Publié le 3 Juin 2017

Quatre pays traversés - Dépaysement garanti !

Quatre pays traversés - Dépaysement garanti !

Notre périple 2016, à travers la Normandie et la Bretagne n'était pas terminé, que Rémi et moi avions déjà décidé de la destination 2017 !

Ce serait une section du Danube. Une section seulement car les quelques 2 800 km de la source à l'embouchure dans la Mer Noire n'étaient pas envisageables dans le temps que l'on s'était fixé.

Bien que la balade soit simple, car il n'y a qu'à suivre le fleuve en faux-plat descendant, ce dernier est bordé de tant d'histoire sur ses deux rives, que des choix et des préparatifs sérieux s'imposaient.

Parcours.

Pour des raisons pratiques, nous avons décidé de partir de Munich, car à l'est de la ville coule l'Isar, un affluent du Danube...et l'Isar est bordé, jusqu'à Freising, par la magnifique véloroute "Munich-Regensburg-Prague" qui file ensuite vers le nord, passant par les villes de Kelheim et Regensburg, que nous avions choisies comme point d'entrée sur le Danube.

A partir de là, notre trajet devait nous mener rive droite, rive gauche en fonction des critères que l'on avait déterminés : en premier lieu, un maximum de kilomètres sur pistes calmes, préférablement en site propre; un accès aux villes, villages et sites choisis, et pour finir, si possible, l'ensoleillement de la rive gauche aux endroits où le fleuve s'encaisse entre de très hautes collines.

Les ponts sont assez espacés sur le fleuve mais les nombreux bacs et ferries ainsi que les énormes barrages, permettent, sans problèmes et à peu de frais de rejoindre la rive opposée. La bonne préparation de ce magnifique voyage nous a ainsi évité bien des déconvenues et des pertes de temps.

Période.

La véloroute du Danube est une piste très fréquentée, aussi nous avons choisi de partir début mai pour éviter 1. la grosse affluence cycliste des mois d'été, 2. les problèmes d'hébergement-de tous types- (essentiellement en Slovaquie et en Hongrie) et 3. les difficultés au niveau des transports de retour vers la France. Bonne décision, car, à plusieurs reprises, les wagons à vélos, en Autriche et en Allemagne étaient complets.

 

Jour 1. Paris - Strasbourg - Offenburg - Karlsruhe - Munich - Ismaning.

La 'voiture' N° 11 du TGV Est, située bien évidemment en tête de la double rame, était blindée. Heureusement qu'il n'y avait que nos deux vélos !

Arrivée sans problèmes à Strasbourg et mise en route par les nombreux quais vers le pont de l'Europe qui enjambe le Rhin et ouvre la porte de l'Allemagne. Des travaux et une déviation nous donnent une première occasion de nous perdre et d'avoir à escalader un pont de chemin de fer puis de redescendre de l'autre côté..ça commençait bien !

 

 

 

 

 

Et en plus, c'était étroit...

Et en plus, c'était étroit...

Des cyclistes nous remettent sur la voie et bientôt on se retrouve devant le premier panneau bleu à étoiles jaunes de notre voyage, à l'entrée de Kehl.

Restait plus qu'à trouver la digue de la Kinzig et de filer sud-est...

Restait plus qu'à trouver la digue de la Kinzig et de filer sud-est...

Offenburg :

Cette fois, la DB ne nous fait pas faux-bond... Pas de grève annoncée..  En gare, Les ascenseurs permettent à nos deux montures d'accéder au quai sans problème. A quand ce bonheur dans les gares françaises où deux costauds munis de valises y entrent à peine ?

A Karlsruhe, changement de train pour Stuttgart et Munich. Vaste wagon à vélos. On n'y est que 4 ou 5. Voyage facile. On pouvait s'asseoir dans la partie 'passager' du wagon, séparée des vélos par une cloison vitrée mais on choisit les strapontins pour apaiser les montures qui n'avaient pas encore pris la mesure de ce qui les attendait.

Le cycliste n'est pas un paria dans les chemins de fer allemands...

Le cycliste n'est pas un paria dans les chemins de fer allemands...

19h11. Arrivée à la Hbf (la grande gare) de Munich, pile à l'heure. Pas de soucis pour rejoindre la Isar Radweg, la piste cyclable de l'Isar. De la gare, c'est cap plein est à travers les rues de Munich, parcours parfois contrarié par des sens interdits ou des travaux.

En quelques minutes, via la Karlsplatz et la Neuhauser Strasse, nous sommes sur les berges de la rivière qui coule sud-nord et où nos ânes de métal se mesurent aux très nombreux cyclistes bien moins chargés que nous, filant à toute allure. A Munich, le cours d'eau n'est pas très large mais il est jaune comme la Garonne.

Les quelques 20 km qui nous séparent d'Ismaning où nous avions prévu l'étape (pour éviter les prix munichois) se font rive droite, sur pistes tantôt goudronnées, tantôt en tout- venant bien compacté, en sous bois pour la plupart.

Notre hébergement est atteint sans problèmes vers 20h30. Les vélos sont remisés et les cyclistes heureux de cette remise en route plutôt relax. 

 

Jour 2. Ismaning - Mainburg

Météo super. Soleil, mais très frais à l'ombre. Départ d'Ismaning après un petit déj comme seuls les allemands savent faire. On rattrape la Isar Radweg le long de la rivière. Elle n'a pas changé de couleurs, toujours un peu jaunâtre. La piste est en excellent état et bien indiquée. 

La rivière Isar n'est pas toujours un long "fleuve" tranquille.

La rivière Isar n'est pas toujours un long "fleuve" tranquille.

Très belle piste bien compactée.

Très belle piste bien compactée.

A un moment, on passe rive gauche. Le côté 'soleil' est quand-même plus sympa. Au travers d'Achering/Pulling on se trouve sous la finale de l'aéroport de Munich. Les avions rasent la cîme des arbres... Cette vulnérabilité, compte tenu des barges qui traînent, n'a pas l'air de troubler les autorités... Pas grand monde jusqu'à Freising où l'on s'arrête pour les achats du pique-nique. C'était jour de marché. La place centrale était remplie de commerçants dont les étals de charcuterie, de fromages, de fruits, de pâtisseries narguent les naseaux des cyclistes qui auraient bien tout acheté... mais...

La ville est belle, propre et friquée..  

Centre-ville Freising. Tout est 'nickel-chrome'.

Centre-ville Freising. Tout est 'nickel-chrome'.

Remise en route vers l'Isar que l'on suivra jusqu'à Marzling. A partir de là, la route choisie qui nous mène dans une direction Nord, Nord-est, est un peu plus vallonnée, passant par une succession de villages proprets et fleuris. C'est si propre que ça en est presque stérile. Rien ne dépasse, les cours de ferme sont impeccables.. Personne dans les rues... La route est bordée de champs de colza, de houblon, de céréales diverses et de prairies tondues.. Des forêts de petits chênes et de sapins cassent la monotonie des cultures. 

Rudlfing, Hagenham, Schmidhausen, Rast, Inkofen...

A Bergen on s'arrête sur les marches du cimetière pour pique-niquer. Notre déballage ne semble déranger personne. Le bus scolaire dépose une demi-douzaine d'ados qui rentrent directement chez eux dans le calme... Pas de chahut, pas de rires, on est sur une autre planète.

Les villages suivants défilent tranquillement tous les deux-trois kilomètres. Up and down..

Le colza est omniprésent...son odeur aussi..

Le colza est omniprésent...son odeur aussi..

Chaque village a son Maibaum, arbre de mai, 'planté' début mai depuis la nuit des temps. A l'époque celte, selon la légende, on dansait autour pour éloigner les mauvais esprits... Aujourd'hui il s'est transformé en un très haut panneau publicitaire que les commerçants locaux décorent des 'armes' de leurs spécialités.  

Celui-ci était bien fourni..

Celui-ci était bien fourni..

Je n'ai pas pu m'empêcher de prendre ce détail qui illustre si bien mes années de vie active..

Je n'ai pas pu m'empêcher de prendre ce détail qui illustre si bien mes années de vie active..

La dernière partie du parcours se fait dans une lumière de fin d'après-midi. Le petit vent de la journée s'est calmé. Les cyclistes filent sans peine jusqu'au village de Puttenhausen où des camions, la goudronneuse et un compacteur nous obligent à pousser les vélos dans la grande herbe..seule réelle difficulté de la journée. On atteint Mainburg vers 17h00. On s'installe comme des rois dans la Gasthaus locale. Douche et tour de ville avant de dîner. 

Comme Freising, tout est nickel ! Rangées de BMW, de Mercedes, d'Audis et de gros 4X4 de marques diverses... L'Allemand aime sa voiture et la montre à tout le monde. Fin d'après-midi, début de soirée, c'est un défilé comique de grosses cylindrées tournant en rond dans le centre ville tâchant d'attirer l'oeil des buveurs de bière installés à la terrasse du café de la place... On faisait la même chose dans le village de notre jeunesse, mais c'était en Mobylette....

 

 

Mainburg la place... Graffitti, connaît pas !

Mainburg la place... Graffitti, connaît pas !

Jour 3. Mainburg - Regensburg

Super météo au départ...et tout au long de la journée. Dès la sortie de Mainburg, la véloroute nous mène à travers les champs de houblon et d'asperges. Quand on sait que la dose de houblon dans la bière blonde est de l'ordre de 100 à 150 grammes par hectolitre et quand on voit les dizaines d'hectares de culture, on peut imaginer la quantité de bière brassée... et bue... Mais ici on est en Bavière alors tout s'explique !

La culture du houblon, qui se présente comme une espèce de liane, demande beaucoup de main d'oeuvre. Quand nous sommes passés, des saisonniers s'affairaient à entortiller les pousses autour des fils verticaux qui servent de guide à la plante. Ces fils, fixés au sol, sont eux-mêmes attachés à des câbles horizontaux qui surplombent les rangs, environ 4m au dessus des plants. La photo explique le process.. La récolte demande aussi un grand nombre de personnes, car si les 'lianes' sont coupées et ramassées avec des machines, la 'cueillette' se fait encore principalement à la main.   

 

Les 'lianes' commencent leur ascension le long des fils...

Les 'lianes' commencent leur ascension le long des fils...

Autre culture de saison : l'asperge. Là aussi grosse consommation de main-d'oeuvre car chaque asperge est coupée à la main.... La plupart du temps elles restent bâchées pour ne pas verdir. La bâche n'est soulevée qu'au moment de la cueillette...

L'asperge était 'Reine' sur les menus des restaurants !

L'asperge était 'Reine' sur les menus des restaurants !

On suit l'Abensweg, du nom de la rivière qu'elle longe, pendant un bon bout de chemin. Pistes magnifiques de bitume, de tout-venant bien compacté et bien souvent de vrais billards, bien meilleurs que certaines sections de nos autoroutes en France... Courses à Siegenburg où une brave dame nous remet sur la bonne route dans ce village où les panneaux de la véloroute avaient disparu.

Passage à Abensberg, petite ville sympa pleine de vie, où un brasseur original a bâti une tour à l'architecture délirante. Les bâtiments de la Brasserie Kuchlbauer valent aussi le coup d'oeil.

L'architecte a dû trop tester la production locale..

L'architecte a dû trop tester la production locale..

La route nous mène vers Bad Gogging, à travers une campagne verdoyante. On s'y arrête pour pique niquer dans le parc municipal juste au moment où les employés municipaux remettent en route tondeuses et rotofils... Mauvaise pioche, tant pis, on est installés, pas question de tout remballer..

Foins coupés, pommiers en fleurs. Le bonheur des premiers jours de beau temps..

Foins coupés, pommiers en fleurs. Le bonheur des premiers jours de beau temps..

A Sittling, village suivant, mon raccourci nous fait gagner une bonne dizaine de kilomètres. Les véloroutes allemandes aiment souvent faire passer le cycliste par un tas de détours. On se fait avoir une fois et le coup d'après on prend le temps de bien regarder la carte, surtout aux abords des bourgs et gros villages.

A la sortie de Staubing on tombe pour la première fois sur "Le Fleuve"..., majestueux dans sa lenteur, déjà large, remplissant son passage avant de s'engager dans les gorges, une boucle plus loin..

Les deux ânes de métal étaient tout penauds devant tant de majesté..

Les deux ânes de métal étaient tout penauds devant tant de majesté..

La piste nous mène au monastère bénédictin du 'Kloster Weltenburg'. Rapide coup d'oeil à l'église, achat de billets, et nous voilà en croisière sur le Danube pour une trentaine de minutes, direction Kelheim. Les vélos sont remisés, avec d'autres montures, dans le hall à l'entrée du bateau. Météo magnifique pour découvrir l'étroit (et court) passage entre les murailles de calcaire hautes de plusieurs dizaines de mètres par endroits. 

Statue de Saint Georges à l'intérieur de l'église très lourdement chargée.

Statue de Saint Georges à l'intérieur de l'église très lourdement chargée.

L'entrée des gorges du Danube

L'entrée des gorges du Danube

Grosse circulation fluviale entre Kelheim et le monastère..

Grosse circulation fluviale entre Kelheim et le monastère..

On débarque à Kelheim et on suit la piste rive gauche. A Poikam, traversée du pont et continuation rive droite jusqu'à Regensburg. A l'entrée de la ville, le ciel s'est brusquement chargé alors décision est prise de trouver un logement en dur. Excellent repas à la brasserie Kneitinger située Arnulfsplatz, à deux pas de notre gîte. La promenade digestive sera contrariée car les cieux s'étaient ouverts entre temps, abaissant considérablement la température et détrempant les trottoirs de la ville..

 

Jour 4. Regensburg - Loham (nord de Mariaposhing).

Le ciel n'est pas magique ce matin. C'est gris et menaçant. Comme d'hab. la journée démarre par un petit déjeuner sérieux. Pas question en effet que les cyclistes manquent de pétrole en milieu de matinée..

En sortant les vélos du parking, on est confrontés à un  difficile choix de monture. En finale, après inspection, on décide de garder nos ânes de métal car les bagages auraient été à l'étroit, le moteur du monstre occupant tout l'arrière de la voiture...

Rock'n'Roll, mon fidèle destrier, n'en menait pas large...

Rock'n'Roll, mon fidèle destrier, n'en menait pas large...

Passage rapide en ville. Coup d'oeil à la cathédrale qui nous paraît très sombre et austère. L'office du tourisme nous appose le tampon de la ville. Direction le Steinerne Brücke malheureusement en travaux, ce qui gâche un peu la perspective photo.

Regensburg rive droite, vue du Steinerne Brücke

Regensburg rive droite, vue du Steinerne Brücke

Le trajet de la journée alterne pistes sur digues et en contrebas, généralement à l'arrière de la digue. Le Danube s'étale de l'autre côté, venant parfois lécher la protection ou coulant en retrait au-delà de grandes bandes herbeuses pleines de saules et de roseaux, de boutons d'or, de pissenlits et de tout un herbier de fleurs des champs.

Au travers de Donaustauf, perché sur la colline, le Walhalla, Panthéon des grands esprits allemands, copie du Parthénon d'Athènes, surplombe la vallée. 

Odin/Wotan y accueillait les Héros tombés au champ.. Aujourd'hui, le bâtiment est peuplé de statues d'Allemands illustres

Odin/Wotan y accueillait les Héros tombés au champ.. Aujourd'hui, le bâtiment est peuplé de statues d'Allemands illustres

Succession de villages proprets et de paysages tranquilles. A Pondorf, arrêt pique-nique sur le parvis de l'église, seul endroit offrant des bancs.. 

A peine remis en route, on tombe sur un jeune qui essayait de réparer une crevaison. Il avait bien une chambre à air de rechange mais ne savait la gonfler, n'ayant pas de pompe... En dix minutes l'affaire est réglée et le gamin reparti. Bonne chance!

Le ciel se met finalement au beau...

Le ciel se met finalement au beau...

Le soleil apparaît enfin mais les reliefs sont bien chargés.. Pour éviter de renouveler la mauvaise expérience de la nuitée précédente (chère et peu conviviale, hormis les ripailles du soir..), on décide de s'arrêter à Loham, petit village au nord de Mariaposhing, sur la rive gauche du fleuve.

L'unique Gasthaus du village est tenue par un vieux couple qui nous met l'établissement à disposition. Pendant que la lessive sèche dans le garage et sur un 'diable' au milieu du jardin, on s'attable pour une excellente bière qui nous mène tranquillement au repas du soir.

Superbe journée de pédalage sur des pistes et petites routes de campagne très roulantes.

Paysages qui ne demandent aucun commentaire...

Le Danube n'est pas toujours aussi calme...

Le Danube n'est pas toujours aussi calme...

Il est parfois si vaste qu'il semble contenir tout le ciel...

Il est parfois si vaste qu'il semble contenir tout le ciel...

Jour 5. Loham - Kohlbach Mühle (aval d' Obernzell).

Seuls à la Pension. Après le petit déj. habituel, mise en route pour retrouver Mariaposhing et le "Danube de plaine". Arrêt au Netto de Deggendorf pour les courses de midi. La piste a été modifiée par rapport aux cartes dont je disposais. Elle ne passe plus en ville mais le long du fleuve via un parc récemment aménagé.  A Niederalteich on traverse avec le ferry pour continuer sur l'autre rive (droite). C'est moins passant et la campagne est belle.

Le ferry nous attendait !

Le ferry nous attendait !

Après Thundorf, c'est Aicha, Haardorf et Mühlham où un gros troupeau de moutons tond l'herbage communal sous l'oeil du berger et de ses 'assistants'.

Un beau lièvre à Haardorf..

Un beau lièvre à Haardorf..

Les chiens avaient fort à faire...

Les chiens avaient fort à faire...

La piste suit les méandres du fleuve, tantôt en site propre, tantôt sur les petits chemins de campagne. A Schnelldorf, pendant au moins un kilomètre, les bas-côtés de la rue principale du village et les clôtures en bois de habitations sont "décorés" de boîtes à conserve vides. C'est curieux !

On décore comme on peut..

On décore comme on peut..

Arrêt pique-nique à Pleinting, près du complexe sportif municipal, où une table ombragée nous attendait. La remise en route à travers le bourg et quasiment jusqu'à Vilshofen nous plonge littéralement en DDR.. Sur cinq-six kilomètres on est un autre monde, bien différent de ce que l'on avait vu jusqu'alors.. Un ressenti bien difficile à expliquer..

En traversant le pont de Vilshofen, j'aperçois une piste de champ d'aviation, parallèle au fleuve. Fallait pas louper les approches. Bien évidemment il a fallu passer au club house pour obtenir un coup de tampon dans nos carnets.

A partir de ce point, le Danube commence tout doucement à s'encaisser entre de hautes collines boisées. Notre trajet nous conduit vers Passau sur la rive gauche mais à Maierhof, sommes obligés de traverser de l'autre côté au niveau des écluses de Kachlet, faisant partie d'une monumentale structure hydro-électrique régulant les débits du fleuve, extrémité d'un énième bief interminable, d'un dénivelé d'une bonne dizaine de mètres.

La piste et le fleuve était tous deux gris....Gare à l'erreur !

La piste et le fleuve était tous deux gris....Gare à l'erreur !

La centrale hydro-électrique de Maierhof

La centrale hydro-électrique de Maierhof

Les deux écluses de Kachlet, 230mx24m chacune...

Les deux écluses de Kachlet, 230mx24m chacune...

Accueillis à Passau par un beau panneau de Street Art.

Accueillis à Passau par un beau panneau de Street Art.

On entre dans Passau via une succession de routes et rues passantes et peu agréables. On ne s'y attardera pas, d'autant plus que l'Office du Tourisme est déjà fermé à 16h00, un samedi, en saison.. On aura malgré tout l'occasion de voir la marque de la crue de 2013 sur la Neues Rathaus. Le fleuve était monté à 11m au dessus de son niveau normal et débitait, dans le rétrécissement de Passau, un volume de 11 000m3 à la seconde, coulant à une vitesse de 20 km/h. Ca devait être très impressionnant !

A la pointe de la presqu'île, on repasse rive gauche, franchissant la Neue Ilz Brücke pour continuer vers Obernzell, le choix de cette rive, plutôt que l'autre, étant dicté par les commentaires relatifs à la grosse circulation automobile à droite et l'impossibilité de re-traverser avant Jochenstein. Jusqu'à Obernzell la route est malgré tout assez chargée, même du côté choisi.

Heureusement, à partir de ce gros bourg, la voie principale bifurque vers le nord, nous laissant sur une route de bord de fleuve bien plus accueillante. Rémi avise une Gasthof à quelques kilomètres de là. Excellent choix à tous points de vue ! On s'y arrêtera pour la nuit. L'objectif initial était Schlögen. On n'y est pas arrivé....so what ? 98km au compteur depuis le matin, c'est quand même honnête, non ?


 

L'autre côté du Fleuve à Kohlbach Mühle

L'autre côté du Fleuve à Kohlbach Mühle

Jour 6. Kohlbach Mühle - Mauthausen.

Mise en route à 9h00 pour les102km de la journée. La Donau Radweg reste encaissée rive gauche, passant près du fleuve bordé de prairies étroites et de vergers.

Paysages paisibles du bord de fleuve

Paysages paisibles du bord de fleuve

A Jochenstein, on passe la frontière, entrant finalement en Autriche, sans transition ni panneau indicateur. C'est Orange qui nous accueille dans ce deuxième pays du périple.

On choisit de rester rive gauche pour éviter la grosse circulation de l'autre côté.

Tel Jonas, l'écluse du barrage de Jochenstein était prête pour avaler les deux barges de 3 700 t...plus le pousseur.

Tel Jonas, l'écluse du barrage de Jochenstein était prête pour avaler les deux barges de 3 700 t...plus le pousseur.

Engelshartszell, sur la rive droite, est déjà bien vivante ce dimanche matin. Le fleuve s'est considérablement élargi à ce point, "hébergeant" de nombreux bateaux de croisière..

Une vue d'Engelhartszell.

Une vue d'Engelhartszell.

L'arrivée face à Schlögen se fait par un très joli parcours en prairies et sous-bois. Le petit ferry nous met sur la rive droite en moins de 2 minutes. L'endroit offre plusieurs options d'hébergement. 

A Schlögen, le Danube fait deux virages à 180°, l'un après l'autre.

A Schlögen, le Danube fait deux virages à 180°, l'un après l'autre.

Continuation sur la rive droite jusqu'au joli bourg d'Aschach où l'on s'arrête pour un sandwich, nos fournisseurs habituels de pique-niques étant fermés le dimanche... Le parcours se fait principalement en sous bois, parfois assez frais car à l'ombre. Nombreux cyclistes.

Côté météo, c'est parfait. Ciel bleu, soleil, mais aussi un très léger vent venant du nord-est, gage de beau temps.

Une énorme grange sur la rive opposée, vers Neuhaus

Une énorme grange sur la rive opposée, vers Neuhaus

Le parcours est jalonné de nombreux calvaires et crucifix..

Le parcours est jalonné de nombreux calvaires et crucifix..

On passe le pont pour continuer rive gauche en direction de Linz. Succession de champs cultivés, de passages en sous-bois, de chemins sur digues... Une belle Contribution à la Culture des Masses borde la piste...

Seul 'avantage', c'est de l'inox, ça ne rouillera pas...

Seul 'avantage', c'est de l'inox, ça ne rouillera pas...

D'Ottensheim à Linz, la véloroute borde une voie très chargée et bruyante. On est contents de la quitter pour passer sur les quais en ville.

Rock'n'Roll à l'entrée de Linz..

Rock'n'Roll à l'entrée de Linz..

Malheureusement on n'y traîne pas... Les quais sont sales et bruyants, les parcs constellés de papiers, sacs en plastique et autres restes de pique-niques...(barbecues jetables compris...). Après la Pleschinger See, la rive gauche redevient plus calme. La rive droite, elle, est très industrialisée et ne permet pas la circulation des vélos. 

A 17h00 on entre à Mauthausen et on décide d'y rester pour la nuit, dans le but de visiter le Mémorial le lendemain matin avant la remise en route vers l'est.

Gasthaus folklo mais très sympathique. Excellent repas suivi d'une balade digestive rapidement terminée... A 20h00 la ville est vide ! Y'a plus rien à voir..

Faites du vélo et vous en aurez, de l'appétit !

Faites du vélo et vous en aurez, de l'appétit !

Semblant accroché au pylône, l'orage s'est finalement dégonflé...

Semblant accroché au pylône, l'orage s'est finalement dégonflé...

Demain il devrait faire beau...

Demain il devrait faire beau...

Jour 7. Mauthausen - Melk.

La visite du camp s'imposait. On ne pouvait quitter Mauthausen sans accomplir un devoir de mémoire, de respect pour les milliers de victimes de la barbarie nazie. Le Mémorial surplombe la vallée dans la partie ouest de la ville. Il est situé au bout de la Erinnerungsstrasse. Nous, nous y sommes  montés en empruntant la Ufer Strasse, plus directe, puis le raidillon qui mène au Visitor Center.

Comme la "Topographie de la Terreur" à Berlin, Mémorial bâti sur les décombres du siège de la Gestapo, le Camp de Concentration/d'extermination de Mauthausen, demanderait une très longue visite que malheureusement nous ne pouvions lui consacrer.

Nous avons donc choisi de parcourir le Parc des Monuments, regroupant les nombreuses donations de différentes nations et groupes de victimes. En marchant dans les allées, je pensais aux Parcs de la Paix à Hiroshima et Nagasaki, aux milliers de croix dans les cimetières de Normandie... aux 888 246 coquelicots de la Tour de Londres... A chaque fois, c'est la "der des der" et à chaque fois ça recommence.. Doit-on croire que l' Ignorance, le Fanatisme et l'Ambition sont les trois seules valeurs de l'homme ?

Rien que la lecture du nom glace le sang...

Rien que la lecture du nom glace le sang...

L'entrée du camp. Pour la plupart des occupants, c'était bien une 'montée au ciel'...

L'entrée du camp. Pour la plupart des occupants, c'était bien une 'montée au ciel'...

Détail du monument bulgare.

Détail du monument bulgare.

Le monument hongrois.

Le monument hongrois.

Trois vues du monument albanais.

Trois vues du monument albanais.

Munich - Budapest par l'Isar et le Danube
Munich - Budapest par l'Isar et le Danube
Le monument français.

Le monument français.

Une plaque sur le Monument français comporte les mots suivants :

"Les Morts ne dorment pas, ils n'ont que cette Pierre,

Impuissante à porter la Foule de leurs Noms,

La Mémoire du Crime est la seule Prière

Passant, que nous te demandons.

A R A G O N

 

Un détail du monument soviétique.

Un détail du monument soviétique.

Le mémorial Tchèque.

Le mémorial Tchèque.

Monument en l'honneur de Dmitry Karbyshev, général soviétique "congelé" vivant par les nazis.

Monument en l'honneur de Dmitry Karbyshev, général soviétique "congelé" vivant par les nazis.

Un peu avant midi on était de retour au Gasthof pour reprendre les sacoches. On les avaient laissées là pour alléger les montures dans la côte. Deuxième mise à l'épreuve de la journée, cette fois plus physique : l'escalier permettant l'accès au pont menant à la rive droite... On en a bien bavé, même à deux !

 

Sans commentaires..

Sans commentaires..

La route via Saint Pantaleon est belle et calme, pleine de diversité : champs, vergers, bois, parfums de foin coupé, d'ail et d'oignon de printemps... sans oublier des quantités d'escargots de Bourgogne. On rejoint la digue avant Wallsee où l'on s'arrête pour pique-niquer. Le chemin continue rive droite, passant par Ardagger Markt. Grein semble sympa, mais c'est d'autre côté, alors 'ce sera pour la prochaine fois...' Belles maisons à St Nikola.

Grein / Saint Nikola

Grein / Saint Nikola

A Grein on essuie quelques gouttes tombées d'un ciel qui s'était brusquement assombri. Rien de grave. On accélère les ânes et finalement le grain reste derrière. Un peu plus loin un autre nous avait précédés...

Ybbs est une ville sympa qui mériterait  un peu plus de temps. Statue de Louis II, vieilles rues pavées, une belle bourgade !

Après la (énième) boucle du Danube on découvre l'église de Marbach, perchée sur le haut de la colline en face, adossée à un ciel de cumulonimbus bien menaçants..

Eglise de Marbach. L'orage montait à droite..

Eglise de Marbach. L'orage montait à droite..

Le revêtement de la véloroute en bordure du Danube permet des exploits sportifs. Les ânes, débridés, sont pris d'une folie de fin d'après-midi et foncent à toute vitesse vers l'étape ! On passe Pöchlarn, ville natale d'Oskar Kokoshka, peintre et écrivain expressionniste autrichien. 

Une belle contribution à la culture borde la piste peu avant notre arrivée à Melk.

Un peu comme si la foudre était tombée sur un pylône électrique...

Un peu comme si la foudre était tombée sur un pylône électrique...

Arrivée à Melk à 18h00. 95 km au compteur today. On se trouve une sympathique Gasthof pour 15 euros la nuit, petit déjeuner compris ! Pas la peine de jouer aux boy-scouts avec la tente... on a passé l'âge.

Excellent dîner au 'Rathaus Keller' où le petit gros qui nous servait nous rappelle deux fois que le service n'est pas inclus, des fois que l'on n'ait pas compris, raison de plus pour ne rien laisser, non mais !

Très belle journée de pédalage, démarrée tard, mais menée prestement sur des revêtements extra et un interminable faux-plat descendant.... 

Le monastère de Melk.

Le monastère de Melk.

Jour 8. Melk - Tulln via la Wachau.

Après une mise en jambes très sérieuse et à froid pour rejoindre le tablier du pont enjambant le fleuve, direction rive gauche, c'est un parcours enchanté qui s'offre à nous. 

La Wauchau est une région viticole majeure de l'Autriche et les villages, parsemés dans les vignobles défilent les uns après les autres, petits bijoux fleuris, impeccables de propreté, dédiés à une culture manucurée de la vigne, à la production du vin et bien-sûr, à sa dégustation...tout le long du parcours..

Un des trésors du parcours..

Un des trésors du parcours..

On entre dans la Wachau peu après Aggsbach Markt

On entre dans la Wachau peu après Aggsbach Markt

La culture de la vigne est impressionnante. Beaucoup de terrasses, certaines si étroites qu'un seul rang de vigne y pousse. Du côté 'fleuve' de la petite route, des champs de fruitiers...

Ici, pas de récolte mécanisée...

Ici, pas de récolte mécanisée...

Châteaux et grosses demeures, belles pensions pour les nombreux touristes en 'pèlerinage' dans la région...

Dommage que l'on ne soit que de passage...

Dommage que l'on ne soit que de passage...

On passe les bourgs de Willendorf, Schwallenbach, Spitz, Wösendorf, Joching, Weissenkirchen, Dürnstein...La vigne est omniprésente et protégée par les nombreux petits monuments religieux qui jalonnent la route.

Toute la campagne est parsemée de petits monuments comme celui-ci.

Toute la campagne est parsemée de petits monuments comme celui-ci.

Intérieur de la petite église de St Michael entre Spitz et Wösendorf

Intérieur de la petite église de St Michael entre Spitz et Wösendorf

A l'entrée de Mautern/Krems tout change brusquement. Dernier coup d'oeil sur la Wachau avant de replonger dans des zones bien moins bucoliques. La sortie de Krems, le long d'un canal bien triste, contraste sérieusement avec ce que nous venions de traverser. 

Un dernier regard en arrière...

Un dernier regard en arrière...

Sortie de la Wachau à Dürnstein.

Sortie de la Wachau à Dürnstein.

Arrêt pique-nique à Mautern

Arrêt pique-nique à Mautern

L'autre côté de la place..

L'autre côté de la place..

Passant par plusieurs zones industrielles et sous-bois bien humides, on débouche finalement sur la digue au travers de Theiss. Interminable bief jusqu'au barrage d'Altenwörth que l'on traversera pour passer rive droite.

Gare aux moustiques...

Gare aux moustiques...

Le fleuve s'élargit encore..

Le fleuve s'élargit encore..

Plus de 7 000t sortant de l'écluse...

Plus de 7 000t sortant de l'écluse...

La fin de parcours de cette belle journée, jusqu'à Tulln, se passe sur de véritables billards, sous une météo exceptionnelle. A Langenschönbichl je casse un rayon de ma roue arrière. Un bout de bande adhésive toilée la fixe au rayon d'à côté. De retour à Paris ça tenait toujours.. Heureusement, c'est un rayon du côté gauche, plus facile à changer que l'autre côté.

A Tulln on passe devant le musée Egon Schiele, peintre autrichien mort en 1918 de la grippe espagnole.

On s'installe au camping de Tulln. Excellent repas sur place. Retour aux appartements de bonne heure et rapide extinction des feux... La journée avait été très chaude.

Jour 9. Tulln - Kittsee  (113km)

Le camping étant situé le long du fleuve on n'a pas perdu beaucoup de temps à retrouver la digue... Encore une météo parfaite ce matin. Belle balade jusqu'au barrage de Greifenstein. On reste rive droite. L'approche de Vienne est plus animée. La véloroute suit le Klosterneuburger Durchstich, canal étroit qui part du Danube pour s'y rejeter environ 7km plus loin. 

Une belle "contribution à la culture des masses" orne une pelouse de Klosterneuburg...

Une belle "contribution à la culture des masses" orne une pelouse de Klosterneuburg...

A Nussdorf / Heiligenstadt, un peu avant le Nordbrücke, la piste quitte une seconde fois le fleuve pour suivre le Donaukanal qui serpente à travers Vienne. Les murs des berges et les piles des ponts sont un indescriptible kaléidoscope de graffitti, et de 'street art'. Certaines 'oeuvres' se détachaient nettement du lot.

Des jeunes nous indiquent à quel pont sortir pour rejoindre le Praterstern, grande place donnant, entre autres, accès au parc du Prater que nous devions traverser. On profite de la proximité d'une des grandes gares de Vienne pour acheter les billets de retour Budapest - Vienne. Avec les vélos il valait mieux prévoir quelques jours à l'avance...Les chemins de fer autrichiens sont très bien organisés et l'affaire ne prend que quelques minutes

La très longue Hauptallee coupe le parc dans une direction SE - NO. Un banc à l'ombre sous les marronniers sera parfait pour le pique-nique. 

La salade de chez Spar n'est pas aussi généreuse que celle de Netto...

La salade de chez Spar n'est pas aussi généreuse que celle de Netto...

La Hauptallee. On tourne à gauche au niveau de la A23 pour accéder à la Donauinsel.

La Hauptallee. On tourne à gauche au niveau de la A23 pour accéder à la Donauinsel.

La piste cyclable est accrochée sous le pont de la A23 et permet de traverser les deux cours d'eau parallèles en toute sécurité. En son milieu, elle donne accès à la Donauinsel, longue et étroite île divisant le fleuve en deux. On a le choix de descendre sur l'île et de rejoindre la rive gauche un peu plus loin ou de traverser les deux parties du fleuve sous la A23 pour passer tout de suite rive gauche. Nous choisissons de passer par un bout de l'île, histoire de voir.

La piste est accrochée sous le tablier du pont..

La piste est accrochée sous le tablier du pont..

La spirale permet de quitter la piste et de descendre sur l'île au centre..

La spirale permet de quitter la piste et de descendre sur l'île au centre..

La rive gauche atteinte, la piste longe le fleuve (Neue Donau) puis passe dans un terminal de stockage pétrolier. On n'avait pas encore vécu cela... mais le plus surprenant était encore à venir... Tout le long de la berge, en contrebas de la digue, des vieux beaux (et vieilles belles) se baladaient à poil dans un camp de nudistes ouvert à la vue de tous les cyclistes de la Donau Radweg !

Belle expo de bedaines à bière, de fesses en goutte d'huile, de zizis flétris et d'oreilles de cocker... Vu le soleil, y'en a plus d'un (e) qui a dû regretter l'exercice le soir venu... 

La piste longeait la route à droite...

La piste longeait la route à droite...

Les 15 km de piste sur la digue, jusqu'à Orth semblent interminables. Pour casser la monotonie, on décide de passer rive droite pour rejoindre Haslau et passer par les villages au sud du fleuve.

Nous ayant à peine débarqués, le ferry file à son point d'attache, rive gauche.

Nous ayant à peine débarqués, le ferry file à son point d'attache, rive gauche.

Le chemin aux abords du ferry est conçu pour résister aux crues...mais les pneus, eux, n'auraient pas résisté longtemps au chemin...

Le chemin aux abords du ferry est conçu pour résister aux crues...mais les pneus, eux, n'auraient pas résisté longtemps au chemin...

On s'était donné comme objectif Hainburg nous disant que si l'on trouvait un Gasthof avant, on aviserait. A Petronell-Carnuntum, ville romaine,  tout était complet. A Bad-Deutsch Altenburg, tout était complet. A Hainburg, tout était complet. A Wolfsthal, même chose.

Là, les clients d'un bar nous indiquent le village de Kittsee, à 5 kilomètres. Le premier Gasthof était fermé. Le deuxième complet, mais le jeune patron, très sympa, téléphone au troisième B & B à l'autre bout du village et nous assure ainsi le gîte et le couvert à la pension de Franz Böröczky !  Il était près de 20h00 et les 113km au compteur commençaient à compter... Les vélos furent remisés dans un hall du B&B. 

La journée avait été longue et chaude et on était heureux de trouver une douche et un lit. Sans qu'on le sache, Kittsee se trouvait dans un endroit 'stratégique' pour la visite de Bratislava le lendemain et pour le départ vers Jarovce le sur-lendemain. Seule ombre au tableau, Rémi avait découvert une petite enflure sur le flanc de son pneu arrière. Je lui avais signalé, au début du voyage, qu'il faudrait régler la position de l'étrier de frein, qui à mon avis frottait légèrement sur le pneu à un endroit. On décide d'y regarder au matin.

Excellent B&B, bonne bière et bon repas;  propriétaires et personnel sympa et généreux, comme on le verra le lendemain.

Un dîner bien mérité !

Un dîner bien mérité !

Jour 10. Kittsee - Bratislava - Kittsee - Pama - Prellenkirchen - Edelstal - Berg - Kittsee. 

Pas de bousculade ce matin, la journée étant dédiée à la visite de Bratislava, situé à moins de 10 km de Kittsee.

Première priorité : régler le problème du pneu de Rémi. Pendant la nuit, l'hernie avait enflé. La toile du flanc était coupée. On ne pouvait pas prendre le risque de partir sans réparer. On explique notre souci au patron de la pension. Ce dernier nous emmène en voiture chez un réparateur local, histoire de nous montrer la route. L'idée était que l'on y repartirait tous deux avec les vélos, que l'on ferait faire la réparation et qu'ensuite on filerait directement sur Bratislava.

Au retour, pour prendre les vélos, la patronne de l'auberge nous informe que pendant notre absence le pneu avait explosé ! Après un démontage des sièges de l'Espace, on charge le vélo de Rémi et ce dernier file chez le 'pneumologue'. Je les suis en vélo.

Heureusement pour nous, le petit garage, spécialisé dans les pneus autos et camions, trouva dans son stock un pneu à la bonne dimension et la chambre à air qui allait avec !

En un rien de temps tout est réglé et les cyclistes en route pour "Pressburg", comme l'appellent les Autrichiens..

Ils s'y étaient mis à trois...

Ils s'y étaient mis à trois...

A peine sortis de Kittsee sur une petite route de campagne bordée d'abricotiers et d'acacias, on traverse la frontière pour entrer en Slovaquie. Des restes du passé sont encore visibles : poteaux, support de barrière, blockhaus... soigneusement entretenus, car vestiges de l'histoire.

Pourtant récent, le passé paraît si lointain...

Pourtant récent, le passé paraît si lointain...

Y'a pas de doute, on y était bien !

Y'a pas de doute, on y était bien !

La piste, qui entre rapidement en ville par une zone de commerce et d'industrie sans intérêt, zigzague ensuite entre les immeubles et nous mène directement au centre du vieux Bratislava, via le pont central. Le Danube est franchi de la même façon qu'à Vienne, par une voie cyclable située sous le tablier.

Danube et château depuis le pont..

Danube et château depuis le pont..

Dès la rive gauche atteinte on se trouve dans les quartiers historiques de la ville que l'on parcourt en long et en large. Le vélo est magique pour cela car il permet une découverte rapide, mais en même temps paisible de lieux...

Ceci dit, la ville se visite facilement à pieds car de nombreuses rues et places sont en zones piétonnes... et toute la partie 'intéressante', hormis le château que l'on ne visitera pas, se concentre à l'intérieur d'un petit boulevard circulaire. Beaucoup de touristes, mais on ne se sent pas 'submergés'. Un passage par la Poste principale s'impose, ne serait-ce que pour admirer les verrières. (Cependant, pour éviter de se faire incendier par les préposés, ne pas tenter la photo.... On en a fait les frais..).

Pavol Orszagh Hviezdoslav, 1849-1921, grand poète et dramaturge slovaque.

Pavol Orszagh Hviezdoslav, 1849-1921, grand poète et dramaturge slovaque.

Très belles maisons 'pastel'. Bratislava est un peu un 'mini Prague' : statues, fontaines, églises, beaux frontons et devantures. Quelques bas-reliefs de la période "d'avant" subsistent ça et là..

Place de l'ancienne mairie

Place de l'ancienne mairie

La porte Saint Michel

La porte Saint Michel

L'arrière de l'ancienne mairie.

L'arrière de l'ancienne mairie.

Un bas-relief d'une ancienne 'religion d'état'... Ça paraît si loin déjà..

Un bas-relief d'une ancienne 'religion d'état'... Ça paraît si loin déjà..

Détail du précédent.

Détail du précédent.

La Cathédrale Saint Martin.

La Cathédrale Saint Martin.

Un détail du pied de la flèche de la cathédrale.

Un détail du pied de la flèche de la cathédrale.

Ancien ou neuf, le béton est toujours aussi laid.. Heureusement un coup de peinture change un peu la donne..

Ancien ou neuf, le béton est toujours aussi laid.. Heureusement un coup de peinture change un peu la donne..

Bref passage à l'Institut de France pour demander un coup de tampon et découvrir la composition de notre tout nouveau gouvernement...

L'excursion nous avait donné faim. Au diable les salades de Lidl, Netto ou Spar ! On s'attable à une des nombreuses terrasses, les vélos garés tout près de nous, et on se laisse convaincre d'essayer le canard confit maison... 

La taille de la portion aurait pu présenter un cas de conscience, mais considérant les kilomètres faits, et à faire, tout fut avalé sans scrupules.

 

Une portion d'Américain !

Une portion d'Américain !

La route de retour se fait par le même chemin. Comme il était encore tôt on décide de suivre un circuit vélo à travers la campagne autour de Kittsee. L'imprécision du marquage nous emmène bien au-delà du circuit prévu, occasionnant pas mal de kilomètres supplémentaires, bien souvent face au vent. Au vu de la forêt d'éoliennes géantes de part et d'autre de la route, on aurait dû se douter que l'on était dans un coin venteux... Ca n'a pas loupé !

Elles n'étaient pas à l'arrêt...

Elles n'étaient pas à l'arrêt...

Encore quelques mois de sursis. Après, ça peut mal finir...

Encore quelques mois de sursis. Après, ça peut mal finir...

Anciennes caves à vin à Edelstal

Anciennes caves à vin à Edelstal

Retour à la pension vers 17h30...Douche, lessive et repas...

Un verre offert au patron pour le remercier de sa générosité du matin aurait pu mal finir... Le premier (grand) verre de vin blanc fini, il était prêt à refaire les pleins.. On a dû poliment décliner la seconde tournée, voulant éviter une nuit de crampes.. C'est que l'on avait encore des kilomètres à faire...

Encore une excellente journée de découvertes. Pas beaucoup de kilomètres dans les mollets mais beaucoup d' images plein la tête ! 

 

Journée 11. Kittsee - Györ

Une fois encore la météo est au beau, mais ce matin on a droit à un fort vent de nord-est en prime. Cela ne nous arrangeait pas, surtout que la majeure partie de la balade de 90 km devait se faire sur les digues encadrant le Danube ou son canal latéral.

Dès la sortie de Kittsee en direction de Jarovce/Rusovce on passe la frontière Slovaque. 

On laisse l'Autriche derrière nous pour quelques jours..

On laisse l'Autriche derrière nous pour quelques jours..

..et on entre en Slovaquie, fanions au vent !

..et on entre en Slovaquie, fanions au vent !

A la sortie de Rusovce on retrouve la véloroute du Danube qui arrivait du nord-ouest, de Bratislava. La sortie directe de Kittsee nous a fait gagner pas mal de kilomètres. On arrive tout de suite sur la première digue de la journée, encore relativement protégés du vent. 

En contrebas de la digue, des hectares de grandes marguerites blanches...

En contrebas de la digue, des hectares de grandes marguerites blanches...

A droite, en contrebas de la digue, un jardin de fleurs des champs...à gauche, un Danube qui s'élargit de plus en plus. A Cunovo il y a presque 5 km d'une berge à l'autre ! Il est encombré de dizaines de troncs d'arbre coincés sur des hauts-fonds, arrachés aux berges lors des crues. On les retrouvera en grandes quantités flottant derrière les nombreux barrages, tout au long du fleuve.

Au fond, une étroite bande de terre coupe le Danube..

Au fond, une étroite bande de terre coupe le Danube..

Des kilomètres d'eau ! Une véritable mer intérieure, presque aussi vaste que le Golfe du Morbihan !

Des kilomètres d'eau ! Une véritable mer intérieure, presque aussi vaste que le Golfe du Morbihan !

Sur le barrage de Cunovo, on est attaqués par des myriades de minuscules moustiques qui me faisaient penser aux midges d'Ecosse et d'Irlande, mais en plus agressifs. Heureusement ça ne dure pas.

Le Danubiana Meulensteen Art Museum, érigé à l'autre extrémité du barrage est une réalisation inattendue dans un coin pareil. L'art moderne est-il si subversif qu'il faut le cacher au milieu de nulle part ? 

Un arc-en-ciel de couleurs bienvenues au milieu de la grisaille du fleuve..

Un arc-en-ciel de couleurs bienvenues au milieu de la grisaille du fleuve..

Selon l'artiste, il s'agit d'une "super nova"... A chacun de décider..

Selon l'artiste, il s'agit d'une "super nova"... A chacun de décider..

L'homme libéré...même de son caleçon..

L'homme libéré...même de son caleçon..

Continuation sur la digue interminable, vent de face.. Pas grand monde. A gauche, le Privodny Kanal, à droite, loin derrière les arbres, un petit Danube paresseux, dont le centre est la frontière entre Slovaquie et Hongrie. La navigation se fait sur le canal.

 

Arbres échoués sur les berges du canal...

Arbres échoués sur les berges du canal...

Rock'n'Roll sur la digue du Privodny Kanal...

Rock'n'Roll sur la digue du Privodny Kanal...

A Vojka on quitte le fleuve pour trouver un coin d'ombre pour le pique-nique. Ce sera sur la place de l'église, à côté du bac à sable des enfants du village et du Potraviny (épicerie) local.

Kilomètre après kilomètre on avance vers Tejke sous un soleil de plomb. La véloroute passe de l'autre côté du canal au barrage de Gabcikovo, deuxième plus important ouvrage sur le Danube. Chaque cellule de la double écluse mesure 280m x 34m... Le dénivelé amont-aval est d'environ 20m !

Deux barges de 7 500t passent côte à côte sans problèmes...

Deux barges de 7 500t passent côte à côte sans problèmes...

Le village de Sap, où le Danube et le canal se retrouvent...

Le village de Sap, où le Danube et le canal se retrouvent...

A Medvedov, sur le pont métallique, on repasse rive droite du Danube pour enfin entrer en Hongrie. Les douanes surveillent le passage...  

Au bout du pont c'est la Hongrie.

Au bout du pont c'est la Hongrie.

Troisième pays aujourd'hui !

Troisième pays aujourd'hui !

Après un parcours au fléchage plus qu'approximatif, on arrive, via un très mauvais chemin et des routes pas mal défoncées, dans les faubourgs de Györ où une brave cycliste nous indique le chemin vers le centre.

Un cycliste heureux sur un chemin défoncé...

Un cycliste heureux sur un chemin défoncé...

On file directement vers l'Hôtel Konferencia où je descendais il y a 25 ans lors de visites à l'usine Raba. Rien n'a changé et Raba est encore en charge !

Pour € 30 euros chacun on a une chambre magnifique. Les vélos sont remisés au fond d'un couloir, la douche prise et les deux voyageurs filent en ville pour se dégourdir les jambes à travers les rues remplies de tant d'histoire.

 

L'Hôtel Konferencia/Raba.

L'Hôtel Konferencia/Raba.

Lazlo, roi de Hongrie (c'était il y a dix siècles...)

Lazlo, roi de Hongrie (c'était il y a dix siècles...)

Au fond, le pont Kossuth..

Au fond, le pont Kossuth..

Un détail du pont.

Un détail du pont.

La surprenante Arche d'Alliance de Györ !

La surprenante Arche d'Alliance de Györ !

Jour 12. Györ - Esztergom. 117 km.

On quitte Györ tranquillement vers 9h00, sans destination fixée à l'avance. Ce sera quelque part entre Komarom et Esztergom, à 80/90 km de notre point de départ. Ciel couvert ce matin et pas mal de vent, cette fois, de nord-ouest.

La sortie de la ville est relativement rapide. Au-delà des derniers immeubles pas toujours très frais on aborde ce qui avait été à une époque une grande zone industrielle.

C'est ici que la société Raba fabriquait des tracteurs de 250cv, en coopération avec la société Case IH, basée aux USA. La Hongrie (tout comme l'Ukraine) était un grenier à blé pour l'ex empire soviétique. Aujourd'hui, toute cette industrie a disparu. Le nouveau Tsar industriel est Audi avec son usine de moteurs, N° 1 mondial en volume de production !

 

Il y a bien longtemps que la cabine est vide !

Il y a bien longtemps que la cabine est vide !

C'est à peu près tout ce qui reste de Raba...

C'est à peu près tout ce qui reste de Raba...

Les chevaux sont encore couramment utilisés..

Les chevaux sont encore couramment utilisés..

La véloroute est relativement bien indiquée et nous mène rapidement à travers les dernières maisons, bien entretenues elles, vers les ruelles bordées de datchas, petit bout de propriété privée dont les cabanes de jardin d'antan ont progressivement mué en résidences secondaires... Vignes, roses, acacias, potagers, sureaux, mille parfums nous accueillent dans un environnement paisible..

Petites maisons sur Nagy Hegy.

Petites maisons sur Nagy Hegy.

Chacun produit sa gniaule..

Chacun produit sa gniaule..

Robinier faux acacia

Robinier faux acacia

La route se termine en lisière de forêt et se transforme en chemin sablonneux jusqu'à Szölöhegy où de nouveau nous avons droit à l'asphalte (bien défoncé sur les bords..). Un bout de chemin en direction de Babolna sur une route très passante puis la piste vire au nord. Les éoliennes parsemées dans les champs à gauche tournent à pleine vitesse. C'est la partie visible du vent... Les mollets et le compteur nous rappellent sans cesse que nous l'avons de face, mais heureusement, pour 7 km seulement... 

Étendards au vent : "Bevet Breizh" !

Étendards au vent : "Bevet Breizh" !

On cherche un coin pour le pique-nique, à l'abri du vent... Ce sera devant l'église de Nagyszentjanos, un bourg agricole dont on peut se douter que la totalité de la population travaille à la coopérative.. Une rue principale vide, une gare et un parc de la Liberté avec sa statue ailée... triste !.

Remise en route sur un chemin herbeux le long de la ligne de chemin de fer, jusqu'à Acs. D'un côté la ligne Budapest-Vienne bordée d'acacias; de l'autre, des champs de céréales à perte de vue.

Y'avait seulement à surveiller les ornières et les branches tombées car les épines d'acacia ne pardonnent pas, même les pneus Schwalbe...

Y'avait seulement à surveiller les ornières et les branches tombées car les épines d'acacia ne pardonnent pas, même les pneus Schwalbe...

A  Acs la piste passe "en ville" puis c'est de nouveau du sable et un passage en sous-bois. 

La rue Kossuth Lajos à Acs...

La rue Kossuth Lajos à Acs...

De nouveau dans le bois..

De nouveau dans le bois..

Arrêt rapide car moustiques affamés..

Arrêt rapide car moustiques affamés..

A Komarom on quitte la Hongrie pour quelques kilomètres. Passage du Danube vers Komarno, la section slovaque de la ville. C'est pas bien gai !

Entrée de Komarom..

Entrée de Komarom..

Statue aux Combattants de la Liberté de 1956..

Statue aux Combattants de la Liberté de 1956..

Côté slovaque... ce n'est pas nous qui l'avons dit...!

Côté slovaque... ce n'est pas nous qui l'avons dit...!

Le chantier a connu de meilleurs moments..

Le chantier a connu de meilleurs moments..

A la sortie de Komarno, la véloroute nous mène vers  Radvan, Moca, Kravany, Muzla et Sturovo par une succession de digues et de routes, parfois dans les bois en contrebas. Nombreux vestiges d'anciennes fermes collectives en ruine..Villages sinistrés depuis l'arrivée de l'économie de marché. Cette partie du parcours est plutôt monotone et contraste sérieusement avec ce que nous avions vu jusqu'alors.

Ne pas se fier aux panneaux sur le bord de la route annonçant une auberge ou un gîte au bourg suivant...L'hébergement touristique (y compris terrains de camping), est quasiment inexistant...

Tristes ruines d'une ancienne ferme collective..

Tristes ruines d'une ancienne ferme collective..

A Sturovo on repasse donc le Danube, direction la Hongrie. Esztergom est juste de l'autre côté du pont. 

Après un parcours du combattant on se déniche enfin une chambre en gîte. La Basilique d'Esztergom, copie de St Pierre de Rome, est un haut lieu de pèlerinage, les touristes nombreux et les hébergements rares.

On n'était qu'en mai... on n'osait pas imaginer les mois d'été..

Accueil soviétique dans un petit restaurant local. Le 1er serveur refuse de nous servir, nous informant que l'établissement est plein alors que de nombreuses tables sont inoccupées... Mort aux cons ! Le 2ème nous installe et nous sert un repas délicieux. Merci à lui..

Autant le trajet à travers l'Allemagne et l'Autriche avait été hospitalier à tous points de vue, autant celui d'aujourd'hui a été décevant. Le kilométrage parcouru a certainement impacté notre perception des choses, mais, ceci dit, la section entre Györ et Esztergom est un désert touristique. Amis cyclistes, préparez bien vos étapes..   

La basilique d'Esztergom

La basilique d'Esztergom

Jour 13. Esztergom - Vac.

Mise en route tranquille car on a décidé d'aller visiter un peu et de ne pas essayer d'atteindre Budapest en fin de journée. L'idée était d'arriver en ville en fin de matinée, début d'après-midi pour avoir tout le temps de trouver l'hébergement adéquat : central et pas trop cher ! Donc, ce sera pour demain.

Petit déjeuner pris, mulets chargés. On les laisse à la pension afin de monter à la basilique à pieds. On les reprendra au retour.

La basilique St Adalbert (plus facile à prononcer que son nom hongrois : "Nagyboldogasszony és Szent Adalbert Primasi Föszékesegyhaz"... est immense et très impressionnante. Depuis l'arrière de l'esplanade, vue magnifique sur les bâtiments historiques en contrebas, sur le fleuve et le pont qui relie la Hongrie à la Slovaquie, de l'autre côté.

 

Pavage sous la coupole de la basilique

Pavage sous la coupole de la basilique

Vue de l'esplanade

Vue de l'esplanade

Le curieux escalier du musée Dzsami.

Le curieux escalier du musée Dzsami.

Retour à la pension pour récupérer les vélos et mettre en route par la piste qui longe le fleuve, rive droite.

Très belle vue du château, prise de la piste cyclable en bordure de fleuve..

Très belle vue du château, prise de la piste cyclable en bordure de fleuve..

Grosse surprise à la sortie d'Esztergom : un petit obélisque rappelant l'infamie du Traité de Trianon se dresse dans la grande herbe d'un minuscule parc.

"Sous-Traité" de la paix de Versailles, le Traité de Trianon redéfinit les frontières de la Hongrie, vaincue de la Grande Guerre, car alliée aux forces autrichiennes.

Mon grand oncle, propriétaire d'un empire de presse en Angleterre, se démènera jusqu'à la fin des années 1930 pour obtenir une révision des nouvelles frontières qui privaient la Hongrie de plus de 60% de son territoire... Hitler "réglera" le problème, partiellement, et à sa façon, à la veille de la seconde guerre mondiale...

Trianon, presque 100 ans après, la pilule n'est pas passée...

Trianon, presque 100 ans après, la pilule n'est pas passée...

La piste suit les bords du Danube à travers des paysages splendides. Nombreuses plages de sable et de galets... Rock'n'Roll aurait bien pris un bain.

Le Danube s'étale...

Le Danube s'étale...

La véloroute en site propre se termine brusquement. Une route assez passante prend la relève jusqu'à l'intersection menant au ferry de Szob.

Ca ne se prononce pas comme on pense....

Ca ne se prononce pas comme on pense....

Petite attente puis traversée sans problèmes. Rapide tour en ville de l'autre côté. Photos. Puis un hamburger au Café du ferry à regarder passer les bateaux sur le fleuve.

Szob, c'est de l'autre côté...

Szob, c'est de l'autre côté...

Mode à Szob..

Mode à Szob..

Il faisait chaud...

Il faisait chaud...

Remise en route sur une belle piste rive gauche. Elle longe le fleuve la plupart du temps puis s'en écarte pour passer en sous bois ou dans les prairies ensoleillées qui la bordent.

A Nagymaros, belle vue sur le château de Visegrad, perché en haut de la colline en face.

On arrive dans Vac en fin d'après-midi. C'est là que l'on s'arrêtera pour la nuit. La carte indique de nombreux hébergements.... Ne voulant pas perdre trop de temps à chercher, je demande de l'aide au gardien du Musée situé sur la place Marcius 15., en centre ville. Ce dernier nous envoie à l'Office du Tourisme, ouvert un dimanche après-midi !!

La demoiselle nous trouve rapidement un logement chez l'habitant, 'boulevard' de Budapest. Nous sommes accueillis dans un local qui n'a rien à envier à certains stands des Puces de St Ouen... Véritable palais de bric à brac de toutes sortes : souvenirs, vaisselle, tableaux, bouteilles, vieilles affiches, outils, postes de radio, etc. le tout 'exposé' dans une petite cour-jardin remplie de fleurs .. L'hôte est très sympathique et le logement qu'il nous propose, meublé avec la même exubérance.  

La cour et le jardin

La cour et le jardin

Occupation maximum de l'espace...

Occupation maximum de l'espace...

Les vélos sont rangés au fond de la cour, et les cyclistes, après une douche bien appréciée, filent en ville découvrir le petit joyau qu'est Vac.

Trop de patrimoine à entretenir...

Trop de patrimoine à entretenir...

Ici, l'histoire ne s'oublie pas..

Ici, l'histoire ne s'oublie pas..

Contre-jour dans une rue paisible

Contre-jour dans une rue paisible

La place Marcius 15.

La place Marcius 15.

Notre hôte nous avait indiqué un bon restaurant. Il ne s'était pas trompé.

Pas question de quitter la Hongrie sans avoir goûté à une spécialité locale : la Palinka, un alcool de fruits très parfumé. L'abricot est particulièrement prisé... C'est dimanche, alors ....

...et pas radin avec la dose !

...et pas radin avec la dose !

Retour à la pension après une journée bien remplie. Pas trop de kilomètres, bonheur de découvrir et de prendre son temps !

Le soleil nous fait un dernier clin d'oeil. Laissant derrière nous les sons d'une fête à Neuneu on retrouve avec bonheur la paix de notre petit jardin magique.

Demain il fera beau...

Demain il fera beau...

Le passé retrouvé..

Le passé retrouvé..

Deak Bill Gyula, Rock Star hongroise, beuglait à tue-tête au terrain de foire.

Deak Bill Gyula, Rock Star hongroise, beuglait à tue-tête au terrain de foire.

Jour 14. Vac - Budapest.

Après un petit déjeuner pris dehors dans le Jardin d'Eden, on met en route à travers les rues de Vac, direction le ferry. Les employés de la ville terminent de nettoyer les pelouses du champ de foire. Vu la quantité de gobelets en plastique ramassée, la bière a dû couler sérieusement hier soir...

Le petit bout de piste le long du Danube est très sympa. Derrière l'église, Lazlo veille sur le fleuve, les bras écartés.

Alignement de petits cakes anglais..

Alignement de petits cakes anglais..

Lazlo, Roi de Hongrie, défenseur de Vac.

Lazlo, Roi de Hongrie, défenseur de Vac.

On arrive trop tôt pour le ferry. On y rencontre d'autres cyclistes. Des jeunes, des moins jeunes. Certains terminent leur périple, d'autres le commencent. Y'a les avaleurs de kilomètres qui sont pressés d'arriver au bout et ceux qui prennent le temps de vivre... Nous, on se situe plutôt dans la deuxième catégorie.

On attend le ferry. Rémi en plein effort !

On attend le ferry. Rémi en plein effort !

En route ! Le soleil du matin éclaire le relief et accentue l'effet miroir du fleuve paresseux.

Un dernier coup d’œil sur Vac.

Un dernier coup d’œil sur Vac.

On aborde l'île de Szentendre après une courte traversée. Grande zone agricole aux mille senteurs : sureau, foins coupés, chèvrefeuille... A Totfalu on est déjà de l'autre côté de l'étroite langue de terre qui s'étire entre le Danube et le 'Danube de Szentendre'.

 

Sur l'île, quelques belles maisons décorées.

Sur l'île, quelques belles maisons décorées.

Une fois le pont passé en direction de Tahitotfalu, on ne peut pas vraiment se tromper de route. Jusqu'à Budapest ce sera un cap 180°, plein sud, sur route, sur pistes plus ou moins cahoteuses, d'autres goudronnées, via des des passages en sous-bois tout contre le fleuve etc...

Pépinière à moustiques. Il est préférable de ne pas prévoir de pique-nique au bord de l'eau !...

Pépinière à moustiques. Il est préférable de ne pas prévoir de pique-nique au bord de l'eau !...

Szentendre est vite atteinte. C'est un bijou de petite ville, un peu comme Vac : rues pavées, magasins d'artisanat, festivals de tous ordres...et, du fait de la proximité de Budapest, beaucoup de touristes...

 

Rue de Szentendre

Rue de Szentendre

Artisanat local

Artisanat local

Les stations de l'époque n'émettent plus, alors...

Les stations de l'époque n'émettent plus, alors...

Au travers de Pomaz, la piste se complique un peu. D'abord, beaucoup de trous et de bosses. Heureusement que c'est sec. Puis le marquage de l' EV6 "tombe en panne" dans les faubourgs de Budapest, entre Romaifürdö et Szemlöhegy.

On se perd une ou deux fois. (C'est le tout premier passage -non indiqué- sous la ligne du chemin de fer qui traverse le Danube, qu'il faut emprunter pour aller de l'autre côté...). Après quelques hésitations et un aller-retour ou deux, on retrouve le chemin nous menant au pont donnant accès au nord de l'île Marguerite. Pique-nique tardif dans le parc, face à l'hôtel Thermal où je descendais il y a plus de 25 ans...

A l'extrémité de l'île on regagne la rive droite (Buda) et par une succession de pistes cyclables magnifiques on arrive face au Parlement !

Arrivés !!

Photos souvenirs devant le Pont de Chaînes marquant la fin de notre périple vers Budapest...

Les deux ânes de métal à l'arrivée !

Les deux ânes de métal à l'arrivée !

Passage au camping, des fois que... Malheureusement il est nul et très excentré vers le sud de la ville. On se rabat donc sur un petit hôtel mieux situé, à tous points de vue. La cour n'étant pas 100% sûre, les vélos sont montés dans la chambre.

Douche et marche sportive en direction du Pont de Chaînes pour voir le soleil couchant éclairer le Parlement... On arrive juste avant qu'il ne disparaisse derrière les collines de Buda.

Très bon repas dans un des nombreux restaurants du centre ville et retour à l'hôtel à pieds, ne réalisant pas encore pleinement que l'on était arrivés !

On s'en rendra certainement mieux compte durant les promenades de demain !

Le magnifique pont de la Liberté

Le magnifique pont de la Liberté

Détail du pont.

Détail du pont.

Les Trams sont nombreux à sillonner la ville..

Les Trams sont nombreux à sillonner la ville..

Le pont de Chaînes... Encore quelques rayons de soleil..

Le pont de Chaînes... Encore quelques rayons de soleil..

...et finalement : Le Parlement !

...et finalement : Le Parlement !

C'est l'église St Mathias qui aura les derniers honneurs du Soleil !

C'est l'église St Mathias qui aura les derniers honneurs du Soleil !

Au retour, cerise sur le gâteau de cette magnifique journée : Le Musée des Arts Décoratifs...

Au retour, cerise sur le gâteau de cette magnifique journée : Le Musée des Arts Décoratifs...

à suivre...

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Isar et Danube - 2017

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Publié le 13 Octobre 2016

Trip banner.

Trip banner.

Rémi and I had already made two trips together. Last Winter we decided that our third trip would take us down the Seine river, along the Normandy D-Day landing beaches, to Le Mont Saint Michel, Saint Malo and through Brittany, all the way to a small village near Vannes, our final destination. 

For both of us, all trips start in Paris. However, apart from a North-East exit along the Ourcq Canal or a few other fragmented cycle paths along the Seine, getting out of the capital city with a bicycle is a stinking, dangerous, noisy, very unpleasant exercise.

Belgium, the Netherlands and Germany offer a dense cycling infrastructure, linking all major towns and regions. Sign-posting is excellent there. The French "network", on the contrary, is made up of dozens of bits and pieces of cycle-only greenways and shared cycle routes, some short, some long... most of them unfortunately not connected to each other, due to a lack of interest, budgets, or 'big picture' vision...

To make matters worse, apart from the main paths, sign-posting is often not very good. 

For all the above reasons, preparing a trip is a quite an undertaking. I find most of what I need searching the Internet. 

 

To exit Paris as quick as possible and avoid all the head-aches of finding our way through the suburbs, we therefore agreed that we would catch a train from the city to Rouen and start the trip from there.

Carrying a fully assembled bicycle on a train in France is a relatively simple task in most cases. Only some TGVs (e.g. the double-deckers) and International high speed lines such as Thalys, do not accept them with their wheels on.

On Intercity trains or the current TERs (regional trains), bike transport is free of charge. No prior booking is necessary. No need to take the bike apart either.

Bike carriages on such trains are marked with the silhouette of a bicycle on, or near the carriage door. Storage depends on the type of train. Either hooks or a large open area.

Travelling with an assembled bike on the single-deck TGVs is possible but requires prior booking since there are only three spaces available per train. 2016 cost per bike is €10 flat. On these trains, no need to dissemble. The bike stands on its wheels and is just secured against fold-up chairs with a wide strap, usually in the first or last carriage of the train. (Carriage number will be indicated on the reservation voucher). 

 

 

Dozens of bits and pieces... See colour codes.. Grey lines : 'being assessed'

Dozens of bits and pieces... See colour codes.. Grey lines : 'being assessed'

Only 2 hooks for three bikes... Rémi's was strapped to the railing.

Only 2 hooks for three bikes... Rémi's was strapped to the railing.

May 23rd 2016. Paris - Jumièges via Rouen..

The weather was rotten, but it had been the same for days. After taking all the bags down, I 'extracted' the bike from the apartment basement and loaded it.

Just as I was about to head to the station, the rains came down (once again), compelling me to jump into my waterproof clothing. It was going to be a long day and I had no desire of staying wet till evening. The only drawback with such clothing is that, in mild weather, the outfit quickly turns into a mobile sauna, in some way defeating its purpose.

Cycling to Gare St Lazare is no issue... when the streets are dry. The pouring rain seemed to have adverse effects on car and bus drivers, resulting in numerous traffic jams and lots of shouting.

The beauty of the bike, even fully loaded, is that it can weave in and out of traffic and leave the mess for others to sort out. The only real danger to watch out for are the people crossing the cycle lanes with umbrellas and head phones or cars that make turns forgetting to use their blinkers..

Rémi had already arrived. Soaking wet since he could not be bothered with his rain clothes.

A loud speaker informed us that the train would be 10 minutes late due to 'social unrest'. Further announcements were made, each time adding a little more delay, but finally, after 40 minutes extra waiting time the platform was announced and the rat race to the carriage began.

Murphy was on the same train... The bike carriage was at the very end, in the open air, which meant that we had to unload the bikes in the rain, on the wet platform, before being able to get them on board. On this train, the bikes had to hang from hooks. Only problem was that the distance from the hook to the carriage floor was shorter than the length of the bikes....  

After many swear words and lots of sweat we managed to get our two bikes, plus a third one that was already there, all tied up to the two available hooks..

The trip to Rouen was uneventful. When we got there, a young man, travelling with a neatly folded up Brompton bike, gave us a hand to get everything off the train and onto the platform within the 2 or 3 minute stop.

We then all cycled to the center of the city and before leaving he showed us the way to the Normandie-Niémen embankment which was the 'official' start of our trip. The weather in Rouen was clear skies and sunshine !

After a quick stop at the Tourist Office where we obtained a map of the lower Seine river cycle paths (!!) we embarked on a rapid tour of the old section of the city.

Beautiful cathedral. Lots of narrow streets with interesting buildings. Incredible Clock tower... Time to get on our way !

 

Le Gros Horloge (The Big clock..)

Le Gros Horloge (The Big clock..)

An original picture frame..

An original picture frame..

The Normandie -Niémen embankment follows the river all the way to the edge of town. It is wide, safe for cycles and very pleasant.

Rouen, located on the lower Seine, is a major French shipping terminal. Big ships were docked, awaiting their turn under the huge cranes. 

Polish grain business. Still a long way from the vodka bottle..

Polish grain business. Still a long way from the vodka bottle..

Gentle transition between the city and the country-side. Just after the Flaubert museum a new section of cycle path took us all the way to the ferry in Sahurs, where we crossed over to the other side of the river.

Due to time constraints and distance involved, we had decided not to follow all the bends of the Seine, but instead to use the two ferries that cut across the loops, so as to reach Jumièges, our first stop, before the end of the afternoon. (Use of the ferries is free of charge..).

 

The river is lined with quite a few very nice 'châteaux'..

The river is lined with quite a few very nice 'châteaux'..

The first ferry links Sahurs to La Bouille on the other side of the river. From there, the 'cycle path' is on the small embankment road. At La Ronce, left turn on the road that climbs over the hill to Yville sur Seine. First serious warming-up exercise of the day... 

The countryside along the river banks is very pleasant and quite interesting.

Many beautiful houses, gardens, flowers, very green lawns, caves dug deep into the limestone cliffs... The sharp bend near the Yville château, this time downhill towards the second ferry, provides stunning views. 

Half-way across to La Bouille.

Half-way across to La Bouille.

Château and gardens at Yville sur Seine.

Château and gardens at Yville sur Seine.

The second crossing was as simple as the first one. The Yville ferry had just cut 40 km and over two hours cycling from today's stage, enabling us to reach the Jumièges camp ground around 6.00PM.

On disembarking, we decided to try the "Chemin des Cornihouts" that follows the river for a while, instead of heading straight into Mesnil sous Jumièges. (and Jumièges thereafter).

It was a mistake since the path quickly deteriorated into a succession of grassy and rough tracks making it very difficult for our loaded bikes. After a while we got back onto the narrow road leading into Jumièges, that was 'signaled' from a distance by the sunlit white towers of the abbey, standing higher that the tallest trees surrounding it. 

Jumièges main square. The two towers of the abbey can be seen in the background.

Jumièges main square. The two towers of the abbey can be seen in the background.

The camp ground was at the top of the hill...

To avoid having to unpack our tents, we had booked a ready-pitched large size tent that turned out to cost only a fraction more than two spaces in the tent section of the camp.

The roof lining in the tent was a sheet of thin cotton printed with a map of the world. Fortunately, our cycle maps were more accurate.. 

The tent !

The tent !

After a few shots of Old Calvados spirit, the map could have probably made sense..

After a few shots of Old Calvados spirit, the map could have probably made sense..

May 24th 2016. Jumièges  -  Fiquefleur-Equainville. (Near Honfleur).

The hundreds of birds in the neighbouring forest took care of our (very early) wake-up call. As soon as the first glows of dawn appeared in the East, they all started their joyous singing.

With very little to repack we were on our way pretty early and reached the 3rd and last ferry well in time for the first crossing....that was delayed till 10.00 AM due to maintenance.... We could have chosen to cycle along the river and cross the Brotonne bridge downstream, but the national road and large amount of early traffic would not have been fun, so we decided to wait. 

The ferry was there but we just had to wait..

The ferry was there but we just had to wait..

Lots of big ships up and down the river. Le Havre and Rouen are very active. Finally, after a 3rd very short crossing to the left bank, we passed Heurteauville, La Mailleraye-sur-Seine, Notre-Dame de Bliquetuit on a very nice quiet road.

The truck and refinery strikes that the country had been experiencing during the past days were now starting to make it hard for drivers to find fuel.

After a brief stop at the 'Maison du Parc', we passed the very imposing Bretonne bridge and realized that we had made the right choice to wait for the ferry. The bridge was under repair with only one lane open, and crossing it with a bike under such conditions would have been quite an experience, if not forbidden...

The Bretonne bridge...

The Bretonne bridge...

It was getting picnic time and the bags were empty... Fortunately, the next village down the road, Vatteville-la-Rue, had a small grocery shop that was run by a lovely old lady who carefully wrote down all her sales in a school exercise book. Mauricette Lenormand saved our day (or at least our lunch..).

The village is beautiful and a visit was a must, especially the very peaceful 'thatched roof' street. Old and more recent half timbered houses with thatched roofs and irises growing along the rooftop appeared behind the tall hedges lining the narrow road. Flowers, bushes, trees, roses.. added vivid colours to the dominant green gardens.  Magic !

Along the road, an old barn..

Along the road, an old barn..

A slate-roof half timbered house..

A slate-roof half timbered house..

The road from Vatteville to Val Anger, via Aizier and Vieux Port is splendid.

Time for lunch ! We stopped in Aizier in a meadow equipped with picnic tables, right alongside the Seine. The weather was superb, a very welcome change from the rotten Spring we had put up with for so long.

Back on the road towards Trouville-la-Haule. Second leg-warming exercise of the trip, complicated by the sun and the shade.

The steep hill wove through the woods for several kilometers.. Five hundred meters in the hot sun, eight hundred in the very cool shade...alternating... Perfect recipe for pneumonia..   

We passed through Sainte Opportune la Mare. Then a long ride down-hill to the Marais Vernier, a place outside time and space.. 

 

 

The Marais Vernier lies within an ancient dry bend of the Seine river.

The Marais Vernier lies within an ancient dry bend of the Seine river.

You can't get lost in the Marais Vernier, there's only one road. It follows the arc of the ancient bend, with houses and farms lining it both sides. Narrow fields, separated by drainage ditches, extend below the road over the central part of the 'Marsh'. Cattle and sheep go about their business in the meadows.. 

Tall reeds, bushes, willows, fruit trees in bloom and  hundreds of birds of all types and sizes add to the uniqueness of the area.

 

A donkey get together..

A donkey get together..

There is only one way out of the Marais Vernier : uphill, over the top of the cliff... So, at La Cour we turned left and patiently made our way to the top, before another downhill ride towards Foulbec.

The last few kilometers to La Rivière Saint Sauveur were no problem. A café helped us locate 'La Catinière' camping grounds, which we had passed on our way into town, meaning a 3km back-track. 

The grounds were pretty empty and the lady in charge, for a miserable fee, suggested we try something neither of us had ever seen before : a wooden barrel complete with sleeping and eating quarters !

Of course, we accepted the offer and didn't regret it.

Pity it was empty..

Pity it was empty..

May 25th 2016. Fiquefleur  -  Bénouville (Pegasus Bridge).

It was quit an experience to sleep in a barrel. One only has to make sure that it is not standing on end.. The heat accumulated inside the wood structure during the previous day slowly dissipated during the night. In the morning it was quite cool inside. The river flowing nearby added to the feeling.. We had breakfast in our 'apartments', being very careful not to tip the gas burner... I don't think that the owner would have appreciated her brand new barrel going up in flames..

Being so close to Honfleur, we decided to cycle into town for a quick visit. Both of us had been there many times but it was nice to go around the little harbour once again. Cars were lining up along one of the streets leading into town in the hope they would be able to get the maximum 20 liters fuel allowed under the current circumstances, before the pumps ran dry.. 

Our next scheduled stop was Saint André d'Hébertot, the small village where Rémi was born. He hadn't been back there since he left as a child! 

On the way we passed under the road that leads to the Normandy bridge. From our angle it looked like a huge 'sail boat' straddling the Seine estuary. Le Havre is on the other side.

The stays were shining in the morning sun..

The stays were shining in the morning sun..

The 'Rendez-vous des Cyclistes'. Early morning, we were the only ones there ..

The 'Rendez-vous des Cyclistes'. Early morning, we were the only ones there ..

Quai Sainte Catherine in Honfleur.

Quai Sainte Catherine in Honfleur.

After buying a small Normandy flag to add to my safety-flag mast we cycled around the little harbour where the cafés were busy setting up tables and chairs for the bus-loads that would be arriving mid-day.

The quickest way to reach Saint André d'Hébertot was to cycle back to La Rivière Saint Sauveur and follow the road South towards Genneville and Saint Benoît. The hill just outside Saint Sauveur was an excellent leg warmer.

In Genneville, the local petrol station was closed, 'No 95', No 98', No Diesel' signs stuck on each of the three pumps. The roads were quiet.

In Saint Benoît we stopped in front of the Town Hall to talk with the Mayor who was weeding the flower beds.. Rémi introduced himself and in no time the two of them were talking about people long gone and events that happened decades ago, remembering names, places and other occurences.

Time was flying, we had to go. Rémi's village was now only a few kilometers away.

The little one or two street place was beautiful. Very active and full of life in the '50s it has become a dormitory town. The streets were empty, the shops gone, the school barely survives thanks to bussing... Everybody now works in town..

In spite of this sad state of affairs that now affects so many French villages, the place was spotless and very well maintained. The main street was lined with low profile half timbered houses. The church closed the back-end of the street. It seemed to be keeping an eye on the village. Downhill from the church, to the right, behind the trees, the beautiful local château sat in the middle of  manucured grounds. 

Saint André d'Hébertot.

Saint André d'Hébertot.

The Château.

The Château.

The 'Green Way' from Saint André to Pont l'Eveque is an old converted railway track. It starts a short distance from Rémi's birthplace.  Seeing his house some 50 years after leaving it was quite moving for him. Over time, many things had changed in the area, but memories of things past were still vivid !

The cycle path was a dream. It was slightly downhill all the way. The original track, built high above the surrounding fields, was shaded by rows of acacia trees and lined with shrubs and bushes.

The Tourist office in Pont l'Evêque was very helpul and gave us a file containing complete sets of all the cycle tracks in Calvados. This was the first time I had come across such complete and detailed information. Maybe things are finally getting better...Bravo !

Being very near June 6th, the immediate surroundings of the Tourist Office had been decorated along a D-Day theme. 

One one side, the replica of an American fighter plane and a short history of its pilot, killed June 14th. 1944, were there to remind us of the high cost of Freedom and of the supreme sacrifice made by so many.

On the other side, the famous lines from Paul Verlaine's poem that were broadcast on British radio, announcing the unbelievable events that were to take place during the night of June 5th/6th... It is impossible to imagine the effect these lines had on those who were clandestinely listening to the radio, in France, that night...

William Edward Rigby, 21...

William Edward Rigby, 21...

The poem that triggered D-Day..

The poem that triggered D-Day..

The idea was to head towards Villers sur Mer and then follow the coast to Bénouville. This meant leaving Pont-l'Evêque in a NW direction. The small roads took us through 'post-card' Normandy : beautiful estates, half timbered houses, meadows, orchards full of apple trees in bloom.. It was like a trip through the label of a Réo Camembert box..

Bike trips are always full of surprises.. An old man was sprawling in the grass alongside the little country road. Another one was kneeling next to him, obviously trying to comfort him.. We stopped and asked if they needed help. It occured that the first one had fallen out of a van while phoning ! A youngster had been sent down the road to direct the ambulance they had called...

Shortly after, we reached Villers sur Mer. Nice long descent into town. The weather was superb but the Northerly wind was cold. Town gardeners were busy, preparing for the season..

In spite of the sun, tourists were still wrapped in their winter jackets.

Plenty of free space on the beach..

Plenty of free space on the beach..

The whole seafront was ours.

The whole seafront was ours.

Exiting Villers sur Mer was a first-class calorie burner. The road was straight, steep, endless , with no shade.. Midway up the hill I had to stop to peel off two layers. My waterproof wind- breaker had become a mobile sauna.. Arrival in Auberville, at the top, was much appreciated. 

The coastal road took us through a series of small towns, each of them fighting the clock in order to be ready in time for the tourist invasion... 

...painters and other council employees busy fixing, planting, cleaning their 'doll-house' city centers...

...flags everywhere, whipping in the wind... multicoloured windmills spinning like mad.. wind socks and kites making desperate efforts to escape into the blue skies...

The feeling was like childhood Summers on Brighton beaches in the early '50s...

Houlgate, Dives sur Mer, Cabourg, Merville-Franceville Plage...

The road finally swung to the South-West. After passing through Sallenelles we reached Bénouville where we had planned to stop. The first bridge crosses the river Orne. The second one, Pegasus Bridge, straddles the canal from Caen to the sea.

It is here that Bill Millin played the pipes while crossing over to the other side, early in the morning of June 6th 1944...

True to form, our campground was once again at the top of the hill, just beyond the village. 

 

 

Pegasus Bridge. The original structure is displayed in the museum, located just behind the current bridge.

Pegasus Bridge. The original structure is displayed in the museum, located just behind the current bridge.

May 26th 2016. Bénouville  -  Caen  -  Bénouville.

The whole day was spent visiting the Pegasus Memorial in Bénouville and the Caen Memorial, in Caen.

No need for an early start since the Pegasus Memorial only opened at 9.30 AM. Our fist stop of the day was at "Café Gondrée", which, beyond its primary activity as a café, is an incredible mini museum full of all sorts of souvenirs, photographs, uniforms, documents, etc. accumulated over time by the owners, who claim that their house was the first one on French soil to be liberated during the night of June 5th/June 6th 1944.

The 'Café Gondrée' at Pegasus Bridge, Bénouville.

The 'Café Gondrée' at Pegasus Bridge, Bénouville.

No words can describe the Pegasus Memorial and its contents.

One can only look, imagine, keep quiet and meditate.

The main theme of the museum centers around the arrival, during the night of June 5th/June 6th 1944, of an 'armada' of Horsa gliders that silently landed a first wave of troops in the vicinity of the two bridges. These had to be secured, regardless of the human cost, in order to ensure free movement along the coast for troops arriving later by sea. Many of the wooden gliders were lost. Many men, overloaded with equipment, drowned in the marshes.

The museum displays a vast amount of material used in the exercise. In addition to 'hardware', maps, photographs, clothing... many personal items that had belonged to soldiers give an insight into the tragic period.

Bagpipes that belonged to Bill Millin, Lord Lovat's famous piper, who played them under gunfire until they were damaged by two mortar splinters, are displayed in one of the glass cases. 

A replica of a Horsa glider is displayed outdoors. An authentic piece of fuselage is shown nearby in a neighboring shed. The original Pegasus Bridge takes up a large area of the outdoor space.

 

 

One of the show cases.

One of the show cases.

For a while it was safer behind the machine gun..

For a while it was safer behind the machine gun..

Gallantry in all circumstances.

Gallantry in all circumstances.

Bill Millin's pipes.

Bill Millin's pipes.

The Pegasus Regiment badge.

The Pegasus Regiment badge.

A very moving picture of Sergeant Lanternier, a Green Beret who belonged to the only French unit to have landed June 6th. Picture taken two days after the battle of Ouistrehan.

A very moving picture of Sergeant Lanternier, a Green Beret who belonged to the only French unit to have landed June 6th. Picture taken two days after the battle of Ouistrehan.

Horsa glider cockpit.

Horsa glider cockpit.

For us it was the other way round... Last year we cycled the Elba river, this year the Orne.

For us it was the other way round... Last year we cycled the Elba river, this year the Orne.

After spending two hours in the Pegasus Memorial Museum, it was time to race straight South to Caen, to go through the second part of our programme :  The Caen Memorial. 

However, before launching into the huge Museum we decided, that being lunchtime, it would be perfectly appropriate to 're-fuel' the cyclists.

'Quai 52', one of the many restaurants in the center of the city, took care of this in a professional and pleasant manner, suggesting the local specialty : tripe. It was delicious ! 

Beautiful !

Beautiful !

The Caen Memorial. "The kiss" by Seward Johnson.. Feminist groups did not appreciate...

The Caen Memorial. "The kiss" by Seward Johnson.. Feminist groups did not appreciate...

As in Bénouville, it is difficult to describe the place. One is immediately absorbed by the clever set-up of the displays and before long, thrown back in time.

To understand how madness prevailed once again, after the total devastation of the Great War, the Memorial time-line starts in the wake of WWI, The humiliation imposed on Germany bore all the seeds of revenge.. It would only take twenty years for the corporal-painter to drag the entire world into another round of absolute horror. 

Nuremberg 1933. Revenge was already boiling.

Nuremberg 1933. Revenge was already boiling.

Many displays illustrate the entrenched beliefs, the intolerance, greed and hatred that led millions down the road to Hell.

The 1929 crisis and the collapse of world economy added fuel to the fire. Another World War would certainly be good for business.. 

To start with, Pétain, Laval and Vichy relegated France to the side-lines

 

 

Propaganda of the shameful Vichy 'government'.

Propaganda of the shameful Vichy 'government'.

"Front and Motherland, guarantors of Victory !"  For a while Germany was the 'conductor'...

"Front and Motherland, guarantors of Victory !" For a while Germany was the 'conductor'...

...until America joined in...

...until America joined in...

In Britain, fighting for Victory was everybody's business..

In Britain, fighting for Victory was everybody's business..

For the Soviets, the objective was Berlin... They got there but certainly not with a smile on the face..

For the Soviets, the objective was Berlin... They got there but certainly not with a smile on the face..

8-9 May 1945...Finally ! (but for how long this time ?)

8-9 May 1945...Finally ! (but for how long this time ?)

The many rooms concentrated on the various phases of the war; over land, at sea and in the air. 

Horrors, madness, treason and the depths of human abjectness are all there to ponder over. But after hitting the bottom, the awakening of hope, followed by the allied successes that led to the final crushing of the the evil forces, are all richly documented.

We could have spent a week there but could only afford the afternoon. A reason to return...

Today, with dark forces on the rise again, visits to such places should be a must for all, a 'booster shot' to remind the world that Freedom is not an  irrevocable 'given'.

 While inside, we had not realized that the skies were getting as dark as the final years of the '30s...

Returning to the campground in Bénouville, 15 km away, was a very physical exercise, Hardly two minutes after putting the bikes away the storm broke out, and what a storm ! 

 

27th May 2016. Bénouville - Bayeux.

Early start on the last section of the cycle path linking Caen to Ouistreham. Continuation West on the quiet roads along the coast. Dense fog.

 

Stll plenty of space..

Stll plenty of space..

...others were already up and running.. Just had to find their way..

...others were already up and running.. Just had to find their way..

Lion sur Mer, Luc sur Mer, Langrune sur Mer, Saint Aubin sur Mer, Courseulles, Ver, Asnelles... Arromanches les Bains. Most of the time on shared roads but traffic was OK and the route pleasant.

Above the fog the sky was blue, the sun was trying its best...just a little wind from the North East. Perfect cycling conditions.

Several stops in the coastal Tourist Offices to enquire about the weather... would the fog dissipate ? Each time, we got the same optimistic answers. After all, tourists are a precious commodity,.

At midday the sun finally cleared the coast. 

 

Frieze on a house along the coast.

Frieze on a house along the coast.

We stopped for lunch near the cross of Lorraine in Graye sur Mer. It marks the place where Général de Gaulle set foot on French soil June 14, 1944.

 

Graye sur Mer

Graye sur Mer

A picture commemorates the event.

A picture commemorates the event.

The sky was finally clear.

The sky was finally clear.

"La Guerre", a village on the road to Arromanches.

"La Guerre", a village on the road to Arromanches.

We reached Arromanches early afternoon. After seeing the incredible film in the 360° theater, we raced down-hill to Arromanches proper to visit the D-Day Landing museum. It displays very interesting models showing the construction of the artificial port that the allies built in record time to land the thousands of tons of equipment and other goods needed to defeat the enemy.

72 years later, a section of the port still sits on the sea bed.

72 years later, a section of the port still sits on the sea bed.

Remains of the artificial harbour..

Remains of the artificial harbour..

Time was flying and we still had another item on the programme. We wanted to try and see the Bayeux Tapestry before the museum closed. 

After a nice long and steep hill out of Arromanches we got into high gear and covered the 12 km between the two towns in record time. The truth is that from the outskirts of Arromanches, it was slightly down-hill all the way.

First stop : book a small mobile-home at the municipal campground (managed by super people), then race into town, hoping it would not be too late.

We got there in plenty of time, and after hearing the story of Harold, son of Edward the Confessor, and his unfortunate dealings with William the Conqueror, described in detail along the 68m tapestry, we even had time to visit other parts of the museum and watch a film before returning to the campground.

A tiny section of the 68m long tapestry

A tiny section of the 68m long tapestry

28th May 2016. Bayeux - Sainte Mère Eglise.

Cold, fog, grey everywhere ... Early start through the old town. Brief stop at the cathedral. Continuation towards the cycle track that begins on the West side of town.

The track was rather well sign-posted until we got to an intersection at the city limits. With no counter-indication we crossed over and continued down a rough path lined with trees until we came across an old man walking his dog who informed us that we were going in the wrong direction.. Typical ! We should have turned right at the cross-roads...

The road to Colleville passed through a succession of small, rather sad, empty villages : Vaucelles, Sully, Maisons, Etréham, Russy... Fog made them look even worse.. 

 

The horizon was just ahead of us..

The horizon was just ahead of us..

Visibility was less than 50 m. This added an eerie feeling to the ride towards Colleville. Was the absence of any type of sound gradually preparing us to meet with the incommunicable?

Noboby enters the  "Normandy Military Cemetery and Memorial"  situated just above Omaha Beach, without going through security. Visitors and bags are checked and anything considered 'unsafe' is kept by the guards for retrieval on the way out. I was thinking that you can't kill people twice, but I guess that sick minds could still inflict some form of damage..

After passing through the metal detector, it seemed that we had suddenly entered another World. This was America in its most solemn portrayal : An absolute respect for the flag and for those who died to defend Freedom.

A very moving film depicted the lives of five servicemen now resting in the cemetery.

The Chapel, the Memorial, the Visitor Center, the lay-out of the gardens, the trees, shrubs, lawns... everything was immaculate.            

The white crosses, and among them, a number of Stars of David, were placed in impeccable rows.

Being a few days from the 72nd anniversary of D-Day, all 9 387 graves were marked with small American and French flags. 

Silence, Emotion, Reverence..

 

 

The memorial.

The memorial.

The back rows disappeared in the fog.

The back rows disappeared in the fog.

Guy W. Gowen, New Hampshire, June 6 1944...

Guy W. Gowen, New Hampshire, June 6 1944...

The mosaic in the dome of the chapel

The mosaic in the dome of the chapel

Fog blurs the memorial...as time heals..

Fog blurs the memorial...as time heals..

We spent some time wandering about among the graves, reading names and dates of all these young men who did what they felt they had to do, ultimately giving their lives for a fragile ideal that one should never take for granted : Freedom!

We left this place in silence, each of us in deep thought. Such a visit calls for no comments.

The D514 coastal road then passed through a series of small towns, a total contrast with what we had seen the other side of Arromanches. Lifeless places, many houses and shops for sale, run-down sad villages... quite a change from the spotless, colourful resorts we passed through yesterday. The cold weather and fog only added to the gloom.

Pointe du Hoc. Another place loaded with history, where unbelievable courage led a small group of men to achieved an impossible task... Climb a cliff under German machine-gun fire and neutralize the enemy on top !  

A film relates the circumstances. Survivors testify, still overwhelmed by indelebile emotions that time will never erase.

La Pointe du Hoc

La Pointe du Hoc

Preparing for invasion

Preparing for invasion

Nature helps time

Nature helps time

In Grandcamp-Maisy we were 'greeted' by the huge stainless steel statue of Chinese sculptor Yao Yua, a gift from the Chinese people to Normandy, on the occasion of the 60th anniversary of D-Day. 

Peace, by Yao Yuan.

Peace, by Yao Yuan.

The Tourist Offices in Isigny and Carentan are very active and gave us a lot of useful information. The lady in the Carentan office urged us to extend the trip to Utah Beach, North of Sainte Mère Eglise. We followed her suggestion and did not regret it.

The last kilometers of the day were a pain. The cold weather and fog were wearing us out.

One of the last villages we passed through is worth mentioning. Sébeville is 2.88 square kilometers, has 27 inhabitants and a proportionally sized Town Hall...

No room for large wedding parties......

No room for large wedding parties......

The day left us with a odd feeling. Was it caused by our visit to the American Cemetery, to the Pointe du Hoc ? Was it the weather ? Probably a combination of the two.

Late afternoon we finally reached the Sainte Mère campground run by a very active and pleasant couple. A warm shower and an excellent meal at the family run  'La Pomme d'Or', located just off the main square, dissipated a day-full of undescribable feelings. The shot of Calvados offered by the owner soothed the mind for a peaceful night.

 

29th May 2016. Sainte-Mère-Eglise  -  Utah Beach  -  Saint Lô.

Early start to have time for all the items on the programme. Beautiful weather.

First stop, the Airborne Museum where we were the first ones in.. It comprises several buildings, each with its own theme, but all mainly related to aviation. A Waco glider and a Douglas C-47 occupy large areas inside two of the halls.  The glider is full of dummies awaiting to jump out on landing. The C-47 is surrounded by other uniformed dummies performing various duties around the plane. Many display boxes show equipment, clothing, documents, maps, song books, tools and  personal belongings donated or collected.  

Another building contains a life-size model of the cabin of a paratrooper plane, complete with dummies, 'light and sound' effects, the vibrations of flight, screens showing other planes and even cold air blowing through the rear door. Going through it was quite an experience..  Other set-ups in the same building showed ground action in or around Ste Mère during that first night. 

The most moving part of the visit was the 15 minute film shown in the Ronald Reagan Conference Building. No words can describe the feelings produced by what was probably the most powerful message heard during our visit of the D-Day beaches.

The two hours spent there were far too short but we had to get on with the programme.

Inside the Museum. The dummy that hangs from the church spire is of questionable taste..

Inside the Museum. The dummy that hangs from the church spire is of questionable taste..

The Douglas C-47

The Douglas C-47

Inside the Waco glider

Inside the Waco glider

No comments...

No comments...

An incredible photograph showing German doctors (prisoners) working with American doctors in the Ste Mère Hospital.

An incredible photograph showing German doctors (prisoners) working with American doctors in the Ste Mère Hospital.

Utah Beach is only a few kilometers from Sainte Mère. The small roads leading there run between hedges and drained grass lands. The spring breeze carried all sorts of scents that came and went : hawthorne, sorrel, hay, etc. and as we got closer to the coast, the strong smell of the sea. Patches of yellow irises grew in the ditches along the road.

During the war the area was a huge marsh that the enemy flooded in order to prevent allied troops from landing there. Today the marshes have been drained and are used for all sorts of agricultural purposes. 

Our road to the coast ended in front of the Leclerc monument, where one is reminded of the Oath of Koufra. March 1st 1941, Général Leclerc's men took the following oath :

"Let us swear not to lay down our arms until our colours, our beautiful colours, fly atop the Strasbourg cathedral"

The sandy beach is huge and very flat and extends North and South over many kilometers. We got there at low tide. The sea was far away.

Utah Beach. The little girl's dress was an added symbol !

Utah Beach. The little girl's dress was an added symbol !

The Utah Beach museum was also very interesting. The theme here centered mostly around the sea, ships and landing equipment. But there was also an authentic B-26 "Marauder" on display, one of the very few left in the world. Many other items were shown. The Tourist Office in Carentan was right. Utah Beach should not be missed !

One of the museum displays

One of the museum displays

A section is dedicated to Saint Exupéry and his "Letter to an American"

A section is dedicated to Saint Exupéry and his "Letter to an American"

Today, one just walks by them...

Today, one just walks by them...

Time to leave.

Time to leave.

It was more than 1.00 PM when we left Utah Beach and we had only done 15 km... We caught the Euro 4 cycle track (Roscoff to Kiev...), but in the direction of Le Mont Saint Michel and Roscoff, since our route was similar.

Near Carentan, we were informed by the driver of a passing car that there was a seal colony on the West bank of the Vire estuary. Even though we were still many kilometers away from Saint Lô, we took time to cycle down a small farm road into the fields to observe the seals.

No doubt, they were neither logs nor tree trunks stranded on the mud banks. A low-flying plane rehearsing for D-Day went by and the seals all looked up to watch it !

In Carentan the Cycle track sign-posting suddenly stopped, leaving us on the main square with no idea where to go next. This often happens and is very frustrating.

Finally, a couple of elderly people got us back on the right track and soon we were cycling along the Taute, a quiet river lined both sides with willows.

One of the drawbacks of the official cycle tracks is that they often tend to take cyclists on long (unnecessary) tours through the countryside, between towns or villages.

Consequently, to save time and mileage, we chose to leave the official route since we still had quite a distance to cover. From where we were, we drew a straight line to Pont Hebert, saving at least 10 km.. From there we got back on the cycle track leading into Saint Lô, where we arrived at 6.30 PM.

We had no idea where we were going to stay that night. Fortunately we met a very helpful cyclist who directed us to the "Auberge Normande", a lovely little hotel managed by an elderly couple, just off the main square. Rooms and food were available ! 

The bikes were unloaded and stored in a shed at the back. The food served was excellent and at 10.30 PM the cyclists were in bed, lights out, their heads spinning like tops after having been exposed to so much during the incredible week along the D-Day beaches.

 

30th May 2016. Saint Lô  -  Sourdeval.

Probably one of the most 'physical' stages I have ever experienced !

We departed from our excellent little hotel rather early and headed to the Tourist Office on the square. The idea was to ask them to stamp our 'travel books'. No luck, it is closed on Sundays (yesterday) and only opens at 2.00 PM on Mondays.

Passing by the "Manche Libre" newpaper office we decided to have a go there. The super receptionist not only filled one more box in our books but also gave us a handful of give-aways, wishing us good luck for the remainder of our trip.

The cycle path follows the quiet Vire river through woods and fields.

 

 

 

Narrower and narrower..

Narrower and narrower..

I couldn't help taking a picture of an old Poclain excavator rusting away at the back end of a yard. Needless to say that it had known better days. Having worked for that company for many years, it was sad to see the old friend in such a miserable condition.

A new battery and a coat of paint and it would be back to work. (They leaked so much that they never rusted..)

A new battery and a coat of paint and it would be back to work. (They leaked so much that they never rusted..)

Sometimes the cycle track was nothing more that a very narrow path sunk deep down between wooded banks. By experience it is in such places that holes and other wheel-traps hide..

Better keep a hand on the brakes..

Better keep a hand on the brakes..

No particular issue until we reached Tessy sur Vire. Quick stop for picnic food and off again towards "La Souleuvre".

The ambush was set up a few kilometers from Pont Farcy. The road turned left just after a self- catering holiday cottage near the river, and suddenly, the (first) 10% gradient was there, with no warning. 

It was then up and down on roads like this for the next several kilometers -which seemed like hundreds... Sweating and cursing on the way up and holding the brakes on the way down, for fear of running into a tractor, a herd of cows or the post office delivery-van round a corner.. It went on, and on, and on...

At a cross roads we were about to embark on the signposted road when a small van stopped right behind us. The driver asked us where we were going. He suggested we take the other road instead. He explained that the cycle track we intended to follow went through another set of serious ups and downs.

Before leaving, he told us that he ran a small garage down the road and that we were welcome to stop there on our way by. 

The very quiet Vire

The very quiet Vire

The first 10% hill... Several others were awaiting us..

The first 10% hill... Several others were awaiting us..

We followed his advice and within 10 minutes of a very acceptable road we were in his yard. After a bit of conversation and a tyre pressure check we were off again. He had told us to wait till we got to "La Souleuvre" to have lunch, since the place was supposed to be quite interesting and well equipped for picnics. 

Mr Delafosse in his garage. Many thanks for the advice !!

Mr Delafosse in his garage. Many thanks for the advice !!

Once again we listened to our 'saviour' and after a long ride through the countryside on the Mont Saint Michel cycle route, we finally arrived at La Souleuvre, located at the bottom of a very deep valley that was once spanned by a viaduct.

The viaduct pillars are now used for bungee jumping (€140 per jump and € 60 for an optional picture session; thank you very much...).

The bottom of the valley was converted into a multi-activity leisure park, most of which was run by a young couple. We had a long talk with them. A lot of work and money had been invested in the project. Initial results were promising. Good luck !

 

They jump from up there..

They jump from up there..

Time was running and we were far from our intended stop. Additionally, the morning average had not been great..

Since we were not following the valley, there was only one way out : up-hill ! It was not as bad as we had expected and once on top again, the cycle path followed a former railway track on a very slight uphill incline. To add a little more flavour to the ride, from menacing, the weather turned to miserable.

Rainy Vire left no lasting memories. The cycle path skirts the city and we were in no mood for a visit. The day had been long enough.

Finally, in Sourdeval, after getting lost once again due to very poor signposting, we ended up at Mrs Boscher's lovely B&B.

[A few hundred meters from our destination we came across the first "Contribution to Culture" of the trip (see my other article on the subject..). It was sitting in the middle of a roundabout. It was supposed to represent a salmon....]

For dinner, we dug out all the left-overs from lunch to organise a meal in our 'apartments'. There wasn't much, but no way were we going back into town...

 

25 km on a slight up-hill incline, rain included..

25 km on a slight up-hill incline, rain included..

The "Salmon"..

The "Salmon"..

31st May 2016. Sourdeval - Courtils (Near Le Mont Saint Michel).

Needless to say, breakfast was more than welcome.. In addition to fresh strawberries and plenty of home-made goodies, our hostess had prepared a beautiful 'Teurgoule'. It's a brown-topped, slow oven-baked version of a rice pudding.. Delicious... We ate it all...

Too much talking = late departure (once again.. but who cares, this was not a race..).

The people at the Tourist Office were very helpful and gave us each a folder containing all the cycle paths ot the Manche département. Two in a row : things were improving !

Soon after leaving Sourdeval the weather screwed up once again, compelling us to pull out the rain clothes. Quick stop in Mortain to fill the food bags that had been depleted. From there we got on the Domfront - Mortain - St Hilaire - Mont St Michel green way. An endless and not very interesting route on moderate ups and downs.

In St Hilaire we took advantage of a new shelter built just alongside the track at the intersection of one of the main roads leading into town. Well equipped with benches and a large picnic table. Better than standing in the rain for lunch. 

 

Ideal picnic conditions.

Ideal picnic conditions.

Last kilometers on the Mont Saint Michel cycle path. Much better than this morning since the rain had stopped.

When I came in 2012, the path ended in Pontaubault. It now goes all the way to the Mont Saint Michel, on small quiet country roads, more or less following the coast.

There was no sign indicating Courtils. Fortunately, before having gone too far a farmer redirected us and within a few minutes we got to our destination.

I had chosen to return to 'L'Antre de Brocéliande', a lovely B&B run by Mme Martine Ménager. Four years ago her hospitality had been 'A1'. This time was the same. Excellent hostess and very convenient address !

During the last 150 kilometers the bikes had been through rain and mud. Martine got her hose out of the shed and in no time bikes and bags were clean again.

For dinner, she drove us to neighboring Ceaux by car for an excellent meal at 'Le P'tit Quinquin' and came back to collect us when we were done ! 

 

Cycling is a risky business.

Cycling is a risky business.

Pure magic !

Pure magic !

June 1st 2016. Courtils - Saint Coulomb (near St Malo).

During breakfast we met a couple, both in their late 60's. The husband was from Hamburg in Germany. Having heard us talk to Martine of our ride along the D-Day beaches, they offered to share the most unbelievable, but authentic family 'secret', with us.

One of the husband's forebears was President of the Vienna Painters' Academy selecting-committee, at the time when a 'Corporal-Artist' applied for admission. His paintings were turned down and Adolf pursued another carreer....

When he finally became Chancellor, the husband's family ended up in jail. Obviously, they were eventually released.

It is difficult to imagine what might have happened to History had the 'Corporal-Artist' been admitted...

The bikes had spent the night in Martine's shed and were dry in the morning. A shot of grease and a brake pad change and we were off to 'La Roche Torin'. It was low tide and the sea was far away. Huge stretches of sand and mud lay before us. Pilgrims were out there crossing the bay in single-file, careful to follow the guide to avoid the many quick sand traps.

We spent quite a while there taking many pictures of the incredible view of the Mont Saint Michel beyond the 'prés salés' ('salt meadows' - meadows often covered by the sea at high tide). 

Sand and mud.

Sand and mud.

It was not a dream : we were there.

It was not a dream : we were there.

After soaking up the incredible views, we left the 'prés salés' to the sheep and wind and headed towards the German Military Necropolis in Huisnes sur Mer, located a few kilometers down the road.

My feelings remained the same as during the first visit. Total incomprehension and infinite sadness. The remains of eleven thousand German soldiers rest here, side by side, in small tenebrous cubicles, condemned to the torments of eternal darkness... Was the impression of "Peace", felt in Colleville, reserved for victors alone?

 

A reef at the entrance of the German Necropolis

A reef at the entrance of the German Necropolis

They will remain for ever in darkness..

They will remain for ever in darkness..

Uwe Westphal. 1923-1942.

Uwe Westphal. 1923-1942.

Another quick glance at Le Mont Saint Michel that we were about to visit once again, only this time, as an island...

 

Different colours, different angle, different impressions..

Different colours, different angle, different impressions..

After cycling past the very controversial (compulsory and outrageously expensive) car park and the row of hotels and shops loaded with "Made in China" souvenirs, we reached the new bridge that now allows a free flow of water around the Mount. An all-day hop-on, hop-off bus service now brings the disgruntled motorists and other tourists from the car park, taking them back after the visit.

Cyclists are still relatively free to go right up to the main entrance. However, three quarters of the way there, we were told by an 'security' employee that bikes were prohibited on the bridge from 10.00AM to 6.00PM. Having seen no sign confirming this, we just continued our way, and once there, tied the bikes to a post right next to the local police van.

The place was already busy with tour groups following guides holding umbrellas, flags or other markers. Difficult to walk on the very narrow street leading to the top. Lots of people, lots of noise. Tourists came and went, running from one shop to the next like a cloud of swirling starlings in October. Picture sessions, selfies, post cards and a box of 'La Mère Poulard' biscuits and they were off, back to the bus... mission accomplished !

Not much fun fighting the swarms. When we left, the sea was still miles out. Hopefully, next time, we'll the see the Mount as an island ..

The cycle path follows the river Couesnon (border between Normandy and Brittany), on the right bank, for a while.

One last glance.. The Mont Saint Michel is "magnetic"..

One last glance.. The Mont Saint Michel is "magnetic"..

When you don't check the map, you end up in the middle of hundreds of acres of vegetable fields, on a path leading nowhere... Row after row of asparagus, red beets, carrots, potatoes, but no sign of the cycle path leading to the coast. Fortunately we met a postman on one of his rounds to the isolated farms. The good man got us back on the right road.

It took us through a succession of polders and "salt meadows", huge sand beaches where dozens of land sailing carts were having a jolly time.

 

Low profile picnic table.

Low profile picnic table.

Plenty of space for wide turns

Plenty of space for wide turns

The coast is lined with windmills. Some converted into houses, others still in working condition. 

We stopped in La Saline to visit the Tourist Office and the windmill next door. Entrance is free of charge and the displays were all very interesting.

Millstone from Le Moulin de la Saline.

Millstone from Le Moulin de la Saline.

The road along the coast is very flat. All the villages seemed fast asleep. Maybe it was because of the cold North East wind that had been following us since we first hit the coast near Honfleur.

Le Vivier sur Mer, Hirel, Saint Benoît des ondes...quaint little towns still preserved from the appetites of voracious building promoters..

In St Méloir des Ondes, after many kilometers on easy roads, we were suddenly reminded that the coast is not always flat after all.. The hill up to the D76 was short but steep !

Sign posting for the 'Tour de Manche'/ 'EV4' cycle tracks  (our road) was again very poor to non-existant. OK, it's difficult to get lost when one follows the coast, but when approaching a larger town, good signage helps save time and unnecessary kilometers.

The grey skies and North East wind put a dampner on Cancale, a usually cheerful place, where tourists were running around in ski jackets..

Contrary to the weather, the young lady at the Tourist Office was positive and full of enthusiasm, providing us with all the necessary information to reach St Coulomb where we had planned to stop for the night. The Tourist Office in St Coulomb was just as helpful, setting us up at La Guimorais, one of the small hamlets just outside the city limits.

The only negative point of the day was the feeling that we'd been seriously cheated at the local 'crêperie'. The food was bad and expensive, service was awful and the place noisy, a disgrace for the Guild they claimed to belong to.

 

2nd June 2016. Saint Coulomb  -  Saint Méen le Grand.

Early start towards Saint Malo under menacing skies. After a few kilometers of drizzle the weather stabilized and remained dry for the remainder of the day. We entered 'the Privateer City', as St Malo is called, along the sea front. The music of a gym class down on the beach was blasting out of a set of powerful loud speakers. The participants' enthusiasm was inversely proportional to the volume.

Inside the walls, the city was waking up. Streets lined with the same brand shops one sees in every town around the country, hotels, souvenir shops, restaurants... nothing very exciting.

After a quick look around we decided to go check the ferries to Dinard, located on the other side of the Rance estuary. A slight misunderstanding between Rémi and I on what we wanted to do next led us to board the 10.10AM ferry instead of the following one sailing at 10.50. (The events of the day finally confirmed that it was the right choice after all..)

 

 

The posts in the foreground moved faster..

The posts in the foreground moved faster..

Plenty of space for the bikes.

Plenty of space for the bikes.

A bit of sun would have helped.

A bit of sun would have helped.

We got to Dinard in a matter of minutes. From the boat, a concrete breaker led to the corniche road; at least that's what we thought..

At the end of the incline one had to climb a flight of stairs that linked the small ferry-office platform to the street above. From what we understood later, a boarded-up lift had been out of order for many years..

While we had been able to drive the bikes onto the ferry with all bags attached, we were now left with no other option than to take them all off, cart everything upstairs and re-assemble once on top.

In the process we ended up helping several elderly people with wheel chairs faced with the same dilemma. I complained to the ferry ticket office. Their only response was that they had informed Town Hall many times... Poor, very poor !!

 

 

 

 

The stairs...

The stairs...

There must be better places to learn sailing..

There must be better places to learn sailing..

There was not much to see or do in town. The Plage de l'Ecluse (beach) was empty. So was the sea-water swimming pool. After all, it wasn't Summer yet....

The Tourist Office 'noted' our complaint about the stairs. All involved seemed to be passing the buck : the ferry company, town hall, the region... Ten years from now, it'll still be the same !

Access to the green path was another frustrating exercise. It was finally discovered at the back end of a piece of waste-land behind the Media Center. 

The green path, once out of Dinard, was a glorious ride. Well compacted dirt or gravel sections, narrow tar-top roads, lanes, river towpaths.. Quick stop in Pleurtuit to buy lunch food..

The green path ran through fields and woods, sometimes passing by interesting pieces of 'art', such as the fox and chicken painted under a bridge or the metal sculptures of a local artist, displayed in a field.

Plage de l'écluse, no need for suntan lotion.

Plage de l'écluse, no need for suntan lotion.

Beware of the fox...

Beware of the fox...

Scrap dragon and friend..

Scrap dragon and friend..

For a while we cycled along the Rance river, straight South towards Dinan. The ride then became a little more 'physical'. Finally the first signs indicating Saint Méen le Grand appeared. On entering the town, we passed the "Louison Bobet" water-tower.

The Tourist office was closed. As we were about to leave, an old man came out of the neighbouring building. We asked him if there were any B&Bs in town, or a small hotel. He had no idea but told us that the lady at the Tourist office was probably still at her desk, and opened the door with his pass...

Seriously annoyed by the intrusion of the former keeper, she nevertheless told us that there was a small hotel on the square, at the top of the hill. We apologized for the disturbance and thanked her for the information. The smile on her face told us there was no longer an issue..

Half an hour later we were in our room at 'Hôtel des 3 pilliers', the bikes locked up in the corridor downstairs.

Lovely little hotel, excellent food... and 777km on the odometer since we had left Rouen.

In memory of Louison Bobet.

In memory of Louison Bobet.

3rd June 2016. Saint Méen - Redon.

We were the first (and only) ones in the Louison Bobet museum, located at the rear of the Tourist Office.

The little museum is a jewel. The displays, photographs and films describe the life of this cycling giant of the '50's, born and raised in Saint Méen : three-time Winner of Le Tour de France (1953-1954-1955); Road Cycling World Champion in 1954 and Winner of Paris-Roubaix in 1956.

St Méen main square; 7.30AM

St Méen main square; 7.30AM

1954. Two cycling giants, Louison Bobet and Fausto Coppi.

1954. Two cycling giants, Louison Bobet and Fausto Coppi.

For 90 minutes we shared Louison's multi-faceted life. In those days, the word sport had a different meaning, and racing bikes weighed 11 kg..

Time to leave.

From Saint Méen it was straight South to Mauron. We entered Morbihan at Saint Léry.

Passed a meadow full of donkeys. Couldn't resist this one... 

Hard to believe that one day it would become stubborn...

Hard to believe that one day it would become stubborn...

Signposting in Mauron was no better than elsewhere. But cyclo-tourists loaded like mules eventually find their way. Usually it isn't long before people come and talk, ask questions, provide directions (that can be conflicting if two people are involved..), and tell us how lucky we are to go on such trips etc..

We reached the next stop in Paimpont in time for our midday picnic that was had on a bench in the park, right next door to an old folks' home. We couldn't help thinking about the last comments heard in Mauron.

Paimpont is in the heart of the Brocéliande forest, an Arthurian legend mecca. The main street of the village, leading to the church square, is lined with shops selling all sorts of 'Round Table' junk ... fairy statues, swords, clothing, jewelry, postcards, books and other gaudy souvenirs most of which came from Asia.. 

The Tourist Information office was full of posters and offers for theme walks through the forest, conferences, and other Lancelot & Co events.. 

The Holy Grail is good business. 

The up and down road through the beautiful forest then took us to Guer and then, on to La Gacilly, which was celebrating Japan.

The small city was decorated with huge posters of famous Japanese sites... Mount Fuji, cherry trees... A string of Koinobori flags (the carp shaped 'wind socks') spanned the river.

A delegation of officials was leading a group of Japanese people through town. A Samurai , holding a horse mounted by an imitation Geisha, opened the way. 

 

A string of Koinobori flags

A string of Koinobori flags

Pity they couldn't find an Asian lady for the job..

Pity they couldn't find an Asian lady for the job..

In spite of running in 'overload mode', the Tourist office very kindly made hotel arrangements for us in Redon.

The last leg of the stage was long and rather monotonous. Most of the time was spent on the tow path of a section of the Nantes-Brest canal. Water on one side, trees on the other in endless straight lines. Not much to do other than look out for big roots cropping out from the poplar trees on the right side.

Hotel "Le France" (after the ship, not the country) was very conveniently situated in the city, near the canal. Pleasant welcome, clean and inexpensive rooms. The bikes were unloaded and stored in the basement.

Excellent dinner at "La Brasserie des Halles" run by a rather earthy but likeable individual.

No fairy tales needed. The 95 km done during the day knocked us out as soon as we hit the pad !

 

Breton family reunion..

Breton family reunion..

4th June 2016. Redon  -  Saint Nolff.   Last stage of the trip.

Early departure on the road to Vannes, starting with a few kilometers on the D775, followed by a turn-off towards Rieux and St Dolay. Easy roads but quite a lot of traffic since the two main river crossings are located in La Roche Bernard and Arzal, the two towns we were heading to.

La Roche Bernard and the river Villaine

La Roche Bernard and the river Villaine

The road took us through Ferel and towards the Arzal Dam where we stopped for lunch.

After so many days of cold weather, it was finally getting warm. I guess the reason was that we were getting closer to the 'microclimate' that protects the Gulf of Morbihan. 

First day without a jacket..

First day without a jacket..

Crossing the dam is no issue at low tide. It can take longer at high tide when one of the sections opens to let the boats through.

We passed through Arzal village but missed our road and went too far North. This added a few unnecessary kilometers to the ride, but as soon as we reached Muzillac we were OK. The road from Muzillac to Saint Armel/Le Passage, the "ferry port", goes through Ambon and Surzur. Being Saturday, there was heavy traffic on the first section. After Surzur we were back on a small country road winding through the scents of pine and oak forests, fields and meadows.

It was our lucky day in St Armel. The small ferry crossing 'Le Chenal de Saint Léonard', was operating. During Spring months, before the holiday season, it only sails weekends.. This option saved us many unpleasant kilometers. Had it not been running, we would have had to cycle along the main road and make our way to destination through a string of small villages, strewn over a rather hilly countryside.

Less than two minutes after the ferry left St Armel it reached Montsarrac on the other side. The final leg was covered in no time. The aluminium donkeys knew their way to the stables !

At 6.00 PM we crossed the finish line together, to the applause of our wives. Our third trip together was now over, but the 1,000 kms covered during the two-week outing were still packed tight and spinning in our minds.

As usual, it would take time to unwind.

Memories, Feelings, Emotions, History, Memorials, Pictures, Stamps in our travel books.. Wind, Beaches, Sand, Fog and Light, Hills, Rivers and Countryside..

People we met..and all those who came and never went back... yes, it would take time to unwind !  

 

   

Waiting for the pilot

Waiting for the pilot

Happiness is sharing good times..

Happiness is sharing good times..

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #D-Day Beaches and Brittany

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Publié le 8 Octobre 2016

Premier périple vélo de Sylvie.

Premier périple vélo de Sylvie.

L'idée avait mûri lentement. Sylvie, mon épouse était maintenant prête à tenter l'expérience d'un premier périple en vélo. Après de longs mois sans pouvoir faire de sport, c'était en quelque sorte un challenge qu'elle se fixait. Bien évidemment, il n'était pas question de se lancer sur la route pour faire1 000 km ou plus dans des conditions d'itinérance pure et dure !

Il fallait, pour que ce premier voyage avec sacoches (mais sans tente), ne soit pas le dernier, qu'il reste un plaisir. Aussi les étapes que l'on s'était fixées étaient limitées à envrion cinquante cinq kilomètres par jour, avec un ou deux dépassements liés aux choix ou à la disponibilité des hébergements (en chambre d'hôte).

Pour des raisons de temps disponible, nous avions choisi de démarrer le périple de 6 jours à Angers. L'idée était de longer la Loire jusqu'à Couëron en aval de Nantes, puis de remonter vers Vigneux de Bretagne, puis Le Pouliguen via St Nazaire, Pornichet et la Baule, les marais salants de Guérande, Penestin, le barrage d'Arzal, Muzillac, Ambon, Surzur, St Armel et Vannes pour terminer le voyage à St Nolff.  

Très beau trajet sur pistes cyclables, petites routes et 'ferry', dans des conditions météo idéales.

 

13 juillet 2016. Paris - Ingrandes sur Loire, via Angers.

A 07h50 les sacoches et tout le fourbi sont sur le trottoir en face de notre immeuble. On charge les vélos et à 08h15, les cyclistes sont prêts à mettre en route. 

Première étape, Montparnasse pour prendre le TGV en direction d'Angers. Départ par la route habituelle via la Rue de Belleville, la République, l'Hôtel de Ville, St Michel et la rue de Rennes.

Très belle lumière sur les bâtiments parisiens. Pas encore trop de monde dans les rues.

Sylvie parcourt ses premiers kilomètres avec un peu d'appréhension. Elle n'a jamais roulé avec des sacoches, ni avec un guidon 'papillon' que je lui avais fait installer pour limiter la fatigue dans les épaules et le dos. Au début, le vélo 'guidonnait' mais peu à peu les choses rentrent dans l'ordre et arrivés à la rue de Rennes l'âne de métal semblait dompté. 

L'entrée dans la gare Montparnasse, avec des vélos, est toujours problématique car hormis les entrées/sorties taxis qu'il faut pouvoir trouver, il n'y a pas d'accès plateforme au niveau de la rue. Tout se fait par escaliers ou escalators...que les grands penseurs de la SNCF ont réussi à compliquer en mettant des poteaux métalliques aux accès inférieurs.

Résultat, on est obligés de tout démonter (car les vélos chargés ne passent pas entre les poteaux) et de faire plusieurs allers-retours pour monter sacoches et vélos. Bravo !

Dès le quai affiché, on file vers la voiture 11. Le chargement se fait sans problèmes. La bétaillère est pleine.

Arrivés sans encombres à Angers. On accède à la rue sans problèmes. Ici, pas d'escaliers ni d'escalators ou ascenseurs trop petits : une série de pentes douces permet de changer de quai et de gagner la sortie ! Tout n'est pas perdu !

Court passage en ville, direction la Maine que l'on suivra jusqu'à la confluence avec la Loire.

Le Roi René était lui aussi un grand voyageur !

Le Roi René était lui aussi un grand voyageur !

En contrebas du pont sur la Maine.

En contrebas du pont sur la Maine.

On n'était pas partis depuis 20 minutes que l'on était déjà perdus...

On n'était pas partis depuis 20 minutes que l'on était déjà perdus...

Les sandwiches achetés en ville seront consommés près de la base nautique sur le lac de Maine. On commençait à avoir faim car on avait déjà réussi à se perdre, la faute au fléchage, au bonheur de démarrer cette nouvelle aventure ? Qu'importe, on était en route et la météo était superbe !

Le halage le long de la Maine est très sympa, passant bien souvent en sous bois. Seule difficulté de l'étape d'aujourd'hui, et paraît-il de toute la Loire à Vélo, le raidillon entre La Pointe et Epire... Un beau séquoia trône dans une propriété bordant la rue Croix Verte.. 

Le séquoia de La Pointe

Le séquoia de La Pointe

La véloroute nous mène à travers les vignobles et les beaux villages de Savennières - excellent Office de Tourisme ! - et de la Possonnière.

Arrivés au pont de la D 961 on suit la piste qui fait une boucle vers la Tête de l'île et on se retrouve, face à Chalonnes, dans l'impossibilité de continuer, à cause de la mise en place du feu d'artifice de la Fête nationale. Seule solution : prendre la route centrale de l'île vers la Basse île, où finalement on retrouve notre chemin. 

Faut-il 'travailler du chapeau' pour 'boire du chapeau' ?

Faut-il 'travailler du chapeau' pour 'boire du chapeau' ?

Le ciel s'était brusquement obscurci..

Le ciel s'était brusquement obscurci..

A l'extrémité de l'île la route débouche non loin du village de Monjean.  Juste avant d'y arriver on a droit à une belle averse suivie d'une "tempête de ciel bleu" et de soleil...

On reste un moment à admirer le "Chevalement du Puits de la Tranchée", énorme structure qui servait à remonter les sacs de charbon des mines souterraines, situées à 178m sous terre. Ce charbon alimentait les nombreux fours à chaux de la région. 

 

Le Chevalement du Puits de la Tranchée.

Le Chevalement du Puits de la Tranchée.

Le village entier est plein de surprises, telles les 'sculptures' en fer, dont une, un coq installé non loin du pont, chante aux heures.

Le coq chanteur.

Le coq chanteur.

Les deux rives de la Loire sont bordées par de vastes 'plages'. Dommage que le fleuve soit si dangereux..

Contrairement aux apparences, la Loire n'est pas un long fleuve tranquille...

Contrairement aux apparences, la Loire n'est pas un long fleuve tranquille...

Remise en route vers Ingrandes, étape de la journée. Madame Lamour nous attend et nous accueille chaleureusement dans sa magnifique maison, veritable jardin suspendu surplombant la Loire. Elle nous racontera qu'en juin de cette année, les eaux du fleuve avaient une fois encore envahi son sous-sol, et que de son balcon, elle voyait les poissons entrer et sortir de chez elle...

Les vélos sont débâtés et rangés au sec. Les cyclistes, la douche prise et déguisés en touristes de passage, traversent l'interminable pont à pieds pour un excellent dîner bien mérité au "Poisson d'Argent", situé juste en face.

 

Super mise en route. Pourvu que ça dure !

Les derniers rayons de soleil éclairent le haut des piles..

Les derniers rayons de soleil éclairent le haut des piles..

14 juillet 2016. Ingrandes sur Loire - Mauves sur Loire.

Marie-Louise Lamour nous prépare un superbe petit déjeuner composé d'un assortiment de produits qu'elle prépare elle-même. Résultat, on ne met en route que vers 10h00...

C'est la deuxième fois que je m'arrête dans cette chambre d'hôte (L'Amour de la Loire); je la recommande très vivement à tous ceux qui décideraient de faire étape dans cette ville.

Après quelques courses pour le pique-nique de midi, on retrouve la véloroute de l'autre côté du pont.

Ingrandes-Le Fresne, villes jumelées, sous une météo idéale pour pédaler.

Ingrandes-Le Fresne, villes jumelées, sous une météo idéale pour pédaler.

Rattrapant la piste au coin du "Poisson d'Argent", on file vers l'aval sur une série de petites routes et de chemins peu fréquentés. Bref arrêt à St Florent et continuation en zig-zags à travers une belle campagne, tantôt en bord de Loire, tantôt en retrait..  

Culture de coquelicots..

Culture de coquelicots..

Sur la D210, avant St Laurent le Vieil...

Sur la D210, avant St Laurent le Vieil...

Contrairement aux apparences, Sylvie ne se rendait pas. Au contraire, le plaisir allait grandissant !

Contrairement aux apparences, Sylvie ne se rendait pas. Au contraire, le plaisir allait grandissant !

Très joli parcours entre La Marillais et Le Fossé Neuf, puis jusqu'à Ancenis où l'on pique-nique sur un des bancs du jardin public en contrebas du pont.

Que du bonheur !

Que du bonheur !

Les bancs de sable en amont du pont d'Ancenis.

Les bancs de sable en amont du pont d'Ancenis.

Bienvenue en Bretagne !

Bienvenue en Bretagne !

Du pont d'Ancenis la véloroute continue le long de la rive droite de la Loire. Les bancs de sable succèdent aux bancs de sable. C'est un paradis pour les oiseaux de tous ordres, les courts sur pattes ou les échassiers. Soleil et ciel bleu nous accompagnent. Il fait chaud !

Même au soleil, les corbeaux restent noirs..

Même au soleil, les corbeaux restent noirs..

L'aigrette, elle, attendait patiemment le passage de son casse-croûte,

L'aigrette, elle, attendait patiemment le passage de son casse-croûte,

A Oudon, on passe de l'autre côte du fleuve pour entrer dans un paysage bien différent. La véloroute serpente à travers prairies et bois passant par une succession de vieux villages. Pas mal de maisons en cours de restauration. Ce sera comme celà jusqu'à La Varenne et même au-delà.

Prairies et étangs un peu en retrait de la Loire.

Prairies et étangs un peu en retrait de la Loire.

Une fois encore le ciel devient menaçant, mais cette fois-ci on échappe à l'averse.

Une fois encore le ciel devient menaçant, mais cette fois-ci on échappe à l'averse.

A La Varenne la route passe à travers des champs de cultures maraîchères : radis, céleris, salades, poireaux... Des hectares et des hectares de légumes parfaitement alignés et arrosés par des jets puissants... Il en faut de l'eau pour manger 5 légumes par jour...

Arrivés dans les 'faubourgs' de Mauves ce sera le tour des champs de muguet !

On passe le pont de Mauves, direction le 'Bel Air' qui, comme son nom l'indique, (et comme le savent tous les cyclo-touristes en fin d'étape journalière), n'est pas dans vallon, mais perché en haut d'une côte impossible à 15%... 

Pont de Mauves... On pensait que la fin du parcours serait une petite balade digestive...

Pont de Mauves... On pensait que la fin du parcours serait une petite balade digestive...

Une fois encore, le panneau était sournoisement caché dans la verdure..

Une fois encore, le panneau était sournoisement caché dans la verdure..

Après avoir poussé les vélos à pied jusqu'en haut de la côte tant elle était raide, on les débâte et on les range dans la cave. Comme si l'on n'avait pas assez monté pour arriver à la chambre d'hôte, nos 'appartements' se situent en haut de la vieille bâtisse.

Magnifique vue sur la Loire en aval. Bel-Air méritait bien son nom. Seul bémol, étant le 14 juillet, les 2 restaurants du bourg sont fermés... Le taxi municipal n'étant pas libre, notre hôtesse nous propose généreusement les services de sa fille qui nous conduit et nous ramène du village voisin où l'excellent restaurant 'Le clos du Cellier' était, lui, ouvert.

Encore une très belle journée de pédalage ! Cyclistes et météo ont la forme !

 

15 juillet 2016. Mauves sur Loire - Vigneux de Bretagne.

On est seuls au petit déjeuner et on bavarde pas mal avec notre hôtesse. C'est malheureusement le lendemain de la tuerie de Nice...

Mise en route, cette fois en descente, vers 10h00. La météo est superbe une fois de plus. On retrouve le parcours de la véloroute de l'autre côté de la ligne de chemin de fer Angers - Nantes, dont on ne s'était jamais bien éloignés depuis la mise en route avant-hier. Hectares de muguet ! On passe un moment à observer une machine, tirée par un tracteur, couper de la roquette. Aussitôt coupée elle est mise en cageots et promptement enlevée. Demain elle sera sur les étals de marchands de quatre-saisons.. Impressionnant ! 

Un des nombreux champs de muguet. Énormément de travail pour un jour de vente par an !

Un des nombreux champs de muguet. Énormément de travail pour un jour de vente par an !

La piste jusqu'à Nantes est superbe. La circulation cyclopédique devenait plus dense au fur et à mesure que nous nous approchions de cette ville tiraillée entre le fleuve et l'histoire.

On n'avait pas beaucoup de temps à consacrer à la visite, cette fois-ci. Heureusement que l'on était à vélo, car malgré tout le bardas que nous transportions, ces derniers se révélèrent super pratiques, nous permettant d'aller jeter un rapide coup d'oeil aux quatre coins de la ville, avant de continuer vers Vigneux, notre destination de la journée. 

Après un passage près du 'Lieu Unique', (le siège historique de LU), du château et un petit tour de la cathédrale (où j'ai rencontré un ami de Maubeuge devant la tombe de François II de Bretagne et de Marguerite de Foix..!), on avale rapidement un pique-nique dans le parc avant d'aller explorer trop sommairement l'île de Nantes, creuset de délire et d'expression contemporaine surprenants.

Impressionnant Eléphant mécanique (que nous avons eu la chance de voir en mouvement), Carrousel démentiel à plusieurs étages, quais qui n'en finissent pas, grue jaune sortant tout droit de Mad Max, enfilade de Cercles de Buren...panneaux de basket pour joueurs 'S' à 'XXXXL'... tout cela sous un soleil radieux. Faudra absolument que l'on revienne !

A la cathédrale, le gisant de François II de Bretagne et Marguerite de Foix.

A la cathédrale, le gisant de François II de Bretagne et Marguerite de Foix.

'La Prudence' orne un des angles du gisant. La Sagesse (le vieil homme), guide les pas de la prudence...

'La Prudence' orne un des angles du gisant. La Sagesse (le vieil homme), guide les pas de la prudence...

'La Force Morale' veille aussi...

'La Force Morale' veille aussi...

Qui n'a jamais mangé de Petits LU ?

Qui n'a jamais mangé de Petits LU ?

Détail du fronton du siège historique de LU.

Détail du fronton du siège historique de LU.

Le vent assurait un mouvement perpétuel au mobile..

Le vent assurait un mouvement perpétuel au mobile..

L'éléphant 'hydraulique' : 48 tonnes, 450 ch, 62 vérins... Peut transporter 50 personnes..

L'éléphant 'hydraulique' : 48 tonnes, 450 ch, 62 vérins... Peut transporter 50 personnes..

Les panneaux de basket, 'one model fits all'...

Les panneaux de basket, 'one model fits all'...

Sylvie devant les 18 anneaux de Buren..

Sylvie devant les 18 anneaux de Buren..

Un condensé de l'histoire de la ville..

Un condensé de l'histoire de la ville..

Le temps file trop vite nous obligeant à remettre en route. Le parcours se fait sur la rive droite jusqu'à Couëron. A quelques centaines de mètres du centre ville, sur la falaise de la butte Sainte Anne, surplombant le fleuve, un arbre blanc. En réalité, l'oeuvre s'appelle "Lunar Tree".

De jour, contre le ciel bleu cet arbre mort, peint en blanc, est très surprenant.

Lunar Tree

Lunar Tree

La véloroute évolue maintenant à travers des zones portuaires semi industrielles. C'est bien moins agréable qu'en amont de Nantes. La circulation est plus dense, la chaleur aussi...

On traverse les beaux villages de Haute et Basse Indre avant d'atteindre Couëron, où un bac permet de passer de l'autre côté et de rejoindre Paimboeuf et Saint Brévin.

Après un coup d'oeil à "La maison dans la Loire" on s'arrête sur la place de l'Eglise à Couëron pour une boisson fraîche, tant la chaleur était devenue oppressante.

Le relief s'accentue durant les derniers kilomètres vers Vigneux. Nombreuses côtes et peu de descentes. On est maintenant à la campagne. On ne retrouvera l'eau que demain. A 18h00 l'étape est atteinte. Après un excellent repas en table d'hôte et une conversation qui allait de la pêche en mer aux meilleures façons d'extraire le jus des fruits pour faire la confiture on éteint finalement à 23h00, contents et satisfaits de l'excellente journée que nous avions vécue.

Palette de couleurs juste avant Couëron..

Palette de couleurs juste avant Couëron..

La maison dans la Loire de Jean Luc Courcoult, à Couëron.

La maison dans la Loire de Jean Luc Courcoult, à Couëron.

16 juillet 2016. Vigneux de Bretagne - Le Pouliguen.

Dès la mise en route le soleil tapait déjà. La journée allait être belle. Hier on s'était écarté du fleuve. Aujourd'hui on allait le retrouver dans une autre configuration : celle des grosses industries maritimes, aéronautiques, pétrochimiques ou céréalières. Un autre monde ! 

On quitte Vigneux vers Le Temple de Bretagne, un bourg au nom curieux situé sur la route de Cordemais. Route sympa pas très active, la plupart du temps en sous-bois ou ombragée. Passage devant 'Le Moulin Neuf', fier petit moulin restauré situé peu avant l'entrée du Temple.

A l'intersection de la route de Savenay, on file à droite sur la D17, une route plus importante mais très calme que l'on quittera au panneau indiquant Bouée, Lavau sur Loire. 

Le Moulin Neuf.

Le Moulin Neuf.

Pour l'instant, la route est plutôt en descente ce qui n'est pas plus mal... Ici on n'est pas très loin du futur aéroport, qui excite tant les esprits. A voir l'affiche collée près du passage à niveau à deux kilomètres de Bouée, tout le monde n'est pas contre !

"Oui", "Non", bien que le 'référendum' ait eu lieu, qui aura le dernier mot ?

"Oui", "Non", bien que le 'référendum' ait eu lieu, qui aura le dernier mot ?

On reste sur la D90 jusqu'à l'intersection avec la D100 que l'on prend en direction de Donges / St Nazaire. Là, la circulation se densifie et devient plus bruyante. Au grand rond point de la ZI "Bonne Nouvelle" on quitte la D100 pour suivre au plus près la 'côte'. Malheureusement le parcours proposé par 'Openrunner' ne fonctionne pas et on est obligés de faire demi tour vers le rond point et de poursuivre sur la D100, malgré tout équipée d'une piste cyclable.

Donges... A la D4, nouvelle tentative pour rejoindre l'estuaire. Cette fois-ci on a plus de chance...pendant 2 km.. La rive du fleuve est glauque. On est dans une zone de terrains en friche, de chargement/déchargement de navires vraquiers., d'usines pétrochimiques, de torchères, de cuves de stockage reliées par d'énormes tuyaux... Grosse implantation 'Total'...

Ce gaz-là ne doit pas coûter bien cher, il brûle en permanence...

Ce gaz-là ne doit pas coûter bien cher, il brûle en permanence...

D'énormes trompes aspirent le contenu des cales..

D'énormes trompes aspirent le contenu des cales..

A la rue de la Goélette, nouvelle bifurcation à droite pour une fois de plus nous retrouver sur la D100 menant au pont de St Nazaire... Il commençait à faire vraiment chaud. Passage devant l'usine Airbus où un 'Béluga' venait d'arriver.

Il faisait très chaud...

Il faisait très chaud...

L'énorme avion ne dérangeait pas les vaches...

L'énorme avion ne dérangeait pas les vaches...

Au niveau du pont la signalisation devient cahotique et on se trompe de sortie. Demi tour, passage sous l'emprise et descente, via le Bd des Apprentis, vers le Bd de Penhoët. Ici, la petite navigation côtoie la grande. Il y a de la place pour tous sur la mer. Un dégagement entre les bâtiments bordant l'estuaire permet de voir le pont s'étirant au dessus de la Loire. La zone portuaire à ce niveau n'est pas très gaie, même au soleil. Une énorme grue surplombe tout le paysage urbain. L'ancienne base sous-marine allemande bloque la vue des quais sur plus de 300m.

 

Eux aussi ont droit à leur place au soleil...

Eux aussi ont droit à leur place au soleil...

On avait envisagé de l'emprunter mais finalement on a préféré le plancher des vaches...

On avait envisagé de l'emprunter mais finalement on a préféré le plancher des vaches...

Non, ce n'est pas un pèse lettres !

Non, ce n'est pas un pèse lettres !

Après quelques centaines de mètres on se retrouve Bd du Président Wilson, un changement de paysage bien apprécié car donnant finalement sur la mer. Il était tard et on avait malheureusement trop faim pour chercher un restaurant moins désagréable que le "Doux Soleil". Patron odieux, galette moyenne, prix de saison... 

Remise en route vers Pornichet en longeant le front de mer. C'était bien agréable tant que l'on était à l'ombre...

Le long du Bd Albert 1er on découvre les 'pêcheries', ces cabanes sur pilotis équipées d'un grand filet carré (carrelet) qui est baissé dans l'eau et relevé, dans l'espoir d'y attraper quelque chose.

Une dernière vue du pont, assez surréaliste celle-là...

Les 'pêcheries' de St Nazaire...

Les 'pêcheries' de St Nazaire...

Pendant un instant, je voyais la ville et le pont suspendus dans le ciel...

Pendant un instant, je voyais la ville et le pont suspendus dans le ciel...

Sur la plage un peu plus loin les morses se dorent au soleil. Pas besoin d'huile solaire, les cargos s'en chargent...

Griller 5 minutes de chaque côté...

Griller 5 minutes de chaque côté...

Saint-Nazaire  -  Pornichet par la côte est un jeu de pistes. On se perd... normal !

Arrivés je ne sais comment à l'immense rond-point de la D92/D492, desservant des zones commerciales de part et d'autre de la route, un cycliste nous indique l'entrée de la piste bordant la D92 qui mène à Pornichet. Merci pour son aide car ce chemin en site propre est très mal indiqué..

A la hauteur de Saint Sébastien on quitte l'artère bruyante et 1 km plus loin on retrouve la marina de Pornichet et l'immense baie de la Baule.

Il y a 20 ans Pornichet avait encore un cachet, certes un peu désuet, mais tranchant des horribles alignements d'immeubles hideux du front de mer de la Baule.

Roulant en vélo, tout doucement par la force des choses, j'ai été déçu de voir que cette petite ville de 'vacances familiales' s'est "baulisée" pour son plus grand malheur.

Une fois encore, les promoteurs, marchands de béton ont eu la peau de la plupart des jolis petits pavillons qui faisaient la différence ! Dommage.

La route bordant la baie est pire que le périphérique parisien un jour de départ en vacances...

Les 'chariottes' de touristes énervés avancent au pas dans une odeur de gaz d'échappement et d'huile solaire. Nous on zigue-zague tant bien que mal dans cette cohue.

On atteint enfin le pont du Pouliguen et le calme de cette partie de la baie. Deux kilomètres plus loin, par des rues bien peu passantes, on arrive à la magnifique chambre d'hôte des "Goélands".

Vélos rangés, douche prise on file en ville, à pieds cette fois, pour un repas délicieux pris au 'Nectar', petit bar à vins très agréable situé sur la place des Halles.

Aujourd'hui on a tous les deux notre compte. La journée de pédalage a été longue et le soleil et la chaleur n'ont rien arrangé. Pas besoin de berceuse ce soir !

 

 

Le petit port du Pouliguen. Faut pas que les cordes soient trop courtes...

Le petit port du Pouliguen. Faut pas que les cordes soient trop courtes...

Demain il devrait faire beau...

Demain il devrait faire beau...

17 juillet 2016. Le Pouliguen - Penestin

Météo magnifique. Pas à se presser, car aujourd'hui c'est une promenade 'digestive' d'environ 45 km.

Notre hôtesse, Madame Trochu nous conseille de continuer par la côte jusqu'à l'hôtel 'Les Lichens' et de tourner à droite vers les marais salants de façon à rattraper la petite route qui serpente à travers ce coin étonnant. On profite de visiter le petit village de Trégaté et en le quittant on se retrouve sur la D774, route qu'il fallait éviter à tout prix, cause circulation.

Des oiseaux par centaines..

Des oiseaux par centaines..

Au loin, l'église Saint Guénolé à Batz sur mer.

Au loin, l'église Saint Guénolé à Batz sur mer.

Heureusement, très rapidement on bifurque à gauche pour prendre la D92 qui se promène paresseusement pendant plusieurs kilomètres à travers les oeillets des marais salants.

Le travail du Paludier, cet espèce de magicien qui extrait le sel de l'eau, est terriblement 'physique', et l'occupe en toutes saisons. La récolte d'été, labeur de précision et de patience, n'est que l'aboutissement des longues heures de travail nécessaires au bon fonctionnement du 'système'. 

Bref arrêt à la Turballe pour acheter les provisions du pique-nique. Vue la chaleur, pas question en effet de laisser le jambon trop longtemps dans la sacoche noire, sous le soleil de plomb...

Parceque la destination finale de notre périple est St Nolff on ne pouvait pas faire autrement que nous arrêter à Saint Molf pour le casse-croute !  

Le sel, gage d'hospitalité et d'amitié. Cette symbolique n'a pas été démentie lors de notre passage ici.

Le sel, gage d'hospitalité et d'amitié. Cette symbolique n'a pas été démentie lors de notre passage ici.

A une lettre près, et un 'L' en plus, on serait arrivés..

A une lettre près, et un 'L' en plus, on serait arrivés..

Notre jambon-beurre de dimanche midi sera consommé au pied de l'église, sous un gros tilleul. Il n'y avait pas grand monde dans la rue, la chaleur était à son comble..

L'itinéraire continue en sous-bois et en 'plaine'. Les moissons sont faites et les énormes balles de paille attendent le ramassage. Par de telles météos l'odorat est à la fête : le vent chaud d'été charrie les belles odeurs de foin, de sapin, de la relative fraîcheur des sous-bois..

Encore quelques marais salants, puis un long chemin ombragé, plein ouest, bien compacté, menant à la D282. De là c'est direction Caire où l'on est obligés d'emprunter la route très passante allant à Penestin.

A court d'eau, on s'arrête au camping de Pont Mahé  pour remplir les gourdes d'eau fraîche, très bienvenue...

On quitte la 'grand' route juste après le panneau 'Morbihan', quelques centaines de mètres après le camping, direction 'La Pointe du Bile, Penestin par la côte.

Maintenant on est chez nous !

Maintenant on est chez nous !

Encore quelques tours de pédale et on arrive à la "Lanchallaise" où nos hôtes nous reçoivent avec gentillesse. Notre hébergement étant à la périphérie du bourg, et tous les restaurants se trouvant au centre, il nous faudra nous y rendre pédibus par le magnifique sentier côtier. 

Après la très chaude journée sur la route, la marche sous les pins, parmi les genêts en fleur est un bonheur.

"Il pleut toujours en Bretagne"...

"Il pleut toujours en Bretagne"...

Au loin, la Falaise d'Or...

Au loin, la Falaise d'Or...

Il faudra une heure de marche pour nous rendre au bourg...et autant pour revenir, mais quel spectacle au retour ! Le soleil descendait tout doucement vers la mer, laissant derrière lui un dégradé passant par toutes les couleurs entre l'orange et le bleu. Les bouchots, telles des sentinelles immobiles, semblaient garder l'or de la falaise. Pas de vent, pas de bruit...rien qu'une belle douceur qui nous raccompagnait sur le chemin. 

Toute la journée on avait eu très chaud, mais chaque minute en avait valu la peine, tant les paysages traversés étaient uniques et variés... et maintenant le soleil, comme pour s'excuser, nous gratifiait d'un spectacle magnifique.

Tout était calme..et l'air encore très doux..

Tout était calme..et l'air encore très doux..

Le soleil n'en finissait pas de plonger derrière l'horizon.

Le soleil n'en finissait pas de plonger derrière l'horizon.

Telle une armée gardant la plage : l'impressionnant alignement des bouchots.

Telle une armée gardant la plage : l'impressionnant alignement des bouchots.

Dernières lueurs avant la nuit.

Dernières lueurs avant la nuit.

18 juillet 2016. Penestin - Saint Nolff.  

Dernière étape de notre périple 2016.

Thermostat 8 !!

 

Après un dernier copieux petit déjeuner on met en route vers "La Mine d'Or", un des quartiers de Penestin, histoire de faire tamponner le carnet de voyage par le restaurant où nous avions dîné hier soir. C'est toujours source de curiosité ou d'amusement et la demande nous entraîne bien souvent dans des explications du voyage, des pourquoi et des comment, surtout lorsqu'on déplie les pages recouvertes de tampons divers et variés. Immanquablement on a droit à : "Ah, vous avez de la chance !"... et à chaque fois, je reponds que la seule chance est d'avoir la santé !

Le reste n'est qu'une affaire de curiosité et d'approche du temps et de l'espace.

La véloroute jusqu'à Arzal nous mène au petit port de Tréhiguier via la plage du Branzais, bordée de pins... Billiers est juste en face, mais on ne peut l'atteindre qu'en passant par Arzal. Dommage que les élus n'aient pas pensé à un bac en saison...(à marée haute, s'entend..)

La plage d Branzais dans l'estuaire de la Vilaine. Pas beaucoup d'eau à marée basse...u

La plage d Branzais dans l'estuaire de la Vilaine. Pas beaucoup d'eau à marée basse...u

Ils ne risquent pas de couler..

Ils ne risquent pas de couler..

La route continue en montées et en descentes en retrait de la rive gauche de la Vilaine. C'est très calme et pas mal boisé. On fait un petit arrêt à la chapelle N-D de la Salette, malheureusement fermée. Puis c'est Camoël et une lente descente vers le barrage d'Arzal sur un petit chemin en site propre, hors de la route principale..

Un très beau rosier grimpe le long de la porte..

Un très beau rosier grimpe le long de la porte..

Les bateaux attendent que l'eau revienne..

Les bateaux attendent que l'eau revienne..

La traversée du barrage, ma deuxième en vélo en un mois et demi, se fait sans problèmes. A marée basse pas de gros risques d'attente. Arrêt à l'épicerie du barrage pour acheter le pique-nique et mise en route pour Arzal-même où l'on cassera la croute à l'abri du soleil, dans la cabane du car. La chaleur était telle qu'en moins de deux kilomètres la plaque de gruyère baignait déjà dans son jus huileux dans l'emballage plastique...

 

Sylvie sur le barrage d'Arzal.

Sylvie sur le barrage d'Arzal.

Le repas fini on sort d'Arzal direction NO par La Ville au Vent. Arrêt à Lantiern pour admirer la place du village et l'église à la structure très originale. Chance, elle était ouverte !

La jolie maison sur la place de Lantiern.

La jolie maison sur la place de Lantiern.

Une vue de l'intérieur de l'église.

Une vue de l'intérieur de l'église.

Continuation par 'Texaco' et la voie communale jusqu'à Muzillac où on refait les pleins au petit café de la place tant le soleil tapait fort. 

L'Office du Tourisme nous indique l'existence d'une voie verte non encore répertoriée pour éviter la D20 jusqu'à Ambon. "Peu avant la sortie de la ville, prendre Rue de Bellevue à gauche et bifurquer rapidement sur le chemin qui part à droite entre les deux gros blocs de pierre". C'est une ancienne ligne de chemin de fer. Le sentier est agréable et pas mal en sous bois ce qui nous procure un peu de bien-être.

Sur la voie verte...

Sur la voie verte...

D'Ambon à Surzur on n'échappe pas à la D20 très passante. La route semble longue sous le soleil. La sortie de Surzur se fait par la rue Kol Castel. Cette fois la petite route monte et descend en sous-bois et en 'plaine'. C'est très calme. Belles senteurs de pin..

On coupe enfin la route de Vannes à Sarzeau et en quelques coups de pédale on arrive au Passage à St. Armel, où le 'Petit Passeur' semble nous attendre pour traverser les 150m de bras de mer.

Avant d'embarquer Sylvie se rince la tête au robinet de l'embarcadère tant la chaleur est devenue oppressante..

Vélo mal calé + virage un peu sec et le vélo se couche sur le 'pont' de l'embarcation. Heureusement plus de peur que de mal. Les sacoches amortissent bien et le rétro n'est même pas cassé...

Après la minute de traversée on débarque à Montsarrac où l'on se fait un petit goûter histoire de reprendre des forces pour les 15 km qui restent à parcourir jusqu'à la maison.

Après un nouvel arrêt à Séné, à l'ombre d'un grand panneau publicitaire, où les dernières gouttes d'eau des gourdes rafraîchissent une fois encore la tête de Sylvie, on arrive finalement à la maison.

Les parents Robert et Elisa nous accueillent. Pour tous, mais surtout pour Sylvie, c'est un grand moment de joie et d'émotion. Elle a réussi ce premier voyage, domptant ses craintes et ses doutes... et n'aspire plus qu'à recommencer.

Ben oui... j'ai pas fait exprès de le faire tomber...

Ben oui... j'ai pas fait exprès de le faire tomber...

Aujourd'hui, à cause de la chaleur, c'était un peu ça...

Aujourd'hui, à cause de la chaleur, c'était un peu ça...

Arrivée !!!! Game over... till next year..

Arrivée !!!! Game over... till next year..

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Paris - Bretagne en vélo - 2016

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Publié le 21 Septembre 2016

Quatrième édition des "Voyages avec ma Fille"

Quatrième édition des "Voyages avec ma Fille"

Quatrième édition des "Voyages avec ma Fille". Cette fois nous sommes retournés en Irlande, faire un tour du magnifique et sauvage Connemara et visiter le site exceptionnel des Falaises de Moher, au sud de Galway.

Voyage à vélo physique tant par le relief que par les éléments ! 

Tout d'abord le vent, qui venant du sud-est, nous a bien aidés pendant une partie du chemin. Mais nous avons dû l'affronter de face durant d'autres étapes... et quel vent !  Puis la pluie, abondante dans cette région du monde puisqu'il y tombe environ1 600mm d'eau par an (contre environ 650mm à Paris...). Pas étonnant que l'Irlande soit si verte.. Heureusement que le soleil était aussi au rendez-vous les jours où il était le plus attendu !

En ce qui concerne le relief, on retrouve les chausse-trappes des routes de bord de mer, en montée et en descente continue : tantôt longeant la plage, tantôt grimpant sur les falaises en surplomb...et l'intérieur du pays est aussi un bon défouloir pour les mollets.

Le bouquet c'est quand tout se combine pour tester la patience et la résistance du cycliste, chargé comme un animal de bât.

Comme les fois précédentes, c'est Jenny, ma fille, qui avait préparé le parcours, les étapes et les hébergements. Pas question d'emporter la tente en Irlande en septembre, on n'est plus des boy-scouts. (et la météo nous a donné plus que raison).

Le circuit choisi est repris sur la carte ci-dessous. Galway était le point tournant de notre voyage. Les étapes seront décrites au fur et à mesure de l'avancement.

 

  

 

La carte de notre voyage Connemara - Cliffs of Moher.

La carte de notre voyage Connemara - Cliffs of Moher.

Mise en route par le TER déguisé en TGV qui nous transporta de Paris Montparnasse à Morlaix.

Grosse chance ! Nous étions les seuls dans le compartiment à vélos, ce qui donne un peu plus d'air, car lorsqu'il est plein, on se croirait dans le box d'un cheval qui vient de gagner le Prix de l'Arc de Triomphe... 

C'était pas l'Orient Express mais c'était bien sympa tout de même !

C'était pas l'Orient Express mais c'était bien sympa tout de même !

Morlaix  - Roscoff par la route, histoire de se dégourdir les jambes après 4h de train. Les 25 et quelques kilomètres sont faciles et fort agréables le long de la Corniche. Un raidillon ou deux à Carentec puis de nouveau plat jusqu'à destination.

L'île Louët, un bijou au large de Carentec;

L'île Louët, un bijou au large de Carentec;

Le "Pont Aven" de la compagnie bretonne "Brittany Ferries" est à quai, prêt à avaler camions, camping-cars, voitures et le menu fretin des deux roues qui patientent sous un crachin persistant, qui cessera bien évidemment quelques minutes avant l'embarquement.

C'est notre cinquième voyage à bord des navires de cette compagnie et on ne s'en lasse jamais tant le service à bord est excellent à tous points de vue.

Le Pont Aven

Le Pont Aven

La mer sera légèrement agitée durant la nuit berçant les cyclistes dans les étroites couchettes.

Au matin on se réveille au large de Cork sous un ciel gris et peu engageant.

Le port de Cork

Le port de Cork

La cabine est étroite mais très fonctionnelle

La cabine est étroite mais très fonctionnelle

Après un solide petit déjeuner, les passagers sont invités à libérer les cabines afin que le personnel puisse remettre le navire en état pour le retour de l'après midi. A considérer le nombre de cabines c'est un travail qui demande une organisation militaire.

Descente au pont numéro 3, où nos ânes de métal ont passé la nuit. Les sacoches sont remontées et les rétros changés de côté, car ici on roule à gauche.  

Tout est absolument nickel.

Tout est absolument nickel.

A 10h00 précises le navire accoste à Ringaskiddy et régurgite lentement son repas de la veille au soir. La ferraille des camions et autres véhicules et les arêtes du menu fretin n'ont pas dû convenir à son estomac. La douane est passée sans problèmes et c'est 'en route' -à gauche- vers la gare de Cork par le chemin que nous avions emprunté il y a 3 ans. La voie verte est une ancienne ligne de chemin de fer qui allait du port au centre. L'aménagement est superbe et permet d'atteindre Cork sans problèmes, à part une petite pluie qui nous donne le ton.

Notre train vers Galway -via Dublin !- est à 14h et quelques. On récupère nos billets commandés sur internet en renseignant les numéros de dossiers dans le distributeur de la gare. Trente secondes après tout est réglé. 

Train à l'approche en gare de Cork. Les sémaphores ferroviaires sont encore en service ici.

Train à l'approche en gare de Cork. Les sémaphores ferroviaires sont encore en service ici.

Le premier train est équipé d'un compartiment de marchandises ce qui permet d'embarquer les vélos tout montés. Le suivant, de Dublin à Galway ne nous offre pas cette facilité. Tout doit être démonté et les vélos placés dans des racks étroits, difficiles d'accès et mal adaptés aux cycles actuels.

Pas facile de passer dans le couloir avec  le trolley à thé...

Pas facile de passer dans le couloir avec le trolley à thé...

De Dublin, c'est plein ouest pour Galway. Changement de paysage après Athlone : tourbières, sapins, bouleaux, un peu la Toundra... Murs en pierres. Succession de ciel clair et de nuages menaçants, pluie...

A 20h00 on atteint la gare de Galway. La pluie a cessé. Le temps de remonter tous les sacs et on est en route pour la Guest House que Jenny a réservée. En route on croise des locaux en T-shirts et robes légères... On n'a visiblement pas la même conception de l'été, nous qui sommes engoncés dans nos cuissards longs..

Le B & B est sympa. En plus il est situé à l'ouest de la ville, facilitant le départ du lendemain. Les vélos sont une fois encore déchargés et remisés derrière la maison, à l'abri. Le chauffage est allumé dans la chambre.

Le sandwich de midi est loin et c'est au pas de charge que l'on se rend dans un pub du coin pour une première ration de Fish'n'Chips et de Guinness !

4 septembre. 

Ciel de traîne, plutôt clair mais frais. Après avoir ingurgité un excellent petit déjeuner "Full Irish" avec boudin noir au sarrazin, bacon, saucisses et oeufs sur le plat, on met en route pour les 50 km nous séparant du petit port de Ross an Mhil (Rossaveal), d'où part le ferry pour les îles d'Aran.

On passe la plage de Salthill avec son plongeoir années '50, où quelques courageux se jettent allègrement à l'eau... Des gamins jouent sur la plage. Visiblement on n'a pas la même notion de l'été et des joies de la baignade..

Nous, on était en polaire et coupe-vent...

Nous, on était en polaire et coupe-vent...

La Bretagne à côté c'est la Côte d'Azur..

La Bretagne à côté c'est la Côte d'Azur..

La route côtière est très passante. C'est dimanche. On est obligés de raser les bords, passant, tous les trois traits, sur les petits 'catadioptres' qui délimitent les routes d'Irlande afin d'aider l'automobiliste par temps de brouillard, (ou autre...).

Rapidement, (et très souvent), il nous est rappelé que nous sommes en Terre Catholique. Les calvaires sont de véritables mises en scène.

En quittant Galway..

En quittant Galway..

Les paysages deviennent vite chaotiques, minéraux. Murs de pierres sèches, petits arbres tordus par les vents.. D'énormes dalles de pierre affleurent et mèlent leur gris au vert intense des prairies que moutons et vaches peinent à tondre tant l'herbe est drue.

De loin, en bord de mer,  on aperçoit ce qui semble être un champ hérissé de poteaux en pierre. A l'approche, cela s'avère être un cimetière. Il est au bout d'un chemin à Inverin. L'endroit est désolé. Les hautes croix rendent ce lieu un brin sinistre.  

Toutes les croix sont tournées vers l'est.

Toutes les croix sont tournées vers l'est.

Les quelques gros blocs du brise-lames, au bout du chemin, sur une 'plage' de galets, sont parfaits pour le pique-nique. C'est marée basse, les roches découvertes sont tapissées d'algues jaunâtres. L'air est très iodé.

La route suit la côte donc pas de risque de se perdre. Un panneau annonçant l'entrée au Connemara nous accueille. Photo rituelle bien sûr.

 

Le Gaélique est omniprésent.

Le Gaélique est omniprésent.

Bref arrêt à l'aérodrome du Connemara histoire de demander un coup de tampon (qu'ils n'ont pas...) et continuation sur la route passante et de plus en plus désolée. Un grain nous oblige à nous déguiser en scaphandriers. 

Un General Store (petit magasin vendant un peu de tout, comprenant souvent un bureau de poste en milieu rural), nous ouvre son guichet et nous appose 7 tampons régionaux dans nos carnets. Très sympa, surtout un dimanche après-midi ! 

L'intersection vers Rossaveal n'est plus qu'à 5 km. On arrive à la cabane du ferry bien en avance, les réservations internet sont échangées pour des billets de passage. 

Avec deux heures 'à tuer' sous un crachin froid et pénétrant c'est direction l'unique pub pour une tasse de thé.

Des écrans TV diffusent la finale de Hurling entre Kilkenny et Tipperary. Ca chauffe !

Drôle de jeu, mélange de hand-ball, de tennis et de jokari, se jouant sur un terrain de rugby avec filets de foot dans la partie basse des 'buts'. Chaque joueur des deux équipes qui s'opposent est muni d'une batte et tente d'expédier une balle en cuir très dure dans les buts adverses.

Difficile choix pour nous : rester à l'intérieur et subir les très bruyants commentaires des clients 'scotchés' aux écrans ou attendre dehors, dévorés par les midges. Ces minuscules insectes volants vivent dans les tourbières et les landes, s'infiltrent partout, et entraînent chez les uns et les autres divers mouvements totalement desordonnés qui n'ont pour effet que de les rendre plus aggressifs encore ! 

 

Un des ferries des îles Aran

Un des ferries des îles Aran

Vers 18h00 nous pouvons enfin accéder au bateau. Les vélos sont débâtés, les sacoches chargées en cabine. Deux marins costauds empoignent les ânes de métal et se les passent au dessus du bastingage. Ils sont rangés contre une rambarde à l'arrière du bateau.

La mer est pas mal agitée et la pluie tombe par rafales. En 45 minutes de traversée houleuse nous atteignons Kilronan, le petit port abrité d'Inishmore, la plus grande des trois îles.

Les sacs sonts accrochés sommairement aux vélos et c'est la course sous des bourrasques de pluie vers le petit hôtel situé tout près de la jetée. Check-in rapide. Vélos remisés au sec dans la réserve à biere. Douche et dîner au restaurant de l'hôtel.

Le chauffage est allumé !

A 22h15 il tombe encore des cordes... ça promet pour demain.

5 septembre.

Au lever il tombe encore des cordes.... et le vent souffle.. Rien de tel qu'un petit déjeuner irlandais pour se préparer à affronter les intempéries.

On n'a qu'une journée alors pas question de trainer... Faut y aller !

Après avoir enfilé les habits de pluie on passe chez le loueur de vélos pour obtenir une carte des circuits possibles. On passera par la route haute pour aller au Fort de Dun Aonghasa, un des hauts lieux de l'île.

A peine en route, Jenny est mêlée à une embrouille entre un cocher/taxi et son chaton. Ce dernier avait décidé de suivre son maître sur la route. Résultat : Jenny est embauchée pour tenir le cheval pendant que le vieil Irlandais, à grands renforts de jurons puissants, chassera son chaton à travers un muret.  

Le chaton ne voulait rien entendre !

Le chaton ne voulait rien entendre !

Tous les verts sont dans la nature...

Tous les verts sont dans la nature...

...ou comment recycler des vieux pneus..

...ou comment recycler des vieux pneus..

Les préposés du Visitor Center du Fort sont intrigués par nos carnets mais apposent quand-même leur cachet dans nos carnets. Voucher échangé, guide acheté et nous voilà à grimper à travers les "champs", en réalité une énorme carapace de pierre avec ici et là quelques brins d'herbe que des vaches broutent patiemment.  

Faut pas faire le difficile...

Faut pas faire le difficile...

On passe successivement les trois enceintes du Fort érigé il y a une trentaine de siècles.

Trois demi-cercles ouverts vers la mer, comme si l'autre moitié des cercles avait été englouti par les flots.

Et là c'est la sidération car ces demi cercles concentriques se terminent sur le vide. L'océan furieux fouette inlassablement la roche 87m plus bas.

Pas de barrière, pas de rambarde, pas de panneau d'interdiction (autre que de grimper sur les structures ou de salir les lieux), pas de gardien !  Chacun s'assume ...

Je fais une mini-vidéo de l'à-pic en me mettant à plat ventre au ras du bord et en filmant l'océan à la verticale... C'est effrayant !

Heureusement que depuis le matin, la météo s'est quelque peu améliorée. Le vent est tombé et il ne pleut plus..

On est dans un domaine 100% minéral. Pas de buissons, encore moins d'arbres...seulement quelques petites fleurs, des pissenlits...

 

87m jusqu'à l'eau...très froide...

87m jusqu'à l'eau...très froide...

Vue vers le nord-ouest de l'île.

Vue vers le nord-ouest de l'île.

Détail du mur d'enceinte intérieur du fort. Environ 6 500 tonnes de pierres...

Détail du mur d'enceinte intérieur du fort. Environ 6 500 tonnes de pierres...

Après une visite passionnante des lieux on redescend, histoire de remettre du pétrole dans les cyclistes avant d'aller voir d'autres merveilles. 

La station de taxis...

La station de taxis...

La salade au fromage de chèvre de l'île fut délicieuse et les pâtisseries nous attiraient comme les sirènes, mais la météo s'étant un peu améliorée on remet vite en route. Il y a encore tant à voir !

Les ruines des sept chapelles ne présentent pas d'intérêt particulier aussi on fait demi-tour pour aller découvrir un autre site époustouflant : le "worm hole", litéralement, le 'trou de ver'.

 

Beaucoup de maisons sont à l'abandon..

Beaucoup de maisons sont à l'abandon..

Ne pas oublier son fil d'Ariane... Jenny suivant le chemin entre les murs de pierre..

Ne pas oublier son fil d'Ariane... Jenny suivant le chemin entre les murs de pierre..

On y accède par une route étroite que l'on découvrira après avoir parcouru des kilomètres d'un petit chemin serpentant entre des murs de pierre.. (Murphy était Irlandais..). Véritable labyrinthe de zig-zags sans fin.

L'accès au lieu est à peine indiqué. Un trait de peinture rouge tracé sur la carapace de pierre, de place en place; une flèche à demi effacée... Faut vraiment vouloir y aller !

On attache les vélos et on se met en route sur un plateau infini de dalles plates, usées par les éléments, fissurées, cassées, délimitées par d'étroites bandes d'herbe..

L'endroit est effrayant, indescriptible. Il faut le vivre avec tous ses sens pour le comprendre, pour l'absorber. D'autant plus que la mer, qui taraude sans cesse cet énorme porte-avions de pierre, n'est qu'à quelques mètres en contre-bas.

 

C'est là-bas,au coin,que l'on se rendait..

C'est là-bas,au coin,que l'on se rendait..

Ici, on n'est plus sur la terre de l'Homme;..

Ici, on n'est plus sur la terre de l'Homme;..

Juste après 'le coin' mentionné ci-dessus...La mer préparait un éboulement majeur !

Juste après 'le coin' mentionné ci-dessus...La mer préparait un éboulement majeur !

Il fallait encore aller jusqu'au 'coin' suivant... Curiosité, quand tu nous tiens...

Il fallait encore aller jusqu'au 'coin' suivant... Curiosité, quand tu nous tiens...

Aujourd'hui, on a de la chance car la mer est 'calme'... je n'ose pas imaginer cet endroit durant une tempête..

Le 'worm hole' est atteint après une longue marche à travers cette 'plage' rocheuse infernale, succession de 'nids de poule' remplis d'eau de mer absolument transparente, bordés d'algues très vertes, de mousse, de boursouflures calcaires.. Faut faire attention où l'on met les pieds.

L'énorme trou rectangulaire, 100% naturel, communique par le dessous avec la mer qui ne cesse de monter et de descendre à l'intérieur, bouillonnant à chaque assaut des vagues. La plateforme entourant le trou ressemble à une tranche d'éponge géante : circonvolutions de matière tendre que la mer détruit peu à peu.

La couleur de la roche change selon qu'elle est sèche ou mouillée. Sèche, elle reste plutôt claire, mouillée elle devient noire, plus effrayante encore !

Pour donner une idée de l'échelle..

Pour donner une idée de l'échelle..

Le Worm Hole, (Poll na bPeist en Gaélique). Dimensions : environ 9m x 20m.

Le Worm Hole, (Poll na bPeist en Gaélique). Dimensions : environ 9m x 20m.

Aujourd'hui, c'est calme...

Aujourd'hui, c'est calme...

IOn ne s'attarde pas trop car la météo redevient menaçante et l'idée de devoir slalommer sur des roches mouillées ne nous enchante guère.

Le retour se fait par le même chemin minéral.

Retour vers les vélos, pas trop près du bord !

Retour vers les vélos, pas trop près du bord !

A d'autres endroits, la pierre est découpée en plaques verticales !

A d'autres endroits, la pierre est découpée en plaques verticales !

rlFinalement, le ciel qui menaçait depuis un moment met ses menaces à exécution et on a droit à notre énième averse de la journée.

Retour à l'hôtel sous un crachin gras, froid et pénétrant mais heureux d'avoir découvert ces lieux exceptionnels qui éveillent tous les sens et qui rappellent à l'Homme sa minuscule place dans la nature...

 

 

ande6 septembre.

Réveillés de bonne heure pour le ferry de 8h15. Heureusement que l'on n'avait que la rue à traverser pour accéder au quai. Peu de monde ce matin. Les vélos sont chargés à l'arrière, nous en cabine.

En route on croise plusieurs dauphins qui filaient vers le large. Vision magique malheureusement trop éphémère. 

Arrivée à Rossaveal sans problèmes. Outre les nôtres, 14 autres vélos sont déchargés du bateau Un groupe de Russes les avaient réservés, mais vu la météo, ils se sont décommandés. Malgré le transport inutile, le vélociste de Clifden qui les avaient fournis n'était pas entièrement mécontent car tout avait été payé d'avance...

Il pleut d'un beau crachin breton bien pénétrant... Les nuages sont pratiquement sur la route...On enfile une fois de plus les habits de pluie.

Arrêt au Spar local pour les provisions du pique-nique (qui pour l'instant reste du domaine du "wishful thinking"  -doux rêve- comme on dirait en Anglais).

La météo gâche l'étape car elle nous oblige à pédaler tête basse..

Dans un tel paysage, on aurait pu rencontrer des Licornes...

Dans un tel paysage, on aurait pu rencontrer des Licornes...

Seule consolation : le ciel gris fait exploser les couleurs....

Seule consolation : le ciel gris fait exploser les couleurs....

 CDégoulinants, bien trempés, on s'arrête dans un petit tea-room à Camus pour nous réchauffer. La conversation s'engage avec des Australiennes, dont une de Tasmanie, pas dépaysée au niveau du climat.. Des motards sont également présents, aussi handicapés que nous. Bientôt tout le café parle à tout le café... J'offre de l'aide à un cycliste bien erraflé au genou. Il venait de prendre une sérieuse gamelle sur le revêtement glissant. 

Malgré la météo, les vues sont splendides.

Malgré la météo, les vues sont splendides.

oRemise en route en direction de Carna en longeant la côte, qui en temps normal doit être splendide, si l'on arrive à faire abstraction des 'midges', ces minuscules moustiques qui vous assaillent dès que l'on s'arrête une minute..

Cependant, même ce qui paraît négatif peut produire des effets positifs.... Rien de tel qu'une attaque de Midges pour faire pédaler Jenny...

Eau + Tourbières + Douceur du climat = MIDGES...

Eau + Tourbières + Douceur du climat = MIDGES...

nnemaUn mouton patriote nous remet du baume au coeur. Chaque troupeau a son code couleurs. Y'a plus qu'à les tondre et tricoter... 

Faut pas que le chien du berger soit daltonien...

Faut pas que le chien du berger soit daltonien...

ra Près de Kilkieran, un pont enjambant une rivière offre des vues intéressantes en amont et en aval. On arrête quelques instants pour faire des photos. Miracle, est-ce l'air marin..ou les algues qui font fuire les Midges ? En tous cas, il n'y en a pas. C'est le bonheur !

Roches, algues, vieux bateaux..

Reflets et harmonie des couleurs..

Reflets et harmonie des couleurs..

Ceux-là flottent encore...

Ceux-là flottent encore...

Celui-ci, c'est moins certain..

Celui-ci, c'est moins certain..

1On arrive de bonne heure à notre hébergement de Carna. Météo oblige, le pique nique sera pris dans la chambre.

Eclaircie !  On en profite.

La mer remonte jusqu'à une anse, derrière la petite église dédiée à St MacDara, le Saint le plus vénéré du Connemara. Voici plus de quinze siècles, il a bâti une minuscule chapelle sur un ilôt voisin.  Elle est toujours là... De nombreux pèlerins s'y rendent.

L'anse n'est pas praticable à la navigation. C'est même compliqué d'en faire le tour à pied.

Une averse subite nous contraint à rentrer. Cette fois c'est direction le bar. Il était plus que temps de faire un premier essai des spécialités locales !

Le dîner est intéressant : trois tranches de rôti de boeuf archi-cuit délicatement disposées sur un 'lit' de purée de pommes de terre et de purée de carottes, accompagnées de pommes vapeur et de rondelles de carottes... Une tête de brocolli décore l'ensemble.  Rien à dire, on a eu nos cinq legumes de la journée !

La Chapelle est entre ses mains...

La Chapelle est entre ses mains...

L'anse : un chaos de couleurs !

L'anse : un chaos de couleurs !

22h00 : extinction des feux. Les habits sèchent dans la chaufferie, que des bottes de cheval et autres équipements équestres parfument d'un délicat fumet....

7 septembre.

Le petit déjeuner est massif, comme le dîner d'hier soir... On met en route. 1er arrêt : la pharmacie pour acheter de la lotoion anti-midges... Un coup de spray et en c'est parti pour les 40 km qui nous attendent aujourd'hui.

Très rapidement le paysage devient sauvage comme dans les highlands d'Ecosse. La route serpente sans grosses difficultés à travers d'immenses étendues de tourbe, de roseaux, de bruyère, le tout bien spongieux, dégorgeant une eau brune.

Jenny, le nez au vent..

Jenny, le nez au vent..

Elle est bien seule...

Elle est bien seule...

Très peu d'arbres mais de plus en plus de moutons. Nombreux arrêts photo tant cette nature est superbe, tant les couleurs, les dégradés, les contrastes sont saisissants.

Pas de risque d'impôt sècheresse..

Pas de risque d'impôt sècheresse..

La route quitte la côte à l'embranchement pour Cashel, à gauche, et part à l'infini, zigzaguant à travers ce paysage ingrat mais grandiose. Des tas de 'briquettes' de tourbe sèchent en bord de route ou en 'pyramides' çà et là.

Que du bonheur !

Que du bonheur !

La tourbe est devenue une denrée rare et son extraction reglementée

La tourbe est devenue une denrée rare et son extraction reglementée

De rares maisons mettent quelques touches de blanc sur les flancs des 'montagnes'. Des moutons à tête noire et laine blanche circulent un peu partout, souvent sur la route, occasionnant de gros coups de klaxon....et parfois de frein. Ils ont des départs parfaitement imprévisibles. En vélo mieux vaut s'en méfier, surtout quand ils broutent sur les talus bordant la route.

Ceux-là sont parqués...

Ceux-là sont parqués...

...pas ceux-ci qui se promènent sur la Nationale 59..

...pas ceux-ci qui se promènent sur la Nationale 59..

On arrive à lough Inagh, un loc de plusieurs kilomètres de long et très très large. Reflets, couleurs... splendide.

On craignait le pire...mais rien n'est tombé..

On craignait le pire...mais rien n'est tombé..

Continuation sur la R334 dans des paysages titanèsques. Les poteaux téléphoniques et électriques sillonnent les flancs des collines reliant les maisons éparpillées au monde moderne.

Le vent (arrière, yesssss !) plie les herbes et façonne les quelques arbres. Ici, pas de liaison Internet, ni de réseaux gsm : l-e   b-o-n-h-e-u-r !

Faute d'avoir fait les provisions au départ, notre pique-nique sera un reste de pain et de fromage, un demi 'scone' et un confipote chacun, pris debout sur un talus le long d'une rivière "bordée" de moutons. Magique ! Brin de causette avec un cycliste rencontré le matin à l'hôtel. Il avait pris la boucle en sens inverse et se payait vent et côtes.. bon courage.

Un berger et son chien rassemblaient les moutons éparpillés par appels brefs. Le chien savait ce qu'il avait à faire et bientôt, tout le troupeau filait en ordre serré.

Arrivée à 16h00 à l'étape. Le Kylemore Pass Hotel. Magnifique, et quel accueil ! Vélos remisés dans le bar du bas, thé et petits biscuits servis au salon... 

L'hôtel est très 'cosy', à mi chemin entre châlet alpin et log-cabin américain. Stuart, le gérant, est exceptionnellement prévenant et sympathique. Aux petits soins pour rendre le séjour le plus agréable possible. On passera un bon moment à discuter avec lui des 'secrets' de la région, et même d'un 'distillateur' local de 'moonshine', un alcool capable de faire dresser les cheveux à un chauve...

La déco des lieux est délirante... collections d'objets hétéroclites, de bouteilles de bière, de porcelaine, de gravures, moulins à café, appareils photo... Il y a même une civière accrochée au plafond (on ne sait jamais..), etc...

Un whiskey 'Connemara' au bar et un excellent Irish Stew (ragoût d'agneau) mettent les cyclistes de bonne humeur malgré une météo qui s'est subitement dégradée (une fois de plus...)

A recommander deux fois plutôt qu'une !

A recommander deux fois plutôt qu'une !

Demain on verra...

Demain on verra...

8 septembre.

 

 

Bon début de journée....

Bon début de journée....

Au petit déjeuner la météo n'était vraiment pas très engageante, surtout que l'on avait prévu de parcourir le Parc National du Connemara et de grimper Diamond Hill, une colline 'aménagée' pour les touristes.

Environ 400m de dénivelé. Trois boucles successives se recoupent, permettent aux uns et aux autres de choisir leur parcours. La dernière section est un peu plus escarpée mais ne demande pas de qualités de grimpeur particulières. 

La météo se calme un peu et on décide de mettre en route. Habits de pluie de rigueur tout de même.

Les vélos sont sortis du bar.

Les vélos n'étaient pas forcément partants...

Les vélos n'étaient pas forcément partants...

La route jusqu'à l'entrée du parc ne fait qu'une dizaine de kilomètres. Elle passe le long d'un lac magnifique et de l'imposant Kylemore Abbey, occupé et entretenu par les Soeurs bénédictines depuis 1920. Les bas-côtés sont une haie ininterrompue de rhododendrons et de fuchsias.. 

Sur la route du parc..

Sur la route du parc..

La météo s'était améliorée un peu mais ce n'était pas encore gagné..

La météo s'était améliorée un peu mais ce n'était pas encore gagné..

On accède au parc en quittant la N59 à Letterfrack et en empruntant un chemin zigzaguant à travers une zone boisée. Les vélos sont attachés à une barrière métallique, juste devant la porte du Visitor Center.

Les trois circuits sont très bien balisés. Pour nous l'objectif était d'arriver en haut...

Les deux premières sections du chemin, les boucles jaunes et bleues, sont gravillonnées et équipées de passerelles en bois pour traverser les zones marécageuses. Elles ne présentent aucune difficulté bien que les muscles utilisés pour la grimpette ne semblaient pas être les mêmes que ceux du pédalage...

La montée se corse un peu dans 'la rouge' où l'on gravit le flanc de la montagne à travers des éboulis de pierres, sur des marches inégales et bien glissantes parfois.

Jenny faisant beaucoup de photos; je pars en avant et l'attends en haut, gardant néanmoins un oeil sur sa progression.

En un peu plus d'une heure on est en haut à admirer les très beaux paysages sauvages qui nous entourent. D'un côté les 12 Bens, de l'autre la mer et les îles... Juste en contrebas, la route que nous avions prise pour venir.. Dommage que la brume rende le panorama un peu 'laiteux'

Jenny arrivant en haut !

Jenny arrivant en haut !

Une entrée maritime menace. Il est temps de redescendre. Le chemin de retour est différent car la circulation se fait en sens unique pour éviter les 'embouteillages' aux endroits étroits. La descente est plus longue, mais malgré tout on fait le tour complet en moins de 2h30, durée que nous avait indiqué la responsable du Visitor Center.

Pluie fine et quelques midges nous accompagnent sur le parcours de retour. La soupe chaude servie au Coffee Shop sera bienvenue !

On visite les salles du centre axées principalement sur les tourbières, formation, exploitation, faune, flore etc... Dans une vitrine, un sapin, extrait de la tourbe, a été daté au carbone 14. Verdict : 8 600 ans ! L'arbre est en bois, non fossilisé. Impressionnant !

Retour à l'hôtel où l'excellent Stuart, prenant pitié des deux cyclistes trempés, propose de faire une lessive et de tout sécher dans la foulée. Quel service !

 

9 septembre.

Pluie battante, vent, tempête, la totale du cycliste... ça promet !

Petit déjeuner décontracté car on n'était pas pressés de nous frotter aux éléments. Finalement, vers 10h30 - 11h00 on ressort les vélos du bar et on se met en route, habillés de circonstance.

En 10 minutes on est totalement trempés. L'eau s'était infiltrée partout. On avance dans une météo de fin du monde secoués par les rafales de vent et de pluie. 

A Letterfrack on fait une halte au magasin 'Avoca' qui vend toutes sortes de productions locales (et moins locales), principalement pour nous mettre à l'abri quelques instants..

Alors que l'on quittait le magasin avec un sac ou deux de plus, un homme nous aborde dans l'entrée, intrigué par ma selle Proust. Discussion vélo... Il tient un magasin de cycles à Dublin et se trouve être le conseiller 'vélo' du Premier Ministre.. Encore une rencontre insolite !

Entre temps 'Dame nature' est passée de 'pas sympa' à 'pas sympa du tout'... Dès la sortie du bourg, la route monte lentement vers un plateau avant de redescendre vers Clifden.

Tant les bourrasques sont puissantes, nous sommes obligés de nous arrêter plusieurs fois en bord de route pour essuyer les lunettes et reprendre nos esprits... La partie sur le plateau est une bataille ininterrompue contre les rafales pour arriver à contrôler la trajectoire du vélo..

Finalement la route amorce sa descente vers Clifden. Le 'coupe-vent' des constructions et des arbres est bienvenu ! Il y a même quelques rayons de soleil... Fou !

On s'installe à l'hôtel "Alcock & Brown" -bien évidemment- mais les chambres n'étant pas prêtes, on débâte les ânes de métal qui sont rangés dans une remise et on file manger un bout, car les efforts nous avaient bien creusés.

Une fois encore la chambre prend des airs de blanchisserie Napolitaine, les habits sèchent partout où l'on peut les accrocher. Le dessus du radiateur affiche complet.

Clifden est une jolie petite ville pleine de couleur. Le centre est très actif. C'est un point de départ idéal pour toutes sortes de balades à pied ou en vélo. Les loueurs locaux sont très actifs et ont mis au point plusieurs circuits vélo très intéressants.

Quelques magasins de la rue principale

Quelques magasins de la rue principale

Un peu plus loin..

Un peu plus loin..

Un vitrail de Saint Brendan à l'église de Clifden

Un vitrail de Saint Brendan à l'église de Clifden

Au-delà des boutiques de souvenirs 'made in China', il y a beaucoup de magasins proposant de très beaux objets produits localement. On aurait pu être tentés par certains mais heureusement les sacoches nous rappellent à la raison..

Le festival d'art annuel est très actif. Cette année c'est la 39ème édition ! Toutes les formes d'expression artistique y sont représentées : peinture, sculpture, chant, poésie, danse, musique, etc...

Mais la ville de Clifden est aussi connue pour deux autres évènements majeurs qui l'ont 'mise sur la carte' et qui attirent encore aujourd'hui de nombreux touristes.

Guglielmo Marconi construisit une station de radio-téléphonie dans la tourbière de Derrygimla, à quelques kilomètres au sud de la ville et, en 1907, réussit la première liaison radio sans fil avec le nouveau monde.

En juin 1919, deux aviateurs Anglais, Alcock et Brown réussirent la première traversée de l'Atlantique en avion. Leur Vickers Vimy, un bombardier de la première guerre mondiale, modifié pour l'épreuve, relia les deux continents après un vol de 16h au-dessus de l'Atlantique, dans des conditions de vol effroyables.

La côte irlandaise franchie, pensant avoir affaire à une verte prairie, ils se posèrent en réalité dans la tourbière, tout près de la station de Marconi. 

Ils furent récompensés par le prix de £10 000 (environ €1,3 million) que le 'Daily Mail' avait mis en jeu et furent anoblis par le Roi.

Pour Jenny et moi, cet évènement revêtait une signification particulière, car il appartient en quelque sorte à notre histoire... En effet, Lord Nothcliffe, fondateur et propriétaire du Daily Mail, et d'Associated Newspapers n'était autre que mon grand-oncle... Dix ans avant, il avait aussi récompensé Louis Blériot, premier aviateur à réussir la traversée de la Manche...

Le choix de l'hôtel Alcock and Brown n'était donc pas fortuit. D'autant plus que le bar est tapissé de fac-similés d'articles de presse, de photos, de cartes, etc. relatant l'évènement.

C'est donc bien évidemment là que nous avons fini la soirée en rentrant de notre tour en ville.

Je laisse les photos raconter la suite de cette journée..

 

 

 

 

 

Alcock (le pilote) et Brown (le navigateur).

Alcock (le pilote) et Brown (le navigateur).

Le Vickers Vimy au décollage, en route pour l'Europe.

Le Vickers Vimy au décollage, en route pour l'Europe.

La route empruntée.

La route empruntée.

"Vimy arrived Clifden 8-40 gmt Machine damaged through landing in bog. alcock"

"Vimy arrived Clifden 8-40 gmt Machine damaged through landing in bog. alcock"

Le New York Times relate l'exploit.

Le New York Times relate l'exploit.

C'est Winston Churchill qui leur remettra le prix. Lord Northcliffe était souffrant.

C'est Winston Churchill qui leur remettra le prix. Lord Northcliffe était souffrant.

Fac-similé du chèque de £10 000.

Fac-similé du chèque de £10 000.

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Irlande Connemara 1

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Publié le 20 Septembre 2016

 Samedi 10 septembre.

Ce matin, ciel de traîne encore pas mal encombré. Enième petit déjeuner 'full Irish' justifié, comme tous les autres, par les kilomètres à parcourir, le vent, la pluie, la frugalité du pique-nique du midi... toutes les excuses imaginables pour essayer de se donner bonne conscience..

Passage au magasin de cycles (celui qui avait loué les vélos aux 'Russes d'Inishmore') pour acheter une carte des circuits vélo de la région, et à la poste pour des timbres.

Jenny y vivra une expérience assez étonnante ! N'ayant pas assez d'espèces et la poste ne prenant pas la carte de paiement, la préposé lui remet quand-même le carnet de timbres, lui disant qu'elle revienne payer quand elle aurait du liquide, avant 13h00, heure de fermeture du bureau. Incroyable mais vrai !

Laissant les sacoches à l'hôtel on file vers le début de la 'Sky Road', un petit circuit d'une quinzaine de kilomètres faisant le tour d'une péninsule située à l'ouest de Clifden. La route très étroite monte progressivement vers 150m d'altitude, offrant une vue extra de la baie et des nombreux ilôts. Magnifique circuit, venteux à souhait, parcouru sous un soleil timide et un peu de ciel bleu.

Les fanions battaient au vent...

Les fanions battaient au vent...

Quelle vue !

Quelle vue !

Pas facile de vivre sur une île.

Pas facile de vivre sur une île.

La verte Erin.

La verte Erin.

Encore deux 'licornes'

Encore deux 'licornes'

Les yeux ne savent où se poser tant le paysage est magnifique. Iles, champs entourés de murs de pierres sèches, moutons, fuchsias le long des routes, petits bois de sapins et de chênes...

Les moutons ne risquent pas de manquer d'herbe...

Les moutons ne risquent pas de manquer d'herbe...

L'Irlande, c'est LE pays des Fuchsias.

L'Irlande, c'est LE pays des Fuchsias.

Les 15 km de la Sky Road se font sans peine hormis un petit raidillon près du 'sommet'.

On repasse à l'hôtel pour récupérer les sacoches... et en route vers le sud pour le mémorial et le site d'atterrissage du Vickers Vimy. 

Le 'Visitor Center' est en libre service. C'est une serie de petits kiosques d'information construits ça et là le long d'un étroit chemin goudronné qui serpente dans la tourbière, jusqu'au monument commémorant l'atterrissage. Un second monument se trouve sur une colline de l'autre côté de la route.

Le lieu où s'est 'crash-landed' l'avion d'Alcock et Brown se trouve au milieu de la tourbière, tout près de ce qui était alors la station radio de Marconi.  

La tourbière n'a pas aimé l'intrus..

La tourbière n'a pas aimé l'intrus..

Le premier vol trans-Atlantique s'est terminé à quelques centaines de mètres derrière ce monument.

Le premier vol trans-Atlantique s'est terminé à quelques centaines de mètres derrière ce monument.

Quelques éléments de la station de Marconi sont encore visibles.

Quelques éléments de la station de Marconi sont encore visibles.

Pas de problèmes de séchage... Mon pantalon de pluie faisait une belle manche à air..

Pas de problèmes de séchage... Mon pantalon de pluie faisait une belle manche à air..

L'obus blanc marque l'endroit. La main courante qui l'entoure raconte l'histoire. C'est émouvant d'avoir découvert et visité ce site...entourés de moutons, chahutés par le vent, sous un ciel impeccable. On pique-nique sur place, assis sur la passerelle qui donne accès aux lieux. C'est un moment de grand bonheur.

On repart vers 15h00 direction Cashel, via la Bog Road, une petite route zigzaguant à travers la lande, longeant les nombreux lacs, véritables miroirs du ciel, qui la bordent. Au nord, une vue exceptionnelle sur les Bens. La route nous appartient, c'est magique. Mais quel vent ! 

Ajoncs, sorbiers, roseaux, bruyères, petits saules, fuschias ajoutent leur notes de couleur à la dominante verte et grise. Les quelques arbres qui ont osé pousser ici le paient de leur minuscule taille, incapables de redresser la tête, façonnés par un vent d'ouest qui ne faiblit jamais. On ne brave pas les éléments dans ce pays !  

Cette route magnifique est malheureusement trop vite parcourue.

Les photos valent mieux que mille mots..

Les photos valent mieux que mille mots..

Bog Road

Bog Road

On ne se lasse jamais de les photographier..

On ne se lasse jamais de les photographier..

Le télé nous les rapproche un peu..

Le télé nous les rapproche un peu..

En bordure de route.

En bordure de route.

Petit arbre deviendra grand... mais pas ici..

Petit arbre deviendra grand... mais pas ici..

"L'oeil du Bog Road", 100% naturel, garanti sans retouches Photoshop..

"L'oeil du Bog Road", 100% naturel, garanti sans retouches Photoshop..

Le Bog Road se termine à Toombeola et le paysage change brutalement. De la tourbière sauvage balayée par les vents, nous voici sur une route côtière magnifique. Cashel n'est plus qu'à une dizaine de kilomètres.

 

Pas grand monde sur notre petite route..

Pas grand monde sur notre petite route..

Les derniers kilomètres longent une anse.

Les derniers kilomètres longent une anse.

Les éléments tourmentent la 'flore' mais la 'faune' reste impassible.

Les éléments tourmentent la 'flore' mais la 'faune' reste impassible.

Vers 18h00 on arrive enfin au Cashel House Hotel, Une belle, grande et vieille demeure nichée dans un jardin délirant conçu comme une poupée russe : en le parcourant, c'était comme si chaque section en contenait une autre, à chaque fois un peu plus petite, plus délicate, plus fleurie...

On dîne sur place dans une très grande véranda transformée en salle de restaurant. Service et nourriture impeccables. On fait la connaissance d'un jeune stagiaire français en bac pro restauration. Garçon professionnel (déjà !) et sympathique, visiblement heureux de pouvoir parler  à des Français.

La tête fourmillant du ressenti de cette exceptionnelle journée, les sens tourbillonnant encore comme un manège fou, les cyclistes ferment le ban sans passer par la case 'tisane' !

 

 

 

11 septembre 2016.

Le petit déjeuner est pris dans la même salle que le dîner hier soir. Le menu est époustouflant. Au-delà des classiques, le Cashel House Hotel propose des kippers (harengs fumés réchauffés au bain-marie, du porridge (flocons d'avoine cuits), du steak et même des rognons... Bien évidemment, les oeufs servis viennent des poules du domaine.. Le choix fut difficile.

Avant de partir, une visite des jardins s'impose. Dans l'histoire de cette maison, les propriétaires successifs semblent avoir tant 'investi' dans les extérieurs que nous ne pouvions pas quitter les lieux sans en faire le tour. Chaque section est à thème. La végétation est luxuriante car ici pas de soucis de sècheresse. Les jardins s'emboîtent harmonieusement les uns dans les autres, jusqu'au bout de la propriété, alternant fleurs et verdure de part et d'autre d'un petit chemin valloné, serpentant parmi de nombreuses essences d'arbres, de mares garnies de plantes aquatiques...et se terminant par quelques pieds de houblon accrochés à un vieux mur. Il a fallu des années, des générations pour en arriver là. C'est très beau. 

Très rapidement, après avoir quitté Cashel on se retouve de nouveau sur la N59 que l'on avait empruntée la semaine dernière en direction de Kylemore Pass. Cette fois nous ne la quitterons (malheureusement) pas de la journée.

 

 

Notre B & B à une autre époque. La véranda fut rajoutée plus tard, à droite du bâtiment.

Notre B & B à une autre époque. La véranda fut rajoutée plus tard, à droite du bâtiment.

La météo d'hier était plus agréable..

La météo d'hier était plus agréable..

Le point rose au centre de l'image, c'est Jenny, profitant d'une descente interminable !

Le point rose au centre de l'image, c'est Jenny, profitant d'une descente interminable !

La N59 est un calvaire. Non seulement elle est étroite, mais le revêtement est souvent pourri. Ajouté à celà, une circulation de fous roulants à tombeau ouvert. La cerise sur le gâteau, c'est le vent qui souffle aujourd'hui en rafale,s atteignant parfois 80 km/h. Il venait de nos 2h la plupart du temps..Quelques grains nous obligent à la gymnastique habituelle avec les habits de pluie..

On fait un bref arrêt à Recess, histoire de visiter le magasin Joyce et nous mettre à l'abri. On y retrouvera la postière de Clifden qui donne un coup de main le weekend. Le magasin est 'mortel' tant par les lainages, les bijoux gaéliques, et toutes sortes d'objets artisanaux 'not made in China'..

Sur le parking trône une "antiquité de la fin du XXè siècle" : le Géant du Connemara. La statue a été érigée par le magasin "sans raison apparente" selon ce qui est écrit sur la plaque.

La météo n'affecte pas l'humour de ce peuple..

Le Géant du Connemara.

Le Géant du Connemara.

Mexique ? Irlande ? On n'en verra très peu d'anciennes.

Mexique ? Irlande ? On n'en verra très peu d'anciennes.

Libres comme l'air.

Libres comme l'air.

On s'arrête à Maam Cross pour le pique-nique. C'est un croisement de routes. Le lieu est sinistre. Une station service et un hôtel, "usine à touristes". Des cars y déversent leurs cargaisons pour un 'Irish stew' vite expédié car le Tour du Connemara dans la journée ne permet pas de s'attarder..

Le vent est d'une telle force et le ciel si menaçant qu'il n'est pas question de 'déjeuner' dans la nature comme nous avions fait hier.

La réceptionniste de l'hôtel nous refuse les tables de pique nique de l'établissement, prétextant que seules les personnes ayant acheté leur repas à l'hôtel y avaient accès... C'est la première et la seule personne désagréable que nous avons rencontrée durant nos deux semaines de périple.. Il en fallait une pour confirmer la règle.

Résultat : on se trouve un coin empierré, à côté du lac, partiellement abrité, et on se livre à une gymnastique digne d'un ballet moderne pour préparer les sandwiches, debout, sans table, combattant les bourrasques pour éviter que les fines tranches de jambon et de fromage ne s'envolent avant de rejoindre les tartines... Bel exercice d'équilibriste ! Fallait avoir faim.

Jenny, dans notre salle à manger de dimanche midi..

Jenny, dans notre salle à manger de dimanche midi..

L'arrivée à Oughterard est bénie tant on en avait assez de cette route impossible.

Le vent nous avait expédié deux fois au fossé avec les vélos !! Heureusement que la bruyère amortit les chocs !

La B&B est à la sortie du bourg au bout d'une petite route où tout redevient subitement calme.

Les vélos sont déchargés et remisés dans le garage de la maison. Notre hôtesse, n'ayant pas le coeur de nous dire que tous les restos sont en ville, se propose généreusement de nous confectionner un repas 'à la bonne franquette' avec ce qu'elle avait dans son frigo ! 

Après l'expérience de ce midi et la misérable journée sur la N59, les cyclistes retrouvèrent soudain la bonne humeur (qu'ils n'avaient pas perdue malgré tout).

A 21h00, contents et satisfaits, le père et la fille ronflent d'un sommeil profond !

 

 

Lundi 12 septembre.

Grisaille et pluie pour commencer. On quitte le calme de la maison de Mr et Mme Costelloe à Portacarron, après avoir modifié nos plans relatifs aux Falaises de Moher et Kinvarra. Cela nous donne plus de liberté et ne nous ôte la pression d'avoir à remonter à Galway à temps pour le train de vendredi.

Mise en route, via une série de petites routes de campagne passant par des villages aux noms cocasses, qui nous évitent une bonne partie de la N59. 

Premier arrêt à Knockkillaree au château d'Aughnanure, une splendide 'Irish Tower House' du Moyen-Âge, construit par le clan O'Flaherty. Le bâtiment (restauré) est entouré d'une pelouse d'un vert 'granny', spongieuse à souhait. Un mur d'enceinte entoure l'ensemble.A l'intérieur de la tour des panneaux expliquent l'époque et la 'vie de château' d'alors. Avec le temps, l'expression a pris une autre signification...

 

Une vue du château

Une vue du château

Décor d'un encadrement de fenêtre de la salle des banquets.

Décor d'un encadrement de fenêtre de la salle des banquets.

Abords du château.

Abords du château.

La petite route bordée de haies et d'arbres nous mène à travers les villages de Ardnasillagh, Oakfield, Srue -où une famille de nains de jardin et autre objets divers et variés décoraient le pied d'un gros arbre- Corranellstrum, où un cultivateur avait affiché un panneau au portail d'un champ prévenant le passant que la terre était empoisonnée...., Carrowmoreknock, Knockferry/Burnt House et enfin, Tullokyne et son General Store.

La route est très calme, les 'villages' n'étant en fait que quelques maisons éparpillées ici et là autour d'un carrefour ou une ferme au champs. Les murs de pierre sont encore très présents.

On s'arrête àTullokyne pour acheter les provisions du pique nique. Le magasin vend un peu de tout. Les oeufs sont stockés dehors dans une grande boite fermée par un panneau de plastique ondulé..

Après les bois, les prés..

Après les bois, les prés..

Le rayon 'œufs' du magasin.

Le rayon 'œufs' du magasin.

Le commerçant très sympathique nous indique comment gagner encore quelques kilomètres de calme en longeant le lac Bhaite Ui Choire où on se trouve un coin sympa pour 'déjeuner' (cette fois assis).

La météo, qui avait été très belle une partie de la matinée s'est de nouveau assombrie et ne permet malheureusement pas de quitter la veste pendant le casse-croûte. C'est vrai qu'un marin du Pont-Aven nous avait dit qu'on ne va pas en Irlande pour chercher le soleil... mais quand il est là il chauffe autant qu'ailleurs en cette saison.

Pas très chaud quand-même mais quelle vue !

Pas très chaud quand-même mais quelle vue !

Temps de quitter notre plage et de remettre en route !

Temps de quitter notre plage et de remettre en route !

Peu à peu le bruit de la N59 se rapproche. Dans un dernier village, un champ de céréales attend encore la moisson ! Sont pas en avance..

"Vendanges tardives", version Irlande.

"Vendanges tardives", version Irlande.

Finalement la N59 est moins pénible qu'hier car, approchant Galway, elle est munie de larges BAU de chaque côté, nous évitant ainsi de devoir rouler sur la chaussée principale. L'entrée en ville est pénible pour nos yeux et nos oreilles. Bruit, voitures, gros carrefours, feux rouges, zones commerciales... On en perd vite l'habitude !

L'hôtel est trouvé sans problèmes. Pour à peine plus cher qu'un B & B, on nous donne une petite suite, avec cuisine équipée..d'un lave-linge ! 

Tout y passe, surtout mon cuissard d'hiver qui commençait à refouler les midges..

Le coucher du soleil est magique. Pourvu qu'il indique une belle journée demain !

 

 

Incroyable coucher du soleil !

Incroyable coucher du soleil !

On file en ville et sur la recommendation du volubile marchand de cartes postales, on dîne au "Cellar", un pub-restaurant excellent.

Balade digestive à pieds dans le "Quartier Latin" de Galway, succession de restaurants en terrasse, de pubs, de magasins de souvenirs, de lainages, de petites boutiques etc... et par bonheur, aucune des enseignes mondialisées qui stérilisent tant de centres-villes à travers la planète.. 

La musique est présente partout, dans les pubs et sur le trottoir. Bière et alcool desinhibent des jeunes qui déambulent bruyamment dans les rues étroites, commentant les musiques ou tentant leur chance auprès de la gent féminine toute aussi délurée.

Une "contribution à la culture" orne la place Eyre. On verra ça vendredi.

Demain, c'est direction Kinvarra !

 

 

Un coin de Quartier Latin à Galway..

Un coin de Quartier Latin à Galway..

Mardi 13 septembre.

Super beau temps au réveil...et ça le restera tout au long de la journée.

Après quelques courses en ville on met en route pour l'Office du Tourisme en bas de la côte.

Le local est vaste.. Deux employées officient derrière un long comptoir. J'obtiens un coup de tampon pour le carnet. Ce sera Salthill, la fameuse plage au plongeoir années '50 que nous avions vue au debut de notre périple.

Quand je leur demande des détails sur la route à prendre pour nous rendre à Kinvarra elles sortent le parapluie en me disant que c'est de la folie d'y aller en vélo, que la N18 est très dangereuse, que nous devrions envisager une autre destination ou charger les vélos dans le bus etc... "Too dangerous...Lots of lorries and cars... take the bus... load the bikes..." Ben voyons !

Je les remercie pour leurs conseils et nous mettons le cap vers la N18, histoire de voir par nous-mêmes, nous disant que ça ne pouvait pas être pire que la N59 dimanche..

Après avoir quitté Galway on peut emprunter un bout de R338 pendant quelques kilomètres, jusqu'à Oranmore. La route est calme. Elle longe la baie.

On rattrape la N18 à Oranmore. Il y a une dizaine de kilomètres jusqu'à Kilcolgan où on bifurque sur la R67 jusqu'à Kinvarra. 

En fin de compte, la N18 est bien moins "effrayante" que ce que l'on nous avait dit et certainement plus sûre que la N59 car elle est bordée de part et d'autre de larges bandes d'arrêt d'urgence que de nombreux cyclistes empruntent, comme nous.

La seule 'difficulté' se situe au niveau de Clarinbridge, petit bourg à mi-chemin de Kilcolgan. Là la 'nationale' perd ses BAU en traversée du village. 

On s'arrête cinq minutes sur la place histoire de passer à la poste.

 

 

Rencontre insolite à Clarinbridge... il manquait la baguette sous l'autre bras et le litron de rouge dans la poche de veste..

Rencontre insolite à Clarinbridge... il manquait la baguette sous l'autre bras et le litron de rouge dans la poche de veste..

Le soleil fait du bien. Les quelques kilomètres restants se parcourent sans problèmes. 

L'entrée à Kinvarra est sympathique. Chaumières, un très beau château, un petit 'port', une rue commerçante pleine de boutiques multicolores...et beaucoup de fûts vides devant les bars..

Les vélos sont rapidement déchargés au B & B et après un pique-nique 'en chambre' on se met en route pour explorer le village... porte du Burren (le Pays Pierreux). 

 

Elle nous accueille à l'entrée de Kinvarra

Elle nous accueille à l'entrée de Kinvarra

C'est vrai qu'on en aurait bien envie parfois...

C'est vrai qu'on en aurait bien envie parfois...

Le port de Kinvarra

Le port de Kinvarra

Vue de la baie

Vue de la baie

Le château de Dunguaire à Kinvarra.

Le château de Dunguaire à Kinvarra.

Le salon du château.

Le salon du château.

Des banquets médiévaux avec troubadours sont organisés dans la salle à manger.

Des banquets médiévaux avec troubadours sont organisés dans la salle à manger.

Un Galway Hooker, bateau de pêche traditionnel,  rentrant au port

Un Galway Hooker, bateau de pêche traditionnel, rentrant au port

Le port.

Le port.

M. Green. Les fûts vides défendent l'entrée du pub..

M. Green. Les fûts vides défendent l'entrée du pub..

Trois portes rouges.

Trois portes rouges.

Un dernier coup d’œil au château.

Un dernier coup d’œil au château.

On finit cette excellente journée au Pier House, le très bon restaurant de poisson situé au bout du quai.

Demain, mise en route de bonne heure, direction The Burren et Doolin, via la route côtière et Black Head.

Mercredi 14 septembre.

Ciel couvert mais sol sec...pour le moment. 

On met en route par la route côtière. Vues magnifiques sur la baie de Galway. Dégradés de gris, de bleus et même de violets. Pas mal de circulation à 100km/h sur des routes qui chez nous seraient des petites routes de campagne.. De temps à autre des traversées de vaches changeant de pré ralentissent tout ce monde pressé.

Quelques belles descentes, un peu gâchées par la pensée qu'il va falloir les remonter demain...

Peu à peu le paysage change. On entre dans le Burren avec ses côteaux pierreux et ses murs de pierres. La végétation se fait très rare. Bien souvent rien d'autre qu'un peu d'herbe et quelques buissons rabougris par les éléments.

A Bishops Quarters on s'arrête pour visiter une vieux cimetière et une église en ruines recouverte de lierre. C'est un site étonnant car des tombes ont été creusées dans ce qui fut autrefois le sol de l'église.

Elle a été plus vite descendue que remontée..

Elle a été plus vite descendue que remontée..

On se demande bien à quoi servent les murets ?

On se demande bien à quoi servent les murets ?

Les ruines de l'église de Bishop's Quarters.

Les ruines de l'église de Bishop's Quarters.

Paysage infini.

Paysage infini.

Difficile de départager les trois éléments

Difficile de départager les trois éléments

A Ballyvaghan, la majeure partie de la circulation coupe à travers le Burren, en direction des Falaises de Moher. Nous, on retrouve le calme de la petite route qui mène à Black Head. Le paysage de part et d'autre de la route devient de plus en plus sauvage. La roche est partout.  

A ce niveau il y a encore de la verdure..

A ce niveau il y a encore de la verdure..

Plus on avançait vers la pointe, plus la météo devenait menaçante. D'abord on a droit à un crachin fin et pénétrant, puis c'est une pluie franche, froide et drue. Bien sûr, juste au moment où le paysage devient ahurissant, juste au moment où l'on aurait souhaité sortir l'appareil photo pour partager ce qui s'étalait devant nos yeux à Murrooghtoohy : un paysage indescriptible, une carapace de pierre fissurée, chamboulée, recouvrant le sol jusque dans les flots, en contrebas. 

Heureusement que Jenny a pu capter l'esprit du lieu sur son téléphone, moins vulnérable que mon appareil photo.

La route file plein sud à partir de Black Head et comme la pluie ne faiblit pas, on décide de s'arrêter à Craggah, chez O'Donohue, l'unique pub sur la route, pour manger chaud et tâcher de sécher un peu. 

Sans exagération aucune, j'affirme que le Fish 'n Chips de l'établissement doit être un des meilleurs du pays ! 

Les deux cyclistes qui avaient voulu nous vendre des ânes à Ballvaughan étaient attablés à côté de nous, terrassés eux aussi par la pluie.

Le plafond du pub est tapissé de billets d'un dollar américain. Il y règne la bonne atmosphère typique des pubs qui se sont patinés à la 'vapeur' de bière et de whiskey, aux histoires et aux rires des clients et aux sons du violon qu'on y joue le soir.

Murrooghtoohy (à vos souhaits...), sous la pluie..

Murrooghtoohy (à vos souhaits...), sous la pluie..

Un établissement qui vaut le détour !

Un établissement qui vaut le détour !

Fish 'n Chips and mushy peas... un régal !

Fish 'n Chips and mushy peas... un régal !

Pas entièrement séchés malgré plusieurs passages sous la soufflante d'air chaud des toilettes, on remet en route sur la R477. La pluie ayant cessé, on s'arrête de nombreuses fois pour photographier cette région magnifique.

 

Alors que l'église tombe en ruines..

Alors que l'église tombe en ruines..

...les Tisons de Satan se dressent !

...les Tisons de Satan se dressent !

Un 'nouveau Murrooghtoohy' nous attend après Black Head. Juste après un virage le peu de verdure laisse la place à une deuxième étendue de dalles de calcaire fissurées qui dévalent elles aussi, jusqu'à la mer. C'est très impressionnant, et le ciel, redevenu clair et sec, même un brin ensoleillé, nous permet cette fois une 'visite'.

Rien que de la pierre ! (au loin, les îles d'Aran)

Rien que de la pierre ! (au loin, les îles d'Aran)

Encore de la pierre !

Encore de la pierre !

Quelques plantes ont trouvé le moyen de se développer dans les anfractuosités de la roche, qui malheureusement servent aussi de poubelle aux visiteurs peu respectueux de ces lieux exceptionnels. On y verra canettes, gobelets, sacs en plastique etc.. et même une table à repasser !

On passe un bon moment à admirer ce paysage incroyable avec les îles d'Aran en toile de fond.

Au fond, les îles d'Aran..

Au fond, les îles d'Aran..

Un chardon..

Un chardon..

Peut-être un Salsifis des Prés ?

Peut-être un Salsifis des Prés ?

Des murailles de roche !

Des murailles de roche !

Au loin, l'extrémité des Falaises de Moher..

Au loin, l'extrémité des Falaises de Moher..

En route pour Doolin on laisse le Burren derrière nous... jusqu'à demain..

En route pour Doolin on laisse le Burren derrière nous... jusqu'à demain..

Après avoir passé un long moment à parcourir ce lieu unique, soufflés par le vent, assourdis par la mer en contrebas, on repart en direction de Doolin dans une descente interminable qui sera, comme on s'en doutait, suivie par une côte très pentue, serpentant à travers des haies de verdure pendant un kilomètre ou deux, jusqu'au château de Ballinalacken d'où part le chemin menant au village.

La Guest House n'est qu'à quelques coups de pédale de l'intersection, heureusement d'ailleurs car on avait eu notre 'dose' des éléments et du relief.

Ceci dit, une fois la douche prise et des habits secs sur le dos on a vite oublié les 'peines' de la journée tant les paysages traversés, les rencontres faites et l'accueil de notre hôtesse à la B &B avaient été exceptionnelles !

 

Jeudi 15 septembre.

Vu le coucher du soleil d'hier soir, la journée devrait être belle, bien que ce soit encore un peu couvert pour l'instant !

C'est vrai qu'il était beau ce coucher du soleil d'hier soir !

C'est vrai qu'il était beau ce coucher du soleil d'hier soir !

Mise en route vers Doolin 'centre'.. C'est une enfilade de pubs, d'hôtels et de maisons diverses. Quelques magasins et beaucoup de B & B. L'Office du Tourisme n'est pas meilleur que celui de Galway. Au bout de la rue l'embarcadère pour les îles d'Aran. Pour nous ce sera la route qui monte vers les falaises. Départ altitude + 5m. Arrivée altitude plus ou moins 190m. Très physique mise en jambes. Va falloir mouliner.  

Les trois îles d'Aran. Inishmore c'est la plus lointaine.

Les trois îles d'Aran. Inishmore c'est la plus lointaine.

Après une montée de 13 km et pas mal de circulation, on arrive au parking où un employé nous informe que les ceusse qui arrivent à vélo se garent gratuitement, tout près du Visitor Center. Ici, ils mettent en pratique leurs recommandations et nous on économise plus de € 10.

 

Pas de langue de bois !

Pas de langue de bois !

Le ciel est encore bien gris quand on arrive aux falaises de Moher mais c'est sec. Le Visitor Center a été judicieusement creusé dans la colline. Ainsi on ne voit que la porte d'entrée et quelques vitres éclairant une partie de l'intérieur. Tout est recouvert d'herbe. C'est une énorme caverne à souvenirs et à nourriture avec tout de même une section 'expo' décrivant la formation des falaises ainsi que la faune et la flore de ce lieu étonnant. Un cinéma Imax projette un film tournant quasiment en boucle. Pendant dix minutes le spectateur est un Fou de Bassan vivant toutes les acrobaties aériennes et sous-marines de l'oiseau. Les prises de vues, le montage et les effets sont splendides. Faut simplement avoir pris son petit déjeuner bien avant de voir le film...

On file vers les belvédères pour découvrir enfin ce que l'on était venus voir. La vue sur les falaises est époustouflante. C'est si énorme que l'on a du mal à réaliser les hauteurs qui oscillent entre 170 et 214m. C'est seulement lorsqu'on voit un touriste sur le chemin de crête que l'on prend la mesure des lieux.  

Ça commence par une vue d'ensemble..

Ça commence par une vue d'ensemble..

Très vite on veut voir les 'détails'.

Très vite on veut voir les 'détails'.

On reprend un peu de recul..

On reprend un peu de recul..

Les touristes en haut donnent une idée de la hauteur du plongeoir..

Les touristes en haut donnent une idée de la hauteur du plongeoir..

Pas question de se baigner par là..

Pas question de se baigner par là..

Difficile d'imaginer la taille des blocs !

Difficile d'imaginer la taille des blocs !

Rien ne résistera à l'assaut des vagues.

Rien ne résistera à l'assaut des vagues.

Après déjeuner, le soleil est revenu.

Après déjeuner, le soleil est revenu.

...et l'homme croit qu'il domptera la nature ?

...et l'homme croit qu'il domptera la nature ?

Là, l'à-pic est de plus de 200m...

Là, l'à-pic est de plus de 200m...

Les 'Bens' sont toujours là...

Les 'Bens' sont toujours là...

Un dernier coup d’œil avant de partir...

Un dernier coup d’œil avant de partir...

Le début du retour est un vrai régal... Pas un coup de pédale pendant plusieurs kilomètres !

Malgré tout, quelques côtes bien cassantes s'insèrent dans le parcours. On s'arrête à Lisdoonvarna. La Poste nous met plusieurs coups de tampon dans les carnets. La route jusqu'à Ballyvaughan passe dans le centre du Burren. On nous avait que Corkscrew Hill serait sympa et que c'était une descente continue jusqu'à la côte... Mais on s'était bien gardé de nous dire qu'avant la descente il y aurait une montée d'enfer de plusieurs kilomètres, du même tonneau que ce que l'on avait vécu le matin !

Sur la route de Lisdoonvarna, la baie de Galway.

Sur la route de Lisdoonvarna, la baie de Galway.

Le mauvais goût est universel.

Le mauvais goût est universel.

Ayant finalement atteint le point culminant de la route, on se préparait à savourer les 8km de descente quand soudain un grain nous rattrape, nous obligeant à enfiler rapidement les vêtements de pluie.

Dommage, car Corkscrew Hill vaut le détour, mais seulement dans le sens Lisdoonvarna - Ballyvaughan... Envisager le trajet inverse n'est pas concevable pour le cyclo bien chargé, à moins d'avoir rempli ses gourdes dans le seau d'eau bénite de l'église de Ballyvaughan. 

Vaut mieux prendre une Guinness, c'est certainement plus hygiénique..

Vaut mieux prendre une Guinness, c'est certainement plus hygiénique..

Le reste du parcours de retour sur Kinvarra est le même que celui emprunté hier, en sens inverse. Les montées et les descentes se succèdent. On rencontre un jeune Australien en VTT, tirant une remorque avec planche de surf.. Il venait d'Ecosse et se rendait en France.. Sourire, bonne humeur, optimisme ! Bonne route Josh ! 

Quelques très belles lumières sur le Burren.

Pas besoin de calculs compliqués pour connaître la direction des vents dominants..

Pas besoin de calculs compliqués pour connaître la direction des vents dominants..

Magnifique jeu de lumières et d'ombres.

Magnifique jeu de lumières et d'ombres.

...et quand c'est sombre d'un côté, c'est éclairé de l'autre..

...et quand c'est sombre d'un côté, c'est éclairé de l'autre..

Un dernier coup d’œil au Burren..

Un dernier coup d’œil au Burren..

Les plus-de-60 km de la journée, 'up' plus souvent que 'down', avaient eu raison des forces et de la patience de Jenny. Il était temps que l'on arrive car elle avait eu son compte. A 18h30 on passe finalement la porte du B & B, contents de ranger les vélos, enlever les chaussures et de prendre une douche 'réparatrice'.

Soirée dans le même restaurant qu'hier. Un verre de l'excellent whiskey 'Connemara' nous fait vite oublier les 'galères' de la journée.

On en avait bavé, mais ce que nous avions découvert et vu vallait bien les efforts subis tout au long de cette magnifique journée. 

 

C'était la dernière, on la redoutait..

C'était la dernière, on la redoutait..

Vendredi 16 septembre.

Un dernier regard sur Kinvarra avant de mettre en route. La place en bas s'active. C'est le marché 'fermier'. Les stands se mettent en place tout doucement d'autant plus que le ciel de traîne a apporté de la fraîcheur.

La place vue de notre perchoir au B&B

La place vue de notre perchoir au B&B

Un peu kitsch quand-même...

Un peu kitsch quand-même...

On avale les 28 km jusqu'à Galway sans peine. Dans les faubourgs, beau graffitti, certainement pas du goût par la SPA... Le coq va perdre des plumes. 

Avant midi on est sur la Place Eyre, au centre ville. Un jeune cycliste bien chargé lui aussi nous aborde. Il avait repéré mon petit Gwenn ha Du de 'Breton d'adoption'. Brin de causette. Surprise ! Sa grand-mère habite Saint Nolff pas très loin de chez nous...

Lui et son amie parcourent l'Irlande depuis trois semaines et rentrent comme nous par le Ferry de demain. Je lui promets de passer dire un petit bonjour à son aïeule.

 

L'équipe de France n'a qu'à bien se tenir, or else !..

L'équipe de France n'a qu'à bien se tenir, or else !..

Galway a aussi sa "Contribution à la Culture".. Tout est permis quand c'est le contribuable que paye..

Galway a aussi sa "Contribution à la Culture".. Tout est permis quand c'est le contribuable que paye..

Pas vraiment envie de rentrer...

Pas vraiment envie de rentrer...

13h15 : direction la gare. On charge les vélos dans les deux places prévues à cet effet et en route pour Limerick Junction, via Limerick. Grâce à un retard de dix minutes, on n'a pas à changer de train à Limerick pour les 10 minutes de trajet jusqu'à Limerick Junction. Ouf ! 

Une heure d'attente sur un quai désert bien aéré par un vent très frais en espérant que le train venant de Dublin ne serait pas en retard. Minuscule salle d'attente. Guichets fermés. La seule activité vient du distributeur de coca et de chips. L'unique employé rencontré dans la gare nous rassure. "Prenez votre temps" qu'il nous dit. "Le train restera à quai tant que vous n'aurez pas tout chargé". Sympa !

En Irlande, les trains roulent à droite..

En Irlande, les trains roulent à droite..

Cork, terminus donc pas de pression pour tout débarquer. Les sens uniques autour de la gare compliquent un peu l'accès à la 'Scenic route' que l'on devait emprunter pour rejoindre Carrigaline. Entre temps, l'établissement que Jenny nous avait réservé nous avait informé qu'ils étaient en surbooking et qu'ils ne pourraient nous recevoir. La bonne nouvelle c'est qu'ils nous avaient réservé une chambre dans un bel hôtel 4* à côté. On ne paierait que le prix de la B&B, eux se chargeant de régler le reste.

Il est plus de 20h00 quand enfin on arrive à destination. Il fait nuit et on a hâte d'arriver. Check-in sans problèmes, vélos débâtés et rangés dans la salle du coffre... Chambre immense. Repas vite avalé au bar car le match de foot Chelsea - Liverpool chauffait les esprits des clients, devenus très bruyants. 

Pour comble, notre chambre était située juste au-dessus le la salle des banquets où se déroulait une réception de marriage de blings-blings friqués (et en surpoids).

On a le droit à la bande musicale 'live' et aux babillages des invités dans le parking sous notre fenêtre..

Heureusement, la fatigue de la journée nous sauve et Morphée fait le reste !

Le port de Cork.

Le port de Cork.

Samedi 17 septembre.

Réveillés de bonne heure. La noce bling-bling n'avait pas eu de conséquences sur le sommeil. Ciel clair, même quelques rayons de soleil et un peu de ciel bleu en prime..

Petit déj tardif car ce matin il n'y avait pas le feu. Le check-out était à midi et l'embarquement vers 14h00...et nous n'avions que 8km à parcourir pour nous rendre à Ringaskiddy où le bateau nous attendait.

Vers 11h00 on quitte les lieux, non sans avoir pris la photo souvenir des vélos dans le hall de l'hôtel.. Ils n'avaient jamais roulé sur de la moquette. C'avait dû leur faire drôle !

 

Pas grand monde au parking du Ferry. On était parmi les premiers arrivés et nos vélos étaient en tête de file dans la rangée des deux roues. Une fois encore, les petits fanions ont entrainé pas mal de causettes : un couple de Surzur, une dame de Brest, un monsieur de Locminé..

Mais pas de signe des jeunes Français rencontrés la veille à Galway. On se demandait si leur choix de prendre le bus de Galway à Cork, avec armes et bagages, n'avait pas tourné au vinaigre..

On nous permet d'embarquer parmi les premiers. Sympa ! Dommage que lors du départ de Roscoff il y a 15 jours cela n'ait pas été le cas, car aujourd'hui il fait 'beau' alors que ce jour-là il pleuvait.

Les deux cyclistes et leurs montures dans le hall de l'hôtel...

Les deux cyclistes et leurs montures dans le hall de l'hôtel...

Un petit 'V' de victoire, mais le cœur n'y était pas..

Un petit 'V' de victoire, mais le cœur n'y était pas..

Avalés par la baleine...

Avalés par la baleine...

Les vélos sont attachés au même endroit qu'à l'aller.

Notre cabine donne sur la mer. Cette fois elle est calme mais le ciel s'est couvert et tout est dans les tons de gris..

Je passe un bon moment sur les différents ponts à regarder l'Irlande s'éloigner doucement derrière le navire et à rêver à ce que nous venions de vivre pendant les 650 km parcourus à travers ce magnifique pays. Heureusement, les maisons colorées du rivage rendaient un peu moins triste cette fin de périple

Un vieux couple d'Irlande du nord, rencontré au dîner, nous vante la beauté de l'Ulster. Pas de doute, comme 'jamais deux sans trois', il faudra revenir.

Le "Pont-Aven" est une vitrine des arts bretons.

Le "Pont-Aven" est une vitrine des arts bretons.

Sortie de Ringaskiddy.

Sortie de Ringaskiddy.

Une autre 'rue'..

Une autre 'rue'..

Maintenant c'est la haute mer..

Maintenant c'est la haute mer..

En bas ça brassait bien..

En bas ça brassait bien..

Loin derrière, sur l'horizon, c'est l'Irlande.

Loin derrière, sur l'horizon, c'est l'Irlande.

Dimanche 18 septembre.

Levés à 04h45, heure irlandaise...car le Ferry arrive à Roscoff à 06h00.

Petit déjeuner vite avalé, cabine libérée et descente au pont numéro 3 donnant accès aux ânes de métal qui n'avaient pas bougé. Débarquement sans problèmes, douane idem. Il fait nuit !

On revoit Erwin et son amie à la sortie de la douane. Finalement ils étaient arrivés juste avant le départ du navire. Quelques mots d'encouragement et on met en route pour Morlaix via Saint Pol de Léon.

Notre café de la dernière fois est fermé ! Y'a plus qu'à continuer vers Morlaix que l'on atteint sans problèmes, si ce n'est un formidable coup de blues de ma fille, dur retour à la réalité de la vie après la quinzaine extraordinaire à pédaler à travers l'Irlande...

Quand faut y aller, faut y aller...

Quand faut y aller, faut y aller...

Au petit matin à Locquénolé..

Au petit matin à Locquénolé..

Un double expresso au Café du Commerce de Morlaix, sous le viaduc qui nous surplombe nous remet d'aplomb. On passe quelques instants à admirer une expo de voitures américaines garées sur la place.

La montée à la gare, située tout là-haut, au niveau du viaduc, se fait d'une traîte.

Après ce que l'on avait vécu au retour des falaises de Moher, ce n'est pas une côte comme ça qui nous aurait fait peur !

Le chef de gare sympa nous permet de traverser les voies afin de ne pas avoir à tout démonter si on était passés par l'escalier.

Comme d'hab, on est en voiture N° 1, celle des vélos... C'est plein et ça sent le fauve..

Tout ayant été préparé d'avance, le chargement se fait sans peine.

Retour interminable vers la capitale avec une seule idée en tête : recommencer le plus vite possible ! 

C'est là-haut que ça se passe....

C'est là-haut que ça se passe....

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Irlande Connemara 2

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Publié le 1 Juillet 2016

Un beau voyage de découvertes et d'émotions !

Un beau voyage de découvertes et d'émotions !

L'an dernier, en terminant notre voyage à travers l'Allemagne et la République Tchèque, on s'était dit, Rémi et moi, que ce serait sympa, pour une fois, de découvrir un peu la France !

Restait à décider de la région. Le choix s'est rapidement porté sur la Normandie et la Bretagne qui s'enchaînent naturellement, tout en offrant paysages magnifiques et histoire passionnante.

Le parcours fut vite établi, car s'il y a des régions où la géographie et l'histoire sont intimement mêlées, c'est bien là, le long de la Seine, sur les côtes normandes et à travers la Bretagne.

Pour nous dégager de la région parisienne, gros obstacle à toute vélléité de cyclo-tourisme, nous avions décidé de prendre le train avec vélos et bagages, jusqu'à Rouen et de démarrer notre 'Périple 2016' à partir de cette ville. 

En effet, hormis l'axe nord-est -le long de la Marne et/ou du Canal de l'Ourcq-  et peut-être aussi vers le sud, le long de la Seine, sortir de Paris en vélo est un véritable cauchemar, puant, bruyant et dangereux, de bouts de pistes cyclables non reliées et pensées 'après-coup', de bas côtés de routes 'casse-gueule' et de signalétique inexistante ou carrément erronnée.. enfin tous les ingrédients qu'il faut pour décourager les plus tenaces !

La richesse de ce périple, dont une bonne partie s'est effectuée le long des plages normandes, m'a fait choisir de le décrire par étapes, tant chaque lieu traversé exige que le temps s'arrête afin que l'histoire puisse être absorbée dans le respect dû aux innombrables sanctuaires qui ponctuent la côte. La découverte à vélo fut magnifique et la lenteur du déplacement permit l'éclosion d'émotions insoupçonnées.

 

 

  

Parfois on pourrait se demander si sortir de Paris en vélo ne serait pas finalement plus simple..

Parfois on pourrait se demander si sortir de Paris en vélo ne serait pas finalement plus simple..

23 mai 2016. Paris - Jumièges, via Rouen...

La météo n'est pas engageante, mais c'est pas nouveau cette année. Les sacoches sont descendues dans l'entrée de l'immeuble, le vélo sorti de la cave et l'âne de métal est bâté sans problèmes. Au moment de mettre en route, grosse averse obligeant à mettre les habits de pluie et les guètres. Sauna assuré car il ne faisait pas froid. La route vers la gare St. Lazare ne présente pas de difficultés si ce n'est que la pluie rend les choses plus délicates dans les rues parisiennes.... ça bouchonne et ça gueule de partout. Heureusement, Rock'n'Roll se faufile parmi les bus qui bouchent les carrefours, les livreurs du matin garés à cheval sur la piste cyclable..... évitant les piétons qui traversent la tête sous le parapluie...

Rémi est à la gare. Trempé car il n'avait pas voulu s'arrêter pour enfiler le scaphandre...

Train annoncé avec 10 minutes de retard, cause "mouvement social"... Peu à peu le retard s'allonge mais à 35 minutes le numéro de quai est affiché et c'est la ruée. Bien évidemment, les wagons Corail acceptant les vélos sont en tête de train, nous obligeant à tout démonter sous une pluie qui redoublait !

Trajet vers Rouen sans problèmes. Dans le train on rencontre un 'Brompton', cycliste utilisant ce vélo anglais qui se replie et qui se transporte quasiment dans une valise. Super sympa, il nous aide à décharger vélos et sacs et, une fois tout remonté, nous guide à travers la ville, en route pour son boulot de Contrôleur aérien au terrain de Rouen. 

On se quitte sur le parvis de la cathédrale à l'entrée des vieux quartiers. Arrêt rapide à l'Office du Tourisme qui nous remet une carte fort détaillée des boucles de la Seine avec indications des nombreux circuits et pistes. Excellent. Passage sous l'horloge, visite rapide de quelques vieilles rues, maisons à colombages... puis en route pour la promenade Normandie-Niémen, véritable départ de notre 1ère étape, le long des boucles de la Seine.

 

Le Gros Horloge

Le Gros Horloge

Tous les styles se cotoient

Tous les styles se cotoient

La promenade est très large et longe les quais où d'énormes vraquiers attendent leur tour ou sont au chargement.

Un navire polonais au chargement

Un navire polonais au chargement

La transition est souple et peu après le Musée Flaubert on se retrouve sur une piste cyclable qui nous mènera jusqu'au premier bac à Sahurs. Bonne surprise, les bacs qui traversent la Seine sont gratuits, car pris en charge par le Conseil Général.

De nombreux petits châteaux bordent le fleuve des deux côtés...

De nombreux petits châteaux bordent le fleuve des deux côtés...

Sur l'autre rive, c'est La Bouille. Piste et route départementale se confondront jusqu'à La Ronce où nous bifurquons vers Yville sur Seine. Ce sera l'occasion de faire connaissance avec la première mise en jambes.

Le bord de Seine est très beau. Alternance de belles demeures, de falaises calcaire creusées, parcs et pelouses, fleurs...

Le virage du château d'Yville, dans la descente vers la deuxième bac, offre une très belle vue sur la Seine. 

Au bout du parc, la Seine..

Au bout du parc, la Seine..

Deuxième traversée sans histoires. Ce choix nous évite une bonne quarantaine de kilomètres mais surtout nous permet d'envisager une arrivée au camping de Jumièges dans un délai raisonnable car les boucles de la Seine sont interminables..

L'essentiel c'est que les ânes de métal n'aient pas eu le mal de mer...

L'essentiel c'est que les ânes de métal n'aient pas eu le mal de mer...

A la sortie du bac on préfère longer le fleuve via le chemin des Cornihouts, plutôt que de filer directement sur Le Mesnil-sous-Jumièges. Ce sera une erreur car le halage est une succession de pistes en herbe, de zones de graviers grossiers, d'ornières.. rendant l'avancée difficile. Une barrière, du côté du Cornihout du Mesnil met fin à nos misères et nous oblige à reprendre une petite route vers Jumièges. L'abbaye se dresse au-dessus des arbres, sa pierre blanche éclairée par le soleil de fin d'après-midi.

 

La place de Jumièges

La place de Jumièges

Le camping est en haut de la côte. On se fait plaisir en louant une tente toute montée, à peine plus chère à deux que deux emplacements individuels. Le toit intérieur représente une mappemonde. Heureusement que nos cartes étaient plus précises car, à suivre celle de la tente, on se serait bien retrouvés en Patagonie...

 

Après quelques calvas, on pourrait même s'y retrouver..

Après quelques calvas, on pourrait même s'y retrouver..

24 mai 2016. Jumièges - Fiquefleur-Equainville.

Réveillé de super bonne heure par la multitude d'oiseaux perchés dans le bois d'à côté. Dès les premières lueurs de l'aube tous les sifflets se mettent en route et c'en est fini du repos des campeurs.

Après un passage à l'Office du Tourisme qui accepte de nous tamponner le carnet bien que n'ouvrant plus tard dans la matinée, on file vers notre 3ème et dernier bac des boucles de la Seine. Pas de chance, aujourd'hui, cause entretien, il ne débute ses traversées qu'à 10h00. 

L'alternative est de pédaler sur la rive droite jusqu'au pont de Brotonne, mais ni le pont, ni l'approche par la route nationale ne nous paraissent engageantes. Alors on attend !

 

 

Le bac est là, mais il faudra attendre...

Le bac est là, mais il faudra attendre...

De très gros navires descendent la Seine vers la sortie en mer... Pour nous, l'expérience sera de courte durée, car la traversée ne prend que quelques minutes.

Une fois sur la rive gauche, on passe Heurteauville, La Mailleraye-sur-Seine, Notre-Dame de Bliquetuit sur une route très sympa et surtout pas très passante. Faut dire que ça commence à devenir compliqué pour les automobilistes de trouver de quoi faire tourner leurs moteurs. Après les bloquages des raffineries par les camions, c'est maintenant le tour des employés de celles-ci de se mettre en grève... Vive la France !

On s'arrête cinq minutes à la Maison du Parc, histoire de se renseigner et d'obtenir un coup de tampon dans le carnet puis on repart en se disant qu'au prochain bourg on devrait s'inquiéter d'acheter de quoi faire le pique nique du midi... L'imposant pont de Brotonne est laissé à droite.

Le pont de Brotonne

Le pont de Brotonne

Le pont était en travaux, compliquant sérieusement la traversée pour des ânes de métal... Finalement sans le savoir, on avait fait le bon choix.

Ce n'est qu'à Vatteville-la-Rue que l'on trouve une petite épicerie de village tenue par une vieille dame qui notait soigneusement toutes ses ventes sur un cahier à la caisse.

Mauricette Lenormand nous sauve la vie ! Les sacoches avant remplies on part découvrir le village qui est un véritable enchantement. 

Le court trajet entre de hautes haies, jusqu'à la sortie du bourg, est magique... Succession de chaumières anciennes et plus récentes, faîtières plantées d'iris, maisons à colombages, à toits d'ardoises, prés et jardins, charmilles, rosiers... C'est très beau. 

Ça a le mérite d'être clair !

Ça a le mérite d'être clair !

Dans un pré, un vieux bâtiment de ferme.

Dans un pré, un vieux bâtiment de ferme.

Une 'longère' normande..

Une 'longère' normande..

Tout est très vert..

Tout est très vert..

La route de Vatteville - Le Val Anger via Aizier et Vieux Port est splendide. On s'arrête à Aizier, en bord de Seine, dans une prairie équipée de tables de pique nique. Il fait grand beau. Que demander de plus après tant de journées de froid, de pluie et de grisaille vécues depuis le début du printemps ?

Remise en route direction Trouville-la-Haule;  deuxième raidillon au soleil et à l'ombre, obligeant à une gymnastique avec les vêtements pour éviter la pneumonie : très chaud au soleil mais très frais dans les sous-bois... Passage à Sainte Opportune-la-Mare puis descente vers le Marais Vernier, un lieu hors du temps et du monde !    

Le Marais Vernier, un lieu magique, lové dans une ancienne boucle de la Seine.

Le Marais Vernier, un lieu magique, lové dans une ancienne boucle de la Seine.

Le pont de Tancarville

Le pont de Tancarville

Une seule route en fait le tour donc impossible de se perdre ! Elle est bordée de champs, de prairies, ressemblant un peu aux  'polders' vus au Pays-Bas l'an dernier. Profusion de roseaux, de rigoles d'écoulement des eaux. Oiseaux, fleurs, calme absolu. Des parapentistes arrivent des hauteurs, jonglant avec les ascendances le long de la crête, se posant dans un pré où une minuscule manche à air orange les aide à l'atterrissage. La petite route est bordée de fermes et de très belles maisons. Malheureusement, il y a aussi des ruines et des cours des miracles. 

Une classe de CM2 au complet...

Une classe de CM2 au complet...

A La Cour, on bifurque à gauche pour une nouvelle grimpette. En effet, tout le Marais Vernier est en contrebas de la 'falaise' boisée.

Belle descente vers Foulbec. A défaut de passage sur le pont, un restaurant routier nous appose son tampon "Le Relais de Tancarville" !

La circulation se densifie un peu malgré les problèmes d'avitaillement en carburant et les derniers kilomètres nous séparant de La Rivière Saint Sauveur sont parcourus sans problèmes, le relief étant très plat à cet endroit. Après une part de flan et un Orangina, c'est retour en arrière vers Fiquefleur-Equainville, direction le camping de la Catinière.

Pour une misère on nous propose de dormir dans un tonneau !

Toute nouvelle expérience est toujours bonne à vivre, alors va pour le tonneau !! 

La barrique était vide....

La barrique était vide....

25 mai 2016. Fiquefleur - Bénouville, via Saint-André-d'Hébertot.

 

Dormir dans un tonneau en bois est une expérience qu'il ne faut pas louper ! Faut simplement que le tonneau soit couché. La chaleur accumulée la veille s'était peu à peu dissipée durant la nuit, la rivière voisine aidant, il y faisait un peu frais tout de même au petit matin. Petit déjeuner dans les appartements, portant une attention toute particulière au camping gaz car il ne s'agissait pas de mettre le feu à notre habitation 100% sapin !

Mise en route vers Honfleur pour un rapide tour de la ville, avant de repartir vers Saint-André- d'Hébertot. On passe sous la route menant au pont de Normandie, énorme voilier enjambant l'estuaire de la Seine, dont le haubanage scintillait au soleil du matin. 

Dommage qu'un jeu de câbles électriques passe juste devant...

Dommage qu'un jeu de câbles électriques passe juste devant...

Relais des Cyclistes, juste en face de l'Office du Tourisme... on nous attendait !

Relais des Cyclistes, juste en face de l'Office du Tourisme... on nous attendait !

Honfleur, le Quai Sainte Catherine...

Honfleur, le Quai Sainte Catherine...

Après avoir acheté un petit drapeau normand pour ajouter à mon mât, on fait un rapide tour du bassin où les cafetiers et autres commerces s'activaient à mettre tout en place pour les hordes qui envahiraient les lieux en fin de matinée...

Le plus court pour rallier Saint-André-d'Hébertot était de retourner à la Rivière-Saint-Sauveur et filer plein sud vers Genneville et Saint-Benoît. La sortie de Saint Sauveur fut l'occasion d'une belle mise en jambes dans une côte qui n'en finissait pas..

A Honfleur, les automobilistes faisaient la queue pour obtenir les 20 litres de carburant autorisés par le Préfet... A Genneville, les pompes de la station service étaient vides :

Plus de G-O; Plus de Sans Plomb 95; Plus de Sans Plomb 98... 

A Saint-Benoît on se fait tamponner le carnet par le Maire qui jardinait devant la Mairie. Rémi se présente et rapidement c'est une plongée dans le passé : des souvenirs enfouis depuis 50 ans resurgissent, noms, lieux reviennent en mémoire... Le temps file, faut y aller.. On se dit au-revoir et on file vers Sant-André, deuxième objectif de la matinée... car c'est dans ce village qu'est né Rémi... et il n'y a jamais remis les pieds depuis l'enfance ! 

Le petit bourg est splendide. Si actif et plein de vie dans les années 50, il n'est malheureusement plus, comme tant d'autres lieux en France, qu'un 'village-dortoir'. Tout est nickel, tiré au cordeau. La rue principale est une enfilade de petites maisons basses à colombages. L'église est au bout de la rue, adossée à la forêt et au parc du château situé en contrebas.

La rue principale du village, si active autrefois.

La rue principale du village, si active autrefois.

Au bout de cette belle route, la maison natale de Rémi et la voie verte menant à Pont l’Évêque.

Au bout de cette belle route, la maison natale de Rémi et la voie verte menant à Pont l’Évêque.

Derrière une haie, sur la gauche de la petite route, l'imposant Château de Saint-André d'Hébertot

Derrière une haie, sur la gauche de la petite route, l'imposant Château de Saint-André d'Hébertot

La voie verte Saint-André - Pont l'Evêque est une ancienne ligne de chemin de fer reconvertie. Belle voie roulante surplombant la campagne environnante, en légère descente jusqu'à destination. Pont l'Evêque est atteinte sans problèmes en début d'après midi. Nouvelle succession de belles maisons à colombages. 

Passage à l'Office du Tourisme qui nous remet une pochette très complète des voies cyclables du Calvados. C'est bien fait et sera très pratique.

Proximité du 6 juin oblige : les abords de l'OT ont été décorés pour l'occasion. La réplique d'un chasseur américain, dont le pilote fut tué le 14 juin 1944, est là pour rappeler le prix élevé de la Liberté, des sacrifices maintes fois rappelés tout le long de la côte que nous nous apprêtions à découvrir.

La petite phrase du poème de Paul Verlaine, inscrite en écriture d'écolier, parmi les massifs du jardinet, fait froid dans le dos quand on pense à ce qu'elle a déclenché dans la nuit du 5 au 6 juin 1944.... "Les sanglots longs des violons de l'automne blessent mon coeur d'une langueur monotone"... Il est impossible d'imaginer l'effet qu'elle a produit sur ceux qui l'ont entendue clandestinement, cette nuit-là, à la TSF... 

Le signal !

Le signal !

Une plaque du Souvenir Français, fixée au mur de l'église Saint Michel, énumère d'autres vies perdues. Chaque nom, chaque lieu, chaque cause rappelle la folie des hommes.,

Normandie et Bretagne à vélo

On quitte Pont-l'Evêque vers le NW, par une petite route en direction de Tourgéville, l'objectif étant de retrouver la côte à Villers sur mer. Superbes maisons normandes, prés envahis de boutons d'or, vergers de pommiers fleuris... une caricature de la Normandie ! On se serait cru entrain de parcourir le couvercle d'une boite de Camembert Graindorge...

Curieuse rencontre avec un bonhomme tombé d'une camionnette en téléphonant... l'homme est allongé dans l'herbe du bas côté, un collègue est avec lui. Ils attendent les secours...

On avait judicieusement annulé le parcours via Deauville, tirant un trait direct sur Villers. Ce choix nous économisa assurément 20 kms et au moins une heure de route.

Villers est atteinte sans problèmes. Une belle descente nous y amène car le bord de mer n'est pas sur le plateau.. dommage ! La ville termine ses plantations et ses travaux de peinture en vue de la saison qui ne saurait tarder. Malgré le soleil, les rares touristes se promènent bien couverts... Le vent du nord est glacial !

Pas grand monde sur la plage...

Pas grand monde sur la plage...

On endure les deux T-shirts et le K-Way...

On endure les deux T-shirts et le K-Way...

La sortie de Villers sur mer porte un rude coup aux mollets. La côte est raide, toute droite et en plein soleil. A mi-parcours je m'arrête pour enlever une couche, le K-Way étant devenu un sauna ambulant. L'arrivée à Auberville, sur le plateau, est appréciée. L'employé de l'OT de Villers nous avait dit "qu'après, c'est plat"... et il avait raison. 

On passe une succession de petites villes de bord de mer toutes plus proprettes les unes que les autres... Même frénésie des jardiniers et des peintres ! Tout doit être prêt pour la saison...

Les drapeaux et oriflammes battent frénétiquement au vent, les 'moulins' de plage multicolores, tournent à rompre !

Houlgate, Dives sur mer, Cabourg, Merville-Franceville Plage (arrêt obligatoire pour re-fueler en sucre via une superbe part de flan...).

La route vire finalement vers le sud-ouest. Après Sallenelles c'est Bénouville, l'objectif de la journée.

On franchit le pont sur l'Orne, immortalisé par Bill Millin qui le traversa en jouant de la cornemuse, puis c'est le Pegasus Bridge... 

Le camping des Hautes Coutures est bien évidemment situé sur les 'hauteurs' de Bénouville... C'est classique en fin de parcours ! 

Pegasus Bridge. L'original est dans le Musée, situé juste au-delà du pont actuel, à gauche.

Pegasus Bridge. L'original est dans le Musée, situé juste au-delà du pont actuel, à gauche.

26 mai 2016. Bénouville - Caen - Bénouville.

 

La journée sera consacrée à visiter le Pegasus Memorial à Bénouville et le Mémorial de Caen.

Pas besoin de mettre en route trop tôt car le Pegasus Memorial n'ouvre qu'à 9h30. On met en route pour un premier arrêt au café Gondrée, véritable mini musée rempli de souvenirs divers et variés, de photos, d'uniformes etc... que les uns et les autres ont donné aux propriétaires de cette première maison française libérée par les alliés dans la nuit du 5 au 6 juin 1944. Le tampon de la maison orne une nouvelle fois mon carnet de vélo-pèlerin. Le Pegasus Memorial se passe de commentaires.

Il faut regarder, imaginer, se taire et méditer. 

Le musée est essentiellement axé sur les opérations menées par les troupes qui sont arrivées de nuit par planeur, en l'occurence des 'Horsa' en bois et toile. Beaucoup s'abimeront dans l'obscurité. De nombreux objets illustrent les actions entreprises pour sécuriser les deux ponts hautement stratégiques. La cornemuse de Bill Millin rappelle l'invraisemblable témérité de ce piper qui jouera jusqu'à ce qu'un éclat de mortier ne fasse taire son instrument (qu'il démontera et ramènera chez lui...).    

Le café Gondrée à Bénouville

Le café Gondrée à Bénouville

Une vitrine du musée

Une vitrine du musée

Valait mieux être derrière la mitrailleuse que lui faire face..

Valait mieux être derrière la mitrailleuse que lui faire face..

La galanterie survit à toutes les circonstances..

La galanterie survit à toutes les circonstances..

La cornemuse de Bill Millin...

La cornemuse de Bill Millin...

Écusson du Régiment de Parachutistes 'Pegasus'

Écusson du Régiment de Parachutistes 'Pegasus'

L'émouvante photo du Sergent Lanternier, Béret Vert, Fusilier Marin, appartenant à la seule unité française à avoir débarqué le 6 juin. Photo prise deux jours après la bataille de Ouistreham.

L'émouvante photo du Sergent Lanternier, Béret Vert, Fusilier Marin, appartenant à la seule unité française à avoir débarqué le 6 juin. Photo prise deux jours après la bataille de Ouistreham.

Le poste de pilotage d'un planeur Horsa...

Le poste de pilotage d'un planeur Horsa...

Pour nous c'était le voyage inverse : l'an dernier nous avions parcouru l'Elbe, cette année l'Orne...

Pour nous c'était le voyage inverse : l'an dernier nous avions parcouru l'Elbe, cette année l'Orne...

Après deux heures de visite il était temps de filer plein sud vers Caen où un autre 'monument' de la seconde guerre mondiale nous attendait. 

Mais avant de nous lancer dans les nombreuses salles incroyablement riches du Mémorial de Caen, il fallait remettre du pétrole dans les cyclistes. Le restaurant 'Quai 52' s'assurera de cette prestation en nous servant une magnifique assiette de tripes...

 

Mémorial de Caen. "The Kiss" de Seward Johnson.... pas apprécié par tout le monde....

Mémorial de Caen. "The Kiss" de Seward Johnson.... pas apprécié par tout le monde....

Comme à Bénouville, le lieu ne se décrit pas : on le vit en passant de salle en salle, quittant tout d'abord les derniers coups de canon de la première guerre mondiale et l'humiliation allemande qui portait en elle les germes de la revanche. Il ne faudra que 20 ans au peintre-caporal pour entrainer le monde dans une nouvelle période d'horreur absolue. 

Nuremberg,1933... La revanche en marche..

Nuremberg,1933... La revanche en marche..

Les affiches illustrent les convictions, l'intolérance et les haines qui en découleront.. La crise de 1929 avait mis l'économie parterre... rien de tel qu'une bonne guerre pour relancer la machine ! 

Aujourd'hui on dirait qu'il ne faut pas faire d'amalgame....

Aujourd'hui on dirait qu'il ne faut pas faire d'amalgame....

Défendons Moscou. Une fois encore le 'Général Hiver' sera d'un précieux secours aux troupes soviétiques.

Défendons Moscou. Une fois encore le 'Général Hiver' sera d'un précieux secours aux troupes soviétiques.

Côté allemand, la guerre c'est sérieux : Front et Patrie, les garants de la victoire !

Côté allemand, la guerre c'est sérieux : Front et Patrie, les garants de la victoire !

Côté Alliés, tous participent à l'effort de guerre

Côté Alliés, tous participent à l'effort de guerre

Pour les Soviétiques : 'Objectif Berlin', objectif atteint, mais certainement pas dans la joie et la bonne humeur !

Pour les Soviétiques : 'Objectif Berlin', objectif atteint, mais certainement pas dans la joie et la bonne humeur !

Enfin !

Enfin !

Durant notre longue visite de ce lieu, qui devrait être une 'piqure de rappel' obligatoire pour toutes les générations, nous ne nous étions pas rendus compte que les cieux s'étaient chargés de nuages bien menaçants. Le retour au camping de Bénouville sera physique et les 15 km parcourus avec des braquets dignes du Tour de France. A peine arrivés, l'orage éclata.

 

27 mai 2016. Bénouville - Bayeux

 

Mise en route sur la dernière section de piste menant de Bénouville à Ouistreham, puis longue balade le long de la côte, aux prises avec une brume de mer persistante.

Encore un peu tôt pour les baigneurs...

Encore un peu tôt pour les baigneurs...

...mais les chars à voile s'en donnaient à cœur joie !

...mais les chars à voile s'en donnaient à cœur joie !

Lion sur mer, Luc sur mer, Langrune sur mer, Saint Aubin sur mer, Courseulles, Ver, Asnelles....  Arromanches les bains. Pas toujours de piste en site propre mais parcours très agréable et sans difficulté aucune. Ciel bleu, soleil et un tout petit vent du NE éclaboussent toutes ces communes remises à neuf, peintes en blanc. Mille couleurs de drapeaux, oriflammes et moulins de plage..

 

Une belle frise ornant une maison de bord de mer..

Une belle frise ornant une maison de bord de mer..

Arrêt dans la plupart des OT de la côte pour une dernière sur la météo... le brouillard va-t-il se lever ? Réponses rassurantes et optimistes à chaque fois... mais sans réel changement jusqu'en début d'après-midi.

L'arrêt pique-nique se fera au pied de la Croix de Lorraine à Graye sur mer, là ou le Général de Gaulle a posé le pied en France le 14 juin 1944.

Graye sur mer

Graye sur mer

Une photo commémore l'évènement.

Une photo commémore l'évènement.

Le soleil avait enfin percé la brume.

Le soleil avait enfin percé la brume.

Sur la route d'Arromanches.

Sur la route d'Arromanches.

Arromanches est atteinte en début d'après-midi. On assiste à la projection de l'incroyable film dans la salle "Arromanches 360" puis c'est la descente en ville pour visiter le musée du débarquement, exposant de nombreuses maquettes expliquant la construction du port artificiel.

 

Un des caissons subsiste au loin..

Un des caissons subsiste au loin..

Vue d'ensemble du port artificiel.

Vue d'ensemble du port artificiel.

L'après-midi avançait et on avait encore "du pain sur la planche" car la visite de la Tapisserie de Bayeux était aussi inscrite au programme de la journée !

Après une belle côte nous remontant sur le plateau, on avalera les 12 kilomètres et quelques séparant Arromanches de Bayeux à vitesse 'grand V', sur un faux-plat en descente continue. 

Inscription au camping municipal -très sympa- et direction centre-ville pour arriver avant la fermeture du musée. 

Le parcours le long des 68 mètres de tapisserie est organisé de façon très fluide, permettant à tous d'avancer lentement, sans se bousculer, et d'écouter à l'aide d'audiophones, la tragique histoire retraçant les déboires d'Harold, fils d'Edouard le Confesseur, face à Guillaume le Conquérant. Les index imprimés dans la partie supérieure de l'ouvrage permettent un repérage des évènements décrits et assurent un avancement continu des visiteurs.

On aura même le temps de visiter les autres salles de ce musée magnifique et de visionner un film avant de retourner vers le camping, en longeant l'Aure. 

 

28 mai 2016. Bayeux - Sainte-Mère-Eglise.

 

Météo grise, bouchée et froide. Brouillard. Mise en route par la vieille ville pour rattraper la véloroute. Arrêt à la cathédrale pour une courte visite. 

La piste est relativement bien indiquée jusqu'à un carrefour en limite de ville. Sans indication contraire on continue en face... et bien évidemment on se plante dans un chemin qui devient vite impraticable. Un vieux monsieur faisant sa promenade quotidienne nous remet dans la bonne direction. Fallait tourner à droite au carrefour... Le chemin vers Colleville passe par une succession de villages pas bien gais :  Vaucelles, Sully, Maisons, Etréham, Russy... 

Original, ! manquait plus que "La Russie"...

Original, ! manquait plus que "La Russie"...

Le brouillard et le froid ajoutaient une touche d'irréel à ce trajet vers Colleville. L'horizon invisible et l'absence totale de bruit nous préparaient peu à peu à aborder l'incommunicable.

Au Visitor Center rien n'est laissé au hasard et tout le monde passe sous le portique de sécurité. On abandonne nos canifs aux gardes qui nous les rendront à la sortie.

Le lieu est d'une propreté et d'un entretien à la hauteur du respect dû aux 9 387 soldats qui y reposent. Pelouses, massifs, arbres, stèles... tout dégage une sérénité intransmissible.

Au moment de notre visite, quelques jours avant le 72ème anniversaire du débarquement, toutes les tombes étaient marquées par un petit drapeau Américan et un petit drapeau Français.

Emotion maximale, silence, recueillement.

Le Mémorial.

Le Mémorial.

Le brouillard floutait les rangées les plus lointaines.

Le brouillard floutait les rangées les plus lointaines.

Peter D. Bonet. New York. 7 July 1944.

Peter D. Bonet. New York. 7 July 1944.

Mosaïque du dôme de la Chapelle

Mosaïque du dôme de la Chapelle

Le Mémorial à travers le brouillard.

Le Mémorial à travers le brouillard.

On reste un certain temps à errer parmi les tombes, à lire les noms, les dates et la provenance de cette jeunesse sauvagement fauchée par la folie des hommes.

La remise en route se fait en silence. La visite d'un tel lieu ne peut qu'appeler à la réflexion et se passe de commentaires.

La D514 qui longe la côte passe par une succession de villes tristes et quelque peu laissées pour compte, en complète opposition avec celles que l'on avait traversées jusqu'à Arromanches. Maisons et magasins à vendre, vides, peu entretenues. Ca ne sent absolument pas la gaité colorée et vivante d'hier. C'est comme un autre monde. Le brouillard et le froid n'arrangent rien.

On s'arrête à la Pointe du Hoc, autre lieu chargé de courage tant l'entreprise pour déloger les Allemands paraissait impossible. Un film retrace les évènements de la prise. Des survivants témoignent, submergés par une émotion indélébile que le temps n'effacera jamais. 

 

La Pointe du Hoc

La Pointe du Hoc

Préparatifs au débarquement à la Pointe du Hoc

Préparatifs au débarquement à la Pointe du Hoc

La nature assiste le temps..

La nature assiste le temps..

La monumentale 'Statue de la paix', érigée à l'entrée de Grandcamp-Maisy, est un don du Peuple chinois au Peuple de Normandie. Oeuvre du sculpteur chinois Yao Yuan, elle fut mise en place à l'occasion du 60ème anniversaire du débarquement.

La Statue de la Paix.

La Statue de la Paix.

Les Offices du Tourisme d'Isigny et de Carentan sont très actifs et nous donnent des infos très utiles pour la suite du parcours. La demoiselle de Carentan nous conseille vivement de passer par Utah Beach ce que l'on fera au départ de Sainte-Mère-Eglise.

Le dernier tronçon vers l'étape du jour est dur. Le froid et le brouillard persistant nous coupent les jambes.

Passage à Sébeville, minuscule village de 2,88km2 et 27 habitants, mais équipé tout de même d'une mairie. Les petites routes sont encaissées entre des talus et des haies. 

Cette journée laissera une curieuse sensation. Etaient-ce les visites du cimetière de Colleville, de la Pointe du Hoc qui avaient altéré notre humeur ou la météo qui nous a bouché la journée...ou les deux réunies ?

Toujours est-il que le camping très sympa de Ste Mère, la douche et un repas consistant à 'La Pomme d'Or'ont finalement réussi à remettre les cyclistes d'aplomb.

Sébeville : La Mairie.

Sébeville : La Mairie.

29 mai 2016. Sainte-Mère-Eglise, Utah Beach, Saint Lô.

 

Mise en route de bonne heure afin d'avoir le temps de visiter tous les lieux retenus dans notre programme du jour. Premier arrêt, l'Airborne Museum où l'on arrive dès l'ouverture. Composé de plusieurs bâtiments il offre au visiteur une série de thèmes différents où l'aviation tient une place de choix. Un planeur Waco et un Douglas C-47 y sont exposés entourés de mannequins mis en scène avec des matériels divers. Un autre hall abrite la reconstitution très réaliste de l'intérieur d'une carlingue de largueur de troupes aéroportées, en opération de nuit. Bruitages, films, lumières; tout est très bien fait. Plus loin c'est une scène des mêmes troupes arrivées au sol...  

Le moment le plus émouvant de la visite est un film d'une quinzaine de minutes, véhiculant certainement le message le plus puissant de notre périple le long des plages du débarquement.

Deux heures de visite passent très vite !

La cour du musée. Au loin, un mannequin accroché à la flèche de l'église...Le goût est douteux...

La cour du musée. Au loin, un mannequin accroché à la flèche de l'église...Le goût est douteux...

Le Douglas C-47

Le Douglas C-47

Intérieur du planeur Waco

Intérieur du planeur Waco

No comments.

No comments.

Impôts et taxes, les deux mamelles de la France

Impôts et taxes, les deux mamelles de la France

Photo ahurissante : médecins allemands (prisonniers) aidant les médecins Américains à l'Hospice de Ste Mère !

Photo ahurissante : médecins allemands (prisonniers) aidant les médecins Américains à l'Hospice de Ste Mère !

Mise en route vers Utah Beach après deux expériences équivoques avec des commerçants blasés et roublards affichant des attitudes incompatibles avec ce que l'on attendrait dans un tel lieu...

Le trajet vers Utah Beach se fait le long de petites routes bordées de haies et de talus, Odeur des foins, des aubépines, du sureau en fleur, iris jaunes des marais, vent apportant l'air du large.

Cette zone de marais qui avait coûté la vie à tant de paras est maintenant en décalage total avec le temps. On n'était pas en 2016 en parcourant ces petites routes, la tête pleine des messages qu'encore une fois nous avions entendus. 

On débouche face au monument Leclerc, rappel du serment de Koufra puis continuation le long de la dune vers le musée d'Utah Beach. 

La plage est immense, plate et s'étend à perte de vue du sud au nord. La mer ce matin vient doucement mourir sur le sable dans des successions de vaguelettes à crêtes blanches. Elle est loin : c'est marée basse.

Utah Beach. La robe de la fillette ajoutait au symbole !

Utah Beach. La robe de la fillette ajoutait au symbole !

C'est comme cela que l'on accueille le touriste de passage !

C'est comme cela que l'on accueille le touriste de passage !

Le musée d'Utah Beach est encore différent des autres. Il abrite un B-26 "Marauder" authentique, des matériels de débarquement et bien d'autres objets qui viennent compléter ce que nous avions déjà pu voir ailleurs. L'OT de Carentan nous a très bien conseillés !

Une vitrine du musée

Une vitrine du musée

Une vitrine est dédiée à St Exupéry et sa "Lettre à un Américain".

Une vitrine est dédiée à St Exupéry et sa "Lettre à un Américain".

Grand temps de partir vers St Lô...

Grand temps de partir vers St Lô...

Il était plus de 13h00 et nous n'avions que 15 km au compteur... Mise en route par la véloroute de Roscoff à Kiev (Euro 4) qui emprunte la même voie que celle que nous avions prévue.

Sur la route de Carentan, un automobiliste nous aborde en nous indiquant la présence de phoques dans la baie de la Vire !

Bien évidemment pas question de louper un tel évènement.

Au bout d'un chemin en cul de sac, on aperçoit au loin les masses sombres de 3 phoques allongés sur la grève... Un d'eux lève la tête au passage d'un avion volant très bas. Pas de doute, ce n'étaient pas des troncs d'arbre échoués !

Repassage à Carentan où le flèchage de la véloroute disparaît. C'est classique dans chaque ville. Ca énerve et ça fait perdre du temps.. 

Finalement, c'est grâce à un couple de vieilles personnes que nous avons enfin découvert la sortie. Merci à eux !

La voie verte reprend le long de la Taute, rivière paisible bordée de saules. Elle la quitte pour zig-zaguer dans la campagne. Nous on choisira un raccourci qui nous fera économiser une bonne dizaine de kilomètres jusqu'à Pont Hébert où l'on retrouve notre véloroute de St Lô.

Pas farouches les canes...

Pas farouches les canes...

L'étape est atteinte à 18h30.

Nous voyant discuter devant une carte de la ville, un cycliste sympa nous conseille pour l'hébergement du soir. Deux choix, un petit hôtel en haut de la côte, juste après l'hôpital, pas bien loin, ou un autre établissement plus modeste en bas de la côte, et bien plus près . Le choix est vite fait.

Excellent accueil à l'Auberge Normande, petit hôtel "Vieille France" tenu par un vieux couple charmant.

Chambre avec douche mais toilettes sur le palier. Pas de soucis !

Le repas du soir était conforme aux commentaires de notre ami cycliste : très bon et copieux.

Extinction des feux à 22h30, la tête bourdonnant de tout ce que nous venions de découvrir et de vivre tout au long des plages du débarquement du 6 juin 1944...

Prochain objectif : le Mont St Michel. 160 km à faire en deux jours ! Ca devrait pouvoir se faire !!

 

 

 

30 mai 2016. Saint Lô - Sourdeval.

 

Certainement une des étapes vélo les plus 'physiques' que j'ai connues !

 

Ayant quitté nos excellents hôtes de l'Auberge Normande, on vise l'OT (Office du Tourisme) pour un coup de tampon.

Pas de chance, ils ne travaillent ni le dimanche, ni le lundi avant 14h00 ! Il ne doit pas y avoir grand-chose à voir en ville....

Passant devant le siège de 'La Manche Libre' on tente notre chance. La réceptionniste très sympa nous met le coup de tampon de passage et nous fait cadeau de stylos et d'auto-collants des lions de Normandie.

La piste verte court le long de la paisible Vire, serpentant dans les bois et les prés.

La Vire n'est déjà plus bien large...

La Vire n'est déjà plus bien large...

En route, je ne peux m'empêcher de photographier une vieille Pelle Poclain tristement abandonnée au fond d'un terrain. Elle a assurément connu de meilleurs jours...

Un coup de peinture et elle repart !

Un coup de peinture et elle repart !

Parfois la piste n'est plus qu'un sentier encaissé entre de hauts talus boisés. C'est là qu'il faut se méfier, car par expérience, c'est dans l'ombre que les ornières se cachent...

Plein badin en descente = gamelle assurée !

Plein badin en descente = gamelle assurée !

Ca fait certainement très longtemps que l'éclusier n'est pas passé à l'écluse de Bouttemont.

Écluse de Bouttemont. Pas de risque à laisser la porte aval grande ouverte !

Écluse de Bouttemont. Pas de risque à laisser la porte aval grande ouverte !

Notre affaire est sans histoires jusqu'à Tessy sur Vire où l'on s'arrête fair le plein pour le pique-nique de midi. Reprise de la véloroute en direction de la Souleuvre...

L'embuscade a lieu juste après Pont Farcy. La route fait un virage après un gîte en bord de rivière et soudain monte à 10%, sans prévenir..

Sur plusieurs kilomètres ce ne sera qu'une succession de montées infernales et de descentes très raides que l'on n'osera pas prendre plein badin, de peur de rencontrer un troupeau, un tracteur ou la camionnette du facteur dans un virage... Ca n'en finissait pas ! C'était l'enfer, car en plus de l'effort, il fallait sans cesse gérer les habits : montée sauna, descente glaciale...

Parvenus à une intersection en 'T', un automobiliste, qui nous suivait depuis un moment, s'arrête et nous demande où l'on allait. Lui ayant donné l'info, il nous recommande de ne pas suivre les flèches de la véloroute à cet endroit, mais de prendre un raccourci bien moins pénible. Il nous indique qu'il tenait un garage un peu plus loin et nous invite à nous y arrêter en passant. 

Autre vue de la Vire..

Autre vue de la Vire..

La première côte à 10 %... On ne savait pas qu'il y en aurait plusieurs autres, souvent pires...

La première côte à 10 %... On ne savait pas qu'il y en aurait plusieurs autres, souvent pires...

Le conseil fut suivi et en 10 minutes d'une route beaucoup plus acceptable on était dans sa cour. On en profite pour mettre de l'air dans les pneus et passer un coup de soufflette sur la transmission. Après avoir discuté quelques minutes, il nous conseille d'attendre le Viaduc de la Souleuvre pour pique-niquer, l'endroit étant agréable et bien équipé en tables etc...

L'envoyé du Ciel, Monsieur Delafosse, Garagiste à 14350 Montbertrand.  Merci !!

L'envoyé du Ciel, Monsieur Delafosse, Garagiste à 14350 Montbertrand. Merci !!

Une fois encore le conseil est suivi et après avoir été baladé à travers toute la campagne environnante sur la Véloroute du Mont Saint Michel, on arrive enfin à la Souleuvre, tapie au fond d'une vallée profonde, autrefois enjambée par un viaduc.

Les piles du viaduc ont été aménagées depuis un certain temps déjà pour permettre le saut à l'elastique (€140 le saut et € 60 pour la photo -optionnelle-)... Le fond de vallée, lui, a été transformé par un jeune couple en centre de loisirs : magnifique site de Luge toutes saisons, parcours 'Pieds nus au Jardin', restauration légère.  Après le pique-nique, nous avons longuement discuté avec les propriétaires des activités 'du fond de vallée'. Beaucoup d'argent a été investi, mais les résultats sont très prometteurs. Bravo !

 

 

C'est de là-haut qu'ils se lancent...

C'est de là-haut qu'ils se lancent...

Temps de remettre en route car la route à parcourir était encore longue et notre moyenne du matin pas extraordinaire...

Bien évidemment, pour sortir de la vallée il fallait remonter la 'berge' opposée. Sur le plateau la voie verte suit une ancienne ligne de chemin de fer en faux-plat (montée) continu et ce sera comme cela jusqu'à Sourdeval où on jette l'éponge, nous offrant, pour les peines endurées durant cette difficile journée, une très belle chambre d'hôte chez Monsieur et Madame Boscher. 

Le passage à Vire ne laisse pas d'impressions indélébiles. La piste en fait le tour et l'humeur n'était pas à la visite. De plus il s'était mis à bruiner...

Dernier détail, mais non des moindres.... une belle "Contribution à la Culture des Masses" sur un rond-point de Sourdeval.... C'est sensé représenter un saumon...

Fin de parcours pénible, en montée continue pendant 25 km, bruine en prime.

Fin de parcours pénible, en montée continue pendant 25 km, bruine en prime.

Le "Saumon"... et les communes se plaignent des baisses de la dotation.....

Le "Saumon"... et les communes se plaignent des baisses de la dotation.....

31 mai 2016. Sourdeval - Courtils.

 

Excellent petit déjeuner avec une profusion de bonnes choses faites maison. On aura même le droit aux premières fraises du jardin et à un énorme bol de Teurgoule (spécialité normande - sorte de riz au lait très lentement cuit et doré à point). 

Inutile de dire que tout y est passé. C'était délicieux et je recommande à tous ceux qui visitent cette belle région de ne pas louper l'occasion d'y goûter !

Après un brin de causette avec nos hôtes charmants il est temps de mettre en route. 

"Clerisson", magnifique chambre d'hôtes de Mr et Mme Boscher à Sourdeval.

"Clerisson", magnifique chambre d'hôtes de Mr et Mme Boscher à Sourdeval.

Très bon accueil à l'OT où la préposée nous remet une pochette complète de toutes les voies cyclables de la Manche. 

Rapidement la météo tourne au crachin épais et à la pluie nous obligeant à nous déguiser, une fois de plus, en scaphandriers.

Notre route nous mène à Mortain où nous faisons un arrêt pour les achats du pique-nique. On rattrape la voie verte en sortie de Mortain, en bas d'une belle descente. C'est la longue route Domfront - Mortain - St Hilaire - Mont St Michel, une succession interminable de faux-plats en montée et en descente. 

La ville de St Hilaire du Harcouët a judicieusement installé un abri avec une grande table de pique-nique juste avant l'intersection menant en ville.

On en profitera pour manger au sec.

Même les vélos étaient à l'abri...

Même les vélos étaient à l'abri...

Remise en route sur la dernière section de la Véloroute du Mt. St. Michel, direction Pontaubault.

Depuis mon dernier passage en 2012, la voie cyclable a été rallongée au-delà de Pontaubault, longeant la côte. C'est une voie partagée mais très tranquille. Ce nouveau parcours me désoriente par rapport au circuit précédent via Ceaux et on perd un peu de temps à trouver la route de Courtils, village indiqué nulle part !

J'avais choisi de revenir chez Madame Ménager qui tient une chambre d'hôte du nom de "L'Antre de Brocéliande". L'accueil, il y a 4 ans, avait été extrêmement sympathique et généreux. Rien n'a changé, Martine Ménager est une excellent hôtesse !

Durant les derniers 150 km, les vélos avaient ramassé pas mal de boue sur les chemins en 'tout venant'. Martine nous prête son jet et des brosses et en 10 minutes les montures sont décapées dans le jardin et de nouveau présentables.

Comme lors du dernier passage, le repas du soir sera pris 'Au P'tit Quinquin' à Ceaux. Très bon et pas cher !

 

 

Faut peut-être pas trop le vanter...

Faut peut-être pas trop le vanter...

La première vue est toujours aussi magique !

La première vue est toujours aussi magique !

1 juin 2016. Courtils - St Coulomb (St Malo).

 

Au petit déjeuner on fait la connaissance d'un couple dont le mari était originaire de Hambourg. Nous ayant entendu parler de notre périple le long des plages du débarquement, ce dernier, âgé d'environ 65-70 ans, partage avec nous une histoire de famille authentique mais ahurissante.

Un de ses aïeux dirigeait le "Comité de sélection" de l'Académie de Vienne en Autriche lorsqu'un 'caporal-peintre' s'y présenta dans l'espoir d'y être admis. Ses oeuvres furent refusées et Adolphe se dirigea vers une autre carrière... Lors de sa prise de pouvoir il s'empressa d'emprisonner la famille de notre voisin de table. Vraisemblablement elle survécut à la guerre.

Peut-on imaginer que l'Histoire tient à si peu de choses ?

 

Les vélos avaient eu le temps de sécher durant la nuit dans le hangar de Martine. Un coup de graisse, un patin de frein changé et on met en route vers La Roche Torin où la mer était totalement retirée, découvrant des kilomètres carrés de sable et de vase. Des pèlerins traversaient la baie à pied en file indienne serrée.

Photos obligatoires dans ce site incroyable de prés salés avec le Mont en toile de fond.

 

 

 

Courtils. La théorie du complot s'exprime partout..

Courtils. La théorie du complot s'exprime partout..

Sable et vase à perte de vue.

Sable et vase à perte de vue.

Pas de doute, on y était bien !

Pas de doute, on y était bien !

Après en avoir pris plein les yeux, on continue vers la nécropole allemande de Huisnes sur mer.

L'impression reste la même que lors de ma première visite. Celle d'une incompréhension, d'une grande tristesse devant un tel gâchis de vies... Plus de 11 000 personnes reposent ici dans des 'alvéoles' sombres, condamnées à l'obscurité éternelle.. La "Lumière" qui se dégage de Colleville est-elle le privilège du seul vainqueur ?

 

 

Une gerbe à l'entrée de la nécropole

Une gerbe à l'entrée de la nécropole

Ils ont rejoint l'obscurité pour ne jamais en réchapper..

Ils ont rejoint l'obscurité pour ne jamais en réchapper..

Uwe Westphal. 1923 - 1942.

Uwe Westphal. 1923 - 1942.

Un dernier coup d'oeil du Mont Saint Michel -vu de loin- avant de reprendre la route pour l'aborder par la nouvelle passerelle..

Quel que soit l'éclairage, on ne peut jamais se lasser de regarder la Merveille

Quel que soit l'éclairage, on ne peut jamais se lasser de regarder la Merveille

On approche en longeant le parking, dont on parle autant que du Mont lui-même.

Les Marchands du Temple bordent la route jusqu'à la passerelle : succession d'hôtels, de restaurants, de magasins de souvenirs made in China... 

Les navettes charrient les charters de Japonais, de Chinois et d'automobilistes qui n'ont d'autre choix que de payer les tarifs exhorbitants du parking, ne pouvant plus s'approcher comme au temps jadis.

Le cycliste lui jouit encore d'une semi liberté. La passerelle ne nous est pas encore interdite. Malgré tout, un préposé peu convaincu nous informe, quasiment au pied du Mont, que les vélos sont interdits de 10h00 à 18h00... N'ayant rien vu dans ce sens à l'entrée, on continue et on gare nos montures, par prudence, à côté de la voiture de la Police Municipale.

On prend le temps de faire un tour dans la Grand Rue, d'acheter des cartes et de les envoyer. Le préposé de la Poste nous appose un superbe tampon dans nos carnets. 

L'endroit est déjà envahi par des groupes de touristes suivant les parapluies levés et autres signes de reconnaissance de leurs guides. Circulation piétonne difficile, bruit, cris, mouvements subits de foule, tels des vols d'étourneaux en octobre... tout le monde à droite, tout le monde à gauche... razzia dans les boutiques de souvenirs, cinq minutes pour les photos et pour acheter la boite de biscuits et ensuite retour au car, mission accomplie ...

On ne s'attarde pas. La marée est retirée à l'horizon alors on ne saura pas cette fois si le Mont est véritablement redevenu une île... Dommage. Next time !

 

La véloroute suit la rive droite du Couesnon sur une courte distance. 

 

Encore un coup d’œil en arrière.. Le Mont est 'magnétique'..

Encore un coup d’œil en arrière.. Le Mont est 'magnétique'..

Carte mal lue = galère dans les champs de légumes divers... On traverse le Couesnon à Beauvoir au lieu de descendre plus bas en direction de Pontorson.

Résultat, bien qu'étant entré en 'territoire ami -la Bretagne-' (comme dirait mon beau-père breton), on se perd rapidement dans un dédale de chemins et de digues que seuls les cultivateurs du coin sont capables de démèler. Finalement, après avoir pédalé parmi les rangs parfaitement alignés d'asperges, de betteraves rouges, de carottes et de pommes de terre, c'est un facteur qui nous remet sur la bonne voie, qui obliquait progressivement vers la côte.

Polders, prés salés, polders, prés salés... à perte de vue côté mer. Plages immenses, mer à des kilomètres du rivage...écoles de char à voile... Vent du NE...

 

Un plateau, judicieusement posé en bord de vélo-route nous sert de table/chaise de pique-nique...

Un plateau, judicieusement posé en bord de vélo-route nous sert de table/chaise de pique-nique...

Y'a de la place pour tourner la machine...

Y'a de la place pour tourner la machine...

On passe Cherrueix et les nombreux moulins bordant la côte. Arrêt au Moulin de la Saline et à l'OT implanté juste à côté. La visite du moulin est libre et très intéressante.

Une des meules du Moulin de la Saline. Elle a vu passer des tonnes de sarrasin.

Une des meules du Moulin de la Saline. Elle a vu passer des tonnes de sarrasin.

Le long de la côte, côté terres..

Le long de la côte, côté terres..

Le Vivier sur Mer, Hirel, Saint Benoît des Ondes... côte plate, ventée (heureusement vent arrière...), succession de villages qui semblent encore préservés des vélleités de bétonnage des promoteurs..

Beau raidillon à St Méloir des Ondes pour rejoindre la D76 en direction de Cancale.

Marquage du Tour de Manche ou de l'EV 4 sommaire ou inexistant. C'est vrai que l'on ne peut pas se perdre en longeant la côte, mais en abord de 'ville' ça évite de s'embarquer pour des kilomètres inutiles.

Le ciel plombé et le vent du nord donnaient un air de tristesse à Cancale où les rares touristes se promenaient doudoune sur le dos...

Contrairement à la météo, la demoiselle de l'OT était pleine d'entrain et de gaité, nous indiquant le meilleur et plus court chemin pour nous rendre à Saint Coulomb où l'on avait prévu l'étape. L'OT de Saint Coulomb fit preuve de la même gentillesse et nous réserva une chambre d'hôte à La Guimorais.

Seul désagrément de la journée : l'impression de s'être fait sérieusement arnaqués à la Créperie de la Guimorais. C'était cher et mauvais, une honte pour l'Association des Crépiers à laquelle ils prétendent appartenir !

2 juin 2016. Saint Coulomb - Saint Méen le Grand.

 

Mise en route vers St Malo sous un ciel bien chargé. Très vite confrontés à un léger crachin, puis le ciel se stabilise en gris uni. La ville des corsaires est atteinte après une dizaine de kilomètres. La véloroute nous fait longer le front de mer. Un cours de gym bat son plein. Les participantes n'ont pas l'air convaincues. Faut dire que la météo n'était pas engageante. Il faisait même froid. 

Malgré la musique qui beuglait à tue-tête, le cœur n'y était pas...

Malgré la musique qui beuglait à tue-tête, le cœur n'y était pas...

Intramuros, rien de bien excitant : rangées des mêmes boutiques que la mondialisation nous condamne à voir partout, souvenirs, restos, hôtels... le tout encastré dans des rues étroites, austères et bruyantes.

On décide de filer vers le quai où l'on embarque pour Dinard. Un léger qui-pro-quo entre Rémi et moi fait que l'on se retrouve sur le ferry de 10h10 au lieu de 10h50..(mais les évènements de la journée confirmeront que c'était le bon choix).

 

Ça ne se bousculait pas dans le ferry..

Ça ne se bousculait pas dans le ferry..

Austère et triste..

Austère et triste..

La balise ajoute une note de couleur à la grisaille..

La balise ajoute une note de couleur à la grisaille..

Dinard est atteinte en quelques minutes. On débarque sur un plan incliné qui remonte vers la plateforme où se trouvent les caisses.

Puis c'est la surprise !

La sortie vers le niveau de la rue se fait par un escalier étroit d'une dizaine de marches ! Cela nous obligea à tout démonter, à transporter sacoches et vélos sur la plateforme supérieure et à tout remettre en place... NUL !

Habitués à ce genre de stupidité, l'affaire n'était pas un gros problème pour nous... mais il y avait aussi un groupe de personnes agées avec vélos et même une personne en fauteuil... 

Résultat : on se retrouve à aider tout ce petit monde à monter à l'étage, chariant vélos et fauteuil et donnant le bras aux anciens...

Une fois l'exercice terminé on fait part de cette situation totalement inadmissible aux personnes de la caisse. "Ca fait des mois qu'on l'a dit à la Mairie"  qu'ils nous répondent...

 

 

L'unique sortie vers la rue.... l'ascenseur est en panne depuis des lustres...

L'unique sortie vers la rue.... l'ascenseur est en panne depuis des lustres...

Joies de l'apprentissage de la voile...la zone n'est pas très accueillante...

Joies de l'apprentissage de la voile...la zone n'est pas très accueillante...

Traversée de la ville assez rapide car il n'y avait pas grand-chose à voir. On ne se bousculait pas sur la plage de l'écluse, ni dans la piscine d'eau de mer. C'est vrai que ce  n'était pas encore l'été...

L'Office du Tourisme "prend note" de nos commentaires relatifs à l'escalier. Chacun se renvoie la balle : compagnie de navigation, ville, département etc... Dans dix ans rien n'aura changé. Le diable est dans les détails !

L'accès à la voie verte est un nouveau jeu de pistes. Il se situe au fond d'un terrain vague sans aucune signalétique, derrière la Médiathèque.

 

 

Plage de l'écluse et piscine, le 2 juin tout de même !

Plage de l'écluse et piscine, le 2 juin tout de même !

La voie verte est un vrai bonheur. On empruntera une succession de pistes sèches, gravillonnées, goudronnées, de petites routes, de sentiers... offrant des parfums de foin coupé, de fleurs de sureau et mille autres merveilles.

Bref arrêt à Pleurtuit pour les achats pique-nique. Un promoteur local ne manque pas d'assurance devant la tâche qu'il compte entreprendre...

Les deux vues n'ont pas été prises au même endroit mais leur juxtaposition m'a fait sourire..

Les deux vues n'ont pas été prises au même endroit mais leur juxtaposition m'a fait sourire..

La voie verte continue à travers la campagne, dans les bois, en plaine. Elle offre parfois des "oeuvres" intéressantes comme ce 'street art' peint sous un pont ou les créations d'un artiste local.

Normandie et Bretagne à vélo
Tous les goûts sont dans la nature..

Tous les goûts sont dans la nature..

On longe la Rance pendant un bon bout de temps, plein sud vers Dinan. Puis ce sera la campagne et un parcours plus physique. Les premières indications de Saint Méen le Grand apparaissent enfin. On entrera en ville par la route du château d'eau "Louison Bobet".

Descente immédiate vers l'OT.... fermé...

Un brave monsieur, retraité de la ville, habitant un appartement au dessus de l'OT nous informe que la préposée était sûrement encore là malgré tout et nous ouvre la porte avec son passe.

Bien agacée d'avoir été dérangée,  l'employée nous indique quand-même l'existence d' un hôtel en centre-ville. Nous la remercions chaleureusement, la priant d'excuser l'indélicatesse de son ex collègue. Tout rentre rapidement dans l'ordre...

Une demi-heure plus tard nous étions sous la douche à l'Hôtel des 3 Pilliers, les vélos débâtés et rangés dans le couloir du rez de chaussée.

Excellent accueil, très bon repas le soir. Rien que du bonheur...  et 777 km au compteur depuis Rouen.

 

A la mémoire de l'enfant du pays...

A la mémoire de l'enfant du pays...

3 juin 2016. Saint Méen - Redon.

Mise en route dès l'ouverture pour le Musée Louison Bobet, situé dans le même bâtiment que l'OT.

 

St Méen, 7h30 du matin.

St Méen, 7h30 du matin.

Le musée est un petit bijou, retraçant la vie de ce 'Gentleman-Cycliste' avec sobriété et discrétion. Beaucoup d'objets sont exposés, un très beau film retrace sa carrière. Nombreuses photos.

Extraordinaire photo de deux géants du cyclisme !

Extraordinaire photo de deux géants du cyclisme !

On y passe 90 minutes, plongés dans une autre époque, découvrant mille facettes de ce champion hors normes.

Temps de repartir plein sud vers Mauron. On entre dans le Morbihan à St Léry, charmant petit village que j'avais déja traversé une première fois.

Session photos au bord d'un pré rempli d'ânes...

Difficile d'imaginer qu'un jour il deviendra têtu...

Difficile d'imaginer qu'un jour il deviendra têtu...

Un employé de la Poste de Mauron nous met sur la route de Paimpont où se tenait un festival de cirque. Pique-nique sur un banc dans le parc à côté de la maison de retraîte... On pense à la chance que l'on a...

Passage en ville. Beaucoup de bazar arthurien made in China... Le Graal est à la portée de tout le monde. Seul, le Poilu en bleu horizon sur le monument aux morts, ne semble y croire...

Après un passage dans la belle forêt de Brocéliande, agrémenté de quelques agréables descentes (et pénibles montées), on atteint Guer, puis dans la foulée La Gacillly, qui fête le Japon.

Dommage que la municipalité qui recevait des officiels japonais ce jour-là n'ait pas pu trouver une jeune femme asiatique pour chevaucher le bourricot !  

Les carpes multicolores de l'ancienne 'Fête des Garçons' flottaient au vent

Les carpes multicolores de l'ancienne 'Fête des Garçons' flottaient au vent

Vu l'importance de l’événement, ils auraient pu faire mieux !

Vu l'importance de l’événement, ils auraient pu faire mieux !

L'Office du Tourisme nous assiste avec une réservation à Redon. Merci pour leur aide malgré l'affluence dûe à la fête !

Longue dernière étape jusqu'à l'hôtel 'Le France'. Les biefs du Canal de Nantes à Brest semblaient interminables. L'hôtel est bien situé en centre ville. Pas cher, propre et sympathique. Les vélos sont remisés à la cave.

Après un excellent diner en ville à la Brasserie des Halles, tenue par un patron truculent, c'est direction l'horizontale. 

Les 95 kilomètres de la journée avaient été bien physiques et le lit bienvenu !

La famille bretonne au complet, n'en déplaise à certains !

La famille bretonne au complet, n'en déplaise à certains !

4 juin 2016. Redon - Saint-Nolff. Dernière étape du périple !

 

On quitte Redon de bonne heure, direction Vannes. Un bout de la D775 puis c'est direction Rieux et St Dolay. Routes sans problèmes mais assez passantes car les passages au dessus de la Vilaine se concentrent autour de la Roche-Bernard / Arzal, où nous avions choisi de passer.

 

La Roche Bernard

La Roche Bernard

Passage à Férel en direction du barrage d'Arzal où nous nous arrêtons pour pique-niquer sur l'aire de parking, face à l'aval. Le beau temps et la chaleur font une belle apparition, normal, on s'approchait de notre micro-climat du Golfe !

On pouvait même se mettre en T-shirt...

On pouvait même se mettre en T-shirt...

Passage du barrage et traversée d'Arzal village. On va trop au nord ce qui nous oblige à couper à travers la campagne pour rejoindre Muzillac où tout rentre dans l'ordre. Ce sera ensuite Ambon et Surzur avant d'atteindre Ste Armel.

Coup de chance ! C'est samedi et le Petit Passeur fonctionne. Cela nous évite un détour assez pénible par Theix et un tas de montées et de descentes en prime.

On passe Séné et Le Poulfanc et après un coup de fil pour prévenir de l'imminence de l'arrivée à St Nolff, on passe la ligne des vainqueurs ex-aequo, après environ 1 000 km parcourus à travers ces deux belles régions de France.

On attend le Pilote du Petit Passeur...

On attend le Pilote du Petit Passeur...

Encore un grand moment de bonheur partagé !

Encore un grand moment de bonheur partagé !

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Normandie et Bretagne à vélo.

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Publié le 6 Avril 2016

Eté 1971 !

Quand j'ai annoncé à ma grand-mère que j'allais partir en vélo vers la Bretagne avec un de mes amis de fac, elle a d'abord cru que je me moquais d'elle...

Quand elle m'a vu réviser le vélo 'Motobécane' rouge muni d'un seul plateau à l'avant et de trois vitesses à l'arrière (Dérailleur 'Simplex', s'il vous plait !)... quand elle m'a entendu couper un morceau de tube de chauffage central au garage pour relever la selle... puis vérifier pneus et chambres à air, huiler la chaîne, tester les freins et monter un porte-bagages avant sur le vélo de ma mère, elle a frisé l'attaque d'apopléxie !

Marc, un ami habitant Boulogne-sur-mer, avait émis l'idée de se rendre à Saint-Briac sur mer en vélo, où ses parents avaient une petite maison de vacances. En moins de temps qu'il ne fallait pour le dire nous étions subitement deux participants au voyage.

Il avait plu à verses tout le mois de juin et la "météo" à la maison n'était pas au beau fixe non plus. 

"Tu es fou, tu n'as pas d'entraînement, tu ne te rends pas compte des kilomètres, du mauvais temps, de la pneumonie que vous allez attraper...et le vélo, c'est un vélo de femme... il ne tiendra jamais le coup,.... et si vous avez un accident ?... et comment allez-vous faire pour dormir ? .... et traverser Paris !!!....etc, etc..

Toutes les tentatives pour ramener le fils ainé à la raison échouèrent et le 1er juillet 1971, Marc arriva avec son bardas, ayant fait un Boulogne - Montagny Sainte Félicité (Oise) en deux étapes. Jour 1 : Boulogne-sur-mer à Amiens, ville que nous connaissions bien, car c'est là que nous faisions nos études. Jour 2, Amiens à Montagny où je l'attendais chez mes parents.

Miraculeusement, le 1er juillet le temps se mit au beau fixe pour un mois qui allait être caniculaire. 

Cet extraordinaire premier voyage vers la Bretagne s'est déroulé il y a 45 ans ! 

Si je suis en mesure d'en donner quelques détails aujourd'hui, c'est grâce aux cartes postales que j'envoyais à l'étape le soir et que mes parents avaient précieusement conservées. La lecture des quelques mots qui relataient ces merveilleuses journées insouciantes passées à traverser la France en vélo a réveillé une mémoire que je croyais effacée à jamais et que je partage bien volontiers dans cet article.

Beaucoup de détails se sont estompés avec l'usure des neurones, mais ce voyage revit malgré tout à travers la désuétude des photos, des cartes et des commentaires rapidement griffonés.. On venait d'avoir 20 ans... alors c'était forcément magique !

Car, contrairement à d'autres périodes de la vie, la jeunesse restera toujours synonyme de soleil et de lumière, de brises d'été et d'une éternité devant soi pour accomplir tous les projets les plus fous. 

 

 

La Tour Perret à Amiens, 1er gratte-ciel français; 104m de haut; 27 étages. Vue de la fin des années '60.

La Tour Perret à Amiens, 1er gratte-ciel français; 104m de haut; 27 étages. Vue de la fin des années '60.

Après les adieux et les recommandations d'usage, on se mit en route, direction Paris, au matin du 3 juillet, avec l'idée de traverser la capitale de part en part et de viser Chevreuse, notre première étape.

Pas question de louper la Concorde ni les Champs Elysées.. même si, en ce qui me concernait, l'accoutrement manquait quelque peu de respect vis-à-vis de la capitale... mais mon grand-père aurait été fier de me voir porter son short..

 

John et Marc, Place de la Concorde..  Mon vélo au 1er plan...Le cul de la casserole avait déjà chaud

John et Marc, Place de la Concorde.. Mon vélo au 1er plan...Le cul de la casserole avait déjà chaud

Peugeot 404, Renault R8, DS et 2CV Citroën, ça c'était de la bagnole !

Peugeot 404, Renault R8, DS et 2CV Citroën, ça c'était de la bagnole !

A 18h45, ce premier jour, on atteint bien Chevreuse et on campera dans une prairie. La carte envoyée aux parents ne dit pas si les mollets avaient souffert.. Le soleil, lui, avait bien tapé.

Tour Nord-Ouest du Château de la Madeleine à Chevreuse. Fin du XIVè siècle.

Tour Nord-Ouest du Château de la Madeleine à Chevreuse. Fin du XIVè siècle.

Remise en route le lendemain vers Chartres avec un arrêt à Maintenon pour admirer l'acqueduc.

Louis XIV l'avait commandé en 1686 pour alimenter Versailles. Il ne fut jamais terminé, faute à la guerre de 1689.

On passera pas mal de temps à en admirer le gigantisme.

Vue de l'acqueduc

Vue de l'acqueduc

Abords de l'acqueduc.

Abords de l'acqueduc.

Chartres fut atteint sans trop de difficultés. Les mollets commençaient à chauffer bien que la Beauce soit plutôt plate... (les côtes étaient déjà une hantise, et dans le cas présent, démultipliée par les limitations de performance de la monture...)

La carte envoyée de Chartres

La carte envoyée de Chartres

Après l'étape du soir au camping de Chartres, remise en route en direction de Mortagne au Perche. Là, le relief n'était plus du tout le même, surtout dans les derniers kilomètres. Néanmoins, il n'était pas question de louper une visite de la ville, perchée en haut de la côte...

On y arrive le lundi soir 5 juillet à 19h30.

Rue de Mortagne au Perche

Rue de Mortagne au Perche

La même rue de Mortagne, après le porche.

La même rue de Mortagne, après le porche.

Mardi 6 juillet, l'objectif était Mayenne mais c'était sans compter la traversée des Alpes Mancelles qui ont considérablement réduit la moyenne, puisque, harnachés comme nous l'étions, celle-ci n'a pas dépassé 7km/h sur 24 km !!

Malgré tout on parviendra à effectuer 84 km dans la journée !

On utilisait encore des chevaux à l'époque..

On utilisait encore des chevaux à l'époque..

On n'atteint pas Mayenne, mais un bourg qui s'appelle Villaines-la-Juhel, situé tout de même dans le département de la Mayenne, à 20km de la ville du même nom.

La journée fut encore une fois très chaude, m'obligeant à acheter un baume pour calmer la brûlure que le soleil avait occasionnée sur mon mollet côté 'sud'..

L'église et le Monument aux Morts de Villaines la Juhel. Depuis, les lieux ont bien changé.

L'église et le Monument aux Morts de Villaines la Juhel. Depuis, les lieux ont bien changé.

Mercredi 7 juillet, on atteint Fougères. Après une visite de la ville et du château, ce sera hébergement au camping municipal. 

Le château de Fougères, vu du ciel... "Un vieux château flanqué de vieilles tours, les plus superbes du monde" V. Hugo.

Le château de Fougères, vu du ciel... "Un vieux château flanqué de vieilles tours, les plus superbes du monde" V. Hugo.

John aux fourneaux.... son magnifique vélo Motobécane adossé à l'arbre..

John aux fourneaux.... son magnifique vélo Motobécane adossé à l'arbre..

Une tour du château. Le drapeau breton y flotte fièrement !

Une tour du château. Le drapeau breton y flotte fièrement !

Jeudi 8 juillet 1971, 16h00, arrivée triomphale des cyclistes à Saint-Briac sur mer.

538 km d'insouciance et de bonheur. Désolés que ce soit fini au moment où l'on commençait à pédaler sérieusement... Mais que de souvenirs !!

Quelques jours de vacances au soleil (qui ne faiblissait toujours pas) et puis ce sera un long retour en train. Le vélo appréciait de ne pas avoir à faire la route en sens inverse...

Le cycliste aurait bien continué.. 

Il le fera, 40 ans après, car sans qu'il le sache, la graine du cyclo-tourisme était semée... 

 

La plage de la petite Salinette. Saint Briac sur mer.

La plage de la petite Salinette. Saint Briac sur mer.

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Voyage à vélo vintage

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Publié le 17 Janvier 2016

Check list pour voyage à vélo, France et Europe. Nouvelle Version, JAN16.

 

Il y a quelque temps -et pas mal de kilomètres déjà- j’avais proposé une première check list pour voyages à vélo, basée sur une expérience de parcours en France et à travers plusieurs pays d’Europe.

Ayant fait plusieurs autres voyages depuis, j’ai apporté des corrections à la liste d’origine pour palier des oublis et/ou éliminer des articles, qui en fin de compte, se révélaient inutiles dans le contexte, ne faisant qu’ajouter du poids au vélo. J’espère que cette nouvelle mouture sera utile aux amis cyclos qui partent pour la première fois ou qui comme moi, ont toujours du mal à trop emporter.

La liste que je propose ci-dessous est établie sur la base d'un voyage en  autonomie, avec arrêts occasionnels en Chbre d'hôte, Gîte ou en Pension, histoire de récupérer et de faire sécher le linge, si la météo devient trop pourrie.

Tout le matériel tient dans les bagages suivants :

-deux sacoches Avant (Vaude Aqualine étanches, à enrouleur). 

-deux sacoches Arrière  (Vaude, même modèle). 

-deux polochons étanches (Ortlieb, petit et moyen modèles).

-une sacoche de guidon (Vaude Aquabox étanche) avec porte carte.

 

Pour plus de facilités je propose ci-dessous un remplissage des différents bagages. C’est celui que j’ai adopté après bien des essais. Ce ‘rangement’ permet de ne pas avoir à tout démonter le soir à chaque étape (et de perdre trop de temps à tout remettre en place le lendemain avant le départ…).

En effet, je ne retire du vélo que les sacs dont j’ai besoin le soir, les autres restant sur l’âne de métal.

 

Petit commentaire : Le seul bagage qui ne me quitte jamais est la sacoche de guidon contenant tous les effets ‘précieux’. Je ne m’éloigne jamais du vélo sans l’emporter avec moi. La nuit, cette sacoche ‘dort’ dans la tente à mes côtés.

Pour le reste,  que l’étape du soir soit effectuée en rase campagne –bivouac-, en camping ou en chambre d’hôte, je démonte très rarement toutes les sacoches du vélo.

Je m’assure malgré tout d’attacher le vélo à un arbre, une barrière ou toute autre structure  solide, à proximité de la tente et –pour la forme- de passer un antivol souple à travers roues et poignées des sacs…. sauf bien entendu, si l’arrêt est dans un endroit à risque, auquel cas je cherche un local sécurisé pour remiser l’ensemble.

En plus de 20 000km à travers la France et l’Europe, Russie comprise, je n’ai jamais eu à déplorer de vol.

Malgré tout, si l’on n’est pas 100% à l’aise avec cette approche mieux vaut alors tout retirer et/ou garer le vélo et les bagages dans un endroit fermé.

 

Dans le cas d’arrêts en ville, les hôtels et chambres d’hôte ont toujours une solution pour enfermer les vélos. (Lingerie, couloir, garage, sous-sol, cour fermée, un coin de la salle de restaurant etc…)

Dans le pire des cas, ne pas hésiter à emporter vélo et sacoches dans la chambre. Je l’ai fait à plusieurs reprises.

 

Mon vélo est un VTC Riverside 7 de Décathlon.

Après quelques "problèmes de jeunesse" dus à l'incompétence du vendeur/préparateur du magasin Parisien, tout est rentré progressivement dans l'ordre. Si je devais recommencer, je le monterais et le préparerais moi-même…

A l’usage, j'ai effectué plusieurs changements/rajouts d’accessoires pour l’adapter à mes besoins de voyage :

-changé le porte bagage ARR car celui monté d'origine était totalement inadapté. (un de ses montants empêchait même le déblocage et le retrait des supports de patins de freins Magura H11. De plus il était trop léger et trop étroit).

 

-montage à l’avant, sur la fourche télescopique, d’un porte bagage « Zéfal Raider Front », en rajoutant une 3ème attache de chaque côté. L'ensemble n'a pas bougé malgré les kilomètres de secousses sur tous types de chemins.

La fourche télescopique n’est pas équipée de fixations de porte bagage d’origine. J’ai volontairement opté pour une fixation sur la partie basse de la fourche pour éviter de ‘charger’ la suspension.

Sur des vélos de randonnée ‘classiques’ le porte bagage se fixe sur des attaches prévues à mi fourche et sur d’autres situées au niveau de la fixation de roue. C’est plus simple !

 

 

 

 

 

 

 

Une nouvelle check list de voyage à vélo. Janvier 2016.

Trois brides fixent le porte sacoches à la fourche télescopique :

Celles du haut et du bas sont standards (colliers serflex fournis d’origine) ;

Celui du milieu rajouté pour une meilleure tenue (collier de plombier).

Une petite lame en alu rigidifie l’ensemble.

20 000 kms sur tous chemins, zéro problèmes.

 

Les deux porte bagages sont en alu. En Pologne j’ai cassé celui à l’arrière qu’un vélociste local m’a remplacé par un modèle autrement plus solide. Pas de soucis ‘so far’..

La majorité de mon matériel de voyage vient de chez "Cyclo-randonnée.fr" à 25310 Thulay. Julien Alexandre a créé une petite structure très sérieuse, super réactive et bien placée au niveau des prix, ce qui ne gâte rien !

Duvet, sac à viande et popotte : Vieux Campeur. 

 

Equipement du V E L O

Le vélo de base est donc équipé comme suit:

-porte bagages AV et ARR,

-une attache système KLICKfix pour la sacoche de guidon,

Deux (ou plus) sandows pour attacher les polochons étanches, sur le porte bagage ARR. -pompe, rétroviseur et trompette, (indispensables)

-une sonnette/boussole (super pratique car elle permet de rapides vérifs de cap en cas de doute),

-deux supports de gourde, avec gourdes 0.7L chacune.

-un compteur bon marché à fil (j'avais un Polar, sans fil, mais il était très souvent en 'pause' pour toutes sortes de raisons 'électromagnétiques' (normal paraît-il d’après les techniciens de Polar, contactés). Je l'ai donc viré et suis revenu à quelque chose de moins sophistiqué, mais bien plus fiable : Sigma BC 8.12.

-Un antivol souple à 4 numéros mini, de 1.5m (pas de risque de perte de clé). Prendre un modèle sérieux, d'un bon niveau de sécurité. (à noter que rien n'est fiable à 100%...)

J’emporte un deuxième antivol type ‘chaine motard’ à clé ou à 4 numéros, pour mieux sécuriser le vélo en cas de bivouac. (Mieux vaut voyager l’esprit léger et le vélo un peu plus lourd, que l’inverse…)

-Béquille: la béquille d'origine  au niveau du pédalier a été remplacée dans un premier temps par une béquille centrale Ergotec à deux bras pliants, type Mobylette. Pour des raisons de poids et de grippage de l’articulation des bras (projections de boue et autres matières dans les chemins), je l'ai de nouveau remplacée, cette fois par une béquille ARR. Pletscher rigide, plus légère, mieux adaptée. Rien à dire. Matériel excellent.

Petit commentaire : Lorsque le vélo est sur béquille et chargé des sacoches AV, le guidon  a tendance à basculer vers le côté gauche, risquant d’entrainer tout parterre. (et de casser le rétro en prime). Pour éviter ces désagréments j’ai fixé une petite chainette sur la barre oblique du cadre avec un crochet au bout. Ce dernier vient attraper le coin du porte bagage AV côté DR. et évite à la charge de pivoter et faire basculer le vélo. Ne pas oublier de le décrocher lors de la remise en route !!  

-Pédales en lieu et place des mixtes (standard d’un côté et automatiques de l’autre), j’ai monté des pédales de BMX pour plus de confort.

-Casque... j’ai rajouté un petit papier plastifié dessus, indiquant le nom du cycliste, groupe sanguin et un numéro d’urgence… au cas où.

-Un « mât à fanions » fixé sur le porte bagage ARR, portant un fanion de sécurité en tissu fluorescent ainsi que les fanions du pays d’origine (France) et ceux des pays traversés. (Montage sur tige de carbone de 4mm de diamètre, achetée au rayon cerfs-volants de Décathlon).

Hormis le côté sécurité -permet d’être mieux par les véhicules qui suivent- le fait d’arborer les petits drapeaux de son pays et de ceux visités m’a très fréquemment facilité le contact avec les populations locales, souvent curieuses et parfois incrédules quand on leur dit d’où on vient. (Le fanion de sécurité a été découpé dans un gilet de sécurité, bien moins cher qu’un fanion classique)

-Un filet élastique qui servira à contenir casque, vêtements, et/ou le linge qui sèche, le cas échéant. Il a un crochet type sandow à chaque extrémité. Génial fourre-tout super pratique. (Décathlon).

 

 

 

Une nouvelle check list de voyage à vélo. Janvier 2016.

A la jonction de la Mulderadweg et de la Karlsroute qui nous conduisait d’Aue (Allemagne) à Karlovy Vary (République Tchèque).

Mât à fanions, filet élastique, chainette de blocage de roue avant et disposition des sacoches et polochons bien visibles sur la photo.

 

 

La check list qui suit est celle que j’ai utilisée durant le voyage Allemagne –Tchéquie du printemps 2015, celui de la photo qui précède.

Je la propose « par bagage » pour la rendre plus utile.

 

Petite trousse type « écolier » fixée par brides velcro à la barre horizontale du vélo, contenant :

-Un kit de réparation crevaison avec démonte pneus (j’emmène aussi une chambre à air –voir plus loin).

-Plusieurs paires de gants latex chirurgicaux à jeter (c’est toujours plus agréable de pouvoir remettre une chaine déraillée sans se salir les mains….)

-Quelques pastilles feutre pour caler les sacoches contre le cadre du porte bagages quand ça tape trop.

-Plusieurs attaches rapides de chaine (ATTENTION ! s’assurer qu’elles conviennent à la chaine du vélo car celles-ci sont de largeurs différentes en fonction du nombre de vitesses ARR).

-Elastiques, fil de fer, quelques mètres de lien vert de jardinage, quelques colliers ‘Rilsan’ pour petites réparations de fortune…

-Flexible de gonflage de la pompe.

(On ne voit pas la trousse sur la photo qui précède car je l’avais mise dans la sacoche « outillage » AVD…)

 

Sacoche guidon

Ce que j’y mets….

-couteau suisse avec ouvre boite, tire-bouchon, décapsuleur

-petite brosse à dents/dentifrice type « avion ».

-peigne

-bandes réfléchissantes avec attaches velcro au cas où la visi devient mauvaise

-appareil photo

-téléphone

-sifflet (utile en cas de problèmes –pour ameuter tout le monde ou chasser les chiens..)

-lunettes de soleil

-petite paire de jumelles

-petite torche à dynamo (évite les soucis de piles)

-un GPS (optionnel), utile en cas de mauvais balisage de véloroute ou en cas de doute sur le trajet. (mieux vaut vérifier que faire 20km inutiles, et en rase campagne on ne rencontre pas toujours de passants…)

-trousse de premier secours (sparadrap, désinfectant, coton tiges, baume à lèvres, mini tube crème solaire, aspirine/ibuprophène ou apparentés …etc)

-carnet de notes voyage et crayons/stylo

-petite pochette « multi outils »

-documents de voyage (billets train, réservations, nos de téléphone etc…)

-portefeuille et contenu :

>>carte identité, passeport si besoin, permis conduire, carte de crédit et un peu d’espèces, carte Vitale et de Sécurité Sociale Européenne si voyage hors de France en Europe, carte de groupe sanguin, contacts en cas d’urgence..

 

Sacoche Avant droite

 

1.Un peu d’outillage : (compléter par rapport à la pochette « multi outils » de la sacoche de guidon..).

-Clés plates de 6, 7, 8, 10 (ajuster en fonction de la visserie du vélo)

-Dérive chaine (en cas de casse de chaine pour pose attache rapide)

-Jeu de clés à 6 pans

-Une petite pince universelle (Mr. Bricolage)

- Un porte outil (petit manche métallique coudé recevant des embouts de 1/4 de pouce/ 6mm (essentiellement embouts tourne-vis plats, cruciformes, torx… également en fonction de la visserie du vélo)

-10 gants chirurgicaux en latex supplémentaires. (Voir commentaire ci-dessus)

-Une brosse droite, raide, et une vieille brosse à dents. (Parfois on est obligé de décrotter..)

-Un rouleau d'adhésif toilé (réparations de fortune)

-Un ou deux chiffons

2.Quelques pièces de rechange

-Un câble de dérailleur (prendre celui de derrière. Il pourra être coupé si c'est le dérailleur de pédalier qui est concerné)

-Un jeu de patins de frein (mon vélo est équipé de freins hydrauliques à patins H11 MAGURA: excellents !). Pour les vélos à freins 'secs' prendre un cable ARR qui pourra toujours être coupé à longueur si c'est le frein avant qui est affecté. Pour les freins à disques, prendre un jeu ou deux de plaquettes de rechange.

-Une chambre à air. Pour les "gros" gonflages ou les appoints en route, je vais chez les marchands de pneus ou dans les garages.

-Une petite boite de visserie diverse.

-Une patte de dérailleur. C’est la petite pièce qui relie le dérailleur ARR au cadre. En alu, elle est vulnérable en cas d’accident/chute. Elle est spécifique à la configuration cadre vélo/dérailleur. Alternativement, prévoir de monter une bride métal de protection de dérailleur (comme sur les vélos d’enfants).

 

Petit commentaire : En France et en Europe ne pas s’encombrer de trop de matériel de réparation. (ex : rayons de roue, clé à rayons, clé à pédales)… Il y a des vélocistes un peu partout et les garages sont toujours prêts à donner un coup de main à un cycliste.

 

3. Pharmacie dans un sac « Ziplock » pour réduire le poids

En fonction des besoins de chacun…personnellement j’emporte ce qui suit :

-compresses stériles

-aspirine ou apparenté

-anti-inflammatoire / ibuprophène

-cachets anti-diarrhée

-sparadrap

-mercurochrome incolore

-coton-tiges

-en fonction saison et destination, bombe contre les moustiques

 

4. Autres

-Réchaud Camping gaz avec cartouche neuve (et une supplémentaire en fonction destinations)

-plusieurs paquets de mouchoirs à jeter

 

Sacoche Avant droite

-Une popotte en alu ou inox avec fourchette et cuillère (j’emporte aussi un Opinel)

-Un quart alu ou inox

-Plusieurs sacs plastique « Ziplock » grand modèle pour nourriture entamée.

-Une ou deux petites boites étanches pour aliments ‘problématiques’ (le chorizo fond vite par 40° en Espagne…)

-Du muesli dans une bouteille plastique d’un litre à large goulot (type jus de fruit)

-Un ou deux tubes de lait concentré sucré (plus facile à transporter que du lait ‘liquide’

-Une boite de miettes de thon, une de pâté ou autre (en réserve au cas où l’étape est au milieu de nulle part..)

-Barres vitaminées type chocolat/céréales (c’est Kelloggs que je préfère).

-Un ou deux sachets de fruits secs (abricots/figues etc) pour la fringale.

-Plusieurs gourdes de ‘Confipote’ pour la même raison

-Un plat et un dessert en sachets, lyophilisés (Vieux Campeur) pour les cas extrêmes (En réserve comme le thon et le pâté…)

-Un sachet de biscottes ou de ‘pains spéciaux suédois’

-Une boite d’allumettes ou un briquet

-Une petite éponge avec un graton

-De l’essuie-tout

 

En France et en Europe, il est aisé de faire les achats au fur et à mesure des besoins, le midi, ou le soir à l'étape, pour ne pas avoir à se charger inutilement.

 

Sacoche Arrière droite

-Sac de couchage

-Matelas autogonflant (le mien est de marque Vaude)

-sac à viande coton/soie

 

Sacoche Arrière gauche

Habillement. L’emport sera fonction de la période, du lieu et de la durée du voyage. Malgré tout, qu’elle que soit la durée il faudra se limiter en quantité pour des raisons évidentes et s’astreindre à laver fréquemment…

Pour cette raison prévoir des maillots/T-shirts qui sèchent vite. Eviter le coton sauf si le voyage se passe par 40° l’été… Le filet élastique s’avère bien pratique comme sèche-linge.

Il existe toute une gamme de vêtements/sous-vêtements en tissu ‘technique’ qui fera l’affaire à tous points de vue. Quand les maillots etc.. sont fins, compenser en mettant plusieurs couches…

(Pendant l’escapade Allemagne-Tchéquie en mai/juin 2015, à la frontière entre les deux pays, à 900m d’altitude, il m’est arrivé de porter 5 couches l’une sur l’autre…et pas toujours dans un ordre logique. La gestion n’est pas toujours facile quand on se réchauffe, mais c’est la seule solution.)

 

Pour ce voyage j’avais emporté les vêtements suivants :

-3 T-shirts manches courtes

-2 polos

-4 slips

-1 maillot de bain

-4 paires de chaussettes courtes

-une casquette

-1 T-shirt ‘technique’ manches longues lycra absorbant la transpiration

-1 pantalon dont les jambes peuvent être ‘dé-zippées’ pour en faire un short (Décathlon) + ceinture

-1 deuxième cuissard court type été

-1 deuxième paire de gants été

-1 calot en coton

+ quelques autres habits de ‘secours’ dans les polochons….

 

Divers :

-Dans une pochette, des enveloppes pré-adressées, les cartes du parcours (je trace le sur Google maps mais très souvent on peut se procurer des cartes en route, dans les offices de tourisme…), une liste de noms et d’adresses des personnes à qui on souhaite adresse une carte..

-les chargeurs de téléphone et d’appareil photo.

-Une carte mémoire supp. pour l’appareil Photo (8Gb)

 

Petit sac polochon étanche sur porte bagages ARR

Nécessaire de toilette dans des sacs plastique pour réduire le poids…

-rasoir et lames

-petite bombe mousse à raser de voyage

-déodorant

-gel douche/shampoing (bien fermé pour éviter les surprises…)

-coupe ongles

-crème peau sèche

-ciseaux/pince à épiler

-petit miroir

-nécessaire couture de base (type pochette chambre d’hôtel)

-épingles à nourrice

-bouchons mousse pour les oreilles (type Quiès)

-brosse à dents/dentifrice

-Veste étanche (Patagonia)

-une serviette microfibres

-en fonction période/météo et destination :

>une paire sandales ou chaussures fermées légères en fonction de la météo prévisible…

-un tube de lessive à froid

-10m de fil à linge et une douzaine d’épingles.

 

Gros sac polochon étanche sur porte bagages ARR

-Tente (de marque Vaude Power Taurus Ultra light)

-oreiller gonflable

-un second petit oreiller en tissu … le confort c’est important..

-Tabouret pliant à trois pieds en toile. Plus confortable que de s’asseoir parterre après 100km de vélo, ou quand c’est mouillé..

-Bâche de sol pour protection sous tente

-Polaire manches longues

-Gants d’hiver

-Cuissard long d’hiver (même l’été il peut faire froid le matin)

-Veste sécurité fluo

-Pantalon de pluie étanche en nylon

-Guêtres pour protéger baskets en cas de forte pluie.

 

Il est essentiel d’avoir les habits de pluie à portée de mains… Une première expérience lors d’un orage subit m’a rapidement prouvé que de les avoir rangés dans le fond d’une sacoche ARR, sous les polochons, n’était pas la bonne solution !...

 

La répartition reprise ci-dessus permet, dans tous les cas, de ne pas avoir à tout démonter le soir à l’étape.

En cas d’hébergement en chambre d’hôte ou pension, je n’emmène avec moi que la sacoche de guidon, la sacoche ARR G « habillement » et le petit polochon. (Parfois le gros polochon aussi si la météo du lendemain requiert des habits adaptés. Les autres bagages restent sur le vélo.

 

La liste reprise ci-dessus fonctionne bien en ce qui me concerne. On peut la modifier à l'infini, en fonction de choix personnels ou de trajets particuliers.

La mienne convient à la météo que l'on subit en France et en Europe de l'Ouest du printemps à l'automne. (Durant les périodes de grands froids le cycliste et le vélo restent au chaud ...).

 

Bonne route à tous !

Une nouvelle check list de voyage à vélo. Janvier 2016.

Ce soir-là, tout, à l'exception de la sacoche de guidon, est resté sur le vélo attaché au bouleau.

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Checklist voyage en vélo

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Publié le 1 Octobre 2015

Belgique et PaysBas en vélo avec ma fille

Il y a deux ans nous avons parcouru The Ring of Kerry en Irlande, huit jours de magie, dans la brume, la pluie, mais aussi sous un beau soleil d'automne... à chaque fois ' à la sauce Vent de face', et quel vent !

En 2014 ce fut la découverte de l’île de Wight, petit bijou plein de surprises, haut lieu du yachting mondial...

Cette année le voyage avec ma fille nous emmènera de Bruges à Amsterdam en longeant la côte de la Mer du Nord. Là aussi, vent garanti !

Le temps nous étant compté, le départ se fera de la Venise du nord que l'on rejoindra en train. De là, la Véloroute de la Mer du Nord nous fera sauter d'île en île, circuler une bonne partie du temps sous le niveau de la mer, traverser maints polders avant de rejoindre l'objectif Amsterdam... avec une visite obligatoire au Rijksmuseum pour admirer la 'Ronde de Nuit' de Rembrandt.

L'article complet de ce voyage sera en ligne dès notre retour. A bientôt !

Belgique et PaysBas en vélo avec ma fille

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Belgique et Pays Bas

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Publié le 30 Septembre 2015

J'ai choisi de commenter ce petit voyage d'un peu plus d'une semaine au jour le jour, étape par étape. Cela permet d'y inclure un plus grand nombre de photos prises tout au long de notre périple.

Bonne lecture !

Éternelle Bruges..

Éternelle Bruges..

Cette troisième édition des 'Voyages avec ma Fille" nous a menés de Bruges à Amsterdam en suivant principalement l'extraordinaire piste cyclable 'de la mer du nord', autrement connue sous le nom de "LF 1 - Noordzeeroute". Au delà de Rotterdam nous avons quitté la côte pour transiter un peu plus à l'intérieur du pays, découvrant ainsi d'autres aspects et villes de ce très accueillant pays.

Pour rallier Bruges à partir de Paris le plus simple est de transiter par Lille Flandres en TGV (le notre était 'ancienne génération' avec un compartiment à vélos spécifique mais totalement inadapté aux vélos de grande taille). 

Crochets trop bas : mon Rock'n'Roll reste parterre.

Crochets trop bas : mon Rock'n'Roll reste parterre.

Le trajet de Lille à Bruges se fait en deux étapes avec changement de train à Courtrai (pardon Kortrijk....). Huit petites minutes avec changement de quai et escaliers... Billets obtenus auprès de la SNCF pour les passagers mais, pour les vélos, dans le train, auprès du contrôleur..

L'achat des billets (passagers et vélos) pour le retour d'Amsterdam (2 Intercités : Amsterdam-Anvers; Anvers-Lille) fut un peu plus compliqué. Le plus simple est d'appeler une des préposées des "Produits spéciaux" de la SNCB, (www.b-europe.com/Pratique/Contactez-nous/Produits spéciaux..). Une fois le trajet finalisé et payé, les billets passagers sont expédiés en pièces jointes au mail de confirmation, (à imprimer soi-même), mais billets vélos sont à imprimer dans une gare belge ! . A Bruges (pardon Brugge... voir plus loin !), j'ai oublié de faire l'impression. Pas de soucis néanmoins, la facture d'achat avec la référence (jointe également au mail de confirmation précité), suffit au contrôleur...

Lille Flandres, Jenny impatiente de mettre en route !

Lille Flandres, Jenny impatiente de mettre en route !

Kortrijk- Brugge : les vélos voyagent dans le couloir..et nous, à côté, sur la moquette.

Kortrijk- Brugge : les vélos voyagent dans le couloir..et nous, à côté, sur la moquette.

Arrivée à Brugge à l'heure, vers 16h00. Oubliant que l'on était en Flandre et non en Belgique et à fortiori non en Europe, je m'adresse en Français au préposé de l'Office du Tourisme de la gare qui me rappelle brutalement "qu'ici on n'aime pas le F