Paneuropa Radweg - Paris - Praha en vélo 2.1 Allemagne

Publié le 6 Septembre 2011

J8

4 Mai 2011 (pas 1949…)  Jour de mes 62 ans !

Waltenheim sur Zorn – Freistett, Allemagne, 66km, 04h25, 14.4km/h.

Très beau, chaud et venteux…

Via Canal Marne au Rhin, …Souffelweyersheim…, Parlement Européen, centre ville Strasbourg, Petite France, Pont de l’Europe, Kehl, Piste du Rhin, Auenheim, un bout de la 36 à hauteur de Rheinau et finalement hôtel à Freistett.

Après une salutaire et longue descente de notre verger-bivouac « Un milliard d’étoiles, NN », reprise de la piste le long du canal.

Péniches dans la brume et superbes contre-jours comme souvent le matin.

La péniche ’Espérance’… était-elle là pour nous narguer, nous encourager ou pour me donner à réfléchir sur l’avenir tout au long de cette journée de mon soixante-deuxième anniversaire ?

Longue route plate et super roulante jusqu’au ‘Raisin d’Or, l’établissement de Madame Huberschwiller, situé à Souffelweyersheim (à vos souhaits …) pour café et tartines..

Encore quelques coups de pédale et on est face au Parlement européen, gigantesque monument en acier et verre, froid, vide et impersonnel…

Un tour rapide dans le ‘patio’ ovale au centre, quelques photos… Déception de ne pas avoir pu faire tamponner nos carnets dans ce lieu hautement symbolique, tout de même. On quitte la bâtisse plantée au milieu de nulle part, direction le centre ville, non sans avoir remarqué malgré tout que les Anglais ne font rien comme les autres, ayant suspendu un Union Jack à la fenêtre d’une de leurs cellules…

Cette première impression de la capitale européenne est rapidement oubliée lorsque l’on arrive dans la vieille ville…Extraordinaire cité de vieilles maisons à colombages, de rues pleines de vie, de parcs ombragés.. magnifique Cathédrale en grès rouge, finement ciselée ; horloge astronomique et orgues splendides… Faudra y retourner !

Après un passage à la FNAC pour racheter un appareil, la batterie du vieil IXUS ne tenant plus la charge, on fait une incursion dans la Petite France, ses canaux, ses ruelles…

A la mi-journée on passe le Rhin sur le mythique Pont de l’Europe et notre première vision de l’autre rive est une mosquée plantée à l’entrée de Kehl, ses deux minarets dressés vers le ciel… Les temps changent.. !

Un superbe sandwich à la saucisse et une bière seront le premier repas allemand, pris au soleil dans une zone piétonne du centre-ville de Kehl.

Coups de tampons au SI et direction « le nord » sur la digue qui longe le Rhin. Vent de Face, bien sûr !

Au travers de Rheinau, la piste quitte le Rhin et on se perd sur la 36 avant d’atterrir, via un chemin champêtre, à Freistett, où la Gasthaus Zum Waldhorn nous attend !

Fourbus, sales, on met les tentes à sécher dans la cour. Douche, lessive, vélos garés en box… Le Paradis !

Le repas du soir arrosé de vin local sera la cerise sur le gâteau de cette journée du 4 mai. Bien crevés, on ne traîne pas. Extinction des feux à 22h00 !

  

 J9

5 mai 2011. Freistett – Durlach, 76km, 05h31, 13.9km/h

Très beau temps.

Via Memprechtshofen (sur la 36), Helmlingen, Piste de bord de Rhin, Greffern, travers Söllingen, Iffezheim, Rastatt, suite erreur: Otigheim, travers Muggensturm, la 3, Ettlingen et camping à Durlach.

Quelques coups de pédale sur la 36 pour rejoindre Helmlingen puis on longe le Rhin jusqu’à Iffezheim puis c’est la piste cyclable de la 36 jusqu’à Rastatt.

Très belle ville avec un beau château etc… A la sortie de Rastatt on se perd et on atterrit à Steinmauern, puis Otigheim via un bois où un couple de promeneurs nous indique la route à suivre (pas meilleure que la nôtre en fin de compte) …

A la sortie d’Otigheim on retrouve la 36 puis la 3 où l’on s’arrête pour un Pique Nique le long d’un étang.

La 3 nous mène, vent de face NE oblige, vers Ettlingen, très super ville jumelée avec Epernay.

Les employés du SI sont très accueillants et sympas et nous fournissent cartes et coups de tampon.

On remet en route sur la piste cyclable de la 3 en direction de Durlach ‘Camping AZUR’.

A une intersection, pendant que je demandais la route, Daniel avance et on se perd de vue. On se retrouvera un peu plus tard, au camping, arrivés par des chemins différents.

Courses faites, comme d’hab, avant l’arrivée au camping , dans super hard discount.

Montage de la tente, DOUCHE !!!

Aujourd’hui on a dû passer la moitié du parcours, longeant des champs d’asperges, des prés et des bois. Curieuse cueillette des asperges, recouvertes de bandes de plastique foncé pour éviter l’exposition au soleil. Le plastique n’est levé qu’à l’endroit de la cueillette par un traîneau qui glisse entre les buttes.

La campagne, comme les villes, est propre et ordonnée…

Les belles villes de Rastatt et Ettlingen valent le détour, comme on dit.

Le bonheur d’être en vélo permet d’en faire le tour sans perte de temps et de ne rien louper (surtout quand on se perd..)

Gens très accueillants qui nous remettent sur le bon chemin offrant même de nous emmener là où on veut aller (Mairie de Rastatt…)

Installés à l’unique table de pique nique de la section ‘tentes’ du camping, on fera fuir un couple de jeunes Allemands quand les réchauds mitonneront notre tambouille à € 1.5… à moins que ce ne soit l’odeur du camembert, ou la vue de la bouteille de vin rouge…

Super bien dormi malgré proximité de la Deutsche Bahn et de différentes routes..  

 

J10

6 mai 2011.  Durlach-Heidelberg, 86km, 05h56, 13.5km/h

Très beau temps

Via piste cyclable longeant la 3..  Weingarten, Untergrombach, Bruchsal, Ubstadt, Bad Schönborn, Leimen puis Heidelberg par l’avenue du QG américain et camping ‘Heidelberg’

Partons à la fraîche de Durlach (07h15), direction Nord via les villes précitées et arrivons dans les faubourgs de Heidelberg, par le sud, vers 13h00. Au départ du camping on croise un extraterrestre sur un vélo couché, caréné par ses soins, un peu comme s’il avait coupé une lessiveuse en deux pour faire un capot à son engin.. Boulot de cochon qui lui fera rouler la tête à la première embardée… Des Japonaises un peu paumées… auraient-elles loupé le bus pour le Mont Saint Michel ?

On a fait une entorse à la Radweg en suivant la 3 plutôt que de passer par Speyer etc..  Nombreux détours de piste en route, passant tantôt à droite, tantôt à gauche de la 3.

Bruchsal et Bad Schönborn sont de belles villes avec une architecture pastel…

Traversées de forêts sur longues pistes droites ; marquage parfois difficile à suivre : quelques km de trop, c’est sûr. Route quelque peu monotone.

Les abords de Heidelberg sont un cauchemar. Plus de pistes : route très chargée et obligation de ‘trottoir partagé’. Faut faire deux fois plus attention que sur la route…

Le sud de la ville appartient aux Américains dont le QG Europe borde l’avenue sur plus d’un kilomètre. Une ville dans la ville avec immeubles d’habitation, écoles, terrains de sport, de jeux et probablement magasins et tout le reste.

La façade de l’entrée principale, à gauche est intéressante. J’en fais une photo et entends aussitôt un sonore « hey you ! » venant du poste de garde de l’autre côté de l’avenue… « me ? » que je leur réponds… « you ! » qu’ils confirment. Obligé de traverser avec le vélo et les sacs et d’effacer la photo devant eux (ils vérifient même, ces paranos que je me suis bien exécuté).

On ne rigole pas avec les secrets, même si on a toute la base en détail sur Google Earth… non mais !

Daniel, qui avait avancé, se demandait.. et était entrain de faire demi-tour. Quand je l’ai rejoint et lui ai expliqué l’affaire, il a eu des mots tendres pour les Yankees...

Un casse-croûte dans un Turc, un passage au SI à la HauptBahnhof suivi par une virée dans la vieille ville complètent la visite.

Pas question de monter au château : il est en cours de restauration et la côte pour y accéder est presque verticale !

Très belles maisons sur la berge opposée au château : plutôt du style ‘années trente’ malgré tout !

A 16h30, n s’établit dans le 1er camping trouvé le long du Neckar : sympa mais très rustique et un peu léger pour une ville comme Heidelberg ; situé en contrebas d’une route passagère mais donnant directement sur le Neckar très actif.  

(On aurait dû aller un peu plus loin, à 5-6km, à Neckargemünd… next time !)

Une fois la tente montée et la douche prise, courses pour le ‘dîner’ au Aldi en face.

Très belle journée, hormis l’épisode US. Acacias et marronniers en fleur, senteurs des champs. Quelques « Besenwirtschaften », estaminets aux balais, signalés par un balai de bouleau accroché à leur enseigne. (viticulteurs ouvrant leur exploitation aux visiteurs pendant une courte période de l’année…). Mais nous, on ne boit pas de ce vin là.. Je me souviens que mon ami Markus m’avait dit, il y a plusieurs années, que certains vins rouges de la région faisaient exploser la tête, alors pour nous ce sera du vin français !  

 

 J11

7 mai 2011.  Heidelberg – Heilbronn, 92km

Chaud et beau

Via Rives du Neckar: Neckargemünd, Neckarsteinach, Hirschhorn, Eberbach, Zwingenberg (bac), Neckargerach, Diedesheim-Schreckhof, Hassmerscheim, Bad Wimpen, Heilbronn et camping de Neckarsulm.

Partons de bonne heure -7h15- après une nuit agitée par la goulash Aldi… (levé à 2h du mat pour une promenade au clair de lune: les sanitaires étaient à l’autre bout du camping…)

Pas de rosée. Magnifique piste le long du Neckar, plaines, forêts, quelques raidillons.

Enormes péniches sur la rivière transportant de la ferraille et d’autres marchandises.

Nombreux châteaux perchés haut sur les berges, vignes..

Hirschhorn, au matin est un enchantement. Reflets des maisons à colombages dans l’eau.. Il faut voir tout ceci le matin, car la berge ‘intéressante’ fait face à l’est. En après-midi ce ne serait plus pareil…

Au détour d’un chemin on rencontre un jeune Flamand, affairé à essayer de réparer son rowing-bike (rowing-bike.com pour les curieux..), drôle de machine qui se déplace un peu comme un 8 barré, sauf que le cycliste qui le pilote est tout seul sur sa machine à ramer et barrer…

On rame avec les jambes et les bras. Un entraînement par câbles sur les poulies de la roue arrière met l’engin en mouvement. Simple et compliqué à la fois !   Il pensait se rendre en Inde mais n’en était plus tout à fait sûr ! On le remet en selle et il nous double à grand coups de rames pendant notre pause déjeuner… Bonne chance l’ami.

La pile de mon compteur rend l’âme. Arrêt à Eberbach pour y remédier et pour le petit déj. qui commençait à appeler au secours..

Succession de petites villes toutes plus belles les unes que les autres.. Imposant château de Zwingenberg et bac pour passer de l’autre côté. Jean Marc avait raison : la piste s’arrête face à la rivière et puis plus rien ! Pour un euro on sera parmi les derniers à emprunter le bac car un pont tout neuf enjambe maintenant la rivière. Mise en service prévue fin mai, début juin.

Dommage, le bac avec son câble de retenue et sa traction par chaînes allant d’une berge à l’autre était bien sympa.

Continuation le long du splendide Neckar : le trajet emprunté est appelé la Romantike Strasse, nous arrivons à Hassmersheim. Une dame nous fait le plein des gourdasses et nous informe que la ville est jumelée avec Chartres de Bretagne !

Le monde est petit ..

A la sortie du village, une petite troupe de jeunes poussant un landau lourdement chargé de caisses de bière, nous en offre une : ils enterraient leur vie de jeune fille et de garçon et subissaient les épreuves. Arrêt sympa, photos  et remise en route les jambes un peu lourdes tant il faisait chaud.. pas raisonnable de boire une bière en pleine chaleur..

Bad Wimpen : SI fermé. Une photo du nom de la gare juste derrière nous propulse dans les années ’30...

Derniers coups de pédale en direction de Neckarsulm qui sera atteint via Heilbronn et les énormes cheminées de la centrale thermique. Passage au Lidl pour les courses. Vélos garés dans la galerie marchande.

Installation au camping après une errance interminable pour le dénicher et … DOUCHE !

Super journée et magnifique parcours le long du Neckar !  Certainement la plus belle étape jusqu’alors !

 

 

 J12

8 mai 2011. Neckarsulm – Schwäbisch Hall, 59km

Très beau Temps

Via  Weinsberg, Obersulm, Lowenstein, Wustenröt, Mainhardt, Michelfeld puis Schwäbisch Hall et camping à Steinbach.…

Règle d’or : toujours revérifier les indications fournies… Next time..

Partis de bonne heure du camping assez bruyant, cause beuveries du samedi soir, on prend la bonne route via Weinsberg et Obersulm où on s’arrête sur la place pour le café du matin.

Carrefour à la sortie de Obersulm : dilemme..indication douteuse.. (le parcours Radweg via Bretzfeld, Ohringen, Waldenbourg passera à la trappe au profit d’un parcours autrement plus sportif !)

Un cycliste nous indique la route (certainement un revanchard de 1945, car on était le 8 mai…) et nous envoie sur Lowenstein, qui contrairement à ce que l’on pourrait penser, n’est pas dans une vallée, mais sur une hauteur impossible…

Cela entraînera des pieds à terre successifs car la côte était vraiment trop raide.

Sur la place on rencontre Gehrardt, très sympathique et brave cycliste retraité, qui nous remet sur le bon chemin, traçant sur le bitume, à l’aide d’un vieux bout de tuile, la succession de patelins à traverser pour arriver à SH.

Il nous accompagnera même, par un raccourci, jusqu’en haut d’un col pour nous éviter des suées inutiles. Merci Gerhardt !

Le parking du col est un lieu de rassemblement de motocyclistes de tout poil, tous âges, tous sexes.. Nos dragons d’asphalte faisaient tristounets avec leurs pneus de 700, garés parmi les monstres rutilants équipés de « pneus de tracteur ».

Un coca et on poursuit sur Wustenröt, Mainhardt, Michelfeld, par une suite de montées et de descentes (plus de montées que de descentes…), à une altitude moyenne de 500m.

Un coup d’air dans les pneus à une station Aral : pas sûrs de la manœuvre car le système était bien différent des autres et les instructions, toutes en Allemand. Je pense même qu’on a dû les dégonfler plutôt que l’inverse.

A Schwäbisch Hall un jeune nous indique que le camping est situé en réalité à 2 km au sud de la ville, à Steinbach.  Remise en route pour un dernier coup de cul par une ultime côte.

Camping atteint à 13h30 environ. Fermé jusqu’à 15h00 mais le patron nous invite à nous installer dans l’intervalle. On verra les paperasses plus tard.

Camping absolument splendide, super équipé, le meilleur : seul hic : fallait des jetons pour l’eau chaude dans la douche.. ce sera donc une douche froide ; pas question d’attendre 15h00..

Retour à SH pour une visite de la ville, cette fois-ci en longeant la rivière….

Super parcours plat passant par des chemins forestiers, des parcs, des ponts couverts etc..

La ville est très, très belle ; d’autres qualificatifs seraient superflus !

17h00 : une bière et un peu de repos avant d’affronter le repas du soir au resto du terrain de foot d’à côté où un ‘grand match’ venait de se terminer.

Les supporters beuglards ont continué à encourager leur équipe à l’estaminet du terrain de foot jusqu’à tard dans la soirée, chantant de plus en plus faux !

Heureusement que les ‘mamans’ étaient là pour les convaincre que le match était fini depuis un certain temps, et les ramener !

A 22h00 extinction des feux

Journée de kolossale transpiration due au relief et à la chaleur !

Journée de gala pour Mercédès, Audi et BM dans toutes leurs déclinaisons… préférablement décapotables et blanches.. On avait souvent l’impression de gêner ces messieurs/dames avec nos escargots en surcharge quand ils devaient attendre, piaffant nerveusement derrière nous dans l’attente (interminable) de nous doubler, les quelques fois où on a dû rouler sur la route…

Heureusement pour nous, c’était le jour de la Victoire !

 

 

 

Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Paris - Prague en vélo

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