Espagne 2026, à vélo le long des Pyrénées. 2ème partie

Publié le 5 Octobre 2026

Le bandeau du voyage

Le bandeau du voyage

26 juin 2026. Ochagavia - Esterençuby (France), via Ezcaroz, Aribe, Fabrica de Orbaizeta, Azpegi, Iropile (frontière).

Petit déjeuner sérieux car dès le départ ça monte pendant 12km depuis Ezcaroz, jusqu'au col de Remendia. Heureusement ça redescend sur une très belle route jusqu'à Aribe où l'on s'arrête pour faire des courses pour le pique-nique, dans un Carrefour market particulièrement démuni.. 

A partir d'Aribe la route démarre relativement à plat, puis ça se corse. Les paysages alentour sont splendides. Il y a très peu de circulation.

Arrêt à la Fabrica de Orbaizeta, ancienne manufacture de poudre à canon et de munitions. Il n'en reste que des ruines. Quelques mètres plus haut, la route débouche sur une place. Hormis l'église plantée à une extrémité, il y a quelques maisons, un petit centre d'information touristique et un bar-restaurant. Moyennant l'achat de la boisson, le patron nous permet de nous installer sous un grand parasol pour déjeuner. 

Dès le premier virage après l'église ça commence à monter "grave"... Succession de pentes infernales et sans fin avant de déboucher des bois sur d'immenses pentes herbeuses où la roche affleure. De nombreux bovins et Pottoks y vivent paisiblement, en liberté, gratifiant les rares visiteurs d'un tintamarre de cloches ininterrompu.

C'est très beau, même si, pour atteindre ce 'Paradis', nous avons dû utiliser l'assistance max. de nos vélos dans certaines côtes. Ca se mérite !

On pose les vélos sur le haut de la bosse pour admirer les paysages grandioses qui s'offrent à nos yeux de chaque côté de la frontière. Les troupeaux paissent un peu partout. Les petits poneys se mêlent à eux dans une belle harmonie, leurs crinières ébouriffées par le vent chaud. On n'avait pas envie de quitter ce lieu magique, où, il y a bien longtemps, l'homme a érigé des cromlechs !

La descente vers Esterençuby se fait debout sur les freins, par la D428, petite route très étroite et très pentue. Le revêtement n'est pas top. Pas question de se laisser entraîner et de louper un des nombreux virages.

Les paysages sont extraordinairement beaux avec les ombres de nuages filant sur les crêtes et dans les vallées, changeant sans cesse les couleurs du sol. On y serait resté pendant des heures.

On descend la côte à toute petite vitesse pour ne rien louper, pour emmagasiner toute cette beauté.

On ne peut pas rater l'hôtel, situé sur la rive droite de la Nive, tout près de sa source.

L'installation se fait rapidement. Le torrent nous berce. La nuit sera reposante !

Cette deuxième partie d'étape, d'Aribe à Esterençuby, restera pour nous une des plus belles du périple.

Demain soir nous aurons bouclé la boucle, heureux d'avoir entrepris ce voyage, ayant beaucoup appris sur nous-mêmes et sur nos montures.

L'an prochain il faudra en tenir compte.

Dans la montée après Ezcaroz

Dans la montée après Ezcaroz

Un haut de la butte, avant la descente vers Aribe

Un haut de la butte, avant la descente vers Aribe

Le domaine des Pottoks

Le domaine des Pottoks

Le petit tenait à peine sur ses jambes.

Le petit tenait à peine sur ses jambes.

Un ciel immense

Un ciel immense

Une belle harmonie

Une belle harmonie

Au col !

Au col !

Un cromlech au milieu de nulle part !

Un cromlech au milieu de nulle part !

Passage obligé de plusieurs véloroutes

Passage obligé de plusieurs véloroutes

Vues extra vers le côté français. On y serait resté des heures !

Vues extra vers le côté français. On y serait resté des heures !

Paysages d'ombres et de lumières

Paysages d'ombres et de lumières

"Libre circulation" des cochons de l'hôtel

"Libre circulation" des cochons de l'hôtel

27 juin 2026. Esterençuby - chambre d'hôte du 1er soir, près de Biarritz.

Le retour se passe sans encombres, la route via Saint Jean Pied de Port étant le plus souvent en faux-plat descendant. La chaleur, bien inférieure à ce que nous avions connue en Espagne, est cependant difficile à supporter du fait de l'humidité du côté français des Pyrénées.

On s'arrêtera le midi dans un Logis de France à Itxassou. Excellent déjeuner.

Remise en route pour les derniers kilomètres. Pas mal de montées et de descentes pour nous rappeler que la terre n'est pas plate.

Arrivée chez nos hôtes en milieu d'après-midi. On nous fait la fête !

Quelque part  je pense qu'on l'a méritée, surtout Sylvie qui une fois encore a prouvé que le cyclotourisme (dans les Pyrénées et ailleurs), c'est aussi une affaire de mental !

Quittant Esterençuby le matin du dernier jour !

Quittant Esterençuby le matin du dernier jour !

Quelques notes concernant notre expérience "vélo électrique". Autres approches du voyage sur un VAE.

Le VAE n'est pas une Mobylette. Il faut pédaler pour avancer !

Ce que nous avons appris à l'usage :

Pédaler sans assistance n'est pas aussi fluide que sur un vélo classique à cause, essentiellement, du poids de la bête. D'autre part il y a une impression de freinage continu, comme une espèce de frein moteur. 

Il faut une bonne pente en descente avant d'avoir l'impression de faire de la vraie "roue libre".

La batterie a ses limites et oblige à bien préparer les étapes, par exemple :

On peut facilement faire 100km en plaine, vélo peu chargé, sur une recharge de batterie, et avoir encore un peu de réserve en fin de parcours.

La montée de St Jean Pied de Port au col d'Ibañeta (27,2km) a consommé 55% de la charge totale de ma batterie, soit environ 2% par kilomètre (en position 2 et parfois 3 de l'assistance), d'où une autonomie théorique de 50 km pour une charge complète (batterie 625Wh). En fin de trajet complet de 69km, il restait une autonomie d'environ 4%, soit batterie pratiquement vidée.

A charge complète de la batterie (625Wh) :

  -Le poids du vélo + sacoches + cycliste

  -La chaleur...

  -Le relief (et mode d'assistance choisie)....

...influent considérablement sur la distance pouvant être parcourue.

 

Autres approches pour les voyages futurs :

Changer de batterie : en prendre une avec plus de capacité. Problème : Coût !!

A l'avenir, mieux appréhender les paramètres pour déterminer les distances franchissables.

Ne pas oublier de charger la batterie à la fin de chaque étape, une fois celle-ci refroidie !

Je pense que 50km par étape, dans les conditions vécues durant ce voyage, sont un max. (Poids du vélo+4 sacoches+sacoche de guidon+2 gourdes+relief et chaleur).

... et ne pas oublier de couper l'assistance dès que la pente de descente le permet. Tous les Watts économisés seront les bienvenus quand la route commencera à remonter...

 

Alternative à l'itinérance :

Se rendre à un point fixe où l'on restera quelques jours, et faire des balades en étoile, avant d'aller explorer une autre région un peu plus loin. 

 

Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Espagne 2026

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