-posting suddenly stopped, leaving us on the main square with no idea where to go next. This often happens and is very frustrating.

Finally, a couple of elderly people got us back on the right track and soon we were cycling along the Taute, a quiet river lined both sides with willows.

One of the drawbacks of the official cycle tracks is that they often tend to take cyclists on long (unnecessary) tours through the countryside, between towns or villages.

Consequently, to save time and mileage, we chose to leave the official route since we still had quite a distance to cover. From where we were, we drew a straight line to Pont Hebert, saving at least 10 km.. From there we got back on the cycle track leading into Saint Lô, where we arrived at 6.30 PM.

We had no idea where we were going to stay that night. Fortunately we met a very helpful cyclist who directed us to the "Auberge Normande", a lovely little hotel managed by an elderly couple, just off the main square. Rooms and food were available ! 

The bikes were unloaded and stored in a shed at the back. The food served was excellent and at 10.30 PM the cyclists were in bed, lights out, their heads spinning like tops after having been exposed to so much during the incredible week along the D-Day beaches.

 

30th May 2016. Saint Lô  -  Sourdeval.

Probably one of the most 'physical' stages I have ever experienced !

We departed from our excellent little hotel rather early and headed to the Tourist Office on the square. The idea was to ask them to stamp our 'travel books'. No luck, it is closed on Sundays (yesterday) and only opens at 2.00 PM on Mondays.

Passing by the "Manche Libre" newpaper office we decided to have a go there. The super receptionist not only filled one more box in our books but also gave us a handful of give-aways, wishing us good luck for the remainder of our trip.

The cycle path follows the quiet Vire river through woods and fields.

 

 

 

Narrower and narrower..

Narrower and narrower..

I couldn't help taking a picture of an old Poclain excavator rusting away at the back end of a yard. Needless to say that it had known better days. Having worked for that company for many years, it was sad to see the old friend in such a miserable condition.

A new battery and a coat of paint and it would be back to work. (They leaked so much that they never rusted..)

A new battery and a coat of paint and it would be back to work. (They leaked so much that they never rusted..)

Sometimes the cycle track was nothing more that a very narrow path sunk deep down between wooded banks. By experience it is in such places that holes and other wheel-traps hide..

Better keep a hand on the brakes..

Better keep a hand on the brakes..

No particular issue until we reached Tessy sur Vire. Quick stop for picnic food and off again towards "La Souleuvre".

The ambush was set up a few kilometers from Pont Farcy. The road turned left just after a self- catering holiday cottage near the river, and suddenly, the (first) 10% gradient was there, with no warning. 

It was then up and down on roads like this for the next several kilometers -which seemed like hundreds... Sweating and cursing on the way up and holding the brakes on the way down, for fear of running into a tractor, a herd of cows or the post office delivery-van round a corner.. It went on, and on, and on...

At a cross roads we were about to embark on the signposted road when a small van stopped right behind us. The driver asked us where we were going. He suggested we take the other road instead. He explained that the cycle track we intended to follow went through another set of serious ups and downs.

Before leaving, he told us that he ran a small garage down the road and that we were welcome to stop there on our way by. 

The very quiet Vire

The very quiet Vire

The first 10% hill... Several others were awaiting us..

The first 10% hill... Several others were awaiting us..

We followed his advice and within 10 minutes of a very acceptable road we were in his yard. After a bit of conversation and a tyre pressure check we were off again. He had told us to wait till we got to "La Souleuvre" to have lunch, since the place was supposed to be quite interesting and well equipped for picnics. 

Mr Delafosse in his garage. Many thanks for the advice !!

Mr Delafosse in his garage. Many thanks for the advice !!

Once again we listened to our 'saviour' and after a long ride through the countryside on the Mont Saint Michel cycle route, we finally arrived at La Souleuvre, located at the bottom of a very deep valley that was once spanned by a viaduct.

The viaduct pillars are now used for bungee jumping (€140 per jump and € 60 for an optional picture session; thank you very much...).

The bottom of the valley was converted into a multi-activity leisure park, most of which was run by a young couple. We had a long talk with them. A lot of work and money had been invested in the project. Initial results were promising. Good luck !

 

They jump from up there..

They jump from up there..

Time was running and we were far from our intended stop. Additionally, the morning average had not been great..

Since we were not following the valley, there was only one way out : up-hill ! It was not as bad as we had expected and once on top again, the cycle path followed a former railway track on a very slight uphill incline. To add a little more flavour to the ride, from menacing, the weather turned to miserable.

Rainy Vire left no lasting memories. The cycle path skirts the city and we were in no mood for a visit. The day had been long enough.

Finally, in Sourdeval, after getting lost once again due to very poor signposting, we ended up at Mrs Boscher's lovely B&B.

[A few hundred meters from our destination we came across the first "Contribution to Culture" of the trip (see my other article on the subject..). It was sitting in the middle of a roundabout. It was supposed to represent a salmon....]

For dinner, we dug out all the left-overs from lunch to organise a meal in our 'apartments'. There wasn't much, but no way were we going back into town...

 

25 km on a slight up-hill incline, rain included..

25 km on a slight up-hill incline, rain included..

The "Salmon"..

The "Salmon"..

31st May 2016. Sourdeval - Courtils (Near Le Mont Saint Michel).

Needless to say, breakfast was more than welcome.. In addition to fresh strawberries and plenty of home-made goodies, our hostess had prepared a beautiful 'Teurgoule'. It's a brown-topped, slow oven-baked version of a rice pudding.. Delicious... We ate it all...

Too much talking = late departure (once again.. but who cares, this was not a race..).

The people at the Tourist Office were very helpful and gave us each a folder containing all the cycle paths ot the Manche département. Two in a row : things were improving !

Soon after leaving Sourdeval the weather screwed up once again, compelling us to pull out the rain clothes. Quick stop in Mortain to fill the food bags that had been depleted. From there we got on the Domfront - Mortain - St Hilaire - Mont St Michel green way. An endless and not very interesting route on moderate ups and downs.

In St Hilaire we took advantage of a new shelter built just alongside the track at the intersection of one of the main roads leading into town. Well equipped with benches and a large picnic table. Better than standing in the rain for lunch. 

 

Ideal picnic conditions.

Ideal picnic conditions.

Last kilometers on the Mont Saint Michel cycle path. Much better than this morning since the rain had stopped.

When I came in 2012, the path ended in Pontaubault. It now goes all the way to the Mont Saint Michel, on small quiet country roads, more or less following the coast.

There was no sign indicating Courtils. Fortunately, before having gone too far a farmer redirected us and within a few minutes we got to our destination.

I had chosen to return to 'L'Antre de Brocéliande', a lovely B&B run by Mme Martine Ménager. Four years ago her hospitality had been 'A1'. This time was the same. Excellent hostess and very convenient address !

During the last 150 kilometers the bikes had been through rain and mud. Martine got her hose out of the shed and in no time bikes and bags were clean again.

For dinner, she drove us to neighboring Ceaux by car for an excellent meal at 'Le P'tit Quinquin' and came back to collect us when we were done ! 

 

Cycling is a risky business.

Cycling is a risky business.

Pure magic !

Pure magic !

June 1st 2016. Courtils - Saint Coulomb (near St Malo).

During breakfast we met a couple, both in their late 60's. The husband was from Hamburg in Germany. Having heard us talk to Martine of our ride along the D-Day beaches, they offered to share the most unbelievable, but authentic family 'secret', with us.

One of the husband's forebears was President of the Vienna Painters' Academy selecting-committee, at the time when a 'Corporal-Artist' applied for admission. His paintings were turned down and Adolf pursued another carreer....

When he finally became Chancellor, the husband's family ended up in jail. Obviously, they were eventually released.

It is difficult to imagine what might have happened to History had the 'Corporal-Artist' been admitted...

The bikes had spent the night in Martine's shed and were dry in the morning. A shot of grease and a brake pad change and we were off to 'La Roche Torin'. It was low tide and the sea was far away. Huge stretches of sand and mud lay before us. Pilgrims were out there crossing the bay in single-file, careful to follow the guide to avoid the many quick sand traps.

We spent quite a while there taking many pictures of the incredible view of the Mont Saint Michel beyond the 'prés salés' ('salt meadows' - meadows often covered by the sea at high tide). 

Sand and mud.

Sand and mud.

It was not a dream : we were there.

It was not a dream : we were there.

After soaking up the incredible views, we left the 'prés salés' to the sheep and wind and headed towards the German Military Necropolis in Huisnes sur Mer, located a few kilometers down the road.

My feelings remained the same as during the first visit. Total incomprehension and infinite sadness. The remains of eleven thousand German soldiers rest here, side by side, in small tenebrous cubicles, condemned to the torments of eternal darkness... Was the impression of "Peace", felt in Colleville, reserved for victors alone?

 

A reef at the entrance of the German Necropolis

A reef at the entrance of the German Necropolis

They will remain for ever in darkness..

They will remain for ever in darkness..

Uwe Westphal. 1923-1942.

Uwe Westphal. 1923-1942.

Another quick glance at Le Mont Saint Michel that we were about to visit once again, only this time, as an island...

 

Different colours, different angle, different impressions..

Different colours, different angle, different impressions..

After cycling past the very controversial (compulsory and outrageously expensive) car park and the row of hotels and shops loaded with "Made in China" souvenirs, we reached the new bridge that now allows a free flow of water around the Mount. An all-day hop-on, hop-off bus service now brings the disgruntled motorists and other tourists from the car park, taking them back after the visit.

Cyclists are still relatively free to go right up to the main entrance. However, three quarters of the way there, we were told by an 'security' employee that bikes were prohibited on the bridge from 10.00AM to 6.00PM. Having seen no sign confirming this, we just continued our way, and once there, tied the bikes to a post right next to the local police van.

The place was already busy with tour groups following guides holding umbrellas, flags or other markers. Difficult to walk on the very narrow street leading to the top. Lots of people, lots of noise. Tourists came and went, running from one shop to the next like a cloud of swirling starlings in October. Picture sessions, selfies, post cards and a box of 'La Mère Poulard' biscuits and they were off, back to the bus... mission accomplished !

Not much fun fighting the swarms. When we left, the sea was still miles out. Hopefully, next time, we'll the see the Mount as an island ..

The cycle path follows the river Couesnon (border between Normandy and Brittany), on the right bank, for a while.

One last glance.. The Mont Saint Michel is "magnetic"..

One last glance.. The Mont Saint Michel is "magnetic"..

When you don't check the map, you end up in the middle of hundreds of acres of vegetable fields, on a path leading nowhere... Row after row of asparagus, red beets, carrots, potatoes, but no sign of the cycle path leading to the coast. Fortunately we met a postman on one of his rounds to the isolated farms. The good man got us back on the right road.

It took us through a succession of polders and "salt meadows", huge sand beaches where dozens of land sailing carts were having a jolly time.

 

Low profile picnic table.

Low profile picnic table.

Plenty of space for wide turns

Plenty of space for wide turns

The coast is lined with windmills. Some converted into houses, others still in working condition. 

We stopped in La Saline to visit the Tourist Office and the windmill next door. Entrance is free of charge and the displays were all very interesting.

Millstone from Le Moulin de la Saline.

Millstone from Le Moulin de la Saline.

The road along the coast is very flat. All the villages seemed fast asleep. Maybe it was because of the cold North East wind that had been following us since we first hit the coast near Honfleur.

Le Vivier sur Mer, Hirel, Saint Benoît des ondes...quaint little towns still preserved from the appetites of voracious building promoters..

In St Méloir des Ondes, after many kilometers on easy roads, we were suddenly reminded that the coast is not always flat after all.. The hill up to the D76 was short but steep !

Sign posting for the 'Tour de Manche'/ 'EV4' cycle tracks  (our road) was again very poor to non-existant. OK, it's difficult to get lost when one follows the coast, but when approaching a larger town, good signage helps save time and unnecessary kilometers.

The grey skies and North East wind put a dampner on Cancale, a usually cheerful place, where tourists were running around in ski jackets..

Contrary to the weather, the young lady at the Tourist Office was positive and full of enthusiasm, providing us with all the necessary information to reach St Coulomb where we had planned to stop for the night. The Tourist Office in St Coulomb was just as helpful, setting us up at La Guimorais, one of the small hamlets just outside the city limits.

The only negative point of the day was the feeling that we'd been seriously cheated at the local 'crêperie'. The food was bad and expensive, service was awful and the place noisy, a disgrace for the Guild they claimed to belong to.

 

2nd June 2016. Saint Coulomb  -  Saint Méen le Grand.

Early start towards Saint Malo under menacing skies. After a few kilometers of drizzle the weather stabilized and remained dry for the remainder of the day. We entered 'the Privateer City', as St Malo is called, along the sea front. The music of a gym class down on the beach was blasting out of a set of powerful loud speakers. The participants' enthusiasm was inversely proportional to the volume.

Inside the walls, the city was waking up. Streets lined with the same brand shops one sees in every town around the country, hotels, souvenir shops, restaurants... nothing very exciting.

After a quick look around we decided to go check the ferries to Dinard, located on the other side of the Rance estuary. A slight misunderstanding between Rémi and I on what we wanted to do next led us to board the 10.10AM ferry instead of the following one sailing at 10.50. (The events of the day finally confirmed that it was the right choice after all..)

 

 

The posts in the foreground moved faster..

The posts in the foreground moved faster..

Plenty of space for the bikes.

Plenty of space for the bikes.

A bit of sun would have helped.

A bit of sun would have helped.

We got to Dinard in a matter of minutes. From the boat, a concrete breaker led to the corniche road; at least that's what we thought..

At the end of the incline one had to climb a flight of stairs that linked the small ferry-office platform to the street above. From what we understood later, a boarded-up lift had been out of order for many years..

While we had been able to drive the bikes onto the ferry with all bags attached, we were now left with no other option than to take them all off, cart everything upstairs and re-assemble once on top.

In the process we ended up helping several elderly people with wheel chairs faced with the same dilemma. I complained to the ferry ticket office. Their only response was that they had informed Town Hall many times... Poor, very poor !!

 

 

 

 

The stairs...

The stairs...

There must be better places to learn sailing..

There must be better places to learn sailing..

There was not much to see or do in town. The Plage de l'Ecluse (beach) was empty. So was the sea-water swimming pool. After all, it wasn't Summer yet....

The Tourist Office 'noted' our complaint about the stairs. All involved seemed to be passing the buck : the ferry company, town hall, the region... Ten years from now, it'll still be the same !

Access to the green path was another frustrating exercise. It was finally discovered at the back end of a piece of waste-land behind the Media Center. 

The green path, once out of Dinard, was a glorious ride. Well compacted dirt or gravel sections, narrow tar-top roads, lanes, river towpaths.. Quick stop in Pleurtuit to buy lunch food..

The green path ran through fields and woods, sometimes passing by interesting pieces of 'art', such as the fox and chicken painted under a bridge or the metal sculptures of a local artist, displayed in a field.

Plage de l'écluse, no need for suntan lotion.

Plage de l'écluse, no need for suntan lotion.

Beware of the fox...

Beware of the fox...

Scrap dragon and friend..

Scrap dragon and friend..

For a while we cycled along the Rance river, straight South towards Dinan. The ride then became a little more 'physical'. Finally the first signs indicating Saint Méen le Grand appeared. On entering the town, we passed the "Louison Bobet" water-tower.

The Tourist office was closed. As we were about to leave, an old man came out of the neighbouring building. We asked him if there were any B&Bs in town, or a small hotel. He had no idea but told us that the lady at the Tourist office was probably still at her desk, and opened the door with his pass...

Seriously annoyed by the intrusion of the former keeper, she nevertheless told us that there was a small hotel on the square, at the top of the hill. We apologized for the disturbance and thanked her for the information. The smile on her face told us there was no longer an issue..

Half an hour later we were in our room at 'Hôtel des 3 pilliers', the bikes locked up in the corridor downstairs.

Lovely little hotel, excellent food... and 777km on the odometer since we had left Rouen.

In memory of Louison Bobet.

In memory of Louison Bobet.

3rd June 2016. Saint Méen - Redon.

We were the first (and only) ones in the Louison Bobet museum, located at the rear of the Tourist Office.

The little museum is a jewel. The displays, photographs and films describe the life of this cycling giant of the '50's, born and raised in Saint Méen : three-time Winner of Le Tour de France (1953-1954-1955); Road Cycling World Champion in 1954 and Winner of Paris-Roubaix in 1956.

St Méen main square; 7.30AM

St Méen main square; 7.30AM

1954. Two cycling giants, Louison Bobet and Fausto Coppi.

1954. Two cycling giants, Louison Bobet and Fausto Coppi.

For 90 minutes we shared Louison's multi-faceted life. In those days, the word sport had a different meaning, and racing bikes weighed 11 kg..

Time to leave.

From Saint Méen it was straight South to Mauron. We entered Morbihan at Saint Léry.

Passed a meadow full of donkeys. Couldn't resist this one... 

Hard to believe that one day it would become stubborn...

Hard to believe that one day it would become stubborn...

Signposting in Mauron was no better than elsewhere. But cyclo-tourists loaded like mules eventually find their way. Usually it isn't long before people come and talk, ask questions, provide directions (that can be conflicting if two people are involved..), and tell us how lucky we are to go on such trips etc..

We reached the next stop in Paimpont in time for our midday picnic that was had on a bench in the park, right next door to an old folks' home. We couldn't help thinking about the last comments heard in Mauron.

Paimpont is in the heart of the Brocéliande forest, an Arthurian legend mecca. The main street of the village, leading to the church square, is lined with shops selling all sorts of 'Round Table' junk ... fairy statues, swords, clothing, jewelry, postcards, books and other gaudy souvenirs most of which came from Asia.. 

The Tourist Information office was full of posters and offers for theme walks through the forest, conferences, and other Lancelot & Co events.. 

The Holy Grail is good business. 

The up and down road through the beautiful forest then took us to Guer and then, on to La Gacilly, which was celebrating Japan.

The small city was decorated with huge posters of famous Japanese sites... Mount Fuji, cherry trees... A string of Koinobori flags (the carp shaped 'wind socks') spanned the river.

A delegation of officials was leading a group of Japanese people through town. A Samurai , holding a horse mounted by an imitation Geisha, opened the way. 

 

A string of Koinobori flags

A string of Koinobori flags

Pity they couldn't find an Asian lady for the job..

Pity they couldn't find an Asian lady for the job..

In spite of running in 'overload mode', the Tourist office very kindly made hotel arrangements for us in Redon.

The last leg of the stage was long and rather monotonous. Most of the time was spent on the tow path of a section of the Nantes-Brest canal. Water on one side, trees on the other in endless straight lines. Not much to do other than look out for big roots cropping out from the poplar trees on the right side.

Hotel "Le France" (after the ship, not the country) was very conveniently situated in the city, near the canal. Pleasant welcome, clean and inexpensive rooms. The bikes were unloaded and stored in the basement.

Excellent dinner at "La Brasserie des Halles" run by a rather earthy but likeable individual.

No fairy tales needed. The 95 km done during the day knocked us out as soon as we hit the pad !

 

Breton family reunion..

Breton family reunion..

4th June 2016. Redon  -  Saint Nolff.   Last stage of the trip.

Early departure on the road to Vannes, starting with a few kilometers on the D775, followed by a turn-off towards Rieux and St Dolay. Easy roads but quite a lot of traffic since the two main river crossings are located in La Roche Bernard and Arzal, the two towns we were heading to.

La Roche Bernard and the river Villaine

La Roche Bernard and the river Villaine

The road took us through Ferel and towards the Arzal Dam where we stopped for lunch.

After so many days of cold weather, it was finally getting warm. I guess the reason was that we were getting closer to the 'microclimate' that protects the Gulf of Morbihan. 

First day without a jacket..

First day without a jacket..

Crossing the dam is no issue at low tide. It can take longer at high tide when one of the sections opens to let the boats through.

We passed through Arzal village but missed our road and went too far North. This added a few unnecessary kilometers to the ride, but as soon as we reached Muzillac we were OK. The road from Muzillac to Saint Armel/Le Passage, the "ferry port", goes through Ambon and Surzur. Being Saturday, there was heavy traffic on the first section. After Surzur we were back on a small country road winding through the scents of pine and oak forests, fields and meadows.

It was our lucky day in St Armel. The small ferry crossing 'Le Chenal de Saint Léonard', was operating. During Spring months, before the holiday season, it only sails weekends.. This option saved us many unpleasant kilometers. Had it not been running, we would have had to cycle along the main road and make our way to destination through a string of small villages, strewn over a rather hilly countryside.

Less than two minutes after the ferry left St Armel it reached Montsarrac on the other side. The final leg was covered in no time. The aluminium donkeys knew their way to the stables !

At 6.00 PM we crossed the finish line together, to the applause of our wives. Our third trip together was now over, but the 1,000 kms covered during the two-week outing were still packed tight and spinning in our minds.

As usual, it would take time to unwind.

Memories, Feelings, Emotions, History, Memorials, Pictures, Stamps in our travel books.. Wind, Beaches, Sand, Fog and Light, Hills, Rivers and Countryside..

People we met..and all those who came and never went back... yes, it would take time to unwind !  

 

   

Waiting for the pilot

Waiting for the pilot

Happiness is sharing good times..

Happiness is sharing good times..

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #D-Day Beaches and Brittany

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Publié le 8 Octobre 2016

Premier périple vélo de Sylvie.

Premier périple vélo de Sylvie.

Carte du parcours

Carte du parcours

L'idée avait mûri lentement. Sylvie, mon épouse était maintenant prête à tenter l'expérience d'un premier périple en vélo. Après de longs mois sans pouvoir faire de sport, c'était en quelque sorte un challenge qu'elle se fixait. Bien évidemment, il n'était pas question de se lancer sur la route pour faire1 000 km ou plus dans des conditions d'itinérance pure et dure !

Il fallait, pour que ce premier voyage avec sacoches (mais sans tente), ne soit pas le dernier, qu'il reste un plaisir. Aussi les étapes que l'on s'était fixées étaient limitées à envrion cinquante cinq kilomètres par jour, avec un ou deux dépassements liés aux choix ou à la disponibilité des hébergements (en chambre d'hôte).

Pour des raisons de temps disponible, nous avions choisi de démarrer le périple de 6 jours à Angers. L'idée était de longer la Loire jusqu'à Couëron en aval de Nantes, puis de remonter vers Vigneux de Bretagne, puis Le Pouliguen via St Nazaire, Pornichet et la Baule, les marais salants de Guérande, Penestin, le barrage d'Arzal, Muzillac, Ambon, Surzur, St Armel et Vannes pour terminer le voyage à St Nolff.  

Très beau trajet sur pistes cyclables, petites routes et 'ferry', dans des conditions météo idéales.

 

13 juillet 2016. Paris - Ingrandes sur Loire, via Angers.

A 07h50 les sacoches et tout le fourbi sont sur le trottoir en face de notre immeuble. On charge les vélos et à 08h15, les cyclistes sont prêts à mettre en route. 

Première étape, Montparnasse pour prendre le TGV en direction d'Angers. Départ par la route habituelle via la Rue de Belleville, la République, l'Hôtel de Ville, St Michel et la rue de Rennes.

Très belle lumière sur les bâtiments parisiens. Pas encore trop de monde dans les rues.

Sylvie parcourt ses premiers kilomètres avec un peu d'appréhension. Elle n'a jamais roulé avec des sacoches, ni avec un guidon 'papillon' que je lui avais fait installer pour limiter la fatigue dans les épaules et le dos. Au début, le vélo 'guidonnait' mais peu à peu les choses rentrent dans l'ordre et arrivés à la rue de Rennes l'âne de métal semblait dompté. 

L'entrée dans la gare Montparnasse, avec des vélos, est toujours problématique car hormis les entrées/sorties taxis qu'il faut pouvoir trouver, il n'y a pas d'accès plateforme au niveau de la rue. Tout se fait par escaliers ou escalators...que les grands penseurs de la SNCF ont réussi à compliquer en mettant des poteaux métalliques aux accès inférieurs.

Résultat, on est obligés de tout démonter (car les vélos chargés ne passent pas entre les poteaux) et de faire plusieurs allers-retours pour monter sacoches et vélos. Bravo !

Dès le quai affiché, on file vers la voiture 11. Le chargement se fait sans problèmes. La bétaillère est pleine.

Arrivés sans encombres à Angers. On accède à la rue sans problèmes. Ici, pas d'escaliers ni d'escalators ou ascenseurs trop petits : une série de pentes douces permet de changer de quai et de gagner la sortie ! Tout n'est pas perdu !

Court passage en ville, direction la Maine que l'on suivra jusqu'à la confluence avec la Loire.

Le Roi René était lui aussi un grand voyageur !

Le Roi René était lui aussi un grand voyageur !

En contrebas du pont sur la Maine.

En contrebas du pont sur la Maine.

On n'était pas partis depuis 20 minutes que l'on était déjà perdus...

On n'était pas partis depuis 20 minutes que l'on était déjà perdus...

Les sandwiches achetés en ville seront consommés près de la base nautique sur le lac de Maine. On commençait à avoir faim car on avait déjà réussi à se perdre, la faute au fléchage, au bonheur de démarrer cette nouvelle aventure ? Qu'importe, on était en route et la météo était superbe !

Le halage le long de la Maine est très sympa, passant bien souvent en sous bois. Seule difficulté de l'étape d'aujourd'hui, et paraît-il de toute la Loire à Vélo, le raidillon entre La Pointe et Epire... Un beau séquoia trône dans une propriété bordant la rue Croix Verte.. 

Le séquoia de La Pointe

Le séquoia de La Pointe

La véloroute nous mène à travers les vignobles et les beaux villages de Savennières - excellent Office de Tourisme ! - et de la Possonnière.

Arrivés au pont de la D 961 on suit la piste qui fait une boucle vers la Tête de l'île et on se retrouve, face à Chalonnes, dans l'impossibilité de continuer, à cause de la mise en place du feu d'artifice de la Fête nationale. Seule solution : prendre la route centrale de l'île vers la Basse île, où finalement on retrouve notre chemin. 

Faut-il 'travailler du chapeau' pour 'boire du chapeau' ?

Faut-il 'travailler du chapeau' pour 'boire du chapeau' ?

Le ciel s'était brusquement obscurci..

Le ciel s'était brusquement obscurci..

A l'extrémité de l'île la route débouche non loin du village de Monjean.  Juste avant d'y arriver on a droit à une belle averse suivie d'une "tempête de ciel bleu" et de soleil...

On reste un moment à admirer le "Chevalement du Puits de la Tranchée", énorme structure qui servait à remonter les sacs de charbon des mines souterraines, situées à 178m sous terre. Ce charbon alimentait les nombreux fours à chaux de la région. 

 

Le Chevalement du Puits de la Tranchée.

Le Chevalement du Puits de la Tranchée.

Le village entier est plein de surprises, telles les 'sculptures' en fer, dont une, un coq installé non loin du pont, chante aux heures.

Le coq chanteur.

Le coq chanteur.

Les deux rives de la Loire sont bordées par de vastes 'plages'. Dommage que le fleuve soit si dangereux..

Contrairement aux apparences, la Loire n'est pas un long fleuve tranquille...

Contrairement aux apparences, la Loire n'est pas un long fleuve tranquille...

Remise en route vers Ingrandes, étape de la journée. Madame Lamour nous attend et nous accueille chaleureusement dans sa magnifique maison, veritable jardin suspendu surplombant la Loire. Elle nous racontera qu'en juin de cette année, les eaux du fleuve avaient une fois encore envahi son sous-sol, et que de son balcon, elle voyait les poissons entrer et sortir de chez elle...

Les vélos sont débâtés et rangés au sec. Les cyclistes, la douche prise et déguisés en touristes de passage, traversent l'interminable pont à pieds pour un excellent dîner bien mérité au "Poisson d'Argent", situé juste en face.

 

Super mise en route. Pourvu que ça dure !

Les derniers rayons de soleil éclairent le haut des piles..

Les derniers rayons de soleil éclairent le haut des piles..

14 juillet 2016. Ingrandes sur Loire - Mauves sur Loire.

Marie-Louise Lamour nous prépare un superbe petit déjeuner composé d'un assortiment de produits qu'elle prépare elle-même. Résultat, on ne met en route que vers 10h00...

C'est la deuxième fois que je m'arrête dans cette chambre d'hôte (L'Amour de la Loire); je la recommande très vivement à tous ceux qui décideraient de faire étape dans cette ville.

Après quelques courses pour le pique-nique de midi, on retrouve la véloroute de l'autre côté du pont.

Ingrandes-Le Fresne, villes jumelées, sous une météo idéale pour pédaler.

Ingrandes-Le Fresne, villes jumelées, sous une météo idéale pour pédaler.

Rattrapant la piste au coin du "Poisson d'Argent", on file vers l'aval sur une série de petites routes et de chemins peu fréquentés. Bref arrêt à St Florent et continuation en zig-zags à travers une belle campagne, tantôt en bord de Loire, tantôt en retrait..  

Culture de coquelicots..

Culture de coquelicots..

Sur la D210, avant St Laurent le Vieil...

Sur la D210, avant St Laurent le Vieil...

Contrairement aux apparences, Sylvie ne se rendait pas. Au contraire, le plaisir allait grandissant !

Contrairement aux apparences, Sylvie ne se rendait pas. Au contraire, le plaisir allait grandissant !

Très joli parcours entre La Marillais et Le Fossé Neuf, puis jusqu'à Ancenis où l'on pique-nique sur un des bancs du jardin public en contrebas du pont.

Que du bonheur !

Que du bonheur !

Les bancs de sable en amont du pont d'Ancenis.

Les bancs de sable en amont du pont d'Ancenis.

Bienvenue en Bretagne !

Bienvenue en Bretagne !

Du pont d'Ancenis la véloroute continue le long de la rive droite de la Loire. Les bancs de sable succèdent aux bancs de sable. C'est un paradis pour les oiseaux de tous ordres, les courts sur pattes ou les échassiers. Soleil et ciel bleu nous accompagnent. Il fait chaud !

Même au soleil, les corbeaux restent noirs..

Même au soleil, les corbeaux restent noirs..

L'aigrette, elle, attendait patiemment le passage de son casse-croûte,

L'aigrette, elle, attendait patiemment le passage de son casse-croûte,

A Oudon, on passe de l'autre côte du fleuve pour entrer dans un paysage bien différent. La véloroute serpente à travers prairies et bois passant par une succession de vieux villages. Pas mal de maisons en cours de restauration. Ce sera comme celà jusqu'à La Varenne et même au-delà.

Prairies et étangs un peu en retrait de la Loire.

Prairies et étangs un peu en retrait de la Loire.

Une fois encore le ciel devient menaçant, mais cette fois-ci on échappe à l'averse.

Une fois encore le ciel devient menaçant, mais cette fois-ci on échappe à l'averse.

A La Varenne la route passe à travers des champs de cultures maraîchères : radis, céleris, salades, poireaux... Des hectares et des hectares de légumes parfaitement alignés et arrosés par des jets puissants... Il en faut de l'eau pour manger 5 légumes par jour...

Arrivés dans les 'faubourgs' de Mauves ce sera le tour des champs de muguet !

On passe le pont de Mauves, direction le 'Bel Air' qui, comme son nom l'indique, (et comme le savent tous les cyclo-touristes en fin d'étape journalière), n'est pas dans vallon, mais perché en haut d'une côte impossible à 15%... 

Pont de Mauves... On pensait que la fin du parcours serait une petite balade digestive...

Pont de Mauves... On pensait que la fin du parcours serait une petite balade digestive...

Une fois encore, le panneau était sournoisement caché dans la verdure..

Une fois encore, le panneau était sournoisement caché dans la verdure..

Après avoir poussé les vélos à pied jusqu'en haut de la côte tant elle était raide, on les débâte et on les range dans la cave. Comme si l'on n'avait pas assez monté pour arriver à la chambre d'hôte, nos 'appartements' se situent en haut de la vieille bâtisse.

Magnifique vue sur la Loire en aval. Bel-Air méritait bien son nom. Seul bémol, étant le 14 juillet, les 2 restaurants du bourg sont fermés... Le taxi municipal n'étant pas libre, notre hôtesse nous propose généreusement les services de sa fille qui nous conduit et nous ramène du village voisin où l'excellent restaurant 'Le clos du Cellier' était, lui, ouvert.

Encore une très belle journée de pédalage ! Cyclistes et météo ont la forme !

 

15 juillet 2016. Mauves sur Loire - Vigneux de Bretagne.

On est seuls au petit déjeuner et on bavarde pas mal avec notre hôtesse. C'est malheureusement le lendemain de la tuerie de Nice...

Mise en route, cette fois en descente, vers 10h00. La météo est superbe une fois de plus. On retrouve le parcours de la véloroute de l'autre côté de la ligne de chemin de fer Angers - Nantes, dont on ne s'était jamais bien éloignés depuis la mise en route avant-hier. Hectares de muguet ! On passe un moment à observer une machine, tirée par un tracteur, couper de la roquette. Aussitôt coupée elle est mise en cageots et promptement enlevée. Demain elle sera sur les étals de marchands de quatre-saisons.. Impressionnant ! 

Un des nombreux champs de muguet. Énormément de travail pour un jour de vente par an !

Un des nombreux champs de muguet. Énormément de travail pour un jour de vente par an !

La piste jusqu'à Nantes est superbe. La circulation cyclopédique devenait plus dense au fur et à mesure que nous nous approchions de cette ville tiraillée entre le fleuve et l'histoire.

On n'avait pas beaucoup de temps à consacrer à la visite, cette fois-ci. Heureusement que l'on était à vélo, car malgré tout le bardas que nous transportions, ces derniers se révélèrent super pratiques, nous permettant d'aller jeter un rapide coup d'oeil aux quatre coins de la ville, avant de continuer vers Vigneux, notre destination de la journée. 

Après un passage près du 'Lieu Unique', (le siège historique de LU), du château et un petit tour de la cathédrale (où j'ai rencontré un ami de Maubeuge devant la tombe de François II de Bretagne et de Marguerite de Foix..!), on avale rapidement un pique-nique dans le parc avant d'aller explorer trop sommairement l'île de Nantes, creuset de délire et d'expression contemporaine surprenants.

Impressionnant Eléphant mécanique (que nous avons eu la chance de voir en mouvement), Carrousel démentiel à plusieurs étages, quais qui n'en finissent pas, grue jaune sortant tout droit de Mad Max, enfilade de Cercles de Buren...panneaux de basket pour joueurs 'S' à 'XXXXL'... tout cela sous un soleil radieux. Faudra absolument que l'on revienne !

A la cathédrale, le gisant de François II de Bretagne et Marguerite de Foix.

A la cathédrale, le gisant de François II de Bretagne et Marguerite de Foix.

'La Prudence' orne un des angles du gisant. La Sagesse (le vieil homme), guide les pas de la prudence...

'La Prudence' orne un des angles du gisant. La Sagesse (le vieil homme), guide les pas de la prudence...

'La Force Morale' veille aussi...

'La Force Morale' veille aussi...

Qui n'a jamais mangé de Petits LU ?

Qui n'a jamais mangé de Petits LU ?

Détail du fronton du siège historique de LU.

Détail du fronton du siège historique de LU.

Le vent assurait un mouvement perpétuel au mobile..

Le vent assurait un mouvement perpétuel au mobile..

L'éléphant 'hydraulique' : 48 tonnes, 450 ch, 62 vérins... Peut transporter 50 personnes..

L'éléphant 'hydraulique' : 48 tonnes, 450 ch, 62 vérins... Peut transporter 50 personnes..

Les panneaux de basket, 'one model fits all'...

Les panneaux de basket, 'one model fits all'...

Sylvie devant les 18 anneaux de Buren..

Sylvie devant les 18 anneaux de Buren..

Un condensé de l'histoire de la ville..

Un condensé de l'histoire de la ville..

Le temps file trop vite nous obligeant à remettre en route. Le parcours se fait sur la rive droite jusqu'à Couëron. A quelques centaines de mètres du centre ville, sur la falaise de la butte Sainte Anne, surplombant le fleuve, un arbre blanc. En réalité, l'oeuvre s'appelle "Lunar Tree".

De jour, contre le ciel bleu cet arbre mort, peint en blanc, est très surprenant.

Lunar Tree

Lunar Tree

La véloroute évolue maintenant à travers des zones portuaires semi industrielles. C'est bien moins agréable qu'en amont de Nantes. La circulation est plus dense, la chaleur aussi...

On traverse les beaux villages de Haute et Basse Indre avant d'atteindre Couëron, où un bac permet de passer de l'autre côté et de rejoindre Paimboeuf et Saint Brévin.

Après un coup d'oeil à "La maison dans la Loire" on s'arrête sur la place de l'Eglise à Couëron pour une boisson fraîche, tant la chaleur était devenue oppressante.

Le relief s'accentue durant les derniers kilomètres vers Vigneux. Nombreuses côtes et peu de descentes. On est maintenant à la campagne. On ne retrouvera l'eau que demain. A 18h00 l'étape est atteinte. Après un excellent repas en table d'hôte et une conversation qui allait de la pêche en mer aux meilleures façons d'extraire le jus des fruits pour faire la confiture on éteint finalement à 23h00, contents et satisfaits de l'excellente journée que nous avions vécue.

Palette de couleurs juste avant Couëron..

Palette de couleurs juste avant Couëron..

La maison dans la Loire de Jean Luc Courcoult, à Couëron.

La maison dans la Loire de Jean Luc Courcoult, à Couëron.

16 juillet 2016. Vigneux de Bretagne - Le Pouliguen.

Dès la mise en route le soleil tapait déjà. La journée allait être belle. Hier on s'était écarté du fleuve. Aujourd'hui on allait le retrouver dans une autre configuration : celle des grosses industries maritimes, aéronautiques, pétrochimiques ou céréalières. Un autre monde ! 

On quitte Vigneux vers Le Temple de Bretagne, un bourg au nom curieux situé sur la route de Cordemais. Route sympa pas très active, la plupart du temps en sous-bois ou ombragée. Passage devant 'Le Moulin Neuf', fier petit moulin restauré situé peu avant l'entrée du Temple.

A l'intersection de la route de Savenay, on file à droite sur la D17, une route plus importante mais très calme que l'on quittera au panneau indiquant Bouée, Lavau sur Loire. 

Le Moulin Neuf.

Le Moulin Neuf.

Pour l'instant, la route est plutôt en descente ce qui n'est pas plus mal... Ici on n'est pas très loin du futur aéroport, qui excite tant les esprits. A voir l'affiche collée près du passage à niveau à deux kilomètres de Bouée, tout le monde n'est pas contre !

"Oui", "Non", bien que le 'référendum' ait eu lieu, qui aura le dernier mot ?

"Oui", "Non", bien que le 'référendum' ait eu lieu, qui aura le dernier mot ?

On reste sur la D90 jusqu'à l'intersection avec la D100 que l'on prend en direction de Donges / St Nazaire. Là, la circulation se densifie et devient plus bruyante. Au grand rond point de la ZI "Bonne Nouvelle" on quitte la D100 pour suivre au plus près la 'côte'. Malheureusement le parcours proposé par 'Openrunner' ne fonctionne pas et on est obligés de faire demi tour vers le rond point et de poursuivre sur la D100, malgré tout équipée d'une piste cyclable.

Donges... A la D4, nouvelle tentative pour rejoindre l'estuaire. Cette fois-ci on a plus de chance...pendant 2 km.. La rive du fleuve est glauque. On est dans une zone de terrains en friche, de chargement/déchargement de navires vraquiers., d'usines pétrochimiques, de torchères, de cuves de stockage reliées par d'énormes tuyaux... Grosse implantation 'Total'...

Ce gaz-là ne doit pas coûter bien cher, il brûle en permanence...

Ce gaz-là ne doit pas coûter bien cher, il brûle en permanence...

D'énormes trompes aspirent le contenu des cales..

D'énormes trompes aspirent le contenu des cales..

A la rue de la Goélette, nouvelle bifurcation à droite pour une fois de plus nous retrouver sur la D100 menant au pont de St Nazaire... Il commençait à faire vraiment chaud. Passage devant l'usine Airbus où un 'Béluga' venait d'arriver.

Il faisait très chaud...

Il faisait très chaud...

L'énorme avion ne dérangeait pas les vaches...

L'énorme avion ne dérangeait pas les vaches...

Au niveau du pont la signalisation devient cahotique et on se trompe de sortie. Demi tour, passage sous l'emprise et descente, via le Bd des Apprentis, vers le Bd de Penhoët. Ici, la petite navigation côtoie la grande. Il y a de la place pour tous sur la mer. Un dégagement entre les bâtiments bordant l'estuaire permet de voir le pont s'étirant au dessus de la Loire. La zone portuaire à ce niveau n'est pas très gaie, même au soleil. Une énorme grue surplombe tout le paysage urbain. L'ancienne base sous-marine allemande bloque la vue des quais sur plus de 300m.

 

Eux aussi ont droit à leur place au soleil...

Eux aussi ont droit à leur place au soleil...

On avait envisagé de l'emprunter mais finalement on a préféré le plancher des vaches...

On avait envisagé de l'emprunter mais finalement on a préféré le plancher des vaches...

Non, ce n'est pas un pèse lettres !

Non, ce n'est pas un pèse lettres !

Après quelques centaines de mètres on se retrouve Bd du Président Wilson, un changement de paysage bien apprécié car donnant finalement sur la mer. Il était tard et on avait malheureusement trop faim pour chercher un restaurant moins désagréable que le "Doux Soleil". Patron odieux, galette moyenne, prix de saison... 

Remise en route vers Pornichet en longeant le front de mer. C'était bien agréable tant que l'on était à l'ombre...

Le long du Bd Albert 1er on découvre les 'pêcheries', ces cabanes sur pilotis équipées d'un grand filet carré (carrelet) qui est baissé dans l'eau et relevé, dans l'espoir d'y attraper quelque chose.

Une dernière vue du pont, assez surréaliste celle-là...

Les 'pêcheries' de St Nazaire...

Les 'pêcheries' de St Nazaire...

Pendant un instant, je voyais la ville et le pont suspendus dans le ciel...

Pendant un instant, je voyais la ville et le pont suspendus dans le ciel...

Sur la plage un peu plus loin les morses se dorent au soleil. Pas besoin d'huile solaire, les cargos s'en chargent...

Griller 5 minutes de chaque côté...

Griller 5 minutes de chaque côté...

Saint-Nazaire  -  Pornichet par la côte est un jeu de pistes. On se perd... normal !

Arrivés je ne sais comment à l'immense rond-point de la D92/D492, desservant des zones commerciales de part et d'autre de la route, un cycliste nous indique l'entrée de la piste bordant la D92 qui mène à Pornichet. Merci pour son aide car ce chemin en site propre est très mal indiqué..

A la hauteur de Saint Sébastien on quitte l'artère bruyante et 1 km plus loin on retrouve la marina de Pornichet et l'immense baie de la Baule.

Il y a 20 ans Pornichet avait encore un cachet, certes un peu désuet, mais tranchant des horribles alignements d'immeubles hideux du front de mer de la Baule.

Roulant en vélo, tout doucement par la force des choses, j'ai été déçu de voir que cette petite ville de 'vacances familiales' s'est "baulisée" pour son plus grand malheur.

Une fois encore, les promoteurs, marchands de béton ont eu la peau de la plupart des jolis petits pavillons qui faisaient la différence ! Dommage.

La route bordant la baie est pire que le périphérique parisien un jour de départ en vacances...

Les 'chariottes' de touristes énervés avancent au pas dans une odeur de gaz d'échappement et d'huile solaire. Nous on zigue-zague tant bien que mal dans cette cohue.

On atteint enfin le pont du Pouliguen et le calme de cette partie de la baie. Deux kilomètres plus loin, par des rues bien peu passantes, on arrive à la magnifique chambre d'hôte des "Goélands".

Vélos rangés, douche prise on file en ville, à pieds cette fois, pour un repas délicieux pris au 'Nectar', petit bar à vins très agréable situé sur la place des Halles.

Aujourd'hui on a tous les deux notre compte. La journée de pédalage a été longue et le soleil et la chaleur n'ont rien arrangé. Pas besoin de berceuse ce soir !

 

 

Le petit port du Pouliguen. Faut pas que les cordes soient trop courtes...

Le petit port du Pouliguen. Faut pas que les cordes soient trop courtes...

Demain il devrait faire beau...

Demain il devrait faire beau...

17 juillet 2016. Le Pouliguen - Penestin

Météo magnifique. Pas à se presser, car aujourd'hui c'est une promenade 'digestive' d'environ 45 km.

Notre hôtesse, Madame Trochu nous conseille de continuer par la côte jusqu'à l'hôtel 'Les Lichens' et de tourner à droite vers les marais salants de façon à rattraper la petite route qui serpente à travers ce coin étonnant. On profite de visiter le petit village de Trégaté et en le quittant on se retrouve sur la D774, route qu'il fallait éviter à tout prix, cause circulation.

Des oiseaux par centaines..

Des oiseaux par centaines..

Au loin, l'église Saint Guénolé à Batz sur mer.

Au loin, l'église Saint Guénolé à Batz sur mer.

Heureusement, très rapidement on bifurque à gauche pour prendre la D92 qui se promène paresseusement pendant plusieurs kilomètres à travers les oeillets des marais salants.

Le travail du Paludier, cet espèce de magicien qui extrait le sel de l'eau, est terriblement 'physique', et l'occupe en toutes saisons. La récolte d'été, labeur de précision et de patience, n'est que l'aboutissement des longues heures de travail nécessaires au bon fonctionnement du 'système'. 

Bref arrêt à la Turballe pour acheter les provisions du pique-nique. Vue la chaleur, pas question en effet de laisser le jambon trop longtemps dans la sacoche noire, sous le soleil de plomb...

Parceque la destination finale de notre périple est St Nolff on ne pouvait pas faire autrement que nous arrêter à Saint Molf pour le casse-croute !  

Le sel, gage d'hospitalité et d'amitié. Cette symbolique n'a pas été démentie lors de notre passage ici.

Le sel, gage d'hospitalité et d'amitié. Cette symbolique n'a pas été démentie lors de notre passage ici.

A une lettre près, et un 'L' en plus, on serait arrivés..

A une lettre près, et un 'L' en plus, on serait arrivés..

Notre jambon-beurre de dimanche midi sera consommé au pied de l'église, sous un gros tilleul. Il n'y avait pas grand monde dans la rue, la chaleur était à son comble..

L'itinéraire continue en sous-bois et en 'plaine'. Les moissons sont faites et les énormes balles de paille attendent le ramassage. Par de telles météos l'odorat est à la fête : le vent chaud d'été charrie les belles odeurs de foin, de sapin, de la relative fraîcheur des sous-bois..

Encore quelques marais salants, puis un long chemin ombragé, plein ouest, bien compacté, menant à la D282. De là c'est direction Caire où l'on est obligés d'emprunter la route très passante allant à Penestin.

A court d'eau, on s'arrête au camping de Pont Mahé  pour remplir les gourdes d'eau fraîche, très bienvenue...

On quitte la 'grand' route juste après le panneau 'Morbihan', quelques centaines de mètres après le camping, direction 'La Pointe du Bile, Penestin par la côte.

Maintenant on est chez nous !

Maintenant on est chez nous !

Encore quelques tours de pédale et on arrive à la "Lanchallaise" où nos hôtes nous reçoivent avec gentillesse. Notre hébergement étant à la périphérie du bourg, et tous les restaurants se trouvant au centre, il nous faudra nous y rendre pédibus par le magnifique sentier côtier. 

Après la très chaude journée sur la route, la marche sous les pins, parmi les genêts en fleur est un bonheur.

"Il pleut toujours en Bretagne"...

"Il pleut toujours en Bretagne"...

Au loin, la Falaise d'Or...

Au loin, la Falaise d'Or...

Il faudra une heure de marche pour nous rendre au bourg...et autant pour revenir, mais quel spectacle au retour ! Le soleil descendait tout doucement vers la mer, laissant derrière lui un dégradé passant par toutes les couleurs entre l'orange et le bleu. Les bouchots, telles des sentinelles immobiles, semblaient garder l'or de la falaise. Pas de vent, pas de bruit...rien qu'une belle douceur qui nous raccompagnait sur le chemin. 

Toute la journée on avait eu très chaud, mais chaque minute en avait valu la peine, tant les paysages traversés étaient uniques et variés... et maintenant le soleil, comme pour s'excuser, nous gratifiait d'un spectacle magnifique.

Tout était calme..et l'air encore très doux..

Tout était calme..et l'air encore très doux..

Le soleil n'en finissait pas de plonger derrière l'horizon.

Le soleil n'en finissait pas de plonger derrière l'horizon.

Telle une armée gardant la plage : l'impressionnant alignement des bouchots.

Telle une armée gardant la plage : l'impressionnant alignement des bouchots.

Dernières lueurs avant la nuit.

Dernières lueurs avant la nuit.

18 juillet 2016. Penestin - Saint Nolff.  

Dernière étape de notre périple 2016.

Thermostat 8 !!

 

Après un dernier copieux petit déjeuner on met en route vers "La Mine d'Or", un des quartiers de Penestin, histoire de faire tamponner le carnet de voyage par le restaurant où nous avions dîné hier soir. C'est toujours source de curiosité ou d'amusement et la demande nous entraîne bien souvent dans des explications du voyage, des pourquoi et des comment, surtout lorsqu'on déplie les pages recouvertes de tampons divers et variés. Immanquablement on a droit à : "Ah, vous avez de la chance !"... et à chaque fois, je reponds que la seule chance est d'avoir la santé !

Le reste n'est qu'une affaire de curiosité et d'approche du temps et de l'espace.

La véloroute jusqu'à Arzal nous mène au petit port de Tréhiguier via la plage du Branzais, bordée de pins... Billiers est juste en face, mais on ne peut l'atteindre qu'en passant par Arzal. Dommage que les élus n'aient pas pensé à un bac en saison...(à marée haute, s'entend..)

La plage d Branzais dans l'estuaire de la Vilaine. Pas beaucoup d'eau à marée basse...u

La plage d Branzais dans l'estuaire de la Vilaine. Pas beaucoup d'eau à marée basse...u

Ils ne risquent pas de couler..

Ils ne risquent pas de couler..

La route continue en montées et en descentes en retrait de la rive gauche de la Vilaine. C'est très calme et pas mal boisé. On fait un petit arrêt à la chapelle N-D de la Salette, malheureusement fermée. Puis c'est Camoël et une lente descente vers le barrage d'Arzal sur un petit chemin en site propre, hors de la route principale..

Un très beau rosier grimpe le long de la porte..

Un très beau rosier grimpe le long de la porte..

Les bateaux attendent que l'eau revienne..

Les bateaux attendent que l'eau revienne..

La traversée du barrage, ma deuxième en vélo en un mois et demi, se fait sans problèmes. A marée basse pas de gros risques d'attente. Arrêt à l'épicerie du barrage pour acheter le pique-nique et mise en route pour Arzal-même où l'on cassera la croute à l'abri du soleil, dans la cabane du car. La chaleur était telle qu'en moins de deux kilomètres la plaque de gruyère baignait déjà dans son jus huileux dans l'emballage plastique...

 

Sylvie sur le barrage d'Arzal.

Sylvie sur le barrage d'Arzal.

Le repas fini on sort d'Arzal direction NO par La Ville au Vent. Arrêt à Lantiern pour admirer la place du village et l'église à la structure très originale. Chance, elle était ouverte !

La jolie maison sur la place de Lantiern.

La jolie maison sur la place de Lantiern.

Une vue de l'intérieur de l'église.

Une vue de l'intérieur de l'église.

Continuation par 'Texaco' et la voie communale jusqu'à Muzillac où on refait les pleins au petit café de la place tant le soleil tapait fort. 

L'Office du Tourisme nous indique l'existence d'une voie verte non encore répertoriée pour éviter la D20 jusqu'à Ambon. "Peu avant la sortie de la ville, prendre Rue de Bellevue à gauche et bifurquer rapidement sur le chemin qui part à droite entre les deux gros blocs de pierre". C'est une ancienne ligne de chemin de fer. Le sentier est agréable et pas mal en sous bois ce qui nous procure un peu de bien-être.

Sur la voie verte...

Sur la voie verte...

D'Ambon à Surzur on n'échappe pas à la D20 très passante. La route semble longue sous le soleil. La sortie de Surzur se fait par la rue Kol Castel. Cette fois la petite route monte et descend en sous-bois et en 'plaine'. C'est très calme. Belles senteurs de pin..

On coupe enfin la route de Vannes à Sarzeau et en quelques coups de pédale on arrive au Passage à St. Armel, où le 'Petit Passeur' semble nous attendre pour traverser les 150m de bras de mer.

Avant d'embarquer Sylvie se rince la tête au robinet de l'embarcadère tant la chaleur est devenue oppressante..

Vélo mal calé + virage un peu sec et le vélo se couche sur le 'pont' de l'embarcation. Heureusement plus de peur que de mal. Les sacoches amortissent bien et le rétro n'est même pas cassé...

Après la minute de traversée on débarque à Montsarrac où l'on se fait un petit goûter histoire de reprendre des forces pour les 15 km qui restent à parcourir jusqu'à la maison.

Après un nouvel arrêt à Séné, à l'ombre d'un grand panneau publicitaire, où les dernières gouttes d'eau des gourdes rafraîchissent une fois encore la tête de Sylvie, on arrive finalement à la maison.

Les parents Robert et Elisa nous accueillent. Pour tous, mais surtout pour Sylvie, c'est un grand moment de joie et d'émotion. Elle a réussi ce premier voyage, domptant ses craintes et ses doutes... et n'aspire plus qu'à recommencer.

Ben oui... j'ai pas fait exprès de le faire tomber...

Ben oui... j'ai pas fait exprès de le faire tomber...

Aujourd'hui, à cause de la chaleur, c'était un peu ça...

Aujourd'hui, à cause de la chaleur, c'était un peu ça...

Arrivée !!!! Game over... till next year..

Arrivée !!!! Game over... till next year..

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Paris - Bretagne en vélo - 2016

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Publié le 21 Septembre 2016

Quatrième édition des "Voyages avec ma Fille"

Quatrième édition des "Voyages avec ma Fille"

Quatrième édition des "Voyages avec ma Fille". Cette fois nous sommes retournés en Irlande, faire un tour du magnifique et sauvage Connemara et visiter le site exceptionnel des Falaises de Moher, au sud de Galway.

Voyage à vélo physique tant par le relief que par les éléments ! 

Tout d'abord le vent, qui venant du sud-est, nous a bien aidés pendant une partie du chemin. Mais nous avons dû l'affronter de face durant d'autres étapes... et quel vent !  Puis la pluie, abondante dans cette région du monde puisqu'il y tombe environ1 600mm d'eau par an (contre environ 650mm à Paris...). Pas étonnant que l'Irlande soit si verte.. Heureusement que le soleil était aussi au rendez-vous les jours où il était le plus attendu !

En ce qui concerne le relief, on retrouve les chausse-trappes des routes de bord de mer, en montée et en descente continue : tantôt longeant la plage, tantôt grimpant sur les falaises en surplomb...et l'intérieur du pays est aussi un bon défouloir pour les mollets.

Le bouquet c'est quand tout se combine pour tester la patience et la résistance du cycliste, chargé comme un animal de bât.

Comme les fois précédentes, c'est Jenny, ma fille, qui avait préparé le parcours, les étapes et les hébergements. Pas question d'emporter la tente en Irlande en septembre, on n'est plus des boy-scouts. (et la météo nous a donné plus que raison).

Le circuit choisi est repris sur la carte ci-dessous. Galway était le point tournant de notre voyage. Les étapes seront décrites au fur et à mesure de l'avancement.

 

  

 

La carte de notre voyage Connemara - Cliffs of Moher.

La carte de notre voyage Connemara - Cliffs of Moher.

Mise en route par le TER déguisé en TGV qui nous transporta de Paris Montparnasse à Morlaix.

Grosse chance ! Nous étions les seuls dans le compartiment à vélos, ce qui donne un peu plus d'air, car lorsqu'il est plein, on se croirait dans le box d'un cheval qui vient de gagner le Prix de l'Arc de Triomphe... 

C'était pas l'Orient Express mais c'était bien sympa tout de même !

C'était pas l'Orient Express mais c'était bien sympa tout de même !

Morlaix  - Roscoff par la route, histoire de se dégourdir les jambes après 4h de train. Les 25 et quelques kilomètres sont faciles et fort agréables le long de la Corniche. Un raidillon ou deux à Carentec puis de nouveau plat jusqu'à destination.

L'île Louët, un bijou au large de Carentec;

L'île Louët, un bijou au large de Carentec;

Le "Pont Aven" de la compagnie bretonne "Brittany Ferries" est à quai, prêt à avaler camions, camping-cars, voitures et le menu fretin des deux roues qui patientent sous un crachin persistant, qui cessera bien évidemment quelques minutes avant l'embarquement.

C'est notre cinquième voyage à bord des navires de cette compagnie et on ne s'en lasse jamais tant le service à bord est excellent à tous points de vue.

Le Pont Aven

Le Pont Aven

La mer sera légèrement agitée durant la nuit berçant les cyclistes dans les étroites couchettes.

Au matin on se réveille au large de Cork sous un ciel gris et peu engageant.

Le port de Cork

Le port de Cork

La cabine est étroite mais très fonctionnelle

La cabine est étroite mais très fonctionnelle

Après un solide petit déjeuner, les passagers sont invités à libérer les cabines afin que le personnel puisse remettre le navire en état pour le retour de l'après midi. A considérer le nombre de cabines c'est un travail qui demande une organisation militaire.

Descente au pont numéro 3, où nos ânes de métal ont passé la nuit. Les sacoches sont remontées et les rétros changés de côté, car ici on roule à gauche.  

Tout est absolument nickel.

Tout est absolument nickel.

A 10h00 précises le navire accoste à Ringaskiddy et régurgite lentement son repas de la veille au soir. La ferraille des camions et autres véhicules et les arêtes du menu fretin n'ont pas dû convenir à son estomac. La douane est passée sans problèmes et c'est 'en route' -à gauche- vers la gare de Cork par le chemin que nous avions emprunté il y a 3 ans. La voie verte est une ancienne ligne de chemin de fer qui allait du port au centre. L'aménagement est superbe et permet d'atteindre Cork sans problèmes, à part une petite pluie qui nous donne le ton.

Notre train vers Galway -via Dublin !- est à 14h et quelques. On récupère nos billets commandés sur internet en renseignant les numéros de dossiers dans le distributeur de la gare. Trente secondes après tout est réglé. 

Train à l'approche en gare de Cork. Les sémaphores ferroviaires sont encore en service ici.

Train à l'approche en gare de Cork. Les sémaphores ferroviaires sont encore en service ici.

Le premier train est équipé d'un compartiment de marchandises ce qui permet d'embarquer les vélos tout montés. Le suivant, de Dublin à Galway ne nous offre pas cette facilité. Tout doit être démonté et les vélos placés dans des racks étroits, difficiles d'accès et mal adaptés aux cycles actuels.

Pas facile de passer dans le couloir avec  le trolley à thé...

Pas facile de passer dans le couloir avec le trolley à thé...

De Dublin, c'est plein ouest pour Galway. Changement de paysage après Athlone : tourbières, sapins, bouleaux, un peu la Toundra... Murs en pierres. Succession de ciel clair et de nuages menaçants, pluie...

A 20h00 on atteint la gare de Galway. La pluie a cessé. Le temps de remonter tous les sacs et on est en route pour la Guest House que Jenny a réservée. En route on croise des locaux en T-shirts et robes légères... On n'a visiblement pas la même conception de l'été, nous qui sommes engoncés dans nos cuissards longs..

Le B & B est sympa. En plus il est situé à l'ouest de la ville, facilitant le départ du lendemain. Les vélos sont une fois encore déchargés et remisés derrière la maison, à l'abri. Le chauffage est allumé dans la chambre.

Le sandwich de midi est loin et c'est au pas de charge que l'on se rend dans un pub du coin pour une première ration de Fish'n'Chips et de Guinness !

4 septembre. 

Ciel de traîne, plutôt clair mais frais. Après avoir ingurgité un excellent petit déjeuner "Full Irish" avec boudin noir au sarrazin, bacon, saucisses et oeufs sur le plat, on met en route pour les 50 km nous séparant du petit port de Ross an Mhil (Rossaveal), d'où part le ferry pour les îles d'Aran.

On passe la plage de Salthill avec son plongeoir années '50, où quelques courageux se jettent allègrement à l'eau... Des gamins jouent sur la plage. Visiblement on n'a pas la même notion de l'été et des joies de la baignade..

Nous, on était en polaire et coupe-vent...

Nous, on était en polaire et coupe-vent...

La Bretagne à côté c'est la Côte d'Azur..

La Bretagne à côté c'est la Côte d'Azur..

La route côtière est très passante. C'est dimanche. On est obligés de raser les bords, passant, tous les trois traits, sur les petits 'catadioptres' qui délimitent les routes d'Irlande afin d'aider l'automobiliste par temps de brouillard, (ou autre...).

Rapidement, (et très souvent), il nous est rappelé que nous sommes en Terre Catholique. Les calvaires sont de véritables mises en scène.

En quittant Galway..

En quittant Galway..

Les paysages deviennent vite chaotiques, minéraux. Murs de pierres sèches, petits arbres tordus par les vents.. D'énormes dalles de pierre affleurent et mèlent leur gris au vert intense des prairies que moutons et vaches peinent à tondre tant l'herbe est drue.

De loin, en bord de mer,  on aperçoit ce qui semble être un champ hérissé de poteaux en pierre. A l'approche, cela s'avère être un cimetière. Il est au bout d'un chemin à Inverin. L'endroit est désolé. Les hautes croix rendent ce lieu un brin sinistre.  

Toutes les croix sont tournées vers l'est.

Toutes les croix sont tournées vers l'est.

Les quelques gros blocs du brise-lames, au bout du chemin, sur une 'plage' de galets, sont parfaits pour le pique-nique. C'est marée basse, les roches découvertes sont tapissées d'algues jaunâtres. L'air est très iodé.

La route suit la côte donc pas de risque de se perdre. Un panneau annonçant l'entrée au Connemara nous accueille. Photo rituelle bien sûr.

 

Le Gaélique est omniprésent.

Le Gaélique est omniprésent.

Bref arrêt à l'aérodrome du Connemara histoire de demander un coup de tampon (qu'ils n'ont pas...) et continuation sur la route passante et de plus en plus désolée. Un grain nous oblige à nous déguiser en scaphandriers. 

Un General Store (petit magasin vendant un peu de tout, comprenant souvent un bureau de poste en milieu rural), nous ouvre son guichet et nous appose 7 tampons régionaux dans nos carnets. Très sympa, surtout un dimanche après-midi ! 

L'intersection vers Rossaveal n'est plus qu'à 5 km. On arrive à la cabane du ferry bien en avance, les réservations internet sont échangées pour des billets de passage. 

Avec deux heures 'à tuer' sous un crachin froid et pénétrant c'est direction l'unique pub pour une tasse de thé.

Des écrans TV diffusent la finale de Hurling entre Kilkenny et Tipperary. Ca chauffe !

Drôle de jeu, mélange de hand-ball, de tennis et de jokari, se jouant sur un terrain de rugby avec filets de foot dans la partie basse des 'buts'. Chaque joueur des deux équipes qui s'opposent est muni d'une batte et tente d'expédier une balle en cuir très dure dans les buts adverses.

Difficile choix pour nous : rester à l'intérieur et subir les très bruyants commentaires des clients 'scotchés' aux écrans ou attendre dehors, dévorés par les midges. Ces minuscules insectes volants vivent dans les tourbières et les landes, s'infiltrent partout, et entraînent chez les uns et les autres divers mouvements totalement desordonnés qui n'ont pour effet que de les rendre plus aggressifs encore ! 

 

Un des ferries des îles Aran

Un des ferries des îles Aran

Vers 18h00 nous pouvons enfin accéder au bateau. Les vélos sont débâtés, les sacoches chargées en cabine. Deux marins costauds empoignent les ânes de métal et se les passent au dessus du bastingage. Ils sont rangés contre une rambarde à l'arrière du bateau.

La mer est pas mal agitée et la pluie tombe par rafales. En 45 minutes de traversée houleuse nous atteignons Kilronan, le petit port abrité d'Inishmore, la plus grande des trois îles.

Les sacs sonts accrochés sommairement aux vélos et c'est la course sous des bourrasques de pluie vers le petit hôtel situé tout près de la jetée. Check-in rapide. Vélos remisés au sec dans la réserve à biere. Douche et dîner au restaurant de l'hôtel.

Le chauffage est allumé !

A 22h15 il tombe encore des cordes... ça promet pour demain.

5 septembre.

Au lever il tombe encore des cordes.... et le vent souffle.. Rien de tel qu'un petit déjeuner irlandais pour se préparer à affronter les intempéries.

On n'a qu'une journée alors pas question de trainer... Faut y aller !

Après avoir enfilé les habits de pluie on passe chez le loueur de vélos pour obtenir une carte des circuits possibles. On passera par la route haute pour aller au Fort de Dun Aonghasa, un des hauts lieux de l'île.

A peine en route, Jenny est mêlée à une embrouille entre un cocher/taxi et son chaton. Ce dernier avait décidé de suivre son maître sur la route. Résultat : Jenny est embauchée pour tenir le cheval pendant que le vieil Irlandais, à grands renforts de jurons puissants, chassera son chaton à travers un muret.  

Le chaton ne voulait rien entendre !

Le chaton ne voulait rien entendre !

Tous les verts sont dans la nature...

Tous les verts sont dans la nature...

...ou comment recycler des vieux pneus..

...ou comment recycler des vieux pneus..

Les préposés du Visitor Center du Fort sont intrigués par nos carnets mais apposent quand-même leur cachet dans nos carnets. Voucher échangé, guide acheté et nous voilà à grimper à travers les "champs", en réalité une énorme carapace de pierre avec ici et là quelques brins d'herbe que des vaches broutent patiemment.  

Faut pas faire le difficile...

Faut pas faire le difficile...

On passe successivement les trois enceintes du Fort érigé il y a une trentaine de siècles.

Trois demi-cercles ouverts vers la mer, comme si l'autre moitié des cercles avait été englouti par les flots.

Et là c'est la sidération car ces demi cercles concentriques se terminent sur le vide. L'océan furieux fouette inlassablement la roche 87m plus bas.

Pas de barrière, pas de rambarde, pas de panneau d'interdiction (autre que de grimper sur les structures ou de salir les lieux), pas de gardien !  Chacun s'assume ...

Je fais une mini-vidéo de l'à-pic en me mettant à plat ventre au ras du bord et en filmant l'océan à la verticale... C'est effrayant !

Heureusement que depuis le matin, la météo s'est quelque peu améliorée. Le vent est tombé et il ne pleut plus..

On est dans un domaine 100% minéral. Pas de buissons, encore moins d'arbres...seulement quelques petites fleurs, des pissenlits...

 

87m jusqu'à l'eau...très froide...

87m jusqu'à l'eau...très froide...

Vue vers le nord-ouest de l'île.

Vue vers le nord-ouest de l'île.

Détail du mur d'enceinte intérieur du fort. Environ 6 500 tonnes de pierres...

Détail du mur d'enceinte intérieur du fort. Environ 6 500 tonnes de pierres...

Après une visite passionnante des lieux on redescend, histoire de remettre du pétrole dans les cyclistes avant d'aller voir d'autres merveilles. 

La station de taxis...

La station de taxis...

La salade au fromage de chèvre de l'île fut délicieuse et les pâtisseries nous attiraient comme les sirènes, mais la météo s'étant un peu améliorée on remet vite en route. Il y a encore tant à voir !

Les ruines des sept chapelles ne présentent pas d'intérêt particulier aussi on fait demi-tour pour aller découvrir un autre site époustouflant : le "worm hole", litéralement, le 'trou de ver'.

 

Beaucoup de maisons sont à l'abandon..

Beaucoup de maisons sont à l'abandon..

Ne pas oublier son fil d'Ariane... Jenny suivant le chemin entre les murs de pierre..

Ne pas oublier son fil d'Ariane... Jenny suivant le chemin entre les murs de pierre..

On y accède par une route étroite que l'on découvrira après avoir parcouru des kilomètres d'un petit chemin serpentant entre des murs de pierre.. (Murphy était Irlandais..). Véritable labyrinthe de zig-zags sans fin.

L'accès au lieu est à peine indiqué. Un trait de peinture rouge tracé sur la carapace de pierre, de place en place; une flèche à demi effacée... Faut vraiment vouloir y aller !

On attache les vélos et on se met en route sur un plateau infini de dalles plates, usées par les éléments, fissurées, cassées, délimitées par d'étroites bandes d'herbe..

L'endroit est effrayant, indescriptible. Il faut le vivre avec tous ses sens pour le comprendre, pour l'absorber. D'autant plus que la mer, qui taraude sans cesse cet énorme porte-avions de pierre, n'est qu'à quelques mètres en contre-bas.

 

C'est là-bas,au coin,que l'on se rendait..

C'est là-bas,au coin,que l'on se rendait..

Ici, on n'est plus sur la terre de l'Homme;..

Ici, on n'est plus sur la terre de l'Homme;..

Juste après 'le coin' mentionné ci-dessus...La mer préparait un éboulement majeur !

Juste après 'le coin' mentionné ci-dessus...La mer préparait un éboulement majeur !

Il fallait encore aller jusqu'au 'coin' suivant... Curiosité, quand tu nous tiens...

Il fallait encore aller jusqu'au 'coin' suivant... Curiosité, quand tu nous tiens...

Aujourd'hui, on a de la chance car la mer est 'calme'... je n'ose pas imaginer cet endroit durant une tempête..

Le 'worm hole' est atteint après une longue marche à travers cette 'plage' rocheuse infernale, succession de 'nids de poule' remplis d'eau de mer absolument transparente, bordés d'algues très vertes, de mousse, de boursouflures calcaires.. Faut faire attention où l'on met les pieds.

L'énorme trou rectangulaire, 100% naturel, communique par le dessous avec la mer qui ne cesse de monter et de descendre à l'intérieur, bouillonnant à chaque assaut des vagues. La plateforme entourant le trou ressemble à une tranche d'éponge géante : circonvolutions de matière tendre que la mer détruit peu à peu.

La couleur de la roche change selon qu'elle est sèche ou mouillée. Sèche, elle reste plutôt claire, mouillée elle devient noire, plus effrayante encore !

Pour donner une idée de l'échelle..

Pour donner une idée de l'échelle..

Le Worm Hole, (Poll na bPeist en Gaélique). Dimensions : environ 9m x 20m.

Le Worm Hole, (Poll na bPeist en Gaélique). Dimensions : environ 9m x 20m.

Aujourd'hui, c'est calme...

Aujourd'hui, c'est calme...

IOn ne s'attarde pas trop car la météo redevient menaçante et l'idée de devoir slalommer sur des roches mouillées ne nous enchante guère.

Le retour se fait par le même chemin minéral.

Retour vers les vélos, pas trop près du bord !

Retour vers les vélos, pas trop près du bord !

A d'autres endroits, la pierre est découpée en plaques verticales !

A d'autres endroits, la pierre est découpée en plaques verticales !

rlFinalement, le ciel qui menaçait depuis un moment met ses menaces à exécution et on a droit à notre énième averse de la journée.

Retour à l'hôtel sous un crachin gras, froid et pénétrant mais heureux d'avoir découvert ces lieux exceptionnels qui éveillent tous les sens et qui rappellent à l'Homme sa minuscule place dans la nature...

 

 

ande6 septembre.

Réveillés de bonne heure pour le ferry de 8h15. Heureusement que l'on n'avait que la rue à traverser pour accéder au quai. Peu de monde ce matin. Les vélos sont chargés à l'arrière, nous en cabine.

En route on croise plusieurs dauphins qui filaient vers le large. Vision magique malheureusement trop éphémère. 

Arrivée à Rossaveal sans problèmes. Outre les nôtres, 14 autres vélos sont déchargés du bateau Un groupe de Russes les avaient réservés, mais vu la météo, ils se sont décommandés. Malgré le transport inutile, le vélociste de Clifden qui les avaient fournis n'était pas entièrement mécontent car tout avait été payé d'avance...

Il pleut d'un beau crachin breton bien pénétrant... Les nuages sont pratiquement sur la route...On enfile une fois de plus les habits de pluie.

Arrêt au Spar local pour les provisions du pique-nique (qui pour l'instant reste du domaine du "wishful thinking"  -doux rêve- comme on dirait en Anglais).

La météo gâche l'étape car elle nous oblige à pédaler tête basse..

Dans un tel paysage, on aurait pu rencontrer des Licornes...

Dans un tel paysage, on aurait pu rencontrer des Licornes...

Seule consolation : le ciel gris fait exploser les couleurs....

Seule consolation : le ciel gris fait exploser les couleurs....

 CDégoulinants, bien trempés, on s'arrête dans un petit tea-room à Camus pour nous réchauffer. La conversation s'engage avec des Australiennes, dont une de Tasmanie, pas dépaysée au niveau du climat.. Des motards sont également présents, aussi handicapés que nous. Bientôt tout le café parle à tout le café... J'offre de l'aide à un cycliste bien erraflé au genou. Il venait de prendre une sérieuse gamelle sur le revêtement glissant. 

Malgré la météo, les vues sont splendides.

Malgré la météo, les vues sont splendides.

oRemise en route en direction de Carna en longeant la côte, qui en temps normal doit être splendide, si l'on arrive à faire abstraction des 'midges', ces minuscules moustiques qui vous assaillent dès que l'on s'arrête une minute..

Cependant, même ce qui paraît négatif peut produire des effets positifs.... Rien de tel qu'une attaque de Midges pour faire pédaler Jenny...

Eau + Tourbières + Douceur du climat = MIDGES...

Eau + Tourbières + Douceur du climat = MIDGES...

nnemaUn mouton patriote nous remet du baume au coeur. Chaque troupeau a son code couleurs. Y'a plus qu'à les tondre et tricoter... 

Faut pas que le chien du berger soit daltonien...

Faut pas que le chien du berger soit daltonien...

ra Près de Kilkieran, un pont enjambant une rivière offre des vues intéressantes en amont et en aval. On arrête quelques instants pour faire des photos. Miracle, est-ce l'air marin..ou les algues qui font fuire les Midges ? En tous cas, il n'y en a pas. C'est le bonheur !

Roches, algues, vieux bateaux..

Reflets et harmonie des couleurs..

Reflets et harmonie des couleurs..

Ceux-là flottent encore...

Ceux-là flottent encore...

Celui-ci, c'est moins certain..

Celui-ci, c'est moins certain..

1On arrive de bonne heure à notre hébergement de Carna. Météo oblige, le pique nique sera pris dans la chambre.

Eclaircie !  On en profite.

La mer remonte jusqu'à une anse, derrière la petite église dédiée à St MacDara, le Saint le plus vénéré du Connemara. Voici plus de quinze siècles, il a bâti une minuscule chapelle sur un ilôt voisin.  Elle est toujours là... De nombreux pèlerins s'y rendent.

L'anse n'est pas praticable à la navigation. C'est même compliqué d'en faire le tour à pied.

Une averse subite nous contraint à rentrer. Cette fois c'est direction le bar. Il était plus que temps de faire un premier essai des spécialités locales !

Le dîner est intéressant : trois tranches de rôti de boeuf archi-cuit délicatement disposées sur un 'lit' de purée de pommes de terre et de purée de carottes, accompagnées de pommes vapeur et de rondelles de carottes... Une tête de brocolli décore l'ensemble.  Rien à dire, on a eu nos cinq legumes de la journée !

La Chapelle est entre ses mains...

La Chapelle est entre ses mains...

L'anse : un chaos de couleurs !

L'anse : un chaos de couleurs !

22h00 : extinction des feux. Les habits sèchent dans la chaufferie, que des bottes de cheval et autres équipements équestres parfument d'un délicat fumet....

7 septembre.

Le petit déjeuner est massif, comme le dîner d'hier soir... On met en route. 1er arrêt : la pharmacie pour acheter de la lotoion anti-midges... Un coup de spray et en c'est parti pour les 40 km qui nous attendent aujourd'hui.

Très rapidement le paysage devient sauvage comme dans les highlands d'Ecosse. La route serpente sans grosses difficultés à travers d'immenses étendues de tourbe, de roseaux, de bruyère, le tout bien spongieux, dégorgeant une eau brune.

Jenny, le nez au vent..

Jenny, le nez au vent..

Elle est bien seule...

Elle est bien seule...

Très peu d'arbres mais de plus en plus de moutons. Nombreux arrêts photo tant cette nature est superbe, tant les couleurs, les dégradés, les contrastes sont saisissants.

Pas de risque d'impôt sècheresse..

Pas de risque d'impôt sècheresse..

La route quitte la côte à l'embranchement pour Cashel, à gauche, et part à l'infini, zigzaguant à travers ce paysage ingrat mais grandiose. Des tas de 'briquettes' de tourbe sèchent en bord de route ou en 'pyramides' çà et là.

Que du bonheur !

Que du bonheur !

La tourbe est devenue une denrée rare et son extraction reglementée

La tourbe est devenue une denrée rare et son extraction reglementée

De rares maisons mettent quelques touches de blanc sur les flancs des 'montagnes'. Des moutons à tête noire et laine blanche circulent un peu partout, souvent sur la route, occasionnant de gros coups de klaxon....et parfois de frein. Ils ont des départs parfaitement imprévisibles. En vélo mieux vaut s'en méfier, surtout quand ils broutent sur les talus bordant la route.

Ceux-là sont parqués...

Ceux-là sont parqués...

...pas ceux-ci qui se promènent sur la Nationale 59..

...pas ceux-ci qui se promènent sur la Nationale 59..

On arrive à lough Inagh, un loc de plusieurs kilomètres de long et très très large. Reflets, couleurs... splendide.

On craignait le pire...mais rien n'est tombé..

On craignait le pire...mais rien n'est tombé..

Continuation sur la R334 dans des paysages titanèsques. Les poteaux téléphoniques et électriques sillonnent les flancs des collines reliant les maisons éparpillées au monde moderne.

Le vent (arrière, yesssss !) plie les herbes et façonne les quelques arbres. Ici, pas de liaison Internet, ni de réseaux gsm : l-e   b-o-n-h-e-u-r !

Faute d'avoir fait les provisions au départ, notre pique-nique sera un reste de pain et de fromage, un demi 'scone' et un confipote chacun, pris debout sur un talus le long d'une rivière "bordée" de moutons. Magique ! Brin de causette avec un cycliste rencontré le matin à l'hôtel. Il avait pris la boucle en sens inverse et se payait vent et côtes.. bon courage.

Un berger et son chien rassemblaient les moutons éparpillés par appels brefs. Le chien savait ce qu'il avait à faire et bientôt, tout le troupeau filait en ordre serré.

Arrivée à 16h00 à l'étape. Le Kylemore Pass Hotel. Magnifique, et quel accueil ! Vélos remisés dans le bar du bas, thé et petits biscuits servis au salon... 

L'hôtel est très 'cosy', à mi chemin entre châlet alpin et log-cabin américain. Stuart, le gérant, est exceptionnellement prévenant et sympathique. Aux petits soins pour rendre le séjour le plus agréable possible. On passera un bon moment à discuter avec lui des 'secrets' de la région, et même d'un 'distillateur' local de 'moonshine', un alcool capable de faire dresser les cheveux à un chauve...

La déco des lieux est délirante... collections d'objets hétéroclites, de bouteilles de bière, de porcelaine, de gravures, moulins à café, appareils photo... Il y a même une civière accrochée au plafond (on ne sait jamais..), etc...

Un whiskey 'Connemara' au bar et un excellent Irish Stew (ragoût d'agneau) mettent les cyclistes de bonne humeur malgré une météo qui s'est subitement dégradée (une fois de plus...)

A recommander deux fois plutôt qu'une !

A recommander deux fois plutôt qu'une !

Demain on verra...

Demain on verra...

8 septembre.

 

 

Bon début de journée....

Bon début de journée....

Au petit déjeuner la météo n'était vraiment pas très engageante, surtout que l'on avait prévu de parcourir le Parc National du Connemara et de grimper Diamond Hill, une colline 'aménagée' pour les touristes.

Environ 400m de dénivelé. Trois boucles successives se recoupent, permettent aux uns et aux autres de choisir leur parcours. La dernière section est un peu plus escarpée mais ne demande pas de qualités de grimpeur particulières. 

La météo se calme un peu et on décide de mettre en route. Habits de pluie de rigueur tout de même.

Les vélos sont sortis du bar.

Les vélos n'étaient pas forcément partants...

Les vélos n'étaient pas forcément partants...

La route jusqu'à l'entrée du parc ne fait qu'une dizaine de kilomètres. Elle passe le long d'un lac magnifique et de l'imposant Kylemore Abbey, occupé et entretenu par les Soeurs bénédictines depuis 1920. Les bas-côtés sont une haie ininterrompue de rhododendrons et de fuchsias.. 

Sur la route du parc..

Sur la route du parc..

La météo s'était améliorée un peu mais ce n'était pas encore gagné..

La météo s'était améliorée un peu mais ce n'était pas encore gagné..

On accède au parc en quittant la N59 à Letterfrack et en empruntant un chemin zigzaguant à travers une zone boisée. Les vélos sont attachés à une barrière métallique, juste devant la porte du Visitor Center.

Les trois circuits sont très bien balisés. Pour nous l'objectif était d'arriver en haut...

Les deux premières sections du chemin, les boucles jaunes et bleues, sont gravillonnées et équipées de passerelles en bois pour traverser les zones marécageuses. Elles ne présentent aucune difficulté bien que les muscles utilisés pour la grimpette ne semblaient pas être les mêmes que ceux du pédalage...

La montée se corse un peu dans 'la rouge' où l'on gravit le flanc de la montagne à travers des éboulis de pierres, sur des marches inégales et bien glissantes parfois.

Jenny faisant beaucoup de photos; je pars en avant et l'attends en haut, gardant néanmoins un oeil sur sa progression.

En un peu plus d'une heure on est en haut à admirer les très beaux paysages sauvages qui nous entourent. D'un côté les 12 Bens, de l'autre la mer et les îles... Juste en contrebas, la route que nous avions prise pour venir.. Dommage que la brume rende le panorama un peu 'laiteux'

Jenny arrivant en haut !

Jenny arrivant en haut !

Une entrée maritime menace. Il est temps de redescendre. Le chemin de retour est différent car la circulation se fait en sens unique pour éviter les 'embouteillages' aux endroits étroits. La descente est plus longue, mais malgré tout on fait le tour complet en moins de 2h30, durée que nous avait indiqué la responsable du Visitor Center.

Pluie fine et quelques midges nous accompagnent sur le parcours de retour. La soupe chaude servie au Coffee Shop sera bienvenue !

On visite les salles du centre axées principalement sur les tourbières, formation, exploitation, faune, flore etc... Dans une vitrine, un sapin, extrait de la tourbe, a été daté au carbone 14. Verdict : 8 600 ans ! L'arbre est en bois, non fossilisé. Impressionnant !

Retour à l'hôtel où l'excellent Stuart, prenant pitié des deux cyclistes trempés, propose de faire une lessive et de tout sécher dans la foulée. Quel service !

 

9 septembre.

Pluie battante, vent, tempête, la totale du cycliste... ça promet !

Petit déjeuner décontracté car on n'était pas pressés de nous frotter aux éléments. Finalement, vers 10h30 - 11h00 on ressort les vélos du bar et on se met en route, habillés de circonstance.

En 10 minutes on est totalement trempés. L'eau s'était infiltrée partout. On avance dans une météo de fin du monde secoués par les rafales de vent et de pluie. 

A Letterfrack on fait une halte au magasin 'Avoca' qui vend toutes sortes de productions locales (et moins locales), principalement pour nous mettre à l'abri quelques instants..

Alors que l'on quittait le magasin avec un sac ou deux de plus, un homme nous aborde dans l'entrée, intrigué par ma selle Proust. Discussion vélo... Il tient un magasin de cycles à Dublin et se trouve être le conseiller 'vélo' du Premier Ministre.. Encore une rencontre insolite !

Entre temps 'Dame nature' est passée de 'pas sympa' à 'pas sympa du tout'... Dès la sortie du bourg, la route monte lentement vers un plateau avant de redescendre vers Clifden.

Tant les bourrasques sont puissantes, nous sommes obligés de nous arrêter plusieurs fois en bord de route pour essuyer les lunettes et reprendre nos esprits... La partie sur le plateau est une bataille ininterrompue contre les rafales pour arriver à contrôler la trajectoire du vélo..

Finalement la route amorce sa descente vers Clifden. Le 'coupe-vent' des constructions et des arbres est bienvenu ! Il y a même quelques rayons de soleil... Fou !

On s'installe à l'hôtel "Alcock & Brown" -bien évidemment- mais les chambres n'étant pas prêtes, on débâte les ânes de métal qui sont rangés dans une remise et on file manger un bout, car les efforts nous avaient bien creusés.

Une fois encore la chambre prend des airs de blanchisserie Napolitaine, les habits sèchent partout où l'on peut les accrocher. Le dessus du radiateur affiche complet.

Clifden est une jolie petite ville pleine de couleur. Le centre est très actif. C'est un point de départ idéal pour toutes sortes de balades à pied ou en vélo. Les loueurs locaux sont très actifs et ont mis au point plusieurs circuits vélo très intéressants.

Quelques magasins de la rue principale

Quelques magasins de la rue principale

Un peu plus loin..

Un peu plus loin..

Un vitrail de Saint Brendan à l'église de Clifden

Un vitrail de Saint Brendan à l'église de Clifden

Au-delà des boutiques de souvenirs 'made in China', il y a beaucoup de magasins proposant de très beaux objets produits localement. On aurait pu être tentés par certains mais heureusement les sacoches nous rappellent à la raison..

Le festival d'art annuel est très actif. Cette année c'est la 39ème édition ! Toutes les formes d'expression artistique y sont représentées : peinture, sculpture, chant, poésie, danse, musique, etc...

Mais la ville de Clifden est aussi connue pour deux autres évènements majeurs qui l'ont 'mise sur la carte' et qui attirent encore aujourd'hui de nombreux touristes.

Guglielmo Marconi construisit une station de radio-téléphonie dans la tourbière de Derrygimla, à quelques kilomètres au sud de la ville et, en 1907, réussit la première liaison radio sans fil avec le nouveau monde.

En juin 1919, deux aviateurs Anglais, Alcock et Brown réussirent la première traversée de l'Atlantique en avion. Leur Vickers Vimy, un bombardier de la première guerre mondiale, modifié pour l'épreuve, relia les deux continents après un vol de 16h au-dessus de l'Atlantique, dans des conditions de vol effroyables.

La côte irlandaise franchie, pensant avoir affaire à une verte prairie, ils se posèrent en réalité dans la tourbière, tout près de la station de Marconi. 

Ils furent récompensés par le prix de £10 000 (environ €1,3 million) que le 'Daily Mail' avait mis en jeu et furent anoblis par le Roi.

Pour Jenny et moi, cet évènement revêtait une signification particulière, car il appartient en quelque sorte à notre histoire... En effet, Lord Nothcliffe, fondateur et propriétaire du Daily Mail, et d'Associated Newspapers n'était autre que mon grand-oncle... Dix ans avant, il avait aussi récompensé Louis Blériot, premier aviateur à réussir la traversée de la Manche...

Le choix de l'hôtel Alcock and Brown n'était donc pas fortuit. D'autant plus que le bar est tapissé de fac-similés d'articles de presse, de photos, de cartes, etc. relatant l'évènement.

C'est donc bien évidemment là que nous avons fini la soirée en rentrant de notre tour en ville.

Je laisse les photos raconter la suite de cette journée..

 

 

 

 

 

Alcock (le pilote) et Brown (le navigateur).

Alcock (le pilote) et Brown (le navigateur).

Le Vickers Vimy au décollage, en route pour l'Europe.

Le Vickers Vimy au décollage, en route pour l'Europe.

La route empruntée.

La route empruntée.

"Vimy arrived Clifden 8-40 gmt Machine damaged through landing in bog. alcock"

"Vimy arrived Clifden 8-40 gmt Machine damaged through landing in bog. alcock"

Le New York Times relate l'exploit.

Le New York Times relate l'exploit.

C'est Winston Churchill qui leur remettra le prix. Lord Northcliffe était souffrant.

C'est Winston Churchill qui leur remettra le prix. Lord Northcliffe était souffrant.

Fac-similé du chèque de £10 000.

Fac-similé du chèque de £10 000.

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Irlande Connemara 1

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Publié le 20 Septembre 2016

 Samedi 10 septembre.

Ce matin, ciel de traîne encore pas mal encombré. Enième petit déjeuner 'full Irish' justifié, comme tous les autres, par les kilomètres à parcourir, le vent, la pluie, la frugalité du pique-nique du midi... toutes les excuses imaginables pour essayer de se donner bonne conscience..

Passage au magasin de cycles (celui qui avait loué les vélos aux 'Russes d'Inishmore') pour acheter une carte des circuits vélo de la région, et à la poste pour des timbres.

Jenny y vivra une expérience assez étonnante ! N'ayant pas assez d'espèces et la poste ne prenant pas la carte de paiement, la préposé lui remet quand-même le carnet de timbres, lui disant qu'elle revienne payer quand elle aurait du liquide, avant 13h00, heure de fermeture du bureau. Incroyable mais vrai !

Laissant les sacoches à l'hôtel on file vers le début de la 'Sky Road', un petit circuit d'une quinzaine de kilomètres faisant le tour d'une péninsule située à l'ouest de Clifden. La route très étroite monte progressivement vers 150m d'altitude, offrant une vue extra de la baie et des nombreux ilôts. Magnifique circuit, venteux à souhait, parcouru sous un soleil timide et un peu de ciel bleu.

Les fanions battaient au vent...

Les fanions battaient au vent...

Quelle vue !

Quelle vue !

Pas facile de vivre sur une île.

Pas facile de vivre sur une île.

La verte Erin.

La verte Erin.

Encore deux 'licornes'

Encore deux 'licornes'

Les yeux ne savent où se poser tant le paysage est magnifique. Iles, champs entourés de murs de pierres sèches, moutons, fuchsias le long des routes, petits bois de sapins et de chênes...

Les moutons ne risquent pas de manquer d'herbe...

Les moutons ne risquent pas de manquer d'herbe...

L'Irlande, c'est LE pays des Fuchsias.

L'Irlande, c'est LE pays des Fuchsias.

Les 15 km de la Sky Road se font sans peine hormis un petit raidillon près du 'sommet'.

On repasse à l'hôtel pour récupérer les sacoches... et en route vers le sud pour le mémorial et le site d'atterrissage du Vickers Vimy. 

Le 'Visitor Center' est en libre service. C'est une serie de petits kiosques d'information construits ça et là le long d'un étroit chemin goudronné qui serpente dans la tourbière, jusqu'au monument commémorant l'atterrissage. Un second monument se trouve sur une colline de l'autre côté de la route.

Le lieu où s'est 'crash-landed' l'avion d'Alcock et Brown se trouve au milieu de la tourbière, tout près de ce qui était alors la station radio de Marconi.  

La tourbière n'a pas aimé l'intrus..

La tourbière n'a pas aimé l'intrus..

Le premier vol trans-Atlantique s'est terminé à quelques centaines de mètres derrière ce monument.

Le premier vol trans-Atlantique s'est terminé à quelques centaines de mètres derrière ce monument.

Quelques éléments de la station de Marconi sont encore visibles.

Quelques éléments de la station de Marconi sont encore visibles.

Pas de problèmes de séchage... Mon pantalon de pluie faisait une belle manche à air..

Pas de problèmes de séchage... Mon pantalon de pluie faisait une belle manche à air..

L'obus blanc marque l'endroit. La main courante qui l'entoure raconte l'histoire. C'est émouvant d'avoir découvert et visité ce site...entourés de moutons, chahutés par le vent, sous un ciel impeccable. On pique-nique sur place, assis sur la passerelle qui donne accès aux lieux. C'est un moment de grand bonheur.

On repart vers 15h00 direction Cashel, via la Bog Road, une petite route zigzaguant à travers la lande, longeant les nombreux lacs, véritables miroirs du ciel, qui la bordent. Au nord, une vue exceptionnelle sur les Bens. La route nous appartient, c'est magique. Mais quel vent ! 

Ajoncs, sorbiers, roseaux, bruyères, petits saules, fuschias ajoutent leur notes de couleur à la dominante verte et grise. Les quelques arbres qui ont osé pousser ici le paient de leur minuscule taille, incapables de redresser la tête, façonnés par un vent d'ouest qui ne faiblit jamais. On ne brave pas les éléments dans ce pays !  

Cette route magnifique est malheureusement trop vite parcourue.

Les photos valent mieux que mille mots..

Les photos valent mieux que mille mots..

Bog Road

Bog Road

On ne se lasse jamais de les photographier..

On ne se lasse jamais de les photographier..

Le télé nous les rapproche un peu..

Le télé nous les rapproche un peu..

En bordure de route.

En bordure de route.

Petit arbre deviendra grand... mais pas ici..

Petit arbre deviendra grand... mais pas ici..

"L'oeil du Bog Road", 100% naturel, garanti sans retouches Photoshop..

"L'oeil du Bog Road", 100% naturel, garanti sans retouches Photoshop..

Le Bog Road se termine à Toombeola et le paysage change brutalement. De la tourbière sauvage balayée par les vents, nous voici sur une route côtière magnifique. Cashel n'est plus qu'à une dizaine de kilomètres.

 

Pas grand monde sur notre petite route..

Pas grand monde sur notre petite route..

Les derniers kilomètres longent une anse.

Les derniers kilomètres longent une anse.

Les éléments tourmentent la 'flore' mais la 'faune' reste impassible.

Les éléments tourmentent la 'flore' mais la 'faune' reste impassible.

Vers 18h00 on arrive enfin au Cashel House Hotel, Une belle, grande et vieille demeure nichée dans un jardin délirant conçu comme une poupée russe : en le parcourant, c'était comme si chaque section en contenait une autre, à chaque fois un peu plus petite, plus délicate, plus fleurie...

On dîne sur place dans une très grande véranda transformée en salle de restaurant. Service et nourriture impeccables. On fait la connaissance d'un jeune stagiaire français en bac pro restauration. Garçon professionnel (déjà !) et sympathique, visiblement heureux de pouvoir parler  à des Français.

La tête fourmillant du ressenti de cette exceptionnelle journée, les sens tourbillonnant encore comme un manège fou, les cyclistes ferment le ban sans passer par la case 'tisane' !

 

 

 

11 septembre 2016.

Le petit déjeuner est pris dans la même salle que le dîner hier soir. Le menu est époustouflant. Au-delà des classiques, le Cashel House Hotel propose des kippers (harengs fumés réchauffés au bain-marie, du porridge (flocons d'avoine cuits), du steak et même des rognons... Bien évidemment, les oeufs servis viennent des poules du domaine.. Le choix fut difficile.

Avant de partir, une visite des jardins s'impose. Dans l'histoire de cette maison, les propriétaires successifs semblent avoir tant 'investi' dans les extérieurs que nous ne pouvions pas quitter les lieux sans en faire le tour. Chaque section est à thème. La végétation est luxuriante car ici pas de soucis de sècheresse. Les jardins s'emboîtent harmonieusement les uns dans les autres, jusqu'au bout de la propriété, alternant fleurs et verdure de part et d'autre d'un petit chemin valloné, serpentant parmi de nombreuses essences d'arbres, de mares garnies de plantes aquatiques...et se terminant par quelques pieds de houblon accrochés à un vieux mur. Il a fallu des années, des générations pour en arriver là. C'est très beau. 

Très rapidement, après avoir quitté Cashel on se retouve de nouveau sur la N59 que l'on avait empruntée la semaine dernière en direction de Kylemore Pass. Cette fois nous ne la quitterons (malheureusement) pas de la journée.

 

 

Notre B & B à une autre époque. La véranda fut rajoutée plus tard, à droite du bâtiment.

Notre B & B à une autre époque. La véranda fut rajoutée plus tard, à droite du bâtiment.

La météo d'hier était plus agréable..

La météo d'hier était plus agréable..

Le point rose au centre de l'image, c'est Jenny, profitant d'une descente interminable !

Le point rose au centre de l'image, c'est Jenny, profitant d'une descente interminable !

La N59 est un calvaire. Non seulement elle est étroite, mais le revêtement est souvent pourri. Ajouté à celà, une circulation de fous roulants à tombeau ouvert. La cerise sur le gâteau, c'est le vent qui souffle aujourd'hui en rafale,s atteignant parfois 80 km/h. Il venait de nos 2h la plupart du temps..Quelques grains nous obligent à la gymnastique habituelle avec les habits de pluie..

On fait un bref arrêt à Recess, histoire de visiter le magasin Joyce et nous mettre à l'abri. On y retrouvera la postière de Clifden qui donne un coup de main le weekend. Le magasin est 'mortel' tant par les lainages, les bijoux gaéliques, et toutes sortes d'objets artisanaux 'not made in China'..

Sur le parking trône une "antiquité de la fin du XXè siècle" : le Géant du Connemara. La statue a été érigée par le magasin "sans raison apparente" selon ce qui est écrit sur la plaque.

La météo n'affecte pas l'humour de ce peuple..

Le Géant du Connemara.

Le Géant du Connemara.

Mexique ? Irlande ? On n'en verra très peu d'anciennes.

Mexique ? Irlande ? On n'en verra très peu d'anciennes.

Libres comme l'air.

Libres comme l'air.

On s'arrête à Maam Cross pour le pique-nique. C'est un croisement de routes. Le lieu est sinistre. Une station service et un hôtel, "usine à touristes". Des cars y déversent leurs cargaisons pour un 'Irish stew' vite expédié car le Tour du Connemara dans la journée ne permet pas de s'attarder..

Le vent est d'une telle force et le ciel si menaçant qu'il n'est pas question de 'déjeuner' dans la nature comme nous avions fait hier.

La réceptionniste de l'hôtel nous refuse les tables de pique nique de l'établissement, prétextant que seules les personnes ayant acheté leur repas à l'hôtel y avaient accès... C'est la première et la seule personne désagréable que nous avons rencontrée durant nos deux semaines de périple.. Il en fallait une pour confirmer la règle.

Résultat : on se trouve un coin empierré, à côté du lac, partiellement abrité, et on se livre à une gymnastique digne d'un ballet moderne pour préparer les sandwiches, debout, sans table, combattant les bourrasques pour éviter que les fines tranches de jambon et de fromage ne s'envolent avant de rejoindre les tartines... Bel exercice d'équilibriste ! Fallait avoir faim.

Jenny, dans notre salle à manger de dimanche midi..

Jenny, dans notre salle à manger de dimanche midi..

L'arrivée à Oughterard est bénie tant on en avait assez de cette route impossible.

Le vent nous avait expédié deux fois au fossé avec les vélos !! Heureusement que la bruyère amortit les chocs !

La B&B est à la sortie du bourg au bout d'une petite route où tout redevient subitement calme.

Les vélos sont déchargés et remisés dans le garage de la maison. Notre hôtesse, n'ayant pas le coeur de nous dire que tous les restos sont en ville, se propose généreusement de nous confectionner un repas 'à la bonne franquette' avec ce qu'elle avait dans son frigo ! 

Après l'expérience de ce midi et la misérable journée sur la N59, les cyclistes retrouvèrent soudain la bonne humeur (qu'ils n'avaient pas perdue malgré tout).

A 21h00, contents et satisfaits, le père et la fille ronflent d'un sommeil profond !

 

 

Lundi 12 septembre.

Grisaille et pluie pour commencer. On quitte le calme de la maison de Mr et Mme Costelloe à Portacarron, après avoir modifié nos plans relatifs aux Falaises de Moher et Kinvarra. Cela nous donne plus de liberté et ne nous ôte la pression d'avoir à remonter à Galway à temps pour le train de vendredi.

Mise en route, via une série de petites routes de campagne passant par des villages aux noms cocasses, qui nous évitent une bonne partie de la N59. 

Premier arrêt à Knockkillaree au château d'Aughnanure, une splendide 'Irish Tower House' du Moyen-Âge, construit par le clan O'Flaherty. Le bâtiment (restauré) est entouré d'une pelouse d'un vert 'granny', spongieuse à souhait. Un mur d'enceinte entoure l'ensemble.A l'intérieur de la tour des panneaux expliquent l'époque et la 'vie de château' d'alors. Avec le temps, l'expression a pris une autre signification...

 

Une vue du château

Une vue du château

Décor d'un encadrement de fenêtre de la salle des banquets.

Décor d'un encadrement de fenêtre de la salle des banquets.

Abords du château.

Abords du château.

La petite route bordée de haies et d'arbres nous mène à travers les villages de Ardnasillagh, Oakfield, Srue -où une famille de nains de jardin et autre objets divers et variés décoraient le pied d'un gros arbre- Corranellstrum, où un cultivateur avait affiché un panneau au portail d'un champ prévenant le passant que la terre était empoisonnée...., Carrowmoreknock, Knockferry/Burnt House et enfin, Tullokyne et son General Store.

La route est très calme, les 'villages' n'étant en fait que quelques maisons éparpillées ici et là autour d'un carrefour ou une ferme au champs. Les murs de pierre sont encore très présents.

On s'arrête àTullokyne pour acheter les provisions du pique nique. Le magasin vend un peu de tout. Les oeufs sont stockés dehors dans une grande boite fermée par un panneau de plastique ondulé..

Après les bois, les prés..

Après les bois, les prés..

Le rayon 'œufs' du magasin.

Le rayon 'œufs' du magasin.

Le commerçant très sympathique nous indique comment gagner encore quelques kilomètres de calme en longeant le lac Bhaite Ui Choire où on se trouve un coin sympa pour 'déjeuner' (cette fois assis).

La météo, qui avait été très belle une partie de la matinée s'est de nouveau assombrie et ne permet malheureusement pas de quitter la veste pendant le casse-croûte. C'est vrai qu'un marin du Pont-Aven nous avait dit qu'on ne va pas en Irlande pour chercher le soleil... mais quand il est là il chauffe autant qu'ailleurs en cette saison.

Pas très chaud quand-même mais quelle vue !

Pas très chaud quand-même mais quelle vue !

Temps de quitter notre plage et de remettre en route !

Temps de quitter notre plage et de remettre en route !

Peu à peu le bruit de la N59 se rapproche. Dans un dernier village, un champ de céréales attend encore la moisson ! Sont pas en avance..

"Vendanges tardives", version Irlande.

"Vendanges tardives", version Irlande.

Finalement la N59 est moins pénible qu'hier car, approchant Galway, elle est munie de larges BAU de chaque côté, nous évitant ainsi de devoir rouler sur la chaussée principale. L'entrée en ville est pénible pour nos yeux et nos oreilles. Bruit, voitures, gros carrefours, feux rouges, zones commerciales... On en perd vite l'habitude !

L'hôtel est trouvé sans problèmes. Pour à peine plus cher qu'un B & B, on nous donne une petite suite, avec cuisine équipée..d'un lave-linge ! 

Tout y passe, surtout mon cuissard d'hiver qui commençait à refouler les midges..

Le coucher du soleil est magique. Pourvu qu'il indique une belle journée demain !

 

 

Incroyable coucher du soleil !

Incroyable coucher du soleil !

On file en ville et sur la recommendation du volubile marchand de cartes postales, on dîne au "Cellar", un pub-restaurant excellent.

Balade digestive à pieds dans le "Quartier Latin" de Galway, succession de restaurants en terrasse, de pubs, de magasins de souvenirs, de lainages, de petites boutiques etc... et par bonheur, aucune des enseignes mondialisées qui stérilisent tant de centres-villes à travers la planète.. 

La musique est présente partout, dans les pubs et sur le trottoir. Bière et alcool desinhibent des jeunes qui déambulent bruyamment dans les rues étroites, commentant les musiques ou tentant leur chance auprès de la gent féminine toute aussi délurée.

Une "contribution à la culture" orne la place Eyre. On verra ça vendredi.

Demain, c'est direction Kinvarra !

 

 

Un coin de Quartier Latin à Galway..

Un coin de Quartier Latin à Galway..

Mardi 13 septembre.

Super beau temps au réveil...et ça le restera tout au long de la journée.

Après quelques courses en ville on met en route pour l'Office du Tourisme en bas de la côte.

Le local est vaste.. Deux employées officient derrière un long comptoir. J'obtiens un coup de tampon pour le carnet. Ce sera Salthill, la fameuse plage au plongeoir années '50 que nous avions vue au debut de notre périple.

Quand je leur demande des détails sur la route à prendre pour nous rendre à Kinvarra elles sortent le parapluie en me disant que c'est de la folie d'y aller en vélo, que la N18 est très dangereuse, que nous devrions envisager une autre destination ou charger les vélos dans le bus etc... "Too dangerous...Lots of lorries and cars... take the bus... load the bikes..." Ben voyons !

Je les remercie pour leurs conseils et nous mettons le cap vers la N18, histoire de voir par nous-mêmes, nous disant que ça ne pouvait pas être pire que la N59 dimanche..

Après avoir quitté Galway on peut emprunter un bout de R338 pendant quelques kilomètres, jusqu'à Oranmore. La route est calme. Elle longe la baie.

On rattrape la N18 à Oranmore. Il y a une dizaine de kilomètres jusqu'à Kilcolgan où on bifurque sur la R67 jusqu'à Kinvarra. 

En fin de compte, la N18 est bien moins "effrayante" que ce que l'on nous avait dit et certainement plus sûre que la N59 car elle est bordée de part et d'autre de larges bandes d'arrêt d'urgence que de nombreux cyclistes empruntent, comme nous.

La seule 'difficulté' se situe au niveau de Clarinbridge, petit bourg à mi-chemin de Kilcolgan. Là la 'nationale' perd ses BAU en traversée du village. 

On s'arrête cinq minutes sur la place histoire de passer à la poste.

 

 

Rencontre insolite à Clarinbridge... il manquait la baguette sous l'autre bras et le litron de rouge dans la poche de veste..

Rencontre insolite à Clarinbridge... il manquait la baguette sous l'autre bras et le litron de rouge dans la poche de veste..

Le soleil fait du bien. Les quelques kilomètres restants se parcourent sans problèmes. 

L'entrée à Kinvarra est sympathique. Chaumières, un très beau château, un petit 'port', une rue commerçante pleine de boutiques multicolores...et beaucoup de fûts vides devant les bars..

Les vélos sont rapidement déchargés au B & B et après un pique-nique 'en chambre' on se met en route pour explorer le village... porte du Burren (le Pays Pierreux). 

 

Elle nous accueille à l'entrée de Kinvarra

Elle nous accueille à l'entrée de Kinvarra

C'est vrai qu'on en aurait bien envie parfois...

C'est vrai qu'on en aurait bien envie parfois...

Le port de Kinvarra

Le port de Kinvarra

Vue de la baie

Vue de la baie

Le château de Dunguaire à Kinvarra.

Le château de Dunguaire à Kinvarra.

Le salon du château.

Le salon du château.

Des banquets médiévaux avec troubadours sont organisés dans la salle à manger.

Des banquets médiévaux avec troubadours sont organisés dans la salle à manger.

Un Galway Hooker, bateau de pêche traditionnel,  rentrant au port

Un Galway Hooker, bateau de pêche traditionnel, rentrant au port

Le port.

Le port.

M. Green. Les fûts vides défendent l'entrée du pub..

M. Green. Les fûts vides défendent l'entrée du pub..

Trois portes rouges.

Trois portes rouges.

Un dernier coup d’œil au château.

Un dernier coup d’œil au château.

On finit cette excellente journée au Pier House, le très bon restaurant de poisson situé au bout du quai.

Demain, mise en route de bonne heure, direction The Burren et Doolin, via la route côtière et Black Head.

Mercredi 14 septembre.

Ciel couvert mais sol sec...pour le moment. 

On met en route par la route côtière. Vues magnifiques sur la baie de Galway. Dégradés de gris, de bleus et même de violets. Pas mal de circulation à 100km/h sur des routes qui chez nous seraient des petites routes de campagne.. De temps à autre des traversées de vaches changeant de pré ralentissent tout ce monde pressé.

Quelques belles descentes, un peu gâchées par la pensée qu'il va falloir les remonter demain...

Peu à peu le paysage change. On entre dans le Burren avec ses côteaux pierreux et ses murs de pierres. La végétation se fait très rare. Bien souvent rien d'autre qu'un peu d'herbe et quelques buissons rabougris par les éléments.

A Bishops Quarters on s'arrête pour visiter une vieux cimetière et une église en ruines recouverte de lierre. C'est un site étonnant car des tombes ont été creusées dans ce qui fut autrefois le sol de l'église.

Elle a été plus vite descendue que remontée..

Elle a été plus vite descendue que remontée..

On se demande bien à quoi servent les murets ?

On se demande bien à quoi servent les murets ?

Les ruines de l'église de Bishop's Quarters.

Les ruines de l'église de Bishop's Quarters.

Paysage infini.

Paysage infini.

Difficile de départager les trois éléments

Difficile de départager les trois éléments

A Ballyvaghan, la majeure partie de la circulation coupe à travers le Burren, en direction des Falaises de Moher. Nous, on retrouve le calme de la petite route qui mène à Black Head. Le paysage de part et d'autre de la route devient de plus en plus sauvage. La roche est partout.  

A ce niveau il y a encore de la verdure..

A ce niveau il y a encore de la verdure..

Plus on avançait vers la pointe, plus la météo devenait menaçante. D'abord on a droit à un crachin fin et pénétrant, puis c'est une pluie franche, froide et drue. Bien sûr, juste au moment où le paysage devient ahurissant, juste au moment où l'on aurait souhaité sortir l'appareil photo pour partager ce qui s'étalait devant nos yeux à Murrooghtoohy : un paysage indescriptible, une carapace de pierre fissurée, chamboulée, recouvrant le sol jusque dans les flots, en contrebas. 

Heureusement que Jenny a pu capter l'esprit du lieu sur son téléphone, moins vulnérable que mon appareil photo.

La route file plein sud à partir de Black Head et comme la pluie ne faiblit pas, on décide de s'arrêter à Craggah, chez O'Donohue, l'unique pub sur la route, pour manger chaud et tâcher de sécher un peu. 

Sans exagération aucune, j'affirme que le Fish 'n Chips de l'établissement doit être un des meilleurs du pays ! 

Les deux cyclistes qui avaient voulu nous vendre des ânes à Ballvaughan étaient attablés à côté de nous, terrassés eux aussi par la pluie.

Le plafond du pub est tapissé de billets d'un dollar américain. Il y règne la bonne atmosphère typique des pubs qui se sont patinés à la 'vapeur' de bière et de whiskey, aux histoires et aux rires des clients et aux sons du violon qu'on y joue le soir.

Murrooghtoohy (à vos souhaits...), sous la pluie..

Murrooghtoohy (à vos souhaits...), sous la pluie..

Un établissement qui vaut le détour !

Un établissement qui vaut le détour !

Fish 'n Chips and mushy peas... un régal !

Fish 'n Chips and mushy peas... un régal !

Pas entièrement séchés malgré plusieurs passages sous la soufflante d'air chaud des toilettes, on remet en route sur la R477. La pluie ayant cessé, on s'arrête de nombreuses fois pour photographier cette région magnifique.

 

Alors que l'église tombe en ruines..

Alors que l'église tombe en ruines..

...les Tisons de Satan se dressent !

...les Tisons de Satan se dressent !

Un 'nouveau Murrooghtoohy' nous attend après Black Head. Juste après un virage le peu de verdure laisse la place à une deuxième étendue de dalles de calcaire fissurées qui dévalent elles aussi, jusqu'à la mer. C'est très impressionnant, et le ciel, redevenu clair et sec, même un brin ensoleillé, nous permet cette fois une 'visite'.

Rien que de la pierre ! (au loin, les îles d'Aran)

Rien que de la pierre ! (au loin, les îles d'Aran)

Encore de la pierre !

Encore de la pierre !

Quelques plantes ont trouvé le moyen de se développer dans les anfractuosités de la roche, qui malheureusement servent aussi de poubelle aux visiteurs peu respectueux de ces lieux exceptionnels. On y verra canettes, gobelets, sacs en plastique etc.. et même une table à repasser !

On passe un bon moment à admirer ce paysage incroyable avec les îles d'Aran en toile de fond.

Au fond, les îles d'Aran..

Au fond, les îles d'Aran..

Un chardon..

Un chardon..

Peut-être un Salsifis des Prés ?

Peut-être un Salsifis des Prés ?

Des murailles de roche !

Des murailles de roche !

Au loin, l'extrémité des Falaises de Moher..

Au loin, l'extrémité des Falaises de Moher..

En route pour Doolin on laisse le Burren derrière nous... jusqu'à demain..

En route pour Doolin on laisse le Burren derrière nous... jusqu'à demain..

Après avoir passé un long moment à parcourir ce lieu unique, soufflés par le vent, assourdis par la mer en contrebas, on repart en direction de Doolin dans une descente interminable qui sera, comme on s'en doutait, suivie par une côte très pentue, serpentant à travers des haies de verdure pendant un kilomètre ou deux, jusqu'au château de Ballinalacken d'où part le chemin menant au village.

La Guest House n'est qu'à quelques coups de pédale de l'intersection, heureusement d'ailleurs car on avait eu notre 'dose' des éléments et du relief.

Ceci dit, une fois la douche prise et des habits secs sur le dos on a vite oublié les 'peines' de la journée tant les paysages traversés, les rencontres faites et l'accueil de notre hôtesse à la B &B avaient été exceptionnelles !

 

Jeudi 15 septembre.

Vu le coucher du soleil d'hier soir, la journée devrait être belle, bien que ce soit encore un peu couvert pour l'instant !

C'est vrai qu'il était beau ce coucher du soleil d'hier soir !

C'est vrai qu'il était beau ce coucher du soleil d'hier soir !

Mise en route vers Doolin 'centre'.. C'est une enfilade de pubs, d'hôtels et de maisons diverses. Quelques magasins et beaucoup de B & B. L'Office du Tourisme n'est pas meilleur que celui de Galway. Au bout de la rue l'embarcadère pour les îles d'Aran. Pour nous ce sera la route qui monte vers les falaises. Départ altitude + 5m. Arrivée altitude plus ou moins 190m. Très physique mise en jambes. Va falloir mouliner.  

Les trois îles d'Aran. Inishmore c'est la plus lointaine.

Les trois îles d'Aran. Inishmore c'est la plus lointaine.

Après une montée de 13 km et pas mal de circulation, on arrive au parking où un employé nous informe que les ceusse qui arrivent à vélo se garent gratuitement, tout près du Visitor Center. Ici, ils mettent en pratique leurs recommandations et nous on économise plus de € 10.

 

Pas de langue de bois !

Pas de langue de bois !

Le ciel est encore bien gris quand on arrive aux falaises de Moher mais c'est sec. Le Visitor Center a été judicieusement creusé dans la colline. Ainsi on ne voit que la porte d'entrée et quelques vitres éclairant une partie de l'intérieur. Tout est recouvert d'herbe. C'est une énorme caverne à souvenirs et à nourriture avec tout de même une section 'expo' décrivant la formation des falaises ainsi que la faune et la flore de ce lieu étonnant. Un cinéma Imax projette un film tournant quasiment en boucle. Pendant dix minutes le spectateur est un Fou de Bassan vivant toutes les acrobaties aériennes et sous-marines de l'oiseau. Les prises de vues, le montage et les effets sont splendides. Faut simplement avoir pris son petit déjeuner bien avant de voir le film...

On file vers les belvédères pour découvrir enfin ce que l'on était venus voir. La vue sur les falaises est époustouflante. C'est si énorme que l'on a du mal à réaliser les hauteurs qui oscillent entre 170 et 214m. C'est seulement lorsqu'on voit un touriste sur le chemin de crête que l'on prend la mesure des lieux.  

Ça commence par une vue d'ensemble..

Ça commence par une vue d'ensemble..

Très vite on veut voir les 'détails'.

Très vite on veut voir les 'détails'.

On reprend un peu de recul..

On reprend un peu de recul..

Les touristes en haut donnent une idée de la hauteur du plongeoir..

Les touristes en haut donnent une idée de la hauteur du plongeoir..

Pas question de se baigner par là..

Pas question de se baigner par là..

Difficile d'imaginer la taille des blocs !

Difficile d'imaginer la taille des blocs !

Rien ne résistera à l'assaut des vagues.

Rien ne résistera à l'assaut des vagues.

Après déjeuner, le soleil est revenu.

Après déjeuner, le soleil est revenu.

...et l'homme croit qu'il domptera la nature ?

...et l'homme croit qu'il domptera la nature ?

Là, l'à-pic est de plus de 200m...

Là, l'à-pic est de plus de 200m...

Les 'Bens' sont toujours là...

Les 'Bens' sont toujours là...

Un dernier coup d’œil avant de partir...

Un dernier coup d’œil avant de partir...

Le début du retour est un vrai régal... Pas un coup de pédale pendant plusieurs kilomètres !

Malgré tout, quelques côtes bien cassantes s'insèrent dans le parcours. On s'arrête à Lisdoonvarna. La Poste nous met plusieurs coups de tampon dans les carnets. La route jusqu'à Ballyvaughan passe dans le centre du Burren. On nous avait que Corkscrew Hill serait sympa et que c'était une descente continue jusqu'à la côte... Mais on s'était bien gardé de nous dire qu'avant la descente il y aurait une montée d'enfer de plusieurs kilomètres, du même tonneau que ce que l'on avait vécu le matin !

Sur la route de Lisdoonvarna, la baie de Galway.

Sur la route de Lisdoonvarna, la baie de Galway.

Le mauvais goût est universel.

Le mauvais goût est universel.

Ayant finalement atteint le point culminant de la route, on se préparait à savourer les 8km de descente quand soudain un grain nous rattrape, nous obligeant à enfiler rapidement les vêtements de pluie.

Dommage, car Corkscrew Hill vaut le détour, mais seulement dans le sens Lisdoonvarna - Ballyvaughan... Envisager le trajet inverse n'est pas concevable pour le cyclo bien chargé, à moins d'avoir rempli ses gourdes dans le seau d'eau bénite de l'église de Ballyvaughan. 

Vaut mieux prendre une Guinness, c'est certainement plus hygiénique..

Vaut mieux prendre une Guinness, c'est certainement plus hygiénique..

Le reste du parcours de retour sur Kinvarra est le même que celui emprunté hier, en sens inverse. Les montées et les descentes se succèdent. On rencontre un jeune Australien en VTT, tirant une remorque avec planche de surf.. Il venait d'Ecosse et se rendait en France.. Sourire, bonne humeur, optimisme ! Bonne route Josh ! 

Quelques très belles lumières sur le Burren.

Pas besoin de calculs compliqués pour connaître la direction des vents dominants..

Pas besoin de calculs compliqués pour connaître la direction des vents dominants..

Magnifique jeu de lumières et d'ombres.

Magnifique jeu de lumières et d'ombres.

...et quand c'est sombre d'un côté, c'est éclairé de l'autre..

...et quand c'est sombre d'un côté, c'est éclairé de l'autre..

Un dernier coup d’œil au Burren..

Un dernier coup d’œil au Burren..

Les plus-de-60 km de la journée, 'up' plus souvent que 'down', avaient eu raison des forces et de la patience de Jenny. Il était temps que l'on arrive car elle avait eu son compte. A 18h30 on passe finalement la porte du B & B, contents de ranger les vélos, enlever les chaussures et de prendre une douche 'réparatrice'.

Soirée dans le même restaurant qu'hier. Un verre de l'excellent whiskey 'Connemara' nous fait vite oublier les 'galères' de la journée.

On en avait bavé, mais ce que nous avions découvert et vu vallait bien les efforts subis tout au long de cette magnifique journée. 

 

C'était la dernière, on la redoutait..

C'était la dernière, on la redoutait..

Vendredi 16 septembre.

Un dernier regard sur Kinvarra avant de mettre en route. La place en bas s'active. C'est le marché 'fermier'. Les stands se mettent en place tout doucement d'autant plus que le ciel de traîne a apporté de la fraîcheur.

La place vue de notre perchoir au B&B

La place vue de notre perchoir au B&B

Un peu kitsch quand-même...

Un peu kitsch quand-même...

On avale les 28 km jusqu'à Galway sans peine. Dans les faubourgs, beau graffitti, certainement pas du goût par la SPA... Le coq va perdre des plumes. 

Avant midi on est sur la Place Eyre, au centre ville. Un jeune cycliste bien chargé lui aussi nous aborde. Il avait repéré mon petit Gwenn ha Du de 'Breton d'adoption'. Brin de causette. Surprise ! Sa grand-mère habite Saint Nolff pas très loin de chez nous...

Lui et son amie parcourent l'Irlande depuis trois semaines et rentrent comme nous par le Ferry de demain. Je lui promets de passer dire un petit bonjour à son aïeule.

 

L'équipe de France n'a qu'à bien se tenir, or else !..