Paris - Bretagne en Vélo - 2017

Publié le 27 Août 2017

Vous avez aimé ? ..  Alors n'hésitez pas à recommencer !

Vous avez aimé ? .. Alors n'hésitez pas à recommencer !

Carte du parcours

Carte du parcours

Sylvie avait beaucoup aimé son 1er périple en vélo, d'Angers jusqu'à chez nous, près de Vannes, en Bretagne. 

Pour cette première expérience, relatée dans un précédent article (Paris - Bretagne en Vélo - 2016), notre parcours, empruntant une section de "La Loire à Vélo", avait été idéal.

En plus d'offrir des paysages magiques, parsemés de beaux villages et de châteaux splendides, "La Loire à Vélo" offre au cyclo débutant un profil de route très accessible, hormis quelques petites montées sur les plateaux bordant le fleuve, concoctées probablement par les viticulteurs locaux, mais qui permettent de sortir des sentiers battus et de découvrir quelques excellents produits de la région....

Quittant la Loire à Saint Nazaire, notre voyage nous avait conduit vers La Baule, Le Pouliguen, Les marais salants de Guérande, Penestin, Arzal et enfin, notre village proche de Vannes : 350 km de pur bonheur et une seule envie : recommencer !

Contre tout logique, dont on n'avait que faire, car le bonheur n'est pas quelque chose d'ordonné, nous avions choisi cette année de faire une 2ème section de la Loire à Vélo pour nous rendre en Bretagne, démarrant cette fois notre voyage à Orléans pour le terminer où il avait commencé l'an dernier, à Angers, ralliant la Bretagne en train.

Nous n'avons pas regretté ce choix. En effet, je pense qu'entre ces deux villes, la Loire semble concentrer le plus grand nombre de lieux historiques, de jardins magnifiques et d'endroits insolites, que je laisse chacun découvrir à travers les photos postées dans l'article.

 

31 juillet. Paris - Saint Dyé sur Loire 

La météo à Paris n'était pas 'top' mais il ne pleuvait pas et la température était OK. Notre train à la gare d'Austerlitz étant en milieu de journée, nous quittons tranquillement l'appartement vers 10h15, les ânes trépignant de mettre en route après avoir été enfermés à la cave des mois durant. 

C'était le weekend de la grosse pagaille SNCF à Montparnasse... Austerlitz était bondée car de nombreux trains ex-Montparnasse y avaient été déroutés, tant au départ qu'à l'arrivée. 

Un employé de la compagnie (qui avait dû être formé par British Rail tant il restait calme), faisait de son mieux, derrière son pupitre, pour calmer la clientèle des trains déviés, retardés ou annulés...

 

 

L'attente...

L'attente...

Notre Intercités, n'étant pas affecté par les événements de l'autre gare parisienne, est annoncé à l'heure. Passagers et cyclistes s'élancent sur le quai à la recherche de leurs wagons respectifs.

L'espace vélo, situé en bout des wagons qui en sont munis, se réduit à une minuscule plateforme équipée de deux crochets pendant du plafond, auxquels on doit suspendre les ânes par la roue avant. La conception date de l'époque des vélos de Papi et n'est plus du tout adaptée aux vélos de 2017, bien plus encombrants. Au mieux, on se déboîte l'épaule, au pire, c'est la congestion cérébrale... Seuls avantages de l'Intercités : c'est gratuit pour les vélos et le confort des sièges est bien meilleur que le TGV..

Départ à l'heure. Très rapidement, le vieux train quitte la proche banlieue et s'élance à travers les vastes plaines céréalières, plates à perte de vue. Les bourgs desservis se réduisent bien souvent à quelques maisons et à d'énormes silos à grains dont beaucoup semblent avoir connu des jours plus heureux.

Pendant un bon bout de temps, le train longe ce qui reste du rail de "L'Aérotrain" de l'ingénieur Bertin.   

En arrière plan, le rail de l'Aérotrain. Le Contrôleur est aussi chef de gare aux arrêts...

En arrière plan, le rail de l'Aérotrain. Le Contrôleur est aussi chef de gare aux arrêts...

L'engin ressemblait à une Micheline en aluminium, sans roues, se déplaçant à très grande vitesse le long d'un rail en béton, sur un coussin d'air. Orléans n'aurait été qu'à 20 minutes de Paris... L'idée était géniale mais il semble que la 1ère crise pétrolière et le lobby de la SNCF aient contribué à l'abandon de cet extraordinaire projet au profit du TGV.

L'Aérotrain..

L'Aérotrain..

On atteint Orléans à l'heure et la descente le centre ville, vers le fleuve, se fait sans problèmes.Tout est calme, personne ne court. On est soudain (déjà) dans un autre monde, loin de ce que l'on avait vécu au départ.

La ville était pavoisée..

La ville était pavoisée..

L'envers de ce grand calme...  pas le moindre mini-marché ouvert pour les achats du pique-nique... Le premier déjeuner sera donc fourni par la cantine de bord : barres de céréales et fruits secs pris sur un banc à Meung sur Loire, dans l'attente d'un repas plus consistant.

Le balisage est excellent et la véloroute file en site propre sur asphalte, tout venant bien compacté...un régal.

Au carmel de Micy, 1ère expérience insolite : une soeur tondait la pelouse, chevauchant un mini tracteur, les robes volant au vent ! Aucune hésitation dans le maniement de la machine !

Pas mal de trafic cycliste dans les deux sens : individuels, familles, remorques, chiens...

L'après-midi était bien entamé. On passe Beaugency sans nous y arrêter. Le pont est curieux avec sa collection d'arches différentes les unes des autres..

Le pont de Beaugency.

Le pont de Beaugency.

Quelques beaux contrastes...

Quelques beaux contrastes...

Les eaux du fleuve prennent leur temps..

Les eaux du fleuve prennent leur temps..

Puis c'est la centrale nucléaire de Saint Laurent et ses grosses cocottes en béton. On ne s'y attarde pas, bombardés, non par des neutrons fugueurs, mais par les myriades de moucherons..

Bloquer sa respiration, le temps de passer à côté ne sert pas à grand chose..

Bloquer sa respiration, le temps de passer à côté ne sert pas à grand chose..

On atteint Saint Dyé, escale du jour, vers 18h45 sans problèmes particuliers.

Prise de nos appartements à la chambre d'hôte, douche et en route pour le petit restaurant de Montlivault, situé à 4 km, seul ouvert le lundi soir, ceux du bourg étant fermés... On peut se demander ce que ça doit être hors saison...

Excellent et surprenant repas !

Retour à Saint Dyé par la petite départementale déserte, les ânes éclairés comme des sapins de Noël, on ne sait jamais...même si la campagne alentour semble profondément endormie.

 

1er août. Saint Dyé sur Loire - Chaumont sur Loire 

Ciel gris et légère pluie au petit déjeuner...qui cesse rapidement pour laisser la place à du 'grand beau'. Pension très sympa hormis une épouvantable odeur dans la salle d'eau, due, paraît-il, à la Loire... 

Départ vers 10h00 à travers les ruelles, venelles et petites places de Saint Dyé. Beau village fleuri de roses trémières, glycines (en fleur) et de plein d'autres plantes colorées accrochées aux vieux murs.

Le vieux village se situe entre la rue principale et la Loire.

Le vieux village se situe entre la rue principale et la Loire.

Direction Chambord. On atteint le domaine par une départementale très calme. Le soleil a déjà débarrassé le ciel des derniers nuages menaçants. Pas mal de champs de sarrasin que l'on croyait spécialité de la Bretagne. Passé la bosse sur la grande allée, le château surgit devant nous, cadré par la forêt. 

La sarrasin pousse en terres pauvres. Ici il était servi..

La sarrasin pousse en terres pauvres. Ici il était servi..

Même geste, seule la monture est différente..

Même geste, seule la monture est différente..

L'incroyable bâtisse !

L'incroyable bâtisse !

Les grandes allées permettent de faire le tour des jardins extérieurs en vélo. Rapide passage à la mairie du Chambord situé dans le domaine, près de la chapelle. Employée très sympa ! En plus du tampon dans nos carnets, elle découpe des blasons de la ville dans le papier à lettres municipal..

Le soleil éclaire la façade du château et 'ressort' toute la richesse des détails des cheminées, tourelles, toitures et autres prouesses architecturales de ce magnifique monument.

Une telle splendeur se passe de commentaires !

Une telle splendeur se passe de commentaires !

Royauté et République unies dans une harmonie de couleurs..

Royauté et République unies dans une harmonie de couleurs..

Le lieu paraît irréel...

Le lieu paraît irréel...

Le retour vers la Loire se fait via Maslives et Montlivault, village où nous avons dîné hier soir. Tout est net et propre autour de la petite église Saint Pierre. Continuation sur les bords de Loire sur la voie 12, plus proche du fleuve que la véloroute officielle qui passe par les villages de Saint Claude de Diray, Les Noëls et Vineuil. Des saisonniers pliés en deux s'activent dans les champs de courgettes et autres légumes de saison. Sale boulot, de surcroît certainement mal payé ...

Des épilobes (Laurier de St Antoine/Osier fleuri) mettent une belle touche de couleur sur les berges de Loire

Des épilobes (Laurier de St Antoine/Osier fleuri) mettent une belle touche de couleur sur les berges de Loire

Blois est atteinte sous un soleil de plomb. Les reflets des différents monuments sur les eaux du fleuve sont magiques. Au pont, rencontre intéressante avec une famille de cyclos Allemands, le mari tirant une remorque avec 2 jeunes enfants, la maman en vélo couché, un garçon 'accroché' derrière...accompagnés d'un 4ème petit gars pédalant sans relâche sur son petit vélo, bâté de deux sacoches taille adulte ! Les parents, parfaitement zen, malgré la chaleur et les pleurs émanant de la remorque ! Chapeau !!

Blois.

Blois.

A la sortie de Blois, le balisage disparaît suite à une marche arrière mal contrôlée d'un automobiliste peu soucieux. Résultat :  au lieu de tourner à gauche et de rattraper la piste de l'autre côté de la digue, on continue tout droit sur un chemin pierreux qui met nos capacités d'équilibre à rude épreuve. Après 2 km de cahots à desserrer tous les écrous du vélo, on finit par trouver un accès cyclable vers le sommet de la digue et un petit chemin menant à la véloroute, située en contrebas de l'autre côté. 

Chailles... triste mémoire. En 2011 une fête à neuneu avait condamné la piste cyclable, obligeant les cyclos à faire un grand détour via Les Montils pour rejoindre Candé sur Beuvron.

Belle succession de jolis villages sur des petites routes de campagne, pratiquement en site propre. Odeurs de moissons, champs de tournesols, sarrasin, vignes...et pas mal de monde à vélo. 

L'été !

L'été !

A une intersection à l'entrée de Madon on décide de s'arrêter chez Annick, intrigués par sa pancarte.

Difficile de croire que de tels gens existent encore !

Difficile de croire que de tels gens existent encore !

Le lieu est surprenant. Dans une vieille grange 'décorée' de divers vieux objets et où s'empoussière une antique moto BMW tenant compagnie à une Harley rutilante, Annick a installé un frigo, des boissons, des glaçons, un réchaud, du thé et des infusions, le tout à disposition des cyclos et autres voyageurs qui contribuent selon leur bon vouloir, glissant leur écot dans la fente d'un petit cochon rose posé sur le comptoir !

Annick, Maîtresse des lieux à l'accent chantant du midi, a aussi installé une grande table recouverte de nappe papier sur laquelle les uns et les autres, dans toutes les langues, lui expriment leur admiration et sympathie à grands coups de feutres et de crayons de couleur. Les 'œuvres' finies ornent ensuite les murs de la grange ! L'accueil est très chaleureux et visiblement, en déboussole plus d'un....et les WC sont dispos sans supplément ! 

Arrêt fortement recommandé !

Toute la bâtisse est en cours de restauration.

Toute la bâtisse est en cours de restauration.

Faut lire les 4 langues pour vraiment y croire !

Faut lire les 4 langues pour vraiment y croire !

A l'époque c'était du métal...

A l'époque c'était du métal...

Un coup de chiffon, une recharge de batterie et elle repart !

Un coup de chiffon, une recharge de batterie et elle repart !

La véloroute file à travers les champs. La lumière de l'été est éclatante.

La lumière et les couleurs des étés de notre enfance...

La lumière et les couleurs des étés de notre enfance...

Arrêt à Candé pour admirer les vitraux de la belle église Saint Jean.

Plusieurs beaux vitraux dans cette petite église.... ouverte !

Plusieurs beaux vitraux dans cette petite église.... ouverte !

Les derniers kilomètres vers Chaumont sur Loire, notre étape du jour, se font sur de magnifiques pistes en tout venant bien compacté et super roulant. Le bonheur !

Installation à l'hôtel. Patron pas aimable (ou pisse froid) ? A voir... A l'usage, c'est les deux, mon Capitaine ! Heureusement qu'il se rattrape avec un excellent dîner et que l'hôtel est calme... Un peu cher tout de même, mais quand on est au pied du château de Chaumont ....

Notre promenade digestive, qui nous mène vers les jardins du château et sur la berge du fleuve, est vite contrariée par les nuées d'insectes volants, nous obligeant à battre en retraite alors que les dernières lumières de cette très belle journée s'éteignent doucement à l'ouest.

 

Demain il fera beau...

Demain il fera beau...

2 août. Chaumont sur Loire - Ballan-Miré

Mise en route avec le soleil sur une Loire à Vélo bucolique. Champs, bois, vignes sauvages grimpées haut dans les buissons alentour. Sur le plateau ça sent la moisson, les herbes d'été. Petit vent agréable : juste ce qu'il faut.

La journée s'annonce chaude.

Gabares, drôles de barques à fond plat, bancs de sable oblige !

Gabares, drôles de barques à fond plat, bancs de sable oblige !

Loin de tout, au calme sur de supers chemins..

Loin de tout, au calme sur de supers chemins..

Rosiers en bout d'un rang de vigne.

Rosiers en bout d'un rang de vigne.

Amboise est atteinte sans difficultés mais sous une grosse chaleur. On arrive par le haut, derrière le château. Au belvédère, la vue sur la ville et la Loire au-delà est superbe. 

Il faisait très chaud et on avait faim..

Il faisait très chaud et on avait faim..

La supérette, près du pont nous fournit le pique-nique que l'on appréciera sous les grands arbres du remblai surplombant le fleuve.

En face, l'île d'Or.

En face, l'île d'Or.

Vers l'aval, vu du pont.

Vers l'aval, vu du pont.

Avant de remettre en route, rapide tour du centre ville où vécut et mourut Léonard de Vinci. Perchée en haut des murailles : la Chapelle Saint Hubert.

La Chapelle repose sur une très haute muraille.

La Chapelle repose sur une très haute muraille.

Les bois de cerf, décorant la flèche, rappellent le Saint Patron.

Les bois de cerf, décorant la flèche, rappellent le Saint Patron.

Lieu insolite dans une petite rue en haut de la place. Les cavernes résultant de l'extraction du tuffeau offraient certainement une excellente protection en cas de bombardements..

On rappelle l'histoire comme on peut. L'essentiel est de se souvenir.

On rappelle l'histoire comme on peut. L'essentiel est de se souvenir.

Des mètres de roche surplombent l'entrée.

Des mètres de roche surplombent l'entrée.

Autre lieu insolite à quelques kilomètres d'Amboise, le village de Lussault sur Loire.

Ici, bon nombre de maisons sont 'enterrées' sous les couches de tuffeau, leurs cheminées sortant du sol à l'arrière !

Lussault sur Loire.

Lussault sur Loire.

Un mur est coiffé de dizaines de vieilles cafetières en émail..

Un mur est coiffé de dizaines de vieilles cafetières en émail..

Après un passage sur le coteau, dans les vignobles, Montlouis sur Loire n'est plus qu' à quelques coups de pédale...et ça descend.

A Bondésir faut prendre la bonne...

A Bondésir faut prendre la bonne...

Tours n'est plus bien loin.

Tours n'est plus bien loin.

Dans Tours on se perd (comme je l'avais fait la fois précédente)...La signalétique dans le quartier de la gare n'est pas très heureuse.

Résultat, on part sud-est plutôt que sud-ouest.. Des employés des bus et un couple de personnes âgées nous remettent en chemin le long du Cher. La route vers Ballan- Miré est vite retrouvée et après quelques zig-zags nous arrivons à l'étape, à la maison de nos cousins, pour une soirée très très sympa et une nuit malheureusement trop courte, tant on avait de choses à se dire.. 

3 août. Ballan-Miré - Savigny en Véron

Ciel gris, bas et venteux au départ. Mise en route vers 9h30 après une sortie de reconnaissance avec Vincent pour repérer le petit chemin qui mène aux berges du Cher. Le crachin commence fin, comme un brouillard qui 'tombe' et peu à peu devient plus pénible, se transformant en pluie, nous obligeant à revêtir les habits de scaphandrier. La petite route, bordée de champs de soja et d'autres céréales, suit le Cher jusqu'à Savonnières où l'on doit se mettre à l'abri quelques minutes, le temps que le grain passe.

Champ de soja

Champ de soja

Détail d'un pignon.

Détail d'un pignon.

Faudrait pas que ça dure....

Faudrait pas que ça dure....

Très rapidement les nuages bas du matin cèdent la place au ciel bleu et à notre arrivée à Villandry où nous avions prévu de visiter les jardins, c'est grand beau ! Les vélos sont attachés dans le parking à vélos, tenant compagnie à de nombreux autres ânes de métal.

Décrire les jardins est impossible tant c'est beau ! Autant les fleurs y semblent parfaitement à leur place, c'est très curieux de voir des légumes pousser parmi des mini haies de jardins à la française manucurés à l'extrême ! On a une pensée pour les buis qui composent la majeure partie des haies... L'arrivée de la pyrale, une chenille, ennemie mortelle de la plante, doit donner des sueurs froides aux jardiniers du domaine....

Le temps file, nous ne pouvions que faire une brève halte. Il faudra y retourner et y passer la journée !

La première vue du jardin d'ornement...

La première vue du jardin d'ornement...

Le jardin d'ornement

Le jardin d'ornement

Le potager et le Jardin des Simples (herbes aromatiques).

Le potager et le Jardin des Simples (herbes aromatiques).

Le jardin d'ornement

Le jardin d'ornement

L'Amour Tendre

L'Amour Tendre

Au fond, le château

Au fond, le château

Légumes parmi les fleurs

Légumes parmi les fleurs

Sans oublier la vigne..

Sans oublier la vigne..

...ni les poires...

...ni les poires...

Le pique-nique acheté, on file jusqu'au beau village de la Chapelle aux Naux, sur une variété de chemins roulants et moins roulants.. contre le vent, qui entre temps a pas mal forci. A l'entrée du bourg, plusieurs tables sont dispo en contrebas de la route, à l'ombre ou au soleil, au choix. Les habits de pluie sont mis à sécher sur une barrière.

Remise en route pour Bréhémont. Le contraste météo avec ce que l'on avait vécu au matin est saisissant. Vent et soleil nous accueillent. Dommage que le vent soit d'ouest... 

Un des nombreux rassemblements d'oiseaux, tous garés face au vent pour ne pas froisser leurs plumes..

Un des nombreux rassemblements d'oiseaux, tous garés face au vent pour ne pas froisser leurs plumes..

Des gabares de promenade.

Des gabares de promenade.

Gabare de pêche équipée de carrelet.

Gabare de pêche équipée de carrelet.

Après une orange pressée au très sympa magasin de Dominique (Loire Vélo Nature), remise en route pour les quelques kilomètres qui nous séparaient de Savigny en Véron. Le vent devient particulièrement pénible jusqu'à la 'Levée du bois chétif' qui démarre après l'intersection vers le château de la Belle au Bois Dormant à Rigny-Ussé. En sous bois, sur une piste-billard on est protégés et tout devient plus calme.

Le vent, on le voit aussi...

Le vent, on le voit aussi...

C'est si plat que l'on aurait pu croire qu'il s'agissait d'une ancienne voie ferrée..

C'est si plat que l'on aurait pu croire qu'il s'agissait d'une ancienne voie ferrée..

Au bout de la levée un pont traverse l'Indre. Les algues ondoient au fil du courant.

De gros poissons restaient à l'ombre sous le pont.

De gros poissons restaient à l'ombre sous le pont.

Après Néman, c'est direction Avoine sur une départementale bien ensoleillée, à tel point que les tournesols d'un champ qui bordait la route étaient bien mal en point.... ou était-ce la proximité de la centrale nucléaire de Chinon qui les avait contrariés ? (ils lui tournaient le dos...)

La récolte risque d'être bien maigre...

La récolte risque d'être bien maigre...

On commençait à trouver le temps long...

On commençait à trouver le temps long...

Savigny en Véron, notre étape du soir, est atteinte dans la foulée.

"La Magnanerie" est un havre de paix, de verdure et de beauté. Tout a été pensé et réfléchi pour que le voyageur de passage s'y sente bien. Nos hôtes nous reçoivent avec beaucoup de gentillesse. Le repas du soir, partagé avec un couple de Belges de passage, est magnifique, digne des meilleurs restaurants. 

La journée avait été chaude et venteuse. L'extinction des feux ne s'est pas fait attendre... 

4 août : Savigny en Véron - Saint Mathurin sur Loire.

Bien que l'on se soit levés de bonne heure, on traîne au magnifique petit déjeuner préparé par nos hôtes, pleins d'attentions, comme depuis notre arrivée.

Les ânes sont rapidement bâtés. Mise en route vers Candes Saint Martin, située juste de l'autre côté de la Vienne.  

La Vienne et l'église St Martin à Candes

La Vienne et l'église St Martin à Candes

Courte visite de l'église. Un jeune et fervent paroissien nous en fait faire le tour, expliquant avec force détails la vie du Saint patron. 

Continuation par les rues du village où le tuffeau est omniprésent. Très belles demeures. Jardins remplis de fleurs dont les couleurs éclatent par contraste avec la pierre blanc cassé/jaune très pâle.  

Par endroits, les habitations deviennent troglodytes : portes et fenêtres sont intégrées à la falaise dans un joyeux désordre. Les anciennes 'carrières' sont maintenant occupées par des ateliers d'artistes, magasins d'artisanat, produits locaux, cafés etc.. 

La pierre est tendre et se travaille bien, permettant toutes sortes de décorations.

Vitrail de Saint Martin partageant sa cape avec un pauvre..

Vitrail de Saint Martin partageant sa cape avec un pauvre..

Une stèle rappelle aux passants les outils des tailleurs de pierre.

Une stèle rappelle aux passants les outils des tailleurs de pierre.

Entre Candes et Turquant

Entre Candes et Turquant

En contrebas, la pêche va bon train. 

Ne pas perdre le bouchon de vue !

Ne pas perdre le bouchon de vue !

Depuis notre départ nous étions en "Longitude est"... En franchissant le méridien "zéro" de Greenwich, à Parnay, juste avant Saumur, on bascule à l'ouest...n'en déplaise aux irréductibles du Méridien de Paris... 

Autrefois on parlait d'heure GMT, aujourd'hui c'est UTC...

Autrefois on parlait d'heure GMT, aujourd'hui c'est UTC...

Une magnifique fleur de lys coiffe une tour du château de Saumur.

Un détail du château...

Un détail du château...

On ne s'attarde pas en ville. Après un café pris dans la rue du pont et qui a bien aidé à faire passer les carottes râpées et le tabouleh un peu sec du pique-nique de midi, on remet en route, espérant éviter d'avoir à monter sur le coteau. Pas de chance, le chemin au-delà du parc des expos de Saumur entre dans une zone militaire !

Demi tour et petit braquet...

La véloroute passe sur un bras de rivière et monte à travers champs avant de redescendre rattraper le bord de Loire en direction de Cunault/Gennes.

On s'arrête un instant pour admirer le dernière livraison à la pension de chevaux..

Les plantes aquatiques dessinaient toutes sortes de formes sur l'eau noire de la rivière

Les plantes aquatiques dessinaient toutes sortes de formes sur l'eau noire de la rivière

Celui-là n'était pas bien vieux...

Celui-là n'était pas bien vieux...

Un 'papillon trompeur' se pose sur le gant de Sylvie. A première vue je croyais qu'il volait à l'envers..

Un 'papillon trompeur' se pose sur le gant de Sylvie. A première vue je croyais qu'il volait à l'envers..

Arrêt à Cunault pour visiter l'église prieurale. On y croise deux jeunes Alsaciens effectuant un long périple vélo de Strasbourg à Compostelle. Voyageurs insolites et attachants, on passe un long moment à discuter avec eux. Très belle rencontre ! Du coup, on loupe la visite du petit cimetière où est enterré Hervé Bazin.

Curieux fronton au château de Cunault

Curieux fronton au château de Cunault

Franchissant la porte d'entrée on a le souffle coupé tant c'est immense et harmonieux.

Franchissant la porte d'entrée on a le souffle coupé tant c'est immense et harmonieux.

Des glaïeuls s'élançaient vers les hauteurs du chœur

Des glaïeuls s'élançaient vers les hauteurs du chœur

Le ciel n'était plus aussi clément qu'en début d'après-midi. Nos jeunes amis devaient être à Angers le soir même et nous, bien que l'étape soit plus proche, espérions y arriver avant la pluie.

Pas de chance, à Gennes on est obligés de se protéger sous un arbre pour laisser passer le grain. La suite du parcours vers Saint Mathurin sur Loire où nous nous arrêtions pour la nuit ne présentait pas d'attrait particulier, étant la plupart du temps sur la départementale. La veste de pluie sur le dos, les derniers kilomètres furent donc rapidement couverts.


A "La Bouquetterie", Franck, notre hôte, nous attendait avec un photographe et un reporter du Courrier de l'Ouest.... Lors du pique-nique de midi nous avions eu une conversation téléphonique avec lui à propos d'arrangements concernant le repas du soir. Il nous avait demandé si nous accepterions de "poser" pour une photo ou deux et de donner quelques impressions au reporter, le journal préparant un article sur les retombées économiques de la Loire à Vélo. Pas de soucis !

Résultat : après un passage vélo le long du Fleuve durant lequel le flash du Nikon a crépité à plusieurs reprises et quelques commentaires sur notre ressenti, nous nous sommes retrouvés dans l'édition du mardi suivant... (une précision tout de même concernant la photo : Sylvie avait déjà retiré ses sacoches...).

L'accueil de Franck fut exceptionnel tant il se soucie du détail et du bien-être de ses visiteurs. Ses attentions concernant le dîner et la composition du petit-déjeuner étaient totalement inattendues mais en revanche fort appréciées. Merci à lui de nous avoir rendu cette dernière étape si agréable.

 

Extrait du "Courrier de l'Ouest"....Frimeurs !

Extrait du "Courrier de l'Ouest"....Frimeurs !

5 août : Saint Mathurin sur Loire - Saint Nolff.

Au petit déjeuner on se retrouve autour d'une table de 14 couverts, pleine de bonnes choses ! Notre super hôte a bichonné Sylvie, lui préparant un petit déjeuner perso ! Vraiment très sympa. L'adresse est à recommander chaleureusement !!

Mise en route vers 9h20, direction Angers où le TGV de Paris devait nous déposer à Nantes. Belle campagne qui s'éveille le matin après la pluie de la nuit. Tout est clair et propre. 

La vallée de l'Authion, affluent de la Loire, est connue pour ses productions grainetières. Les fleurs et autres plantes sont réduites à n'être que des  'porte-graines'. On attend la fin de la floraison pour récupérer les graines qui serviront de semence. La fleur n'est donc pas cueillie mais fait le régal des yeux au passage. 

Les gros pavés de couleur décorent une route plutôt monotone..

Les gros pavés de couleur décorent une route plutôt monotone..

Détail du Monument aux Morts de La Daguenière.

Détail du Monument aux Morts de La Daguenière.

A La Daguenière, une variante de la véloroute permet (normalement) de rattraper la gare d'Angers.

Très vite, les choses se compliquent et une erreur de signalétique nous expédie dans un chemin qui se termine en cul de sac, nous obligeant à rebrousser chemin, des arbres obstruant la voie.

Peu après le pont de Sorges, un panneau indique une déviation de la piste et on se retrouve à faire des kilomètres plein est en sous bois avant de trouver le moyen de repartir dans la bonne direction. L'entrée dans Angers est interminable. La gare est enfin atteinte, un pique-nique acheté et les cyclistes en place sur le quai, prêts à sauter dans le train dès son arrivée.

Le cul de sac était en bas de la digue. Impossible, à moins de débâter, de monter sur la digue avec les vélos..

Le cul de sac était en bas de la digue. Impossible, à moins de débâter, de monter sur la digue avec les vélos..

Le pont de Sorges

Le pont de Sorges

Le saut de puce jusqu'à Nantes se passe sans problèmes. De plus, on avait 18 minutes pour passer d'un quai à l'autre pour attraper le TER de Quimper... On abordait donc le changement de train avec confiance et sérénité...

C'était sans compter que le TER (court) était blindé et que devions être une bonne dizaine de cyclistes chargés comme des mulets.

Après bien des difficultés et un contrôleur sympathique et arrangeant, nous avons finalement réussi à monter les vélos tout chargés sur la plateforme devant la porte, changeant de place à chaque gare afin de permettre aux uns et aux autres de monter ou descendre...

Sylvie avait faim... Debout, maintenant son vélo d'une main, elle réussit à manger la salade qu'elle s'était achetée, se servant de sa sacoche de guidon comme table. Fallait juste faire attention aux secousses et coups de freins...

Après Savenay, Pontchâteau, Redon et Questembert on arrive finalement à Vannes, terminus du voyage, heureux de nous extraire du wagon et de mettre en route pour les derniers kilomètres du Périple 2017.

Le périple 2016 fut la première exposition au virus. La 'cuti' de cette année fut totalement positive. L'an prochain s'annonce déjà sous d'excellents augures.

 

Wagon restaurant TER Nantes- Vannes

Wagon restaurant TER Nantes- Vannes

Gare de Vannes : 2017 Game over soon !

Gare de Vannes : 2017 Game over soon !

Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Paris - Bretagne en Vélo - 2017

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Angelilie 10/09/2017 18:55

beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte et un enchantement.N'hésitez pas à venir visiter mon blog (lien sur pseudo)
au plaisir