Publié le 6 Octobre 2026

Le Bandeau du voyage

Le Bandeau du voyage

La carte du périple

La carte du périple

En 2025 nous avions eu chaud... Cette année c'était bien pire. Le thermomètre semblait bloqué dans une fourchette de 30 à 40°, s'aventurant parfois au-delà.

Nous avions beaucoup aimé la partie pyrénéenne l'an dernier, et cette fois, tous deux munis de vélos à assistance électrique, le parcours tracé ne semblait pas présenter de difficultés insurmontables. 

C'était sans compter avec la chaleur, le relief et le poids des sacoches, pourtant allégées au strict minimum.

Les VAE ont leurs limites, comme vous le verrez en parcourant cet article. (J'ai également ajouté quelques commentaires supplémentaires, en fin d'article).

Ce voyage nous a permis de les tester et de tirer des enseignements pour les périples futurs.

L'dée était d'aborder l'Espagne via Saint Jean Pied de Port, de longer les Pyrénées côté espagnol, de faire un crochet via Zaragoza et de rentrer en France via un des cols accessibles aux vélos. Plusieurs voies ont été abandonnées lors de la préparation du parcours à cause de tunnels obligeant à de longs détours que nous ne souhaitions pas envisager.

 

   

13 juin 2026. Biarritz - Saint Jean Pied de Port. Chaud. 

La voiture et le porte vélos à l'abri dans une chambre d'hôtes près de Biarritz, nous nous sommes élancés en direction de Saint Jean Pied de Port.

Belles routes pas trop passantes, sans relief réel. La D918, que nous avons utilisée sur quelques kilomètres, bien qu'étant plus fréquentée, est équipée d'une large bande d'arrêt d'urgence sur une bonne partie du parcours.

Passage par Arbonne, Saint Pée sur Nivelle, Souraïde, Espelette, Itxassou, Louhossoa pour atteindre St Jean un peu avant 16h00.

Le parcours longe la Nive, dont nous verrons les sources au retour. Snack à Bidarray-Pont Noblia sous les platanes d'un petit resto très sympa. La balade nous mène le long de vallées verdoyantes, à travers champs, via plusieurs petits villages. C'est très beau.

Saint Jean est animée. Quelques pèlerins dans les rues. Peu de monde à la Maison des Amis du Chemin de Saint Jacques, en haut de la rue de la Citadelle. Il y en a plus aux terrasses des rares cafés de la rue.

Après un dîner roboratif, malgré la chaleur, belle balade à pied sur les remparts surplombant les jardins. Beaucoup sont 'en vrac', sans entretien. Dommage !

Super journée de mise en route. A l'arrivée, ma batterie indiquait qu'il restait encore 60% de puissance disponible. C'est dire que le relief n'a pas été trop violent, (ou que la batterie a été très performante)... la suite mettra rapidement un bémol à l'optimisme du départ.

 

 

La Nive, le long de la D918

La Nive, le long de la D918

Saint Jean Pied de Port, Rue d'Espagne, Porte Notre-Dame

Saint Jean Pied de Port, Rue d'Espagne, Porte Notre-Dame

La Nive de Béhérobie à Saint Jean.

La Nive de Béhérobie à Saint Jean.

Entrée de l'église Saint François Xavier, en bas de la rue de la Citadelle

Entrée de l'église Saint François Xavier, en bas de la rue de la Citadelle

Jardins des maisons de la rue de la Citadelle

Jardins des maisons de la rue de la Citadelle

14 juin 2026. Saint Jean pied de Port - Ochagavia, via le col d'Ibañeta et Roncesvalles. Très chaud.

Entrant en 'terra incognita' on fait le plein des sacoches au Lidl de Saint Jean, avant d'affronter la côte de 27km, menant au col d'Ibañeta.

La montée par la route, jusqu'à la petite chapelle a duré 2h00. La route est très belle, serpentant entre les arbres, offrant des vues magnifiques...mais qu'elle est raide !

A l'arrivée, je me rends compte que j'ai utilisé 55% de la capacité de ma batterie de 625Wh... Il y avait encore 50 km de routes inconnues à parcourir. 

Alors que sur des routes de Bretagne, une charge complète permet des sorties de 100km et plus, à raison de plusieurs kilomètres pour 1% de batterie, j'étais mis devant une nouvelle réalité où la consommation était de 2% pour un kilomètre. Pas besoin d'être fort en maths pour se rendre compte que la fin de parcours serait intéressante.

Arrêt à la chapelle pour admirer les paysages de part et d'autre du col, puis descente vers Roncesvalles, moteur éteint, où nous nous arrêtons pour pique-niquer dans les jardins de l'immense complexe religieux.

Continuation sur la route menant à Pampelune, puis à gauche, après Auritz, sur la NA140 (cap sud-est), que l'on ne quittera plus jusqu'à destination. Les paysages sont magnifiques, les villages très fleuris... et il n'y a que très peu de monde sur la route., hormis des défilés de motards en mal de sensations. Plusieurs côtes assez raides jusqu'au col de Remendia à 1040m d'altitude, puis descente interminable jusqu'à Ezcaroz. De là, encore trois kilomètres et c'est l'arrivée à Ochagavia, avec une batterie pratiquement vide !.

Installation à l'hôtel sur une petite place du village, qui s'étale de part et d'autre du rio Anduña, réduit à un filet d'eau cherchant son chemin parmi les herbes ayant envahi son lit. Les vélos sont rangés dans la réserve de 'bebida' de l'hôtel, donc en lieu très sûr. Belle harmonie des constructions. Rues étroites en galets, assez difficiles à négocier. Gare aux entorses. 

Belle journée de pédalage. Villages fleuris, senteurs des sureaux, jasmins, tilleuls, roses.. Sur les plateaux, paysages à perte de vue. Les Pyrénées nous entourent. Mais il fait déjà très chaud.

Première confrontation sérieuse avec les limites du VAE. A l'avenir, en zones à relief important, il faudra mieux étudier les dénivelés des étapes, et adapter les longueurs de celles-ci en conséquence.

Le poids du vélo plus celui des sacoches et du cycliste, additionné au relief, à la distance et la chaleur ont eu raison de la batterie dans cette étape, malgré une gestion optimale de l'assistance.

....Et pas question d'imaginer pédaler moteur éteint. Les rapports pédalier/cassette ARR, rendent très difficile une telle "solution" au moindre relief.

 

 

Vers le col d'Ibañeta, des Pavots jaunes de Pyrénées, (Meconopsis Cambrica)

Vers le col d'Ibañeta, des Pavots jaunes de Pyrénées, (Meconopsis Cambrica)

Au col !

Au col !

La chapelle au col, dans le parking tout à droite, nos vélos.

La chapelle au col, dans le parking tout à droite, nos vélos.

Espagne 2026, à vélo le long des Pyrénées. 1ère partie.
De quoi décourager les pèlerins à pied !

De quoi décourager les pèlerins à pied !

Un village, en route pour Ochagavia

Un village, en route pour Ochagavia

Ouf, on est sur le plateau. A partir d'ici on sera en descente.

Ouf, on est sur le plateau. A partir d'ici on sera en descente.

La vue est extraordinaire !

La vue est extraordinaire !

Ca y est, nous sommes à l'étape ! Ma batterie est presque vide...

Ca y est, nous sommes à l'étape ! Ma batterie est presque vide...

Promenade digestive dans une rue d'Ochagavia.

Promenade digestive dans une rue d'Ochagavia.

15 juin 2026. Ochagavia - Anso.

Mise en route vers 9h30 sur la NA140, traversant le village, en direction du Puerto de Laza. Gros effort sur la seconde partie de la montée pour atteindre le col à 1129m. Les paysages sont magnifiques, forêts à perte de vue dans toutes les directions. Ombre et lumière sur la route passant dans les bois.

Au col, un chauffeur de camionnette se débat avec son moteur qui crache de la vapeur tel le Fardier de Cugnot. Une durit n'a visiblement pas aimé la montée non plus. Une mare d'eau rougeatre se forme sous le véhicule pendant que le conducteur hurle dans son téléphone.

La vallée du Roncal est superbe avec le torrent longeant la route en contrebas.

Longue descente vers Uztarroz où l'on s'arrête. Vu la pente des rues en galets on attache les vélos à un réverbère en bas et on monte à pied à travers les ruelles. Pas un chat à la ronde.

L'église est très belle. Un vieil homme s'affaire à l'intérieur et nous fait une visite détaillée des lieux -en Espagnol-. Il allume les projecteurs éclairant le retable, nous fait découvrir l'orgue du début du 18ème siècle, nous montre le fonctionnement manuel des soufflets...

On y passe un bon moment car hormis la beauté du bâtiment et de son intérieur, il y fait très frais !

Après un tour du village on se remet en route vers Isaba, à environ 5km, où nous pique-niquerons d'un repas frugal sous les arcades de la Herriko Plaza, à côté du fronton. La NA 140 devient NA 137 à partir de là.

De grandes poupées de carnaval sont exposées dans une salle ouverte au public.

Remise en route vers Urzainqui et Roncal, toujours en compagnie d'un soleil d'enfer et de la rivière qui longe la route. Puis ce sera à gauche sur la NA 176 en direction de Garde et Anso.

Le début de la dernière section démarre bien et reste à plat, puis peu à peu, le relief devient plus accentué sur une dizaine de km. Beaucoup de lacets et de gains d'altitude jusqu'à la fontière entre Navarre et Aragon. Pentes jusqu'à 8%. Belle route côté Navarre, très peu de circulation. Plusieurs arrêts pour boire et reprendre notre souffle.

C'est pendant un de ces moments de 'repos' que le pneu avant de Sylvie passera sur quelque chose de très pointu qui se logera, non dans la bande de roulement renforcée, mais juste à l'extérieur, dans le flanc du pneu... occasionnant un très lent dégonflement dont on ne se rendra pleinement compte qu'à l'entrée d'Anso.

L'arrivée au col de Matamachos 1148m, (frontière entre les deux provinces) nous offre une vue exceptionnelle des deux côtés du col.

La descente côté Aragon se fait sur une route totalement pourrie, en cours de réhabilitation. Mais quelles vues !

Sylvie m'attend dans un petit parc à l'entrée d'Anso, dépitée car ayant du descendre très doucement du fait de son pneu avant instable. On pousse les vélos dans les rues du village jusqu'à trouver notre chambre d'hôte, bien évidemment située dans la partie haute.. Pension très sympathique. L'établissement est équipé 'vélos'. Le patron suggère de gonfler le pneu AV et d'y regarder 'mañana' avant le départ.

Le parcours de la journée a été magnifique de bout en bout. Paysages de montagne, sapins, feuillus, torrents, vallées encaissées, points de vue extraordinaires... mais toujours très chaud. Vu les tas de bois empilés contre les maisons dans les villages, il doit aussi y faire très froid l'hiver. Dommage qu'une crevaison sur un "Schwalbe Marathon Plus" ait un peu gâché la fin de parcours...mais cela aurait pu arriver en pleine cambrousse, bien avant la dernière côte.. à suivre...

Ochagavia, la place Obispo Pablo Gurpide, devant l'hôtel.

Ochagavia, la place Obispo Pablo Gurpide, devant l'hôtel.

1er col de la journée

1er col de la journée

Montée vers le centre du village d'Uztarroz.

Montée vers le centre du village d'Uztarroz.

Intérieur de l'église d'Uztarroz

Intérieur de l'église d'Uztarroz

Une 'Passion du Christ', à l'intérieur de l'église

Une 'Passion du Christ', à l'intérieur de l'église

Une poutre décorée, près de l'orgue

Une poutre décorée, près de l'orgue

Vue de l'orgue

Vue de l'orgue

Il faisait très chaud...

Il faisait très chaud...

Un bref arrêt à la Foz de Mintxate, entre Uztarroz et Isaba

Un bref arrêt à la Foz de Mintxate, entre Uztarroz et Isaba

Les poupées géantes à Isaba

Les poupées géantes à Isaba

Espagne 2026, à vélo le long des Pyrénées. 1ère partie.
Paysage de gorges, peu avant Urzainqui

Paysage de gorges, peu avant Urzainqui

Montée vers le col de Matamachos, frontière entre Navarre et Aragon

Montée vers le col de Matamachos, frontière entre Navarre et Aragon

Au 2ème col ! (1148m)

Au 2ème col ! (1148m)

Travaux côté Aragon. La route était pourrie.

Travaux côté Aragon. La route était pourrie.

Sylvie dans la descente...

Sylvie dans la descente...

Paysages magnifiques, et quel ciel !

Paysages magnifiques, et quel ciel !

Le village d'Anso.

Le village d'Anso.

Encore un raidillon jusqu'à notre hébergement...

Encore un raidillon jusqu'à notre hébergement...

...que l'on montera à pieds, cause crevaison.

...que l'on montera à pieds, cause crevaison.

16 juin 2026. Anso - Jaca. Très chaud.

Le pneu s'est re-dégonflé. Une épine particulièrement agressive a dû perforer le pneu et la chambre, au raz du doublage Teflon de la bande de reoulement. La journée commence bien ! Heureusement que nous sommes encore chez notre hôte d'Anso.

Démontage de la roue avant, et nettoyage particulièrement soigneux de l'intérieur du pneu pour casser une éventuelle pointe d'acacia ou autre. Réparation de la crevaison et remontage. Gonflage avec le compresseur. Le patron de la pension Kimboa me donne un coup de main en mettant tous ce qu'il faut à disposition. Fin des opérations à 10h30. Courses dans la petite épicerie d'Anso et mise en route. Un bout de la A176 puis on bifurque sur la A1602, une petite route de campagne très étroite, en descente continue le long de la rivière.

Peu à peu, le pneu se redégonfle, au point où il devient dangereux de continuer. On est en plein cambrousse, dans une sorte de garrigue. Pas un chat à la ronde. Quelques rares voitures, quelques motos. Personne ne s'arrête.

La fourche du vélo calée sur des pierres, nouveau démontage du pneu avant. Il n'y a pas d'eau pour localiser la nouvelle crevaison. Seule solution : gonfler fort et passer la chambre au ras du visage pour détecter le petit jet d'air qui s'échappe du trou. Après un nouveau nettoyage de l'intérieur du pneu, cette fois au papier de verre, le chambre, réparée, est remontée. J'évite de gonfler le pneu trop dur afin qu'une pointe restée dans le pneu ne recrève la chambre. Quarante cinq minutes plus tard nous remettons en route, en négociant les descentes avec prudence pour éviter  le guidonnage... et une chute potentielle dans un virage. 

La A 1602 s'enfonce peu à peu entre des falaises hautes et bien verticales. Nous sommes dans la Foz de Biniès, sorte de mini Gorges du Tarn, lieu magique et magnifique. Le torrent nous suit côté gauche. Le paysage est splendide. Dommage que la gorge ne fasse que quelques petits kilomètres.

Le village de Biniès est situé à quelques kilomètres de la sortie de la Foz, perché sur une butte. Un château protège le village. On s'installe sur la place pour déjeuner, le dos collé à un mur pour nous préserver du soleil. Une camionnette épicerie arrive, s'annonçant à grands renforts de Klaxon. Cela nous permettra d'acheter de l'eau, des laitages frais et des fruits. Un côté du magasin roulant d'Oscar est une poissonnerie, l'autre 4-saisons et divers. 

La place s'anime, des habitants viennent faire leurs courses, le camion leur évitant un long trajet en voiture jusqu'à Jaca. Cela rappelle les anciens tubes Citroën du Familistère ou de la Coop, les boulangers, bouchers, sans oublier le marchand de glaces du mercredi soir, qui passaient au village de mon enfance. 

Remise en route vers Santa Engracia de Jaca sur un chemin de pèlerinage qui devient rapidement très difficile pour nos vélos. A plusieurs reprises nous avons dû les pousser à deux pour gravir des raidillons encombrés de roches et de galets. On rattrape finalement la 240, quasi déserte depuis la mise en service de l'autoroute qui la longe au loin. 

Arrivée Jaca vers 17h00 passablement "rincés" par la chaleur, le relief..et les arrêts réparation. Mais le pneu a tenu cette fois !

 

1er démontage à Anso.

1er démontage à Anso.

Le village d'Anso

Le village d'Anso

Anso. Le minéral est Roi.

Anso. Le minéral est Roi.

La A1602 peu après la sortie d'Anso.

La A1602 peu après la sortie d'Anso.

2ème démontage, au milieu de nulle part.

2ème démontage, au milieu de nulle part.

Le rio Veral.

Le rio Veral.

Entrée dans la Foz de Biniès

Entrée dans la Foz de Biniès

Il fallait vraiment qu'ils aient envie de faire passer la route par ici !!

Il fallait vraiment qu'ils aient envie de faire passer la route par ici !!

La campagne est belle. La chaleur évite les refroidissements à chaque arrêt photo...

La campagne est belle. La chaleur évite les refroidissements à chaque arrêt photo...

Le camion d'Oscar

Le camion d'Oscar

Le chassis souffre en silence..

Le chassis souffre en silence..

La Place de Biniès

La Place de Biniès

Le château de Biniès

Le château de Biniès

Le chemin des Pèlerins

Le chemin des Pèlerins

Santa Gracia, au bout du chemin pourri...

Santa Gracia, au bout du chemin pourri...

Vers Jaca

Vers Jaca

En route pour Jaca sur l'ancienne nationale déclassée

En route pour Jaca sur l'ancienne nationale déclassée

Finalement arrivés à l'étape !

Finalement arrivés à l'étape !

Dégoutés.....

Dégoutés.....

Marche digestive en ville après le dîner.

Marche digestive en ville après le dîner.

17 juin 2026. Jaca - Broto. Chaleur, orage et pluie en fin de parcours !

Quittons Jaca en empruntant de petites routes tranquilles (Camino de Jaca a Ulle puis HU-V-3011), en direction de Jarlata, Sasal et Sabiñanigo Alto pour rejoindre Sabiñanigo 'ville'. Ca monte et ça descend, mais ça nous évite de reprendre l'ancienne nationale.

A Sabiñanigo Alto passage dans  un court tunnel très étroit menant à Sabiñanigo, située de l'autre côté du rio de Tulivana. Ce sera l'occasion d'acheter un pneu et des chambres pour le vélo de Sylvie, chez l'unique vélociste rencontré depuis la mésaventure d'Anso.

La sortie de Sabiñanigo est un peu problématique mais on retrouve finalement l'embranchement vers Larrede, et Biescas situé plus au nord. C'est une petite route nous évitant cette fois un long bout de N260a. Le seul désavantage de ce genre de petite route est que les bosses n'ont pas été nivelées, comme c'est le cas sur des routes plus importantes. Mais on est au calme, et le paysage est très beau.

Pique nique à l'ombre des arbres entourant la magnifique petite église de Larrede. Continuation vers le nord, sous le soleil, jusqu'à Biescas où un cola avec glaçons est le bienvenu.

Broto, l'étape, est à moins de 25 km, mais une montée sévère nous attend pour atteindre le col de Cotefablo, situé à 1423m d'altitude.

La côte de 14 km est interminable, peut-être plus pentue que celle menant au col d'Ibañeta, mais heureusement moins longue.

Partis de Biescas sus un soleil de plomb, on arrive à l'entrée du court tunnel, au col, sous un ciel gris. La température a chuté de pas mal de degrés. L'autre versant est sous les nuages et on voit au loin, vers Broto, la pluie tomber. Pour ne rien arranger l'orage gronde.

Après un bref arrêt sur l'aire de parking on remet en route dans la descente. A peine un kilomètre plus loin on est obligé d'enfiler une veste tant la chute de température se fait sentir. 

...Puis la pluie arrive. Des grosses gouttes froides, qui en quelques instants, ont raison de nos vestes, nous obligeant à nous abriter près de l'église San Miguel, à Linas de Broto. Malgré l'orage qui gronde encore au loin, on repart, pour faire une nouvelle halte au Camping Via, à quelques centaines de mètres plus bas.

Au départ de Biescas, on maudissait la chaleur devant nos colas... maintenant on maudissait le froid et la pluie, mais devant des thés chauds... Jamais contents, bien que l'on ait si ardemment désiré qu'il pleuve et fasse moins chaud !

Il ne restait plus que 5 ou 6 km pour arriver à Broto. La pluie ne cessait pas, l'orage grondait encore. Décision est prise d'y aller quand-même. 

C'était dommage de ne pas avoir pu profiter pleinement de la descente. Par prudence on y allait tout doucement, surtout que l'on n'avait pas encore changé le pneu "maudit" du vélo de Sylvie.

Arrivés à Broto à la pension Gabarre, trempés, gelés et impatients de pouvoir passer sous une douche chaude (un comble..).

Broto ressemble curieusement à un village des Alpes. Des bâtiments/châlets bordent la rue principale et on trouve pas mal de matériel de montagne dans les magasins. Le climat semble plus humide et froid.

Dîner extra en ville, à La Lola, puis balade digestive nous offrant une belle conjonction de Vénus et de la Lune.

Cette étape a encore une fois confirmé les limites de nos vélos. On ne peut pas combiner une étape longue à un poids excessif, dans un relief de montagne. Il faut choisir. J'en reparlerai à la fin de l'article.

 

Espagne 2026, à vélo le long des Pyrénées. 1ère partie.
Un tunnel étroit permet d'éviter une belle grimpette supplémentaire

Un tunnel étroit permet d'éviter une belle grimpette supplémentaire

La vue au débouché du tunnel

La vue au débouché du tunnel

La petite église de Larrede

La petite église de Larrede

L'entrée de Larrede

L'entrée de Larrede

On ne risquait pas une crue..

On ne risquait pas une crue..

Au col, avant le tunnel menant à la Vallée de Broto

Au col, avant le tunnel menant à la Vallée de Broto

A Broto, la belle conjonction de la lune et de Vénus

A Broto, la belle conjonction de la lune et de Vénus

Belle découverte à "La Lola"

Belle découverte à "La Lola"

18 juin 2026. Broto - Ainsa-Sobrarbe. Très belle journée... encore très chaude.

Le pneu tient toujours !...

Aujourd'hui l'étape ne fera que 44 km. Majorité de faux-plats descendants, sur la N260a, peu passante. Le parcours est magnifique. La rivière Ara borde la route de bout en bout, entrant et sortant de forêts de sapins.

A Fiscal on empruntera une petite route de campagne serpentant en fond de vallée, sur plusieurs kilomètres. Nous serons obligés de rattraper la 260 juste avant Javierre de Ara. Les paysages sont époustouflants, entrainant de nombreux arrêts photos. Forêts de pins et de feuillus, falaises, torrents, gorges, lames de pierre dressées verticalement .. les yeux ne savent plus où regarder. On se croirait au Colorado.

Passage le long du village abandonné de La Cort de Tricas, entre Javierre et Janovas. Très étonnant. Des maisons en ruine éparpillées parmi les arbres. Pas de vie... Conséquence d'une expropriation du temps de Franco, pour construire un barrage dans la vallée... Projet jamais réalisé.

Deux tunnels sur la route. Pas de soucis, d'anciennes routes desaffectées permettent de les contourner, nous rapprochant des eaux turquoises de l'Ara, hors de vue pour les automobilistes et motos.

Passage sans arrêt dans le bourg de Boltaña situé à quelques kilomètres d'Ainsa.

Les 44 km sont avalés très vite, d'autant plus que le relief nous est favorable. C'est certainement une des plus belles étapes du périple, so far.

L'hôtel Apolo à Ainsa est superbe et dispose, au sous-sol, d'un atelier très bien équipé pour entretien/réparation de vélos. On en profitera pour changer le 'pneu maudit' qui tenait encore le coup à notre arrivée... Mais ne tentons pas le diable, on était sûrement en sursis, il nous aurait encore bien lâché dans le pire endroit...et je n'allais tout de même pas le ramener en France ficelé en '8' sur mon porte bagages.

Dès l'enregistrement effectué et les vélos remisés dans un local fermé à clé, avant de nous attaquer à la réparation, nous filons en ville pour déjeuner.

Au retour, je démonte la roue avant pour la troisième fois. Nouvelle chambre, nouveau pneu. L'âne de métal piaffait d'impatience pour l'essayer. On devrait maintenant être tranquilles jusqu'à la fin du voyage. L'ancien terminera dans la benne à ordures de l'hôtel, sans regrets !

En fin d'après-midi, une fois la chaleur calmée (il faisait encore 35 degrés), nous montons visiter la 'vieille ville', essentiellement une longue place pavée, bordée de maisons en pierre à arcades occupées par des restaurants pour touristes. Chers et sans intérêt. L'intérêt principal durant la montée est la vue offerte sur la rivière élargie, filant plein sud et prenant maintenant le nom de rio Cinca.

N'étant pas du tout inspirés par les menus, ni les prix pratiqués dans la vieille ville, on finira par dîner au même endroit qu'à midi.

 

A Fiscal on ne se refuse rien !

A Fiscal on ne se refuse rien !

Bonheur des pêcheurs. Ici ce n'est pas de la truite d'élevage !

Bonheur des pêcheurs. Ici ce n'est pas de la truite d'élevage !

Maisons abandonnées de La Cort de Tricas

Maisons abandonnées de La Cort de Tricas

Paysages bordant notre route.

Paysages bordant notre route.

Les eaux turquoises de la rivière Ara, en contrebas de la route

Les eaux turquoises de la rivière Ara, en contrebas de la route

Les gorges

Les gorges

Au bord de la très belle (et très chaude) route 260

Au bord de la très belle (et très chaude) route 260

Au Colorado

Au Colorado

La place "attrape touristes" de Ainsa

La place "attrape touristes" de Ainsa

Autre vue de la place envahie par les restaurants

Autre vue de la place envahie par les restaurants

Seul intérêt de la vieille ville : la vue qu'elle offre de la rivière Cinca !

Seul intérêt de la vieille ville : la vue qu'elle offre de la rivière Cinca !

19 juin 2026. Ainsa - Barbastro. Soleil ++

Excellent petit déjeuner à l'hôtel Apolo (compris dans la nuitée). Courses pique-nique au DIA situé à côté, et mise en route par la A138 bordant le rio Cinca sur la rive droite. Nouvelle expérience "Colorado". Parcours magnifique, bien que plus 'valonné' qu'hier.

Nous longeons la rivière et ses nombreux élargissements/lacs d'eau turquoise retenus derrière le barrage  de El Grado, au sud. La route est belle et peu fréquentée. Quelques côtes à 7% tout de même !

On s'arrête un bon moment au Mirador de Mipanas pour admirer les lacs en contrebas et le paysage époustouflant. Sur l'autre rive, un peu plus bas, se dresse l'imposant Sanctuaire de Torreciudad.

Peu après le barrage, une aire de pique-nique, bien qu'ayant besoin d'une sérieuse réhabilitation, fera notre affaire. Il y a de l'ombre et de l'eau potable pour remplir les gourdes, mises à rude épreuve. 

La 138 continue pendant un petit moment encore puis rejoint la N123 à une dizaine de kilomètres de Barbastro. Circulation importante et chaleur élevée nous font choisir des chemins agricoles menant aussi en ville, bien plus agréables que la route que nous avions quittée. Rencontre insolite avec trois ouvriers agricoles africains, pédalant à toute vitesse dans la poussière des chemins. 

Après quelques hésitations on trouve la pension. Les vélos sont remisés dans la salle des banquets. Belle chambre au décor désuet. La propriétaire est très accueillante, aux petits soins pour ses visiteurs.

Notre priorité est d'organiser le transport des cyclistes et des vélos de Barbastro à Zaragoza, car, si dans d'autres circonstances la distance ne nous aurait pas rebuté, pas question de faire la route sous une température supérieure à 40°.

Après un long coup de fil, le train s'avère impossible car la RENFE (SNCF espagnole), n'accepte pas les vélos électriques. La raison avancée est le risque d'incendie pouvant être déclenché par les batteries....

La propriétaire de la Pension nous propose alors de considérer un transport par taxi et réussit à obtenir un grand véhicule capable de prendre vélos, sacoches et cyclistes. 

Ce problème majeur réglé, on file visiter Barbastro. A première vue la ville est plus cosmopolite que les endroits que nous avions traversés précédemment. Comme la plupart des villes espagnoles, elle s'éveille quand la chaleur tombe. Les terrasses des cafés s'activent alors. On dîne dans un très bon restaurant que notre hôtesse nous avait recommandé et après une brève marche digestive on retourne à nos appartements organiser les visites pour demain. En effet, on restera deux nuits à Barbastro. Demain sera une journée "repos".

 

Paysage de bord de route sur la 138

Paysage de bord de route sur la 138

Vers le nord, les montagnes de dressent. La neige tient encore par endroits.

Vers le nord, les montagnes de dressent. La neige tient encore par endroits.

C'est sec !

C'est sec !

En bordure de route, un cadran solaire défie le temps.

En bordure de route, un cadran solaire défie le temps.

Paysages extraordinaires

Paysages extraordinaires

Villages cuits par le soleil

Villages cuits par le soleil

Hormis tous ses autres attraits, le Somontano est aussi une belle région viticole.

Hormis tous ses autres attraits, le Somontano est aussi une belle région viticole.

Le belvédère offre des vues exceptionnelles

Le belvédère offre des vues exceptionnelles

Une vue rapprochée de la précédente.

Une vue rapprochée de la précédente.

Peu avant d'arriver à Barbastro la chaleur était maximum !

Peu avant d'arriver à Barbastro la chaleur était maximum !

Ca y est ! la douche n'est plus très loin.

Ca y est ! la douche n'est plus très loin.

Gîte pour cigognes.

Gîte pour cigognes.

Tout en délicatesse...

Tout en délicatesse...

20 juin 2026. Barbastro all day. Très chaud.

Repos et visites des 'highlights' de la ville : musée des Martyrs, Cathédrale et musée de la Cathédrale.

La chaleur est telle que l'on évite le milieu de journée, ne ressortant, en rasant les murs, que lorsque le soleil commence à décliner.

La Cathédrale et son musée sont exceptionnels. Très belles pièces exposées, de nombreuses datant du XVè siecle.

Le Musée des 51 martyrs Clarétains (Missionnaires Clarétains de Barbastro). Il retrace le sort qui leur a été réservé : tous furent fusillés, par petits groupes, par les "forces progressistes" (anarchistes et communistes) en 1936, au début de la guerre civile espagnole. Immense émotion à l'écoute de leur histoire et devant les vitrines contenant les dernières lettres écrites à leurs familles, ainsi que de nombreux objets leur ayant appartenu.

Barbastro lui-même !

Barbastro lui-même !

Vieille rue de Barbastro

Vieille rue de Barbastro

Contribution à la culture devant le bâtiment de la Route du Vin Somontano

Contribution à la culture devant le bâtiment de la Route du Vin Somontano

La gare routière, les bus roulent au 13.5°

La gare routière, les bus roulent au 13.5°

Quartier surplombant la cathédrale. Un coup de peinture et c'est reparti !

Quartier surplombant la cathédrale. Un coup de peinture et c'est reparti !

Chapelle dans la cathédrale

Chapelle dans la cathédrale

La Cathédrale

La Cathédrale

Intérieur de la Cathédrale

Intérieur de la Cathédrale

Plafonds de la Cathédrale

Plafonds de la Cathédrale

Les trois Rois mages

Les trois Rois mages

Vitrail représentant Saint Jacques

Vitrail représentant Saint Jacques

Retable de san Miguel, Maestro de Viella, fin XVème siècle

Retable de san Miguel, Maestro de Viella, fin XVème siècle

Saint Michel Archange, Pedro Garcia de Benabarre. Détail : la pesée des âmes, fin XVème siècle

Saint Michel Archange, Pedro Garcia de Benabarre. Détail : la pesée des âmes, fin XVème siècle

Le Calvaire, Pedro Garcia de Benabarre, seconde moitié du XVème siècle

Le Calvaire, Pedro Garcia de Benabarre, seconde moitié du XVème siècle

Partie 'basse' du retable de San Fabian, attribuée à Pedro de Espelargues, fin XVème siècle

Partie 'basse' du retable de San Fabian, attribuée à Pedro de Espelargues, fin XVème siècle

Les Rois mages, Retable de la Vierge Marie, Blasco de Grañen, milieu du XVème siècle.

Les Rois mages, Retable de la Vierge Marie, Blasco de Grañen, milieu du XVème siècle.

Un beau trompe l'oeil, cour de l'UNED, Calle Argensola.

Un beau trompe l'oeil, cour de l'UNED, Calle Argensola.

Immeubles bordant la rivière Vero.

Immeubles bordant la rivière Vero.

21 juin 2026. Barbastro - Zaragoza. Excessivement chaud (plus de 40°).

Ayant décidé que de parcourir à vélo les 110km séparant Barbastro de Zaragoza, sous 40°+, n'était absolument pas raisonnable, nous avons fait le trajet dans le Mercedes VITO, extra long, que notre logeuse nous avait trouvé, grâce à ses contacts.

A 12h40, les sacoches ainsi que les deux vélos -non démontés- sont embarqués dans le fourgon, direction Huesca et Zaragoza, sur de superbes autoroutes (gratuites..). Deux heures après avoir longé une multitude de minuscules champs de céréales et de luzerne, de zones rocheuses et de terrains complètement grillés, nous avons atteint notre destination située dans la Calle de la Manifestacion.

L'hôtel était superbement situé, dans le vieux quartier de la ville et permettait de tout découvrir à pied.

Les vélos rangés dans le hall, les sacoches déballées, nous sommes sortis faire une première découverte de la ville. La cathédrale basilique Nuestra Señora del Pilar était  à deux pas de l'hôtel. Elle est colossale. Une très grande esplanade la borde côté sud. Peu de gens s'y promènent car la chaleur est insupportable.

Les photos qui suivent la décriront mieux qu'une longue explication écrite.

 

Tout est rentré dans le taxi !

Tout est rentré dans le taxi !

La Plaza de la Cathédrale

La Plaza de la Cathédrale

Intérieur de la Cathédrale Nuestra Señora del Pilar

Intérieur de la Cathédrale Nuestra Señora del Pilar

Un retable...

Un retable...

Le retable majeur (en albâtre) 1509-1518...

Le retable majeur (en albâtre) 1509-1518...

Peinture en trompe l'oeil dans un dôme.

Peinture en trompe l'oeil dans un dôme.

Scène des Rois mages, détail du retable majeur

Scène des Rois mages, détail du retable majeur

Autre trompe l'oeil dans un autre dôme.

Autre trompe l'oeil dans un autre dôme.

Panneau de porte en bois sculpté

Panneau de porte en bois sculpté

Il faisait très chaud !

Il faisait très chaud !

Plaza de Nuestra Señora del Pilar

Plaza de Nuestra Señora del Pilar

A une extrémité de la place, la Seo del Salvador, la seconde cathédrale.

A une extrémité de la place, la Seo del Salvador, la seconde cathédrale.

Vue du Pont de Pierres.

Vue du Pont de Pierres.

22 juin 2026. Zaragoza all day. Chaleur insupportable. 

Zaragoza a deux cathédrales situées non loin l'une de l'autre : celle que nous avons visitée hier et 'La Seo del Salvador', implantée à l'extrémité Est de l'esplanade, que nous avons visitée ce matin. Ici aussi, les photos parleront mieux que des mots de la magnificence de l'édifice.

L'après-midi, visite du Palais de l'Aljaferia, palais fortifié du 11è siècle de style mauresque. Les différentes salles sont disposées autour d'un patio à ciel ouvert. C'est aujourd'hui le siège du Parlement de la province d'Aragon.

Outre l' architecture splendide, les plafonds magnifiques et de nombreux éléments de décoration très fins, nous avons pu aussi admirer une expo temporaire sur l'oeuvre de Goya et d'artistes de son époque.

L'après-midi se termine par la visite du Museo de los Faroles y Rosario de Cristal... Une découverte des oeuvres extraordinaires d'un maitre verrier exposées à l'intérieur de l'église du Sacré Coeur, située Plaza San Pedro Nolasco. C'est une collection de plus de 300 pièces assemblées selon la technique des vitraux et censées représenter les différentes prières du chapelet. 

La conception d'origine est de Ricardo Magdalena et la création des pièces, de Léon Quintana.

Chaque année, le 13 octobre, les pièces quittent le musée pour une procession à travers la ville de Saragosse.

 

L'architecture est très variée en centre ville...

L'architecture est très variée en centre ville...

La Seo, sans commentaires

La Seo, sans commentaires

Une chapelle très curieuse...ou est-ce une entrée particulière ?

Une chapelle très curieuse...ou est-ce une entrée particulière ?

La chapelle d'à côté..

La chapelle d'à côté..

Une nouvelle scène de Rois mages

Une nouvelle scène de Rois mages

Un dôme de la cathédrale

Un dôme de la cathédrale

Un chef-d'oeuvre exceptionnel

Un chef-d'oeuvre exceptionnel

Le Palais de l'Aljaferia

Le Palais de l'Aljaferia

Vue sur le patio

Vue sur le patio

Expo Goya. St Jean l'évangéliste, Ramon Bayeu y Subias. Vers 1771.

Expo Goya. St Jean l'évangéliste, Ramon Bayeu y Subias. Vers 1771.

Détail d'un plafond du Palais

Détail d'un plafond du Palais

Un autre plafond.

Un autre plafond.

Aujourd'hui, la température a battu tous les records..

Aujourd'hui, la température a battu tous les records..

Au Museo de los Faroles y Rosario de Cristal...

Au Museo de los Faroles y Rosario de Cristal...

Farol de la Hispanidad

Farol de la Hispanidad

El Farol del Pilar

El Farol del Pilar

Détail del Farol del Pilar... plus de 30 000 pièces de verre..

Détail del Farol del Pilar... plus de 30 000 pièces de verre..

Vitraux plus contemporains..

Vitraux plus contemporains..

23 juin 2026. Zaragoza - Ejea de los Caballeros. 42° Quelques remarques sur les sorties de ville...

Pour profiter de la "fraicheur" du matin on met en route un peu avant 8h00 en suivant le parcours que j'avais préparé. Les sorties de villes sont toujours compliquées en Espagne (dans d'autres pays aussi), car beaucoup d'entrées/sorties se font par des routes très passantes. Pour retrouver des voies plus "cyclables" il faut passer beaucoup de temps à étudier la carte. Google maps avec Streetview est très pratique pour éliminer les routes trop dangereuses, mais certains pays n'autorisent pas son utilisation, l'Allemagne par exemple.

Ce matin, notre sortie de Zaragoza illustre mes propos....

On commence par la traversée de l'Ebre sur le Puente de Piedra puis plein nord sur C. de Sobrarbe, suivie par l'Avenida de San Juan de la Peña ...jusqu'à atteindre le Camino de los Molinos que nous prenons à droite à travers une zone agricole. Le chemin passe sous l'autoroute A2 et continue direction NE jusqu'à San Gregorio, où il devient Camino del Cascajo, puis Camino del Abejar jusqu'à l'entrée de San Juan de Mozarrifar.

Au point où le chemin rejoint la chaussée bitumée à l'entrée du village, on tourne à gauche en épingle à cheveux, et on monte les ~200m vers le rond point qui enjambe la A23, pour entrer dans la Ciudad del Transporte de l'autre côté. On traverse toute la zone, direction Nord, jusqu'à retrouver un nouveau rond point (après UPS Saragossa), permettant de rejoindre le Camino Urb. el Zorongo, direction NW.

Et là c'est gagné, on est sorti de Saragosse !

 

 

 

23 juin 2026. Zaragoza - Ejea de los Caballeros. 42° Suite.

Arrivés à La Ciudad residencial el Zorongo, au petit rond point à l'entrée de la zone résidentielle, prendre un chemin de terre et de cailloux à droite, puis tout de suite à gauche. Il mènera le cycliste à travers la pampa sur une dizaine de kilomètres de chemin assez rustique, avant de rattraper la petite A1102 bitumée, vers Castejon de Valdejasa... et Ejea.

Il n'y a que nous sur le chemin de pierres et de galets. Beaucoup de poussière, d'ornières et de secousses. Il fait déjà chaud. On aperçoit les voitures à droite, au loin, sur la A1102 qui file dans la même direction que nous et dont on se rapproche peu à peu. Non loin de l'entrée d'un terrain militaire, nous rejoignons enfin the tarmac et continuons sur une route agréable en légère montée, passant à travers une zone boisée de pins, courts sur pattes. La route monte jusqu'au Mirador de Monte Alto puis commence une longue et agréable descente jusqu'à Castejon de Valdejasa, un village totalement endormi où l'on se ravitaillera en eau à l'aire de camping cars. Tout est bouclé dans le village.

La A 1102 continue en direction de Ejea de los Caballeros à travers des paysages désertiques, de roches, de falaises, où la rare végétation est complètement cuite par le soleil. Il fait une chaleur insupportable.

On passe des cantonniers coupant des herbes au rotofil sur le bord de la route au milieu de nulle part. Leur présence, et le travail entrepris semblent totalement irréels mais leurs cris nous enjoignant de boire beaucoup d'eau lèvent le doute : ce n'était pas un mirage. Mais que faisaient-ils à cet endroit, où de toutes façons , il n'y avait rien à couper ?

Quelques kilomètres plus loin, à droite de la route, en haut d'une falaise, se dressent les ruines du Castillo de Sora. Autre vision improbable, tant la nature environnante est hostile, tant la terre aride; tant l'eau manque.

Changement de décor dans les derniers kilomètres avant Ejea. Des centaines d'hectares sont plantés d'amandiers, à perte de vue de chaque côte de la route. Un système de tuyaux 'goutte à goutte' permet d'irriguer les arbres de façon optimale sans gâchis d'eau, si précieuse dans la région.

Nous arrivons à destination vers 13h30 et déjeunons à la terrasse d'un café sur le Paseo del Muro, artère principale du bourg.

Découvrant que la chambre d'hôte n'ouvrait qu'à 17h00 nous nous réfugions dans le "Parque grande", à l'abri du soleil, sous les arbres. 

A 16h00, dès son ouverture, nous mettons en route pour un Musée agricole qui avait attiré mon attention lors de la préparation du voyage. Il se situe à l'extérieur de la ville. On l'a passé en arrivant toute à l'heure. C'est un bâtiment très moderne. La conservatrice de ce lieu magique nous accueille chaleureusement, nous proposant de garer les vélos dans le musée, plutôt que sur le parking à l'extérieur. Tout au long de notre visite elle nous donnera toutes sortes d'explications quant à la raison d'être de ce musée et la provenance du fonds muséal.

Informée que nous avions tous deux travaillé chez Case durant de nombreuses années, elle nous faciltera aussi l'accès aux matériels exposés.

Le musée d'ethnographie "Aquagraria" contient de nombreux écrans, panneaux, objets et outils sensibilisant les visiteurs à la problématique de l'eau dans le monde, montrant des solutions que des populations de zones arides ont développées pour assurer leur survie sur leurs terres.

Mais ce musée contient aussi plusieurs salles de machines agricoles anciennes, dont une magnifique collection de matériels Case (USA), ainsi que des vieux tracteurs de la Société Française de Vierzon.

Nous sommes seuls et y passons un long moment à admirer les pièces uniques exposées et à discuter avec la Conservatrice. 

Retour en ville pour prendre possession de nos appartements dans l'établissement "A'Corona del Reino". Belle chambre dans un très ancien bâtiment. Déco super et clim !!!

On est en province et les horaires sont ceux de la province... résultat, il faudra attendre 21h00 pour se mettre à table dans un petit restaurant/pension Plaza Goya. On y rencontre un chauffeur de camion français faisant des A/R vers la France avec des chargements de bois. Chauffeur routier n'est pas une sinécure.

Balade digestive en ville jusqu'à la Plaza España, où des danseurs folkloriques se préparent à une démonstration de danses locales suivie d'un défilé à travers les rues étroites d'Ejea.

En route sur notre chemin de caillasse..

En route sur notre chemin de caillasse..

On se demande bien ce qu'il faisat là, au milieu de nulle part

On se demande bien ce qu'il faisat là, au milieu de nulle part

Une bonne dizaine de kilomètres dans ce paysage aride.

Une bonne dizaine de kilomètres dans ce paysage aride.

Sur la route après Castejon de Valdejasa. Sec et chaud.

Sur la route après Castejon de Valdejasa. Sec et chaud.

Beaucoup de roche, peu de verdure..

Beaucoup de roche, peu de verdure..

El Castillo de Sora

El Castillo de Sora

El Castillo de Sora, vue rapprochée.

El Castillo de Sora, vue rapprochée.

Au musée "Aquagraria"

Au musée "Aquagraria"

Une très ancienne moissonneuse Case, tirée par un tracteur

Une très ancienne moissonneuse Case, tirée par un tracteur

Indestructible et pneus increvables.

Indestructible et pneus increvables.

Gros plan sur la machine

Gros plan sur la machine

Une belle scénographie. Les hommes et leurs machines.

Une belle scénographie. Les hommes et leurs machines.

Tracteur à vapeur Case, 65 chevaux !

Tracteur à vapeur Case, 65 chevaux !

Le poste de pilotage de la machine. Il fallait être deux !

Le poste de pilotage de la machine. Il fallait être deux !

Une autre batteuse, entraînée par courroie, par un tracteur de Vierzon !

Une autre batteuse, entraînée par courroie, par un tracteur de Vierzon !

Tracteur de la Société Française de Machines Agricoles et Industrielles, Vierzon, Cher ! Echappement très haut pour éviter l'incendie.

Tracteur de la Société Française de Machines Agricoles et Industrielles, Vierzon, Cher ! Echappement très haut pour éviter l'incendie.

Vu à la télé. Demain sera dur sur la route !

Vu à la télé. Demain sera dur sur la route !

24 juin 2026. Ejea de los Caballeros - Sadaba, à vélo.  Sadaba - Sos del Rey Catolico, en taxi. 42° +

Petit déjeuner pris dans une des sales médiévales de l'hôtel. "Plancher" de verre pour admirer les anciennes fondations et une partie de la chaussée découvertes lors de travaux entrepris dans l'établissement. Le décor est magnifique. Le patron écrit un livre sur l'histoire médiévale de la région. Une section traitera des Cathares.

Un groupe d'ados français en stage type 'Erasmus', dans le machinisme agricole. Ils ont prévu de visiter le musée Aquagraria. Echanges sympa avec leur superviseur.

La mise en route se fait tardivement à cause de nos bavardages. Le patron nous offre le petit déjeuner et des bouteilles d'eau fraîche pour la route. Bel établissement.

La route d'Ejea vers Sadaba, est parfaitement droite sur pratiquement 20 km. Elle est très souvent bordée d'amandiers, eux aussi irrigués en goutte à goutte.

Arrêt à Sadaba pour prendre une boisson dans un petit café à l'entrée de la ville. Des tables ombragées sont disponibles de l'autre côte de la rue.

Soudain Sylvie ne se sent pas très bien.. Je contacte le pharmacien qui vient 'examiner' la situation. Il nous recommande de rester à l'ombre et de nous rendre au dispensaire municipal si les symptômes persistent plus d'une heure. Je décide alors de ne pas tenter de parcourir les 30km restants à vélo, pour éviter toute aggravation de la situation, d'autant plus que la fin de parcours est physique.

Le très sympathique cafetier ainsi qu'un client se mettent à la recherche d'un moyen de transport. Ils viennent voir nos 'ânes de métal' pour se rendre compte du volume nécessaire et peu de temps après, nous trouvent un très gros taxi qui avale les vélos tout montés ainsi que les sacoches et les cyclistes.

La clim du taxi ravive ma femme et l'aide à reprendre ses esprits. A l'arrivée à Sos, un village perché sur une arête rocheuse surplombant une très large vallée, le malaise est dissipé. Ouf !

Installation dans un très bel établissement. Repos pendant quelques heures et descente en 'ville' pour explorer les rues et trouver un lieu pour dîner. Tout le village est 99% minéral. Quelques arbres chétifs ici et là, des jardinières et c'est tout. C'en est oppressant !

Une salade de tomates et une paella sous les arcades de la Plaza la Villa, un tour de ville et retour à l'hôtel.

Tout est rentré dans l'ordre, mais la journée nous a appris nos limites, comme nos vélos, dans leur domaine mécanique, nous les ont apprises au début du périple...  Faudra maintenant que l'on en tienne compte pour nos prochains voyages !

Notre hébergement à Ejea. Le plancher de verre permettant d'admirer l'ancienne voie.

Notre hébergement à Ejea. Le plancher de verre permettant d'admirer l'ancienne voie.

Ejea. La clef du local à vélos...

Ejea. La clef du local à vélos...

Amandiers sur la route de Sadaba.

Amandiers sur la route de Sadaba.

Contribution à la culture des masses à l'entrée de Sadaba.

Contribution à la culture des masses à l'entrée de Sadaba.

Une ruelle de Sos del Rey Catolico

Une ruelle de Sos del Rey Catolico

Sos. Plaza la Villa

Sos. Plaza la Villa

Sos. Chaque minuscule lopin de terre arable est cultivé

Sos. Chaque minuscule lopin de terre arable est cultivé

Espagne 2026, à vélo le long des Pyrénées. 1ère partie.
Décoration murale

Décoration murale

Le ciel au couchant.

Le ciel au couchant.

Doit-on craindre la météo demain ?

Doit-on craindre la météo demain ?

25 juin 2026. Sos del Rey Catolico - Ochagavia, (retour en terra cognita). Très chaud !

Partis vers 10h00 de Sos. Malgré le ciel d'hier soir, grand beau temps une fois encore. 13km de descente, pour commencer, jusqu'à Sangüesa. Petits champs de céréales moissonés ou en attente. Certains sont relativement plats, d'autres s'enroulent autour de bosquets en pente. Quelques ares seulement pour les plus petits. On se demande bien comment ils font pour couper de si petites parcelles !

A Liedena on rattrape la voie verte longeant la Iratoko erreka qui a patiemment creusé la Foz de Lumbier durant des centaines de milliers d'années. Notre piste suit l'ancienne ligne de chemin de fer qui reliait  Pamplona à Sanguesa, serpentant ici le long de la gorge. Nous passerons dans deux tunnels très étroits et très hauts, taillés dans la roche... "El Irati" fut le premier train électrique de la Péninsule, inauguré en avril 1911 !

La balade est magnifique, les surplombs impressionnants. On fera de nombreux arrêts, même si la Foz de Lumbier est moins longue que celle de Biniès.

Déjeuner à Lumbier avant de remettre en route pour les 44 km restants jusqu'à Ochagavia. Très beau parcours pas trop difficile, hormis le tout début. C'est une succession de faux-plats montants et descendants de bout en bout.

La végétation est plus intéressante. Il y a de l'ombre. La fin de route suit le rio Salazar. Nous arrivons à Ochagavia vers 18h00, heureux que les problèmes rencontrés la veille se soient réglés et fiers d'avoir parcouru les 75km de la journée. 

Belle journée malgré une forte température. La balade digestive sera écourtée par un orage qui montait tranquillement depuis un moment... et qui se terminera par une belle averse que nous apprécierons la fenêtre de la chambre grande ouverte !

 

Descriptif du petit train "El Irati", à l'entrée de la Foz

Descriptif du petit train "El Irati", à l'entrée de la Foz

Entrée du tunnel

Entrée du tunnel

Vue de la gorge

Vue de la gorge

Vue de la gorge

Vue de la gorge

Un surplomb impressionnant

Un surplomb impressionnant

Vue de la gorge

Vue de la gorge

Un dernier coup d'oeil avant de sortir de la Foz de Lumbier

Un dernier coup d'oeil avant de sortir de la Foz de Lumbier

Fin de route vers Ochagavia

Fin de route vers Ochagavia

L'orage tant attendu !

L'orage tant attendu !

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Espagne 2026

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Publié le 5 Octobre 2026

Le bandeau du voyage

Le bandeau du voyage

26 juin 2026. Ochagavia - Esterençuby (France), via Ezcaroz, Aribe, Fabrica de Orbaizeta, Azpegi, Iropile (frontière).

Petit déjeuner sérieux car dès le départ ça monte pendant 12km depuis Ezcaroz, jusqu'au col de Remendia. Heureusement ça redescend sur une très belle route jusqu'à Aribe où l'on s'arrête pour faire des courses pour le pique-nique, dans un Carrefour market particulièrement démuni.. 

A partir d'Aribe la route démarre relativement à plat, puis ça se corse. Les paysages alentour sont splendides. Il y a très peu de circulation.

Arrêt à la Fabrica de Orbaizeta, ancienne manufacture de poudre à canon et de munitions. Il n'en reste que des ruines. Quelques mètres plus haut, la route débouche sur une place. Hormis l'église plantée à une extrémité, il y a quelques maisons, un petit centre d'information touristique et un bar-restaurant. Moyennant l'achat de la boisson, le patron nous permet de nous installer sous un grand parasol pour déjeuner. 

Dès le premier virage après l'église ça commence à monter "grave"... Succession de pentes infernales et sans fin avant de déboucher des bois sur d'immenses pentes herbeuses où la roche affleure. De nombreux bovins et Pottoks y vivent paisiblement, en liberté, gratifiant les rares visiteurs d'un tintamarre de cloches ininterrompu.

C'est très beau, même si, pour atteindre ce 'Paradis', nous avons dû utiliser l'assistance max. de nos vélos dans certaines côtes. Ca se mérite !

On pose les vélos sur le haut de la bosse pour admirer les paysages grandioses qui s'offrent à nos yeux de chaque côté de la frontière. Les troupeaux paissent un peu partout. Les petits poneys se mêlent à eux dans une belle harmonie, leurs crinières ébouriffées par le vent chaud. On n'avait pas envie de quitter ce lieu magique, où, il y a bien longtemps, l'homme a érigé des cromlechs !

La descente vers Esterençuby se fait debout sur les freins, par la D428, petite route très étroite et très pentue. Le revêtement n'est pas top. Pas question de se laisser entraîner et de louper un des nombreux virages.

Les paysages sont extraordinairement beaux avec les ombres de nuages filant sur les crêtes et dans les vallées, changeant sans cesse les couleurs du sol. On y serait resté pendant des heures.

On descend la côte à toute petite vitesse pour ne rien louper, pour emmagasiner toute cette beauté.

On ne peut pas rater l'hôtel, situé sur la rive droite de la Nive, tout près de sa source.

L'installation se fait rapidement. Le torrent nous berce. La nuit sera reposante !

Cette deuxième partie d'étape, d'Aribe à Esterençuby, restera pour nous une des plus belles du périple.

Demain soir nous aurons bouclé la boucle, heureux d'avoir entrepris ce voyage, ayant beaucoup appris sur nous-mêmes et sur nos montures.

L'an prochain il faudra en tenir compte.

Dans la montée après Ezcaroz

Dans la montée après Ezcaroz

Un haut de la butte, avant la descente vers Aribe

Un haut de la butte, avant la descente vers Aribe

Le domaine des Pottoks

Le domaine des Pottoks

Le petit tenait à peine sur ses jambes.

Le petit tenait à peine sur ses jambes.

Un ciel immense

Un ciel immense

Une belle harmonie

Une belle harmonie

Au col !

Au col !

Un cromlech au milieu de nulle part !

Un cromlech au milieu de nulle part !

Passage obligé de plusieurs véloroutes

Passage obligé de plusieurs véloroutes

Vues extra vers le côté français. On y serait resté des heures !

Vues extra vers le côté français. On y serait resté des heures !

Paysages d'ombres et de lumières

Paysages d'ombres et de lumières

"Libre circulation" des cochons de l'hôtel

"Libre circulation" des cochons de l'hôtel

27 juin 2026. Esterençuby - chambre d'hôte du 1er soir, près de Biarritz.

Le retour se passe sans encombres, la route via Saint Jean Pied de Port étant le plus souvent en faux-plat descendant. La chaleur, bien inférieure à ce que nous avions connue en Espagne, est cependant difficile à supporter du fait de l'humidité du côté français des Pyrénées.

On s'arrêtera le midi dans un Logis de France à Itxassou. Excellent déjeuner.

Remise en route pour les derniers kilomètres. Pas mal de montées et de descentes pour nous rappeler que la terre n'est pas plate.

Arrivée chez nos hôtes en milieu d'après-midi. On nous fait la fête !

Quelque part  je pense qu'on l'a méritée, surtout Sylvie qui une fois encore a prouvé que le cyclotourisme (dans les Pyrénées et ailleurs), c'est aussi une affaire de mental !

Quittant Esterençuby le matin du dernier jour !

Quittant Esterençuby le matin du dernier jour !

Quelques notes concernant notre expérience "vélo électrique". Autres approches du voyage sur un VAE.

Le VAE n'est pas une Mobylette. Il faut pédaler pour avancer !

Ce que nous avons appris à l'usage :

Pédaler sans assistance n'est pas aussi fluide que sur un vélo classique à cause, essentiellement, du poids de la bête. D'autre part il y a une impression de freinage continu, comme une espèce de frein moteur. 

Il faut une bonne pente en descente avant d'avoir l'impression de faire de la vraie "roue libre".

La batterie a ses limites et oblige à bien préparer les étapes, par exemple :

On peut facilement faire 100km en plaine, vélo peu chargé, sur une recharge de batterie, et avoir encore un peu de réserve en fin de parcours.

La montée de St Jean Pied de Port au col d'Ibañeta (27,2km) a consommé 55% de la charge totale de ma batterie, soit environ 2% par kilomètre (en position 2 et parfois 3 de l'assistance), d'où une autonomie théorique de 50 km pour une charge complète (batterie 625Wh). En fin de trajet complet de 69km, il restait une autonomie d'environ 4%, soit batterie pratiquement vidée.

A charge complète de la batterie (625Wh) :

  -Le poids du vélo + sacoches + cycliste

  -La chaleur...

  -Le relief (et mode d'assistance choisie)....

...influent considérablement sur la distance pouvant être parcourue.

 

Autres approches pour les voyages futurs :

Changer de batterie : en prendre une avec plus de capacité. Problème : Coût !!

A l'avenir, mieux appréhender les paramètres pour déterminer les distances franchissables.

Ne pas oublier de charger la batterie à la fin de chaque étape, une fois celle-ci refroidie !

Je pense que 50km par étape, dans les conditions vécues durant ce voyage, sont un max. (Poids du vélo+4 sacoches+sacoche de guidon+2 gourdes+relief et chaleur).

... et ne pas oublier de couper l'assistance dès que la pente de descente le permet. Tous les Watts économisés seront les bienvenus quand la route commencera à remonter...

 

Alternative à l'itinérance :

Se rendre à un point fixe où l'on restera quelques jours, et faire des balades en étoile, avant d'aller explorer une autre région un peu plus loin. 

 

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Espagne 2026

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