Paris-Leipzig en vélo. J1: Paris-Namur, via Maubeuge

Publié le 30 Septembre 2012

 

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11 juillet 2012: Paris - Maubeuge en Train. Maubeuge - Namur en vélo.

 

C'est reparti !  J'avais dû interrompre le voyage de printemps à Charleroi et laisser Daniel filer seul vers le Danemark, la Suède, la Pologne avec retour en France via Berlin. Cette fois-ci c'était à mon tour de reprendre le parcours que j'avais préparé, là ou je l'avais interrompu, l'objectif étant de relier Paris à St Pétersbourg en 3 étapes, étalées sur 3 ans. La première partie du voyage est relatée dans des articles précédents.

 

Démarrage au petit matin du 11 juillet après avoir bâté le mulet en aluminium et embrassé ma femme qui était descendue immortaliser le départ.

 

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Je partais seul, loin, longtemps: elle n'était pas trop rassurée, mais j'avais bien préparé mon parcours et me sentais sûr de mes capacités à mener le voyage à bien. C'est dans la tête que ça se passe et l'expérience acquise avec Daniel l'an dernier sur notre Paris-Prague allait maintenant être mise à l'épreuve !

Pas grand monde dans Paris à 7:00h du matin au mois de juillet, sous un crachin breton épais et tenace. Ciel bas et gris...

Gymkana pour monter le vélo dans le TER. Le compartiment n'est pas très grand et les portes sont étroites. On part à l'heure à travers une France pas très ensoleillée..

A Compiègne ça se lève un peu. (Une stèle en gare de Compiègne rappelle de bien tragiques moments de notre histoire...)

 

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Débarquement à Maubeuge. Harnachement de la bête.

Cris du chef de quai qui engueulait copieusement deux Hollandais qui circulaient sur le quai de la gare en vélo. Il menace de les obliger à emprunter les escaliers pour sortir de la gare... finalement, tout s'arrange et on passe sur les voies, ce qui est quand-même plus simple.

Essai de coup de tampon sur mon carnet de voyage pour marquer ce nouveau départ. Abandon, car un vieux tromblon n'en finissait pas de casser les pieds au préposé du guichet pour un voyage en septembre à Angers... d'ici-là...

Mise en route par la véloroute de la Sambre sous un ciel un peu moins triste.

Office du tourisme de Jeumont fermé: pas de tampon là non plus... mais belle réalisation d'un sculpteur local ayant plus l'air d'une arnaque aux fonds publiques que d'une oeuvre d'art....

 

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Je file sur la piste que j'avais déjà parcourue en mai et à Thuin, comme convenu, je retrouve l'équipe de Cyclotrans-Europe qu'Erick accompagnait de Köln à Paris.

Un coucou sympa. On se quitte et je me resouds à monter à l'office du tourisme perché en haut d'une côte en pavés impossible à monter à vélo. Le cavalier et la mule arrivent en haut pantelants, transpirants espérant que l'OT ne serait pas fermé pendant le midi.

Coup de tampon; quelques photos et me voilà reparti vers Charleroi passant par le complexe bordant la Sambre. On ne peut pas le louper... c'est grandiose !

 

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Les abords de la ville côté ouest n'étaient pas plus gais qu'en mai: grosses usines un peu plus en ruine, recyclage métaux, chargement de barges énormes, fumées... Une péniche manoeuvrait à grands coups d'hélice pour, semble-t-il, se dégager d'un pont mal jaugé... encore une dizaine de mètres et elle n'avait plus de cabine...

 

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Quelques soucis pour retrouver la continuation du halage après la gare, mais avec l'aide d'un Louison Bobet de passage tout s'arrange. Le couloir était quand même étroit... et les marches n'arrangeaient rien.

Le Ravel (véloroute en Wallonie), suit la Sambre bordée de grosses industries de recyclage, de chantiers navals, de cimenteries et d'énormes usines en tout genre. Pas très bucolique tout ceci, hormis de rares endroits.

 

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De plus, la piste est constituée de plaques de béton parfois disjointes..Ca secoue pas mal! Près de Namur j'ai été obligé de quitter le Ravel et de circuler sur la Chaussée de Charleroi: un enfer !!!

 

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17h30: arrivée chez Micheline et Vincent. Accueil très généreux et sympathique. On discute. Des amis nous rejoignent. On dine et on repart tous ensemble faire une promenade (à vélo) digestive, car je devais dormir chez les amis qui nous avaient rejoints. Montée à la Citadelle... sans commentaires.... J'ai dû pousser le vélo dans la dernière partie de la côte.. mais une fois en haut, quelle vue extraordinaire sur la ville et sur la Sambre qui se jette dans la Meuse à nos pieds ! Magnifique soleil couchant... (ça s'était un peu arrangé l'après-midi).

 

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Descente et parcours à travers la vieille ville pratiquement déserte à 21h00. Faut dire que la météo n'arrangeait rien. L'escargot de Djoseph et Franchwès ne s'était pas sauvé de sa cage...

 

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Au lit à 23h15 après cette première étape de 107 km.

Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Paris - Leipzig en vélo

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Commenter cet article

lorday25 01/07/2015 18:48

le seul vrai avantage de l'art contemporain? Ca coûte une fortune et les cambrioleurs n'y connaissent rien..... Salutations John