Espagne et Portugal en vélo : 1 400km de reliefs 'physiques' et de chaleur. Lisbonne-Santiago de Compostela

Publié le 6 Juillet 2014

 

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Espagne et Portugal en vélo. 1 400 km de reliefs 'physiques' et de chaleur.

 

29 juin 2014. Lisbonne - Santiago de Compostela en voiture.

 

La voiture de location est devant l'hostal à 8h30. Contrat signé. Pour ne pas effrayer le louageur on attend qu'il soit parti pour préparer le transport... sièges démontés, bâches en place... La Clio break est trop courte pour y mettre les vélos tout montés. Les roues avant sont retirées, le restant est enfourné tant bien que mal par le hayon avec moultes précautions pour ne pas abimer le véhicule ou les ânes de métal. Les sacoches calent le tout evitant ainsi chocs et casse.

 

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Après plusieurs tentatives sous les yeux de badauds incrédules, tout est rentré !

 

La sortie de Lisbonne est un jeu d'enfant car les routes vers le nord, avec Porto comme première destination, sont très bien indiquées.

Trajet sans problèmes sur des autoroutes excellentes. Plusieurs péages en route...  Paysages magnifiques. Vigo est très sympa et semble très actif. Dommage que les ferries boudent le port.

Plus on s'approche du nord, plus le relief devient sérieux. A certains endroits on se croirait en Suisse tant c'est vert et les 'chalets' fleuris. Ce ne sont plus de simples collines qui nous entourent mais de la petite montagne, très boisée.

L'idée première de rejoindre la frontière en train et de parcourir les 75 km restants en vélo n'aurait pas été très réalisable dans le temps qui nous était imparti.

 

16h00 locales : on entre dans Saint Jacques. Le ciel est chargé mais il ne pleut pas.

La température en a pris un coup...

Rapide tournée en ville limitée aux rues accessibles en voiture. Beaucoup de monde portant anorak, poncho ou autre vêtement de pluie. Beaucoup de sacs à dos. Très vite on quitte le centre pour prendre une chambre en périphérie.

Les vélos sont déchargés, remontés et mis en sécurité..les sacoches déposées dans la chambre. On fait le plein d'essence de la voiture que l'on gare au pied de l'hostal en attente de récupération par le louageur.

 

La logistique assurée c'est un départ vers le centre ville, cette fois avec les vélos qui "répondent" bien différemment, sans leur chargement habituel.

Dès la rue principale quittée, on se retrouve rapidement à pousser les ânes parmi la foule, dans les ruelles étroites menant au "saint des saints":  la cathédrale, Praza do Obradoiro.

Pas mal de "Palais du Rosaire" vendant toutes sortes de souvenirs :  cannes, coquilles, magnets pour frigo, cartes postales, porte-clefs, colliers, bracelets, drapeaux et autres objets made in China mais tous vendus à prix d'or.. Le Temple est bon pour les marchands... Le 'Bazar Tanger' garantit les prix les plus bas...

 

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Ils proposent tous la panoplie du parfait pèlerin...

 

Les restaurants se bousculent dans la Rua do Franco.. La cathédrale est fermée mais la boutique de souvenirs est bien ouverte !

Commerce, commerce, commerce... mangeant la laine sur le dos des pauvres bougres hagards de fatigue, épuisés par leurs 70 jours de marche, les pompes explosées, scotchées au ruban adhésif, fauchés par les ponctions journalières des albergues et autres profiteurs du système.

Les bâtiments sont gris, les pierres couvertes de lichens. La cathédrale est en travaux, une de ses flèches recouverte d'une bâche. Heureusement le ciel se dégage en fin d'après-midi. Sans soleil, l'endroit est prèsque lugubre. 

 

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Le bout du Chemin...  la cathédrale...

 

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Beaucoup de contradictions entre le luxe d'un "Parador hostal dos Reis Catolicos", hôtel cinq étoiles occupant tout un côté de la place de la cathédrale, abritant les "pèlerins des derniers 100 km",  et le dénuement des "authentiques" ayant concrétisé leur rêve, après un parcours à pied de mille ou mille cinq cents kilomètres....

 

Rapide petit tour en ville.

 

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Même ici ils ne peuvent pas s'en empêcher....

 

Quelques photos au Convento de San Francisco, lui aussi affublé de son quatre étoiles, plus modeste, préséance oblige...

 

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Convento de San Francisco

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Partie haute du retable

 

Drôle de première impression. On verra si elle se confirme demain !

 

 

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... "et la Lune alla se promener seule, pour muser avec l'étoile du matin..."

(Chanson folklorique letto-lithuanienne)

Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Espagne et Portugal

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Commenter cet article

Teresa Stokes 07/09/2014 15:22

Breathtaking last photo here