Publié le 20 Septembre 2025

Carte de notre périple 2025. On voulait du soleil...on en a eu !!

Carte de notre périple 2025. On voulait du soleil...on en a eu !!

Le bandeau du voyage.

Le bandeau du voyage.

19 juin 2025. Dantxarinea - Pampelune. Très chaud.

Mise en route de très bonne heure sous un soleil déjà très chaud. Après la montée vers le col d'Otxondo, ce sera une très longue descente vers Elbete, puis Elizondo suivi d'une nouvelle montée, cette fois plus sérieuse, vers le col de Belate, atteint en début d'après-midi. 

Après Elizondo, ce sera Irurita, puis la NA 2540 jusqu'à l'intersection avec la NA 1210 que nous ne quitterons que quelques kilomètres après avoir passé le col de Belate.

Heureusement, une bonne partie de la montée interminable se fait à l'ombre de grands hêtres qui nous protègent du soleil. D'autre part, nous sommes tous deux "électrifiés" pour ce voyage, Sylvie sur son Panzer Kalkhoff, et moi, muni d'une adaptation "G-Boost" sur mon fidèle Rock'n'Roll. C'est très appréciable !

Pique-nique au col. Des randonneurs passent sur les crêtes surplombant la route, partageant les chemins avec des petits chevaux sauvages du Pays Basque, les Pottoks.

La descente vers Pampelune nous oblige à prendre la N121A, brièvement, jusqu'à Arraizko Bentak. (C'est une des routes vers la France. Elle est très passante). Bifurquant d'abord sur la NA4230, on retrouve rapidement le calme des petites routes de campagne, qui nous font traverser une dizaine de villages très fleuris, bien endormis, tous volets fermés....tant la chaleur du soleil est écrasante. 

La toute dernière section du parcours nous conduit, de nouveau, sur la nationale menant aux abords de notre destination. On ne peut malheureusement pas y échapper car une continuation sur les routes secondaires nous aurait fait faire un grand détour. A noter quand même que les chauffeurs espagnols, aussi bien des voitures que des semi-remorques, se déportent très au large des cyclistes à chaque dépassement.  C'est très rassurant ! Si seulement c'était pareil ailleurs..

Villava est atteinte vers 17h30. Les ânes sont débâtés et rangés dans le local vélo de l’hôtel et les cyclistes profitent du temps jusqu'au dîner pour se préparer à la journée 'visite de Pampelune' du lendemain.

Excellente mise en route malgré les reliefs et la chaleur, nous permettant de prendre la mesure de ce qui nous "pendait au nez" durant ce périple jusqu'à Burgos. 

La météo aux infos du soir ne laissait aucun doute.

Au col d'Otxondo. Des randonneurs sympas immortalisent l'instant.

Au col d'Otxondo. Des randonneurs sympas immortalisent l'instant.

Dans la descente vers Elizondo

Dans la descente vers Elizondo

Au pique-nique, en haut de Belate

Au pique-nique, en haut de Belate

Une clôture originale à Alkotz

Une clôture originale à Alkotz

Il faisait très, très chaud !

Il faisait très, très chaud !

Anormalement chaud pour la saison. C'étaient des températures de fin juillet.

Anormalement chaud pour la saison. C'étaient des températures de fin juillet.

20 juin 2025. Pampelune all day. Très grosse chaleur.

Pour mieux profiter de la ville nous avions décidé de laisser les vélos à l'hôtel et de nous rendre au centre en bus, l'arrêt du N° 4 n'étant qu'à 2-300m de notre hébergement. Descente Plaza de las Merindades face à la grande avenue Carlos III, avenue très piétonne menant à la Plaza del Castillo.

L'avenue coupe "Roncevalles", une artère très large où est érigé le "Monument au lâcher des Taureaux," (Encierro), œuvre en bronze de Raphael Huerta, qui fige un instant de la course avec des coureurs au milieu des taureaux, représentés grandeur nature. On ressent l'épouvante de ceux qui sont tombés devant la ruée de monstres à cornes affolés, lors des fêtes de la San Fermin.

Balade à l'ombre dans les petites rues menant jusqu'à l'Office du Tourisme, situé juste à côté de l'Hôtel de Ville, Plaza Consistorial. Coups de tampon réglementaires sur nos carnets de voyage. Visite des Halles de Santo Domingo, toutes proches, puis de l'église Saint Cernin (San Saturnino), avant la descente vers les remparts pour une balade en 'sens horaire' à l'ombre des tilleuls et des marronniers.

Après la Porte de France, inchangée depuis sa construction en 1553, puis le Belvédère del Caballo Blanco, qui offrent tous deux de belles vues vers la rivière Arga et les nouveaux quartiers du nord, c'est la Cathédrale Santa Maria La Real, plus cloître et musée. La visite s'impose. C'est magnifique.

L'ombre est précieuse ! Le clapotis de la petite fontaine de la Plazuela de San José, attenante à la cathédrale, préservée du soleil par de grands marronniers, est un enchantement. On y reste un bon moment au sortir de la visite avant de remonter vers la Plaza del Castillo pour déjeuner.

L'après-midi sera une découverte des abords des arènes, puis un back-track sur les fortifications pour rejoindre, par Descalzos et San Lorenzo, les Jardins de la Taconera. On ne verra pas les cerfs mais les paons font un boucan d'enfer. Retour par la Calle Mayor, l'Hôtel de Ville, la Plaza del Castillo et finalement l'Avenida Carlos III. Un arrêt dans une librairie charge nos sacoches de trois livres.

Retour par le bus N° 4, mais pas le bon... Il va bien vers Villava mais s'arrête à 30 minutes de marche de l'hôtel. On n'avait pas réellement besoin de cela. Quelques courses sur le chemin du retour, car demain on lève l'ancre de bonne heure, espérant pouvoir profiter d'une fraîcheur (toute) relative.

 

Les cornes de l'Encierro

Les cornes de l'Encierro

L'Encierro

L'Encierro

La panique...

La panique...

Plazza del Castillo

Plazza del Castillo

L'Hôtel de Ville

L'Hôtel de Ville

Saint Cernin

Saint Cernin

Saint Cernin, les voûtes

Saint Cernin, les voûtes

Les fortifications semblent protéger la vieille ville de l'envahisseur moderne

Les fortifications semblent protéger la vieille ville de l'envahisseur moderne

La Plazuela de San José et sa fontaine..

La Plazuela de San José et sa fontaine..

La Cathédrale

La Cathédrale

Boiseries du choeur

Boiseries du choeur

Gisants en albâtre de Charles III le Noble et de son épouse Eléonore (1416)

Gisants en albâtre de Charles III le Noble et de son épouse Eléonore (1416)

Saint Thomas tenant l'équerre de la rectitude

Saint Thomas tenant l'équerre de la rectitude

Une pièce en bois polychrome, du Musée de la Cathédrale

Une pièce en bois polychrome, du Musée de la Cathédrale

Détail du sol d'une pièce du Musée

Détail du sol d'une pièce du Musée

Sans commentaires

Sans commentaires

Escalier à vis

Escalier à vis

Aux arènes, Hemingway sous protection !

Aux arènes, Hemingway sous protection !

Vers 17h00

Vers 17h00

21 juin 2025, Pampelune - Estella. Très, Très Chaud.

On avait prévu de partir vers 5h30/6h00 pour éviter la chaleur. Seul problème, il faisait encore nuit... alors on est partis au lever du jour, à 7h30, après une petite collation prise dans la chambre.

Traversée de Pampelune sans problèmes, d'abord jusqu'à l'Hôtel de Ville, en empruntant des pistes cyclables toutes neuves, puis Calle Mayor, Jardines de la Taconera.

Pour la suite, il suffisait de suivre les indications peintes au sol ou la signalétique du Chemin.

La sortie de ville nous fait passer devant le Campus de l'Université de Navarre, un magnifique parc arboré qui fait penser aux Campus américains.

Le marquage nous amène rapidement à Cizur Mayor où nous rattrapons le chemin empierré en direction du Perdon, un pic de 1037m que les marcheurs devront affronter. Pour nous, à vélo, pas question de tenter l'aventure. Le chemin est difficile tant au niveau de sa pente que de son état.

Nous le quitterons donc à l'intersection avec la petite NA 6004 et suivrons cette dernière. Elle descend vers, et passe sous l'autoroute, permettant de rattraper une route parallèle, ancienne nationale maintenant désaffectée, menant à Astrain puis au-delà, à Puente la Reina.

A Astrain, arrêt petit-déjeuner sur la place de l'église face au fronton, et café au petit bistrot Ricardo, assis parmi les habitués qui jouent aux cartes en sirotant tout autre chose que de la limonade.

Remettons en route vers le col de Perdon (Alt. 770m) que nous gravissons lentement, sous un soleil déjà bien réveillé. De l'autre côté du col c'est une superbe descente d'environ 10 kilomètres vers Puente la Reina.

Après l'effort de la montée, Impossible de laisser aller les ânes : un tracteur, suivi d'un véhicule de la Guardia Civil, pétaradait à 20kmh sur la route devant nous. Pas question de doubler car une ligne blanche continue décorait le centre de la chaussée sur des kilomètres... Résultat, on descend au frein..

Passage devant la statue du Pèlerin à l'entrée de Puente la Reina. On emprunte l'étroite Calle Mayor, menant au vieux pont, dans le but de faire tamponner nos carnets à l'Office du Tourisme. Once again, celui-ci est fermé... 

Quelques achats pour le pique-nique et remise en route en traversant l'Arga sur le vieux pont des Pèlerins.

A une centaine de mètres, on passe l'usine Schneider électrique puis au rond point, un bref coup de NA 601 sous l'autoroute, puis plein ouest sur la NA1110 jusqu'à Estella. Le début est pénible à cause de la montée et de la chaleur. Après le village de Maneru, ce sera Cirauqui où nous nous arrêtons sur une mini aire de pique-nique, munie d'une fontaine d'eau potable, à côté de la Bodega Cooperativa San Cristobal.  

On y rencontre un cycliste venant en sens inverse, se rendant près de Saragosse, à 100 km, pour se baigner ?!

Il se présente comme Basque. Quand nous mentionnons "Basque Espagnol ?" il nous reprend vivement en nous informant qu'il n'est que Basque, et rien d'autre. Les Espagnols, il les respecte, mais ça s'arrête là. Sur ce, il enfourche son vélo et disparait vers Puente la Reina. Curieux bonhomme. 

Estella n'était qu'à quatorze kilomètres, donc pas de panique. On fait le plein des gourdes avant de prendre la route quasi parallèle à la A12, en direction de Lorca, Villatuerta, et enfin de notre destination de la journée.

La chaleur rend la route collante et pénible. On arrive  en début d'après midi, en territoire connu, puisque nous sommes descendus dans le même établissement qu'avec Rémi en 2023. 

En fin d'après-midi, la température étant descendue à 36°, nous sortons explorer le centre ville. La place principale (Plaza de los Fueros) était très active, accueillant les participants d'un rallye automobile. Toutes sortes de voitures placardées d'un gros numéro et d'une multitude d'autocollants y arrivaient au compte gouttes, faisant ronfler leurs moteurs avant le dernier coup de clé. Un podium était dressé pour la distribution des prix, les uns et les autres repartant, selon leur classement, et après force acclamations et photos, avec coupes, trophées divers ou paniers garnis. Un disc-jockey animait l'évènement avec ses tables de mixage et hauts-parleurs montés sur un vélo tricycle...

On assiste à cette grosse pagaille bruyante devant une bonne Sangria. Un non moins excellent repas clôt cette soirée. 

Demain c'est direction Logroño.

 

Les Pèlerins à pied ne sont pas arrivés...et nous non plus !

Les Pèlerins à pied ne sont pas arrivés...et nous non plus !

Jeux de lumière et de couleurs.

Jeux de lumière et de couleurs.

Une cycliste à Puente la Reina

Une cycliste à Puente la Reina

La stelle aux pieds du Pèlerin

La stelle aux pieds du Pèlerin

Le pont des Pèlerins à Puente la Reina.

Le pont des Pèlerins à Puente la Reina.

Au bout de la route : Cirauqui

Au bout de la route : Cirauqui

Cirauqui. Les villages sont toujours perchés !

Cirauqui. Les villages sont toujours perchés !

La fontaine des Pèlerins.

La fontaine des Pèlerins.

Plaza de los Fueros à Estella

Plaza de los Fueros à Estella

Les Espagnols ont certainement raison !

Les Espagnols ont certainement raison !

Il faisait très très chaud. Le thermomètre n'a pas supporté...

Il faisait très très chaud. Le thermomètre n'a pas supporté...

La Sangria à l'arrivée !

La Sangria à l'arrivée !

22 juin 2025. Estella - Logroño. (La visite d'Estella se fera sur le chemin de retour).

A 7h00, le ciel est gris, il fait 19° et la pluie est prévue.

On met en route sur la NA 1110, (La antigua Carretera Pamplona- Medinaceli), en direction de Ayegui, Iratche, Los Arcos, Sansol, Torres del Rio, puis Viana, dernière ville traversée avant la descente sur Logroño.

Malgré les pronostics de la météo, il fait rapidement chaud, le soleil étant réapparu dans toute sa splendeur..

La sortie d'Estella est une longue montée jusqu'au Monastère d'Iratche, puis ce sera une succession de bosses plus ou moins rudes suivies de belles descentes.

Un parfum enivrant nous accompagne depuis le début de notre périple, plus fort à certains endroits qu'à d'autres. Ce n'est qu'en nous arrêtant quelques instants pour admirer les ruines du château de San Esteban de Deyo o de Monjardin, dont la forme rappelle Montségur, coiffant un piton en forme de 'Mont Fuji', au-dessus du village de Villamayor de Monjardin, que nous trouvons enfin l'origine de ce parfum !

Ce sont les gros bouquets de genêts en fleur, bordant la route, qui embaument les bas-côtés ! Étonnant ! La chaleur y est certainement pour quelque chose.

On arrive assez rapidement à Los Arcos, où l'on s'installe sur la petite place de l'église, pour un deuxième petit déjeuner rêvassant sur le bonheur de pouvoir faire de tels voyages.

Las tables, protégées par d'énormes parasols, sont occupées par des Pèlerins venant de partout. Beaucoup d'Asiatiques cette fois. Pour les marcheurs, c'est l'occasion de se déchausser et de reposer les pieds meurtris , le temps d'un échange, d'une tasse de thé ou d'un coca, avant de repartir plein ouest, sous le soleil, seul ou en petits groupes, affronter les presque 600 km restant à parcourir jusqu'à Santiago.

On passe Sansol et Torres del Rio, en contrebas, avant une nouvelle succession de montagnes russes qui nous amènent à Viana. La "Mobylette" est encore là, adossée à une maison dans la petite allée ombragée à l'entrée de la ville. La chaleur est une fois encore accablante, frisant les 40° (sous abri). Le temps est lourd et le ciel menaçant.

Pour éviter une 'directe' sur Logroño, sur une route très fréquentée et bruyante, on emprunte une succession de chemins agricoles, qui serpentent à travers la campagne, descendant en pente douce jusqu'à l'Ebre, que l'on suivra jusqu'au Pont de Pierre, passage obligé de tous les Pèlerins, situé à l'entrée de notre ville-destination.

L'hôtel est trouvé sans difficultés. Les bicis sont rangés dans le local vélos. A peine sommes-nous installés que le ciel s'ouvre déversant un déluge de très grosses gouttes qui tambourinent sur les toits d'en face.  Quelques minutes après, tout est terminé, et au moment de ressortir pour visiter la ville, les chaussées et les trottoirs sont secs !

Une balade en ville, et une visite de la cathédrale, complètent cette belle journée.

 

Le château de San Esteban de Deyo surveillait la région.

Le château de San Esteban de Deyo surveillait la région.

Vignobles de Villamayor de Monjardin.

Vignobles de Villamayor de Monjardin.

Une contribution à la "culture des masses".

Une contribution à la "culture des masses".

Dantxarinea - Burgos et retour, à vélo. Eté 2025.
La moisson démarre.

La moisson démarre.

Terre de vignobles

Terre de vignobles

Dantxarinea - Burgos et retour, à vélo. Eté 2025.
La place de l'église à Los Arcos

La place de l'église à Los Arcos

Intérieur de l'église Santa Maria de Los Arcos

Intérieur de l'église Santa Maria de Los Arcos

En route pour Sansol...

En route pour Sansol...

et Torres del Rio, en contre-bas.

et Torres del Rio, en contre-bas.

Grottes du Mont Cantabria, surplombant l'Ebre.

Grottes du Mont Cantabria, surplombant l'Ebre.

Santa Maria de la Redonda, la cocathédrale de Logroño.

Santa Maria de la Redonda, la cocathédrale de Logroño.

Cocathédrale de Logroño

Cocathédrale de Logroño

Détail de la voute de la Chapelle des Anges, cocathédrale de Logroño

Détail de la voute de la Chapelle des Anges, cocathédrale de Logroño

Saint Roch et son chien

Saint Roch et son chien

Arbre de Jesse, cocathédrale de Logroño

Arbre de Jesse, cocathédrale de Logroño

Cocathédrale de Logroño : détail d'un curieux tableau que nous n'avons su déchiffrer...

Cocathédrale de Logroño : détail d'un curieux tableau que nous n'avons su déchiffrer...

Souvenir de la résistance du peuple de Logroño contre l'envahisseur français, en 1521

Souvenir de la résistance du peuple de Logroño contre l'envahisseur français, en 1521

Pour finir sur une note d'humour : )

Pour finir sur une note d'humour : )

23 juin 2025. Logroño - Santo Domingo de la Calzada. 

On quitte Logroño à 8h45. La température du matin est fraîche.. Ça change !

Pas de soucis pour rattraper le Parc San Miguel où les petites flèches jaunes du Chemin nous "prennent en charge". Puis ce sera le superbe Parc de la Grajera et son grand plan d'eau contourné parmi les sapins par le côté nord. Continuation sur le Chemin empierré, le long de la LO20 en direction de Navarette. Beaucoup de changements depuis notre dernier passage en 2023, avec Rémi. L'impossible montée parmi les vignes, après le plan d'eau, est maintenant en béton. Il n'y a plus les profondes ornières impraticables. Malgré tout, la pente est très raide, obligeant à pousser les ânes, mais c'est plus facile.

Côté descente vers Navarette, ça a aussi pas mal changé. (L'énorme flaque d'eau est toujours là, pas loin de l'usine de palettes). La chaussée est maintenant praticable jusqu'aux abords de Navarette, perchée sur son petit mont. Rencontre d'un groupe de moines asiatiques en robes de bure blanche. Passage en ville après une belle grimpette et continuation sur la N120, puis, au rond point, LR 342 en direction de Sotés et de Ventosa, avant de continuer sur la N120a vers l'ouest. ...On aurait pu éviter le détour vers Sotés (et la côte), si on avait vu le petit chemin des Pèlerins (Camino de San Blas - non fléché), qui longeait l'autoroute à partir du rond point au début de la 342. 

Au retour, on ne le loupera pas, en sens inverse.

Après une succession de montées et de descentes sur la N120a, ne posant pas trop de problèmes, on s'arrête à Najera, petite ville aux dizaines d'usines de meubles, pour les courses du pique-nique de midi.

La température est insupportable. Ne trouvant pas d'ombre pour déjeuner, nous sommes réduits, en désespoir de cause, à nous arrêter dans une ancienne station service désaffectée, mais qui avait conservé un semblant de toiture au-dessus des ilots de pompes, depuis longtemps disparues. On mange une salade debout et on file.

Santo Domingo de la Calzada n'était qu'à 10 kilomètres mais on ne voulait pas prendre le risque de ne rien trouver d'autre.. On ne gagne pas à tous les coups !

Arrivée en milieu d'après-midi. B and B très basique, sans clim. La chaleur était torride.

Après une douche 'heavy duty', départ pour un tour de ville et pour une visite des principaux monuments  : Cathédrale, Musée, Tour horloge... La ville est en fête : c'est la San Juanada. Ce soir il y aura de la musique sur la place. Pour le moment tout est calme, les volets sont tirés et les rues sont désertes. 

Dîner au restaurant 'Hidalgo' et retour sur la place où l'on s'installe pour profiter de la fraicheur relative, en regardant passer les familles endimanchées à l'occasion de la Saint Jean. Le petit orchestre anime l'autre extrémité de la place; musique espagnole des années '70. Les gens dansent. 

Il y a quelques années, Rémi et moi avions assisté à un concert de R'n'R en Hongrie, où un guitariste/chanteur unijambiste chauffait la foule... cette fois, c'est un batteur, amputé de l'avant bras gauche, qui se démène comme un diable pour rythmer la musique. Extraordinaire bonhomme !

La conversation s'engage avec des Pèlerins anglais et américains à la table d'à côté. Belle soirée, mais demain il faut remettre en route, et Burgos est à plus de 70 km...  

 

 

 

Une nouvelle autoroute aux abords de Navarette...qui ne va pas bien loin !

Une nouvelle autoroute aux abords de Navarette...qui ne va pas bien loin !

Quelques centaines de mètres plus loin ce n'est plus qu'une route ordinaire...

Quelques centaines de mètres plus loin ce n'est plus qu'une route ordinaire...

Navarette sur sa bosse.

Navarette sur sa bosse.

Famille de cigognes en congés payés.

Famille de cigognes en congés payés.

Chaque recoin est cultivé.

Chaque recoin est cultivé.

Trois coups de découpe au laser et le Pèlerin apparait.

Trois coups de découpe au laser et le Pèlerin apparait.

Arrêt boisson. Il fait très chaud !

Arrêt boisson. Il fait très chaud !

Mange-debout en station-service.... La cliente n'était pas ravie ...

Mange-debout en station-service.... La cliente n'était pas ravie ...

Objectif atteint !

Objectif atteint !

Les voûtes de la cathédrale

Les voûtes de la cathédrale

Santo Domingo plus vrai que nature !

Santo Domingo plus vrai que nature !

Un vitrail en albâtre !

Un vitrail en albâtre !

Détail du retable

Détail du retable

Détail du sanctuaire de Santo Domingo (photo-montage)

Détail du sanctuaire de Santo Domingo (photo-montage)

Santiago en pleine action...

Santiago en pleine action...

L'annonciation. (Détail). Environ 1515-1529.

L'annonciation. (Détail). Environ 1515-1529.

L'Annonciation. (Détail). Environ 1515-1529.

L'Annonciation. (Détail). Environ 1515-1529.

L'Adoration des Rois. (Détail). Environ 1490.

L'Adoration des Rois. (Détail). Environ 1490.

Deux cloches de la Tour Horloge.

Deux cloches de la Tour Horloge.

Des toits de Santo Domingo de la Calzada.

Des toits de Santo Domingo de la Calzada.

Pas étonnant que l'on avait chaud !!!!!

Pas étonnant que l'on avait chaud !!!!!

24 juin 2025. Santo Domingo de la Calzada - Burgos. Chaude et dure journée de relief sur le Chemin...

Nous quittons Santo Domingo sur la N120a, direction Burgos.

A peine sortis de la ville nous sommes obligés de bifurquer à gauche sur la LR 323 et de faire un grand détour via les villages de Corporales, de Morales et Grañon, à cause de gros travaux en cours sur notre route.

Succession de villages qui ne respiraient pas la joie de vivre. Une cour de ferme de l'un d'entre eux était même la Plaza Mayor du bourg !

Un peu perdus à Grañon, un employé du chantier nous évite une grosse 'galère' et nous remet sur la bonne route. Les travaux routiers sont monstrueux. C'est une mise à 2 x 2 voies sur plusieurs kilomètres. Beaucoup de grosses machines, de passages de camions et de poussière. La circulation sur la N120 est pénible. La BAU est étroite et malgré la courtoisie des conducteurs, qui nous doublent large, nous avons hâte de trouver une alternative à cette route très passante.

A Redecilla del Camino nous quittons la tourmente et nous arrêtons à l'Albergue Municipal San Lazaro, située face à l'église de Nuestra Señora de la Calle. C'est l'occasion de prendre un bon petit déjeuner, car le yaourt et les fruits secs du départ étaient déjà loin.

L'église renferme des fonts baptismaux très intéressants, en forme de large bol évasé, décoré tout autour de tours sculptées, telles les fortifications d'une ville. Certains avancent qu'il s'agit là, d'une représentation symbolique de la Jérusalem céleste. 

A la sortie de Redecilla nous optons pour une continuation du parcours sur le Chemin, pour éviter la nationale. Bien que le Chemin suive le tracé de cette dernière, et que le revêtement soit assez inégal, nous nous sentons plus en sécurité. Très peu de pèlerins ce matin, nous ne gênons personne.

Première ville d'importance : Belorado, que nous visitons et où nous nous arrêtons pour le traditionnel coup de tampon dans nos carnets.

Continuant sur le Chemin nous passons le village de Tosantos. Au nord de celui-ci, à flanc de colline se trouve l'Ermitage de la Virgen de la Peña dont l'intérieur, de 17m x 7m est taillé dans le roc.  

Villafranca Montes de Oca est atteinte à l'heure du déjeuner. Un couple de Français, assis devant l'épicerie du village nous propose pain et fromage. Pique-nique à l'ombre de l'imposante église sur la place et remise en route sur le Chemin qui prend soudain de la pente, nous obligeant à pousser les vélos. Le chemin devient très vite impraticable et compliqué. La pendule tourne et nous n'avançons guère. La chaleur n'arrangeait rien.

Après ce qui nous a paru une éternité, nous atteignons, tant bien que mal, le Monument des Fusillés de la Pédraja, un très triste souvenir de la Guerre civile espagnole. Plus de 300 malheureux furent assassinés dans les bois avoisinants par les troupes fascistes de Franco et jetés à l'oubli dans des fosses communes qui seront découvertes en 2011. 

Nous reprenons le Chemin. Descente très pentue dans la caillasse. Petit pont enjambant un ru minuscule puis remontée en face, dans les pires conditions. On pousse chaque vélo à deux pour atteindre le haut de la côte. Puis ça repart sur un chemin sableux. 

J'avais noté que la nationale passait très près de notre route et décision est prise, à la première occasion, de la rejoindre et de continuer dans la BAU jusqu'à destination, quelles que soient les conditions de circulation.

A peu de distance, un chemin descendait vers l'Ermitage de Valdefuentes, situé en bordure de la N120.

C'est presque avec joie que nous avons repris la nationale, plein ouest vers notre destination du jour : Burgos. Même si la circulation était encore dense, j'étais soulagé de rouler sur de l'asphalte, car j'avais remarque que mon pneu arrière avait beaucoup souffert dans la caillasse, au point que l'on commençait à voir, à certains endroits, la bande verte 'anti-crevaison', tant l'enveloppe en avait pris un coup..

Mon assistance "G-Boost" avait montré ses limites. Soumis à un effort intense dans des chemins difficiles au point de vue état et relief, ayant à trainer le vélo, les sacoches et le cycliste, le galet d'entrainement de la roue arrière avait sérieusement usé la bande de roulement du pneu. Un peu de patinage dans certaines configurations de terrain n'avait rien arrangé non plus.

Dans des conditions de pédalage VTC classiques, (vélo peu chargé et relief 'raisonnable'), le système avait fonctionné à merveille, sans entrainer de dommage excessif au pneu. Ici c'était bien différent !

L'approche de Burgos ne présente pas de problèmes particuliers. Dès Ibeas de Juarros une belle piste cyclable borde la nationale pratiquement jusqu'à l'entrée de Burgos. De gros travaux routiers nous obligent à quelques improvisations. Les abords de Burgos sont glauques : usines, complexes divers et variés, etc.

L'approche vers notre hébergement, Calle Madrid, se fait via le très beau parc qui longe le Rio Arlanzon. La piste cyclable nous mène jusqu'au Centre des Congrès/Musée de l'évolution humaine. Vers 17h00, les vélos sont à l'abri et les cyclistes, fourbus, dans la douche !.

Certainement une des plus rudes et inoubliables journées de pédalage jamais entreprises. Nous sommes tous deux rincés, mais quelle expérience ! Dehors, l'orage gronde. Ce soir, ce sera dîner à l'hôtel.

On est posés pour deux nuits car demain c'est visite de la ville... mais avant, il faudra trouver un vélociste qui puisse me monter un pneu arrière si nous voulons repartir...

 

 

Calle Humilladero à Grañon

Calle Humilladero à Grañon

La campagne

La campagne

Albergue Municipal San Lazaro et église

Albergue Municipal San Lazaro et église

La porte de l'église

La porte de l'église

Une cycliste pas à l'aise sur la BAU (étroite)

Une cycliste pas à l'aise sur la BAU (étroite)

La photo tradirionnelle à Belorado

La photo tradirionnelle à Belorado

Plaza Real à Tosantos

Plaza Real à Tosantos

Ermita de la Virgen de la Peña

Ermita de la Virgen de la Peña

En bleu, notre parcours sur le Chemin dans les Montes de Oca...

En bleu, notre parcours sur le Chemin dans les Montes de Oca...

Le Monument des fusillés

Le Monument des fusillés

Le bas de la côte d'enfer

Le bas de la côte d'enfer

Ouf ! remontés de l'autre côté

Ouf ! remontés de l'autre côté

Le Chemin

Le Chemin

Burgos, enfin !

Burgos, enfin !

Pour nous, une petite victoire est une victoire quand-même !

Pour nous, une petite victoire est une victoire quand-même !

25 juin 2025. Burgos all day.

La météo est magnifique. Première tâche à effectuer : emmener le vélo chez le vélociste le plus proche (et accommodant), pour le changement de mon pneu ARR. très fragilisé par les efforts demandés, l'état des chemins et la "résultante patinage" du galet d'entrainement de mon assistance G-Boost.

Le travail demandé peut être fait dans la journée, nous ôtant le poids de l'incertitude et nous permettant d'envisager une journée sereine et bien remplie de visites.

Premier arrêt : la cathédrale Santa Maria où nous passerons toute la matinée à déambuler la tête en l'air, admirant l'extraordinaire travail des bâtisseurs et des artisans qui, nombreux, n'ont vu ni le début, ni la fin de l’œuvre accomplie. Les photos, en fin de cet article parleront mieux que de longues explications, les mots étant incapables de décrire tant de beauté.

Un mauvais déjeuner pris sur la place. Nourriture et service infects. La cerise sur le gâteau ayant été de devoir payer en espèces, (obtenues via la machine de l'établissement - avec commission de retrait en supplément), par suite à une "panne" de terminal de paiement... La Parrilla : piège à touristes à éviter !! Une arnaque complète.

 

Montée au Château par les petites ruelles pour admirer le panorama depuis le belvédère. Une table d'orientation en bronze reprend les différents monuments visibles depuis la terrasse ainsi qu'un très beau poème du poète Bonifacio Zamora tiré de Temas y Paisajes.

L'après-midi s'avançant, il est temps de redescendre pour passer récupérer le vélo. Le pneu neuf à gros crampons devrait nous permettre de rentrer sans problèmes. 

Belle journée de visites qui se termine sous un soleil encore bien présent.

Demain, l'étape sera la plus longue du périple, mais les paysages que nous traverserons promettent d'adoucir l'effort.

 

Peinture murale monumentale aux abords de la Bibliothèque

Peinture murale monumentale aux abords de la Bibliothèque

Dès l'entrée de la Cathédrale, on est abasourdi par la dentelle de pierre..

Dès l'entrée de la Cathédrale, on est abasourdi par la dentelle de pierre..

On déambule la tête en l'air...

On déambule la tête en l'air...

Casilda de Tolède, peinte par Juan Andrès Ricci. XVIIè siècle

Casilda de Tolède, peinte par Juan Andrès Ricci. XVIIè siècle

L'extra-ordinaire arbre de Jessé.       Jessé, père du Roi David, y illustre sa descendance jusqu'au Christ.

L'extra-ordinaire arbre de Jessé. Jessé, père du Roi David, y illustre sa descendance jusqu'au Christ.

Partie supérieure de l'arbre de Jessé : Marie avec le Christ, enfant.

Partie supérieure de l'arbre de Jessé : Marie avec le Christ, enfant.

Arbre de Jessé. Le Christ crucifié et les deux voleurs

Arbre de Jessé. Le Christ crucifié et les deux voleurs

Détail de la partie basse de l'arbre de Jessé

Détail de la partie basse de l'arbre de Jessé

Une des nombreuses scènes de Crucifiction présentes dans la Cathédrale

Une des nombreuses scènes de Crucifiction présentes dans la Cathédrale

L'autel supportant la scène, travail exceptionnel des artisans de l'époque

L'autel supportant la scène, travail exceptionnel des artisans de l'époque

Bas relief de la montée au calvaire; ici on y conduit les deux voleurs

Bas relief de la montée au calvaire; ici on y conduit les deux voleurs

Le dôme d'une chapelle

Le dôme d'une chapelle

Le réalisme des deux personnages est stupéfiant !

Le réalisme des deux personnages est stupéfiant !

Bas relief du cloître

Bas relief du cloître

Bas relief du cloître

Bas relief du cloître

Bas relief polychrome, situé dans le cloître

Bas relief polychrome, situé dans le cloître

Détail d'un chapiteau

Détail d'un chapiteau

Décor polychrome

Décor polychrome

Bête fantastique ornant une ogive

Bête fantastique ornant une ogive

Saint Jérôme dans son étude, Joos van Cleve, début XVIè, musée de la Cathédrale

Saint Jérôme dans son étude, Joos van Cleve, début XVIè, musée de la Cathédrale

Détail de l'arrière plan du tableau précédent.

Détail de l'arrière plan du tableau précédent.

Retable de Santiago Matamore

Retable de Santiago Matamore

Burgos, vue du Belvédère

Burgos, vue du Belvédère

Maison de Mercure sur la Grand Place de Burgos

Maison de Mercure sur la Grand Place de Burgos

26 juin 2025. Burgos - Santo Domingo de la Calzada, via Ezcaray.

Au petit déjeuner de bonne heure. L'étape d'aujourd'hui : retour jusqu'à Santo Domingo, via Ezcaray, fait 90 km, sur un parcours différent de celui de l'aller. A la préparation du voyage, j'avais bien remarqué que les routes empruntées comprenaient pas mal de virages très serrés, autrement dit de lacets potentiels, que l'on ne trouve généralement pas sur le plat... Ceci sera vite confirmé.

Ce matin la météo nous joue un mauvais tour. Ciel gris, température en chute libre et vent de face, nous obligeant à sortir polaires et vestes (qui se morfondaient au fond des sacoches depuis le départ).

Sortie de Burgos sur la N120, puis à Ibeas de Juarros on bifurque sur la BU 820, une route bien plus calme que la nationale, direction plein est.

A ce moment le ciel se dégage, le soleil réapparait mais le vent de face ne faiblit pas. La route monte tout doucement vers le barrage de Uzquiza. Les abords du barrage offrent des vues extraordinaires sur le lac et les paysages environnants. Au bout du lac c'est continuation sur la BU 813 vers Alarcia et Valmala. La route est belle. Nous croisons pas mal de cyclistes (de route). A chaque rencontre nous avons droit à un signe d'encouragement. Ce n'est pas partout pareil...

Dans le courant de la matinée deux "cols" sont franchis, celui de Matorro à 1160m d'altitude, suivi d'un deuxième : celui de Valmala à 1194m. Une belle et longue descente suit chacun d'entre eux.

A Pradoluengo, arrêt sous le kiosque à musique sur la Plaza de Clemente Zaldo. L'ombre est bienvenue car le soleil a repris force et vigueur. Tout est bouclé tant il fait chaud.. 

En sortie de ville, continuation sur la BU 811. Arrêt à l'ermitage de San Bartolomé de Ordunte. Les paysages sont splendides. Passage à Santa Olalla del Valle, puis au bout d'une très longue ligne droite faisant face à d'imposantes montagnes : Fresneda de la Sierra. Vu le relief qui nous faisait face, on pouvait s'attendre au pire. Et le "pire" est arrivé en sortie du village... Un panneau indique la montée vers le col de Pradilla, situé à 5km de là. Chaque kilomètre pourvu de son propre dénivelé, variant de 5 à 6%, (avec panneaux tous les kilomètres pour mieux casser les jambes des cyclotouristes..).

La cycliste sur Kalkhoff creuse très rapidement l'écart. Mon G-Boost, enclenché dès le début de la côte, (sur mode éco), tient bon et me permet de grimper, accompagné d'un gros effort des mollets, malgré tout, à une vitesse constante de +/- 8 km/h.

Le col de Pradilla, à 1245m d'altitude, nous offre un point de vue magnifique sur la descente qui nous attendait, jusqu'à Ezcaray... une bonne dizaine de kilomètres en roue libre, durant lesquels le seul effort à fournir était de tenir les freins et de ne pas se laisser emporter dans les lacets...

A la "gare" d'Ezcaray, arrêt obligatoire pour une boisson bien méritée et pour revivre l'extraordinaire  descente que l'on venait d'effectuer. 10 km de pur bonheur. La fin de parcours vers Santo Domingo sera la cerise sur le gâteau : 15 km de faux-plat descendant, sur l'ancienne ligne de chemin de fer transformée en voie verte.

Arrivée à l'étape sans problème. Installation à la Chambre d'hôte et dîner en ville pour fêter, malgré les "cols" et les 90km, ce qui fut certainement la plus belle étape du périple. 

Le premier "col"

Le premier "col"

Le suivant

Le suivant

La retenue du barrage : paysages magnifiques

La retenue du barrage : paysages magnifiques

Un village en contrebas

Un village en contrebas

Pradoluenguo en pleine activité

Pradoluenguo en pleine activité

Malgré le soleil, la campagne était verte

Malgré le soleil, la campagne était verte

Notre chemin allait-il suivre la route en face ?

Notre chemin allait-il suivre la route en face ?

La route d'Olalla à Fresneda

La route d'Olalla à Fresneda

Entrée dans Fresneda. Tout était bouclé là aussi !

Entrée dans Fresneda. Tout était bouclé là aussi !

Montée vers le col de Pradilla : un circuit de Formule 1

Montée vers le col de Pradilla : un circuit de Formule 1

Pour encourager le cycliste !

Pour encourager le cycliste !

Ca y est, au col...enfin !

Ca y est, au col...enfin !

Retour dans la Rioja

Retour dans la Rioja

Plus de 10 kms de descente vers Ezcaray !

Plus de 10 kms de descente vers Ezcaray !

Le train à l'origine de la voie verte

Le train à l'origine de la voie verte

Départ de la "gare" d'Ezcaray, vers Santo Domingo, plein Nord

Départ de la "gare" d'Ezcaray, vers Santo Domingo, plein Nord

C'est parti pour 15 km de faux-plat descendant !

C'est parti pour 15 km de faux-plat descendant !

Les côtes n'étaient plus pour nous

Les côtes n'étaient plus pour nous

27 juin 2025. Santo Domingo de la Calzada - Viana.

Très bien dormis au Molino de Floren. Petit déjeuner un peu gâché par une "loud-mouth" Américaine qui savait tout... Mise en route vers l'est, soleil devant et déjà bien haut dans le ciel. Même route qu'à l'aller jusqu'à Najera, puis Logroño. La N120, longeant l'autoroute, est quasi désertée, les automobilistes préférant faire rugir les moteurs sur la A12.

Contrairement à l'aller, nous découvrons, au rond point menant à Ventosa et Sotés, un chemin empierré, en contrebas de l'autoroute, (le Camino de San Blas), emprunté par les Pèlerins, nous conduisant à Navarette en évitant un long détour et du relief inutile... Au rond point suivant, (celui menant à Sotés), il continue vers Navarette sur une portion de N120.

Là, nous avons rencontré un couple de Japonais à vélo, complètement perdus, qui se rendaient à Najera. Forts de notre récente découverte, nous les avons remis sur la bonne voie, après avoir échangé un bon moment en Anglais et en Français, et conseillés de pousser jusqu'à Santo Domingo, Najera ne présentant pas d'intérêt particulier. Bel échange avec ces pèlerins, établis à Lille !

La suite du parcours vers Logroño ne présente pas de problème particulier, hormis la bosse du Toro de Osborne, de Navarette.

Pique-nique au calme du parc de la Grajera avant les derniers kilomètres sur le Camino : Parque de San Miguel, C. Duques de Najera, C. Marqués de Murietta, C. Portales.

A l'entrée en ville, nous profitons de la proximité de l'Office du Tourisme pour tenter d'élucider l'énigme du tableau vu dans la cathédrale lors de notre passage "aller".

Selon les personnes de l'office, le 'pincement de nez' des personnages entourant le cercueil de la défunte pourrait être attribué à l'épidémie de peste qui a sévi de mai à juillet 1599, causant la mort de plus de 4000 habitants.

Place de la cathédrale nous reprenons les petites rues du  Camino en direction du Pont de Pierres, puis longeons l'Ebre sur la belle piste cyclable puis sur la N 134, pour retrouver le petit chemin rural pris à l'aller, nous menant à Viana.

Dans la vieille ville c'est le "MUGACU" (Festival de musique, gastronomie et de culture). La Calle Navarro Villoslada, à peine quatre mètres de large, est pleine de vie. Les places sont chères aux terrasses, la fanfare défile, les familles déambulent..

Nous trouvons une table à quelques pas de notre hébergement et profitons de la fête. Une balade digestive dans les rues et les jardins de la ville nous offre une vue imprenable sur les lumières de Logroño au sud, et sur le vaste parc éolien implanté sur les collines du nord ouest.

En soirée un concert de musique clôturera l'évènement dans les ruines de l’Église de San Pedro.

 

Cinq traits d'oxycoupage et voici un Pèlerin ! Etonnant !

Cinq traits d'oxycoupage et voici un Pèlerin ! Etonnant !

La campagne entre Santo Domingo et Najera, en contrebas, l'A 12.

La campagne entre Santo Domingo et Najera, en contrebas, l'A 12.

Terre rouge et pins..

Terre rouge et pins..

La minoterie de Najera : la facade est entièrement recouverte de panneaux solaires..

La minoterie de Najera : la facade est entièrement recouverte de panneaux solaires..

Une cycliste avec le couple de Japonais.

Une cycliste avec le couple de Japonais.

Au revoir Navarette !

Au revoir Navarette !

Pique-nique au parc de Grajera, à Logroño

Pique-nique au parc de Grajera, à Logroño

Le Mugacu bat son plein à Viana

Le Mugacu bat son plein à Viana

Au loin, les lumières de Logroño..

Au loin, les lumières de Logroño..

..et sur les collines, une partie du parc éolien !

..et sur les collines, une partie du parc éolien !

28 juin 2025. Viana - Estella. Grosse chaleur..

Pas trop de kilomètres à faire aujourd'hui, (mais on n'imaginait pas qu'ils compteraient au moins double...). Nous partons de notre hébergement au Palacio de Pujadas après un petit déjeuner magique. L'établissement est fortement à recommander aux voyageurs de passage. Belle alternative à Logroño. Qualité/prix imbattable et pour nous, certainement la meilleure étape du voyage !

Arrêt à la Plaza Los Fueros pour le plein des gourdes à la fontaine, avant d'affronter une nouvelle journée de grosse chaleur. On rattrape la NA1110 plein est en direction de Los Arcos et Estella.

A la sortie de Viana, ça se gâte vite. Côtes non stop... On avait déjà oublié le plaisir que l'on avait eu à les descendre sur des kilomètres, à l'aller...

A Torres del Rio/Sansol, rencontre d'un Brésilien à vélo. Il était arrivé par avion, avec son vélo, au Luxembourg, avait visite Belgique et Pays-Bas et un bout de France, puis avait pris le train jusqu'à Saint Jean Pied de Port. En route maintenant pour Santiago... avant de visiter Fatima au Portugal et de retourner chez lui... Le tout en 40 jours !!! Incroyable bonhomme !

Arrêt à Los Arcos, sur la place pour un sandwich d'omelette et une boisson avant une remise en route laborieuse, tant il faisait chaud. Aujourd'hui, le thermomètre affiche entre 37 et 39° selon les endroits.

Après un peu de relief et une section relativement plate, longue descente vers Estella, le long des vignobles du Monastère d'Iratche, que l'on visitera demain, et arrivée au centre vers 14h00, à l'heure où les Espagnols se mettent à table. Déjeuner mérité pris sur la place... (encore une Plaza de los Fueros), et direction hôtel Yerri pour profiter d'un peu d'ombre et de fraîcheur.

En soirée, la chaleur s'étant quelque peu dissipée, on redescend en ville pour une super paella. La promenade digestive nous ramène tranquillement à nos appartements, par des ruelles et des petites places où tout était déjà bouclé. 

Une étape de peu de kilomètres, mais quelle journée ! 

Un parcours très valonné, toujours écrasé de soleil !

Un parcours très valonné, toujours écrasé de soleil !

Aux abords de Torres del Rio.

Aux abords de Torres del Rio.

A Estella... Géraniums "Roi du Balcon", sans aucune discussion !

A Estella... Géraniums "Roi du Balcon", sans aucune discussion !

Retour vesr notre hébergement, pas grand monde dans la rue.

Retour vesr notre hébergement, pas grand monde dans la rue.

29 juin 2025. Estella all day.

Avant que la chaleur ne devienne trop pénible on reprend les vélos pour une visite du Monastère d'Iratxe.

Quelques kilomètres en montée sur la route que nous avions descendu hier. Premier arrêt, la fontaine à vin qui est une particularité à ne pas manquer. Cent litres de vin sont mis à disposition des pèlerins de passage, dans un petit enclos derrière le musée. Un robinet permet de ravitailler les gourdes en eau fraîche, un autre à côte du premier, permet de prendre des forces avant d'attaquer les kilomètres de la journée. Le robinet d'eau coule fort, celui du vin a un débit plus modeste. C'est très bien ainsi car le vin servi n'est pas un grand cru... A voir la grimace de ma cycliste qui le goûta malgré tout, il y a -comme on dit en Anglais- "room for improvement"...

Le musée du vin retrace l'histoire du vignoble et présente aux visiteurs toutes sortes de matériels et d'objets relatifs à la culture de la vigne et à la vinification. Des bouteilles d'années exceptionnelles ou commémoratives sont exposées dans des vitrines. Aux étages inférieurs on se trouve à la base des énormes foudres, contenant des milliers de litres de vin en cours de vieillissement. 

La visite du Monastère est malheureusement écourtée car au moment de notre visite un prêtre y célébrait un office. Dans le déambulatoire du cloître nouveau, de nombreux panneaux donnent une explication détaillée de l'histoire des lieux et des décors qui l'ornent. 

Retour en ville sous une grosse chaleur. On dépose les vélos à l'hôtel pour en repartir cette fois à pieds, vers le quartier San Pedro situé sur l'autre berge de la rivière Ega, à l'est de la ville. C'est le quartier du Chemin : une rue principale suivant la courbe de la rivière. Il n'y a pas grand-chose à voir hormis quelques belles maisons et la petite place San Martin.

La chaleur devenant oppressante, c'est retour à la clim de l'hôtel après déjeuner, en attendant de pouvoir en ressortir à la tombée du jour.

Départ prévu de bonne heure demain matin car l'étape sera longue jusqu'à Pampelune et le soleil sera au rendez-vous.

Devant la fameuse fontaine...

Devant la fameuse fontaine...

A droite : l'eau ; à gauche : le vin..

A droite : l'eau ; à gauche : le vin..

Une pièce du musée du Monastère

Une pièce du musée du Monastère

Une cuvée spéciale pour un cycliste hors normes.. (originaire de Villava, "banlieue" nord de Pampelune).

Une cuvée spéciale pour un cycliste hors normes.. (originaire de Villava, "banlieue" nord de Pampelune).

Salle de dopage des Pèlerins...

Salle de dopage des Pèlerins...

Quelques décors du Monastère. On les dirait tout droit arrivés d'Irlande...

Quelques décors du Monastère. On les dirait tout droit arrivés d'Irlande...

Maisons bordant la rivière Ega

Maisons bordant la rivière Ega

Rue du quartier San Pedro

Rue du quartier San Pedro

30 juin 2025. Estella-Villava. Encore une très chaude journée..

Levés de très bonne heure pour profiter d'un peu de fraîcheur sur un segment que nous savions bien ensoleillé, car peu d'ombre à attendre en route.

Parcours en montagnes russes avec une belle finale sur Puente la Reina où nous nous arrêtons à 8h00 pour prendre un desayuno bien mérité à l'Hostal Rural, dans la Calle Mayor. Remise en route sur la NA1110, sur le faux-plat montant en direction du col de Perdon. La pente s'accentue à partir de Legarda pour se caler à 8% jusqu'au sommet.

C'est dur, même avec le G-Boost car la chaleur est torride. Chaque virage, que l'on croit le dernier, en cache un autre. Longue pause à l'ombre du pont au sommet, a contempler le 'côté' Pampelune. Les moissons sont en cours, les champs sont dorés. 

Descente lente pour tout savourer. Il n'est pas tard et on a tout notre temps...

Contrairement à l'aller, cette fois nous prenons la bonne route pour retrouver le Camino et entrer dans Pampelune via Zizur. Le fléchage semble meilleur dans ce sens et nous amène rapidement à l’Université de Navarre où l'on passe au Bureau d'Accréditation du Voyage pour y recevoir un bien mérité coup de tampon dans nos Carnets de Pèlerins cyclos.

On profite de l'ombre des magnifiques jardins de l'Université pour 'snacker' de fruits frais et secs. Le style et la disposition des différents bâtiments, implantés sur de grandes pelouses arborées, nous donnaient  l'impression d'être sur un campus américain.

Déjeuner en ville et retour vers Villava, étape du jour. Ce soir on a notre compte de soleil, aussi on dîne à l'hôtel du menu Pèlerins. Demain c'est la grimpette vers le col de Belate et Elizondo. Le parcours sera essentiellement sur petites routes, à travers les villages, occasionnant des kilomètres supplémentaires, mais tellement  plus agréables que la nationale.

 

Les vignes à la sortie d'Estella

Les vignes à la sortie d'Estella

Les belles couleurs d'après-moisson

Les belles couleurs d'après-moisson

Mendigorria, au loin

Mendigorria, au loin

Calle Mayor, église de Santiago, Puente la Reina

Calle Mayor, église de Santiago, Puente la Reina

Vers le sommet du Perdon, on ne risquait pas d'emboutir les camions..

Vers le sommet du Perdon, on ne risquait pas d'emboutir les camions..

8% de pente à la descente = 8% de pente pour nous, qui montions de l'autre côté..

8% de pente à la descente = 8% de pente pour nous, qui montions de l'autre côté..

Côté Pampelune les moissons sont en cours..

Côté Pampelune les moissons sont en cours..

On en aura vus, tout le long de la route.

On en aura vus, tout le long de la route.

Une cycliste à l'approche de Zizur, cette fois sur la bonne route !

Une cycliste à l'approche de Zizur, cette fois sur la bonne route !

Un plan décrit les arbres remarquables du Campus de l'Université de Navarre

Un plan décrit les arbres remarquables du Campus de l'Université de Navarre

1er juillet 2025. Villava - Elizondo, via le col de Belate.

Pour éviter la chaleur on avait décidé de partir au plus tard à 7h00 d'où lever à 6h00 et snack rapide en chambre avant de mettre en route par un itinéraire nous évitant la N121 sur une portion très passante et dont les BAU ne nous inspiraient pas confiance (largeur). 

Donc, direction les tunnels et au dernier giratoire à gauche sur la PA30 qui est une sorte de périphérique au nord de la ville. La circulation est dense le matin mais les BAU sont larges. Malgré tout devons garder un œil dans toutes les directions, car la sécurité à 100% n'existe pas.

A la hauteur du magasin Décathlon on quitte le périphérique pour suivre l'avenue de Guipozcoa, un bout de NA1110, puis 300m mètres de PA34,et enfin la NA4100 en direction du nord ouest et de la tranquillité.

Après quelques kilomètres de faux-plat montant, une belle pente nous attendait à Marcalain, jusqu'au col de Ataburu, à 647m d'altitude, soit un dénivelé de 200m en très peu de kilomètres.

Le versant sud du col était baigné du soleil levant, nous occasionnant une belle suée à la montée. Mais une fois la bosse passée nous nous sommes retrouvés dans un épais brouillard, froid et mouillé, nous obligeant à remettre des couches que l'on avait oubliées depuis longtemps au fond des sacoches.

Continuation sur la NA4100, en descente dont on ne pouvait profiter, car visi de 100m au plus. On passe le village de Gaskué, puis Gelbentzu, puis, à la sortie du bois, à 500m de Lizaso, à droite en direction de Gerendiain sur la NA4230. Le soleil réapparaît enfin !

Ce seront ensuite les villages de Zenotz, Iraizotz et enfin Alkotz, où nous nous arrêtons pour prendre un petit déjeuner roboratif, les fruits secs et les yaourts de Villava ayant depuis longtemps déserté nos estomacs.

La Posada de Alkotz nous sert des sandwiches à l'omelette et de délicieux cujadas, sortes de flans au yaourt. Deux cafés bien noirs aideront à diriger tout ceci dans la bonne direction.

Peu après Arraitz-Orkin la NA4230 rejoint la partie "haute" de la N121a, que nous sommes obligés d'emprunter sur un peu moins de 2 km pour rejoindre la NA 1210 vers le col de Belate. Les quelques kilomètres vers le col se passent sur une route très tranquille. A noter que le "versant Pampelune" du col est moins difficile pour les cyclistes que le versant nord, vers Elizondo.

Nous restons au col un bon bout de temps pour profiter des paysages et savourer un air un peu plus frais que ce que l'on avait connu depuis deux semaines.

La remise en route est un régal : plus de 10km de descente dans une pente à 9%, ne permettant malheureusement pas de laisser filer les ânes de métal, car ponctuée de nombreux épingles à cheveux.

Difficile de croire que l'on avait gravi tout cela le premier jour !

La descente durera plus d'une heure car chaque virage dégagé offrait un tel panorama que nous nous sommes arrêtés de nombreuses fois.

Arrivée à Elizondo en milieu d'après-midi. En attendant l'ouverture de l'hostal que nous avions réservé, on s'attable à la terrasse d'un des rares bistrots ouverts pour un rafraichissement, puis un second. On y reviendra ce soir pour le dîner. On aurait peut-être dû chercher ailleurs, car la énième tranche de porc pané a du mal à passer.

Nuit épouvantable à cause des chiens qui ont aboyé non stop et du carillon de l'église qui sonnait tous les quarts d'heure. Dommage que le voyage se termine sur un tel mauvais souvenir ...

 

 

A Burlada, près de la sculpture "Le Vol", curieuse formation nuageuse

A Burlada, près de la sculpture "Le Vol", curieuse formation nuageuse

Alkotz, les géraniums envahissent les balcons

Alkotz, les géraniums envahissent les balcons

Retour à Belate. Le périple touche à sa fin..

Retour à Belate. Le périple touche à sa fin..

Vue du col, vers le nord

Vue du col, vers le nord

Autre vue vers le nord.

Autre vue vers le nord.

11km de descente... le bonheur après les efforts !

11km de descente... le bonheur après les efforts !

Un rappel, peu avant l'échangeur d'Almandoz. Les charettes sont interdites sur l'autoroute, les vélos, tracteurs et piétons également...

Un rappel, peu avant l'échangeur d'Almandoz. Les charettes sont interdites sur l'autoroute, les vélos, tracteurs et piétons également...

Le village de Ziga sur la NA 2540

Le village de Ziga sur la NA 2540

Un peu plus loin, Irurita

Un peu plus loin, Irurita

Irurita, centre

Irurita, centre

Pour ceux qui aiment le pain bien cuit, choisir une autre destination...

Pour ceux qui aiment le pain bien cuit, choisir une autre destination...

L'église de Elizondo...et ses cloches

L'église de Elizondo...et ses cloches

Changement de météo en soirée... demain sera compliqué.

Changement de météo en soirée... demain sera compliqué.

2 juillet 2025. Elizondo - Dancharia

Le ciel d'hier soir ne s'est pas dégagé. Grosse baisse de température, "chutant" à 24°. On n'avait plus l'habitude...

Mise en route vers 10h vers le col d'Otxondo. De l'autre côté, la France. Lente montée sous un ciel gris de stratus bas qui peu à peu nous refroidissaient et nous mouillaient jusqu'aux os. La brume laisse place progressivement à un brouillard de plus en plus épais, au point que l'on ne voyait guère à plus de 40-50m.

Le brumisateur se transforme progressivement en gros crachin puis en pluie froide et drue.

Nous arrivons au col (602m) après un gain d'altitude d'environ 200m, complètement frigorifiés et trempés, avec comme seule envie d'arriver à Dancharia le plus rapidement possible.

La descente se fait à peine plus vite que la montée car la combinaison de route mouillée et de visibilité quasi nulle ne permet pas de laisser aller les vélos.

Après ce qui paraissait une éternité, nous arrivons au parking de notre B&B, où nous avions garé la voiture, heureux de pouvoir nous mettre au sec.

Notre belle aventure 2025 se termine après près de 700km de pur bonheur, même si parfois on maudissait la température totalement inhabituelle à cette époque, selon les locaux.

Le calepin est rempli de notes, l'appareil photo plein de soleil et de ciel bleu.

Finalement, nos carnets de Pèlerins-cyclo portent des tampons de 1000 lieux traversés, de mille visages, de sourires et d'échanges, qui sans nul doute, après 'distillation', réveilleront la même envie qu'à chaque fin de voyage : recommencer dès que possible !!

 

 

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Espagne 2025

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Publié le 6 Juin 2025

Le bandeau du périple 2025

Le bandeau du périple 2025

Pour diverses raisons, en 2024, Rémi et moi n'avions pu faire notre périple annuel.

Au retour de Compostelle on avait discuté de notre prochain voyage, et Rémi m'avait demandé si on pouvait envisager Prague, bien que j'avais déjà fait le trajet en 2011.

J'aime beaucoup circuler à vélo en Allemagne car tout est très bien organisé pour les cyclistes, tant au niveau des pistes cyclables que des trains, sans compter l'hébergement aux étapes et tout ce qui a trait à la "gastronomie locale".

Concernant la Tchéquie, un nouveau voyage dans cet ex-Pays de L'Est, m'attirait également. Bien que ces pays se soient libérés du joug soviétique depuis plus de 35 ans, il y règne encore une atmosphère difficile à expliquer, mais qui me donne à chaque visite l'impression d'être transporté dans une machine à remonter le temps.

Revoir ce qui avait été entrevu il y a 14 ans, lors du premier voyage et prendre son temps pour visiter me convenait donc parfaitement.

Chacun ayant des impératifs de calendrier, nous avions fixé le départ au 11 avril, en espérant ne pas avoir trop de problèmes avec la météo de début de printemps. De plus, pour pouvoir profiter au maximum de la traversée de l'Allemagne et de la section tchèque jusqu'à Prague, on avait décidé de partir de Strasbourg.

Le retour à l'ouest était fixé au 28 avril.

Les préparatifs furent donc 'compliquées' car il fallait envisager les deux cas de figure, à savoir un hiver tardif et/ou un printemps précoce. (plus éventuellement une bonne dose de pluie...).

11 avril 2025. Bretagne - Strasbourg. Météo exceptionnelle.

Ne voulant ni l'un ni l'autre avoir à affronter l'épreuve SNCF, (voir tout le bien que je pense de la Compagnie nationale, dans d'autres articles de ce blog), Rémi avait proposé d'emmener les vélos (et les cyclistes), au point de départ, avec son van, équipé de porte vélos.

Pendant notre voyage, des amis, habitant Strasbourg, m'avaient offert de mettre le véhicule en lieu sûr, pour éviter tout désagrément en notre absence. Un grand merci à eux !

Partis de très bonne heure, nous sommes arrivés à destination en fin d'après-midi, et, une fois le van déchargé et garé, sommes partis vers notre hébergement local.

Pas besoin de berceuse ce premier soir.

 

12 avril 2025. Strasbourg - Heidelberg. Météo exceptionnelle.

Le Rhin, de Strasbourg à Heidelberg, ne présente pas d'intérêt particulier. C'est un interminable halage.

On avait donc décidé, pour ne pas perdre 2 journées, de nous rendre à Offenburg à vélo et de prendre le TER local jusqu'à Karlsruhe, puis un second train régional jusqu'à Heidelberg, véritable point de départ du périple.

Notre premier train ne partant qu'en tout début d'après-midi, nous avons profité de la matinée pour 'visiter' Strasbourg et partir tranquillement vers Offenburg via la piste cyclable longeant le canal Zinzig, une vingtaine de kilomètres sympathiques à travers champs et prairies.

Le premier train nous amène sans problèmes à Karlsruhe. Le second, nous donnera quelques sueurs froides.

A deux gares de l'arrivée à Heidelberg on se rend compte que la porte de sortie de notre wagon était bloquée et que tous les passagers se rendaient dans le wagons précédent ou suivant pour descendre.

Avec nos bourricots chargés, impossible de passer dans l'allée centrale. On réussit, alors que le train entrait en gare de Heidelberg, à nous faufiler dans l'étroit couloir le long des WC, faisant lever tout le monde de leurs strapontins. L'alternative aurait été de continuer jusqu'au terminus du train et de revenir sur nos pas. On n'avait pas besoin de cette expérience !

L'hébergement choisi était à 4 km au sud de la ville, bien desservi par une large piste cyclable. On y passe pour débâter les ânes et on file vers le centre de cette ville magnifique construite à cheval sur le Neckar.

Passage obligé sur la rive nord pour profiter d'une vue extraordinaire du château. Les berges herbeuses accueillent de nombreux visiteurs profitant de la météo exceptionnelle pour pique-niquer ou simplement se retrouver autour de l'apéro du samedi soir. Visite de la vieille ville sur la rive opposée. On dîne dans un petit restaurant avant de renfourcher les montures et de rentrer à l'hôtel, non sans nous être arrêtés près d'un terrain de sports où se déroulait un match de hockey sur gazon. Jeu étonnant, rapide et certainement très éprouvant du fait que les joueurs, constamment en mouvement, courent courbés sur leurs cannes.

 

Un bel immeuble de la Place Saint Etienne à Strasbourg

Un bel immeuble de la Place Saint Etienne à Strasbourg

Rémi sur le pont de l'Europe, reliant la France à l'Allemagne

Rémi sur le pont de l'Europe, reliant la France à l'Allemagne

Le Château de Heidelberg

Le Château de Heidelberg

Une rue de la vieille ville

Une rue de la vieille ville

13 avril 2025. Heidelberg - Bad Wimpfen. Nuageux avec éclaircies.

On démarre vers 9h30, direction Nord, vers la vieille ville, où se trouve l'Office du Tourisme. Un coup de tampon dans les carnets avant de quitter Heidelberg. La préposée nous recommande de continuer sur la voie verte rive sud du Neckar. La piste est plus calme qu'en face. Ce sera un défilé de villages tous plus beaux les uns que les autres et de châteaux perchés sur les collines. C'est très beau. 

La piste est tantôt en bord de route, tantôt en sous-bois et parfois même au ras de l'eau. Succession de revêtements bitume, sable compacté et chemins forestiers impeccables. L'ail des ours est en fleur et dégage un puissant parfum. Merisiers et pommiers donnent des touches de blanc et de rosé à une campagne où le vert foncé prédomine à cette époque. Jonquilles et tulipes décorent les parcs et jardins.

Peu avant Neckaretz on loupe le panneau de la Radweg, pourtant très reconnaissable, et on s'embarque plein Est vers Mosbach. Cela mettra une dizaine de kilomètres supplémentaires au compteur. Le Neckar retrouvé, ce sera une continuation sans gros problèmes jusqu'à Bad Wimpfen, atteint vers 17h30.

Bien évidemment, le village est sur une hauteur. La montée et les rues à gros pavés finissent d'achever les cyclistes au terme des 90 km parcourus. La chambre d'hôte est une très vieille maison à colombages dans laquelle peu de murs et de planchers sont d'équerre. 

Notre hôtesse ne parlait que l'Allemand. Rien d'autre. Nous échangions via une version parlée de Google Translate. Les phrases traduites étaient parfois très surprenantes...

Dîner dans un superbe restaurant du 'centre ville' et retour chez nous après une première journée très remplie.

Un des châteaux perchés dans une boucle du Neckar

Un des châteaux perchés dans une boucle du Neckar

Un "homme des bois" au détour d'un virage..

Un "homme des bois" au détour d'un virage..

Ne poussez pas ! Il y aura de la place pour tout le monde !

Ne poussez pas ! Il y aura de la place pour tout le monde !

Hirschhorn, un joyau le long du Neckar.

Hirschhorn, un joyau le long du Neckar.

Un autre gardien de la rivière..

Un autre gardien de la rivière..

14 avril 2025. Bad Wimpfen - Schwäbisch Hall. Très belle météo.

Il a plu durant la nuit, mais au moment de partir prendre le petit déjeuner en ville, le ciel est sec (mais frais).

A la boulangerie locale on nous propose petits pains + beurre + confiture + café. A peine la première bouchée avalée, la tenancière arrive avec 'le plat de résistance' du Frühstück... un très gros bol de salade, jambon, fromage, poivrons et tomates. Un vrai repas que l'on peinera à finir.

Mise en route tourmentée, car à peine sur la voie de halage, sommes obligés de bifurquer dans la campagne car une goudronneuse refait une section de la voie verte et bloque tout passage. On perd un peu de temps à tourner en rond, mais un brave camionneur nous remet sur le bon chemin en direction de Heilbronn. VV très roulante.

Il faut traverser une bonne partie de cette ville industrielle avant de tourner plein Est vers Weinsberg/Obersulm. Fin du pain blanc ! Les côtes commencent. Ce sera une succession de montées et de descentes durant le restant de la journée, ponctuées par une ou deux erreurs de parcours. (On n'a pas toujours le nez collé sur les pancartes à chaque intersection...).

Magnifiques paysages tout le long de la route reliant Obersulm - Bretzfeld - Ohringen - Neuenstein - Waldenburg et Schwäbisch Hall, destination de la journée.

Arbres fruitiers en fleur, champs de groseilliers et d'autres fruits, le tout sous un azur éclatant où le soleil jouait avec quelques cumulus de beau temps. Mention spéciale à Neuenstein où l'on s'arrête pour admirer l'extraordinaire château.

Aux abords de Schwäbisch Hall, la VV serpente en plaine longeant le Kocher.

Faisant confiance au GPS de Rémi, censé nous faciliter le trajet vers la chambre d'hôte, évitant des montées inutiles via le centre ville, nous nous embarquons dans un chemin, peu après l'hôpital, le long de la Wettbach, un gros ruisseau se jetant dans le Kocher... Un couple de personnes âgées nous déconseille d'insister, car disaient-ils, ça se gâte un peu plus loin.

Mal nous a pris de ne pas les écouter car, outre l'étroitesse et l'état du chemin, traversé de racines apparentes, mal empierré et très humide, celui-ci affichait une pente d'au moins 8 à 10 pour cent.

Après un "Kolossal" effort, cyclistes et montures retrouvèrent enfin l’asphalte et peu de temps après, l'accueil de notre hôtesse, qui n'imaginait pas que nous avions pu monter la côte, déjà très difficile pour les promeneurs à pied.

Dîner en ville chez un Italien. Pizza, bière et tiramisu... quoi de mieux pour se requinquer après 85 km de pédalage ?

 

 

 

 

En haut de la première côte en sortie de Heilbronn

En haut de la première côte en sortie de Heilbronn

...dans de magnifiques vignobles..

...dans de magnifiques vignobles..

Ne pas louper le petit panneau bleu et jaune de la Paneuropa Radweg...

Ne pas louper le petit panneau bleu et jaune de la Paneuropa Radweg...

Que demander de plus pour pédaler ?

Que demander de plus pour pédaler ?

Vue du château de Neuenstein

Vue du château de Neuenstein

..et quelques maisons du village..

..et quelques maisons du village..

Que du bonheur !

Que du bonheur !

15 avril 2025. Schwäbisch Hall - Rothenburg ob der Tauber. Météo splendide.

En route avant 8h00, direction centre ville pour le petit déjeuner que l'on prend une fois encore dans une boulangerie. Cette fois pas de surprises comme à Bad Wimpfen. Ce sera un vrai 'Continental', sans salade, fromage et jambon..

La VV repart en sens inverse de notre arrivée d'hier, le long du Kocher, plein Nord. Quelques photos en ville des maisons à colombages dans le soleil du matin. A l'ombre c'est frais mais le ciel promet une belle journée. 

Premier incident à quelques kilomètres du départ sur la Kocher Jagst... Des travaux obligent les cyclistes à faire demi-tour et de prendre une route alternative rajoutant pas mal de km au parcours..

On décide de passer quand-même, quitte à devoir pousser le vélo à certains endroits. On se fera copieusement engueuler par un chauffeur de pelle et son acolyte, mais pas question de faire demi-tour. (La section en travaux faisait 100m...)

La VV serpente en vallée dans des prairies que l'on croirait tondues. Les paysages de part et d'autre sont très beaux, surtout que les aubépines et arbres fruitiers sont en pleine floraison.

Le viaduc "Kochertalbrücke" apparaît, 185m au-dessus de notre VV. Il annonce, à partir de Braunsbach, le parcours très accidenté (belles montées mais aussi belles descentes) jusqu'à Nesselbach, puis la montée impossible vers Langenburg.

Une fois encore il faudra que je mette pied à terre dans la dernière partie du petit chemin qui débouche près du château, en haut de la côte. 

On s'arrête pour souffler et pour admirer les décos de Pâques égayant les fontaines du village.

Remise en route vers Billingsbach. Pique-nique sur les hauteurs à l'orée d'un bois. On rencontre un sympathique cycliste local revenant de son travail. L'homme parlait très bien le Français et l'Anglais ! Bel échange.

Continuation vers Rothenburg sur petites routes et chemins dans les bois et en plaine. Nombreuses fermes aux champs. Malgré des exploitations impeccables, grosses odeurs de lisier.

Partout la nature renaît. Tout est en fleur... aubriéta, tulipes, pensées...

Quelques mini gouttes de pluie mais rien de grave. La fin du parcours sera bien sèche et ensoleillée... et une fois encore l'objectif sera perché en haut d'une colline.

La chambre d'hôte est un peu compliquée à trouver mais en fin de compte à un jet de pierre des murailles de la ville.

Étape très physique qui méritait le repas de Rois pris à la RatsStube sur la place du Marché.

Aucun regret d'avoir choisi la spécialité : "Schweinshaxe mit Knödel, Sauerkraut und Bier.".

Pas très digeste, tout de même, pour un dîner... 

Une bonne promenade digestive devait atténuer le petit sentiment de culpabilité de ne pas avoir pris une salade...

Schwäbisch Hall sous les premiers rayons de soleil du matin

Schwäbisch Hall sous les premiers rayons de soleil du matin

Une autre encore..

Une autre encore..

Fond de vallée sur la Kocher Jagst Radweg

Fond de vallée sur la Kocher Jagst Radweg

Le Viaduc. Il nous faudra monter à sa hauteur...

Le Viaduc. Il nous faudra monter à sa hauteur...

Une belle rencontre !

Une belle rencontre !

...pour atteindre Langenburg

...pour atteindre Langenburg

Un peu de fraîcheur avant la montée

Un peu de fraîcheur avant la montée

Un village paisible en contrebas de Langenburg

Un village paisible en contrebas de Langenburg

En haut de la côte d'enfer

En haut de la côte d'enfer

Fontaine décorée pour Pâques

Fontaine décorée pour Pâques

L'objet de la culpabilité (très) passagère.

L'objet de la culpabilité (très) passagère.

Une vue de la Place du Marché, en fin de soirée

Une vue de la Place du Marché, en fin de soirée

16 avril 2025. Rothenburg ob der Tauber "All day". Météo splendide.

Première journée 'visite'. 

La ville est très belle et mérite que l'on s'y arrête. Nous passerons la journée à découvrir toutes ses richesses, à parcourir les chemins de ronde de la muraille entourant la ville, à visiter le petit musée municipal, plein de surprises et de pièces uniques. Le soleil est encore au rendez-vous, nous obligeant même à rechercher l'ombre. Quelques photos en diront plus qu'un long discours. 

 

L'entrée en ville

L'entrée en ville

Belle enseigne

Belle enseigne

Sur la Place du Marché

Sur la Place du Marché

Fontaine Saint Georges sur la Place du marché

Fontaine Saint Georges sur la Place du marché

Une devanture de maison

Une devanture de maison

Une autre devanture. Poiriers en espalier

Une autre devanture. Poiriers en espalier

La Porte du Château au bout de la Herrngasse.

La Porte du Château au bout de la Herrngasse.

Près de la Tour de l'Hôpital

Près de la Tour de l'Hôpital

Vue des remparts et du chemin de ronde

Vue des remparts et du chemin de ronde

Une section du Chemin de ronde

Une section du Chemin de ronde

Deux Pèlerins au pied de l'église Saint Jacques.

Deux Pèlerins au pied de l'église Saint Jacques.

17 avril 2025. Rothenburg ob der Tauber - Nürnberg. Gris/froid le matin, très beau l'après-midi.

Orage le soir.

Mise en route de bonne heure pour la longue étape vers Nuremberg. Le ciel du matin est gris et froid. Malgré tout, on décide de garder le cuissard court, mais on couvre bien le haut (polaire et veste, plus calot sous le casque). Si la météo s'arrange, c'est plus facile que de devoir tout déballer.

Sortie de Rothenburg assez physique avec deux belles côtes dès le départ, dont une (juste après l'autoroute E43), affiche 16%. 

Ce sera ensuite une longue balade sur le plateau jusqu'aux abords de Nuremberg. Wachsenberg, Linden, Windelsbach, Cadolzhofen, Burghausen, Oberdachstetten, Flachslanden... où je me rends pour la seconde fois chez le même vélociste qu'il y a 14 ans pour, cette fois-ci, un coup de pompe dans les pneus. 

L'homme a vieilli (comme moi), et s'est considérablement agrandi avec l'arrivée des VAE. On échange quelques mots et on remet en route vers l'Est.

La VV est facile et continue de passer par une succession de villages proprets mais sans vie, tantôt en plaine, tantôt en forêt.

Pique-nique sur un banc à l'église Saint Andréas à Dietenhofen. L'endroit sort tout droit d'un tableau de Brueghel l'ancien. Continuation sur la véloroute vers Zirndorf. Rencontre d'une classe verte promenant des petits lamas. 

A Zirndorf, on loupe le panneau indiquant la direction de Fürth et on se trouve rapidement sur des pistes cyclables partagées (avec piétons), sur des axes de plus en plus importants, menant directement à Nuremberg. Les panneaux routiers ne nous disant rien, Rémi affiche le "+ code" de notre hôtel dans Google Maps et on se laisse guider par le petit trait bleu défilant à l'écran.

Après des kilomètres plutôt désagréables et très chargés on rattrape finalement la piste longeant la Pegnitz, dans les faubourgs Ouest de Nuremberg, et en deux temps trois mouvements, on se retrouve devant notre logement dans la Burgschmietstrasse, à deux pas du Château surplombant la ville.

Les ânes sont rangés au garage, les cyclistes déguisés en civil et c'est une première sortie à pieds.

Passage au château où le belvédère offre une vue panoramique de la ville. Petit tour pour se dégourdir les jambes d'une autre façon que de pédaler.

La faim sonnant à la porte de l'estomac, on se rend dans un haut lieu de la saucisse et d'autres spécialités culinaires de Nuremberg pour un repas magnifique arrosé d'une belle quantité de bière.

Durant le repas l'orage éclate. La marche digestive prévue sera conduite au pas de charge. On est heureux de ne pas avoir à passer la nuit sous la tente... Le réceptionniste nous assure qu'il fera beau demain. On croise les doigts.

Petit commentaire concernant la section Zirndorf - Nuremberg :

Bien surveiller les panneaux de la Paneuropa Radweg aux abords de Zirndorf car une 'directe' sur Nuremberg n'est pas recommandable. Trop de circulation sur des routes très passantes. Ce n'est donc pas par hasard que la véloroute monte à Fürth pour ensuite redescendre vers Nuremberg.

 

Ligne de partage des eaux au niveau de l'Europe

Ligne de partage des eaux au niveau de l'Europe

Exposition de Contributions à la Culture des Masses

Exposition de Contributions à la Culture des Masses

Très belles forêts de pins et de feuillus

Très belles forêts de pins et de feuillus

Pique-Nique sur le parvis de l'église de Dietenhofen

Pique-Nique sur le parvis de l'église de Dietenhofen

La piste n'était pas seulement sur asphalte..

La piste n'était pas seulement sur asphalte..

Arrondissement de Fürth. Nuremberg n'était pas loin.

Arrondissement de Fürth. Nuremberg n'était pas loin.

Mais pas question de goudronner au-delà de la limite d'arrondissement !

Mais pas question de goudronner au-delà de la limite d'arrondissement !

Les pommiers étaient en fleur et le soleil accentuait les couleurs

Les pommiers étaient en fleur et le soleil accentuait les couleurs

Restaurant "Bratwurst Röslein" dans l'attente de la commande..

Restaurant "Bratwurst Röslein" dans l'attente de la commande..

Elle arrive enfin !!

Elle arrive enfin !!

18 avril 2025. Nuremberg "All day". Ciel gris et froid.

Mise en route sans trop se presser à travers une ville endormie (Vendredi Saint), en direction du Zeppelinwiese, initialement aire de départ et d'arrivée des gigantesques dirigeables conçus et construits par le comte Ferdinand von Zeppelin à partir de la fin du XIXè siècle et jusqu'en 1937.

En 1933, ayant accédé au pouvoir, Hitler décide de nommer Nuremberg 'Ville des réunions du parti nazi' et d'y construire un complexe d'une superficie de plus de 10 km2 de bâtiments et terrains nécessaires aux évènements qui devaient s'y tenir.  (Le "Reichsparteitagsgelände" - terrain du congrès du parti du Reich). 

Le terrain occupé par les activités aéronautiques fut transformé en un immense lieu de rassemblement, destiné aux meetings de propagande organisés annuellement par le parti, et auxquels participaient des centaines de milliers de membres.

Nous avions décidé de commencer notre journée d'immersion dans l'histoire dramatique de la première moitié du XXè siècle par la visite des vestiges de cette mégalomanie diabolique.

De la Zeppelintribüne d'origine il ne reste que des gradins en divers états de délabrement ainsi qu'un promontoire central sur lequel Hitler se produisait dans une mise en scène pharaonique le dernier soir des Congrès annuels. A sa droite et à sa gauche siégeaient les membres les plus importants du parti.

Le 'champ' en face de la tribune était délimité par des blocs de gradins plus modestes entourant les trois côtés de l'immense carré et étaient destinés aux visiteurs. Des structures en pierre de forme parallélépipédiques séparaient les nombreuses sections de tribunes. Ce qui devait durer mille ans est dans un bien piteux état. 

Après une longue visite de cet endroit qui fait encore froid dans le dos lorsqu'on imagine ce à quoi a mené la folie d'un seul homme, nous sommes allés visiter l'exposition au "Centre de documentation du parti nazi", situé dans les vestiges inachevés de la "Salle des Congrès", autre délire conçu par Albert Speer, l'architecte du régime.

Le Centre de documentation sert de lieu de mémoire pour rappeler l’histoire sombre du nazisme, ses pratiques de propagande, ses lois raciales, et les procès de Nuremberg.

Tout comme le Musée "Topographie de la Terreur" situé à Berlin, l'exposition dévoile la lente montée du régime démoniaque, exposant la conduite et les dégâts des egos démesurés des gouvernants et de leurs affidés, de l'origine du mouvement jusqu'à sa destruction et à la condamnation des fautifs.

Les nombreux visiteurs défilent silencieux devant les documents présentés, les photos, les affiches, les explications. Quatre-vingts ans après la chute de ce régime maudit, d'autres egos semblent avoir pris la relève... La "der des der" ne serait-elle qu'une utopie inatteignable ?

La journée continue par la visite du Tribunal où eurent lieu les Procès de Nuremberg. La documentation et les explications proposées au visiteur ne laissent rien dans l'ombre. Nous passerons un long moment à découvrir, salle après salle, tous les aspects de la genèse et de la mise en œuvre des procès, de leur déroulement, et des actions de dénazification qui ont suivi.

La visite se termine par la salle où les procès eurent lieu. Elle a changé depuis, mais en fermant les yeux, on peut encore imaginer, tant les photos ont marqué notre génération, les deux rangées de prévenus, dans le box rectangulaire au fond à gauche... Göring au premier rang dans son costume clair. Moment glaçant.

Une plongée dans l'Histoire que nous n'avons pas connue, mais qui ne demande qu'à se répéter pour assouvir la soif de puissance et les appétits insatiables d'une nouvelle poignée de fanatiques.

Mémoire, Détermination, Courage... réveillez-vous avant qu'il ne soit trop tard !

 

 

 

 

Le Zeppelinfeld au temps des dirigeables.

Le Zeppelinfeld au temps des dirigeables.

Devant la tribune. On y aperçoit le promontoire central

Devant la tribune. On y aperçoit le promontoire central

Vue rapprochée du promontoire

Vue rapprochée du promontoire

Cette fois on ne peut plus y accéder..

Cette fois on ne peut plus y accéder..

"Souvenirs" d'un passage ou délabrement naturel ?

"Souvenirs" d'un passage ou délabrement naturel ?

Vue de la tribune "d'Honneur", depuis celles des visiteurs. (Photo prise au Centre de documentation)

Vue de la tribune "d'Honneur", depuis celles des visiteurs. (Photo prise au Centre de documentation)

Vue depuis l'arrière de la tribune centrale. (Photo prise au Centre de documentation)

Vue depuis l'arrière de la tribune centrale. (Photo prise au Centre de documentation)

Les projets d'un fou. (Photo prise au Centre de documentation)

Les projets d'un fou. (Photo prise au Centre de documentation)

Ce qui reste de la Tribune "d'Honneur"...

Ce qui reste de la Tribune "d'Honneur"...

Les structures encadrant les tribunes "Visiteurs"

Les structures encadrant les tribunes "Visiteurs"

Les marches côté tribunes "visiteurs"

Les marches côté tribunes "visiteurs"

Détail de l'expo au Centre de documentation.

Détail de l'expo au Centre de documentation.

Nuremberg, ville du Congrès du parti du Reich (Photo prise au Centre de documentation)

Nuremberg, ville du Congrès du parti du Reich (Photo prise au Centre de documentation)

La salle du Tribunal de Nuremberg. Le box des accusés est à gauche.

La salle du Tribunal de Nuremberg. Le box des accusés est à gauche.

La salle du Tribunal, aujourd'hui

La salle du Tribunal, aujourd'hui

19 avril 2025. Nuremberg - Sulzbach-Rosenberg. Couvert au départ puis grand soleil jusqu'au bout.

Nous quittons Nuremberg en direction du Nord-Est, suivant la Véloroute des cinq fleuves (Fünf-Flüsse Radweg) qui longe les lacs en direction de Hammer, Schwaig bei Nürnberg, Lauf an der Pegnitz, etc...

Le parcours est superbe. Arrêt 'photos' obligé à Hammer, toute petite bourgade 'rose' dont quelques maisons ont survécu aux bombardements de la seconde guerre mondiale.

La suite du parcours sur le tracé de la Paneuropa Radweg est sublime. Paysages à couper le souffle, écrasés de soleil, ce qui nous fait du bien après la journée d'hier.

Pique-nique à Hersbruck et continuation vers Pommelsbrunn. A Weigendorf, la véloroute bifurque au nord-est en direction de Oed, Etzelwang, Neukirchen bei Sulzbach-Rosenberg, puis redescend vers Trondorf, Untermainshof pour terminer à l'entrée ouest de Sulzbach.

Le relief pas trop pénible. Le soleil nous accompagne. 

Après un bref arrêt en ville (nous reviendrons demain), c'est direction la chambre d'hôte située à 1 km du centre-ville sur la 14. On dîne sur place, mais le repas est assez vite expédié car la 'maisonnée', personnel compris, est attendue pour le service du samedi soir de Pâques, à l'église du bourg.

Résultat : on se retrouve un peu les 'Gardiens du Temple' après que tout le monde, sur son "trente et un" ait disparu précipitamment. (Nous étions seuls dans l'établissement).

Excellente journée de pédalage à travers des paysages magnifiques.

Un des 5 fleuves, la Pegnitz peu avant Hammer

Un des 5 fleuves, la Pegnitz peu avant Hammer

Arrivée au village de Hammer

Arrivée au village de Hammer

Maison de Hammer

Maison de Hammer

Vu en route. L'artiste n'a négligé aucun des outils de la Passion..

Vu en route. L'artiste n'a négligé aucun des outils de la Passion..

Plus que 395 km pour Prague. On approche !

Plus que 395 km pour Prague. On approche !

Des pistes cyclables splendides

Des pistes cyclables splendides

Des parcours en vallée dans une nature magnifique

Des parcours en vallée dans une nature magnifique

Tant que la pierre reste debout, tout va bien...

Tant que la pierre reste debout, tout va bien...

Pour nous, ce sera après l'effort !

Pour nous, ce sera après l'effort !

Des chanteurs décorés pour Pâques

Des chanteurs décorés pour Pâques

Peu avant l'arrivée à Sulzbach - Rosenberg

Peu avant l'arrivée à Sulzbach - Rosenberg

20 avril 2025. Sulzbach-Rosenberg - Etzenricht. Très belle météo.

Partis vers 9h00 de notre Chambre d'hôte pour un rapide tour de ville Tout dort car c'est Pâques. Les rares personnes rencontrées convergent vers l'église Saint Marien pour assister à l'office.

Quelques photos et c'est reparti en suivant la véloroute. Ce sera successivement Grossenfalz, Grossalbershor, Iber, Süss puis Hahnbach. Schalkenthan, Kainsricht, Gebenbach puis Hirschau. Une belle balade tranquille et sans circulation dans une campagne très ensoleillée, offrant une grande variété de paysages.

On arrive à Hirschau sur la Rathausplatz totalement vide, ultra propre, mais stérile. Deux cerfs dorés, l'un portant l'autre sur son dos, décorent le parvis de la mairie. Quelques drapeaux flottent sans conviction aux mats, le long de la route. C'est triste. 

Je propose à Rémi d'aller voir la curiosité locale, à savoir le Monte Kaolino, immense terril de 35 000 000 de tonnes de sable composé de kaolinite, résidu de l'exploitation à ciel ouvert d'immenses carrières de kaolin, encore en activité.

La dune artificielle fait 120m de haut et est utilisée pour faire du ski, mais pratiqué seulement durant l'été. La visite se fait rapidement, d'autant plus que seul un skieur était en action sur la "piste", soulevant à chaque virage un nuage de poussière. 

Notre "Agneau pascal" (sandwich jambon/fromage, préparé le matin à la chambre d'hôte) sera consommé dans un arrêt de bus à Schnaittenbach. 

Remise en route pour Holzhammer où l'on refait le point pour choisir le chemin le moins difficile (cause côtes), pour nous rendre à Etzenricht. Ce sera via Neuersdorf, Neudorf et Oberwildenau. Le relief fut pénible mais le parcours à travers bois et prairies contrebalançait avantageusement cet inconvénient. Belles allées parmi les pins, bouleaux verts tendres. Un bout de chemin via Sperlhammer et d'autres lieux perdus parmi les méandres de la rivière Haidenaab nous amènent finalement à destination.

Arrivée à la Penzion en pleines festivités de Pâques. Une dizaine d'enfants faisait la chasse aux œufs dans le hangar et le garage. Malgré la fête, Gerhardt, notre hôte nous accueille avec beaucoup de gentillesse et de générosité. Nous ayant conduit à nos 'appartements', voyant nos petits drapeaux français, il nous confie, dans un Anglais approximatif, son souhait de visiter les plages de Normandie pour voir où était tombé son grand oncle durant la seconde guerre mondiale... On ne se sentait pas très à l'aise, mais c'était sincère et dit sans 'rancune'.

Dans le village, tout était fermé. Heureusement que nous n'avions pas consommé les salades etc. achetées la veille. Fouillant dans les sacoches et avec l'aide de la bière que Gerhardt nous avait offerte, nous avons même réussi à concocter un "dîner" acceptable. 

Facade de la mairie de Sulzbach-Rosenberg

Facade de la mairie de Sulzbach-Rosenberg

Une enseigne en ville

Une enseigne en ville

Séance d'aqua-vélo dans une mare sur notre route

Séance d'aqua-vélo dans une mare sur notre route

Paysage paisible à la lumière du matin

Paysage paisible à la lumière du matin

Un autre, un peu plus loin..

Un autre, un peu plus loin..

La floraison des arbres se produisait progressivement, à notre vitesse de déplacement vers l'est.

La floraison des arbres se produisait progressivement, à notre vitesse de déplacement vers l'est.

La place de Hirschau... C'était le jour de Pâques. Ceci explique cela.

La place de Hirschau... C'était le jour de Pâques. Ceci explique cela.

La même place vue dans l'autre sens, vers la mairie.

La même place vue dans l'autre sens, vers la mairie.

Le Monte Kaolino...

Le Monte Kaolino...

L'exploitation actuelle.

L'exploitation actuelle.

Les abords d'Etzenricht, lacs et rivières

Les abords d'Etzenricht, lacs et rivières

21 avril 2025. Etzenricht - Smolov (CZ). Gris le matin, grand soleil ensuite.

Excellent petit déjeuner allemand. Préparation des sandwiches pour la route.

L'établissement de Gerhardt est un endroit où l'on se sent bien. Dommage que ce soit un peu loin pour y faire une escapade un week-end.

La route est humide. Il a plu durant la nuit, mais ce matin c'est sec. Un peu frais tout de même. Pas étonnant compte tenu de la quantité de plans d'eau et de gros ruisseaux des alentours.

On se plante en essayant de retrouver la véloroute non loin de Weiden in der Oberpfalz, mais rapidement tout se règle. Encore quelques kilomètres et on est à Neustadt an der Waldnaab, où, à la gare Saint Félix, on rejoint la Bockl Radweg, qui emprunte le tracé d'une ancienne ligne de chemin de fer : 50 km de faux plats montants et descendants jusqu'à Eslarn. Les villages défilent lentement : Flosse, Vohenstrausse, Pleystein, Lohma, Waidhaus, puis enfin Eslarn, fin de la piste. 

Pique-nique sur un banc en forêt. Quelques gouttes de pluie. Passage d'un "col" à 605m d'altitude. On remet les gants d'hiver..

La descente progressive s'accompagne d'une remontée de la température. Le soleil perce enfin la couche.

La véloroute est magnifique. A Eslarn il ne reste que quelques kilomètres pour atteindre la frontière Tchèque.

De nombreux arbres situés près de petits ruisseaux ont subi des attaques de castors. Vu la précision des coups de dents, on devrait pouvoir les dresser à tailler des crayons en pointe.

Les derniers kilomètres vers la frontière se font sur une belle piste cyclable, asphaltée, bordant une large route en forêt. En semaine c'est le chemin des courses pour les Allemands frontaliers. Les super-marchés et pompes à essence les attendent juste de l'autre côté.

Le panneau bleu orné de sa couronne d'étoiles jaunes approche et c'est photo obligatoire  !

Ça y est, nous sommes en Tchéquie...et la machine à remonter le temps fonctionne déjà !

On continue sur la "véloroute" #37. Dans un premier temps elle nous amènera à Pilsen. Le chemin est essentiellement en sous-bois, mal empierré, plein de profondes ornières, et serpente en montées et en descentes pendant plusieurs kilomètres... pour finalement rattraper la route N° 197 que l'on avait quittée après la frontière. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Encore quelques kilomètres sur une route bien différente de celles que nous avions empruntées en Allemagne, puis c'est Smolov, terme de notre étape du jour.

Le village d'environ 90 habitants est "dans son jus". Hormis quelques voitures occidentales garées devant les maisons du village, peu d'autres choses ont changé depuis la chute du mur. On se croirait dans la France des années '50.

Difficile à raconter. Il faut le vivre pour le comprendre.

Notre Pension est 'soviétique' dans son agencement et sa décoration intérieure. Les maisons alentour, que l'on découvre de notre fenêtre ont subi peu de changements en 35 ans : vieilles machines agricoles, équipements d'un autre temps, etc. Ceci dit, c'est un lieu très paisible et attachant.

Zuzana Kojzarova, la propriétaire, nous accueille très chaleureusement. Nous sommes les seuls clients ce soir.

Le menu de la table d'hôte est basique mais bon, et la Pilsner Urquell en facilite la digestion.

Départ de la Bockl Radweg, gare Saint Félix à Neustadt.

Départ de la Bockl Radweg, gare Saint Félix à Neustadt.

On en verra pas mal !

On en verra pas mal !

12 km jusqu'à la frontière, on y est presque.

12 km jusqu'à la frontière, on y est presque.

Les 'taille-crayons' à l'oeuvre

Les 'taille-crayons' à l'oeuvre

Ca y est !

Ca y est !

La récompense, après 89 km parcourus dans la journée.

La récompense, après 89 km parcourus dans la journée.

22 avril 2025. Smolov (Bela nad Radbuzou) - Pilsen. Très beau temps.  

Mise en route à 9h00 sous un soleil déjà haut dans le ciel (nous sommes à plus de 1 300 km à l'est de la Bretagne, mais sur le même fuseau horaire). Directe vers Bela nad Radbuzou. Achats pour le pique-nique de midi. 

La véloroute #37 nous promène à travers une très belle campagne, très valonnée, via Pavlikov, Dubec, Borek, Bernartice, Stare Sedlo, Kladruby, Lhota u Stribra, pour enfin nous amener à Stribro. Après coup, on se rend compte que la #37 n'était pas le chemin le plus court de A à B, mais en revanche offrait des paysages magnifiques aux cyclistes.

Pique-nique sur la place, coups de tampon au musée local et c'est reparti vers Vranov pour environ 35 km de misère, les douze premiers sur des chemins défoncés, dans les bois surplombant la Mze, la rivière locale, nous obligeant, à plusieurs reprises, de mettre pied à terre et de pousser les montures dans les côtes !

Ça s'arrange après Pivovany/Jezna où nous retrouvons des routes plus carrossables. La dernière section vers Pilsen est un zig-zag non-stop à travers des lotissements, des champs, des détours interminables.

Cela ne faisait qu'ajouter des kilomètres au compteur, sans pour autant nous rapprocher très rapidement de Pilsen.

Aux abords de la ville, Rémi affiche le "+ code" de notre hébergement et après quelques coups de pédale le long de la Mze (encore elle), on arrive enfin à Borska 19, devant l'hôtel Victoria. 

Installation. Les vélos sont hébergés dans une salle derrière la réception. Nous dans une chambre au décor désuet.

Avec 94 km au compteur du jour on n'avait pas trop envie de partir en ville pour le dîner, alors ce sera sur place, à l’hôtel.

Repas très roboratif (on a dû finir le sac de boules de pommes de terre). 

Une fois encore, pas besoin de berceuse pour rejoindre Morphée.

 

Vue de la chambre, 7h00 du matin à Smolov.

Vue de la chambre, 7h00 du matin à Smolov.

Les jardins d'à-côté

Les jardins d'à-côté

La prairie tout juste fauchée

La prairie tout juste fauchée

Avec un nom comme ça, photo obligatoire !

Avec un nom comme ça, photo obligatoire !

Rémi à la gare de Dubec

Rémi à la gare de Dubec

Le village

Le village

Entre Dubec et Borek

Entre Dubec et Borek

Un peu plus loin..

Un peu plus loin..

Les tendres feuilles de bouleaux au soleil du matin

Les tendres feuilles de bouleaux au soleil du matin

Paysage le long de la véloroute

Paysage le long de la véloroute

Tantôt en foret, tantôt sur asphalte

Tantôt en foret, tantôt sur asphalte

Les églises sont souvent bâties sur le même modèle

Les églises sont souvent bâties sur le même modèle

Stribro

Stribro

Stribro, place de la Mairie

Stribro, place de la Mairie

Dans le bois, après Vranov. Un cauchemar de 12 km.

Dans le bois, après Vranov. Un cauchemar de 12 km.

Cette fois-ci, c'est du cyclisme sur herbe

Cette fois-ci, c'est du cyclisme sur herbe

Enfin !!!

Enfin !!!

J'ai dû avoir la moitié du sac de boules de pommes de terre... La Pilsner Urquell m'a sauvé !

J'ai dû avoir la moitié du sac de boules de pommes de terre... La Pilsner Urquell m'a sauvé !

23 avril 2025. Pilsen 'all day'. Grand soleil.

Journée visite de la ville. Passage à l'OT pour le coup de tampon dans le carnet et déambulation à travers la ville, la tête en l'air pour ne pas louper les frontons et autres merveilles décoratives.

1er arrêt :  La cathédrale Saint Barthélémy située sur la place de la République. Étonnés de ne pas avoir à payer pour la visiter. Un organiste s'exerçait tout la-haut derrière tous ses tuyaux, au-dessus de l'entrée principale. Dommage que sa répétition n'ait pas duré plus longtemps !

Le bâtiment est très court et très haut, contrairement à ce que l'on a l'habitude de voir en France. L'intérieur est très clair et les vitraux magnifiques. Il n'y a pas de transept ce qui doit donner cette impression d'étroitesse.

Belle balade à travers les rues pavées de la ville. Malheureusement beaucoup de parements ont souffert du temps et les rustines d'une autre couleur ne sont pas très heureuses. Sur l'immeuble de la Faculté des Arts on découvre un fronton glorifiant des travailleurs, réalisé par Otokar Walter vers 1955, typique de l'époque qui a pris fin à la chute du mur.  

Le jardin de Smétanov et le Parc de Mestsky sont des endroits où règne une douce décontraction. Les Massifs de fleurs et les fontaines, bordés d'arbres, ajoutent au calme de cet endroit reposant.  Des cafés bordent le côté nord de la place. En face, les très belles peintures extérieures du Centre Culturel (Mestanska beseda), sont d'un autre temps.  

Une bière tranquille en terrasse, en guise de déjeuner, et on repart, direction la gare pour voir si la monumentale salle des pas perdus est décorée, comme c'est souvent le cas dans les ex-pays "de l'Est". Là aussi, peintures et statues ornent l'édifice. 

Dernière étape, et non des moindres, la visite 'obligée' de la Pivovar Plzensky Prazdroj, autrement dit la Brasserie Pilsner Urquell. L'usine est énorme. Il faut bien ça pour produire plus de 2 800 000 bouteilles de bière par jour.

Le guide (en langue anglaise) nous captive pendant près de deux heures, expliquant l'histoire de la brasserie, ainsi que les développements qui s'y sont produits depuis sa fondation en 1842. Tout y passe : salles et cuves de fermentation, caves de maturation, ateliers d'embouteillage, etc.. sans oublier le demi, offert en fin de visite et qui se prend dans les caves de la brasserie...avant le passage au magasin de souvenirs. Une visite à ne pas manquer si la bière vous intéresse.

Dîner en ville de goulasch et de tranches de pain cuit à la vapeur. Excellent, mais à peine bourratif ! 

Le ciel se couvre.

la cathédrale Saint Barthélémy à Pilsen

la cathédrale Saint Barthélémy à Pilsen

Le choeur de la cathédrale

Le choeur de la cathédrale

Immeubles de la Place de la République

Immeubles de la Place de la République

Un beau trompe-l'oeil

Un beau trompe-l'oeil

Immeubles du centre

Immeubles du centre

Immeuble du centre

Immeuble du centre

 Oeuvre d'Otokar Walter

Oeuvre d'Otokar Walter

Peinture extérieure du Centre Culturel (Mestanska beseda)

Peinture extérieure du Centre Culturel (Mestanska beseda)

Une seconde peinture ornant la façade de l'immeuble

Une seconde peinture ornant la façade de l'immeuble

A la gare

A la gare

Un vieux 'Tube' Citroën à la brasserie

Un vieux 'Tube' Citroën à la brasserie

Salle de fermentation

Salle de fermentation

L'embouteillage des 120 000 bouteilles à l'heure

L'embouteillage des 120 000 bouteilles à l'heure

La dégustation, parmi les foudres de 4 000L

La dégustation, parmi les foudres de 4 000L

Dîner de sucres lents, en préparation des kilomètres vers Horovice, demain

Dîner de sucres lents, en préparation des kilomètres vers Horovice, demain

Suite de l'article : voir la seconde partie.

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Strasbourg - Prague 2025

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Publié le 4 Juin 2025

Seconde partie de l'article : Pilsen - Prague

Seconde partie de l'article : Pilsen - Prague

24 avril 2025. Plzen - Horovice. Premier jour de mauvais temps.

Il a plu fort une bonne partie de la nuit et ce matin le ciel est encore bien chargé et continue de nous arroser, sous forme d'un gros crachin. N'ayant pas énormément de route à faire jusqu'à l'étape du soir, ni de relief trop pénalisant, on décide de ne partir que vers 10h00.

Sortie de Plzen sur la 26, le long de la ligne de chemin de fer. On repasse devant la Brasserie et, un peu plus loin, devant sa filiale "Gambrinus". Le crachin nous obligeant à baisser la tête on loupe la bifurcation vers Doubravka et on continue sur les bas-côtés d'une route bien chargée, direction Rokycany.

On arrive rapidement au bout de la "piste cyclable", devant décider de la meilleure façon de rejoindre la véloroute. Par chance une station service se trouvait là et après des échanges laborieux avec le gérant et un client, ils nous informent que 200m plus loin il y avait une sortie vers Kysice où l'on pourrait retrouver notre chemin. 

Le parcours est une succession de montées et de descentes ne présentant pas de difficultés, mais le crachin/pluie nous gâche la matinée. 

Passage au centre ville de Rokycany que je n'avais que "tangenté" lors du premier voyage.

Place centrale similaire aux autre villes traversées. Mairie, église, quelques commerces, un restaurant ou deux et très peu de monde à aller et venir. Faut dire que la météo n'était pas engageante...

L'OT, situé au fond d'une cour, est tenu par deux jeunes personnes, une d'entre elles parlant un Anglais parfait. On discute cinq minutes, puis après le coup de tampon, on remet en route vers la sortie de la ville, passant devant le petit étang où nous avions planté la tente la dernière fois. Rien n'a changé. 

Les villages sur la 117 se succèdent sous un ciel gris et froid : Kocanda, Hradek, Dobriv... Le pique-nique sera consommé dans un arrêt de bus qui nous protégera du vent et du crachin persistant. L'odeur de feux de charbon est omniprésente. 

Passage à Komarov, village qui avait causé tant de soucis en 2011. Le pont enjambant le Jalovy Potok, une misérable rivière de "rien du tout", a été reconstruit.

Arrivée à Horovice vers 15h15. Notre hébergement n'ouvrant qu'à partir de 16h00, nous nous rendons en 'centre-ville pour une brève visite, et surtout pour prendre un thé chaud. Nous sommes servis sous une pergola réchauffée par un braséro à gaz. 

A part quelques magasins nouveaux, un Lidl qui s'est implanté en bordure de la route principale et une poignée de sociétés à l'entrée et à la sortie du bourg, rien n'a réellement changé. 

La place centrale est maintenant engazonnée et fleurie.

La devanture de la Mairie arbore toujours les bas reliefs du temps d'avant, massifs et poussiéreux. Leur couleur n'a pas changé non plus. Les vitrines, tant à Rokycany qu'à Horovice sont toujours aussi attrayantes.

Le petit hôtel est parfait. Le prix de la chambre incluant dîner et petit déjeuner nous convient à merveille. Pas besoin de ressortir se faire mouiller.    

 

 

Départ de Plzen. Le beau temps d'hier a disparu.

Départ de Plzen. Le beau temps d'hier a disparu.

La 'grand-place' de Rokycany

La 'grand-place' de Rokycany

Maisons sur la place

Maisons sur la place

Jan Rokycana lui-même

Jan Rokycana lui-même

Magasin sur la place. On ne sait pas réellement ce qui s'y vend.

Magasin sur la place. On ne sait pas réellement ce qui s'y vend.

Notre abri de pique-nique

Notre abri de pique-nique

Arrivée à Horovice

Arrivée à Horovice

La Mairie de Horovice. Rien n'a changé.

La Mairie de Horovice. Rien n'a changé.

Celui-là devait prendre les notes..

Celui-là devait prendre les notes..

L'hôtel "L'arbre vert" au centre-ville

L'hôtel "L'arbre vert" au centre-ville

La dernière mode de Paris

La dernière mode de Paris

La vitrine 'marriages'

La vitrine 'marriages'

Un thé chaud à l'abri...

Un thé chaud à l'abri...

25 avril 2025. Horovice - Prague (Dolni Pocernice). Une des plus mauvaises journées de vélo jamais vécues. Météo et circulation abominables.

Très mauvaise météo et circulation extrêmement dense et totalement folle aux abords de Prague. Pluie froide et drue tout le long des 70 km jusqu'à l'étape à Dolni Pocernice, à quelques kilomètres à l'est de la capitale.

Tête dans le guidon, rien vu du parcours.

Seul objectif : arriver sans problèmes.

On quitte Horovice à l'heure habituelle, sur la 114 qui passe par le centre ville. Premier bourg : Lochovice.

Quelques kilomètres au-delà de ce gros village on quitte la 114 en direction de Neumetely, Lazovice et Vizina où on se connecte à la 115 vers Skuhrov, Svinare, Revnice, Dobrichovice, Cernosice et Radotin, grande banlieue sud de Prague.

Quelques kilomètres après le départ on était déjà bons à essorer tant il pleuvait. Jusqu'à Radotin la route était acceptable malgré le très mauvais état du revêtement et les grosses flaques d'eau.

Neumetely aurait mérité que l'on s'arrête pour y faire un tour, mais sous un ciel plus clément.

Entre Dobrichovice et Cernosice, première côte désagréable. Une seconde nous attendait à la sortie de Radotin, sur la 115 ; grosse côte sans dégagements possibles entre les deux barrières métalliques : il fallait pédaler ! La suite fut un enfer.

Nous aurions dû quitter la 115 dans Radotin et prendre la direction de la gare puis continuer (sur petites routes), vers le nord le plus loin possible pour éviter la "4", une artère non interdite aux vélos (voie de bus partagée), mais qui est

A B S O L U M E N T    D E C O N S E I L L E E 

car, très peu après avoir rejoint la 4, le marquage au sol autorisant les vélos disparaît, et on se retrouve sur une voie de bus sur autoroute...

Après vérification sur Maps, à partir de l'embranchement 115 - 4, il existe bien une voie pour vélos, bordant la rivière, et qui nous aurait amenés près du centre de Prague. Mais la signalisation était inexistante.

Le résultat, fut près de 10 kilomètres parcourus dans la voie de bus, tantôt à droite de la 4, tantôt à gauche.. la tête dans le guidon, les yeux dans le rétro, pédalant comme des malades parmi les 'Fangios', jusqu'à trouver une sortie qui ne nous mettait pas dans une situation pire encore... Moment stressant mais faisant oublier la pluie.

Entrée dans Prague sur les trottoirs pour ne pas perdre de plumes, car la circulation en ville était aussi peu respectueuse des cyclistes que sur la 4. Passage devant la Gare centrale pour prendre la route jusqu'à la Chambre d'hôte. Interminable faux-plat montant sur les trois quarts du chemin à parcourir. Beaucoup de circulation là aussi. 

Arrivés trempés et congelés à destination dans le village de Dolni Pocernice. Voyant nos mines, le patron nous offre le thé avant de nous conduire à la vaste chambre qui prend rapidement l'allure d'une blanchisserie napolitaine. Tout était trempé.

La maison fait table d'hôte. On dînera sur place... qui en aurait douté ?

Journée mémorable dans nos mémoires cyclistes !

 

 

Arrêt de bus de Svinare. Même trempés le périple reste un bonheur !

Arrêt de bus de Svinare. Même trempés le périple reste un bonheur !

Une vue de la '4'. Capture d'écran Street view.

Une vue de la '4'. Capture d'écran Street view.

26 avril 2025. Prague all day, à vélo. Météo magnifique.

Changement radical de météo. Le ciel est 100% azur.

A vélo, mettons en route vers la vieille ville de Prague, rive droite, distante d'une dizaine de kilomètres, pour faire une première découverte de la ville et décider du programme du lendemain. Pour ne pas subir l'intense circulation jusqu'au centre ville, Rémi paramètre un parcours qui nous amène très vite au bord de la rivière. Une belle piste cyclable la longe et mène tout droit vers les quartiers que l'on souhaitait voir.

Beaucoup d'immeubles neufs et de chantiers de construction le long de notre route.

A partir du barrage Helmovsky au niveau de l'Ile de Stvanice les quais de la rive droite sont entièrement occupés par les bateaux de croisière qui sont condamnés à évoluer sur une toute petite distance, (moins de 3km). En effet, la limite amont se situe juste derrière le Pont Charles, au niveau du barrage de Staromestsky. 

Cela ne semble pas décourager les files de touristes qui attendent d'embarquer.

Dès les abords du Pont Charles (rive droite) sommes happés par des myriades de visiteurs tentant d'accéder au pont. L'étroit passage sous la tour ralentit considérablement le débit, d'autant plus qu'il y a autant de monde venant de la rive opposée..

Inutile de dire que la circulation à vélo est quasiment impossible dans les petites rues (notamment Karlova) menant vers la Place de la Vieille Ville et l'Horloge astronomique. On sera rapidement obligés de mettre pied à terre et de pousser les montures en faisant attention de ne pas heurter les passants.

Cette rue Karlova est une enfilade de restaurants et de magasins de souvenirs 'made in China'. Pas très intéressant.

Nous arrivons devant l'horloge à 11h50, et comme toutes les autres personnes déjà là, nous levons les yeux vers le cadran splendide et ses multiples mécanismes et décorations qui se mettront en mouvement à midi.... le squelette tirant un câble qui actionne une cloche, les personnages passant dans l'ouverture des petites portes qui se sont ouvertes, etc... 

Côté église de Notre Dame de Tyn, une porte de la tour droite s'est ouverte laissant apparaître des carillonneurs tirant furieusement sur des cordes actionnant les cloches qui sonnent à toute volée.

La place est momentanément occupée par des petits chalets qui vendent toutes sortes de nourriture, de souvenirs etc.. 

Les immeubles entourant la place sont très intéressants : façades, frontons, colonnades, statues etc, tous plus colorés et beaux, les uns que les autres. Le Ministère du Développement Régional est magnifique.

Quittant la place par des rues plus calmes nous sommes attirés par la musique d'un petit groupe qui joue des airs traditionnels devant une église où se déroule un mariage. Nous voyant intéressés, un des musiciens nous apporte chacun un gobelet en carton dans lequel il avait versé une petite dose de whisky.

On trinque à la santé des futurs mariés ! La cérémonie terminée, tout le monde repartirait dans deux antiques autocars (d'avant 1989), garés à l'arrière de l'église. 

Par un pont situé en aval du pont Charles nous nous rendons sur l'autre rive et remontons la rivière jusqu'au parc Klarov où le pique-nique acheté hier matin à Horovice est finalement consommé. De là, balade tranquille dans des rues bien plus calmes que celles d'en-face, bordées de très belles maisons, jusqu'au pont Legii que nous traversons pour amorcer le retour vers nos appartements de Dolni Pocerice.

Place Jan Palach sommes bloqués par une énorme manifestation. Tout est à l'arrêt. La police est partout.

Il y a même des policiers qui sont obligés de pousser un autocar tombé en panne au milieu du carrefour. C'est une belle pagaille. Rassasiés de bruit et de touristes, nous reprenons le quai vers l'aval et après une longue pérégrination le long de la rivière et à travers la proche banlieue, on retrouve la route de notre chambre d'hôte contents et satisfaits de cette belle avant première.

Un deuxième excellent repas sur place clôt cette belle journée.

 

La cour et une partie de notre chambre d'hôte.

La cour et une partie de notre chambre d'hôte.

Rattrapage de niveaux pour cyclistes... Gare au tournis !

Rattrapage de niveaux pour cyclistes... Gare au tournis !

Et on parle de "sexe faible" ?

Et on parle de "sexe faible" ?

Une statue ornant l'entrée de la Salle de Concerts "Rudolfinum", Place Jan Palach

Une statue ornant l'entrée de la Salle de Concerts "Rudolfinum", Place Jan Palach

La tour de l'Horloge astronomique.

La tour de l'Horloge astronomique.

La façade de l'horloge. Le squelette faisant tinter la cloche est à droite du cadran.

La façade de l'horloge. Le squelette faisant tinter la cloche est à droite du cadran.

Immeuble de l'Office du tourisme

Immeuble de l'Office du tourisme

Le Ministère du développement régional

Le Ministère du développement régional

Le fronton en haut du Ministère !

Le fronton en haut du Ministère !

L'autocar de la noce.

L'autocar de la noce.

Déjeuner dans le parc. En arrière plan, au centre, la cathédrale.

Déjeuner dans le parc. En arrière plan, au centre, la cathédrale.

Les bateaux de touristes sur la Moldau. Au centre, la Tour gothique du Pont Charles.

Les bateaux de touristes sur la Moldau. Au centre, la Tour gothique du Pont Charles.

Le Pont Charles et la vieille ville, vus de la rive droite

Le Pont Charles et la vieille ville, vus de la rive droite

La cathédrale 'sévèrement' entourée

La cathédrale 'sévèrement' entourée

Monument à Jan Palach

Monument à Jan Palach

La centrale électrique Stvanice

La centrale électrique Stvanice

27 avril 2025. Prague all day, à pied. Météo magnifique.

Après le parcours de reconnaissance d'hier, fait à vélo, nous nous rendons à Prague, cette fois, par le train, pour une journée de marche à travers la ville. De Dolni Pocernice, il y a un train toutes les demi-heures qui met 13 minutes pour parcourir la distance jusqu'à la gare de Masarykovo, située à 8/900m de la place centrale de la vieille ville. Le coût d'un aller simple est de 37 couronnes tchèques, soit un peu plus d'un euro...

La balade à pieds nous mène tout d'abord à l'OT pour le coup de tampon dans le carnet. Sans les vélos, la promenade est plus cool et détendue. 

Peu à peu on remonte Karlova vers la rivière. Traversée du Pont Charles déjà bondé, puis lente montée vers le château, la cathédrale, le quartier des institutions et le Palais présidentiel, via d'étroites rues à gros pavés, bien plus calmes que de l'autre côté, cause relief...

Belle promenade sur les hauteurs. Vues extra de Prague. Passage dans les jardins du Monastère de Strahov, ses vignes.. Lente descente vers la Cathédrale Saint Guy. Nombreux bâtiments administratifs. Le Palais Cerninski est surmonté d'un drapeau de l'Otan.. Des drapeaux ukrainiens flottent sur de nombreux édifices. On n'est pas à Budapest...

L'accès à la cathédrale n'est même pas envisageable. La queue fait plus de 300m et semble être totalement à l'arrêt. On se contentera d'en admirer l'extérieur. Magnifique. 

Continuation vers la rivière via les Jardins du Sénat, ses allées bordées de statues et de haies de charmille, tulipes rouges, le très curieux "Dripstone Wall".. Les paons... Le grand plan d'eau, les carpes..

L'après-midi, de l'autre côté de la rivière, sera passée à visiter les rues moins fréquentées par les touristes, jardins au gazon 'sauvage' comme on voyait avant dans les pays de l'est (il n'est pas tondu ras, on le laisse pousser un peu...), massifs de fleurs, lilas.. nombreuses personnes prennent le soleil sur les bancs, lisent, jouent avec leurs enfants.. C'est très paisible.

Retour à la gare pour notre train vers Dolni.

Très belle journée de promenade à pied et satisfaction d'avoir réservé à l'extérieur de Prague.

 

 

En attendant le train pour Prague.

En attendant le train pour Prague.

Un nouveau passage devant l'Horloge.

Un nouveau passage devant l'Horloge.

Fronton de la Maison Municipale

Fronton de la Maison Municipale

La statue de Saint Népocumène sur le Pont Charles.

La statue de Saint Népocumène sur le Pont Charles.

Des pavés qui ont pu voir des carrosses...

Des pavés qui ont pu voir des carrosses...

Tout est en pente rive gauche

Tout est en pente rive gauche

Des jardins du Monastère, vue vers la cathédrale

Des jardins du Monastère, vue vers la cathédrale

La rivière file à l'est..avant de faire une boucle vers le nord

La rivière file à l'est..avant de faire une boucle vers le nord

Vignobles au Monastère

Vignobles au Monastère

Statue d'Edouard Benes au palais Cerninsky. Derrière lui flotte le drapeau de l'OTAN. La roue tourne !

Statue d'Edouard Benes au palais Cerninsky. Derrière lui flotte le drapeau de l'OTAN. La roue tourne !

Sanctuaire Notre Dame de Lorette

Sanctuaire Notre Dame de Lorette

Comment recaler un candidat au permis de conduire

Comment recaler un candidat au permis de conduire

Le toit du palais Martinic. La charpente doit être intéressante

Le toit du palais Martinic. La charpente doit être intéressante

Relève de la garde au palais présidentiel

Relève de la garde au palais présidentiel

Cinq vue de la Cathédrale

Cinq vue de la Cathédrale

Strasbourg - Prague, à Vélo par la Paneuropa Radweg. Edition 2025. Part 2.
Strasbourg - Prague, à Vélo par la Paneuropa Radweg. Edition 2025. Part 2.
Strasbourg - Prague, à Vélo par la Paneuropa Radweg. Edition 2025. Part 2.
Strasbourg - Prague, à Vélo par la Paneuropa Radweg. Edition 2025. Part 2.
Détail d'une des portes de la Cathédrale

Détail d'une des portes de la Cathédrale

Au fond, le palais Rosenberg

Au fond, le palais Rosenberg

Une partie des jardins du Sénat

Une partie des jardins du Sénat

Un tram d'avant...

Un tram d'avant...

Le brave soldat Svejk, considéré comme symbole de l'absurdité de la guerre

Le brave soldat Svejk, considéré comme symbole de l'absurdité de la guerre

Tête de Kafka, sculpture rotative en inox.

Tête de Kafka, sculpture rotative en inox.

Un bel alignement de façades.

Un bel alignement de façades.

Rémi levant son verre à la belle réussite de notre périple

Rémi levant son verre à la belle réussite de notre périple

28 avril 2025. On tue le temps avant le train du soir. Météo splendide.

Pas pressés de partir de notre petit hôtel car le train est à 18h28. Mise en route avec les sacoches direction la rivière afin d'éviter la circulation qui s'est densifiée (c'est lundi...). 

Balade sans but réel dans Prague où les foules du week-end ont disparu. Des ouvriers sont entrain de démonter les chalets et les décorations de Pâques sur la Place de la Vieille Ville. Quelques calèches attendent le client. Les chevaux peuvent souffler.

Déjeuner dans une brasserie 100% Pilsner Urquell. On s'en reboit une avec le repas, car rentré en France, elle n'aura pas le même goût. 

Les heures sont longues quand on ne peut rien entreprendre. Finalement c'est le moment de mettre en route vers la Gare Centrale, qui elle, nous réveille brutalement tant les gens courent dans tous les sens.

Notre train est à l'heure. Sommes les deux seuls cyclistes dans le wagon 'Vélos-Cyclistes'. Le compartiment de deux banquettes nous convient parfaitement. Tant qu'il fait jour nous avons la tête collée à la vitre. Le train prend une direction Nord Ouest suivant la Vitava, puis l'Elbe. Quelques minutes après Décin nous franchissons la frontière avec l'Allemagne, puis ce sera un grand arc de cercle qui nous ramènera progressivement vers le Rhin et Offenburg, d'où nous sommes partis il y a si longtemps....

Six heures du matin. Dormis en morse... plus de points que de tirets. Un peu frigorifiés car l'air passait allègrement sous la porte de l'extrémité du wagon, nous obligeant à renfiler les cuissards d'hiver...On avait tout préparé pour sortir du train en un temps record. En une minute vélos, sacoches et cyclistes sont sur le quai. Un coup de navette d'une trentaine de minutes nous amène à la gare de Strasbourg, où le van nous attend pour le retour vers Paris.

Trois semaines de vélo c'est un siècle de souvenirs tant les sens sont sollicités, tant on emmagasine de paysages, d'odeurs des champs, de météo, de sensations, de rencontres.... 

Il faut bien rentrer. La bonne nouvelle c'est que chaque retour est prétexte à repartir.

Ce n'est pas un rêve. On y était bien !

Ce n'est pas un rêve. On y était bien !

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Strasbourg - Prague 2025

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Publié le 4 Août 2024

Un aperçu du parcours de cette année. Deux jours de pluie n'ont pas gâché le bonheur !

Un aperçu du parcours de cette année. Deux jours de pluie n'ont pas gâché le bonheur !

Pour le huitième périple à vélo de Sylvie, 2024 devait être l'année "Allemagne de l'Est"...

...mais une logistique d'approche un peu compliquée et le temps qui filait trop vite pour faire des préparatifs sérieux nous ont fait préférer la découverte de la dernière section du "Tour de Bretagne", que nous avions commencée en 2020, entre deux périodes de confinement, puis continuée en 2022. (Les deux articles sont dans ce blog).

La distance à parcourir étant relativement modeste, nous avons décidé de la rallonger en quittant la boucle à Fougères, empruntant la Voie Verte en direction de Saint Hilaire du Harcouët, pour rejoindre "Le Tour de Manche/EV4".

De là, continuation vers Mortain-Bocage, puis Sourdeval, Vire, La Souleuvre, Tessy sur Vire, Condé sur Vire...

Peu avant Saint Lô, nous quittons les bords de Vire pour prendre un cap ouest à travers la campagne, en direction de Montmartin sur mer.

Ce sera ensuite une belle balade le long de la côte du Cotentin, vers Granville, Avranches, la voie verte Avranches-Pontaubault, le Mont Saint Michel, Pontorson, Antrain, Fougères (de nouveau, mais en trajet inverse), Vitré, sud Rennes, Ploërmel puis Vannes.

Un total de près de 800 km en deux semaines, avec deux journées intermédiaires pour visiter les villes de Fougères (à l'aller) et Vitré (au retour).

Petite entorse à la promesse de ne pas utiliser la SNCF.. Pour gagner une journée de pédalage, nous avons effectué le trajet Vannes - Redon en TER. Hormis la stupidité de ne pas pouvoir réserver passagers + vélos sur le même site et de devoir payer 1 € en ligne pour chaque vélo, le trajet de 20 minutes s'est relativement bien passé (voir ci-dessous).

 

 

 

Avec la carte, le parcours est plus simple à expliquer !

Avec la carte, le parcours est plus simple à expliquer !

18 juin 2024. Vannes - Grand Fourgeray, (TER Vannes - Redon).

Ciel très menaçant au départ. Installation dans le TER, à quai, voie 4, entraînant débâtage des ânes+descente et montée des escaliers, car l'ascenseur est trop petit pour les vélos...  (et pour plus de deux personnes avec des valises cabine...)

Un sac à vin casse-pied, le bras en écharpe, complètement saoul, commence à nous entreprendre et nous raconter sa vie. Au bout d'un moment, après s'être vautré sur nos sacoches, je l'oblige à s'asseoir pour qu'il nous fiche la paix. Fin de trajet sans autres problèmes. Ça commençait bien !

Météo peu engageante à Redon. On déjeune rapidement dans un petit resto près de la gare et à 14h00 on est enfin en route, sur le halage de la Vilaine, direction Port de Roche.

On ne se lasse jamais du passage à Brain sur Vilaine, où très souvent, des artistes exposent leurs œuvres.

A Port de Roche, on quitte la Vilaine pour rejoindre Grand Fougeray via la D56 (on aurait dû prendre la D54...) Étape atteinte vers 17h00. 1ères gouttes de pluie.. Installation à la chambre d'hôtes et très bon dîner sur la place. Promenade digestive vers la Tour Duguesclin et retour au sec.

 

 

Coude de la Vilaine à Brain

Coude de la Vilaine à Brain

Cette année encore, des artistes exposaient leurs oeuvres

Cette année encore, des artistes exposaient leurs oeuvres

Le massif, le long du mur de la vieille école, est toujours fleuri. Le bouton blanc, en bas à droite, permet de changer la couleur du pavot.

Le massif, le long du mur de la vieille école, est toujours fleuri. Le bouton blanc, en bas à droite, permet de changer la couleur du pavot.

Celui-là attendait son dîner...

Celui-là attendait son dîner...

19 juin 2024. Grand Fougeray - La Guerche de Bretagne

Au petit déjeuner : 4 sœurs retraitées faisaient leur périple annuel. Étonnant !

Probablement la pire journée jamais passée à vélo, (même en tenant compte de toutes les météos pourries vécues en Irlande, en Écosse, aux Pays-Bas.... et j'en oublie certainement...).

Trombes d'eau, orage, vent, la totale. Un beau baptême pour Sylvie, qui aurait pu commencer à croire que j’exagérais certaines situations vécues dans les nombreux voyages vélo entrepris depuis une quinzaine d'années.

Dommage car le parcours sur la nouvelle voie verte "La Régalante" aurait pu être super chouette si les chemins n'avaient pas été si détrempés. Heureusement que le voyage avait été bien préparé, car à quelques intersections, c'était 'pile ou face'. Quelques mauvais chiens croisés en route. Très peu de cyclo-touristes rencontrés... On se demande pourquoi ?

A plusieurs reprises on prend des raccourcis car Sylvie était gelée. Tous ses "habits de pluie" avaient été percés. Ce sera le cas au nord de Teillay, au lieu-dit 'La Gare' où l'on prendra la D57, direction Soulvache et continuation sur la D110 vers Martigné.

A un moment, obligés de s'abriter sous le hangar d'une CUMA pour se changer...

Pas question de pique-niquer. On s'arrête à Martigné-Ferchaud pour manger un repas chaud dans l'unique établissement ouvert. D'être au sec était un luxe que l'on a fait durer.

Sous une météo détériorée un peu plus encore, on remet en route via la D310 qui nous mènera à Rannée, puis directe de Rannée vers La Guerche. Le parcours officiel descendait vers Eancé, Chelun puis remontait à Rannée pour refaire un boucle au sud de plus de 10km avant d'atteindre l'étape. (On apprendra le soir que Eancé avait été inondé suite aux orages, occasionnant l'évacuation de plusieurs maisons. Inutile de dire que cela aurait certainement impacté notre parcours...)

Vers 17h00, après une erreur de direction à l'entrée de La Guerche, on arrive finalement à la chambre d'hôte.

Installation et douche chaude ++ puis départ 'en ville' pour une balade découverte. Concert de grenouilles dans les mares au bord de la route. Elles étaient à la fête ! On nous dit qu'il a plu plus de 50mm durant la journée.

En début de soirée, le soleil avait finalement réussi à dompter les nuages et à calmer les cieux.. Grand ciel bleu. Il était temps.

Rapide tour du centre qui, sous d'autres circonstances aurait mérité que l'on s'y attarde. Malheureusement, après la journée vécue, l'envie de parcourir les petites rues, les places, les jardins, beaucoup d'endroits pleins de charme, n'était plus à l'ordre du jour. Il faudra que l'on y revienne.

Le resto sélectionné, où l'on pensait dîner, était exceptionnellement fermé. Tous les autres aussi...

Ne restaient que le McDo à l'entrée de la ville et un 'Kébab' sur la place. Le 'Kébab' était plus près.. Le repas vite avalé, arrosé d'un Coca grand cru, c'est retour à la chambre d'hôte pour une nuit réparatrice.

Demain la météo devrait s'améliorer. On verra !

Pas de photos today...

 

20 juin 2024. La Guerche de Bretagne - Vitré - Fougères.

Les prévisions étaient exactes... Le ciel s'était déguisé en bleu et le soleil avait l'affaire en mains.

Après un petit tour en ville avant de partir, mise en route vers Moutiers, où la rivière "Seiche" débordait allégrement. Très rapidement on est sur la VV qui file plein nord vers Argentré du Plessis et Vitré.

Vingt-six kilomètres très roulants sur l'ancienne voie de chemin de fer. Belle descente dans Vitré suivie d'une interminable montée pour en sortir. Courses pour le déjeuner et continuation vers le Plan d'eau de la Cantache où des tables de pique-nique nous attendaient. Les 34 kms de la suite du parcours jusqu'à Fougères se font une fois encore sur VV. Une profusion de fleurs des champs borde cette très agréable section du voyage.

On fera de belles rencontres : un Toulousain de 80 ans parcourant la VV sur son vélo de course ; des anciens qui nous content le passé industriel de Fougères qui avait longtemps été capitale de la chaussure avant de voir les derniers ateliers filer à l'étranger..

Un peu après 17h00 nous arrivons à la chambre d'hôte où nous sommes chaleureusement accueillis.

Excellent dîner en ville et balade digestive dans le secteur du château. Demain : journée de coupure pour visiter cette ville dont nous n'avions, tous les deux, que de vagues souvenirs.

 

 

La Seiche à Moutiers...

La Seiche à Moutiers...

Un panneau sur "La Régalante"

Un panneau sur "La Régalante"

Descriptif de la Voie Verte

Descriptif de la Voie Verte

Le chemin est bordé de toutes sortes de fleurs. Ici, une "section Gueules de Loup".

Le chemin est bordé de toutes sortes de fleurs. Ici, une "section Gueules de Loup".

J'imagine la taille des sacoches...

J'imagine la taille des sacoches...

De nombreux panneaux illustrent le passé ferroviaire de la VV

De nombreux panneaux illustrent le passé ferroviaire de la VV

Une des locos assurant le service..

Une des locos assurant le service..

Le train filant sur le viaduc. Le flou est plus le résultat de la prise de vue, plutôt qu'une arrivée à 100 km/h.

Le train filant sur le viaduc. Le flou est plus le résultat de la prise de vue, plutôt qu'une arrivée à 100 km/h.

Une des gares sur le parcours.

Une des gares sur le parcours.

Cette affiche valait 'son jus'.

Cette affiche valait 'son jus'.

Près de Fougères, ce qui reste de la glorieuse époque du rail..

Près de Fougères, ce qui reste de la glorieuse époque du rail..

Château de Fougères. Avant-première de la visite de demain.

Château de Fougères. Avant-première de la visite de demain.

21 juin 2024. Fougères all-day. Météo au beau-fixe.

On s'attarde un peu au petit déjeuner pour discuter avec la patronne et son mari. C'est lui qui a tout aménagé dans leur résidence magnifique, ancien orphelinat de la ville ! Ici ce sont 4 cousines (2 x 2 sœurs) que nous rencontrons au petit déjeuner !

Après un passage à l'Office du Tourisme, ce sera direction le Château où l'on passe une bonne partie de la matinée à monter et descendre les nombreux escaliers en pierre, desservant les tours, chemins de ronde et autres points d'intérêt.

Une salade (encore une !), vite prise près de l'église Saint Léonard, puis visite de celle-ci ne présentant pas un énorme intérêt architectural, ni au niveau des vitraux, trop modernes à notre goût.

Le jardin public qui le jouxte et qui permet de rejoindre la vieille ville en contrebas, est très sympa. L'ancien quartier restauré est à voir. Maison à encorbellements, rues étroites, jardins, cours d'eau.. L'église Saint Sulpice vaut le détour. Des techniciens s'y affairaient pour préparer le concert du soir.

Longue balade dans les ruelles médiévales et retour vers le haut de la ville.

Marc, mon pote de fac, et moi y étions passés en vélo lors de ma toute première expédition cycliste...il y a plus de 50 ans... aïe, aïe. Cela ne nous rajeunissait pas. (Voir l'article 'Voyage à vélo vintage' dans ce blog..)

1er jour de l'été et Fête de la Musique obligent, nous clôturons cette belle journée par un dîner "Au Bistrot", situé juste au bout de notre rue. Nourriture sans reproche et service excellent.

Sur le retour, promenade digestive pour écouter et voir les différents groupes, mimes, danseurs. Ambiance très festive malgré un petit vent qui nous rappelait que l'été n'avait qu'un jour...

Effet réussi !

Effet réussi !

Près de la chambre d'hôtes. En arrière-plan, le Beffroi.

Près de la chambre d'hôtes. En arrière-plan, le Beffroi.

Quelques vues du Château

Quelques vues du Château

Bretagne et Normandie - Juin 2024
Bretagne et Normandie - Juin 2024
La charpente dans une des tours..

La charpente dans une des tours..

La ville haute vue du Château

La ville haute vue du Château

Diaporama historique au Château. Très réussi !

Diaporama historique au Château. Très réussi !

Un tableau du diaporama. Le Boulanger.

Un tableau du diaporama. Le Boulanger.

Manquaient plus que la crème à raser et des chambres à air de brouette...

Manquaient plus que la crème à raser et des chambres à air de brouette...

Maisons de la ville basse.

Maisons de la ville basse.

Vitrail à Saint Sulpice.

Vitrail à Saint Sulpice.

En bas des remparts.

En bas des remparts.

22 juin 2024. Fougères - Sourdeval.

Il a plu durant la nuit, mais le ciel est OK au départ le matin. La VV traverse Fougères passant le long de la gare routière, puis sous une colline (un ancien tunnel du chemin de fer), pour déboucher à quelques centaines de mètres de notre chambre d'hôtes. Nickel. Au moins, cette fois-ci, on ne se perdra pas dès le départ ! On empruntera le tunnel au retour.

Durant la matinée la météo sera variable, nous obligeant à revêtir nos habits de "cyclandrier" (cycliste - scaphandrier) pour les retirer 10 km plus loin, et recommencer la comédie plusieurs fois de suite avant que le ciel ne se calme.

A quelques kilomètres de Fougères, une fourche sur la VV permet de suivre la Régalante vers le Mont Saint Michel, via Antrain et Sougéal ou de filer vers Saint Hilaire du Harcouët via Louvigné du désert. Nous emprunterons cette dernière option, réservant le Mont Saint Michel pour le retour.

Courses à Saint Hilaire et pique-nique dans un abri conçu à cet effet, au tout début de la piste vers Mortain et Sourdeval. Nous sommes maintenant sur la Véloscénie/EV4/Tour de Manche. Peu avant Mortain, la Véloscénie quittera le trio pour se diriger plein est vers Domfront.

La VV est un peu plus 'physique' dans ce secteur très boisé et bien détrempé.

Au lieu dit 'Le Roc Creux' nous quittons la VV pour nous diriger, à travers la campagne, vers la chambre d'hôte située sur la D499 à La Blanche Roche.

Magnifique B&B complètement isolé au milieu des champs, tenu par un couple d'Anglais retraités, établis en France depuis des années et n'ayant aucun désir de retourner à la confusion post-Brexit. Un bijou, une bonbonnière au calme, sans vis à vis sur des kilomètres...

Un vieux four à pain occupait un coin de la cour. La sole était complètement défoncée. Dommage !

Les ânes sont débâtés et laissés dans la cour, car ils devront nous transporter à Sourdeval, situé à 6 km de là, pour dîner dans l'unique restaurant ouvert en ville (hormis le H24 7/7 'Kebab' - mais on avait déjà donné...).

Repas bon et très sympa chez "YO", suivi d'un échange intéressant avec le patron, relatif au business du 80ème anniversaire du Débarquement allié.

Retour à la maison sur le même chemin que l'aller, mais cette fois avec un peu plus de montées en guise de promenade digestive.

 

Sur la VV, sortie de Saint Hilaire, des scénettes de l'Expo "Arts et Sentiers"... Tout est encore en place, rien n'a été vandalisé... Un autre monde !

Sur la VV, sortie de Saint Hilaire, des scénettes de l'Expo "Arts et Sentiers"... Tout est encore en place, rien n'a été vandalisé... Un autre monde !

Sur la VV, le rosier avait colonisé le cerisier !

Sur la VV, le rosier avait colonisé le cerisier !

La gare de Mortain au début du siècle dernier...

La gare de Mortain au début du siècle dernier...

Idem...

Idem...

...et ce qu'il en reste aujourd'hui...

...et ce qu'il en reste aujourd'hui...

Le profil de la Voie Verte témoigne du colossal travail des constructeurs de la ligne..

Le profil de la Voie Verte témoigne du colossal travail des constructeurs de la ligne..

Sylvie en plein effort.

Sylvie en plein effort.

La vue "à perte de vue", depuis notre chambre à Sourdeval. Superbe !

La vue "à perte de vue", depuis notre chambre à Sourdeval. Superbe !

23 juin 2024. Sourdeval - Tessy sur Vire, via La Souleuvre.

Nuit de silence absolu, suivi d'un petit déjeuner à l'Anglaise que Carol et Steve nous avaient concocté. Mise en route, une fois encore, bien plus tard que prévu à l'origine... L'objectif de parcourir plus de la moitié du parcours prévu avant la pause déjeuner avait volé en éclats. Qu'importe, on n'était pas là pour battre des records, mais pour profiter pleinement des lieux traversés et des rencontres faites aux étapes et tout le long de la route.

A Sourdeval on rattrape la VV direction Vire, toujours sur l'EV4/Tour de Manche. Après une petite montée ce sera une descente pratiquement non-stop jusqu'à Vire. Excellent fléchage en ville. Tout allait bien....puis ça se gâte 'grave'..

La route jusqu'au viaduc de La Souleuvre est en montée continue. Pas de répit pour les cyclistes.

Le lieu a bien changé depuis le premier passage que j'avais effectué avec Rémi, il y a quelques années. C'est devenu un gros business, un parc d'attractions du saut à l'élastique, d'activités "suspendues". Plusieurs plateformes sont maintenant aménagées et l'affaire a perdu son approche 'amateur'. Nous ne sommes pas descendus voir les installations en fond de vallée car il aurait fallu remonter. Malgré tout, le chemin de découverte que les enfants parcourent pieds-nus, est toujours là.

Le pique nique sera gâché par la tablée voisine, une famille de beaufs vulgaires et gueulards, nous obligeant à déménager pour finir le repas ailleurs. Sur nos chemins en plaine et en forêt nous avions été protégés de la laideur. Le retour au réel n'en fut que plus rude !

Sans regrets et déçus, on quittera ce lieu, qui, concernant Rémi et moi, restera dans nos annales des descentes à vélo 'extrêmes'.

Plutôt que de continuer sur la VV vers La Ferrière-Harang, on retourne vers le bas de la côte pour rattraper la D56/293 'Circuit touristique de la Vire'.

Très beaux paysages en bordure du fleuve. Peu de passage. A Campeaux, on retrouve la VV que l'on ne quittera plus jusqu'à Pont-Farcy, où une "fête à neuneu" se déroulait dans une prairie en bordure du bourg. Dans ce dernier tronçon, quelques passages très difficiles qui m'obligeront à mettre pied à terre.

Tessy sur Vire n'est plus qu'à 6km, parcourus le long du halage de la Vire. Section facile et très sympa.

La chambre d'hôte de Laura est splendide. Sa table d'hôte aussi.

Après un délicieux repas tout en finesse on se fait une courte promenade digestive dans le bourg sinistré. Dommage, car la région est très accueillante.

 

Un lieu-dit près de Sourdeval. Pas possible d'être plus cocorico !

Un lieu-dit près de Sourdeval. Pas possible d'être plus cocorico !

Comme dans beaucoup d'endroits le long de notre périple, il y avait une gare, jadis.

Comme dans beaucoup d'endroits le long de notre périple, il y avait une gare, jadis.

...des accidents aussi...

...des accidents aussi...

Sylvie en plein effort.. Ce n'était pas encore l'été.

Sylvie en plein effort.. Ce n'était pas encore l'été.

Joseph Kessel aurait adoré...

Joseph Kessel aurait adoré...

Hourrah ! les coquelicots sont de retour.

Hourrah ! les coquelicots sont de retour.

Le long de la route touristique de la Vire.

Le long de la route touristique de la Vire.

La moisson n'allait pas tarder.

La moisson n'allait pas tarder.

La fête à neuneu à Pont-Farcy. Magnifique 203 Peugeot. Le 'Lion' ornait encore le nez du capot.

La fête à neuneu à Pont-Farcy. Magnifique 203 Peugeot. Le 'Lion' ornait encore le nez du capot.

Celui-là devait se sentir bien seul, abandonné sous un hangar..

Celui-là devait se sentir bien seul, abandonné sous un hangar..

Contribution à la Culture des Masses, surpris le long de la Vire.

Contribution à la Culture des Masses, surpris le long de la Vire.

24 juin 2024. Tessy sur Vire - Montmartin sur Mer.

Après un super petit déjeuner préparé par notre hôtesse, on met en route vers 9h00, direction le halage. Parcours magnifique tantôt en plaine, tantôt au pied de reliefs escarpés, situés sur l'autre rive. C'est très beau. Après environ 25 km de paysages paisibles et ensoleillés on quitte la Vire, au sud de Saint Lô, direction plein ouest, vers Canisy, Quibou, Carantilly, Cametours où l'on s'arrête déjeuner au lavoir. Parcours très vallonné mais ne présentant pas de gros problèmes.

Conversation avec une sympathique voisine du lavoir, qui nous indique une route plus courte vers Montmartin. Continuation vers Montpinchon (côte horrible, pied à terre...), puis Ouville (2ème côte horrible, pied à terre), puis Hyenville.

La Colas venait juste de finir de re-goudronner une longue section de route, fermée aux voitures et camions, mais nous autorise de l'emprunter en faisant bien attention de ne pas glisser sur les gravillons qu'ils venaient juste d'épandre.. La route, normalement passante, est à nous pendant plusieurs kilomètres.

Liaison Hyenville - Montmartin sans problèmes. Le B&B est vite trouvé. Après une boisson prise dans le jardin avec nos hôtes, nous prenons possession de "nos appartements". Ce soir il faudra repartir en vélo vers Hauteville sur Mer pour le dîner. C'est à 3-4 km du B&B. Trajet facile et sans difficultés.

La "Mer ô Vent" est un des rares restaurants ouverts le lundi soir. Le soleil tape encore trop pour manger en terrasse face à la mer. La salle est plus 'ombragée'. Excellent repas, le plus cher de tout le périple, mais comme on dit en Anglais : "Beggars can't be choosers".

Un petit tour sur le remblais clôt la journée avant le retour en vélo vers les bras de Morphée.

 

Le long de la Vire 1

Le long de la Vire 1

Le long de la Vire 2

Le long de la Vire 2

La paisible Vire

La paisible Vire

Une nouvelle Contribution à la Culture des Masses

Une nouvelle Contribution à la Culture des Masses

Une autre encore, en bois, celle-ci..

Une autre encore, en bois, celle-ci..

Que peut bien être 'La Mauvaisinière' ? Et ne pas se fier aux 'Hôtels', qui n'en sont pas...

Que peut bien être 'La Mauvaisinière' ? Et ne pas se fier aux 'Hôtels', qui n'en sont pas...

Les tons de vert garantis ans retouche !

Les tons de vert garantis ans retouche !

La route fraîchement goudronnée, était à nous seuls...

La route fraîchement goudronnée, était à nous seuls...

25 juin 2024. Montmartin sur Mer - Céaux.

Très belle météo. Ayant réussi à partir à peu près à l'heure convenue, on quitte la chambre d'hôte par le petit chemin que l'on aurait dû emprunter hier pour nous rendre à Hauteville.

L'Office du Tourisme d'Hauteville nous conseille un autre chemin que celui que j'avais préparé, nous suggérant fortement de passer par 'Les Salines' bordant la dune côtière au nord de Bréhal.

Superbe promenade nord-sud par petits chemins et routes agricoles, serpentant d'un village à l'autre, évitant la grosse départementale D20, très passante. Cultures maraichères, élevage, foins coupés... Le soleil ne gâtait rien..

On aborde Les Salines par la route 'submersible' D375. Paysage plat et désolé d'herbe rase, ponctuée de petites mares, à perte de vue. C'est le royaume des moutons, des oiseaux et du vent. Aujourd'hui c'est notre jour de chance : le soleil fait exploser le bleu du ciel, le jaune des herbes folles égayant un endroit, qui sous d'autres météos deviendrait vite très déprimant.

Après avoir fait le tour du terrain d'aviation par des petits chemins peu fréquentés, on se rapproche tranquillement de Granville où le relief se réveille tout à coup. Il restera tourmenté jusqu'à l'approche d'Avranches. On longe la Manche sur la D911, les chemins "vélo" au revêtement irrégulier, devenant difficiles à négocier avec nos chargements. Belles côtes à Jullouville et Carolles.

Aux falaises de Carolles-Champeaux, au détour d'un virage, 1ère vue du Mont, petite silhouette en contre-jour, émergeant soudain entre des arbres, étagement de tons de gris. Magique !

Passage à Vains où de nombreuses décorations rappellent que nous venions d'honorer ceux qui nous avaient permis de retrouver la Liberté il y a 80 ans...

Aux abord d'Avranches, derrière la gare, nous retrouvons la VV menant à Pontaubault, serpentant le long de la Sélune sur plus de 10km. Le terrain d'aviation avait les pieds au sec. C'était marée basse.

La chambre d'hôtes à Céaux est atteinte après le passage par Athée, bien curieux nom de village si près du Mont St Michel..

Belle maison, hôte aux petits soins, excellent dîner que nous avions négocié avec ce dernier afin de ne pas avoir à ressortir en soirée.

Très bonne journée de pédalage, mais reliefs et kilomètres physiques. La côte entre Montmartin et Ceaux est pleine de belles surprises.

Une vue des Salines

Une vue des Salines

La journée nous a offert une tempête de ciel bleu !

La journée nous a offert une tempête de ciel bleu !

Peu avant Granville. La Méditerrannée ou la Manche ?

Peu avant Granville. La Méditerrannée ou la Manche ?

Tombelaine et le Mont Saint Michel.

Tombelaine et le Mont Saint Michel.

Rêve ou réalité ?

Rêve ou réalité ?

Il ne manquait que les bleuets.

Il ne manquait que les bleuets.

On ne la gardera que si l'on se bat pour elle..

On ne la gardera que si l'on se bat pour elle..

Impossible de dissocier les deux..

Impossible de dissocier les deux..

26 juin 2024. Céaux - Mont St Michel - Pontorson. Journée cool (hormis température).

Mise en route sous un soleil éclatant, direction Le Mont Saint Michel. Aujourd'hui nous avons tout notre temps, car l'étape sera Pontorson, situé seulement à une dizaine de kilomètres au sud du Mont, sur le Couesnon, que l'on ne quittera pas jusqu'à destination.

Un bout de route et une piste en site propre nous mènent rapidement à la base touristique de La Caserne où nous empruntons la nouvelle passerelle (autorisée aux vélos) jusqu'au minuscule parking intra-muros où nous avons la chance de pouvoir attacher nos montures.

Passage rapide à l'Office du Tourisme pour un coup de tampon officiel. Les prix mentionnés sur le menu de la Mère Poulard, le restaurant d'à-côté, nous stupéfient :

Menu Omelette à 65 euros, se composant d'une entrée au choix, d'une omelette au choix (supplément omelette à la truffe : 45 euros) et d'un dessert au choix. Boissons en sus...

.....  et il y avait la queue devant la porte quand nous sommes repassés après notre visite.

Celle-ci se déroule assez rapidement car vite, les hordes de touristes arrivent, rendant difficile la circulation dans les ruelles étroites. On n'était plus habitués à tant de monde et de bruit.

Une semaine de VV nous avait bien déconnectés.

Retour aux vélos et départ le long du Couesnon sur la voie cyclable jusqu'à Pontorson.

Malgré la proximité du Mont et l'afflux de touristes, très peu d'établissements sont ouverts. On trouvera finalement une table dans un restaurant très sympa (où l'on reviendra le soir-après avoir prudemment réservé une table avant de quitter, le midi- car une fois encore il a dû refuser du monde).

Passage au B&B, qui malgré notre arrivée en avance sur l'horaire prévu, nous accueille chaleureusement.

Retour en ville pour le rituel des cartes postales et flemme + lecture dans le beau jardin de la chambre d'hôte jusqu'à l'heure de remettre les pieds sous la table.

La visite du Mont Saint Michel sera pour une autre fois, hors saison...

 

 

Ancienne ligne Pontorson - Le Mont Saint Michel

Ancienne ligne Pontorson - Le Mont Saint Michel

Les abords du Mont en 2024

Les abords du Mont en 2024

Quelques vues "d'en-bas"..

Quelques vues "d'en-bas"..

Autre point de vue

Autre point de vue

Une dernière, avant de quitter le Mont

Une dernière, avant de quitter le Mont

On reviendra...quand ce sera plus calme.

On reviendra...quand ce sera plus calme.

27 juin 2024. Pontorson - Fougères - Vitré.

Après une nuit réparatrice et un super petit déjeuner préparé par le patron, ancien restaurateur à Caen, avec qui on aurait pu discuter toute la journée tant la conversation était agréable, on se met en route, plein sud, sur la Régalante via Antrain. Pas de soucis pour trouver la VV, elle démarrait à juste derrière notre B&B.

Pas de soucis non plus pour effectuer le parcours, quasiment entièrement sur d'anciennes lignes de chemin de fer. Succession de faux plats montants et descendants. On connaissait les pentes auxquelles il fallait s'attendre, mais les montées semblaient toujours plus longues que les descentes.

Courses du midi à Fougères et remise en route via le tunnel qui passe sous une partie de la ville, vestige de l'activité ferroviaire d'antan.

Le seul reproche que l'on peut faire à la VV est le manque de tables de pique-nique. Quelques bancs et c'est tout. Résultat, on décide de quitter la piste à Luitré-Dompierre où on "déjeune" dans les gradins du terrain de foot. Pas de chance, c'était jour de tonte, donc on a bénéficié d'un accompagnement musical..

Retour à la VV pour découvrir, à l'entrée de Dompierre du Chemin, à 2km, un bel étang avec table de pique-nique. Normal !

Un "Jeppesen" du cycliste, répertoriant aires de pique-nique, toilettes publiques, magasins d'alimentation et chambres d'hôte le long ou près des VV de France, serait d'une grande utilité pour les cyclo-touristes. Faudra penser à noter la prochaine fois...

Arrivée côté nord-ouest de Vitré sans problèmes mais rapidement on se perd dans un lotissement. Un promeneur nous remet sur le bon chemin et, via un très beau chemin creux et un bout de rocade, on trouve l'hôtel "La Grenouillère". Vélos rangés dans le hall, dîner sur place et dodo.

Belle journée météo mais longue étape de 87 km. Demain, repos pour visiter la ville.

Les blés attendaient la moisson

Les blés attendaient la moisson

Le tunnel de Fougères

Le tunnel de Fougères

Un trompe-l'oeil rappelle la 'belle-époque'.

Un trompe-l'oeil rappelle la 'belle-époque'.

Le long de la VV : 'S' pour le coup de sifflet obligatoire et 'Z' pour zone à vitesse limitée..

Le long de la VV : 'S' pour le coup de sifflet obligatoire et 'Z' pour zone à vitesse limitée..

29 juin 2024. Vitré 'all day'. Visite de la ville et de ses Trésors. Météo TOP.

Visite détaillée du Château. Beaucoup de choses à voir. Une petite galerie de peintures présente des trésors très intéressants.

La projection audiovisuelle, retraçant la vie de Malherbe, explorateur, et ses entretiens avec Henri IV, est de grande qualité. A voir et écouter.

Après déjeuner, visite de tous les recoins de la ville au nord de la ligne SNCF : vieilles rues, maisons à pans de bois, églises etc.

Le soir, concert à Notre-Dame, entrecoupé par des explications historiques de l'intarissable Antoinette, guide-conférencière, pour qui la bâtisse n'a aucun secret.

Beaucoup à voir sans se presser. Selon la formule consacrée, "Vitré vaut (vraiment )le détour".

... et cerise sur le gâteau : une belle journée chaude et ensoleillée !

Première découverte du vieux Vitré, rue de la Poterie

Première découverte du vieux Vitré, rue de la Poterie

Une belle enseigne

Une belle enseigne

Les petits fanions, c'est l'été...

Les petits fanions, c'est l'été...

Vitrine miroir

Vitrine miroir

Sur le parvis du Château

Sur le parvis du Château

Jeu de lumières et de couleurs

Jeu de lumières et de couleurs

La ville 'coloriée'

La ville 'coloriée'

Une belle charpente.

Une belle charpente.

Une autre encore.

Une autre encore.

...et celle d'une des tours..

...et celle d'une des tours..

Le 'plafond' de la salle de l'audio-visuel

Le 'plafond' de la salle de l'audio-visuel

Pierre Malherbe, explorateur

Pierre Malherbe, explorateur

Une salle du château

Une salle du château

Extraordinaire portrait en émail de Charles-Marie-Félix Hay des Nétumières, Seigneur de la Rivaudière... Rien que celà !

Extraordinaire portrait en émail de Charles-Marie-Félix Hay des Nétumières, Seigneur de la Rivaudière... Rien que celà !

Description de l'émail précédent

Description de l'émail précédent

Le marché du Beylick à Tlemcen c. 1900. Gabriel-Charles Deneu

Le marché du Beylick à Tlemcen c. 1900. Gabriel-Charles Deneu

Rue de la Baudrairie, Vitré (détail), c.1887. Jules Bahieu

Rue de la Baudrairie, Vitré (détail), c.1887. Jules Bahieu

Vieux pont de Dinan. Loic Petit

Vieux pont de Dinan. Loic Petit

Joueurs de cartes à Concarneau. 1937. Pierre de Bellay

Joueurs de cartes à Concarneau. 1937. Pierre de Bellay

La France et l'Europe, provinces de la Bretagne !

La France et l'Europe, provinces de la Bretagne !

Un bel escalier

Un bel escalier

Vitrail de N-D. Un Arbre de Jessé !

Vitrail de N-D. Un Arbre de Jessé !

Le Château dominant la ville

Le Château dominant la ville

Toits et flèches

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Maisons du bas de la ville

Maisons du bas de la ville

Les tours

Les tours

Wallace et Gromit à la française, L'atelier graphique aurait dû connaitre ses classiques...

Wallace et Gromit à la française, L'atelier graphique aurait dû connaitre ses classiques...

29 juin 2024. Vitré - Guichen.

On démarre la journée par la montée de la côte accédant au centre ville, pour redescendre de l'autre côté... Le ciel est menaçant mais tient une bonne partie de la matinée. Une cabane en bord de route, en rase campagne, idéalement située, nous protège de la première grosse drache de la journée. La suite du parcours vers Guichen sera une succession d'averses drues et froides.

Hormis Châteaugiron, aucun des villages traversés n'offre quoi que ce soit au niveau restauration. Même les bistrots sont fermés. Les coûteuses salles des fêtes, médiathèques, salles de sport et aires de jeux pour les enfants n'apportent aucune vie à l'enfilade de patelins tristes, vides, sinistrés avant l'heure, réduits à n'être que d'affreux dortoirs pour Rennes.

Ossé tient la première place du classement de la déprime !

Faute de pouvoir nous restaurer autrement, on mange des fruits secs, des madeleines et autres restes trouvés au fond de la 'cantine' (ma sacoche avant-droite), sous un hangar en bord de route, avant de repartir vers Crevin, sous de nouvelles averses.

Là, la route menant à Bourg des Comptes est fermée pour cause de travaux. Malgré l'obligation de suivre la déviation, on tente notre chance. Ce sera 5km de pédalage sur la route de service, tantôt roulante, tantôt défoncée.

Heureusement, la fin de parcours voit le ciel s'éclaircir et le soleil réapparaître.

Arrivée à la chambre d'hôtes sans autres problèmes majeurs. Journée sans intérêt !

Un arrêt de car bien pratique pour enfiler les habits de pluie !

Un arrêt de car bien pratique pour enfiler les habits de pluie !

30 juin 2024. Guichen - Ploërmel.

Le soleil est de retour !

Le parcours vers l'étape passe par Maure de Bretagne où l'on rejoint la VV Guipry-Ploërmel.

Belle piste bien roulante ne présentant aucune difficulté. Elle nous mènera jusqu'à 100m de l'hôtel que nous avions choisi par la force des choses. Le deuxième, que l'on aurait préféré, était complet.

Inutile d'arriver trop tôt à l'hôtel Angelys, rue de la gare. Il n'ouvre qu'à 17h00... et pour nous, seulement après un appel à 17h15. L'accueil reçu nous a laissé l'impression que l'on emm.....dait les gérants. La chambre est quelconque, les serviettes minuscules...et il faudra aller prendre le petit déjeuner en ville, l'établissement n'en servant pas. Si on n'aime pas son boulot, on fait autre chose !

En attendant de pouvoir poser nos sacoches, ce sera une déambulation dans le centre ville, dans l'espoir de trouver un endroit où boire un coup pour passer le temps... C'est dimanche, tout est fermé. Seuls quelques clodos trainent leurs chiens et leur misère. Malgré d'importants travaux "d'embellissement", le résultat est triste à mourir. On ne reviendra pas.

Dîner dans une pizzeria et retour à l'hôtel pour une très mauvaise nuit. Ça avait mal commencé, ça continuait mal...

 

Un bel arbre vu sur la VV.

Un bel arbre vu sur la VV.

1er juillet 2024. Ploërmel - Saint Nolff.

Après une nuit d'épouvante causée par une autre client, visiblement dérangé, et que les gérants ont dû calmer à plus de minuit, on file aussi vite que possible. On ne fera plus escale à Ploërmel.

"Petit déjeuner" pris dans un café et mise en route vers la VV menant à Questembert que l'on atteint en fin de matinée.

VV sans problèmes, roulante et agréable.

Fin de parcours sur des départementales tranquilles, via Sulniac, Treffléan, Bizole et Bellevue.

Encore un beau voyage qui se termine et des idées plein la tête pour le prochain.

 

 

C'était déjà l'automne sur la VV.

C'était déjà l'automne sur la VV.

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Bretagne et Normandie-Juin 2024

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Publié le 10 Novembre 2023

La bannière 2023 !

La bannière 2023 !

Cela faisait trois ans que Rémi et moi attendions de pouvoir faire ce périple. Une année Covid, puis les incertitudes post-Covid et enfin quelques problèmes de calendrier nous avaient contraints de reporter ce voyage planifié de longue date.

Pendant ce temps-là nos horloges internes rajoutaient inlassablement des années à chacun d'entre nous, rendant la décision d'y aller (ou pas), de plus en plus plus pressante. Cette année, tous les feux étant enfin au vert, il n'y avait pas de temps à perdre.

Dates et trajet furent fixés; la route et les profils étudiés; le départ décidé.

Nous trouvant dans des régions différentes de France au moment du départ fixé pour la fin août, début septembre, nous avions convenu de nous retrouver à la frontière espagnole et de rejoindre Pampelune, réel point de départ de notre périple.

Préférant pédaler pour rejoindre notre point de rendez-vous, plutôt que de devoir subir le comportement anti-commercial et fossilisé de la SNCF vis à vis du vélo, mon épouse me transporta, en voiture, jusqu'à Marans, (au nord de La Rochelle), afin de pouvoir caler ce voyage dans nos calendriers de fin d'été, entre des butées que ni Rémi ni moi ne pouvions déplacer. 

De là, quelques centaines de kilomètres jusqu'au point de départ à la frontière seraient un bon échauffement pour les épreuves que nous allions devoir affronter.

En effet, l'étude des cartes du Camino Francés montraient clairement que les étapes 'Pyrénées' puis 'Asturies et Galice' nous gratifieraient d'un lot non négligeable de difficultés liées au relief -essentiellement-.

La découpe des étapes était celle d'une brochure que j'avais obtenue il y a quelques années au 'Camino Society' à Dublin, détaillant par le menu kilométrages, dénivelés, points d'intérêt, hébergements etc.. Une mine de renseignements fort utile.

Nous avons roulé sur le Chemin quand il était praticable en vélo, et sur la route parallèle à celui-ci quand son état se trouvait trop dégradé (pluies, ornières, boue, gros galets..) ou quand la présence de vélos pouvait être pénible pour les Pèlerins à pied (étroitesse des sentiers...). L'expérience nous a prouvé qu'il est illusoire de faire le Camino avec autre chose qu'un VTT, chargé seulement de deux sacoches ARR et d'une de guidon. Le Chemin présente beaucoup de difficultés de surface que des pneus étroits ont énormément de mal à négocier.

Quatorze jours devaient suffire pour parcourir le trajet. J'en avais rajouté trois pour nous permettre des arrêts prolongés à Burgos et Leon et pour profiter de notre arrivée à Santiago, avant le retour.

 

Départ fixé à Dantxarinea, direction Pampelune, via les cols d'Otxondo et Belate...évitant les tunnels...

Départ fixé à Dantxarinea, direction Pampelune, via les cols d'Otxondo et Belate...évitant les tunnels...

Tous les Chemins mènent à Santiago... Carte des années 1640.. Toujours d'actualité.

Tous les Chemins mènent à Santiago... Carte des années 1640.. Toujours d'actualité.

Quelques vues de la descente vers l'Espagne sur la "Vélodyssée". Plusieurs jours de canicule d'Enfer.

En France, le thermostat était sur 8

En France, le thermostat était sur 8

Vitrail dédié à Samuel Champlain, église de Brouage

Vitrail dédié à Samuel Champlain, église de Brouage

Chargement considérablement allégé car le Chemin s'annonçait physique.

Chargement considérablement allégé car le Chemin s'annonçait physique.

Pêcheries sur pilotis pour la pêche au carrelet.

Pêcheries sur pilotis pour la pêche au carrelet.

L'extraordinaire Phare de Cordouan au large de l'embouchure de l'estuaire de la Gironde

L'extraordinaire Phare de Cordouan au large de l'embouchure de l'estuaire de la Gironde

Basilique de Soulac-sur-mer

Basilique de Soulac-sur-mer

Plage de Montalivet les bains : le ciel augurait mal, mais c'est finalement passé

Plage de Montalivet les bains : le ciel augurait mal, mais c'est finalement passé

Le très beau lac de Carcans

Le très beau lac de Carcans

Le Bassin d'Arcachon avant une pluie salutaire..

Le Bassin d'Arcachon avant une pluie salutaire..

Puis des kilomètres de lignes droites, faciles, mais vite monotones...

Puis des kilomètres de lignes droites, faciles, mais vite monotones...

Au delà d'Arcachon, le parcours ne présente pas d'intérêt particulier. Longues lignes droites interminables bordées de pins à perte de vue. Hâte d'arriver au point de rencontre qui sera finalement atteint le 30 août... sous une pluie battante.

En route pour Pampelune ! La météo espagnole nous réservera bien des surprises...

En route pour Pampelune ! La météo espagnole nous réservera bien des surprises...

30 août 2023. Dantxarinea - Pampelune. 85 km, via les cols d'Otxondo et Belate.

Départ sur la N-121b qui ne nous laisse pas beaucoup de temps pour nous échauffer. La pluie froide n'arrange rien. Passé le col d'Otxondo, ce sera une très longue descente d'une quinzaine de kilomètres dont nous ne pourrons profiter à plein par crainte de laisser des plumes sur la chaussée trempée. Passage dans Elizondo en direction de Berroeta d'où nous suivons une route plus ou moins parallèle à la 121b dans le but d'éviter les deux tunnels interdits aux vélos. Le relief se rappelle à nous aux alentours de Almandoz où les cyclistes subissent plusieurs côtes interminables jusqu'au sommet du col de Belate, atteint vers 13h sous une pluie froide et drue. Très souvent la route serpentait au dessus des nuages, flottant en contrebas.

Bois sombres de pins et de hêtres, routes à blanc d'eau, vent froid... la totale pour la mise en route officielle.

 

 

Montée vers le col de Belate

Montée vers le col de Belate

Des forêts de grands sapins sombres

Des forêts de grands sapins sombres

Col de Belate, 823m. Première épreuve réussie. Cycliste heureux !

Col de Belate, 823m. Première épreuve réussie. Cycliste heureux !

Après un sandwich vite avalé au col, ce sera de nouveau une longue et belle descente que l'on n'apprécie pas, étant trempés et gelés jusqu'aux os. Un arrêt à l'auberge 'Venta de Ulzama' quelques kilomètres en contrebas du sommet, côté Pampelune, nous permet de nous réchauffer. Continuation sur la NA-1210

Peu à peu le ciel s'éclaircit et on revit avec un peu de chaleur. Les habits nous sèchent sur le dos. On rejoint  la N-121a que l'on empruntera sur 2-3 km puis ce sera à droite sur une petite route très sympa en direction d'Arraitz, Alkotz, Ripa, Ostiz et Olaiz.... où l'on rejoindra une fois de plus la nationale que l'on ne quittera plus jusqu'aux abords de Pampelune.

Golf de Ulzama, près de Ripa. Le soleil était enfin revenu !

Golf de Ulzama, près de Ripa. Le soleil était enfin revenu !

Notre hébergement trouvé très facilement, se situait à l'entrée nord de Pampelune à Villava. Décision est prise d'y laisser les sacoches et de filer en ville avec les vélos pour profiter de la belle fin d'après-midi. Passage rapide à la Oficina de Turismo pour un coup de tampon sur nos carnets et obtention d'une carte de la ville.

Puis ce sera une longue balade dans un lacis de rues étroites et très animées : la Plaza del Castillo, la place de l'Hôtel de Ville; le circuit des remparts, puis le quartier des arènes : parcours de la Saint Fermin, rue de Roncesvalles pour admirer le Monument au lâcher de Taureaux, magnifique sculpture en bronze, grandeur nature, de Rafael Huerta.

La statue d'Ernest Hemingway, "ami du peuple espagnol", nous rappelle les années tragiques de la guerre civile, les affrontements fratricides subis par une nation divisée par la dictature militaire.

Énième preuve de la fragilité de la Liberté dont  il est illusoire de croire qu'elle est un acquis irréversible.

Un dîner surprise -car nous ne pouvions lire le menu- clôt cette belle première journée.

Malgré l'attente et les reports successifs, le bonheur de rouler ensemble est resté intact.

 

 

Le fronton de l'Hôtel de Ville

Le fronton de l'Hôtel de Ville

C'est moins dangereux de pédaler...

C'est moins dangereux de pédaler...

Encorné ou piétiné ?

Encorné ou piétiné ?

Aux Arènes, le buste d'Ernest Hemingway

Aux Arènes, le buste d'Ernest Hemingway

31 août 2023. Villava (Pampelune) - Estella. 59 km. Grosse chaleur, chemins caillouteux et un col et des bosses en prime.

Après avoir assisté au ravage du buffet du petit déjeuner par deux cars de touristes du 3ème âge, totalement hors de contrôle (et laissant la moitié de ce qu'ils avaient pris sur leurs assiettes...), on met en route, pas spécialement en avance sur l'horaire que l'on avait décidé la veille au soir.

Sortie de ville problématique, car comme très souvent, la signalisation était confuse.

Au sud de Cizur Menor on se retrouve sur le Chemin des pèlerins à pied car on ne retrouvait pas la petite route prévue, qui nous aurait facilité la vie... Chemin de pierrailles, de caillasses, de galets, de trous, d'ornières, de coulées de sable...la totale ! Impossible de rouler correctement pendant près de 5 km.

A Zariquiegui, la propriétaire de la petite épicerie nous indique le moyen de rattraper une route carrossable.

Ce sera une très longue descente vers Astrain pour rejoindre la N111, (Antigua Carretera Pamplona Medinaceli), une 'nationale' déclassée, courant plus ou moins parallèle à l'autoroute A12, montant lentement jusqu'au col de Perdón.

La grosse chaleur rend l'ascension particulièrement éprouvante bien que la pente moyenne soit restée inférieure à 10%. Heureusement, très peu de circulation, celle-ci étant 'absorbée' par l'autoroute voisine. Une fois le col, bordé de sapins, franchi, c'est une belle route qui nous amène à Puente la Reina, sans grandes difficultés. La statue du pèlerin à l'entrée de la ville est atteinte vers 13h00. On avait bien roulé.

Après une traversée de la petite ville par la 'rua mayor' étroite et encaissée, où peu de monde (raisonnable) était dehors, nous nous arrêtons au pied du vieux Pont des pèlerins, face à la Oficina de Turismo, fermée.

Profitant de l'ombre on avale rapidement un pique-nique de bric et de broc et on remet en route, sous un soleil de plomb via les villages de la N111.

En fin d'après-midi on atteint Estella, dont les vieux quartiers dorment derrière les volets tirés. Un passage à l'OT nous procure un coup de tampon dans nos carnets et une réservation dans un des deux petits hôtels de la ville, "spécialisés" dans l'accueil des pèlerins. Les vélos sont rapidement remisés dans le garage et les cyclistes sous la douche... Pas question de ressortir en ville, les 35°, plus humidité ambiante, ayant eu raison de notre curiosité. En attendant l'heure du repas, on prépare l'étape suivante, vérifiant soigneusement les possibilités d'hébergement.

Dure journée de pédalage. Les 5 km de mauvais chemin inondés par un soleil généreux, le col du Perdón et la chaleur de l'après-midi ne nous avaient pas épargnés... mais qu'importe, on avance tranquillement et on en profite, même si l'on ne va pas très vite.

Le service du dîner commençant à 19h30 nous convenait parfaitement. Pour € 15.50 ce sera une généreuse salade mixte, garnie de thon, d’œuf, d'asperges etc, un jarret de porc, sauce vin, avec frites, et un lait caillé agrémenté de miel maison;  deux pintes de bière locale favorisant la digestion...

Extinction des feux à 22h15 pour une nuit sans lune ni étoiles !

Sortie de Pampelune, sur le 'Chemin'. Ca commençait bien !

Sortie de Pampelune, sur le 'Chemin'. Ca commençait bien !

Guendulain.

Guendulain.

La collection automne était déjà en rayon. Couleurs magnifiques  !

La collection automne était déjà en rayon. Couleurs magnifiques !

Puente la Reina !

Puente la Reina !

Puente la Reina. Belle lumière en contrebas du Pont des Pèlerins

Puente la Reina. Belle lumière en contrebas du Pont des Pèlerins

Le Pont des Pèlerins enjambe l'Arga

Le Pont des Pèlerins enjambe l'Arga

1er septembre 2023. Estella - Logroño, via Los Arcos. 57 km. Très grosse chaleur (38°).

Mise en route vers 9h00 en direction de Logroño. Début de parcours en montée vers le Monastère d'Iraché, lieu incontournable car, hormis la très belle bâtisse, c'est probablement le seul édifice religieux proposant son vin de l'année, en libre-service, aux pèlerins de passage. Scellés dans le mur d'une petite cour, fermée par de hautes grilles, deux robinets permettent aux passants de se désaltérer, soit avec de l'eau, soit avec du vin des vignobles du Monastère.

Cette année, c'est un rosé assez 'rugueux' qui coule, en moussant... La tempérance ne demande aucun effort au-delà de la première dégustation. Pas de risque de succomber à la tentation d'un deuxième essai.

Le monastère est massif, cependant les ornements encadrant portes et fenêtres ont dû être splendides à l'époque de sa construction.

Remise en route sur des chemins n'offrant pas de vraie difficultés. Aujourd'hui, l'ennemi sera la chaleur.

Nouvel arrêt à Los Arcos pour une collation et une boisson fraîche. Coup de chance, l'église est ouverte nous permettant d'admirer le magnifique retable ainsi que les décors de chapelles latérales.

Pas de coup de tampon à la Oficina de Turismo... fermée pour cause de vacances ! Incroyable ! L'aubergiste qui nous y avait envoyés et à qui nous avons raconté l'histoire n'en revenait pas, exprimant ses sentiments profonds vis à vis des employés de la commune dans un vocabulaire que nous ne comprenions pas, mais dont on devinait le sens.

Continuation sur la N111 (déclassée et désertée depuis l'ouverture de l'autoroute toute proche). Traversée de beaux villages endormis tant le mercure s'affolait. Arrivée en fin d'après-midi à Logroño où l'électronique de Rémi, troublée par la chaleur, nous balade au nord, au sud, à l'est et à l'ouest, à travers parcs et banlieues, zones résidentielles et sens interdits... avant finalement de nous mener à l'hébergement choisi.

On aurait dit que la technologie se plaisait à planter le pèlerin se croyant affranchi de l'usage de la bonne vieille carte !

Aux degrés de mercure s'était ajoutée une subite montée du taux d'humidité. Le ciel se peuplait de magnifiques cumulonimbus.

Au moment de mettre en route pour le dîner, l'idée initiale d'aller explorer les options en centre ville, s'est prudemment transformé en repas à la pizzeria du quartier. En effet, à peine installés en terrasse, un orage, en "Technicolor et Dolby surround", éclata brusquement, déversant sur la ville des trombes d'eau accompagnées de fortes bourrasques de vent ... En trente secondes, les stores-bannes furent relevés, les tables débarrassées et les clients rapatriés à l'intérieur du restaurant.. Pas de promenade digestive ce soir !

 

Le monastère d'Iraché

Le monastère d'Iraché

La 'Fontaine'  d'Iraché : robinet de gauche = vin ; robinet de droite = eau.

La 'Fontaine' d'Iraché : robinet de gauche = vin ; robinet de droite = eau.

La campagne s'habillait déjà en 'Collection d'Automne"

La campagne s'habillait déjà en 'Collection d'Automne"

Ciel d'azur à Los Arcos

Ciel d'azur à Los Arcos

La porte de l'église date du XVIIè siècle.

La porte de l'église date du XVIIè siècle.

Au plus haut de la saison de pèlerinage... Bravo !

Au plus haut de la saison de pèlerinage... Bravo !

Le maître-autel. Statue de la Vierge noire de Santa Maria de Los Arcos; bois polychrome du XIIIè siècle

Le maître-autel. Statue de la Vierge noire de Santa Maria de Los Arcos; bois polychrome du XIIIè siècle

Journée de grande soif... il faisait 38° à l'ombre.

Journée de grande soif... il faisait 38° à l'ombre.

Paysages arides avant Logroño

Paysages arides avant Logroño

Affaire à saisir, calme garanti. Quelques travaux à prévoir.

Affaire à saisir, calme garanti. Quelques travaux à prévoir.

Arrêt à Viana : ancêtre inconnu du 'vélo-moteur' !

Arrêt à Viana : ancêtre inconnu du 'vélo-moteur' !

2 septembre 2023. Logroño - Santo Domingo de la Calzada. 49 km. Pluie battante de bout en bout...qui cesse à notre arrivée.

Sortie de Logroño sous un ciel pluvieux encore très chargé, via le "Chemin", sur plusieurs kilomètres, parfois OK mais souvent très boueux à cause de la pluie. Je peine dans la bouillasse. Dommage, car les paysages alentour sont très beaux. La pluie gâche tout.

On traverse le Parque de la Grajera, direction Navarrete, sur un chemin défoncé qui longe l'autoroute. Énormes mares d'eau incontournables. Je pense aux pèlerins à pied...

A Navarrete, petit snack dans un abribus avant de reprendre la route cette fois sur la N120 (déclassée). Son interruption nous oblige à un petit détour via Sotés et Ventosa où nous rattrapons la 120a, direction Burgos.

Passage au nord de Najera puis continuation sur la N120, parallèle à la A12. A la hauteur du Camping 'Bañares', nous quittons la 120 pour une directe sur Santo Domingo. Enfin !

On arrive trempés, transis, dégoulinants à l'auberge 'Atuvera'. Le patron, certainement habitué à ce genre de choses, continue, impassible, de passer sa serpillère tout en nous accueillant très chaleureusement. Les vélos sont rangés dans la cour arrière et bâchés. Les cyclistes, eux, comme s'ils n'avaient pas été suffisamment arrosés tout au long de la route du matin, goûtent avec un plaisir non dissimulé leurs douches chaudes...  qui s'éternisent...

Un fil est tendu à travers la salle d'eau dans le vain espoir que les habits du jour puissent sécher.

Il n'est pas loin de 14h00. Les sandwiches préparés au petit déjeuner à Logroño sont bienvenus. Le "repas" avalé, on file visiter plusieurs monuments que l'on nous avait recommandés. Tout se situe dans la Calle Mayor ou à proximité : Cathédrale, Musées, Tour d'horloge, Couvent... Il ne pleut plus !

Nous sommes samedi. Hormis les visiteurs de passage, la ville semble vide. Où sont partis les habitants ? Mystère ! Les seuls magasins ouverts sont ceux proposant du matériel pour pèlerins : chaussures de marche, sacs à dos, vêtements...  et tout l'assortiment de gadgets dont pourraient avoir besoin les valeureux marcheurs.

Nous profitons pleinement de cette après-midi libre dans cette ville regorgeant de trésors, regrettant malgré tout de ne pas avoir pu sortir la tête du guidon tout au long des 49 km du parcours. Autre regret : ne pas avoir noté les cartouches descriptifs des œuvres découvertes au fil de nos déambulations. Bombardé par tant de richesses, le cerveau n'enregistre plus. ..

Ayant épuisé le catalogue des visites que nous avions sélectionnées, c'est retour à l'auberge pour préparer l'itinéraire du lendemain, et trouver un hébergement abordable et bien situé. Demain nous serons à Burgos.

Les exceptionnelles découvertes faites durant notre tour de ville, ainsi que l'excellent dîner au restaurant 'Hidalgo', recommandé par notre aubergiste, relativisent en fin de compte l'épouvantable expérience de pédalage du matin, probablement une des pires que j'ai jamais vécues depuis le début de mes périples à vélo, (Irlande et Écosse compris).

Ce matin je me prenais à penser aux pèlerins d'antan, avançant 'aveugles' à travers les campagnes, avec pour seuls repères les clochers, les ermitages, les chapelles...marchant sans relâche, bravant la météo, la faim et l'inconfort, parfois au risque de leur vie.. Moi-même, pèlerin du XXIème siècle, n'ayant aucun des soucis de mes prédécesseurs, si ce n'est la pluie battante, je scrutais aussi l'horizon à chaque sommet de côte, espérant voir le clocher de l'église du prochain village, ou mieux encore; une flèche de cathédrale, signe que l'arrivée à l'étape était au bout du chemin, et que les efforts fournis, même d'un tout autre ordre, me rapprochaient enfin du but...

 

 

Au départ de Logroño le ciel n'augurait rien de bon...

Au départ de Logroño le ciel n'augurait rien de bon...

La Maître autel de la Cathédrale de Santo Domingo

La Maître autel de la Cathédrale de Santo Domingo

Cathédrale de Santo Domingo : statue du Saint, âgé.

Cathédrale de Santo Domingo : statue du Saint, âgé.

Cathédrale de Santo Domingo. Saint Jacques pèlerin

Cathédrale de Santo Domingo. Saint Jacques pèlerin

Cathédrale de Santo Domingo. Un vitrail.

Cathédrale de Santo Domingo. Un vitrail.

Glorification du travail.

Glorification du travail.

Santo Domingo : Parmi les cloches dans la tour de l'horloge

Santo Domingo : Parmi les cloches dans la tour de l'horloge

La ville, en contrebas de la tour.

La ville, en contrebas de la tour.

La coquille est omniprésente

La coquille est omniprésente

Couvent de Saint François

Couvent de Saint François

Couvent de Saint François. Annonciation

Couvent de Saint François. Annonciation

L'Eglise du Couvent de Saint François

L'Eglise du Couvent de Saint François

3 septembre 2023. Santo Domingo de la Calzada - Burgos. 73 km. Départ couvert, très frais et menaçant mais sec et ensoleillé à l'arrivée.

Quittons Santo Domingo de bonne heure, par la Carretera de Burgos, en direction de la N120, sous un ciel pas tout à fait remis des exubérances de la veille, mais sec. Le chemin des pèlerins à pied longe la route. Ils sont nombreux ce matin, seuls ou en petits groupes. On entend toutes les langues. Jeunes, vieux, hommes, femmes.. chargés de sacs à dos parfois volumineux, recouverts de capes de pluie, avançant pas à pas vers le but qui est encore bien loin. On n'est jamais seul sur le Chemin. Décision est prise de suivre la N120 pour ne pas déranger les piétons sur les sentiers parfois très étroits.

A peu de distance après Grañon, nous quittons la Rioja pour entrer en Castille et León.

Arrêt à Redecilla del Camino pour un coup de tampon à l'accueil des pèlerins.

Hormis la montée interminable au col de Pedraja (1 150m), commencée dans une fine brume, se transformant peu à peu en brouillard qui se dissipera juste avant le sommet, la majeure partie du trajet sera une succession de faux plats, beaucoup d'entre eux 'montants'.. Malgré tout, 'ça roule bien'.

En absence de fréquentation piétonne, on quitte la N120 pour de longues sections bien roulantes sur le Chemin.

Bref arrêt à Tosantos, dans un petit bar, pour remettre du pétrole dans les cyclistes. On y rencontre un vieux (?) Français, véritable pèlerin professionnel (il nous dit avoir parcouru 24 fois le parcours complet..).

On l'écoute un moment. Intéressant et curieux bonhomme !

Arrivée dans les faubourgs est de Burgos sous un ciel décidément meilleur que celui du matin. Route droite et plate.

Confusion dès les premières rues en ville, le GPS de Rémi n'en faisant qu'à sa tête. Finalement, après avoir visité pas mal de quartiers, on arrive à l'hôtel...mais ce n'est pas le bon. Deux d'entre eux portant un nom similaire. Enfin, après avoir fait trois fois le tour d'un pâté d'immeubles dans l'Avenida del Cid Campeador, on arrive à bon port. La technologie propose certainement d'excellents outils....quand elle ne vous laisse pas en plan pour xyz raisons ou quand elle ne vous balade pas dans un tas d'endroits non sollicités, ajoutant des kilomètres au bout d'une longue journée. En ce qui me concerne, je préfère la bonne vieille carte orientée au nord, montrant les noms de rues qui, par exemple, ne disparaissent pas quand on dé-zoom pour avoir une meilleure vue d'ensemble...

Vélos au sous-sol de l’hôtel dans le cagibi à 'bicis', cyclistes douchés et prêts pour le dîner... qui malheureusement ne sera servi qu'à partir de 20h15. Entre temps on prépare les visites du lendemain. 

N120. Sortie de Belorado... la route à parcourir est encore longue..

N120. Sortie de Belorado... la route à parcourir est encore longue..

Montée au col de Pedraja.

Montée au col de Pedraja.

Au col, à 1 150m d'altitude

Au col, à 1 150m d'altitude

La distance se rappelle à nous.

La distance se rappelle à nous.

Monotonie assurée pour le Pèlerin à pied.

Monotonie assurée pour le Pèlerin à pied.

Entrée de Burgos.

Entrée de Burgos.

4 septembre 2023. Burgos all day.

Il n'était pas concevable de passer à Burgos en coup de vent. Nous avions décidé d'y consacrer une journée entière, (ainsi qu'à León et Santiago de Compostela).

Après un petit déjeuner roboratif nous mettons en route pour une visite de la ville, à pied. Passage sous l'arche de Santa Maria, puis à l'Oficina de Turismo pour un coup de tampon, une carte et des conseils de visite.

Le deuxième arrêt sera la Cathédrale, toute proche. Là, c'est le choc. Le coup sur la tête tant les yeux ne savent où regarder, tant chaque recoin regorge de trésors : qu'ils soient d'ordre architecturaux ou artistiques. La voute et les dômes sont d'extraordinaires dentelles de pierre... les innombrables chapelles, toutes plus riches et complexes les unes que les autres dans leur construction ..

Les mots manquent pour décrire le ressenti à la vue de tant de beauté, de la finesse du travail, de la perfection du détail que les compagnons bâtisseurs et artisans de tous métiers ont offert à la gloire du Créateur, à la contemplation des fidèles, aux yeux des profanes.

Chaque chapelle, chaque détail d'architecture, chaque statue, retable, tableau ou tapisserie mériterait que l'on s'y attarde des heures :  Maître Autel, ou Arbre de Jessé pour ne mentionner que deux exemples. Je recommande de se documenter avant la visite pour tirer le meilleur profit du temps passé dans cet endroit indescriptible.

Abasourdis par cette première visite, nous quittons la Cathédrale en direction de la Plaza Mayor dont un des immeubles était drapé de cinq drapeaux russes.. Passage devant le Palais des Connétables de Castille (Casa del Cordón) puis par des petites rues étroites pavées de galets, montée en direction du Château, perché sur une colline au nord du coude de la rivière Arlanzón.

Soudain le ciel prend une teinte rose-jaune- gris, qui évoluera en une très grosse averse, nous obligeant à nous abriter à l'entrée d'un restaurant surplombant la ville, qui, comme le Château, était fermé.

Un écrivain en mal de ventes, abordant tous les visiteurs arrivant sur le Belvédère, nous propose à notre tour un livre qu'il avait écrit, nous demandant seulement €2 ! Nous lui expliquons que voyageant à vélo et ne lisant pas l'Espagnol, ce ne serait pas une bonne affaire pour nous. Il insiste puis se rend à nos arguments. Nous en avons tous les trois bien ri.  

L'averse passée, ce sera direction le Parque de la Isla, très beau parc (par temps ensoleillé), longeant la rivière en contrebas. C'est vraiment dommage que les arbres goûtaient encore et que le soleil était en congés.

Le retour vers le centre ville ne nous permet pas d'atteindre notre hôtel avant la seconde kolossale averse/orage, qui nous obligera à rester abrités pendant près d'une heure, sous un parasol de bar au coin de la place de la Cathédrale.

Retour 'chez nous' en fin d'après-midi pour préparer les deux étapes à venir, en particulier dénicher des hébergements à prix raisonnables, pas évidents à trouver, (souvent complets).

L'Arche de Santa Maria, porte principale de la ville. XIIIe et XVIe siècles.

L'Arche de Santa Maria, porte principale de la ville. XIIIe et XVIe siècles.

Céramique ornant un mur non loin de l'Arche

Céramique ornant un mur non loin de l'Arche

Porte d'entrée de la Cathédrale.

Porte d'entrée de la Cathédrale.

Une dentelle de pierre.

Une dentelle de pierre.

Un "ange pèlerin"

Un "ange pèlerin"

L'Arbre de Jessé. Généalogie du Christ

L'Arbre de Jessé. Généalogie du Christ

Jessé endormi

Jessé endormi

Scène de Crucifixion. Opposition d'horreur et de magnificence.

Scène de Crucifixion. Opposition d'horreur et de magnificence.

Bas-relief polychrome

Bas-relief polychrome

Le Maître Autel

Le Maître Autel

Détail central du Maître Autel

Détail central du Maître Autel

Autre vue du dôme

Autre vue du dôme

Scène de Crucufixion. Il y en a de nombreuses dans la Cathédrale

Scène de Crucufixion. Il y en a de nombreuses dans la Cathédrale

Dans le déambulatoire du cloître. Succombera-t-elle....

Dans le déambulatoire du cloître. Succombera-t-elle....

.... à ses promesses ?

.... à ses promesses ?

Dans le déambulatoire du cloître

Dans le déambulatoire du cloître

Autre scène de Crucifixion. Un Christ blond..entouré du soleil et de la lune. Ce n'est pas commun.

Autre scène de Crucifixion. Un Christ blond..entouré du soleil et de la lune. Ce n'est pas commun.

Saint Jacques matamore

Saint Jacques matamore

Détail de la façade de la Casa del Cordón

Détail de la façade de la Casa del Cordón

Détail d'une porte de la Casa del Cordón

Détail d'une porte de la Casa del Cordón

Soudain, le ciel prit la couleur de la pierre..

Soudain, le ciel prit la couleur de la pierre..

Au Belvédère, surplombant la ville.

Au Belvédère, surplombant la ville.

Buste de Cervantès au Parque de la Isla

Buste de Cervantès au Parque de la Isla

Pèlerin dépité, à l'arrêt. La pluie de l'après-midi n'est pas celle du matin...

Pèlerin dépité, à l'arrêt. La pluie de l'après-midi n'est pas celle du matin...

5 septembre 2023. Burgos - Carrión de los Condes. 89 km. Parcours roulant.

On craignait le pire. Un autocar de pèlerins, cette fois en direction de Lourdes, avait envahi la salle du petit déjeuner de très bonne heure. Quand nous sommes descendus -de bonne heure aussi car l'étape était longue- ils étaient déjà partis et le buffet regarni...

Avant de quitter on prépare nos sandwiches pour le déjeuner, puis les ânes remontés du sous-sol et re-bâtés, on met en route sous une météo superbe, direction Carrión de los Condes.

La sortie de Burgos vers l'ouest se fait sur une piste cyclable roulante et facile, longeant la N120 que nous emprunterons un peu plus loin, de bout en bout. Peu de relief durant cette étape + belle météo = cyclistes heureux !

Rapidement nous atteignons Olmillos de Sasamón où nous nous arrêtons pour visiter le village. Un château fort kitch borde la route mais le centre du bourg, lui, est authentique. Quelques vieilles maisons, une fontaine apaisante et une petite église ouverte.

Nouveau choc quand le sympathique gardien allume les projecteurs éclairant l'intérieur du monument et le splendide Maître Autel. Là aussi, nous serions restés des heures à écouter l'histoire des lieux, mais l'étape était longue et il fallait filer.

Pique-nique à l'ombre de l'église de Melgar de Fernamental. Aujourd'hui on cherchait l'ombre...

Puis longue route à plat à travers une campagne de tournesols et de maïs, de champs déjà préparés pour les prochaines semailles. Vastes plaines à perte de vue. Nombreux 'parcs' d'éoliennes. Quelques villages intéressants. Mais beaucoup restent très modestes, ancrés dans une tradition agricole.

Carrión est atteint en fin d'après-midi, sans trop de difficultés, si ce n'est la monotonie relative du parcours.

Notre hébergement pour la nuit est un "hôtel automatique". Il n'y a plus personne à la 'Réception'. L’Être humain est totalement remplacé par la machine.

Un automate avec écran tactile, scanner, boitier et clavier de carte bleue permet l'enregistrement, la validation des papiers d'identité et le paiement de la chambre. Une fois tout en ordre, la machine crache les clés magnétiques permettant l'ouverture de la porte d'entrée et de la chambre !

Un bureau vide à la 'Réception' offre des cartes de la ville et des étiquettes pour port de bagages. Le tampon est à disposition des occupants de l’hôtel.

Seule, la propreté irréprochable sauve un peu la face de cet établissement. Mais l'absence totale d'interaction humaine est d'une tristesse infinie.

Après une visite de la ville, de ses nombreux lieux de culte et du parc où coule la rivière Carrión, nous nous installons à la terrasse d'un très sympathique restaurant sur la Plaza Mayor, pour un délicieux repas de pèlerin, bien mérité.

Excellente journée de pédalage malgré la distance. Espérons que la pluie ne soit plus qu'un mauvais souvenir.

 

 

 

 

Burgos. La Cathédrale. La même dentelle à l'extérieur du dôme.

Burgos. La Cathédrale. La même dentelle à l'extérieur du dôme.

La campagne avant Olmillos

La campagne avant Olmillos

Les moissons sont terminées

Les moissons sont terminées

La Via Aquitania, route alternative sur le Camino Francés

La Via Aquitania, route alternative sur le Camino Francés

Un des innombrables faux-plats montants. Mais rien à voir avec le début et la fin du périple..

Un des innombrables faux-plats montants. Mais rien à voir avec le début et la fin du périple..

Lumière de fin d'été. La campagne fait la sieste.

Lumière de fin d'été. La campagne fait la sieste.

Le château-hôtel kitch de Olmillos de Sasamón

Le château-hôtel kitch de Olmillos de Sasamón

Place de l'église à Olmillos

Place de l'église à Olmillos

L'église d'Olmillos. Tout est splendeur !

L'église d'Olmillos. Tout est splendeur !

La campagne alentour, est plus modeste...

La campagne alentour, est plus modeste...

Sur de telles routes les vélos avaient des ailes

Sur de telles routes les vélos avaient des ailes

Padilla de Abajo

Padilla de Abajo

Art naïf au village

Art naïf au village

L'église de Padilla de Abajo

L'église de Padilla de Abajo

Détail de la façade... Elle avait dû être belle

Détail de la façade... Elle avait dû être belle

Rue du Village

Rue du Village

Melgar de Fernamental.

Melgar de Fernamental.

Le Canal de Castille

Le Canal de Castille

La campagne au Canal de Castille

La campagne au Canal de Castille

La Chapelle de San Pantaleón, près d'Osorno

La Chapelle de San Pantaleón, près d'Osorno

Tournesol à perte de vue

Tournesol à perte de vue

Contribution à la culture des masses à Carrión de los Condes

Contribution à la culture des masses à Carrión de los Condes

Lumière de fin d'après-midi à Carrión

Lumière de fin d'après-midi à Carrión

Carrión : Eglise de Saint André apôtre; le Saint sur la croix qui portera son nom.

Carrión : Eglise de Saint André apôtre; le Saint sur la croix qui portera son nom.

Plus que 401 kms à parcourir.

Plus que 401 kms à parcourir.

6 septembre 2023. Carrión de los Condes - Sahagún. 45 km. Promenade digestive.

Petit déjeuner extra au même restaurant que celui du dîner d'hier. Impossible à notre 'hôtel automatique', à moins d'y installer des distributeurs. A € 4 chacun on se demande comment le "Yo Qué Sé" survit ?

Après une session photos devant la statue du pèlerin au bout de la Calle Santa Maria, nous mettons en route pour la N120, direction Sahagún, une balade facile et agréable de 45 km. Interminables parcelles de tournesol et de maïs (irrigué..). En y regardant de plus près on se rend compte que tout cela pousse dans des champs essentiellement composés de galets, où une terre pauvre rougeâtre, cuite par le soleil, peine à nourrir les cultures. 

Aucune difficulté sur la N120. Très longues lignes droites, monotones, sans aucune végétation, donc pas d'ombre... Cela doit être 'mortel' pour les pèlerins à pied. 

Les villages traversés ne respirent pas l’opulence. Beaucoup de bâtiments en ruine, effondrés, car construits en 'briques' de terre séchée renforcées par des bâtons. Une fois le parement attaqué tout s’écroule.

Une fois encore, il n'y a personne dans les rues. Pas d'enfants, ni de vieillards. Pas de vie. Où sont-ils tous passés ?

On arrive à Sahagún vers 13h30. Installation à l'hostal San Juan. Vélos dans le garage, partagé avec des rangées de cages à poules et autres volailles piaillant au premier mouvement. Pas besoin de chien de garde.

Avant de partir en visite on assure deux nuits à León. On y passera toute la journée du 8 septembre. Ce sera une autre expérience inoubliable.

Passage au Monastère "Sanctuario de la Peregrina". On y délivre la Carta Peregrina, certificat attestant que le pèlerin a atteint le 'centre géographique' du Camino Francés.

Le Monastère comprend un très intéressant musée abritant une collection de magnifiques  'yeserias' (ornements en plâtre ciselé, polychrome -art Mudéjar). L'expo temporaire d’œuvres d'art sacré contemporain de l'artiste Melchor Gutiérrez est splendide.

Retour à l'hostal, après avoir bien profité de notre balade pédestre dans les centres historiques de Sahagún.

Dîner décevant à tous points de vue (accueil, nourriture et service) au restaurant Plaza, (pourtant recommandé par l'hostal). Un restaurant qui gagne à ne pas être connu !!

 

 

 

Nos vélos étaient bien gardés.

Nos vélos étaient bien gardés.

Le pèlerin de Carrión.

Le pèlerin de Carrión.

Sortie de Carrión, plaines céréalières à perte de vue

Sortie de Carrión, plaines céréalières à perte de vue

...mais aussi, champs de galets...ou paysage martien ?

...mais aussi, champs de galets...ou paysage martien ?

Bâti comme cela, ce n'est pas étonnant que ça s'écroule rapidement.

Bâti comme cela, ce n'est pas étonnant que ça s'écroule rapidement.

Ici aussi la campagne se repose après la moisson

Ici aussi la campagne se repose après la moisson

Sortie de Calzadilla de la Cueza. La cheminée sort de la butte.

Sortie de Calzadilla de la Cueza. La cheminée sort de la butte.

Les tournesols poussent partout...

Les tournesols poussent partout...

Entrée de Terradillos de los Templarios. Village fantôme

Entrée de Terradillos de los Templarios. Village fantôme

Collation du matin. L'ombre est rare sur la route.

Collation du matin. L'ombre est rare sur la route.

Intérieur du Sanctuario de la Peregrina, Sahagún. Après des années de restauration.

Intérieur du Sanctuario de la Peregrina, Sahagún. Après des années de restauration.

Panneau de Yeseria

Panneau de Yeseria

Autre Yeseria, plus complexe.

Autre Yeseria, plus complexe.

La Virgen de los Reyes, oeuvre de Melchor Gutiérrez

La Virgen de los Reyes, oeuvre de Melchor Gutiérrez

Détail d'une autre robe...

Détail d'une autre robe...

..et d'une troisième..

..et d'une troisième..

7 septembre 2023. Sahagún - León. 72 km de trajet bien plat et bien monotone. Super météo.

Départ comme d'hab, vers 9h00 du matin. (Un périple à vélo doit rester, avant tout, un moment de plaisir...). On s'élance sur la N120, parcourant une succession de routes bien plates, rapidement très monotones. Quelques bosses malgré tout, mais rien de sérieux. Peu après Castrovega de Valmadrigal on rejoint la N601, direction Nord-ouest. A la monotonie du plat s'ajoute celle de la ligne droite : la première sera de 10 km sans le moindre virage. Les ânes d'aluminium se transforment soudain en Pégases ailés. Ils ont intérêt à en profiter...

On ne quittera la N601 que lorsque le ras-le-bol nous atteindra, à environ 15 km de León. Le Chemin semblait tout à coup praticable aux vélos et les pèlerins à pied étaient peu nombreux. Bien que circulant maintenant en bordure de route, nous n'en avions plus les inconvénients. Moins de circulation et de bruit et moins de lignes droites.

Arrêt à Santa Martas pour un snack sous les petits platanes de la place de l'église. Seule végétation dans tout le village ! Tout était calme, lisse, vide et triste. Personne dans les ruelles 'dallées' de plaques de béton. Encore moins sur la nationale. Impressionnant !

Passage à Mansilla de las Mulas. La petite ville est un peu plus active. On y installe un podium pour une fête à venir. Coup de tampon à l'auberge pour attester de notre passage. Arcades sur la Plaza del Grano.

On continue sur le Chemin jusqu'à l'entrée de León. Pas toujours très praticable mais plus calme et plus sécure aux abords de la capitale de la province.

Le GPS de Rémi, certainement requinqué par la balade en espace bien découvert, nous mène droit à notre petit hôtel, Plaza san Isidoro, établissement sympathique, un peu vieillot mais parfaitement situé, à 350m de la Cathédrale et du magnifique centre-ville.

Les ânes sont parqués dans une cour intérieure. Les bagages montés à la chambre. Douche traditionnelle, sandwich et 1er tour en ville, tout de suite ressentie comme chaleureuse et accueillante. Moins de monde qu'à Burgos, atmosphère plus détendue. Le soleil y était certainement pour quelque chose !

Balade dans le centre et le long des remparts. A plusieurs endroits, quelques "Contributions à la Culture des Masses" parfaitement désolantes. Quel besoin de ce 'foutage de gueule' coûteux et laid ?

On garde les pièces maitresses (Cathédrale etc..) pour le lendemain. Quelques gouttes de pluie en fin d'après-midi. Un orage pète une fois ou deux. Rien de sérieux. Excellent dîner pris à la terrasse de l'hôtel, sur la place, face à la Basilique.

 

 

 

 

 

Au loin, l'église de Castrovega de Valmadrigal.

Au loin, l'église de Castrovega de Valmadrigal.

Au-delà de cette limite, générateur conseillé...

Au-delà de cette limite, générateur conseillé...

Main Street, Santa Martas

Main Street, Santa Martas

Mansilla de las Mulas. Clin d'oeil aux Français de passage.

Mansilla de las Mulas. Clin d'oeil aux Français de passage.

Au bord du Chemin, un févier d'Amérique

Au bord du Chemin, un févier d'Amérique

A l'approche de León.

A l'approche de León.

Pas encore au bout de nos peines !

Pas encore au bout de nos peines !

Statue equestre de San Isidoro tuant les infidèles, sur la facade de la basilique, à León

Statue equestre de San Isidoro tuant les infidèles, sur la facade de la basilique, à León

La basilique San Isidoro

La basilique San Isidoro

La cathédrale de León, de jour.

La cathédrale de León, de jour.

Quelques détails, de nuit.

Quelques détails, de nuit.

Arcs-boutants le long de la nef

Arcs-boutants le long de la nef

...sous un autre angle...

...sous un autre angle...

...ou un troisième.

...ou un troisième.

Tour droite sur la façade.

Tour droite sur la façade.

Une contribution à la culture des masses.

Une contribution à la culture des masses.

Un autre 'foutage de gueule'...

Un autre 'foutage de gueule'...

8 septembre 2023. León all day.

On manque vite de superlatifs pour décrire les richesses offertes aux yeux du visiteur à León. Aussi vaut-il mieux laisser parler les photos. La première impression ressentie en arrivant hier s'est confirmée mille fois tant le centre-ville regorge de trésors : monuments, petites rues, places ombragées etc.. le tout baigné du soleil et de la lumière douce de fin d'été.

Intérieur de la Basilique San Isidoro

Intérieur de la Basilique San Isidoro

Déambulatoire dans la Basilique

Déambulatoire dans la Basilique

Les Compagnons tailleurs de pierre ont laissé leurs marques

Les Compagnons tailleurs de pierre ont laissé leurs marques

Colegiata de San Isidoro

Colegiata de San Isidoro

Autre 'foutage de gueule'

Autre 'foutage de gueule'

Les remparts.

Les remparts.

A l'approche de la Cathédrale

A l'approche de la Cathédrale

Quelques travaux à prévoir.

Quelques travaux à prévoir.

Nouveau choc en pénétrant dans la Cathédrale.

Nouveau choc en pénétrant dans la Cathédrale.

Reflets des vitraux sur les vitres entourant le choeur.

Reflets des vitraux sur les vitres entourant le choeur.

Martyr de Saint Sébastien

Martyr de Saint Sébastien

Le Maître-Autel

Le Maître-Autel

Un détail du Maître-Autel

Un détail du Maître-Autel

Boiserie du choeur. Sainte Judith décapitant Holoferne

Boiserie du choeur. Sainte Judith décapitant Holoferne

Roméo et Juliette  ; ) ...

Roméo et Juliette ; ) ...

Sièges du choeur

Sièges du choeur

Magnifiques statues polychromes

Magnifiques statues polychromes

Déambulatoire du Cloïtre. Détail de la voute.

Déambulatoire du Cloïtre. Détail de la voute.

Autres détails. Un travail de Maître.

Autres détails. Un travail de Maître.

Statue du Roi Salomon...

Statue du Roi Salomon...

...et de la Reine de Saba.

...et de la Reine de Saba.

On ne discutait pas le Dogme avec celui-ci... ou on terminait sur le bûcher.

On ne discutait pas le Dogme avec celui-ci... ou on terminait sur le bûcher.

Un tympan polychrome

Un tympan polychrome

Détail d'une réalisation monumentale de Gaudi : la Casa Botines

Détail d'une réalisation monumentale de Gaudi : la Casa Botines

Petit retour sur le parvis fleuri.

Petit retour sur le parvis fleuri.

Une architecture toute en finesse

Une architecture toute en finesse

On peut imaginer la taille de la clé...

On peut imaginer la taille de la clé...

Derrière la Cathédrale

Derrière la Cathédrale

Arcades de la Plaza Mayor

Arcades de la Plaza Mayor

Deux vues de la Plaza Santa Maria del Camino

Deux vues de la Plaza Santa Maria del Camino

Coin secret à l'écart des bruits de la ville.

Coin secret à l'écart des bruits de la ville.

..... à suivre...

Voir la deuxième partie pour découvrir la suite du périple !

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Compostelle 2023

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Publié le 8 Novembre 2023

2ème partie

2ème partie

9 septembre 2023. León - Astorga. 60 km.

Quelques coups de tonnerre tôt le matin. Un ciel bien menaçant...mais au moment du desayuno, le soleil avait repris ses aises dans un azur infini.

La sortie de León n'est pas agréable. Succession de zones industrielles, artisanales et commerciales, plus les inévitables friches qui semblent maintenant entourer toutes les villes dans un concours de laideur.

Rapidement on se rabat sur le Chemin, peu actif ce matin. Mais devons le quitter peu après car les pluies de la nuit l'avaient rendu impraticable aux vélos : coulées de boue, ornières et flaques l'avaient 'bouillassé', nous obligeant à reprendre un bout de la N120.

Les camions et le bruit nous la font quitter de nouveau à Villadangos del Páramo. Le Chemin est sec mais longe la nationale. Au moins, on est en site protégé. On le suivra jusqu'à une dizaine de kilomètres d'Astorga.

Arrêt courses à Hospital de Órbigo où nous restons un bon moment pour admirer le magnifique pont enjambant la rivière Órbigo. Vu le nombre d'arches de ce pont, il doit falloir se méfier du cours d'eau qui nous paraît bien paisible.

Continuation sur le Chemin qui monte progressivement sur un plateau surplombant Astorga. Longue et chaude grimpette tout contre la nationale, sur une vieille voie asphaltée qui avait connu des jours meilleurs .

Après une section de sable et de cailloux bien compactés, on débouche sur une aire de repos pour pèlerins équipée de bancs, offrant une vue extraordinaire sur Astorga, au loin, en contrebas. Une croix, La Crucero de Santo Toribio, en mémoire d'un prêtre mexicain, assassiné en 1928, est dressée juste avant la descente, et "décorée" de nombreux galets et autres souvenirs de passage de pèlerins.

Le ciel devient soudain très noir sur Astorga...

Fin de parcours sur un chemin agricole impossible. Constellé de galets de toutes tailles, défoncé par endroits, plein de flaques et de coulées de boue. Champs de maïs de chaque côté. Puis soudain l'orage qui montait éclate et une pluie de grosses gouttes froides, accompagnée de grêlons, nous tombe dessus au milieu de nulle part.

A un moment, une petite rivière en crue coupe la route, nous obligeant à pousser les ânes de métal entre des rangs de maïs d'un champ bien détrempé, jusqu'à un "pont" très étroit, constitué d'une plaque en béton fendue, qui nous permet de traverser au sec.

Notre hébergement était situé à l'opposé de notre entrée en ville, à deux kilomètres du centre, sur la route La Corogne - Madrid. Inutile de dire que ce sont deux cyclistes pas mal crottés et trempés qui débarquent dans l'établissement, heureux d'arriver après la bagarre contre les éléments.

Débâtage et retour en ville pour une visite qui nous réservera d'excellentes surprises. Dans un angle du parvis de la cathédrale, les vélos sont attachés au seul arbre existant et décision est prise d'aller découvrir Santa Maria de Astorga..

Le choc sera aussi brutal qu'à Burgos. Avec ici, en prime, un musée magnifique. Les photos suffiront à exprimer la beauté de l'édifice et des pièces exposées. Les mots manquent.

A proximité de la cathédrale se trouve un bâtiment conçu par Gaudi : Palais épiscopal et musée. Vu de l'extérieur, le style n'est pas celui qu'on lui connaît. On dirait plutôt le château de Louis II de Bavière vu par Lego. Comparé aux merveilles ornant Barcelone, cette réalisation d'Astorga laisse une impression de kitch. Dommage que l'on n'ait pas eu le temps de voir l'intérieur. Cela aurait peut-être pu permettre de tempérer notre première impression.

Retour à l'hôtel par les petites rues de la ville. On est seuls dans la salle de restaurant éclairée par des néons d'hôpital. Repas pèlerin classique honnête. Entrée, plat, dessert et boisson pour € 13.50. On ne peut pas se plaindre.

21h30 : le patron balaie la salle, le bar est fermé , les lumières éteintes et nous remontés à la chambre pour digérer la visite extraordinaire faite à Santa Maria d'Astorga et son musée.

 

Eglise de Valverde de la Virgen. Quatre couchages disponibles pour cigognes de passage !

Eglise de Valverde de la Virgen. Quatre couchages disponibles pour cigognes de passage !

Le pont des pèlerins à l'Hospital de Óbrigo

Le pont des pèlerins à l'Hospital de Óbrigo

Le ciel se préparait pour accueillir les pèlerins à Astorga

Le ciel se préparait pour accueillir les pèlerins à Astorga

Aire de repos de San Justo de la Vega. Derrière Rémi, au fond, Astorga.

Aire de repos de San Justo de la Vega. Derrière Rémi, au fond, Astorga.

Marque de pèlerin au pied de la Crucero de Santo Toribio

Marque de pèlerin au pied de la Crucero de Santo Toribio

La rivière avait englouti le chemin

La rivière avait englouti le chemin

Façade de la Cathédrale d'Astorga

Façade de la Cathédrale d'Astorga

Un détail de la Façade. Quelqu'un de connu !

Un détail de la Façade. Quelqu'un de connu !

Un livre de chants, parmi les trésors de la Cathédrale

Un livre de chants, parmi les trésors de la Cathédrale

Parmi les nombreuses chapelles : San Lorenzo

Parmi les nombreuses chapelles : San Lorenzo

San Miguel

San Miguel

San Juan Bautista

San Juan Bautista

La Maître-Autel, une véritable cascade de dorures

La Maître-Autel, une véritable cascade de dorures

Le Christ en croix, au sommet du Maître-Autel

Le Christ en croix, au sommet du Maître-Autel

Chapelle de Santiago Peregrino

Chapelle de Santiago Peregrino

Bas-relief en bois polychrome, déambulatoire de la Cathédrale.

Bas-relief en bois polychrome, déambulatoire de la Cathédrale.

L'orgue de la Cathédrale

L'orgue de la Cathédrale

Dans le choeur

Dans le choeur

La pendule astronomique

La pendule astronomique

Une perfection architecturale à donner le vertige !

Une perfection architecturale à donner le vertige !

Un des très nombreux vitraux

Un des très nombreux vitraux

Magnifique panneau de bois sculpté (représentant Goliath ?), daté de 1551, ruiné dans sa transformation en porte !!

Magnifique panneau de bois sculpté (représentant Goliath ?), daté de 1551, ruiné dans sa transformation en porte !!

Un exceptionnel travail de la pierre. Musée de la Cathédrale

Un exceptionnel travail de la pierre. Musée de la Cathédrale

Vie, tentations, souffrances et mort de San Antonio Abad. Anonyme. Début XVIè. Musée de la Cathédrale

Vie, tentations, souffrances et mort de San Antonio Abad. Anonyme. Début XVIè. Musée de la Cathédrale

Livre d'Oraisons d'Albert de Brandebourg. Vers 1534. Fac similé. Musée de la Cathédrale

Livre d'Oraisons d'Albert de Brandebourg. Vers 1534. Fac similé. Musée de la Cathédrale

Texte enluminé. Musée de la Cathédrale

Texte enluminé. Musée de la Cathédrale

Retable gothique de "Transition". XVè - XVIè. Musée de la Cathédrale

Retable gothique de "Transition". XVè - XVIè. Musée de la Cathédrale

Détail du retable. La religion est Amour !

Détail du retable. La religion est Amour !

Détail du retable. Martyr de Saint Sébastien.

Détail du retable. Martyr de Saint Sébastien.

Le palais "Lego" de Gaudi.

Le palais "Lego" de Gaudi.

Retour sur terre... de "l'infiniment beau" à "l'infiniment laid".

Retour sur terre... de "l'infiniment beau" à "l'infiniment laid".

10 septembre 2023. Astorga - Ponferrada. 64 km. Journée chaude et splendide.

Petit déjeuner pris au bar de l'établissement sous une télé qui braillait ses stupidités en boucle dès 7h30. Inutile de dire que l'on n'a pas trainé.

Quittons Astorga sous un ciel pas encore très net, direction Ponferrada, sur la LE-142, une route départementale suivant de près le Chemin. Route impeccable, au revêtement très roulant, peu fréquentée.

Calme absolu du matin dans une campagne qui se réveillait doucement sous le soleil. Tintement des cloches d'églises sonnant les heures. Tintements plus grêles des clochettes portées par les bêtes, éparpillées dans les fourrés en bordure de route, recherchant, dans une végétation courte sur pied, les rares herbes qui y poussaient.

Bref tour du village à Pedredo, vide de tous ses habitants. Le clocher de l'église est lui aussi surmonté d'une chambre d'hôtes pour cigognes de passage.

L'arrêt suivant sera à Rabanal del Camino pour quelques achats au très mini, mais bien garni  'Supermercado'.

On en profite pour visiter la petite église "Nuestra Senõra de la Asunción", "rafraîchissement salutaire" tant elle est simple et dépourvue des ors dégoulinants qui nous assommaient dans toutes celles, grandes et petites, que nous avions vues depuis notre départ.

Petites fenêtres sans prétention laissant filtrer quelques rayons de lumière, dévoilant les pierres d'une belle structure brute, sans riches parements; une alcôve abritant une modeste statue de Saint Jacques, discrètement éclairée; un petit balcon soutenu par une poutre grossièrement équarrie, orné d'une balustrade très rustique; quelques belles pierres et un cintre coloré... Une grande simplicité qui me faisait penser que "tout -en fin de compte- n'est pas pourri au royaume du Danemark", et qui fait du bien à la tête après avoir subi les nombreux bombardements de richesses, déversés sur le profane par une institution qui a depuis longtemps renié ses 'statuts d'origine'..

Une petite bougie brille aux pieds la statue de Saint Jacques, une pensée pour tous ceux que j'aime.

Un moine allemand du monastère voisin (Monasterio de San Salvador del Monte Irago), nous gratifie d'un coup de tampon dans nos carnets, et c'est avec les sacoches regarnies, mais le cœur allégé, que nous quittons Rabanal pour rejoindre la grimpette vers le col de la Croix de Fer, à 1 504m d'altitude.

Les buissons feuillus, les petits chênes et autres végétaux prisés par les troupeaux en liberté font maintenant place à des collines herbeuses parsemées de petits buissons, puis à des bois de sapins.

La route est physique avec quelques raidillons surprise, notamment après le virage au-delà de la Taberna de Gaia à Foncebadón...

La Croix de Fer est atteinte en début d''après-midi. Très haute croix située au niveau du col, au pied de laquelle s'empilent toutes sortes d'objets, de pierres, de galets, de coquilles portant des messages dans toutes les langues. En face, une aire de pique-nique avec tables et bancs posés sur une herbe brûlée, constellée de petites fleurs roses ressemblant à des crocus à tige très courte.

On s'y arrêtera pour souffler et casser la croute. La montée avait brûlé pas mal de calories et le petit déjeuner n'était plus qu'un lointain souvenir.

La descente du col débute fort, sous un soleil timide, mais chaud. Au début, quelques montagnes russes cassent la vitesse mais dans l'ensemble ce seront 20 km parcourus avec très peu de coups de pédales, si ce n'est que de lever celle dans l'intérieur de chaque virage. Les nombreux lacets nous obligeaient malgré tout à ne pas laisser s'emballer les montures. Résultat : une bonne partie de la descente s'est effectuée au frein, à 15-20 km/h. Même pas drôle !!

Paysages magnifiques de tous côtés, vallées profondes, collines pointues, boisées, coupées par des chemins pare-feux et par innombrables lignes de haute tension, coiffées d'éoliennes tout aussi nombreuses. Quelques villages perdus sur les versants.

Le village d'El Acebo de San Miguel est une merveille, dommage que le soleil se soit caché au moment de notre passage. Ici aussi, rues désertes en plein après-midi, hormis près des auberges, à l'entrée du petit bourg.

Continuation sur la LE-142. Passage dans Molinaseca et entrée dans Ponferrada.

Notre hébergement est atteint vers 16h00. Les sacoches sont laissées dans la chambre et les cyclistes repartent pour une balade vélo en ville. Le centre, près du château est très animé. C'est la foire. Des stands offrant toutes sortes de marchandises, souvenirs, confiseries, produits régionaux etc. sont installés dans les rues. Le soleil est de retour. La foule est nombreuse et très bruyante. On fera deux BA pour un jeune cycliste japonais parti sans rustines...

Installés à la terrasse d'un café sur la Plaza de la Virgen de la Encina, on observe les passants. Les pèlerins, même 'déguisés' en touristes sont facilement reconnaissables au bronzage s'arrêtant à la cheville et aux tongs salvatrices portées après la journée de marche.

Après une bonne découverte des quartiers centraux et une descente le long de la rivière Sil c'est le retour à l'hôtel pour la douche, les écritures et l'attente du dîner. Ce soir, ce sera la spécialité locale : le 'Botillo Tradicional', sorte de grosse saucisse, élaborée à partir de morceaux de porc, fourrés dans un boyau de porc, fumée et semi-séchée. Elle se sert avec des gros morceaux de chorizo, des pommes vapeur et du chou. Inutile de dire que ce n’était pas le repas idéal à prendre avant de se coucher.. Heureusement, la fatigue et la bouteille de vin de Bierzo ont quelque peu contribué au sommeil...

Belle journée de pédalage. Satisfaction d'être parvenu au col de la Croix de Fer, sur le vélo, avec tout le barda, -malgré le dénivelé- Paysages magnifiques, à couper le souffle, soleil, vent, senteurs de pins et de fleurs.. Que demander de plus à la vie ?

 

 

 

 

En bleu, le trajet du jour

En bleu, le trajet du jour

Petit à petit on se rapprochait

Petit à petit on se rapprochait

Une agriculture en milieu "hostile"...

Une agriculture en milieu "hostile"...

... Seul salut, un peu d'élevage

... Seul salut, un peu d'élevage

La modeste église de Rabanal del Camino, l'alcôve et la statue de Saint Jacques.

La modeste église de Rabanal del Camino, l'alcôve et la statue de Saint Jacques.

Le choeur de l'église, le cintre peint

Le choeur de l'église, le cintre peint

Quelques belles pierres subsistent

Quelques belles pierres subsistent

Le balcon

Le balcon

Element de bois gravé parmi les balustres du garde-corps

Element de bois gravé parmi les balustres du garde-corps

La campagne à la sortie de Rabanal

La campagne à la sortie de Rabanal

Il commençait déjà à faire chaud

Il commençait déjà à faire chaud

Arrivée à croix de Fer

Arrivée à croix de Fer

Les petits 'crocus' (?) de l'aire de pique-nique

Les petits 'crocus' (?) de l'aire de pique-nique

1 504m tout de même !

1 504m tout de même !

Dans la descente vers Ponferrada

Dans la descente vers Ponferrada

Beaucoup de bruyères en fleur !

Beaucoup de bruyères en fleur !

Le Chemin des pèlerins à pied.

Le Chemin des pèlerins à pied.

Le relief se corsait

Le relief se corsait

On n'avait pas idée de ce qui nous attendait..

On n'avait pas idée de ce qui nous attendait..

La rue principale de El Acebo de San Miguel

La rue principale de El Acebo de San Miguel

Une maison de la rue principale

Une maison de la rue principale

Un décor de porte

Un décor de porte

Le château de Ponferrada

Le château de Ponferrada

Autre vue du château

Autre vue du château

C'est la fête en ville !

C'est la fête en ville !

L'église de San Andrés, Ponferrada

L'église de San Andrés, Ponferrada

11 septembre 2023. Ponferrada - O Cebreiro. 57 km, très très physique à partir de Ruitelán.

Nuit un peu compliquée à cause du 'Botollo Tradicional'...

Mise en route vers 9h00 sous un ciel très menaçant. Montée vers la N VI et route vers l'ouest.  Premiers kilomètres sans problèmes puis crachin de plus en plus dru.

Arrêt à Villafranca del Bierzo où le ciel est sec. Passage à la Oficina de Turismo pour un coup de tampon et pour les achats de midi.

Un doute à la sortie de Villafranca : la N VI emprunte un tunnel, mais après avoir bien vérifié, celui-ci n'est pas interdit aux vélos. Continuation en fond de vallée longeant le rio Valcarce. Belle nature de part et d'autre de la route, suivie en bordure par les pèlerins à pied. Depuis la mise en service de l'autoroute toute proche la nationale a perdu de son attrait et les villages étapes en souffrent.

Le ciel s'éclaircit et nous gratifie de soleil pendant 40km, nous permettant même de "déjeuner" au sec à l'entrée de Ruitelán. Mais à peine la cantine fermée, c'est une nouvelle drache, froide et interminable qui nous cloue pendant 1h00 sous un arbre puis sous un porche dans l'attente d'une accalmie. 

Vers 14h30 la météo s'arrange un peu et on repart en empruntant la CV125/1 à la sortie de Ruitelán. Avant le village de La Faba, virage en épingle à cheveux à droite cette fois sur la CV125/15.

Et c'est là que ça se gâte.....

La suite, jusqu'au sommet, sera une succession de pentes de plus en plus raides, en sous bois et à découvert. Le soleil était réapparu et avec lui des mouches hargneuses qui s'attaquaient au cycliste transpirant comme un bœuf. Quelle énergie dépensée à les chasser !.. Les paysages en contrebas et au loin étaient magnifiques : vallées profondes, successions de collines, de montagnes, éclairées par une belle lumière, prairies et bois de feuillus, sorbiers couverts de baies rouge-vif..... et d’arrêter pour contempler toute cette beauté était l'excuse supplémentaire que je me donnais pour 'voler' quelques instants de répit à la côte.

Après des efforts dont je ne me serais jamais imaginé capable, j'ai dû néanmoins mettre pied à terre et me résigner à pousser le vélo. Quelques faux-plats me permettent de remonter en selle mais très rapidement je dois renoncer et faire la route à côté de mon âne de métal, à 4.5km à l'heure. Presque plus épuisant que de pédaler...

Rémi m'attendait à chaque virage, sur chaque bosse, m'encourageant, me donnant des conseils, et c'est grâce à son aide et à sa patience que je suis enfin parvenu, vers 17h30, à atteindre la grande zone herbeuse surplombant le village d'O Cebreiro, à (seulement...) 1 330 m d'altitude..

O Cebreiro : perché sur un col, un hameau magnifique de quelques maisons solidement bâties; deux-trois splendides "yourtes de Schtroumpf" en pierre, (des pallozas), coiffées d'un toit de chaume conique dissymétrique (avec tressage de la paille pour l'une d'entre elles). Une courte rue principale dallée, quelques auberges/hostals de pèlerins, un bar-restaurant ou deux.. des boutiques de souvenirs et une belle petite église surplombant l'ensemble. On était en Galice !

L'impression ressentie à l'arrivée est indescriptible. Lumière déclinante de fin d'après-midi, le froid qui s'installait pour la nuit, la rue qui se vidait. Plus de bruit. Mais au loin, vers le sud, le soleil éclairait encore vivement les hauteurs, alors que les brumes envahissaient progressivement les vallées pour finalement nous engouffrer nous aussi. On était sur notre toit du monde... et le bonheur était d'avoir découvert ce lieu et d'avoir réussi ce qui me paraissait inatteignable. Les efforts de l'après-midi n'étaient plus qu'un lointain souvenir comparés à une telle récompense. O Cebreiro restera pour moi le cadeau le plus extraordinaire que m'a offert le Camino Francés. 

Dîner à la chaleureuse taverne "Venta Celta" en face de notre hostal. Après une rapide promenade digestive dans le village vide de présence humaine, c'est retour à nos appartements. C'est une fois encore l'occasion de refaire la journée.

Extinction des feux de bonne heure car l'ampoule de 11W perchée à 4m ne permettait pas de faire grand chose d'autre.

Sortie de Ponferrada. Encore un gâchis d'argent public.

Sortie de Ponferrada. Encore un gâchis d'argent public.

Y'a que ça de vrai pour faire avancer les cyclistes... ; )

Y'a que ça de vrai pour faire avancer les cyclistes... ; )

La N-VI suit la rivière Valcarce

La N-VI suit la rivière Valcarce

Conséquence de la crise immobilière de 2008...

Conséquence de la crise immobilière de 2008...

Ruitelán. C'est à partir d'ici que ça se gâte.

Ruitelán. C'est à partir d'ici que ça se gâte.

Cycliste heureux en attente d'une accalmie.

Cycliste heureux en attente d'une accalmie.

En route pour le sommet...

En route pour le sommet...

Une nature à couper le souffle ...

Une nature à couper le souffle ...

Le cycliste accompagnant sa monture à 4.5km/h...

Le cycliste accompagnant sa monture à 4.5km/h...

...et pendant ce temps-là, Rémi frais et dispo...

...et pendant ce temps-là, Rémi frais et dispo...

Enfin en haut ! Aérés par un vent glacial !

Enfin en haut ! Aérés par un vent glacial !

A l'entrée du village, plaque illustrant la légende de O Cebreiro

A l'entrée du village, plaque illustrant la légende de O Cebreiro

La légende

La légende

Une maison de Schtroumpfs

Une maison de Schtroumpfs

Une autre encore...

Une autre encore...

La même vue sous un autre angle

La même vue sous un autre angle

Belle lumière de fin d'après-midi

Belle lumière de fin d'après-midi

On ne peut pas se lasser d'admirer un tel spectacle

On ne peut pas se lasser d'admirer un tel spectacle

Le sorbier devant l'église

Le sorbier devant l'église

Un travail d'artiste

Un travail d'artiste

Le Chemin a-t-il besoin de tant de précision ?

Le Chemin a-t-il besoin de tant de précision ?

Le village se vidait...

Le village se vidait...

...et la brume en prenait possession pour la nuit.

...et la brume en prenait possession pour la nuit.

12 septembre 2023. O Cebreiro - Sarria. 46 km.

Malgré l'insonorisation inexistante entre les chambres des "Habitaciones Frade", la nuit de sommeil ne fut pas perturbée outre mesure, les autres clients de l'hostal ayant certainement autant besoin de récupérer de leur 'escalade' que nous.

Le paysage est magique au réveil, car tous les fonds de vallées au nord sont sous un épais matelas de nuages. Au sud, de longs filaments encombrent la partie encaissée du relief.

Le soleil levant colore le ciel de rose, puis, progressivement de bleu. Les couleurs des différents plans de paysages qui nous entourent passent par une succession de dégradés de gris teintés de rose avant de retrouver leurs couleurs 'habituelles', une fois le soleil suffisamment haut dans le ciel.

Le lever de soleil est magnifique et beaucoup de pèlerins sont assis sur le muret à le contempler. De nombreux autres sont déjà en route.

Petit déjeuner à la taverne d'hier soir. La totale, pour préparer les cyclistes en vue des efforts du jour.

Mise en route vers 9h10, comme très souvent. On commence par une belle et longue descente, malheureusement coté nord du col, donc à l'ombre, donc bien fraîche.. Court passage dans les nuages avant de ressortir au soleil sur un autre versant. On en profite pour franchir deux nouveaux cols, dont un de plus de 1 300m d'altitude.

Aujourd'hui, le parcours se fait de bout en bout sur la LU 633, départementale sympa et "scénique", peu fréquentée, en majeure partie en descente, YESSS !

Arrêt à Triacastella pour provisions et un café, car malgré le soleil,  il ne faisait pas chaud à descendre de O Cebreiro, pendant des kilomètres .

Continuation up and down jusqu'à Sarria où l'on arrive vers 13h30 sous un soleil éclatant et très chaud, après avoir pique-niqué dans un petit parc au bord du rio Sarria.

La B&B est extra. Les ânes de métal sont remisés dans un garage. Après une préparation de l'étape du lendemain, les cyclistes partent explorer le quartier, véritable petit village qui semble totalement indépendant de la partie centrale de la ville, moderne et bruyante.

Rues piétonnes, étroites et calmes, vieilles maisons, jardins murés, auberges, restaurants... Pas étonnant car la rúa Maior est en même temps le Chemin et semble n'appartenir qu'aux pèlerins.

 

 

On était sur le toit du monde. Vue vers le N-O...

On était sur le toit du monde. Vue vers le N-O...

... et vers le N-E !

... et vers le N-E !

Premières lueurs du matin vers le sud.

Premières lueurs du matin vers le sud.

...et quelques minutes après...

...et quelques minutes après...

Avant l'effort, le réconfort !

Avant l'effort, le réconfort !

Encore une vue magique !

Encore une vue magique !

La brume se dissipe rapidement

La brume se dissipe rapidement

Les sorbiers sont partout. 1

Les sorbiers sont partout. 1

Un peu plus haut qu'hier !

Un peu plus haut qu'hier !

Les fonds de vallée devront attendre le soleil un peu plus longtemps !

Les fonds de vallée devront attendre le soleil un peu plus longtemps !

Notre parcours en Galice

Notre parcours en Galice

Peu à peu on se rapprochait du but

Peu à peu on se rapprochait du but

Les sorbiers sont partout. 2

Les sorbiers sont partout. 2

La rua Maior à Sarria

La rua Maior à Sarria

Le Camino est un énorme business...

Le Camino est un énorme business...

13 septembre 2023. Sarria - Palas de Rei. 50 km.

Démarrage 'sous la couche'. Passage à la Oficina de Turismo pour obtenir un coup de tampon et descente par la rúa Corga do Convento pour rejoindre la LU 633 en direction de Portomarin. Ça commence fort dès les premiers coups de pédale. Nombreuses côtes qui vont nous casser les jambes tout au long de la journée. Circulation assez dense. Arrêt à la mairie de Paradela pour le coup de tampon des 100 km restant à couvrir jusqu'à Santiago. Pas de chance, on est encore à 114 km du but.

Durant mes périples vélo, je me suis toujours demandé pourquoi la route empruntée semble toujours avoir choisi de passer par les points les plus élevés, et non d'en faire le tour ?

La LU 633 continue de monter et de descendre et de zigzaguer dans une direction N-O, jusqu'aux abords de la rivière Minho qui arrose Portomarin. Un premier pont est atteint enjambant un bras du Minho, le rio Loio.

La vue de part et d'autre du pont est surprenante : vaste vallée herbeuse, évasée, parcourue par un mince filet d'eau. Difficile d'imaginer qu'elle puisse se remplir, bien que des marques de niveau apparaissent clairement, sur chaque berge.

Quelques coups de pédale supplémentaires nous amènent au Ponte nova de Portomarin, très haute structure donnant accès à la nouvelle ville rebâtie sur la berge opposée. Un second pont, en contrebas, près de l'eau permet de traverser la rivière au niveau des anciennes berges. 

Quelques traces du vieux village ainsi qu'une section d'arche de pont médiéval sont visibles, l'eau du barrage ne les couvrant plus actuellement.

Tel le Temple d'Abu Simbel sauvé des eaux, en amont du barrage d'Assouan, l'église romane de San Pedro, l'église forteresse de San Nicolas, ainsi que quelques anciens palais médiévaux, furent démontés pierre par pierre et rebâtis sur la colline voisine, avant que les restes de l'ancien village ne soient livrés aux eaux du barrage Belesar, construit au début des années 1960. 

Ces restes émouvants me rappelaient la vue de bâtiments et d'écluses réapparus à l'air libre, tels des fantômes du passé, lors de la dernière "vidange" du barrage de Guerlédan, en Bretagne.

Après un passage en ville, nous continuons sur la LU 633 en direction de l'Hospital da Cruz, puis de Ventas de Narón, sur une jolie petite route étroite serpentant parmi les plantations de sapins et d'eucalyptus.

Depuis 100km environ, nous partageons le Chemin avec des pèlerins de plus en plus nombreux.

Parmi eux, quelques 'authentiques', tels ceux rencontrés dès Pampelune, ou même avant, chargés de lourds sacs à dos, qui en disent long sur les distances franchies et l'effort consenti, avançant lentement, seuls ou à deux ou trois, en silence...

...et depuis peu, une autre variété, celle des "pèlerins consommateurs" d'un mini Camino vendu "clés en mains" par de nombreux tours opérateurs, leur fournissant le petit sac à dos, la gourde et la coquille, les déposant le matin et les reprenant le soir... transportant même leurs bagages d'une auberge à l'autre... 15kg et 28km max. pour la modique somme de 6 euros... 

Tout aussi improbable que l'impact de la course de vitesse de "notre" jeune cycliste japonais, rencontré à Ponferrada, et qui s'était donné 4 jours pour traverser l'Espagne, que restera-t-il à ces 'pèlerins' d'un nouveau monde pour qui la notion "d'immédiateté" a remplacé celle du temps long, de la patience et de l'effort ?

A une époque la légende de Saint Jacques a galvanisé les esprits de la Reconquista, participant à la libération du pays du joug Sarrasin. Aujourd'hui, l'emprise est d'un autre ordre : celle de l'énorme commerce qui s'impose tout au long du Camino, et qui peu à peu, le dénature.

La Tradition doit-elle évoluer ?

Bon, assez râlé...

Au delà de Ventas de Narón, la minuscule route passe par une succession de vieux villages, nichés dans une campagne verdoyante, étapes buvettes/ restaurants pour la foule de pèlerins qui y défile : Lameiros et sa chapelle, Ligonde, Portos, Lestedo, où nous arrêtons pour découvrir l'église de Santiago et le singulier cimetière qui l'entoure..

A l'auberge Mesón A Brea, la route se transforme en un petit chemin peu praticable pour nous et très fréquenté. Après trois cents mètres de bagarre avec les ornières et un gymkhana peu agréable entre les piétons, on quitte le Chemin pour gagner la N 547 toute proche, pour une finale d'un kilomètre ou deux vers Palas de Rei.

Notre hébergement à l'étape se situait à l'entrée Est de Palas, dans la rúa Cruceiro. Restaurant et café bar à proximité. Vélos en sécurité au garage de l'hostal.

Le temps restant avant le dîner, que l'on prendra en bas de 'chez nous', est occupé à trouver un point de chute pour le lendemain et la nuit suivante, en principe , à Santiago. 

Inutile d'imaginer dormir à Compostelle ! Les prix proposés sont délirants. Résultat : on rétropédale, reculant progressivement sur la N547, dans l'espoir de trouver un hébergement satisfaisant au niveau prix et disponible pour deux nuits...

Cette nouvelle donne entraine que l'étape vers Compostelle devra attendre le surlendemain.

Après de nombreux essais on trouve finalement une chambre à O Pedrouzo, petite ville sur la N547, située à 52 km de Palas de Rei et à environ 27km de Compostelle (soit 55km A/R Pedrouzo).

Bien que cela occasionne des kilomètres supplémentaires (au niveau du retour le soir), nous confirmons cette option.

Le restaurant des pèlerins en bas de l'hostal nous sert un excellent repas, mais à € 30 chacun on sent que le Graal n'est pas loin et que l'Indulgence est plus coûteuse ici qu'à Carrión de los Condes...

 

En bordure de route, vieux bâtiments de ferme couverts de lauzes.

En bordure de route, vieux bâtiments de ferme couverts de lauzes.

Au premier pont, non loin de Portomarin, le minuscule rio Loio, alimentant le Minho.

Au premier pont, non loin de Portomarin, le minuscule rio Loio, alimentant le Minho.

Autre vues du rio Loio, en aval du pont.

Autre vues du rio Loio, en aval du pont.

Les marques de niveau sont bien visibles

Les marques de niveau sont bien visibles

Au nouveau pont

Au nouveau pont

Le nouveau pont. En face, Portomarin

Le nouveau pont. En face, Portomarin

Le rio Minho, en amont du pont

Le rio Minho, en amont du pont

...et en aval

...et en aval

Autre vue de l'aval montrant les restes du pont médiéval.

Autre vue de l'aval montrant les restes du pont médiéval.

On se rapprochait du but !

On se rapprochait du but !

Les plantations de pins et d'eucalyptus, après l'Hospital da Cruz

Les plantations de pins et d'eucalyptus, après l'Hospital da Cruz

L'Ermitage de Lameiros

L'Ermitage de Lameiros

La petite église de Lestedo et son singulier cimetière

La petite église de Lestedo et son singulier cimetière

14 septembre 2023. Palas de Rei - O Pedrouzo. 52 km sans intérêt particulier....

On met en route sous la couche, qui peu à peu se lève faisant place au soleil qui tape encore bien fort à la mi-septembre.

La N547 sera une succession de montagnes russes ne permettant aucune récupération 'en plateau'. Descentes interminables pour traverser un minuscule ru et montées tout aussi interminables se terminant par une nouvelle descente... Up and down toute la journée.

Résultat : chaleur plus relief = sauna gratuit pour cycliste. 

Arrêt à Boente pour photographier un Hórreo, grenier à grain typique, sur 'pilotis', que l'on voit un peu partout en Galice. Coup de tampon à la petite chapelle du village, envahie par de nombreux touristes.

Autant on voyait peu de monde à 500 km du but, autant le Chemin, bordant la route, se remplit rapidement à l'approche de Santiago...et autant les sacs à dos s'allègent.

Dans Arzúa rencontre avec un couple de cyclistes Néerlandais, partis depuis 5 mois de leur domicile pour un périple via le Portugal. Ils pensaient être de retour à la maison courant novembre...

Quelques kilomètres plus loin, une partie du trafic quitte la Nationale pour emprunter la nouvelle autoroute, en construction. On retrouve un calme relatif. L'arrêt pique-nique sera l'occasion de ramasser des noix tombées des nombreux noyers qui bordent la route.

Après quelques milliers de coups de pédale supplémentaires, nous atteignons O Pedrouzo, étape du jour.

Le "centre-ville"  nous paraissant trop bruyant, ce sera dîner à la pension.

 

 

'Pèlerins' des derniers 100km

'Pèlerins' des derniers 100km

Le Hórreo de Boente

Le Hórreo de Boente

Dans la chapelle de Boente

Dans la chapelle de Boente

Il faudra attendre demain..

Il faudra attendre demain..

Très souvent, le Chemin bordait la route.

Très souvent, le Chemin bordait la route.

15 septembre 2023. O Pedrouzo - Santiago de Compostela et retour. 55km difficiles.

Quelle journée d'émotions !

Après un petit déjeuner sérieux (car le relief allait être pénible, surtout sur les chemins grossièrement empierrés, en sous-bois), nous démarrons sur une petite route sortant de O Pedrouzo par le nord-ouest, direction Santiago située à seulement 20 km... Très rapidement le revêtement devient problématique.

Le parcours est très compliqué à cause des caillasses et du sable. La pluie des derniers jours avait sérieusement creusé les chemins formant des ornières sableuses, difficiles à négocier en vélo.

Le chemin passe dans des plantations de pins et d'eucalyptus, utilisés dans la fabrication de la pâte à papier. A l'ombre il fait très frais mais au soleil on commence déjà à cuire.

On arrive en ville via des zones industrielles et autres quartiers sans intérêt touristique, réussissant même à nous perdre dans les petites rues étroites du centre de Saint Jacques.

Soudain, c'est la claque de voir les deux flèches de la cathédrale au détour d'un virage dans une ruelle bondée de visiteurs de tous pays, jeunes et vieux, à pied ou à vélo, certains dans un état visible d'épuisement, d'autres, équipés de la dotation 'tour opérateur' : mini sac à dos-gourde-coquille, déambulant frais comme des gardons.

Comme tous les autres pèlerins, on débouche sur la Praza do Obradoiro, face à la cathédrale.... et on réalise l'exploit accompli sur les routes et les chemins d'Espagne. 1238 km de coups de pédale ! Foule immense, cris de joie, photos, pour commémorer l'accomplissement du rêve. Certains sont allongés à même les pavés de la place, les bras en croix, abrutis par les efforts qu'ils ont déployés pendant tant de jours sur le Chemin. 

Une conférence se tient dans le grand hôtel des rois catholiques situé sur un côté de la place qui est surveillée par des dizaines de policiers, certains même sur les toits des bâtiments. Un drone fait du stationnaire..

Passage à la Oficina de Turismo pour un coup de tampon et ensuite direction le Bureau d'Information des Pèlerins de Compostelle dans le but d'obtenir la Compostela attestant notre Périple.

L'Office est remarquablement organisé pour 'traiter' les demandes des très nombreux pèlerins qui se présentent au bureau.

Une préinscription sur écran nous délivre un ticket nous permettant de nous mettre dans la file d'attente.

Quand notre numéro apparait sur l'écran on est priés de se diriger vers le comptoir correspondant où une personne tamponne nos carnets, nous délivre le certificat authentifiant notre pèlerinage ainsi qu'un certificat des kilomètres parcourus.... puis on passe à la caisse régler les €4 chacun plus les €2 pour les tubes de protection.

Extraordinaire ! Les Voies du Seigneur ont rapidement intégré le dernier cri informatique pour soutirer un mini denier du Culte aux pèlerins trop heureux d'être parvenus à destination.

Quel bonheur d'avoir réussi !

On fête l'évènement avec une bière, une assiette de frites, saucisse, salade, croquettes...le tout coiffé d’œufs sur le plat.

Repas de gala !

Demain on reviendra pour visiter la cathédrale et faire un saut jusqu'au Cap Fisterra.

 

 

Belle lumière du matin

Belle lumière du matin

Près de Compostelle

Près de Compostelle

Les chevaux et leurs cavaliers étaient prêts pour l'écurie

Les chevaux et leurs cavaliers étaient prêts pour l'écurie

A R R I V É S !!!

A R R I V É S !!!

La Place devant la Cathédrale

La Place devant la Cathédrale

L'Hôtel des Rois Catholiques

L'Hôtel des Rois Catholiques

Saint Jacques est partout...

Saint Jacques est partout...

....de part et d'autre de la place

....de part et d'autre de la place

Entre les deux flèches

Entre les deux flèches

Sur le chemin du retour, des chemins magnifiques mais difficiles..

Sur le chemin du retour, des chemins magnifiques mais difficiles..

...en caillasse mal damée.

...en caillasse mal damée.

16 septembre 2023. Santiago de Compostela et Cap Fisterra.

Comme dit précédemment, on avait gardé le lendemain de notre arrivée pour les visites :  essentiellement la cathédrale, la messe des pèlerins et le Cap Fisterra.

On est devant la porte de la cathédrale dès 11h00 pour être sûrs de trouver une place face à la Chapelle majeure et pour pouvoir observer tout le rituel de mise en action du Botafumeiro, cet immense encensoir de 1.6m de haut suspendu à une corde de 65m sous la tour lanterne de la cathédrale. Beaucoup de pèlerins sont déjà là. Attente interminable et enfin à 12h00 précises, la messe commence....et dure 45 minutes sans que le Botafumeiro ne soit lancé.

Grosse déception, car, sans minimiser la portée de la messe pour les pèlerins qui ont fait la route pour raisons spirituelles, c'est un évènement que l'on voit rarement ailleurs qu'ici.

Explication : il est actionné uniquement lors de la messe de midi du vendredi.

Messe et visite de la cathédrale finies, nous nous "joignons" aux nombreux touristes qui déambulent dans les petites rues étroites et bordées d'une multitude de restaurants, d'auberges et de magasins de souvenirs qui peu à peu transforment Compostelle en une filiale espagnole de Disneyland. Une excellente paella termine la visite du matin.

L'après-midi sera consacré à la découverte de Cap Fisterra, le deuxième cap le plus occidental d'Espagne.

Pour des raisons de temps disponible, le choix est fait d'y aller en voiture. Heureusement d'ailleurs, car le relief vers la côte est très accidenté.

On y arrive sous un soleil magnifique. L'endroit, perdu au bout d'une route qui ne cesse de monter depuis la ville de Fisterra, rappelle les côtes sauvages bretonnes et celles de l'ouest de l'Écosse. Les quelques arbres ont du mal à s'imposer et la nature est pas mal bousculée par l'afflux massif de touristes.

Visite de la pointe, coup de tampon à l'hôtel jouxtant le sémaphore, une bière, quelques photos et on repart. Sympa d'y être allés mais un peu décevant quand-même. Beaucoup de monde et trop peu de pèlerins venus brûler leurs habits de pèlerinage sur la plage en contrebas.

§§§§§

Pour conclure, mais est-ce possible (et souhaitable) ?...

Il faudra du temps pour "absorber" les plus de 1 000 km de vélo parcourus à travers le nord de l'Espagne, tantôt sur le Chemin, tantôt sur des routes qui le longeaient, pour revivre toutes les étapes, se souvenir de tant de belles rencontres, digérer les trésors du Chemin, certains somptueux et d'autres modestes. Il faudra du temps pour réaliser que ce voyage, prévu depuis plusieurs années, avait soudain été accompli.

...Et il faudra du temps pour répondre à la question : "pourquoi l'avons-nous fait ?".

Pour le moment, je ne peux offrir qu'une explication : "parce qu'il fallait le faire !"

 

 

Face à la Chapelle majeure

Face à la Chapelle majeure

Une partie des orgues

Une partie des orgues

L'autre partie, en mirroir

L'autre partie, en mirroir

Détail de la Chapelle majeure

Détail de la Chapelle majeure

Autre détail de la Chapelle majeure

Autre détail de la Chapelle majeure

La corde du Botafumeiro

La corde du Botafumeiro

Autre détail de la Chapelle majeure

Autre détail de la Chapelle majeure

Il y a tant à regarder !

Il y a tant à regarder !

Maramore !

Maramore !

Santiago de Compostela à vélo, par le Camino Francés. 2ème partie
Voûtes de la cathédrale

Voûtes de la cathédrale

Santiago de Compostela à vélo, par le Camino Francés. 2ème partie
 A l'air libre. Trop de dorures tue la dorure !

A l'air libre. Trop de dorures tue la dorure !

Une vue extérieure de la cathédrale

Une vue extérieure de la cathédrale

Affiche au Cap Fisterra

Affiche au Cap Fisterra

La côte sauvage

La côte sauvage

Le sémaphore

Le sémaphore

La croix du Cap

La croix du Cap

On avait réussi notre pari...

On avait réussi notre pari...

...la preuve !!

...la preuve !!

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Compostelle 2023 _ 2

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Publié le 19 Septembre 2022

Bretagne 2022, 750 km de vélo le long des côtes du Finistère et du Morbihan

Éviter à tout prix de devoir subir le stress engendré par les procédures d'emport des vélos dans les trains de la SNCF oblige à des 'sacrifices', quand il s'agit de se rendre au point de départ du périple projeté.

Dans des articles précédents, j'ai très souvent fait part des déconvenues subies suite aux attitudes anti-commerciales de la compagnie nationale -sclérosée par sa position de monopole- qui rame à contre-courant d'une évolution profonde des besoins des usagers, sourde et aveugle aux attentes de ceux-ci. 

Cette année nous avions décidé de parcourir une partie des côtes du Finistère et du Morbihan, avec comme point de départ Morlaix. Pour ce faire, nous avons préféré traverser la Bretagne en diagonale, via les Monts d'Arrée, sous les très fortes chaleurs de début août. Nous en avons bavé, mais ne le regrettons pas.

C'était le 'prix à payer' pour éviter que notre périple ne soit gâché au départ ou à l'arrivée (ou les deux), par des stupidités administratives, (billets vélos à €1, obligatoires dans TER Bretagne durant l'été, vendus via internet seulement...); matériels ferroviaires 'en retard d'un métro' (place insuffisante malgré les résas et rangement difficile des vélos); aménagements en gare inadaptés au passage d'un quai à l'autre (ascenseurs trop petits...) ou, finalement, personnels qui ne savent que faire 'remonter' les commentaires, sans qu'il n'y ait jamais aucune réponse..

Messieurs les Directeurs de la SNCF, ouvrez les yeux, écoutez le client. Regardez ce qui se fait ailleurs. Ne rendez pas le transport 'punitif', plein de complications et d'interdits. Soyez proactifs.  Nous ne sommes plus au temps de la 'vapeur'. Le siècle a changé, les besoins ont évolué et ceux que vous appelez 'clients' pourront bientôt,  je l'espère de tout cœur, trouver ailleurs ce qu'ils cherchent, si vous vous arc-boutez à ne pas vouloir le leur proposer.

Un jour, peut-être, les choses s'arrangeront ? .. Mais place au voyage !

Notre parcours à travers la Belle Bretagne.

Notre parcours à travers la Belle Bretagne.

....et il le fut, sans modération !

....et il le fut, sans modération !

Nouveauté cette année : Sylvie a étrenné son nouveau vélo. Un Kalkhoff Endeavour 5B Move+ équipé d'une batterie de 625W, pour ne pas avoir à recharger à chaque étape. Une belle merveille qui me laisse maintenant souvent derrière elle, surtout quand le relief s'en mêle.

C'était la condition pour pouvoir sortir des chemins de halage et autres véloroutes, type 'Vélodyssée' et d'envisager des parcours plus physiques, mais par la force des choses, plus compliqués à faire sur son 'P'tit Vélo Bleu'.

L'exercice de cette année a validé le choix, permettant d'affronter des étapes très vallonnées et parfois très longues aussi, et de voyager dans un tout autre état d'esprit. 

Malgré tout, un périple avec VAE et vélo 'standard' entraine une nouvelle problématique. Celle d'une différence de puissance et de vitesse entre les deux vélos, à l'avantage du VAE bien sûr !

Vouloir coller à la roue du VAE comme s'il s'agissait d'un 'derny', n'est pas envisageable. Les puissances disponibles ne sont pas les mêmes....et le cyclotourisme, tel que nous l'envisageons, n'est pas une course.

Il faut donc trouver un modus operandi permettant aux deux vélos de faire le parcours le plus possible ensemble en réduisant la tendance naturelle à 'l'espacement élastique', ayant pour conséquence des attentes fréquentes du plus véloce des cyclistes le long du parcours, notamment au sommet des côtes...

L'équation n'est pas facile à résoudre car il y a une incompatibilité irréductible des forces en présence. 

A terme, je pense que je serai obligé de la résoudre en adaptant une assistance du type 'G.Boost' sur mon vieux "Rock'n'Roll". Wait and See...

 

 

Voici la merveille. Celui de Sylvie est en deux tons de gris.

Voici la merveille. Celui de Sylvie est en deux tons de gris.

1er août 2022. Saint Nolff - Guémené sur Scorff. 70 km, Thermostat 6.

Le ciel est gris au petit matin, mais au départ il brille déjà et ne nous laisse aucun doute sur ses intentions !

Il fera chaud !!

Départ de la maison vers 8h30 direction Saint Avé, Plescop, Grandchamp, Camors, Baud etc. La route n'est pas difficile bien qu'elle me paraisse plus vallonnée que lorsqu'on l'avait parcourue avec Rémi, il y a quelques années.

Arrêt à Baud pour regarder le Monument aux Morts extrêmement poignant, érigé sur la place de l'église. La statue taillée dans de la pierre noire de Kersanton par Henri Gouzien, un Lorientais, représente un couple de paysans en costume traditionnel du pays de Baud se recueillant sur la tombe de leur fils. Le socle est décoré de bas reliefs en fonte patinée représentant des adieux avant le départ à la guerre; le départ du train pour le front; une scène de guerre dans les tranchées; des tombes de poilus dans une forêt. Un monument bien différent de ce que l'on a l'habitude de voir !

A Camors, expo de Teuz (bons génies de la maison), sur la place de la Mairie

A Camors, expo de Teuz (bons génies de la maison), sur la place de la Mairie

Le monument aux Morts de Baud

Le monument aux Morts de Baud

Les adieux avant le départ à la guerre. La reverrai-je ? Reviendra-t-il ? Chaque fois on jure que c'est la der des der...

Les adieux avant le départ à la guerre. La reverrai-je ? Reviendra-t-il ? Chaque fois on jure que c'est la der des der...

Un vitrail de l'église de Baud.

Un vitrail de l'église de Baud.

On remet en route vers Saint Barthélémy, puis descente vers le Blavet où un banc de pique-nique sur le halage à l'écluse de Boterneau tombe à pic. On était contents d'avoir déjà parcouru 50 km sur les 70 de la journée, car le soleil tapait fort et je me souvenais que les kms restants jusqu'à Guémené sur Scorff, sur la D142, n'allaient pas forcément être une partie de plaisir, vu la chaleur et le relief.

Arrivons à Guémené un peu tôt pour déposer nos affaires à la chambre d'hôte. Une boisson chez Louisa, sur la place et un tour en ville, avec passage au sympathique Office du Tourisme et visite des "Bains de la Reine", nous amèneront tranquillement à 17h30.

Dîner à Guémené sur Scorff un lundi soir au mois d'août présente un sérieux défi. La Crêperie que nous avions connue avec Rémi est fermée depuis longtemps. Par chance, notre chambre d'hôte proposait aussi l'option table d'hôte. Chloé nous sert un excellent repas végétarien, original et copieux, dans son petit restaurant 'Olrun'. Notre chambre était agréable. Très sympathique séjour après la première journée de vélo.

 

 

Saint Barthélémy lui-même, rencontré dans son église.

Saint Barthélémy lui-même, rencontré dans son église.

Maison de Guémené sur Scorff. Le soleil tapait dur.

Maison de Guémené sur Scorff. Le soleil tapait dur.

Le présent semble avoir effacé un passé plus glorieux...

Le présent semble avoir effacé un passé plus glorieux...

En pleine Gavotte Pourlet !

En pleine Gavotte Pourlet !

2 août 2022. Guémené sur Scorff - Saint Thégonnec. 96 km. Thermostat 7.

Départ un peu tardif de Guémené suite à une longue conversation avec notre hôtesse. La sortie du bourg en direction de Plouray commence par une côte interminable puis ce sera une succession de bosses plus ou moins raides jusqu'à l'étape du soir. Pas étonnant, car la route tracée traversait l'est des monts d'Arrée. Courses à Plouray à la petite épicerie.

Arrêt à Trégornan, à l'ombre de l'église, pour remettre des calories dans la chaudière, le petit déjeuner de Chloé étant depuis longtemps totalement consumé.  Cet arrêt nous permet de découvrir un ossuaire situé dans l'ancien enclos paroissial et qui renferme une grande quantité d'os entassés contre un des murs intérieurs.  "Les ossements qui s'y trouvent proviennent des vieilles tombes et de la fosse commune. La tradition voulait qu'après un laps de temps suffisant, on déterrait le défunt, par souci de place, et on apportait son chef dans l'ossuaire suivant un rite bien établi." (Texte copié sur le panneau explicatif situé dans le porche d'entrée de l'église). Il s'agit d'un des ossuaires les plus représentatifs de Bretagne.

Continuation sur Glomel, Paule, et Carhaix. On s'arrête au Moustoir pour pique-niquer sur le muret de l'église, offrant un coin d'ombre bien apprécié.

Sortie de Carhaix par la route qui passe devant la gare afin de rattraper le départ de la voie verte au lieu-dit 'Kergonan'. Le sol en sable et graviers est relativement bien compacté et sec. L'alternance de passages au soleil et à l'ombre fait du bien, même si la section empruntée jusqu'au croisement avec la D769, est en faux-plat montant.

Au niveau du 'Bistrot atypique' (Locmaria Berrien - croisement de la VV et de la D769), on quitte la piste pour suivre la D769. Montée interminable sur une route ombragée par de nombreux grands arbres. A Berrien, après un 'plateau', on profitera d'un peu de descente avant de devoir remonter jusqu'au lieu-dit Créac'h Ménory d'où part la route de Pléber-Christ.

Encore une belle succession de côtes raides, dont la dernière sera à l'entrée de Saint Thégonnec, (normal), où l'on arrive enfin vers 19h30, bien épuisés par la distance, le relief et la chaleur. L'idée d'équiper 'Rock'n'Roll' d'une forme d'assistance commençait à devenir plus qu'une option envisageable.

Une douche et un excellent repas à "l'Auberge de Saint Thégonnec" nous aident à retrouver nos esprits. Une courte balade digestive autour des édifices religieux, situés juste en face, clôt cette très longue et difficile journée.

 

 

La moisson était finie depuis 'belle-lurette'

La moisson était finie depuis 'belle-lurette'

On aurait bien aimé....

On aurait bien aimé....

Un vitrail de la vieille église de Trégornan

Un vitrail de la vieille église de Trégornan

L'ossuaire de Trégornan. Leur dernier domicile...

L'ossuaire de Trégornan. Leur dernier domicile...

A gauche de l'église, l'ossuaire.

A gauche de l'église, l'ossuaire.

En effet, ce jour-là on l'avait atteinte !

En effet, ce jour-là on l'avait atteinte !

Finalement !

Finalement !

Dans l'enclos paroissial de St Thégonnec

Dans l'enclos paroissial de St Thégonnec

Illuminations à St Thégonnec.

Illuminations à St Thégonnec.

3 août 2022. Saint Thégonnec - Sud de Cléder. 63 km. Frais le matin, beau le midi, frais le soir.

Mise en route tardive après un petit déjeuner extra et une visite de l'enclos paroissial situé juste en face de l'Auberge.

Magnifique ensemble : Autant l'église Notre Dame projette une image de sobriété, même d'austérité vue de l'extérieur, autant elle très richement décorée au-dedans. Un guide nous propose une visite commentée mais faute de temps nous devrons décliner son offre. Il faudra revenir.

L'ossuaire, situé juste à côté, contient une Mise au Tombeau exceptionnelle, datant de la fin du XVIIè siècle, en chêne massif polychrome. Elle est l’œuvre de Jacques Laispagnol, Maître sculpteur de Morlaix.

La visite terminée on met en route vers Morlaix dans un premier temps, en empruntant la D712 qui est un régal. "Pas un chat" car la route est doublée par une Nationale, passant juste au nord de la nôtre.

Courses au Netto à l'entrée de la ville et continuation plein nord par un chemin -qui n'a plus de secrets- le long de la Corniche, avec arrêt traditionnel au Frout pour ramasser un coquillage; puis faubourgs de Carentec, et à partir du Pont de la Corde, la Voie Verte en direction de Saint Pol de Léon... et enfin Roscoff, vrai départ de notre périple.

Contrairement à l'épouvantable tempête de pluie et de vent du 19 juin dernier, que nous avons subie lorsque nous sommes revenus de Roscoff à Morlaix avec ma fille, la météo cette fois est splendide !

Arrêt juste avant l'entrée de Saint Pol pour le pique-nique, que nous prenons sur la petite plage au bout du chemin menant à la chapelle Saint Charles Borromé. La plage est à nous, hormis une autre personne partie au loin fouiller les rochers et quelques retraités prenant le soleil. Un coin de paradis, avec en face, l'îlot Sainte Anne et ses pins.

Passage dans Saint Pol; plein des gourdes au cimetière et remise en selle par la piste cyclable jusqu'à 'Roscoff-ville', bien animée sous le soleil. Une pensée en passant devant le restaurant 'Le Surcouf'.

A partir de Roscoff, j'ai préparé la majeure partie du périple (avec pas mal de variantes personnelles malgré tout) en me basant sur le vélo-guide intitulé "Le tour de Bretagne à vélo", Ed. Ouest France. Hormis quelques erreurs de tracé (par exemple, près de Riec sur Belon il nous faisait passer dans une propriété privée), il s'est avéré d'une aide précieuse, notamment au niveau du calcul des distances. Le tour de Bretagne suit majoritairement des chemins et routes correctement balisées par des petits panneaux 'vélo' classiques.  Parfois, aux intersections, il faut les chercher, mais se perdre de temps en temps n'est jamais un problème. Les gens du coin sont souvent heureux de proposer de l'aide au cycliste perdu.

De là, on suit la véloroute du littoral, très bien fléchée, jusqu'à à Sibril. Puis, la quittant, ce sera direction sud-ouest, vers Tréflaouénan. Peu avant le bourg, dernier virage à droite vers le grand bois de sapins de Coat Pin, étape de la journée. Le ciel se couvrait et le vent se levait.

La chambre d'hôtes, originale et chaleureuse, est située au milieu d' immenses champs sableux, propices aux artichauts, aux oignons et à toutes sortes d'autres cultures maraichères, en lisière d'un bois de résineux et de feuillus, bordant des rangées de serres dans lesquelles notre hôte cultive des camélias qu'il fournit aux grandes jardineries et autres magasins verts.

Du fait de son éloignement des restaurants ouverts ce soir-là, Monsieur Jégou nous propose de nous véhiculer jusqu'à Cléder pour dîner et de nous ramener ensuite. Comment refuser, d'autant plus qu'en quelques minutes, une entrée maritime avait noyé la région d'un brume épaisse et froide. Cela ne durera pas mais d'avoir évité de devoir repartir en vélo nous convenait parfaitement.

Que notre hôte en soit, une fois encore, chaleureusement remercié !

Retour à nos appartements vers 21h00 après un bon repas. Balade digestive parmi les serres et extinction des feux pour un repos bien mérité. Ce que l'on avait vu depuis Roscoff augurait de belles découvertes à venir...et avec une météo pareille, que demander de mieux ?

 

Intérieur de l'église de Saint Thégonnec

Intérieur de l'église de Saint Thégonnec

La Mise au Tombeau en chêne polychrome

La Mise au Tombeau en chêne polychrome

Sur une pile du pont de la N12, à la sortie de Morlaix

Sur une pile du pont de la N12, à la sortie de Morlaix

Sur l'autre pile..

Sur l'autre pile..

Un coup à boire sur la route de la Corniche

Un coup à boire sur la route de la Corniche

Notre plage de pique-nique. En face, l'îlot Sainte Anne

Notre plage de pique-nique. En face, l'îlot Sainte Anne

Une partie des serres de notre hôte à Cléder

Une partie des serres de notre hôte à Cléder

4 août 2022. Sud de Cléder - Lannilis. 71 km de bonheur et de très beau temps.

Une fois encore une conversation intéressante avec notre hôte et un autre couple nous retient un peu plus que prévu au petit déjeuner. Pour gagner du temps et quelques kilomètres sur les 91 prévus à l'origine, on décide de faire une directe sur Plouescat pour y rattraper la Véloroute de la littorale à la sortie du bourg, au lieu-dit 'Pont Christ'.

Mise en route plein ouest en quittant 'La Canopée des Pins', sur une petite route très peu fréquentée, sous un soleil qui promettait déjà. Continuation sur la D35 jusqu'à l'intersection avec la D10 menant à Plouescat, heureusement peu fréquentée à cette heure..

Arrêt pour admirer la superbe charpente de la halle. La Véloroute quitte la côte et serpente à travers la campagne sur des routes agricoles, passant au travers de Tréflez pour rejoindre Goulven. Là, l’école du Vieux Poirier, avec sa grille en fer et son petit préau, semble s'être figée dans une temps depuis longtemps révolu. Elle rappelle tant de beaux souvenirs d'enfance... Face à elle, un poing levé jaune et bleu, posé sur un petit bâtiment, nous ramène en 2022 et rappelle hélas que les temps ont changé. 

Nous retrouvons la côte. La Véloroute suit le pourtour ouest de l'anse de Goulven et conduit à Plounéour- Trez. Achats pique-nique et remise en route le long de la magnifique côte bordée d'immenses plages de sable blanc et d'eaux turquoises.

Passage à Brignogan. A un endroit, un petit chemin quitte la route et fait le tour du sémaphore. Les énormes blocs de granit, en contrebas, côté mer, nous offrent un coin idéal pour déjeuner. Les vues sont époustouflantes. Très peu de monde.

L'excellent balisage de "La Littorale" nous promène le long d'une côte d'une exceptionnelle beauté, sur des chemins et petites routes peu fréquentées. Le phare de Pontusval se dresse de ses 15m au bout de la plage de Pors Pol. Un passage dans les terres nous fait découvrir la Chapelle St Pol avec sa guérite construite sur un rocher voisin et qui servait de poste d'observation vers le large.

On continue vers le site de Meneham, ("Hameau sur le mont" - un mont de 21m d'altitude quand-même !). Les anciennes maisons du corps de garde chargé de surveiller la mer sont encore là, enfouis entre des blocs énormes de granit, faisant corps avec eux. C'est très impressionnant !

On est dans le pays des paysans, pêcheurs, goémoniers. Une plaque explique le très dur métier de ces derniers. (Lire le beau roman de Joël Raguénès, intitulé 'Le pain de la mer' à ce sujet).

Notre route nous conduit le long de cette côte extraordinaire jusqu'à Guissény, où la chaleur accablante nous commande de nous arrêter, le temps de rafraichir les cyclistes.

Continuation jusqu'à Plouguerneau où l'on décide de faire une directe sur Lannilis via la D113. Quelques kilomètres de belle descente jusqu'aux berges encaissées de l'Aber Wrac'h. La marée basse, la vase sombre et le ciel qui s'était momentanément couvert contrastaient avec la lumière exceptionnelle dont nous avions bénéficié tout au long de la journée.

Arrêt obligatoire pour photos à côté du pont enjambant l'Aber puis encore quelques kilomètres pour nous rendre dans la très surprenante chambre d'hôte réservée à Lannilis.

Tout sera exceptionnel : l'accueil de Françoise, notre chambre, un tipi en dur, le repas délicieux pris en table d'hôte avec un autre couple de cyclistes ! Bravo et merci ! On ne regrettait qu'une chose : d'avoir à remettre en route le lendemain et de ne pas avoir pu profiter plus longtemps de cette étape magique !

 

Charpente de la halle de Plouescat

Charpente de la halle de Plouescat

Au lieu-dit 'Pont Christ' à la sortie de Plouescat

Au lieu-dit 'Pont Christ' à la sortie de Plouescat

Un flacon d'Ajax vitres tous les 100 ans...

Un flacon d'Ajax vitres tous les 100 ans...

L'école du Vieux Poirier à Goulven

L'école du Vieux Poirier à Goulven

2022 se rappelle à nous !

2022 se rappelle à nous !

"Le Large", depuis la rue de la Corniche à Brignogan

"Le Large", depuis la rue de la Corniche à Brignogan

Brignogan-Plage. Un coin 'confidentiel'..

Brignogan-Plage. Un coin 'confidentiel'..

La vue que nous avions de notre "salle à manger privée", au pied du sémaphore

La vue que nous avions de notre "salle à manger privée", au pied du sémaphore

Autre vue 'privilégiée' de notre "salle à manger". Météo fantastique !

Autre vue 'privilégiée' de notre "salle à manger". Météo fantastique !

Le phare de Pontusval, sur la Pointe de Beg Pol

Le phare de Pontusval, sur la Pointe de Beg Pol

En vue rapprochée

En vue rapprochée

Fenêtre sur mer, entre les rochers...

Fenêtre sur mer, entre les rochers...

La chapelle Saint Pol et sa guérite

La chapelle Saint Pol et sa guérite

Une vue du site de Meneham

Une vue du site de Meneham

La côte, non loin du site

La côte, non loin du site

Une minuscule ria

Une minuscule ria

De plus en plus difficile de concilier les attentes des acheteurs et les droits des vendeurs

De plus en plus difficile de concilier les attentes des acheteurs et les droits des vendeurs

Notre 1er Aber !

Notre 1er Aber !

Aber Wrac'h. Ciel couvert, marée basse... aurait pu mieux faire !

Aber Wrac'h. Ciel couvert, marée basse... aurait pu mieux faire !

5 août 2022. Lannilis - Porspoder. 63 km. Météo au beau fixe. Vent du N- NO soutenu qui nous arrange bien.

Quittons Françoise à regrets après avoir profité d'un excellent petit déjeuner en compagnie des cyclistes d'hier soir. On aurait aimé rester un peu plus longtemps. Ici aussi, il faudra revenir.

Nos collègues cyclistes voyagent en tandem. Ils le chargent dans leur fourgon, choisissent un point de chute et font une boucle autour de ce point. Tous deux retraités, et souhaitant continuer à pratiquer le vélo sans se limiter à du chemin de halage ou à la 'Loire à vélo', ils ont installé une assistance sur leur tandem.

L'équipement consiste en un bloc moteur entrainant un galet, tel le système  'Solex'. Celui-ci est monté sous le cadre, dans le trou  de la béquille centrale, avec capteur de régulation sur le pédalier. La  batterie est montée sur le tube selle-pédalier, et les commandes incluant un petit ordinateur de route, sont fixées sur le guidon. Un levier, également au guidon, permet de pousser le galet contre le pneu ou de le désengager lorsque l'assistance n'est pas nécessaire. Ce système leur donne entière satisfaction depuis des années.

Un tel équipement permet de ne pas avoir à changer de vélo pour 'passer à l'électrique'. A voir !

 

Détail du moteur et du système d'entrainement.

Détail du moteur et du système d'entrainement.

Mise en route à 10h00 passées avec comme objectif la visite du pays des des Abers, à commencer par la 'péninsule' entre l'Aber Wrac'h et l'Aber Benoît, que nous découvrons dans le sens anti-horaire. La route de Lannilis vers Saint Antoine passe sur les hauteurs, avant de plonger vers le bourg d'Aber Wrac'h, de passer au nord de Landéda, pour ensuite prendre une direction sud-est à travers les villages bordant l'Aber Benoît et revenir à l'ouest de Lannilis.

Paysages splendides, plages de sable blanc, nombreux bateaux, fleurs, forêts de pins, alternance de petites routes sympa et de sentiers pierreux surplombant l'Aber Benoît.... Un régal pour les sens. A 12h30 nous sommes de retour à Lannilis. Courses pour le pique-nique à la petite boutique bio et remise en route, direction Tréglonou, de l'autre côté de l'Aber Benoît.

Le guide dont je me servais mentionnait que le parcours entre Lannilis et Le Ribl était classé comme 'sportif'. Je confirme !

Un petit parc sur la rive gauche de l'Aber Benoît parait tout indiqué pour le déjeuner. C'était sans compter avec le très fort vent du NE qui soufflait et qui refroidissait considérablement les coins à l'ombre. Le pique-nique est expédié et on remet rapidement en route vers Saint-Pabu en empruntant la D28, relativement plate, évitant ainsi une dizaine de kilomètres de montées et de descentes que les guides touristiques savent concocter pour les cyclistes sans méfiance.

Saint-Pabu borde la rive gauche de l'Aber. C'est un bourg de toute beauté, offrant une vue magnifique sur l'océan. Les plages de sable blanc et d'eaux turquoise se succèdent. Celle de Corn ar Gazel est splendide, si belle qu'elle tire un "oh !" de surprise de Sylvie lorsqu'elle apparaît devant nous.  La véloroute change. Le trajet jusqu'à Portsall, bien que suivant la côte, passe à l'arrière de landes et de dunes masquant la mer.

Arrêt à Portsall pour un rafraîchissement et pour jeter un coup d’œil à l'ancre de l'Amoco Cadiz, ce pétrolier qui a ravagé la magnifique côte bretonne en s'échouant tout près de celle-ci. Une des pires catastrophes maritimes de tous les temps. C'était en 1978. Il faudra 14 années de procédures pour qu'enfin une misérable indemnité soit versée.

Continuation par le tour de la baie pour rattraper la D127 longeant la côte, une côte bien différente de celle du matin. Finis les énormes blocs de granit usés par la mer. Finies les plages de sable blanc. La route est maintenant bordée par des kilomètres d'une lande ininterrompue qui descend en pente douce vers la mer, se brisant sur des 'plages' de roches. Arrêt près de la Pointe de Landuvez pour jeter un œil aux ruines et à la haute borne rouge et blanche de l'ancien sémaphore de type Chappe et remise en route vers Porspoder à quelques coups de pédale de là.

Traversée d'Argenton sur la D27, puis à la Mairie de Porspoder, nous quittons celle-ci pour suivre "La Littorale" le long de la petite route de Gard Sign, puis de Kermerrien, fin de parcours de la journée.

Ses chevaux transférés d'un pré à un autre, notre sympathique hôtesse nous accueille chaleureusement.

Excellent dîner au restaurant "O'Porsmeur", un peu plus loin sur la D27, à côté du port de Melon.

Encore une très belle journée de découvertes, plutôt physique le matin, mais cool en fin de parcours... et quel coucher de soleil !

 

Sortie de Lannilis, un nostalgique des années '60

Sortie de Lannilis, un nostalgique des années '60

"Aber Wrac'h ville"

"Aber Wrac'h ville"

Une vue du port

Une vue du port

Certainement bâtie avant la loi littorale...

Certainement bâtie avant la loi littorale...

Marins en herbe en plein effort

Marins en herbe en plein effort

Le phare de l'Ile Vierge. 82.5m, le plus haut d'Europe.

Le phare de l'Ile Vierge. 82.5m, le plus haut d'Europe.

Les chemins pierreux longeant la rive droite de l'Aber Benoît. Superbe !

Les chemins pierreux longeant la rive droite de l'Aber Benoît. Superbe !

En contrebas, l'Aber Benoît

En contrebas, l'Aber Benoît

Saint-Pabu

Saint-Pabu

Saint-Pabu

Saint-Pabu

Saint-Pabu

Saint-Pabu

Saint-Pabu

Saint-Pabu

La côte change peu à peu

La côte change peu à peu

Le galet était très sec !!

Le galet était très sec !!

L'ancre de l'Amoco Cadiz

L'ancre de l'Amoco Cadiz

L'horreur. (Photo prise à Brest à l'expo "Bel Espoir- Père Jaouen", aux Capucins).

L'horreur. (Photo prise à Brest à l'expo "Bel Espoir- Père Jaouen", aux Capucins).

Le long de la D127, la côte a bien changé

Le long de la D127, la côte a bien changé

Il devrait encore faire beau demain !

Il devrait encore faire beau demain !

6 août 2022. Porspoder all day. 11km de vélo. Fort vent du NE mais grand soleil toute la journée.

Journée détente, suite à la décision que l'on avait prise après le périple de 2021, d'insérer une journée "détente-visite" tous les 4-5 jours . Celle-ci sera la première.

Belle balade sur la presqu'île de Saint Laurent où l'on réussit à trouver un coin pique-nique à l'abri du vent, seuls au monde, face à une mer dont les couleurs restent ahurissantes.

Après avoir déposé les vélos à la chambre d'hôte on entreprend une courte balade à pied par le sentier côtier via le mini port de Mazou, vers le bistrot littéraire "Le Chenal", d'où l'on revient avec plusieurs livres (qu'il faudra transporter dans les sacoches, .. mais tant pis !).

Dîner ce soir à la Crêperie Ty Gwechall, véritable institution, gérée par la même famille depuis 1986. A ne manquer sous aucun prétexte. Personnellement, je recommande la Galette blé noir 'La Molénaise' ! Un régal absolu. (En dessert, la Pomme caramel est une tuerie !). Par contre, l'essai du 'cidre houblonné' ne laisse pas un souvenir impérissable. Ni cidre, ni bière...mais un mélange contrariant les deux.

Retour à temps pour admirer le coucher du soleil, cette fois sur un horizon bien dégagé.

 

Les chevaux devraient avoir assez de foin cet hiver

Les chevaux devraient avoir assez de foin cet hiver

Un vitrail de l'église de Porspoder

Un vitrail de l'église de Porspoder

La côte

La côte

Sur la presqu'île St Laurent

Sur la presqu'île St Laurent

Des rochers couverts de guano

Des rochers couverts de guano

Notre coin pique-nique

Notre coin pique-nique

Tout près de la plage des Dames

Tout près de la plage des Dames

Des paysages à couper le souffle

Des paysages à couper le souffle

Le mini port du Mazou

Le mini port du Mazou

Le cheval de Roy Rodgers

Le cheval de Roy Rodgers

...avec son cavalier

...avec son cavalier

Le coucher de soleil du deuxième soir !

Le coucher de soleil du deuxième soir !

7 août 2022. Porspoder - Le Conquet. 42 km. Très belle météo.

Aujourd'hui on n'est pas trop pressés car l'étape est courte. Au petit déjeuner, pendant que Véro donne à manger à ses deux chevaux, son mari, sosie de De Kersauson, s'épanche sur son passé dans la Royale, sur ses voyages dans le Pacifique et sur la mesquinerie de la 'corporation'.

Mise en route vers 10h00 plein sud sur la D27 jusqu'à Lanildut, petit bourg situé sur la rive droite de l'Aber Ildut, le 3ème Aber. A la sortie de Melon on aperçoit une formation rocheuse étonnante. Est-ce possible que le Sphinx de Gizeh se soit transporté, ni vu ni connu en Bretagne ?

Pendant que Sylvie fait quelques courses pour le pique-nique, je jette un coup d’œil à l'obélisque érigé sur la petite place. C'est la deuxième fois en quelques kilomètres que l'Egypte ancienne est évoquée dans ce coin de Bretagne. Etonnant !

En fait, c'est dans les carrières de Lanildut qu'ont été extraits les éléments du socle en granit rose, 240 tonnes en tout, qui supportent l'obélisque de la place de la Concorde à Paris.

Celui de Lanildut est une réplique au 1/7ème.

Comme on peut lire sur les panneaux explicatifs, le bateau qui a transporté ces masses de pierre taillées et polies a du être coupé en deux dans le port pour permettre le chargement.

Le passeur n'existant plus entre Lanildut et Porscav, situé de l'autre côté de l'Aber, oblige randonneurs et cyclistes à faire le détour via Brélès en suivant la D27, puis la D28 en direction de Plouarzel, et en quittant celle-ci à droite, par le premier chemin rejoignant à la côte. Faute d'indications claires et voulant nous éviter des demi-tours générateurs de kilomètres supplémentaires, nous attendons la D5 qui va directement, plein ouest, à Lampaul-Plouarzel.

De là nous empruntons une petite rue côtière vers le nord en direction de Porscav où nous trouvons un endroit idyllique pour pique-niquer sur le chemin côtier, au bout de la plage de Pors ar Marc'h, face à Lanildut.. Une fois encore seuls au monde ! La mer nous appartient. Il n'y a personne !!

Remise en route vers le sud le long de la côte. On passe l'île Segal où je découvre un nouveau mot sur un panneau de sens interdit : "Sauf cyclistes - Sauf repurgation". On en apprend tous les jours !

Passage obligé à la Pointe de Corsen, point le plus occidental de la France métropolitaine.

La véloroute devient un peu plus vallonnée sur la fin de parcours. Dans un virage remontant de la plage de Kerhornou, des gamins poussaient un vélo, 'ayant beaucoup souffert'. Le dérailleur s'était pris dans les rayons de la roue arrière et avait explosé, la chaine était tordue. J'étais bien lancé dans la côte d'enfer mais ne pouvais me résoudre à les laisser là. Résultat, 1er pied à terre du périple, mais pour la bonne cause ! Dix minutes après, tout le monde était reparti, le vélo 'blessé' transformé en draisienne.

Sur la fin de parcours, nous loupons plusieurs fois les petits panneaux indicateurs de vélo et traçons une directe à l'estime vers Le Conquet que nous abordons par la rive gauche de la ria, après un passage moyen sur une D28 désagréable, puis la D789 jusqu'au centre ville.

Chambre d'hôte magnifique. Hôtesse aux petits soins. Très bon dîner au restaurant "Ar Dagenta".

Une balade en ville le long de la ria dans la rue Troadec et le long du quai du Drellach clôt cette très belle journée.

 

 

Le charme des ruelles de Porspoder

Le charme des ruelles de Porspoder

Le Sphinx ...ou Star Wars ?

Le Sphinx ...ou Star Wars ?

L'obélisque de Lanildut

L'obélisque de Lanildut

L'embarquement du socle. Le bateau est coupé en deux pour permettre le chargement !

L'embarquement du socle. Le bateau est coupé en deux pour permettre le chargement !

Un héron solitaire 'garé' face au vent. Pas question de froisser les plumes !

Un héron solitaire 'garé' face au vent. Pas question de froisser les plumes !

Notre salle à manger.. tout seuls face à l'océan

Notre salle à manger.. tout seuls face à l'océan

Dommage qu'elle soit un peu fraîche...

Dommage qu'elle soit un peu fraîche...

La plage de Pors Ar Marc'h

La plage de Pors Ar Marc'h

Sous les tropiques...

Sous les tropiques...

La plage de Porsévigné

La plage de Porsévigné

La pointe de Corsen

La pointe de Corsen

...à une autre époque

...à une autre époque

Sylvie quittant la pointe de Corsen sur la route de la Stèle. Quelle côte !

Sylvie quittant la pointe de Corsen sur la route de la Stèle. Quelle côte !

Arrivée à Konk-Léon

Arrivée à Konk-Léon

Soleil couchant au port

Soleil couchant au port

Le quai du Drellach

Le quai du Drellach

En attendant la marée.

En attendant la marée.

8 août 2022. Le Conquet - Brest. 39 km. Très beau temps.

Sophie nous sert un petit déjeuner délicieux et très original fait de plein de bonnes choses, beaucoup qu'elle à préparées elle-même.

Après un court passage en ville pour les courses du pique-nique, on met en route, le long de la côte, par la route touristique. Belle corniche (D85) jusqu'à la Point St Mathieu. On ne s'y attarde pas. Continuation vers Plougonvelin après un bref passage au Musée mémoires 39-45.

Des petits panneaux indicateurs 'vélo' nous invitent à quitter la route et à nous rapprocher de la côte. On doit rapidement faire demi-tour car la sente devenait de plus en plus difficile et le souvenir de la 'Promenade Harel de la Noé' à l'entrée de Saint Brieuc nous suffisait comme excuse.

Belle côte interminable à la sortie de Plougonvelin. Après un nouveau raidillon,  passage à Porsmilin, puis directe sur Locmaria-Plouzané via la route de Kerfily. On profite des bancs du parc (à l'ombre) pour le pique-nique et on repart plein est pour Plouzané, profitant de la super piste cyclable en site propre qui nous amènera pratiquement jusqu'à l'entrée de Brest.

Arrêt au Lidl de Plouzané pour ravitaillement en eau, car les robinets des cimetières sont fermés cause mesures décrétées suite à la canicule.

Petits cafouillages à la sortie de Plouzané car la piste cyclable s'arrête brusquement au bout de la rue des Myosotis. Là, il faut prendre à droite pour rattraper la rue de Brest à 200m au sud, et filer sur celle ci vers l'est, jusqu'au carrefour du 'Magasin Vert, Brest Saint Pierre', puis prendre direction sud-est sur la petite route de Sainte Anne du Portzic, direction le phare du même nom.

Arrivés à la côte, on suit la route de la Corniche et son relief bien physique. La route longe, d'un bout à l'autre, les installations militaires, jusqu'au Pont de Recouvrance que l'on franchit en direction de la Rue de Siam, qui n'en finit pas -elle aussi- de monter à son tour....car où serait le plaisir si la chambre d'hôte, terme de l'étape, était en bas d'une côte ?

Installation au petit Hôtel Bellevue, tenu par un couple très sympathique, aux petits soins; vélos rangés dans leur garage juste à côté. Douche et descente en ville pour dîner à la Brasserie Clémenceau. Nourriture : can do better... Prix : can do lower prices... Ne laissera pas un souvenir impérissable.

Très bonne journée de pédalage, heureusement pas trop longue. Demain, repos et visite de la ville que nous ne connaissons ni l'un, ni l'autre.

A la sortie du Musée mémoires à la Pointe Saint Mathieu.

A la sortie du Musée mémoires à la Pointe Saint Mathieu.

Moules-Lard-Frites : un vrai régime de cycliste

Moules-Lard-Frites : un vrai régime de cycliste

Ca y est : arrivons à Brest !

Ca y est : arrivons à Brest !

Porte Océane, hommage aux "gens" des ports de Brest

Porte Océane, hommage aux "gens" des ports de Brest

Une partie de la voile..

Une partie de la voile..

9 août 2022. Brest all day. Les ânes en aluminium se reposent au garage.

Découvrir Brest sous une météo exceptionnelle est un privilège. Ciel bleu et soleil toute la journée, mais vent désagréable et froid en soirée.

On met en route direction le port pour acheter les billets de traversée vers Crozon pour le lendemain. Malheureusement, le "Brestoa" ne permet pas de faire des achats d'avance. Les billets se prennent le jour du départ ! Encore un système archaïque.

Remontée à l'OT pour obtenir les recommandations d'usage. N'ayant qu'une journée à consacrer à la ville l'idée était de cibler des points d'intérêt, sans trop malgré tout, pour ne pas avoir l'air de ces touristes qui 'font' l'Europe en une semaine...

Le matin sera consacré à la visite des Ateliers des Capucins. Pour nous y rendre, quoi de mieux que le super téléphérique qui permet d'enjamber la Penfeld et de passer de la rive gauche jusqu'à l'intérieur même des Ateliers ?

Le très court survol offre une vue extraordinaire sur le pont et les les installations maritimes, en particulier des deux bassins de radoub de Pontaniou.

Une superbe exposition sur l’œuvre remarquable du Père Jaouen, étroitement liée au "Bel Espoir", nous occupe un bon moment, tant l'histoire singulière de cet homme est un exemple dans notre période où tant de jeunes ne semblent pas trouver leur place dans la société.

Un coin des anciens Ateliers est occupé par le Canot de l'Empereur, construit en 1810 pour Napoléon 1er, pour permettre à celui-ci de visiter l'arsenal du port d'Anvers. L'impressionnant volume des Ateliers, aux neuf dixièmes vide,  transforme le canot de 18m de long en simple modèle réduit. Il semble un peu perdu. Un ou deux "copains" seraient les bienvenus.

Une visite de la rue de Saint Malo, rare témoin historique ayant survécu à la dernière guerre mondiale, (le reste ayant été rasé par les nombreux bombardements), nous avait été suggérée par la préposée de l'OT, membre de l'association de sauvegarde. On y accède via un escalier très pentu situé à l'arrière des Ateliers.

C'est une petite rue bordée de vieilles bâtisses en pierre et de jardins dérobés pleins de fleurs et d'arbustes. Ateliers, petits théâtres, restaurants se succèdent. Malheureusement tout était fermé à l'heure de notre passage. En haut de la rue Ronchon, un original a décoré sa maison de coquillages et de moult citations de Pierre Dac.

Retour aux Ateliers pour un snack (excellent) avant de reprendre le téléphérique en vue d'une visite du Musée de la marine, au Château.

Magnifiques salles couvrant l'histoire de la conquête des mers, les navires à travers les âges, les équipements, la vie des marins, les explorations, les infrastructures portuaires... Une section est consacrée aux grandes courses, aux navigateurs, à leurs matériels et leurs exploits.. Le temps file vite tant ce lieu renferme de trésors intéressants.

Poisson au menu ce soir, dans l'excellent restaurant 'La Maison de l'Océan' situé sur les quais où nous étions ce matin. Je recommande le Pesk ha Farz ! Délicieux !

Une courte balade digestive nous amène près du navire 'La Recouvrance', amarré le long du quai.

Grosse surprise : un dauphin a élu domicile tout contre le grand voilier. Il semble parfaitement heureux dans le port. Il fera quelques aller-retours gracieux le long du bateau, sortant la tête de l'eau pour saluer les curieux, puis probablement lassé, disparaitra dans les profondeurs pour ne plus réapparaître.

Le patron de l'hôtel nous confirmera que le dauphin 'vit' dans le bassin depuis de nombreux mois.

 

Vu du téléphérique

Vu du téléphérique

Le Père Jaouen et son frère

Le Père Jaouen et son frère

Le Bel Espoir en chantier

Le Bel Espoir en chantier

Le Bel Espoir reprend la mer

Le Bel Espoir reprend la mer

Le Canot de l'Empereur

Le Canot de l'Empereur

Autre vue

Autre vue

Bretagne 2022, 750 km de vélo le long des côtes du Finistère et du Morbihan
Rue de Saint Malo

Rue de Saint Malo

Rue de Saint Malo

Rue de Saint Malo

Street art rue de Saint Malo

Street art rue de Saint Malo

Autre Street art dans la même rue

Autre Street art dans la même rue

Le goéland a vite fait de tout engloutir

Le goéland a vite fait de tout engloutir

Retour des Ateliers

Retour des Ateliers

Kosa Pan, Ministre du Roi de Siam

Kosa Pan, Ministre du Roi de Siam

Musée de la Marine. Uranie, Muse présidant à l'Astronomie et à l'Astrologie dans la mythologie grècque

Musée de la Marine. Uranie, Muse présidant à l'Astronomie et à l'Astrologie dans la mythologie grècque

Musée de la Marine. "L'Hippopotame en carénage à Brest". Lucien Victor Delpy - 1931

Musée de la Marine. "L'Hippopotame en carénage à Brest". Lucien Victor Delpy - 1931

Le pont de Recouvrance. A sa base, le pont utilisé par les militaires pour aller d'un quai à l'autre.

Le pont de Recouvrance. A sa base, le pont utilisé par les militaires pour aller d'un quai à l'autre.

10 août 2022. Brest - Douarnenez via Crozon (Ferry). 53 km de chaleur torride. Thermostat 8

Nous regrettons de ne pouvoir partir plus tôt, mais le "Brestoa" ne lève l'ancre qu'à 9h30, direction Le Fret sur la presqu'île de Crozon.... et il faisait déjà chaud.

A l'impossibilité d'acheter nos billets de passage hier, s'ajoutent deux autres inepties.. La machine à Carte Bleue n'est disponible qu'à 12h00 (rappel : le bateau part à 9h30), et les chèques ne sont pas acceptés. Résultat : il a fallu pédaler jusqu'à l'autre bout du Port de Commerce pour trouver un DAB. Brestoa, la convivialité, connait pas ! Le monopole n'est jamais bon pour le client... La journée commençait bien !

Trente minutes de traversée à la brise et à la fraîcheur. Ce seront les seules de la journée. Passage le long de la base sous-marine de l'île longue et son panneau "Entrée Interdite", à l'entrée de la base, côté mer. La Marine nationale a de l'humour ! 

Débarquement au Fret et mise en route pour Crozon-ville. Achats pique-nique au marché et mise en route par la VV jusqu'à Tal ar Groas, puis par une suite de zig-zags à travers la belle campagne, jusqu'à Telgruc sur mer. Ce sera ensuite Rosmadec, Rostégoff et enfin la minuscule plage de Porslous sur la VC50, où nous découvrons une petite grotte qui nous permet de pique-niquer à l'ombre. La voute de schistes est très intéressante. Notre 'salle-à-manger donne sur la Pointe du Bellec. 

Paysage magnifique, eau claire mais cette fois les rochers sont angulaires et coupants. Cela ne nous empêchera pas de mettre les pieds à l'eau avant de repartir, direction Pentrez, sous un soleil accablant.

Arrêt au "Transat", un bar idéalement situé en bordure de la très longue plage. On y reste 45 minutes à profiter de l'ombre des parasols...abrutis par la chaleur !

Sortie par l'extrémité sud de la plage, route de Lestrevet, puis Sainte Anne la Palud, Trefeuntec, Kerlaz et enfin notre étape du jour à l'Auberge de Kerveoc'h à deux pas de la VV Douarnenez - Quimper.

Il était 19h30 ! On était épuisés. Quelle journée !! ... heureusement se terminant  par un accueil chaleureux et un excellent repas !

P.S. je ne veux même pas imaginer ce qu'aurait été la journée si nous avions suivi 'La Littorale', qui quitte Brest à l'est par le pont Albert Louppe en direction de Plougastel,  puis Daoulas, Hôpital Camfrout, Le Faou, Pont de Térénez pour déboucher.... 17 km plus loin, à la plage de Pentrez...

 

Le dauphin du port au bain du matin.

Le dauphin du port au bain du matin.

Profitons des derniers instants de fraîcheur.

Profitons des derniers instants de fraîcheur.

Au Fret.

Au Fret.

Le Fret - Crozon direct.

Le Fret - Crozon direct.

Paysage de la presqu'île.

Paysage de la presqu'île.

Le plafond de notre salle à manger de pique-nique

Le plafond de notre salle à manger de pique-nique

Il ne fallait pas trop se redresser, au risque d'être scalpé.

Il ne fallait pas trop se redresser, au risque d'être scalpé.

La table était un peu bancale, mais nous étions à l'ombre.

La table était un peu bancale, mais nous étions à l'ombre.

Vue depuis notre caverne

Vue depuis notre caverne

Une petite trempette avant de repartir

Une petite trempette avant de repartir

L'invitation était trop tentante !

L'invitation était trop tentante !

11 août 2022. Douarnenez - Quimper, via la Voie Verte. 21 km, essentiellement au frais en sous bois.

Mise en route tardive car très peu de kilomètres à faire, et pas question de répéter l'exercice d'hier...

Sur la quasi totalité du parcours, la VV est en faux-plat descendant jusqu'à Quimper. Ancienne voie de chemin de fer, elle serpente en sous bois et ne présente aucune difficulté particulière. Elle est roulante et très agréable. Dommage qu'elle s'arrête à 7 km de Quimper.

Les faubourgs de Quimper sont atteints vers 11h30 et l'hôtel peu de temps après. Vélos rangés dans le garage, douche rapide et départ pour la première exploration de cette ville si proche de chez nous mais que nous ne connaissions pas. Chaleur accablante.

Les rues étroites du centre ville, bordées de belles vieilles maisons à colombages offrent de l'ombre. Les terrasses du côté ensoleillé sont moins prisées.. Beaucoup de touristes partout.

Après une salade et une visite de la cathédrale, c'est retour à l'hôtel pour une session d'écriture de cartes postales..

Dîner au restaurant "L’Épée" sur le quai de l'Odet. Brasserie renommée paraît-il. Nourriture excellente mais ambiance musicale (radio locale) insupportable.

Une balade digestive dans les rues du centre, cette fois désertes, clôt la journée. La rue Kéréon, offre de très belles vues de la cathédrale, illuminée par la lumière chaude du soleil couchant.

 

Une belle véloroute en faux-plat descendant...et à l'ombre

Une belle véloroute en faux-plat descendant...et à l'ombre

Le ciel azur se reflétait sur l'eau calme d'un petit ru.

Le ciel azur se reflétait sur l'eau calme d'un petit ru.

Ca y est, Quimper, sans trop de difficultés

Ca y est, Quimper, sans trop de difficultés

Détail d'un vitrail de la cathédrale

Détail d'un vitrail de la cathédrale

La belle lumière de ce tableau dans l'entrée de notre hôtel

La belle lumière de ce tableau dans l'entrée de notre hôtel

La vue 'classique' de la cathédrale au couchant

La vue 'classique' de la cathédrale au couchant

Le coq, en haut de la flèche, était bien seul face au vent..

Le coq, en haut de la flèche, était bien seul face au vent..

Cette petite statue en bois, aussi..

Cette petite statue en bois, aussi..

12 août 2022. Quimper all day. Très chaud.

Mise en route direction le Musée des Beaux-Arts. Entrée gratuite cause canicule, super ! On y passera un bon moment à admirer de très belles collections d'artistes essentiellement locaux. C'est un musée à ne pas manquer !

Les toiles de Jean Julien Lemordant, 'Contre le Vent', 'Le ramassage du goémon' ... décorations pour la salle à manger de l'hôtel de l’Épée; magnifiques fresques de vie bretonne baignées de lumière, de couleur , de vent et de mer.

Les personnages de Pierre de Belay célébrant les fêtes, les pardons..

Le lumière et la couleur dans 'La rue descendante de Locronan', de Maxime Maufra, et dans 'La Bretonne et l'enfant devant un paysage' de Robert Delaunay..

Le réalisme du tableau de Théophile, Louis Deyrolle : 'Les joueurs de boules'

Encore un brûlage de goémon : celui devant la chapelle de Penmarc'h, de Lucien Simon..

'La vue du château de Pierrefonds' de Corot est une autre merveille !

Dans le domaine de la sculpture, le réalisme du geste de 'La brodeuse de Pont-l'Abbé' et du visage de 'La douleur mentale', deux œuvres de René Quillivic, est extraordinaire.

Tant de belles choses à découvrir. On y serait restés toute la journée !

L'après-midi, c'est au Musée des arts bretons, situé derrière la cathédrale, que nous nous rendons. Immersion dans d'autres arts : mobilier, gravures, photos, costumes, musique... L'expo temporaire "Barzaz Breiz" : chants traditionnels bretons avec l'interview de Andrea Ar Gouilh, nous plonge dans la renaissance de cet art longtemps oublié et qui fort heureusement revit.

Le temps file vite. Un superbe dîner de poisson au "Bar iodé" clôt notre visite de cette belle ville. Il faudra revenir ne serait-ce que pour repasser aux faïenceries Henriot... Une belle assiette et une sacoche de vélo ne sont pas faits pour s'entendre...  

Retour par la rue Elie Fréron et le 'Jardin de la Retraite', un lieu paisible, désert et rempli de plantes et d'arbustes splendides.

 

Les joueurs de boules, de Deyrolle

Les joueurs de boules, de Deyrolle

La douleur mentale, de Quillivic

La douleur mentale, de Quillivic

La Bretonne et l'enfant devant un paysage, de Delaunay

La Bretonne et l'enfant devant un paysage, de Delaunay

Vue du Château de Pierrefonds (Oise), de Corot

Vue du Château de Pierrefonds (Oise), de Corot

Contre le Vent, de Lemordant

Contre le Vent, de Lemordant

Décor de la salle à manger de l'hôtel Kermoor de Bénodet, de Pierre de Bellay

Décor de la salle à manger de l'hôtel Kermoor de Bénodet, de Pierre de Bellay

Le brûlage du Goémon devant la Chapelle de la Joie à Penmarc'h, de Lucien Simon

Le brûlage du Goémon devant la Chapelle de la Joie à Penmarc'h, de Lucien Simon

La brodeuse de Pont-l'Abbé, de Quillivic

La brodeuse de Pont-l'Abbé, de Quillivic

Procession de la mer à Douarnenez, de Pierre de Belay

Procession de la mer à Douarnenez, de Pierre de Belay

Plateau de la Table l'Orchestre, G. Trévoux

Plateau de la Table l'Orchestre, G. Trévoux

13 août 2022. Quimper - Pointe de Mousterlin. 40 km. Beau temps.

Mise en route à 8h15 pour éviter la chaleur, qui s’avérera acceptable comparée aux jours précédents. Sortie de Quimper en longeant l'Odet, rive droite, puis en prenant le halage jusqu'à la rue de la Cale Neuve, puis rue du Four à Chaux et enfin chemin de Kerlagatu, jusqu'à la jonction avec la D20 en direction de Bénodet.

La D20 est très sympa à cette heure du samedi matin. Ombragée, super revêtement, quelques bosses mais rien de sérieux.

A l'intersection avec la D144 on prend à gauche, direction Combrit, puis à la sortie du bourg, un bout de D44, plus passante, mais pourvue d'une bande cyclable. La vue de l'estuaire depuis le sommet du pont est impressionnante. Nombreux bateaux amarrés, dont le seul déplacement semble être vertical :  monter et descendre au gré des marées, dans l'espoir d'une sortie en mer..

Changement de côte, changement de planète. Finis les paysages authentiques du Finistère nord, les landes et les rochers battus par la mer et les vents; les étendues 'sauvages', que les promoteurs et les mairies n'ont pas encore défigurées. Ici tout est urbain, bétonné, ordonné, transpirant le fric.. triste exemple du foncier optimisé à outrance qui rapidement déshumanise notre belle région, gommant peu à peu son âme et sa qualité de vie..

Pique nique debout dans un espace vert sans bancs, au rond point de Menez Groas, à une dizaine de kilomètres de la Pointe de Mousterlin.

Fin de parcours sur de belles pistes ombragées, longeant l'arrière de la dune bordant la plage de Kerler. 

Notre logis se situe près de la pointe mais nous n'aurons pas la chance de la découvrir lors de notre traditionnelle balade digestive, un monumental orage ayant éclaté durant le repas, obligeant le restaurateur à rapatrier tous ses clients 'en terrasse' à l'intérieur de l'établissement sous des trombes d'eau.. Moment de panique pour convives et personnel !

La Baie de Bénodet, depuis le pont

La Baie de Bénodet, depuis le pont

Encore d'autres bateaux qui aimeraient voir la mer...

Encore d'autres bateaux qui aimeraient voir la mer...

Quelques-uns finissent mal

Quelques-uns finissent mal

Un ex-voto dans l'église Saint Thomas Becket

Un ex-voto dans l'église Saint Thomas Becket

Céramique de Bénodet et ses environs

Céramique de Bénodet et ses environs

Belles maisons, Odet rive droite..

Belles maisons, Odet rive droite..

Les derniers kilomètres vers la Pointe de Mousterlin

Les derniers kilomètres vers la Pointe de Mousterlin

14 août 2022. Pointe de Mousterlin - Riec sur Belon. 53 km. Pluie, grisaille et quelques rayons de soleil.

L'orage agit une bonne partie de la nuit. On met en route sous la pluie, la première depuis bien longtemps, celle que l'on attendait les jours de grande chaleur, mais qui en fin de compte, devient rapidement pénible.

Difficile de s'imaginer qu'il faisait si beau hier ! On décide de faire une directe sur Fouesnant par le D145, plutôt que de longer la côte via Beg Meil. La mer sous un ciel pluvieux et gris perd rapidement ses couleurs et son attrait quand on est à vélo. Beau parcours bien accidenté jusqu'à Concarneau, où, à cause de la fête des Filets Bleus, nous sommes obligés de quitter le balisage de la Littorale pour aller nous perdre -déviations oblige- dans les banlieues nord de la ville.

Ce sera un bout de la D783 jusqu'à l'intersection avec la route de Lanriec où l'on retrouve la véloroute (et accessoirement un Intermarché ouvert le dimanche, pour les courses du pique-nique..).

A Lanriec, une voie verte nous mène à Trégunc, où l'abri de bus face à l'église nous protège de la pluie durant le déjeuner dominical.

Cause météo peu engageante, on décide sur une directe de Trégunc vers Pont-Aven, plutôt que de descendre vers la Pointe de Trévignon et de remonter via Névez. Il n'y a pas grand monde sur la D783 très roulante, un dimanche à l'heure du déjeuner, et nous sommes à Pont-Aven en début d'après-midi.

Forte déception car cette petite ville est devenue, par son schéma de circulation totalement inadapté et le 'mythe' qui l'auréole mais qui l'enlaidit, un lieu que l'on a hâte de quitter.

Ville sinistrée par les véhicules, trop nombreux, trop gros, trop bruyants, obligés de passer par le petit centre ville pour continuer leur chemin; sinistrée par la masse des touristes, errant sans but de biscuiterie en magasin de souvenirs sur des trottoirs trop étroits..

Un écrin sacrifié sur l'autel du profit, qui lui aussi a perdu son âme et sa beauté en haute saison touristique. 

Après un bref arrêt, on remet en route par la D4 en direction de Riec, étape du jour.

Quelques erreurs de parcours suite à une carte erronée entrainent des kilomètres supplémentaires. Des promeneurs nous remettent sur le bon chemin, et enfin, vers 18h, on arrive à l'hôtel réservé sur les berges du Belon.

Retrouvailles avec un frère de Sylvie et de vieux amis de Vannes. Une belle soirée passée en leur compagnie au Café de la Plage à l'Anse de Rospico clôt cette avant dernière journée de notre périple 2022.

 

 

 

Proche de Fouesnant

Proche de Fouesnant

La météo avait bien changé

La météo avait bien changé

Bien vu !

Bien vu !

On avait gardé de meilleurs souvenirs de Pont-Aven

On avait gardé de meilleurs souvenirs de Pont-Aven

15 août 2022. Riec-sur-Belon - Lorient et retour Vannes. 60km

La D24 nous mène à Pont du Guilly, Moëlan sur mer puis à Clahors Carnoët. De là, direction le pont de la Laïta et descente sud-est vers Guidel-Plages, Fort Bloqué, Pointe du Talud et Larmor Plage.

La partie littorale ne présente aucun intérêt. Les kilomètres le long de la D152 sont tristes.   L'aménagement de voie partagée, piétons-vélos, bordant la départementale côtière est totalement inadaptée car ne convenant ni aux piétons, ni aux cyclistes. Résultat, on continue notre trajet sur la route. 

Pique-nique sur le front de mer à Larmor-Plage et continuation vers Lorient le long de la côte sur une piste bien balisée. En face, Port Louis, puis la base sous-marine, énorme masse de béton abritant, entre autres, la Cité de la Voile Eric Tabarly.

Les derniers kilomètres vers le centre de Lorient se font sans peine, les rues du 15 août étant désertes. La seule activité semble être le démontage des installations du Festival Interceltique.

Retour à Vannes en fin de soirée. Rock'n'Roll et Corto sont remisés au garage en attente d'un bon nettoyage, heureux que ce soit terminé. Les cyclistes, eux,  se permettent de célébrer la fin de ce nouveau périple, une fois encore, plein de belles découvertes, de beaux souvenirs et surtout d'envies de repartir !

 

Notre garage à vélos à Riec. L'etablissement peut mieux faire !

Notre garage à vélos à Riec. L'etablissement peut mieux faire !

Intérieur de l'église de Larmor-Plage

Intérieur de l'église de Larmor-Plage

La base sous-marine de Lorient, Cité de la Voile...

La base sous-marine de Lorient, Cité de la Voile...

...Eric Tabarly

...Eric Tabarly

Ca y est, vivement 2023 pour recommencer !

Ca y est, vivement 2023 pour recommencer !

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Bretagne 2022

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Publié le 7 Juillet 2022

Voyages avec ma Fille -9ème Edition - Le Donegal à Vélo.

Voyages avec ma Fille -9ème Edition - Le Donegal à Vélo.

3 juin 2022 ! Ça y est ! Enfin !

Cela faisait deux ans que l'on attendait de pouvoir faire ce voyage. On l'avait prévu après celui effectué dans les Iles d’Écosse, mais cette fois, en décalant le périple au printemps pour avoir une meilleure chance de beau temps. On a été gâtés !

Jenny venant de Paris et moi de Vannes, on se donne rendez-vous à Rennes où je rejoins son TGV à 12h25, direction Morlaix, après un coup de TER en "surcharge vélos" et 3 heures d'attente dans la salle des pas perdus. Comme d'hab, malgré des pancartes de grande taille, expliquant que l'espace vélos est réservé aux vélos, il a fallu déplacer d'énormes valises de passagers indélicats pour y accéder.

Voyage sans autres problèmes jusqu'à Morlaix où par chance on débarque quai N°1, donc sans avoir à affronter la passerelle. Le départ du ferry étant prévu à 22h et quelques, et la route de Roscoff nous étant bien connue, ce sera une longue et agréable balade via la route de la Corniche, Carentec, le Pont de la Corde et Saint Pol de Léon. Cette fois on prendra la piste cyclable car on avait amplement le temps d'en parcourir tous les détours. Arrêt "culte" au bout de la Corniche au Frout pour y ramasser des coquillages.

Vu l'heure tardive d'appareillage du 'Pont-Aven', on se décide pour une 'moule-frites' au restaurant 'Le Surcouf' à Roscoff. Il faisait beau alors ce sera même en terrasse !

Embarquement sans problèmes sur notre navire préféré après une très courte attente. En cabine 15 minutes après ! Cette fois une quinzaine de vélos sont attachés dans un recoin du pont N° 3. Cela change de nos voyages de septembre où nous étions bien souvent les seuls cyclistes.

Attente avant l'embarquement

Attente avant l'embarquement

"Notre" 'Pont-Aven' préféré !

"Notre" 'Pont-Aven' préféré !

Samedi 4 juin 2022. Cork (Ringaskiddy) - Dublin - Sligo.

Ciel plombé au réveil. Un peu de houle, même. Petit déjeuner roboratif au restaurant du bateau car ce repas devait 'tenir' jusqu'au milieu de l'après-midi. Un court passage sur le pont balayé par un vent puissant et froid.. Accostage au port de Ringaskiddy avec 15 minutes de retard sur l'horaire prévu. Compte tenu du schéma de débarquement (les voitures d'abord, les 2 roues ensuite), cela nous mettait déjà la pression pour arriver à la gare de Cork Kent à temps pour notre train. 

J'explique la situation à un marin sympa du Pont-Aven, occupé à baisser la passerelle de débarquement. Les vélos étant parqués juste à côté de la sortie, il nous laisse débarquer les premiers ! Passage en douane et mise en route à vitesse 'grand V' via la Voie Verte qui longe la côte. La partie semblait gagnée.

Malheureusement, à mi chemin le VV était coupée pour travaux, sans aucune indication de déviation. Avec l'aide de passants on trouve enfin la route vers la gare où l'on arrive 10 minutes avant le départ de notre train pour Dublin. Passage rapide aux distributeurs pour récupérer nos billets prépayés et embarquement dans la foulée dans le TER local. Malgré la levée des mesures sanitaires, le service de restauration n'était pas encore assuré.. Heureusement que l'on avait garni 'la cantine' avant le départ..

A Dublin, changement de gare. Débarquement rapide des sacoches et des vélos, remontage et nouvelle course entre taxis et bus, sur une piste cyclable qui n'avait de protection que la couleur du goudron. Trois kilomètres deux cents à pédaler le long de la Liffey, entre des bus qui quittaient le trottoir et d'autres qui essayaient de s'en rapprocher.. à deviner, à chaque feu, où se situait la piste au delà du carrefour.. à ne pas louper la file menant de la berge à Amiens Street, là où se trouve Connolly railway station, la gare desservant le nord du pays. Sans casse, mais avec quelques frayeurs tout de même on arrive au pied de l'escalier menant aux quais. (Connolly n'est accessible que par escalier, escalator -en panne- ou ascenseur -trop petit pour les vélos-).

Je commence à débâter le vélo de Jenny quand un jeune, au prime abord pas très athlétique, nous propose de l'aide. Comment refuser ? Il empoigne le vélo sous le bras et en une dizaine d'enjambées le pose sur la dalle au niveau des trains ! A peine échauffé par ce premier exercice il redescend quatre à quatre et cette fois embarque mon vélo avec tout son chargement, une bonne quarantaine de kilos tout de même !! Toute peine méritant salaire, bien qu'il ne me demande rien, je lui assure quelques pintes de Guinness dans son pub préféré.

L'exercice ayant été rondement mené nous laisse le temps, enfin, d'acheter quelques sandwiches pour la route, car il nous restait encore 3h00 de trajet pour atteindre Sligo, aux portes du Donégal.

Au fur et à mesure de l'avancement vers le nord-ouest le ciel s'éclaircissait, laissant passer une belle lumière qui agissait comme un calmant après les pressions de la journée. A Sligo, grand beau. Derniers coups de pédale pour atteindre la chambre d'hôte que Jenny avait réservée.

Les évènements de la journée avaient largement consumé les quelques aliments pris depuis le matin. Mais à l'heure de notre arrivée tous les restos étaient déjà fermés... C'est le petit Spar de la station service, à 100m du B&B, qui nous permettra de partager une salade, des laitages et quelques fruits... en attendant le "Full Irish" du petit déjeuner !

 

 

Derniers nautiques avant Cork. Question météo, le mois de juin aurait pu faire mieux.

Derniers nautiques avant Cork. Question météo, le mois de juin aurait pu faire mieux.

Le pilote était là pour nous guider vers le port

Le pilote était là pour nous guider vers le port

Un bateau-usine à quai à Cobh

Un bateau-usine à quai à Cobh

Dimanche 5 juin 2022 - Balade autour de Sligo.

A cause du Festival "Rory Gallagher" à Ballyshannon, il n'était pas envisageable de mettre en route vers Bundoran avant lundi. En effet, les capacités d'hébergement étaient totalement saturées à des kilomètres à la ronde. Par miracle, notre logeuse pouvait, elle, nous accueillir samedi et dimanche soir. La journée du dimanche sera passée à visiter les environs de Sligo, en particulier le tumulus de la Reine Maeve, en haut de la montagne de Knocknarea et le cimetière mégalithique de Carrowmore.

Après un magnifique petit déjeuner on met en route vers Strandhill, à l'ouest de Sligo. Un marché artisanal était installé dans un hangar de l’aéroport. Vanessa, notre logeuse nous avait suggéré d'y jeter un coup d’œil. Passant devant la gare on en profite pour retirer les billets de retour. Toute action préventive permettant de réduire le stress causé par les transports est salutaire !

Le marché au terrain d'aviation ne présentait aucun intérêt. Par contre, le Cessna 172 de l'aéroclub, garé tout près de la clôture, ravivait plein de super souvenirs des nombreuses heures passées à piloter cette bête de somme de l'aviation de loisirs.

Il est possible d'emprunter deux chemins pour gravir la montagne de la Reine Maeve. Par souci de temps disponible, on choisira le plus court des deux qui part d'un petit parking auquel on accède après une bonne montée sur une petite route très étroite. Une roulotte à thé et à crêpes permet de prendre des forces pour gravir le dénivelé de 327 m.

De là-haut la vue panoramique est magnifique. Le terrain d'aviation que l'on venait de quitter paraissait minuscule et les quelques avions en tour de piste, des modèles réduits.

La montagne, plate au sommet, recouverte de bruyère et de fleurs, et parsemée de moutons, est coiffée d'un énorme tumulus d'origine mégalithique, et qui, selon la légende, renfermerait le tombeau de la Reine Maeve, figure mythique d'une des nombreuses légendes qui ont cours dans cette partie du monde.

A 15h30 on est de retour au parking pour récupérer les vélos, direction le cimetière mégalithique de Carrowmore, site magnifiquement entretenu, de cercles de pierres et de dolmens. 

Le vent et le soleil de cette première journée de visite auront le dernier mot et c'est sans regret que l'on retournera à Sligo par un dédale de petites voies.

Après avoir déposé les vélos et s'être déguisés en visiteurs lambda, on descend en ville pour un excellent curry dans l'un des deux "Award Winning" restos indiens.

Belle journée de visites et de pédalage. Demain c'est la vraie mise en route !

La montagne de la Reine Maeve, en haut, le tumulus

La montagne de la Reine Maeve, en haut, le tumulus

La pente verdoyante et le chemin vers le sommet

La pente verdoyante et le chemin vers le sommet

Le tumulus. Jenny en donne l'échelle.

Le tumulus. Jenny en donne l'échelle.

Dactylorhiza Maculata (Orchis Tacheté). Petite plante survivant parmi les bruyères...

Dactylorhiza Maculata (Orchis Tacheté). Petite plante survivant parmi les bruyères...

Derniers arbres sur le chemin de la montée. Après ce sera l'aubépine.. puis la bruyère.

Derniers arbres sur le chemin de la montée. Après ce sera l'aubépine.. puis la bruyère.

Un des principaux dolmens mis à jour à Carrowmore.

Un des principaux dolmens mis à jour à Carrowmore.

Pendant l'excavation.

Pendant l'excavation.

Tourné vers la montagne et le tumulus

Tourné vers la montagne et le tumulus

Dolmen et rond de pierres dans un autre secteur du 'cimetière'

Dolmen et rond de pierres dans un autre secteur du 'cimetière'

Les gardiennes du Temple

Les gardiennes du Temple

Z'ont de l'humour les Irlandais !

Z'ont de l'humour les Irlandais !

Sligo, portrait de Joe Carroll. Il fut un personnage hors du commun..

Sligo, portrait de Joe Carroll. Il fut un personnage hors du commun..

Lundi 6 juin 2022. Sligo - Bundoran.  Le vrai début du périple "Donegal 2022".

La carte ci-dessous donne une idée générale du périple qui s'est effectué sur toutes sortes de voies et de chemins, allant de la bande d'arrêt d'urgence des "nationales" (autorisées aux vélos), à des chemins forestiers répertoriés comme routes. Parfois le revêtement était si mauvais qu'il a fallu pousser le vélo, parfois c'était du billard.

A la fin de cet article, basé sur notre expérience, nous avons listé quelques remarques et conseils dans le but de faciliter le voyage à ceux qui voudraient, à leur tour, découvrir cette magnifique province de la République d'Irlande.

La carte du périple : environ 600 km de bonheur et de découvertes.

La carte du périple : environ 600 km de bonheur et de découvertes.

Le soleil nous accompagne encore !

Démarrage après un nouveau petit déjeuner consistant, direction plein nord vers Bundoran, petite ville de bord de mer, qui pour nous, sera la première étape à l'intérieur du Donegal.

Ne pouvant me procurer les cartes 'Ordnance Survey' au 1:50 000, et voulant éviter autant que possible les voies principales, j'avais confectionné un 'Road book' détaillé avec moulte annotations car, si les petites routes sont plus sympa, elles manquent souvent de panneaux de direction, ce qui oblige à utiliser d'autres repères, le plus souvent extraits de Google Street View.

Malgré toutes ces précisions, et à cause d'une photo prise en hiver, nous étions à peine sortis de Sligo via une courte section de la N 15, qu'on loupe un chemin, ajoutant ainsi 5km au trajet du jour... Peu à peu, on retrouve le tracé d'origine qui nous gratifie de très belles côtes, mettant poumons et mollets à rude épreuve. Une belle route nous promène le long du Glencar Lough.

Premier arrêt à la cascade de Glencar, pas très haute mais entourée de bois qui la rendaient mystérieuse, d'autant plus que le débit subissait de petites variations, changeant continuellement la musique de la chute d'eau.

Après un thé bien mérité, remise en route pour contourner le massif et redescendre sur le Glenade Lough. Une série de montées interminables sur des routes très étroites et très raides nous amènent sur une hauteur offrant une vue extraordinaire sur le Lough en contrebas et sur les collines escarpées qui l'entourent. Arrêt pique-nique au vent, au soleil et sous le regard des moutons.

L'intérêt de pique-niquer sur une hauteur est que la remise en route s'en trouve grandement facilitée.. et pour nous ce seront plusieurs kilomètres de roue libre, le nez au vent.

Notre route surplombe le Lough, le longeant en sous-bois de sorbiers, en prairies parsemées de rhododendrons sauvages. C'est très beau. Après une nouvelle très longue descente (et une courte remontée), on rejoint la R280, taille "départementale", qui nous mènera jusqu'à Bundoran, atteint peu de kilomètres après avoir passé le panneau "Welcome to Donegal".

Ce soir nous sommes à l'hôtel, les B&B étant tous occupés. Les vélos dormiront dans la réserve à bière et les cyclistes, sur conseils de nos hôtes, iront dîner d'un excellent 'Fish and Chips' au meilleur restaurant de la ville...

Une balade sur la plage de sable et de gros rochers noirs, telles des rangées successives d'ardoises inclinées, conclura cette belle journée.

A 20h30, la fête foraine sur le remblai éteint la musique et ferme ses portes, faute de clients, les derniers vacanciers étant rentrés chez eux. La rue principale est vide.

 

A quelques kilomètres de Sligo..

A quelques kilomètres de Sligo..

Les omniprésents Fuchsias en bordure de route..

Les omniprésents Fuchsias en bordure de route..

La cascade de Glencar

La cascade de Glencar

Notre coin 'pique-nique'

Notre coin 'pique-nique'

Laine de mouton séchant au soleil et au vent

Laine de mouton séchant au soleil et au vent

En bas, le Glenade Lough

En bas, le Glenade Lough

Notre 'bord de route'..

Notre 'bord de route'..

Pas loin de "Eagle's Rock"

Pas loin de "Eagle's Rock"

Z'ont de l'humour les Irlandais (2)..

Z'ont de l'humour les Irlandais (2)..

Ca y est, on passe au Donegal !

Ca y est, on passe au Donegal !

La plage de Bundoran

La plage de Bundoran

Bundoran

Bundoran

Les 'ardoises inclinées'

Les 'ardoises inclinées'

Vues de côté.

Vues de côté.

Mardi 7 juin 2022. Bundoran _ Killybegs. Grand soleil.

Après le plus mauvais café jamais bu, heureusement compensé par un bon et copieux petit déjeuner, on se met en route vers le nord selon les directions du 'road book'. Il fait déjà chaud. Jusqu'à Ballyshannon pas de problèmes particuliers, mais dès la traversée du pont enjambant le 'fleuve' Erne la route devient soudain très pentue pendant toute la traversée du bourg.

Notre trajet, évitant les routes principales, et figurant dans les différents circuits cyclistes (dont l'Eurovélo 1), monte et descend sur des kilomètres via une succession de petites routes de campagne offrant des points de vue à couper le souffle. On passe par Ballintra faire les courses de midi, et, avisant plusieurs tables de pique-nique, on s'arrête quelques kilomètres plus loin, à la station service de Leghy pour le déjeuner. (...en tirant même une des tables à l'ombre tant le soleil tapait !).

Pour atteindre la départementale menant à Donegal Town, nous avons dû emprunter momentanément un bout de la N15, roulant prudemment dans la BAU.

Court arrêt au 'Diamond', place triangulaire très animée au centre de la ville. Coup de tampon dans nos carnets à la Poste, l'Office du Tourisme ne disposant que des tampons du "Wild Atlantic Way". On rencontre un Français de Roscoff, très sympa, établi à Donegal depuis plusieurs années et travaillant dans une boulangerie locale en attente de démarrer sa propre affaire.

Décision est prise de quitter le trajet vélo pré-établi et de faire une "directe" sur Killybegs, via la N56, plus rapide et surtout moins compliquée que la succession de petites routes et chemins prévus à l'origine. 25 km de chaleur dans la BAU mais sans subir trop de circulation. Les gourdes y passent. A Straleeney on quitte la nationale pour descendre vers Killybegs sur la R263.

On est accueillis à destination par une odeur pestilentielle de poisson et d'égouts, fort heureusement localisée suffisamment loin de notre B&B. Killybegs est le plus grand port de pêche d'Irlande et comprend de nombreuses usines de transformation du poisson. Ceci expliquerait cela..

A 18h00 les vélos sont garés sous l'escalier dans la cour de la chambre d'hôtes.

Dîner au pub (The Fleet Inn) entourés de téléviseurs retransmettant le Grand Prix de Monaco couru la semaine précédente, heureusement sans le son.

Retour au B&B sous une pluie fine qui n'était que l'annonciatrice de nombreux autres crachins, averses, draches, rincées, saucées etc... tous assaisonnés du vent, (direction et force), qui leur convenait le mieux, et dont nous allions profiter sans modération durant le périple.

Un des nombreux petits plans d'eau le long de la route

Un des nombreux petits plans d'eau le long de la route

Pour la prononciation en Irlandais, voir Internet et faire répéter 100 fois..

Pour la prononciation en Irlandais, voir Internet et faire répéter 100 fois..

Ca, c'était la surprise !

Ca, c'était la surprise !

Les tondeuses au boulot

Les tondeuses au boulot

L'église de Bruckless et son clocher

L'église de Bruckless et son clocher

Mercredi 8 juin 2022. Killybegs - Carrick - Malainn Mhoir (Malin More).

Pluie torrentielle et vent -de face- à décorner les bœufs. Deux très belles rencontres.

Petit déjeuner sérieux chez Patricia avec une belle musique de Eunan McIntyre, auteur- compositeur-interprète de superbes ballades irlandaises qui se mariaient parfaitement avec la météo du jour...

Crachin fin, vent d'ouest. Plus on avançait, plus la météo se dégradait. Rafales de vent, le crachin du départ devenant pluie froide et drue et pénétrante. On suit la R263 le long de la côte. Dommage que les éléments aient décidé de nous gâcher ce qui aurait pu être une très belle balade en surplomb.

On arrive tant bien que mal à Carrick où l'on s'arrête pour prendre un thé dans l'épicerie du village. En quelques secondes le coin de la machine à café/thé est transformé en mare tant nos habits étaient trempés. Heureusement, le personnel du magasin semblait avoir l'habitude de ce genre de situation, assez fréquente semble-t-il.

J'avais prévu de rendre visite à "Ireland by Bike", que je connaissais depuis quelques années via Internet.

Seamus et Nora dirigent une petite entreprise de vacances à vélo, proposant des circuits 'clés en mains' dans leur région. Vélos électriques, réservation des B&B aux étapes, transport des bagages d'un B&B au suivant... Je les recommande très chaleureusement, à ceux qui aimeraient tenter l'expérience de quelques jours à vélo en Irlande sans avoir le souci d'emporter leurs montures personnelles. Possibilité également de réserver des circuits de randonnées pédestres.

Leur site internet : www.irelandbybike.com

Ils nous reçoivent tout dégoulinants dans leur atelier. Le lien s'établit rapidement. On discute de notre périple, on parle matériel. Ils nous expliquent leur approche. Heureusement, grâce à des aides du gouvernement, ils ont pu survivre durant la pandémie et espèrent un redressement de leur activité en 2022.

Alors que l'on s'apprêtait à partir, sous une pluie qui redoublait, Seamus nous propose de nous emmener à Malin More avec son fourgon. Comment refuser ?

En quelques minutes les vélos sont chargés, et les dix kilomètres jusqu'au B&B avalés, sans le moindre coup de pédale. C'est vrai que l'on aurait aimé découvrir la route en vélo, les sites mégalithiques, mais la météo était trop épouvantable.

Arrivés chez Leon et Gillian, nos logeurs de Malin More, les vélos sont promptement déchargés, et après un refus catégorique d'être payé pour la course, Seamus s'en retourne à Carrick, cette fois pour récupérer une cycliste bloquée à son B&B suite au mauvais temps..

Leon et Gillian, un très sympathique couple de Sud-africains vivant en Irlande depuis de nombreuses années, nous accueillent avec sourire et générosité. Les vélos sont rangés dans l'entrée et dans le bureau de Leon, qui offre de nous transporter, à notre convenance, vers l'un des deux restaurants de Gleann Cholm Cille, distants de 5km de son Gite.

Tout est trempé, pourri de pluie, dégoulinant. Mes super baskets de randonnée "Waterproof" de chez Décathlon sont de véritables baignoires. Ils avaient simplement omis de préciser que c'étaient les semelles qui étaient "Waterproof", pas la partie supérieure... pourtant testée sous la pluie qu'ils annonçaient. Une belle tromperie sur la marchandise !

Les chambres ressemblent vite à des blanchisseries napolitaines. On accroche les habits partout où c'est faisable. Je vide l'eau de mes baskets à plusieurs reprises..

Une douche super chaude nous remet sur pieds. Un snack dans la salle à manger commune nous requinque. Une arrivée de 7 autres cyclistes arborant des maillots "2022 Wet and Windy Tour" nous fait passer quelques moments de franche rigolade. Eux se faisaient transporter les valises par le 8ème, en charge du support technique. Chaque jour, changement de chauffeur. Gillian, l'épouse de Leon, (70 ans) est un phénomène assurant un spectacle digne des meilleurs comiques.. et son accent sud-af était un régal supplémentaire.

A 18h30 (car on ferme de bonne heure dans ce coin du monde), Leon nous emmène au resto où on nous annonce qu'il n'y avait plus de gaz et que par conséquent certains plats seraient indisponibles. Après une journée pareille, pas question d'être difficile. Une pizza fera l'affaire.

Très éprouvante journée, mais quelles belles rencontres ! Et comment ne pas être très fier de ma fille, qui pédale contre vents et pluies sans jamais broncher ? On en viendrait à croire qu'elle préfère même cette météo à un ciel azur !

 

 

"Ocean spray".. L'eau du ciel suffisait amplement !

"Ocean spray".. L'eau du ciel suffisait amplement !

Saint Kieran..obligé, lui aussi, de se protéger derrière le muret, tant le vent soufflait !

Saint Kieran..obligé, lui aussi, de se protéger derrière le muret, tant le vent soufflait !

Jeudi 9 juin 2022. Malainn Mhoir - An Fhearthainn (Port Noo).

Pluie et vent le matin, soleil l'après-midi.

Départ de chez Leon et Gillian sous un ciel menaçant, mouillé et venteux. Ce sera une grosse bagarre contre les éléments et les côtes jusqu'en début d'après-midi.

Le début de la route sur la R263 est très sauvage. Côté mer, les falaises et éperons rocheux très sombres battus par les vagues, de l'autre côté de la baie, entre Lugnadruhan et Gleann Cholm Cille, donnent une impression de fin du monde.

Après le 'Folk Village' ce sera une montée lente et progressive sur la R230 jusqu'au col surplombant le Malaidh Ghleann Gheis, une vallée encaissée entre deux hautes montagnes herbeuses offrant un point de vue extraordinaire sur des kilomètres.

Des tables de pique-nique sont à la disposition des touristes. De la nôtre on se régale déjà de la descente qui nous attend, pratiquement jusqu'à Ardara, après l'effort interminable que l'on venait de faire pour atteindre le sommet. Et en prime, le ciel commençait à s'éclaircir !

A noter que vouloir aborder le point de vue en venant d'Ardara aurait été pratiquement impossible avec nos vélos chargés, tant la pente était raide.

Après avoir fait le plein de calories et de la vue offerte de notre nid d'aigle, on se remet en route, serrant bien fort les freins et ne les relâchant qu'une fois la pente redevenue "normale".

A Ardara, le soleil a repris pleine possession du ciel. Quelques courses et un thé chez "Charlie's West End Café", et remise en route sur la R261 vers An Fhearthainn/Port Noo que l'on atteindra vers 17h00.

Nos logeurs d'Edenvale B&B sont absents. Dans l'attente de leur retour je pars dans le village investiguer les possibilités de dîner car le bourg, qui se réduisait à quelques maisons, un club de golf, un pub et un très grand camping de mobile-homes, me paraissait particulièrement déserté.

Le pub, ouvert à 17h00, ne servait pas de repas du soir en semaine. Ils me conseillent d'aller voir au club de golf où, me disent-ils, le restaurant est accessible aux non-membres. Effectivement, il est possible d'y dîner mais dernières commandes à 19h30.. Je réserve une table et retourne au B&B où Jenny attendait toujours le retour des propriétaires.

La confirmation qu'elle avait reçue nous octroyait le petit bungalow derrière la maison principale. Les clés étant sur la porte décision est prise de décharger nos affaires et de partir dîner. En partant, on ferme la porte à clé en emmenant celle-ci avec nous.

Excellent repas avec vue sur le cours de golf d'un vert qui n'existe qu'en Irlande.

Au retour, un homme sort de sa camionnette garée devant le bungalow. Lui aussi avait une réservation au même endroit et attendait le retour des propriétaires pour lui ouvrir la porte.

On se rend rapidement compte qu'il y avait eu une double réservation.

Étant habitué des lieux, David (un installateur de cuisines) se propose, (après avoir mangé le repas que la propriétaire lui avait préparé et que nous avions mis au frigo ne sachant pas pourquoi il se trouvait sur la table), d'aller à côté chez une autre logeuse qu'il connaissait aussi, pour voir si elle pouvait l'héberger pour la nuit.

Par chance elle avait une chambre libre. Tout le monde étant 'logé' et Jenny dormant déjà à poings fermés dans une des deux chambres du bungalow, je remercie notre 'co-locataire-' d'avoir débrouillé le problème en lui offrant deux petites Tours Eiffel pour ses enfants, et vais me coucher à mon tour. La journée avait été longue.

La côte près de Glencolumbkille

La côte près de Glencolumbkille

Les éperons rocheux battus par les vagues

Les éperons rocheux battus par les vagues

Bord de route

Bord de route

Un arbre prisonier de la tourbière

Un arbre prisonier de la tourbière

Il faut aimer le calme et la solitude...

Il faut aimer le calme et la solitude...

Le bouillonnement des ruisseaux

Le bouillonnement des ruisseaux

Arrêt sur la R230

Arrêt sur la R230

L'eau est omniprésente

L'eau est omniprésente

La lande

La lande

Arrêt "habillement". Le énième...

Arrêt "habillement". Le énième...

Le col, enfin !

Le col, enfin !

Des tables de pique-nique idéalement positionnées

Des tables de pique-nique idéalement positionnées

La descente nous attendait !

La descente nous attendait !

Montagnes herbeuses de Malaidh Ghleann Gheis

Montagnes herbeuses de Malaidh Ghleann Gheis

La plage de port Noo. Des kilomètres de sable et d'eau très, très fraîche..

La plage de port Noo. Des kilomètres de sable et d'eau très, très fraîche..

Vendredi 10 juin 2022. An Fhearthainn - Arainn Mhor (Arranmore)

Beau temps mais beaucoup de vent, heureusement du sud sur 20 km...mais pour finir, du nord-ouest !

A 8h00 une personne contrite frappe à notre porte... La pauvre femme avait confondu les dates d'arrivée, ce qui a entrainé la double résa. De plus elle avait dû se rendre d'urgence dans un hôpital voisin assister un membre de sa famille qui venait d'y être admis. Elle était totalement déconfite et redoublait d'excuses..

De plus, à son retour en pleine nuit, voyant nos vélos et le fourgon, elle se demandait comment on avait réglé le problème entre nous.  La dose émotionnelle de la journée, à laquelle s'ajoutait la réalisation qu'elle s'était trompée, lui avaient fait passer une nuit blanche.

Au petit déjeuner, après une bonne nuit de sommeil, tout se règle dans la bonne humeur, même si Mary n'est certainement pas prête d'oublier son erreur. La solution trouvée entre nous, en bon entendement, lui a malgré tout enlevé une sérieuse épine du pied..

Le petit déjeuner s'éternise. Longue et agréable discussion avec un couple d'Américains de Cape Cod. Un ami de Michael, le mari de Mary, prenait le thé dans la cuisine. Michael nous le présente comme étant "d'occupied Ireland".. C'était à peine une blague. Les braises ne sont pas éteintes...

On aurait aimé parler plus mais le temps tournait et on avait un ferry à prendre pour nous rendre à Arranmore. Le dernier était à 18h00, nous laissant malgré tout une marge suffisante pour faire le trajet jusqu'à Burtonport. Seule inconnue, le vent !

Après un rapide passage au parking de l'église pour admirer le panorama de bord de mer et "The Atlantic Swell", (une déferlante de grosses vagues au large), on se met en route pour rattraper la N56 que l'on devait suivre jusqu'à An Clochan Liath (Dunglow).

La bonne surprise fut de découvrir qu'une piste cyclable, à peine terminée, borde la nationale en site propre sur toute la longueur entre Maas et Dunglow, soit 20km... et que le vent était maintenant du sud.

On couvre la distance en un peu plus d'une heure ! Achats repas du soir au Lidl local et remise en route par la R259 vers Burtonport, d'où partent les ferries pour Arranmore.

Le vent, ayant fait sa BA le matin, avait une fois encore changé de direction, cette fois du nord-ouest, soit de face. On le subira sur 7km le long de la côte.

Achats billets de ferry et embarquement sur celui de 15h00. Trois voitures, deux vélos, quelques passagers à pied.. Après 20 minutes de zigzags entre les petites îles au large de Burtonport on débarque à Arranmore pour le dernier coup de vélo vers "Arranmore Glamping", un B&B atypique qui, outre une grande maison avec chambres d'hôtes, offrait une expérience en 'pods', petits 'igloos' en bois, de formes allongées, arrondies sur le dessus, totalement équipées pour un séjour en autonomie. (coin repas, cuisine, chambres, salon, sanitaires, douche...  et terrasse avec table et chaises !). Une super idée de Jenny, qui m'avoua n'avoir pas eu beaucoup d'autres choix vu l'offre très modeste d'hébergements sur l'île.

Seul inconvénient, compensé malgré tout par la vue extraordinaire sur la baie et les terres au loin : il fallait monter une côte interminable, vent de face, pour y accéder.

Il faisait encore beau mais la prévision pour le lendemain n'était pas réjouissante. Pluie, vent fort, ciel bas et même orage durant la nuit. On acceptera ce qui nous sera offert. "A chaque jour suffit sa peine".

Demain, visite de l'île... à pied.

 

 

 

L'immense plage de Port Noo vue du parking de l'église

L'immense plage de Port Noo vue du parking de l'église

En aval du pont de Gweebarra

En aval du pont de Gweebarra

Le fleuve Gweebarra (Abhainn Ghaoth Beara)

Le fleuve Gweebarra (Abhainn Ghaoth Beara)

La piste cyclable entre Maas et Dunglow

La piste cyclable entre Maas et Dunglow

Les parois rocheuses le long de la piste

Les parois rocheuses le long de la piste

Première traversée en "ferry" pour Arranmore

Première traversée en "ferry" pour Arranmore

Le nôtre était mieux équipé

Le nôtre était mieux équipé

Bateau à l'abri dans une des nombreuses criques

Bateau à l'abri dans une des nombreuses criques

Faut aimer la solitude (2)

Faut aimer la solitude (2)

Chantier naval sur Arranmore. Quelques travaux à prévoir.

Chantier naval sur Arranmore. Quelques travaux à prévoir.

Le faisan devant notre "pod"

Le faisan devant notre "pod"

La vue de chez nous !

La vue de chez nous !

Samedi 11 juin 2022. Arran More all day, à pied. 11km tout de même !

Lever tardif et petit déjeuner à 10h00, car notre logeuse devait faire déjeuner les plongeurs avant nous. (Le B&B est aussi une 'école' de plongée. Il semblerait que l'eau soit très claire autour d'Arran More et que les fonds soient riches en faune et flore...).

Harnachement pour mise en route sous un ciel très menaçant et un très fort vent. L'idée est d'aller vers le phare au nord de l'île. Sans signalisation aucune sur les chemins, on loupe le carrefour après la montée vers le 2ème plus haut sommet de l'île, le Cluidaniller -226m-. (Le premier faisant 227m...). Le vent au sommet est infernal.

A la descente, au carrefour, on part a gauche, plutôt qu'à droite et après une bonne marche, pris de doutes devant Illanaran, un massif rocheux couvert d'herbe verte, planté en mer, à quelques centaines de mètres de la falaise, et qui indiquait que l'on s'était fourvoyés, on fait demi tour. Des automobilistes et des cyclomotoristes un peu déjantés, effectuant un 'raid' en Honda 50, nous remettent sur la bonne voie.

On passe le Beaver Island Monument, rappelant l'exode d'habitants de l'île vers la région des Grands Lacs aux États Unis, durant la grande famine du 19ème siècle. Après une nouvelle bagarre contre les éléments, essentiellement le vent, on atteint le phare. En route, un automobiliste, sorte de GO de voyages organisés, s'arrête à notre hauteur et propose de nous ramener "en ville", une fois notre visite des abords du phare terminée. Comment refuser ?

L'intérêt de la balade vers le phare n'était pas de voir le phare lui-même mais l'incroyable escalier taillé dans la falaise et cimenté par la suite, permettant, à une époque, l'accès aux bateaux de secours et l'approvisionnement du gardien.

Panorama époustouflant sous un ciel de plomb; vagues énormes s'écrasant sur des rochers noirs escarpés, s'enfilant dans des couloirs de la falaise, dégageant des pitons acérés lors du retrait; bouillonnements d'écume; bruit assourdissant se mêlant à celui du vent. Une scène de fin du monde.

Et au milieu de cette furie d'éléments, un escalier descendant à pic vers les flots. Initialement taillées dans le roc, les 151 courtes marches sont maintenant cimentées. Une vieille corde en nylon fixée de place en place sur des piquets métalliques bien rouillés est le seul garde-fou offert aux téméraires désireux de voir le mouvement des vagues de plus près. 

On se risque sur le premier tiers, jusqu'à une petite plateforme. On serait bien descendus jusqu'en bas, mais ne voulant pas prendre de risques inutiles et surtout ne pas compromettre l'offre qui nous avait été faite, nous remontons vers le phare où le conducteur et ses deux passagers nous attendaient pour le retour.

Ils nous laissent à une intersection nous permettant de retourner vers nos 'appartements', via le petit chemin pris à l'aller. Nouvelle dose de vent et de pluie !

Rentrés au 'pod' vers 16h30, Jenny dort profondément dix minutes plus tard !

Ce soir là le patron nous véhicule vers le pub du port pour un repas bien mérité. Cette fois nous avons droit à plusieurs matches de foot, heureusement sans le son, les clients du bar assurant les commentaires que la Guinness rendait de plus en plus passionnés.

 

Le plan de l'île

Le plan de l'île

Moutons alpinistes

Moutons alpinistes

A 226m d'altitude le vent était insoutenable !

A 226m d'altitude le vent était insoutenable !

Celle-là, c'était la mauvaise route...

Celle-là, c'était la mauvaise route...

Travail d'artiste, une tourbière originale

Travail d'artiste, une tourbière originale

Partout où l'on allait on nous observait

Partout où l'on allait on nous observait

Illanaran, le massif rocheux couvert d'herbe verte

Illanaran, le massif rocheux couvert d'herbe verte

Le monument de Beaver Island

Le monument de Beaver Island

La mer en furie s'engouffrait à chaque vague entre les pitons de la falaise

La mer en furie s'engouffrait à chaque vague entre les pitons de la falaise

Jenny avait bien du mal à rester debout

Jenny avait bien du mal à rester debout

La côte battue par les vagues

La côte battue par les vagues

Le rocher à peine "égouté" qu'une autre vague déferlait

Le rocher à peine "égouté" qu'une autre vague déferlait

Jenny au tiers de l'escalier

Jenny au tiers de l'escalier

Dimanche 12 juin 2022. Arran More - Kilmacrenan/Cottain

Soleil, vent, pluie et une attaque de midges.

Aujourd'hui, longue étape. Pas possible de partir aussi tôt que l'on aurait voulu car le premier ferry du dimanche est à 11h30. Après la courte traversée on arrive à Burtonport à 12h00.

Mise en route immédiate sur la L5943 à travers une campagne fort vallonnée de gros blocs de granit, de buissons de rhododendrons, de bruyères et de petits sorbiers, sur une route de moins de deux mètres de large, avec bande herbeuse au centre.

Une première averse nous oblige à nous mettre à l'abri, fort heureusement sur une section boisée. Le vent, bien que moins fort qu'hier, est toujours de la partie. Essentiellement d'ouest, donc à notre (léger) avantage. 

Le trajet nous oblige à emprunter un bout de N56, pas très passante ce dimanche matin. Courses pique-nique midi et pour dîner ce soir dans un Spar accolé à une station service à Croithli. Continuation en direction de Gweedore.

Une deuxième drache nous oblige à nous réfugier à l'abri d'un bosquet. Le vent s'étant calmé on est immédiatement assaillis par une nuée de midges, ces minuscules insectes volants qui se fourrent partout, qui piquent et mordent, pourrissant la vie des humains dès que ces derniers se déplacent moins vite qu'eux.

Pluie ou midges, le choix est vite fait et l'on se remet en route. A l'extrémité ouest du Lough na Cuinge on bifurque sur la R251 en direction de Dun Luiche et du mont Errigal, point culminant (749m) de la région nord-ouest de l'Irlande, un mont de forme conique dont la majorité des flancs semblent recouverts d'éboulis.

Arrêt à l'église de Dun Luiche pour pique-niquer, cette fois sans être importunés par les "moustiques des Highlands". L'après-midi débutera par une interminable montée vers d'immenses zones herbeuses et de tourbières où aucun arbre ne pousse, encadrées par des reliefs escarpés, d'où dévalent des torrents d'eau brune. Les vues en contrebas sont magnifiques et le vent 3/4 arrière est un bon allié. 

Arrivés enfin au 'col' on profitera de kilomètres de descente qui nous mèneront pratiquement jusqu'à l'entrée du Glenveagh National Park.

Quelques coups de pédale et deux ou trois montées plus loin on sera de nouveau sur la N56 jusqu'à Kilmacrenan. Notre B&B se situait à la sortie de la ville, au bout d'une petite route se terminant en cul de sac.

Grande entrée avec grille en barreaux de fer, une longue allée asphaltée, bordée de deux pelouses où des tondeuses automatiques cisaillaient les brins d'herbe à longueur de journée. Au fond, bâtisse énorme style "maison témoin" où rien ne dépassait. Tout était nickel au point d'en être stérile.

Mary nous reçoit et nous offre le thé. Puis elle nous mène à nos chambres, d'une propreté de maniaque. Idem la salle d'eau que nous partageons tous les deux.

On dînera dans sa grande cuisine, où seuls quelques cadres de photos de famille donnaient un semblant de vie à la maison.

Pas de balade digestive ce soir. Un peu de lecture et je retrouve Morphée. La journée avait été bien remplie, une fois encore bien physique. La dose d'efforts à fournir, souvent harnachés comme des scaphandriers pour des distances relativement courtes, semblait augmenter de jour en jour. A vérifier demain.

 

 

 

Notre 'pod'

Notre 'pod'

Au port d'Arran More

Au port d'Arran More

La cabine de pilotage du Ferry. Un chapelet pendait du plafond.

La cabine de pilotage du Ferry. Un chapelet pendait du plafond.

Vue à l'aller et au retour

Vue à l'aller et au retour

Arrêt changement de vêtements sur la L5943

Arrêt changement de vêtements sur la L5943

Heureusement que l'on ne devait pas prendre celle-là

Heureusement que l'on ne devait pas prendre celle-là

Sur le plateau, pas loin de la N56, avant Croithli

Sur le plateau, pas loin de la N56, avant Croithli

Le Mont Errigal

Le Mont Errigal

L'église du Sacré Coeur de Dun Luiche

L'église du Sacré Coeur de Dun Luiche

Une vue rapprochée du Mont Errigal

Une vue rapprochée du Mont Errigal

Les grandes zones herbeuses, au fond un cirque et une belle cascade

Les grandes zones herbeuses, au fond un cirque et une belle cascade

Les ruines de la vieille église de Dun Luiche

Les ruines de la vieille église de Dun Luiche

Un instant 'repos' avant de reprendre la côte

Un instant 'repos' avant de reprendre la côte

Le Lough Nacung

Le Lough Nacung

Jenny : remise en route vers le sommet

Jenny : remise en route vers le sommet

Enfin, le haut de la côte !

Enfin, le haut de la côte !

Lundi 13 juin 2022. Cottain - Glenties

Étape résumée en deux mots : L'Enfer !

Nuit de plomb. Le petit déjeuner, "full Irish" pris, on bâte les ânes et on met en route selon les directions du road book. Premier village : Church Hill. On se doutait que ce bourg ne serait pas caché au fond d'une vallée, mais on n'aurait jamais imaginé la pente qui nous attendait et qui nous a obligés à pousser les vélos dans la côte.

Après avoir traversé le village sur la R251 on bifurque vers le Colmcille Heritage Center que Jenny voulait visiter. Pas de chance, il était fermé (et l'est encore au moment où j'écris ces lignes). Une grosse pluie arrivant de l'ouest nous oblige à trouver refuge dans la petite église de Saint Colmcille.

Continuant tout droit, on rejoint la R254, direction sud-ouest, et à Glendowan, juste avant l'école, on bifurque sur la L6342, une petite route en montée, qui devait nous éviter des "R", plus passantes... Ce sera le vrai début du calvaire de la journée.

Pour commencer, cette petite route monte à travers des prairies, qui se transforment progressivement en bois de sapins, pour terminer au sommet, sortis du bois,  en "mont chauve" balayé par un vent glacial..  Le revêtement du début, tout à fait correct malgré l'étroitesse de la route, devient subitement, et sur plus de la moitié de la distance à parcourir,  un chemin pierreux, raviné par la pluie, difficilement négociable avec nos vélos.

De nombreuses fois on devra descendre et pousser car l'état du chemin (une route "L" tout de même !) était devenu trop dangereux.

La R250, que l'on devait retrouver et suivre jusqu'à Glenties, n'était qu'à quelques centaines de mètres en contrebas du sommet. Mais impossible de profiter de la descente tant le chemin était mauvais.. C'était la première fois que l'on descendait une côte à pied !

Revenus sur l’asphalte, le vent de face a pris le relais du mauvais chemin et ne nous a pas lâchés jusqu'à destination. 

A 15h00 on s'arrête, abrutis par le bruit du vent dans les lanières du casque et par la force qu'il nous opposait à chaque tour de pédale. Pique-nique sur le muret d'une maison abandonnée et remise en route pour notre destination, via Fintown, village doté d'un 'Musée' proposant des allers-retours le long du Lough, dans le seul train encore en service au Donegal.

A 17h15 on arrive enfin à l'hôtel que Jenny avait réservé, complètement 'rincés' au propre et au figuré.

Une bonne douche remet le cycliste sur pieds. Dommage que le roast beef, recommandé comme tendre et goûteux, avait plutôt la consistance de "semelle-de-baskets-de-randonnée-waterproof-de-chez-Décathlon"...et probablement le même goût. Archi-cuit, saigné à blanc, demandant une mâchoire de Néandertal, il avait plutôt le 'look' d'une côte de porc industrielle séchée au soleil. J'aurais dû m'en douter. On apprend tous les jours ! On a passé un bon moment quand même !

L'étape d'aujourd'hui restera dans les annales des "Voyages avec ma Fille" comme une des plus difficiles que nous ayons vécues. Elle déclenchera la liste de recommandations "Donegal à Vélo" incluses à la fin de cet article.

 

 

L'impeccable pelouse  de Mary et John. Les robots tondeurs étaient au repos

L'impeccable pelouse de Mary et John. Les robots tondeurs étaient au repos

Jenny dans la côte de Church Hill

Jenny dans la côte de Church Hill

Z'ont de l'humour les Irlandais (3)

Z'ont de l'humour les Irlandais (3)

Ces tondeuses-là ne se reposent jamais

Ces tondeuses-là ne se reposent jamais

Plus on montait, plus les vallées étaient profondes

Plus on montait, plus les vallées étaient profondes

Paysages sauvages et magnifiques.

Paysages sauvages et magnifiques.

Le vent et la pluie avaient eu raison des sapins

Le vent et la pluie avaient eu raison des sapins

Début de la section en gros cailloux. Plus on avançait, plus le chemin se déteriorait

Début de la section en gros cailloux. Plus on avançait, plus le chemin se déteriorait

Tourbière en bordure de chemin

Tourbière en bordure de chemin

On croyait avoir atteint la fin du calvaire... On n'était qu'à la moitié !

On croyait avoir atteint la fin du calvaire... On n'était qu'à la moitié !

Le pique-nique de 15h00.

Le pique-nique de 15h00.

Mardi 14 juin 2022. Glenties - Donegal Town -Ballyshannon

Au petit matin, Jenny me confie qu'elle ne se sent pas d'attaque pour une nouvelle étape comme celle d'hier. Elle ne veut pas que le périple tant attendu se transforme en quelque chose de négatif. Le voyage doit rester un plaisir. Les efforts d'hier ont laissé des traces.

Décision est prise de louer un van pour aller jusqu'à Donegal Town et de faire les 20 à 30 derniers kilomètres à vélo.

A 10h30, "The Pope", taxi local embarque les vélos, les sacoches, et les cyclistes. Le choix s'avère excellent car la R262 se révèle bien compliquée au niveau relief et le vent n'avait pas disparu, étant maintenant du sud-ouest. 

A Donegal Town, quelques achats et le crachin démarre. Il nous brumisera tout le long de la route.

Après un snack rapide à mi-chemin on décide de faire les kilomètres restants sur la N15 car il n'y avait aucun intérêt de rallonger la douche froide en passant par 'la campagne'.

On arrive à Ballyshannon à 14h30. Le "Dorian's Imperial Hotel" est situé en centre ville, en face de la statue érigée en mémoire de Rory Gallagher, objet du festival de la semaine précédente.

L'hôtel est un magnifique exemple de l'hôtellerie anglo-saxonne des années 50-60, énorme réception moquettée d'un tapis à grands motifs, fauteuils club en cuir, canapés, tables basses, cheminée etc... Les chambres sont immenses. Les vélos sont remisés dans la salle de réunion.

Hormis quelques "take-away", tous les restaurants ont fermé. On dîne donc sur place.

Pour Jenny ce sera un dos de cabillaud qui aurait nourri une famille de 4, accompagné de purée de pommes de terre, de croquettes de pomme de terre et de légumes verts incluant des pommes vapeur. La totale.

Mon curry de poulet sera servi avec riz et frites... Il ne manquait plus que les carottes.

On avait faim, c'était bon, mais question 'accord' il y avait encore "room for improvement".

Il ne pleuvait plus. Un peu de marche pour faire passer les diverses présentations de pommes de terre ne pouvait pas faire de mal. A 20h30 la ville dort. A 21h00 on est de retour au "Dorrian's".

Lui-même !

Lui-même !

Une vue de la réception du Dorrian's

Une vue de la réception du Dorrian's

Vue du barrage hydro-électrique en amont de la ville

Vue du barrage hydro-électrique en amont de la ville

La rivière canalisée, en aval, vers la mer

La rivière canalisée, en aval, vers la mer

Vitrine vintage

Vitrine vintage

Rory himself !

Rory himself !

Le Dorrian's

Le Dorrian's

Mercredi 15 juin 2022. Ballyshannon - Grange, via Mullaghmore Head.

Temps clair, ensoleillé le matin, gâché une fois de plus en début d'après-midi, par une pluie qui ne nous a pas quittés jusqu'au B&B à Grange.

Quelques courses en ville puis mise en route par le même chemin qu'à l'aller, jusqu'à Bundoran.

Traversée de Bundoran pour rejoindre la route de la corniche afin de nous rendre à Mullaghmore. Beaux passages sur petites routes étroites bordées d'étangs envahis de roseaux, paradis de nombreux cygnes. Les iris jaunes sauvages fleurissent le bord de la route. On rejoint la R279 direction plein nord qui nous mène à la pointe.

Des rangées de pins en écrans rectilignes, poussent dans une prairie à gauche de la route. Un château, ressemblant de loin à celui de Louis II de Bavière, s'élève sur le point culminant de la péninsule herbeuse, tel un piton rocheux surgi au milieu de nulle part.

Immenses plages de sable à l'est, incroyables côtes rocheuses au nord et à l'ouest. On se serait cru par endroits à Inishmore au Connemara, mais à plus petite échelle. D'énormes  vagues déferlaient sur la première ligne de rochers, se brisant en jets d'écume. Le ciel en face, du côté de Killybegs était noir, bas et menaçant.

Des tables de pique-nique très bien situées permettaient aux touristes et aux goélands de partager leur déjeuner. Une d'entre-elles avait déjà attaqué notre sac pendant que je prenais ma gourde sur le vélo... 

Les flaques d'eau restées dans les rochers sont toujours des endroits magiques, renfermant tout un monde de petits crustacés, de plantes, de cailloux multicolores qui se ternissent dès qu'on les sort de l'eau. Comme d'autres visiteurs de ce lieu hors du commun, on ne résiste pas d'aller y regarder nous aussi.

Avant d'avoir pu faire le tour complet de la presqu'île, la pluie est arrivée, drue et froide, gâchant la fête.

On passe malgré tout (trop) rapidement au site de la tombe mégalithique de Creevykeel, située en bordure de N15. Malheureusement on ne pourra y rester bien longtemps, chassés par la pluie qui, entre autres, remplissait une fois encore mes baskets 'waterproof'.

On avale les cinq derniers kilomètres vers le B&B à la vitesse "grand V". Christina, notre hôtesse, nous fournit une quantité de cintres pour faire sécher tout ce que l'on avait sur le dos et qui sera pendu aux radiateurs, rails de douche, dossiers de chaise et fil à linge dans le garage... 

Elle propose de nous amener en voiture au village voisin pour y dîner. Comment refuser une telle offre !

A 20h15 le repas est terminé et à peine sortis sur le parking pour attendre Christina, le restaurant affiche "Closed" sur la porte...

Encore une journée pleine de belles surprises, de paysages à couper le souffle, de rencontres très sympa et de mises à l'épreuve du mental des cyclo-touristes !

 

Passage à Bundoran

Passage à Bundoran

Un paradis nordique pour surfeurs, mais gare aux rochers !

Un paradis nordique pour surfeurs, mais gare aux rochers !

Rien n'est complètement acquis

Rien n'est complètement acquis

Sur la route de Mullaghmore

Sur la route de Mullaghmore

Au fond, Mullaghmore

Au fond, Mullaghmore

La rangée de pins

La rangée de pins

Devanture de restaurant

Devanture de restaurant

Au fond, la baie de Donegal

Au fond, la baie de Donegal

Le goéland voleur

Le goéland voleur

On y aurait passé des heures à tout explorer

On y aurait passé des heures à tout explorer

On se serait cru à Inishmore

On se serait cru à Inishmore

Le ciel devenait très menaçant... La drache était imminente

Le ciel devenait très menaçant... La drache était imminente

Autre vue de l'extraordinaire côte rocheuse

Autre vue de l'extraordinaire côte rocheuse

Même les algues sont d'un vert bien particulier

Même les algues sont d'un vert bien particulier

La mini-piscine à crustacés

La mini-piscine à crustacés

Promis-juré, la découpe est naturelle !

Promis-juré, la découpe est naturelle !

Dernier coup d'oeil avant de quitter

Dernier coup d'oeil avant de quitter

16 juin 2022. Grange - Sligo

Très sympathique petit déjeuner chez Christina qui a eu une gentille attention pour nous. Un petit drapeau français était posé sur la table.

On quitte au sec, mais harnachés tout de même car le ciel des environs du Cirque de Gleniff, première destination du jour, semblait déjà bien menaçant. La journée se passera en habillages-déshabillages rituels, tantôt mouillés, tantôt secs.. la seule constante étant le vent.

Jenny aperçoit une Poclain 60 dans un champ. Elle était en triste état mais fonctionnait encore vu les traces de chenilles laissées au sol.

On aborde la petite route longeant, côté nord, la base de la crête du fer à cheval et après quelques kilomètres on arrive à la roulotte à café, au pied de Benwiskin Mountain, que j'avais repérée en préparant le Road Book. Coup de chance, la dame en charge venait d'ouvrir et nous conseille le sens du circuit (sens horaire), qui donne la meilleure vue du cirque, de la presqu'île de Mullaghmore et de la baie de Donegal.

La montée sera interminable et face au vent, mais le point de vue extraordinaire, avec en prime une vue sur le château de Mullaghmore,  ayant appartenu à Lord Mountbatten, et dont le portail à l'entrée est encore orné de la devise "Honni soit qui mal y pense", (devise de l'Ordre de la Jarretière, le plus important ordre de Chevalerie britannique).

La crête entourant le cirque est coiffée de nuages bas, poussés par le vent, et qui s'enfilent dans les crevasses ressortant plus bas en tourbillons. La grotte de Diarmuid et Grainne, personnages de légende du folklore irlandais, située juste sous la crête, est tantôt cachée, tantôt visible. 

Arrivés pratiquement au fond du cirque, nous choisissons de redescendre par où nous étions arrivés, cette fois avec le vent infernal dans le dos. Double bonheur !

Arrêt à la roulotte à café pour thé chaud et sandwiches. La pluie a cessé et le vent est tombé.. Il y a même un peu de soleil..

Remise en route par la campagne, passant au pied des pentes verdoyantes de la montagne Benbulben. Tout près du restaurant d'hier soir on rattrape la N15 en direction de Sligo. Arrêt au petit cimetière de Drumcliff où est enterré W.B. Yeats, un des poètes majeurs de la littérature irlandaise. La fin de parcours jusqu'à Sligo se passe sans problèmes, hormis de devoir supporter le bruit de la circulation après tant de jours dans des endroits quasi désertiques.

Notre B&B est tout proche de celui de notre arrivée. Idéalement situé, non loin de la gare.

Dîner en ville, retour et préparatifs pour demain en espérant ne pas avoir de déconvenues avec les Chemins de Fer irlandais.

En route pour le Cirque de Gleniff, sur route à 80km/h

En route pour le Cirque de Gleniff, sur route à 80km/h

Plutôt en bon état pour une machine de 40 ans ! Que de souvenirs !

Plutôt en bon état pour une machine de 40 ans ! Que de souvenirs !

Le ciel n'augurait rien de bon

Le ciel n'augurait rien de bon

Avant, on regardait passer les trains...

Avant, on regardait passer les trains...

Côte + vent fort = je pousse le vélo

Côte + vent fort = je pousse le vélo

Les monts à l'est du Cirque

Les monts à l'est du Cirque

Les nuages s'enfilaient dans les crevasses. La tache noire, sous la crête, à droite, c'est la grotte

Les nuages s'enfilaient dans les crevasses. La tache noire, sous la crête, à droite, c'est la grotte

Mullaghmore et Donegal Bay, au loin

Mullaghmore et Donegal Bay, au loin

Le château perdu au milieu de nulle part, vue rapprochée.

Le château perdu au milieu de nulle part, vue rapprochée.

Au pique-nique, au sec

Au pique-nique, au sec

Benbulben

Benbulben

Ce matin on est montés de l'autre côté de cette crête !

Ce matin on est montés de l'autre côté de cette crête !

Les pentes verdoyantes, territoires des moutons (conviendraient aussi aux Dahus)

Les pentes verdoyantes, territoires des moutons (conviendraient aussi aux Dahus)

La lumière change constamment

La lumière change constamment

Dernier coup d'oeil sur la baie

Dernier coup d'oeil sur la baie

La tombe de Yeats, au loin entre les arbres, Benbulben

La tombe de Yeats, au loin entre les arbres, Benbulben

Z'ont de l'humour les Irlandais (même d'adoption) (4)

Z'ont de l'humour les Irlandais (même d'adoption) (4)

17 juin 2022. Sligo - Dublin - Cork - Cobh. Beaucoup de train, beaucoup d'attente... et peu de vélo.

Le petit déjeuner pris on se met en route vers la gare sous une averse...

Embarquement sans problèmes pour Dublin-Connolly. Voyage de 3h00.

A l'arrivée on descend les vélos par l'escalier pour atteindre le niveau de la rue. (L'escalator de montée est encore en panne).

Le trajet vers la gare de Heuston se fait sans soucis de l'autre côté de la Liffey. Beaucoup de circulation, mais nous avions 3heures pour faire un peu plus de 3km alors pas de panique !

Longue attente pour l'annonce du quai encore retardée, suite à un problème technique sur notre train. 

A 15h10 c'est la ruée vers le wagon à vélos qui par chance est du style compartiment vide, ne nous obligeant pas à tout débâter. Fallait simplement trouver le moyen d'attacher les vélos à la paroi du wagon. Une barre aurait été bien utile Messieurs les Ingénieurs.

Le trajet se passe sans problèmes et on atteint Cork-Kent dans les délais prévus.

Ayant eu notre dose de train pour la journée on abandonne l'idée de faire Cork - Cobh par le petit train 'de banlieue', préférant un bon coup de pédales de la gare jusqu'à l'embarcadère du petit ferry de Passage West permettant la traversée vers Carrigaloe, de l'autre côté de la Lee.

Quittant la gare de Cork on est obligés d'emprunter une très courte section de N27 pas sympa du tout, puis la R852 qui nous mène à l'endroit où l'on avait dû quitter la VV à l'aller, cause travaux.

Autant le ferry d'Arran More était problématique à cause de ses horaires, autant celui de Passage West ne nous souciait pas, le dernier passage étant à 21h30. Vers 19h00 on traverse les quelques centaines de mètres du fleuve et à 19h30 on arrive au super B&B que Jenny avait réservé. Chambre avec vue sur la baie, magnifique !

Vélos rangés, douches prises on file au restaurant d'en face pour l'ultime Fish and Chips du voyage. Tout à coup, trois coups d'une très puissante sirène annoncent le départ du "bateau usine" pour une croisière autour des Iles Britanniques, attirant tous les clients du restaurant sur la terrasse arrière pour vivre l’évènement.

Petite marche digestive après le dîner pour admirer les rangées de maisons colorées vues si souvent du Ferry à l'arrivée à Cork ou au retour en France.

Sligo - Dublin Connolly...

Sligo - Dublin Connolly...

Sur le quai, à l'arrivée à Connolly

Sur le quai, à l'arrivée à Connolly

Traversée de la Lee à Passage West

Traversée de la Lee à Passage West

Départ du "bateau usine"

Départ du "bateau usine"

Cobh vue de la cathédrale. Les façades en couleur sont côté mer...

Cobh vue de la cathédrale. Les façades en couleur sont côté mer...

Samedi 18 juin 2022. Visite de Cobh et retour vers la France.

Pendant la traversée en ferry d'hier, une cycliste nous avait parlé d'un 'globe' suspendu dans la cathédrale. Curieux de découvrir ce que cela pouvait bien être, nous remontons la côte sous un grand soleil d'été.... et nous découvrons un spectacle époustouflant.

Suspendu à la nef de la cathédrale, par un câble invisible, un globe terrestre de 7m de diamètre tournait tout doucement, offrant aux visiteurs une vue de la terre, telle qu'un astronaute la voit de sa capsule spatiale. De temps en temps, une bande audio des échanges radio complétaient la présentation. 

C'était si beau que cela en donnait la chair de poule. L'Homme était remis à sa juste place dans l'Univers : une poussière insignifiante à l'ego démesuré.. qui ferait bien de relire "La Grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le Bœuf"... 

Descente par les petites rues très actives et égayées par les façades multicolores. Un passage au Heritage Center dont un des thèmes principaux retraçait l'histoire de l'Irlande, la misère vécue sous l'occupation anglaise et l'exode massif vers les USA, qui en a été la conséquence.

L'autre thème abordé retraçait l'histoire du Titanic, dont Cobh fut la dernière escale avant la tragédie.

On aurait bien passé plus de temps à découvrir les autres trésors de Cobh, mais c'était l'heure de partir afin d'être dans les délais à l'embarquement du 'Pont Aven' à Ringaskiddy.

Contrairement à l'aller où tout avait été très rapide, la montée à bord des deux roues (motos/vélos) s'est effectuée après pratiquement tous les autres véhicules. Il était temps car on commençait à avoir froid sur l'immense aire d'attente.

On est six vélos ce soir : 2 jeunes Américains qui avaient concocté un plan-vélo complètement délirant; une jeune Irlandaise s'embarquant pour l'Eurovélo 6, direction Budapest ; un jeune Irlandais qui lui filait vers Chamonix faire de l'escalade.

On ne loupe pas la sortie du port et le passage devant Cobh, que l'on s'est promis de redécouvrir.

Par suite à une très forte demande et bien qu'ayant fait une résa très tôt, on se retrouve dans une cabine acceptant les animaux. Malgré un nettoyage particulier, une faible odeur de bête parfume "nos appartements". L'odeur disparaîtra rapidement.

Après avoir goûté plusieurs nouveaux whiskies au 'duty free', dîner au 'Flora', le restaurant gastronomique du navire, que l'on n'avait jamais vu si plein.. Beaucoup de choix mais service malheureusement un peu approximatif.

La traversée est un peu plus agitée qu'à l'aller.

 

 

Cobh, arrière des maisons du Deck of Cards.

Cobh, arrière des maisons du Deck of Cards.

Le globe terrestre suspendu. Projet Gaïa. Artiste : Luke Jerram. Magnifique !

Le globe terrestre suspendu. Projet Gaïa. Artiste : Luke Jerram. Magnifique !

Autre vue du globe

Autre vue du globe

Z'ont de l'humour les Irlandais (5)

Z'ont de l'humour les Irlandais (5)

Fresque au port de Cobh

Fresque au port de Cobh

Insubmersible !!

Insubmersible !!

Une dernière vue de Cobh

Une dernière vue de Cobh

La sortie du port

La sortie du port

Bye-Bye Ireland, see you soon !!

Bye-Bye Ireland, see you soon !!

Dimanche 19 juin 2022. Roscoff - Morlaix - Landerneau - Quimper - Vannes - Paris

Météo abominable dans le Finistère !

Le réveil, même à la harpe irlandaise, à 5h00 du matin, est toujours difficile, d'autant plus que la vue à l'extérieur n'était pas engageante. Ciel bas, plombé, rafales de pluie... On nous avait parlé de canicule en France les jours précédents, mais visiblement elle ne nous avait pas attendus.

Ayant été les derniers à embarquer et parqués dans le fond du bateau, on est les derniers à débarquer après une longue attente, mais au moins au sec. A l'arrière des files de voitures sur l'aire de débarquement on attend patiemment de pouvoir passer la douane, qui ce matin était aussi désagréable que la météo, les lecteurs de passeports et de cartes d'identité mettant un temps infini à valider les documents, nous laissant dehors à nous faire tremper.

Nous décidons de faire la route vers Morlaix ensemble car les quatre cyclistes de la veille allaient aussi dans cette direction mais ne connaissaient pas la route. 

Deux Américains de l’État de New York avaient un plan vélo infernal à travers l'Europe. Dans un premier temps ils descendaient à Florence, après cela devenait plus flou. Une Irlandaise prenait l'Eurovélo 6 en direction de Budapest et son compatriote, lui, descendait à Chamonix faire de l'alpinisme..

Re-déguisés comme au Donegal, alors que, paraît-il, il y avait encore 40° hier, on met en route dans un premier temps vers Saint Pol de Léon où nous décidons de nous arrêter pour prendre un petit déjeuner. Les rafales de vent et de pluie nous rendent la vie difficile. On est bons 'à tordre' en arrivant au PMU de St Pol, seul établissement ouvert à notre arrivée. Croissants, pains au chocolat et café nous redonnent le moral.

Après des déluges de pluie jusqu'à Morlaix, heureusement sur une route majoritairement en descente ou à plat le long de la corniche, nous nous séparons sous le viaduc du chemin de fer.

Jenny et moi montons à la gare où nous pouvons enfin nous mettre au sec. Notre train vers Landerneau est annoncé avec une heure de retard suite à un incident technique causé par la tempête. A la fin du compte, c'est avec trois heures et demi de retard que nous quittons Morlaix, après deux TGV pour Brest qui étaient garés sur la voie opposée. L'incident avait été plus conséquent que prévu... A Landerneau nous réussissons à prendre le dernier TER du dimanche vers Quimper. Tous ces décalages nous laissaient 8 minutes pour charger Jenny, son vélo et ses sacoches, dans le train pour Paris, avec descente et montée d'escaliers pour changer de quai. Inutile de mentionner que les adieux furent brefs.

Malgré tout, tout est bien qui finit bien. Jenny arrivera à l'heure à Paris et moi idem à Vannes, où le soleil brillait depuis Lorient.

Le voyage, malgré les aléas et autres désagréments liés essentiellement au relief et à la météo (que les Irlandais eux-mêmes décrivaient comme particulièrement mauvaise pour la saison) fut un moment de grand bonheur. Paysages magnifiques, belles rencontres et privilège de passer ces 15 jours avec ma fille dont la capacité à endurer m'étonne à chaque périple.

Bravo Jenny !

Vers la fin du parcours, suite à l'expérience accumulée au Donegal, il nous a paru intéressant de lister quelques pensées qui n'ont d'autre but que d'aider nos amis cyclotouristes qui voudraient, à leur tour, tenter cette aventure.

-C'est une province peu peuplée, sauf en zones côtières et le long de certaines portions de routes nationales. Ceci affecte la disponibilité des hébergements.

-Pour une bonne préparation du trajet il est recommandé de se procurer les cartes de la série 'Ordnance Survey' Discovery Series, au 1/50000. (www.osi.ie)

-Les routes nationales sont accessibles aux vélos et très praticables, étant souvent équipées de larges bandes d'arrêt d'urgence. Leur relief est plus 'doux'.

-Les routes 'R', style départementales sont très pratiques, mais pas mal fréquentées et plus difficiles au point de vue du relief. Pas de BAU sur les côtés.

-Les routes 'L', petites routes rurales, serpentent à travers la campagne et offrent des paysages à couper le souffle. Elles sont aussi plus sécures pour les vélos mais l'état du revêtement peut être un gros handicap.

-Pour bien profiter de cette magnifique province et se permettre des haltes 'visites', prévoir des étapes de 35/40 km max. Ne pas oublier le vent et le relief ! Ne pas surestimer ses forces face aux éléments.

-Ne pas croire les temps donnés par Google maps mais utiliser cette appli pour vérifier les reliefs sur la route et ne pas hésiter à promener le bonhomme 'streetview' sur le parcours pour repérer les bifurcations etc.

-Toutes les stations-service ont un petit magasin d'alimentation. Il y a souvent des épiceries dans les villages.

-Ne pas oublier l'existence de 'midges' dans tous les endroits humides. Ces minuscules moustiques sont terriblement désagréables. Des sprays existent.

-Question hébergements, planifier rigoureusement le parcours et les étapes tenant compte des distances, de l'influence du vent, de la pluie toujours possibles et RESERVER les B&B bien avant le départ.

-Depuis la pandémie et plus récemment, la guerre en Ukraine, le nombre d'hébergements a fondu comme neige au soleil. Pas de campings au centre de la province, uniquement sur la côte...et attention aux éléments.

-Pays rude, demandant un bonne forme physique et un mental d'enfer, surtout face au vent et à la pluie, qui peuvent vite gâcher le séjour. Le VAE peut être une bonne option, ainsi que les voyages organisés, tels que ceux proposés par "Ireland by Bike".

 

Restant toujours à la disposition des cyclos, bonne route à tous !

 

Au petit déjeuner au PMU de Saint Pol. Face à Jenny, les deux Américains. Les Irlandais au 1er plan.

Au petit déjeuner au PMU de Saint Pol. Face à Jenny, les deux Américains. Les Irlandais au 1er plan.

3h30 à attendre à quai à Morlaix... Que du bonheur !

3h30 à attendre à quai à Morlaix... Que du bonheur !

Un clin d'oeil concernant le 19 juin (enseigne vue à Carentec -modifiée...)

Un clin d'oeil concernant le 19 juin (enseigne vue à Carentec -modifiée...)

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Irlande - Donegal 2022

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Publié le 11 Août 2021

Le Bandeau 2021

Le Bandeau 2021

Le Périple traditionnel avec Rémi ayant une fois encore été annulé, cause confinement Covid du printemps, c'est celui avec Sylvie qui sera le premier à être conté cette année.

Au hasard de nos lectures nous avions découvert un nouveau trajet aménagé en Voie Verte en 2019, utilisant le Fleuve Charente comme fil conducteur. La "Flow Vélo, longue de 290km relie Thiviers en Dordogne à l'Ile d'Aix en Charente- Maritime. Les villes et les sites traversés, la variété de paysages à découvrir ont vite fait d'éveiller notre curiosité d'aller voir par nous-mêmes ce qui était décrit dans l'article.

Les seuls 'hics' étaient d'une part, de trouver un moyen pour accéder au point de départ de la VV et d'autre part, de rallonger un parcours qui nous semblait un peu court, compte tenu de la mise en œuvre du périple.

Pas question de nous rendre à Thiviers en train. Nos trop nombreuses expériences malheureuses avec la SNCF rendaient cette option  totalement inenvisageable. A la rigueur un coup de TER pour gagner du temps au début et à la fin du voyage, mais rien de plus. Notre retour de Nantes à Vannes mi-juillet a une fois encore prouvé le manque de sérieux et l'attitude hostile du monopole ferroviaire vis à vis du transport de vélos (cerise sur le gâteau : durant l'été, en Bretagne, c'est maintenant payant, avec résa obligatoire en ligne...).

Pas question non plus d'embarquer les vélos dans la voiture. En itinérance, cela aurait été compliqué.

Restait la solution la plus évidente, à savoir, nous rendre à Thiviers en vélo, par des routes et des chemins, le long des fleuves et des voies vertes.

Très gros boulot de recherche d'itinéraires intéressants et peu passants. Calculs d'étapes en fonction des hébergements disponibles aux dates de passage, car on souhaitait que tout soit réglé avant le départ pour ne pas avoir à chercher un toit pour la nuit dès le milieu de l'après-midi. Cela fait des années que je procède ainsi. Exit le stress et les mauvaises surprises.

La carte de France Michelin, en tôle, pendue dans le garage, a une fois encore été d'une grande utilité. Le parcours serait Vannes-Nantes-Cholet-Parthenay-Poitiers-L'Isle Jourdain- Oradour-sur-Vayres pour rejoindre Thiviers. (On profiterait d'une section de l'Eurovélo 3, 'La Scandibérique', le long de la Vienne). La suite du périple nous faisait découvrir la Flow Vélo jusqu'à Hiers-Brouage. De là, direction l'Ile d'Oléron puis La Rochelle par le ferry. Fin de parcours sur la Vélodyssée jusqu'à Saint Gilles Croix de Vie, puis Nantes et Vannes en TER.  Le tout en 15 jours de vélo, le premier et le dernier n'étant que des étapes très courtes.

La carte suivante schématise le parcours.

 

900km de vélo dans un très joli coin de France.

900km de vélo dans un très joli coin de France.

4 juillet 2021. Vannes - Nantes en TER, puis Nantes - La Haye Fouassière en vélo. 19km..

Cette année, pour emporter son vélo dans un TER de la Région Bretagne, on doit lui réserver une place à € 3. Soi disant pour éviter que trop de personnes ne se présentent avec leurs montures et encombrent la plateforme. Il semblerait qu'une fois le nombre de places atteint, l'on ne puisse plus réserver. (On verra que tout ceci n'est que du "pipo" lors de notre voyage retour de Nantes à Vannes).

De plus, pour une raison inexpliquée, l'offre de trains permettant l'embarquement des vélos a été réduite. La SNCF continue de fonctionner à contre-courant des développements sociétaux, vivant dans une autre époque, se cachant derrière des règlements, des décrets, incapable d'évoluer. Elle terminera comme les dinosaures. Vite que la concurrence arrive !

Ceci dit, le contrôleur de notre train pour Nantes vivait lui pleinement dans l'ère actuelle. Très sympa, accommodant, une bouffée d'air frais qui ne devait malheureusement pas se répéter au retour. Tellement dernier cri que même son sifflet était électronique. Petit cigare jaune accroché à la ceinture, émettant un son très proche du vieux sifflet à roulettes. Lui demandant si c'était la fin d'une époque, il me répond que c'était 'cause Covid'... Comme il ne faut pas toucher le masque, c'est impossible de siffler... Il m'a tout de même confié qu'il attendait avec impatience de pouvoir retrouver son 'vrai' sifflet, celui avec lequel il avait été formé..

On devait partir lundi aux aurores pour arriver à Cholet en fin d'après midi. Mais suite aux aménagements d'horaires des trains acceptant les vélos, nous avons été obligés de quitter dimanche en début d'après midi.

L'étape vers Cholet s'en trouvait de ce fait coupée en deux. Dimanche, une courte étape de 15km vers la Haye Fouassière au sud-est de Nantes et le reste, vers Cholet, le lendemain lundi.

Pas de soucis pour sortir de Nantes, mais ciel bas, menaçant, beaucoup de vent d'ouest, pas de pluie.

Quelques doutes à Vertou où un couple de promeneurs nous indique la bonne route. Arrivée fin d'après-midi à travers les vignes de Muscadet chez notre logeuse, fort sympathique. Bien que ne faisant pas Table d'hôte, elle nous avait préparé un repas, car rien à la ronde..et c'était dimanche soir.

Magnifique chambre d'hôte décorée avec beaucoup de soins. Les vélos sont rangés dans le garage et les cyclistes installés dans leurs appartements. Repas délicieux. Extinction des feux et bonne nuit de sommeil après cette courte mise en jambes.

 

 

Seulement 4 vélos vers Nantes et le bonheur d'être en route.

Seulement 4 vélos vers Nantes et le bonheur d'être en route.

La Chambre d'hôte était dans une très vieille maison.

La Chambre d'hôte était dans une très vieille maison.

Des vieux modèles de bateaux décoraient le moindre recoin..

Des vieux modèles de bateaux décoraient le moindre recoin..

Magnifiques tomettes du 16è siècle au rez de chaussée.

Magnifiques tomettes du 16è siècle au rez de chaussée.

5 juillet 2021. La Haye Fouassière - Cholet, 57km.

Ciel gris, quelques gouttes à 7h30.

Ce sera la journée de La Batardière, La Pétière, La Carizière, La Cognardière, La Guiblotière, La Bécotière, La Rébunière, La Haute et la Basse Bourdelière, La Coiffardière....et j'en passe, et des meilleures.

Madame Mounier nous raconte l'histoire des tomettes du rez de chaussée.. Les employés municipaux étaient en route pour la déchetterie avec une remorque pleine et leur ont demandé s'ils étaient intéressés d'en avoir "quelques unes" supplémentaires pour compléter leur sol du rez-de-chaussée....

Le début de notre trajet nous transporte à travers les vignes de Muscadet. Caves à chaque carrefour. Parcours très vallonné. On se perdra plusieurs fois dans les "-ières".

Arrivée à Tillières à 12h10. Le seul magasin en ville, un Proxi-market, était fermé. Normal, c'est Lundi !

Une belle "fleur fanée" locale nous indique le bourg d'à côté.. 'Prenez la 4-voies'; 'Mais on est à vélo !'; Ah, les vélos peuvent pas y aller ?'...

Le 1er repas de midi se composera donc de fruits secs et de confipotes piochés dans la cantine et d'une gorgée d'eau pour faire passer le tout.. Demain on s'y prendra mieux.

On se perd dans St André des Marches alors qu'une belle averse nous rattrape. Abri de fortune le long des vestiaires du terrain de sport. Reste du parcours sans histoires sur la D158 déserte car elle est doublée par la N249.

Traversée de Cholet un peu compliquée car toutes les rues sont en sens unique, obligeant à de multiples détours.

Arrivée à la chambre d'hôte vers 15h30. Excellent accueil par notre hôtesse qui nous prépare une collation bien venue.

1ere vraie journée de mise en jambes et un rappel que le soleil, ça se mérite...

Petit tour en ville et un bon dîner au Grand Café qui affichait complet mais qui nous a tout de même trouvé une table !

Extinction des feux à 21h30 sans regrets.

Une grange

Une grange

Fronton de cave à vin

Fronton de cave à vin

Le long du vestiaire

Le long du vestiaire

Preuve # 1

Preuve # 1

Tea time

Tea time

Voûte de la cathédrale

Voûte de la cathédrale

Un vitrail

Un vitrail

6 juillet 2021. Cholet - Parthenay. 87km

Sortie de ville OK, via la rue Porte Baron, en direction du Parc de Loisirs de Ribou, qui borde un grand plan d'eau formé par Le Moine et Le Trézon. On avait choisi ce parcours pour éviter un trop long trajet sur la D20 très passante. Petite confusion au niveau de la base nautique. Le chemin rattrapant la D20 passe sur le quai entre la base et le plan d'eau, puis devient 'Allée de la Roche du Ribalet' jusqu'à la D20.

Après 3-400m de D20 on bifurque à droite sur la VC7 qui rejoint elle aussi Maulévrier mais en site quasi protégé. Chemin tranquille bordé de fleurs sauvages : chèvrefeuille, lavatères, marguerites.. Dommage que l'étape du jour soit relativement longue et ne permette pas trop de visites car le Jardin Oriental de Maulévrier mérite un arrêt.

Courte section de D20 pour sortir de Maulévrier puis à gauche sur VC6 menant à la déchetterie et à un terrain de moto-cross. Une fois encore, route très calme, très peu active, serpentant dans les bois et les champs jusqu'à Nueil-les-Aubiers.

Arrêt pique-nique à l'ancienne gare, au début de la voie verte Nueil-Bressuire. L'accès est assez mal indiqué. En ville, il faut suivre la D33 (sud), traverser la rivière Scie. La VV démarre un peu plus loin, à gauche, à la hauteur de la rue des Platanes.

Longue balade tranquille sur une piste en tout-venant. Peu de relief à part les traditionnels faux-plats montants et descendants. L'arrivée dans Bressuire oblige à emprunter un bout de la D748 puis au rond-point, de prendre (2è sortie) la Rue de la Cabane qui mène au centre ville. Un arrêt s'impose devant une "Contribution à la Culture", énième gâchis de l'argent des contribuables, intitulée : "Statue de la Fécondité" ! Pas moins !

Pour rattraper la seconde VV de la journée, "Bressuire-Parthenay", on traverse la ville de part en part (N-S) pour atteindre le Bd du Guédeau que l'on suit jusqu'au rond-point de la Société Brossard Motoculture. Ici, un petit panneau indique la VV, via la 1ère sortie du Rd-Pt.

Quelques mètres plus loin, on termine sur un terrain vague/parking et, après avoir regardé dans tous les sens, on aperçoit, partant vers la gauche, un semblant de piste longeant le grillage bordant les lignes de chemin de fer. C'est là que ça commence !!

A peine quelques centaines de mètres plus loin, la piste se sépare en deux. Une branche part à droite, vers Moutiers sous Chantemerle, celle de gauche, elle, mène à Parthenay.

Dans le bonheur d'avoir enfin trouvé notre route, on loupe la bifurcation. Après deux-trois kilomètres j'ai un doute... qui s'avère fondé. Deux cyclistes sympas font un détour pour nous remettre sur la bonne voie, heureusement sans que l'erreur ait ajouté trop de distance à l'étape du jour. Merci à eux !

Bressuire -Parthenay est principalement en faux-plat montant sur une piste en tout-venant granuleux qui accroche bien aux pneus.

A la "Gare" de Clessé je reconnais l'ancien patron de Rando-Cycles, boutique mythique de la Porte de Vincennes, à Paris. Dans le site internet du 'clap de fin' de la boutique, il avait annoncé vouloir installer un atelier vélo avec gîte/chambres d'hôtes à l'ancienne gare. Après deux années de bagarres avec diverses administrations il m'a indiqué qu'enfin il pourrait mettre en route au printemps 2022...

Particularité intéressante de cette voie verte : elle est très souvent bordée d'acacias... et avec les vents forts des derniers jours, pas mal de branches étaient au sol...

A deux kilomètres de notre arrivée à Parthenay Sylvie m'annonce qu'elle avait crevé, bien évidemment, à l'arrière. Une magnifique épine d'acacia avait sans difficultés transpercé pneu et chambre.

La réparation faite, non sans me rappeler l'épisode avec Jenny en Irlande du Nord, nous arrivons enfin à destination. Il était plus de 19h00.

Le magnifique secteur médiéval de Parthenay était déjà endormi et les restaurants semblaient peu nombreux. Ajoutez à cela quelques erreurs de parcours en ville, des doutes sur la direction à prendre... Décision : un appel à l'hôtel pour leur confirmer une arrivée tardive et arrêt au premier restaurant ouvert pour un excellent dîner, car le pique-nique Sodébo du midi était déjà archivé depuis longtemps !

A 22h00 les vélos sont rangés dans un bureau de l'hôtel et les cyclistes sous la douche.

Quelle journée ! Il faudra revenir pour une visite plus approfondie...mais cette fois en voiture..

 

 

 

 

 

La VC7 passe par La Mer Rouge, masquée par le buisson..

La VC7 passe par La Mer Rouge, masquée par le buisson..

Panneau camouflé pour tromper le cycliste.

Panneau camouflé pour tromper le cycliste.

La très tranquille VC7

La très tranquille VC7

Autre camouflage de direction.

Autre camouflage de direction.

Les Herbes de Saint Jacques accompagnent le Pèlerin..

Les Herbes de Saint Jacques accompagnent le Pèlerin..

C'était autrefois. A la 'Gare' de Nueil les Aubiers

C'était autrefois. A la 'Gare' de Nueil les Aubiers

C'est le sifflet qui met les trains en route !

C'est le sifflet qui met les trains en route !

C'est pas sympa de se moquer des petits !

C'est pas sympa de se moquer des petits !

Statue de la Fécondité... (Mode d'emploi en option).

Statue de la Fécondité... (Mode d'emploi en option).

Voyage Vélo à travers la France, la Flow Vélo
Les épines se cachent à l'ombre..

Les épines se cachent à l'ombre..

Juste avant l'extinction des feux.

Juste avant l'extinction des feux.

7 juillet 2021. Parthenay - Poitiers. 53km

Aujourd'hui, étape courte. On bâte les ânes, et au sortir de l'hôtel, Sylvie se rend compte que son pneu avant est à plat. Bis repetita. Je revis l'Irlande du Nord et le chemins bordés d'aubépines...

Vélo démonté sur le trottoir devant l'hôtel. Première rustine sur un trou minuscule. Plus je gonfle, plus le pneu reste plat. Pas la peine d'insister, j'examinerai la chambre au retour. Nettoyage soigneux de l'intérieur du pneu -au cas où une épine y serait encore fichée- et changement de chambre. Cette fois, ça tient.

La sortie de Parthenay se fait via la D59. Route facile, majoritairement Sud-Est. Pique-nique dans un parc à Vasles juste à côté de L’École de la Laine, un établissement proposant toutes sortes d'activités liées à la laine et aux opérations permettant de la produire, la carder, la filer, la teindre, la tisser, la tricoter, la régénérer...

Continuation sur D6 après Vasles, direction Boivre la Vallée, connue pour son Voyant Marabout, sa Souffleuse de Verre.. et son immense portrait de Raymond Poulidor..

Les 30 derniers kilomètres jusqu'à Poitiers sont faciles...et sans pluie. Petit bout de piste cyclable improvisé à la hauteur de l'aérodrome et jusqu'en ville.

Notre chambre d'hôte est trouvée sans peine. Curieuse propriété dont le jardin est une succession de terrasses étroites 'empilées'  les unes sur les autres au pied d'un grand mur soutenant le haut de la ville..

A 17h00 les vélos sont rangés, les cyclistes changés et prêts pour une visite de la ville historique, bâtie toute en hauteur. Très belles maisons médiévales, mais peu d'entretien des façades. Dommage. Rues sympas et animées au centre.

Visite du Palais des Ducs d'Aquitaine et de son énorme Salle des Pas Perdus; visite de l'église Notre-Dame la Grande, décorée de façon très surprenante..

La faim nous tenaillant, on se met à table à "La Gazette", sympathique brasserie tout à côté du Palais.

Retour "chez nous" à 21h30.

Excellente journée de pédalage sous une météo claire et sans surprises. Belles découvertes à Poitiers mais pas de traces de Charles Martel.

Poitiers en vue !

Poitiers en vue !

Deux champions.

Deux champions.

Voyage Vélo à travers la France, la Flow Vélo
Grille de porte à Poitiers

Grille de porte à Poitiers

Que cache-t-elle ?

Que cache-t-elle ?

La Salle des Pas Perdus au Palais

La Salle des Pas Perdus au Palais

Salle des Pas Perdus, détail.

Salle des Pas Perdus, détail.

Isabeau de Bavière

Isabeau de Bavière

Les trois cheminées monumentales

Les trois cheminées monumentales

Décoration de porte

Décoration de porte

La Salle...en 1699..

La Salle...en 1699..

Au Square Jeanne d'Arc

Au Square Jeanne d'Arc

Surprenantes décorations à Notre-Dame la Grande

Surprenantes décorations à Notre-Dame la Grande

La nef à N-D la Grande

La nef à N-D la Grande

Voûte du Choeur, fresque représentant, entre autres, la Vierge avec l'Enfant, le Christ en gloire

Voûte du Choeur, fresque représentant, entre autres, la Vierge avec l'Enfant, le Christ en gloire

Vitrail représentant l'Arbre de Jessé

Vitrail représentant l'Arbre de Jessé

Détail du vitrail : le roi Salomon

Détail du vitrail : le roi Salomon

A Poitiers, la cohabitation serait-elle possible ? Salomon a dû intercéder...

A Poitiers, la cohabitation serait-elle possible ? Salomon a dû intercéder...

8 juillet 2021. Poitiers - L'Isle Jourdain. 56km.

Trajet sud-sud-est. A l'origine, l'idée était de rejoindre Persac, à l'est de la Vienne, petit bourg situé à quelques kilomètres au sud de Lussac-les-Châteaux, puis de suivre la Scandibérique, (Eurovélo 3), jusqu'à Bourpeuil/L'Isle-Jourdain, étape du jour. Après le pique-nique on en décidera autrement.

Sortie de Poitiers sans trop de problèmes hormis une indication erronée en tout début de parcours. Bonne mise en jambes pour remonter la Rue du Faubourg du Pont Neuf, vers le plateau, de l'autre côté du Clain, direction Nouaillé.

Le seul magasin du bourg était fermé. Normal, c'était jeudi.. Sur le parking de la Supérette on se dit qu'il serait dommage de ne pas descendre la longue côte pour admirer la magnifique abbatiale abritant la Mairie dans une des annexes. "Trois petits tours parmi les bâtiments constituant ce bel ensemble... et puis s'en vont", cette fois vers Vernon où l'on est reçus par une énorme averse nous obligeant à nous mettre à l'abri le temps que le ciel retrouve un semblant de couleurs d'été.

Continuation sur la D12 vers Bouresse où une table de pique-nique, judicieusement installée dans un petit parc, nous attend. La route y menant venait d'être refaite et le goudron collait aux pneus, nous ralentissant un peu comme si on nous avait ajouté 100kg aux vélos. Dans un pré à côté de notre table, des chèvres, plutôt que d'être condamnées à brouter autour d'un piquet,  étaient attachées à des pneus usagés. Au prix d'un effort intense elles pouvaient les tirer pour changer de restaurant quand le menu du jour ne leur convenait plus. Finalement, les chèvres et nous menions le même combat, pour elles comme pour nous, l'ennemi c'était les pneus et le goudron.

Dans le bourg, plutôt que de continuer plein est vers la Vienne, on décide de prendre la D8, petite route bien vallonnée mais très calme, qui filait directement sur Bourpeuil/l'Isle-Jourdain.

Soleil et nuages menaçants compliquent la 'gestion des habits'..

A 15h30 on arrive à la chambre d'hôte tenue par un sympathique couple d'Anglais, totalement hostiles au Brexit. Installation dans nos appartements au 2ème étage, dans les combles de la vieille bâtisse.

Les vélos sont remisés dans une cabane. Pour y accéder on passe d'abord dans le jardin d'un restaurant situé en face, puis on traverse un pré pour finalement arriver dans un fouillis de végétation cachant un cabanon en planches. Robert, notre hôte, nous rassure. Le "garage" est cadenassé et sous alarme.

Traverser le viaduc (VV) au-dessus de la Vienne -à pieds- est un 'must', alors, après la douche rituelle, on se met en route. La vue est époustouflante.

Retour sur la rive opposée (côté Bourpeuil) pour un repas 'gastronomique' dans l'unique bistrot-restaurant ouvert.

Une marche digestive (obligatoire après ce que l'on nous avait servi) nous ramène de l'autre côté de la rivière, sur les hauteurs de L'Isle-Jourdain, bien endormie à 21h00, pour un repérage, 'Place d'Armes', du point de départ du lendemain.

Quelques roquets teigneux animent notre passage. Par des fenêtres ouvertes, on entend beaucoup de programmes télé... en Anglais.. Tout comme nos hôtes, ces personnes-là semblent manifestement avoir préféré l'Europe.

 

Nouaillé-Maupertuis, vue de l'Abbatiale

Nouaillé-Maupertuis, vue de l'Abbatiale

Autre vue de l'Abbatiale

Autre vue de l'Abbatiale

Une ruelle dans la propriété

Une ruelle dans la propriété

La Ligne de Démarcation, entre Vernon et Bouresse, sur la D12.

La Ligne de Démarcation, entre Vernon et Bouresse, sur la D12.

C'était il y a vingt ans...

C'était il y a vingt ans...

Eoliennes produisant du courant alternatif..

Eoliennes produisant du courant alternatif..

Not' soupente... Heureusement qu'il ne faisait pas chaud..

Not' soupente... Heureusement qu'il ne faisait pas chaud..

L'Isle-Jourdain vue du Viaduc

L'Isle-Jourdain vue du Viaduc

Préparatifs pour le 14 juillet

Préparatifs pour le 14 juillet

Le viaduc enjambant la Vienne. Vue vers le Nord.

Le viaduc enjambant la Vienne. Vue vers le Nord.

Végétation en bordure de rivière

Végétation en bordure de rivière

La France rurale meurt doucement, mais sûrement.

La France rurale meurt doucement, mais sûrement.

9 juillet 2021. Bourpeuil/L'Isle Jourdain - Oradour sur Vayres. 79km

Route majoritairement au sud, le long de la Vienne, jusqu'à St Quentin sur Charente, puis sud-est jusqu'à Oradour.

Robert nous 'livre' les vélos devant la porte le matin, nous évitant une expédition à travers jardins et prés.

Première mise en jambes pour monter la côte en face. Prudemment, car non échauffés, on pousse les ânes dans les parties les plus raides, jusqu'à La Place d'Armes, point de départ du parcours d'aujourd'hui.

Courses de pique-nique faites c'est direction plein sud le long de la Vienne. La 'Scandibérique' est très bien balisée.

Route très physique offrant de belles descentes mais aussi des montées interminables baignées d'ombre et de soleil, compliquant la 'gestion des habits' pour ne pas attraper la 'crève'. Les paysages sont magnifiques.

Au départ, la brume reste accrochée sur les hauteurs surplombant la rivière. Elle laissera sa place au soleil dans l'après-midi.

La véloroute passe tantôt sur la rive droite, puis gauche, alternant montées et descentes et longs passages de 'halage', plats et sinueux. La végétation est splendide. C'est calme.

A Sainte Radegonde on traverse la Vienne face au château de Saint Germain de Confolens, juché sur une colline face au pont. Imposantes ruines du 12è siècle.

Petit arrêt à Confolens pour faire tamponner nos Carnets à L'Office du Tourisme. Navré de constater que le préposé, sensé renseigner les visiteurs sur les points d'intérêt de la région, ne connaissait même pas la "Scandibérique", véloroute européenne traversant sa ville... Pas plus de succès aux bureaux de la Communauté de Communes, mais eux, au moins, avaient un tampon.

La véloroute suit son parcours vers le sud et c'est à Chirac que nous décidons de pique-niquer sur une table face à la belle église romane Saint Pierre.

Peu après Saint Quentin sur Charente nous quittons la Scandibérique en direction de Pressignac, sur la D161.

Peu avant le bourg, Google maps nous fait traverser les bois sur un chemin bien compacté. On continue vers Videix, puis Cheronnac et enfin Oradour sur Vayres où Peter et Barbara nous attendent. (Deuxième couple d'Anglais implantés en France depuis très longtemps, eux aussi très fâchés par le Brexit..)

On partagera le dîner en table d'hôtes avec nos logeurs et un couple de jeunes Bordelais très sympas.

La journée fut rude -et chaude en fin d'après-midi-. L'option berceuse ne fut donc pas nécessaire.

 

La brume se dissipait lentement

La brume se dissipait lentement

La paisible Vienne, paradis des pêcheurs..

La paisible Vienne, paradis des pêcheurs..

Reflets sur la Vienne.

Reflets sur la Vienne.

Maisons de Sainte Radegonde

Maisons de Sainte Radegonde

Le château de Saint Germain de Confolens

Le château de Saint Germain de Confolens

Déjeuner chez le Président.

Déjeuner chez le Président.

Une toute étroite Charente.

Une toute étroite Charente.

Aux portes du Périgord.

Aux portes du Périgord.

Pèle-mèle de lieux-dits

Pèle-mèle de lieux-dits

10 juillet 2021. Oradour sur Vayres - Thiviers (départ de la Flow Vélo). 60km.

Mise en route sans problèmes vers la voie verte Oradour - Chalus, 14 km sur une ancienne voie ferrée bitumée de bout en bout.

A l'entrée de Chalus un responsable de la VV nous indique un vélociste en ville. Pas question de continuer sans une chambre à air de rechange. On en profite pour faire regonfler les pneus qui en avaient bien besoin. Sortie de Chalus sur la D6B en direction de Dournazac. La route bordée de fleurs monte et descend tout le long. Très beaux passages en forêt. Nombreux petits étangs secrets.

A la sortie de Dournazac on se fourvoie. Au lieu de prendre la D66 vers Pauliac on continue sur la D6B... Résultat : 8 km de plus que prévu. Rien de grave car l'étape d'origine n'était pas trop ambitieuse.

A 14h00 on s'installe à une table de pique-nique au stade de Mialet pour un casse-croute bien mérité. La loi de Murphy s'appliquant en toutes circonstances un voisin du stade décide de tondre sa pelouse au même moment. 300-400m2 au plus, sur une auto-portée poussive et bruyante. L'exercice se termine au moment où on lève le camp...

Continuation sur la D77, très peu passante, via St Jory de Chalais. Méga côte à l'entrée de Thiviers atteinte à 17h00.

Nos hôtes absents nous indiquent comment nous installer. Les vélos sont rangés sous un énorme thuya dont les nombreuses branches retombantes forment un abri difficilement visible de l'extérieur.

La journée a été rude, le parcours très vallonné. Concerts de grenouilles tout le long de la route. Beaucoup de chiens hargneux qui semblent avoir une dent particulière contre les cyclistes de passage, se jetant comme des enragés sur les clôtures entourant les propriétés. 

La table d'hôte est servie sur la terrasse surplombant une belle vallée. En face, le château de Thiviers situé tout près de l'église. Après un coup de Monbazillac en guise de digestif, on se met en route pour une courte balade digestive vers le centre-ville.

Le tour est vite fait. Y'a peu à voir.  On quitte la petite place centrale avec une énième impression de déjà vu, de tristesse, d'une France à deux vitesses, dans laquelle les métropoles agissent comme des trous noirs, absorbant toutes les forces vives des moins puissants.

Je ne peux qu'espérer que la devise de Thiviers, "fortiter ac suaviter" (avec courage et douceur), citée dans les propos de Monsieur Jean-Pierre Montel sur le site web de la ville, se réalise pleinement, et que la cité ait les 'ressources morales suffisantes pour vaincre l'adversité' qui laisse de plus en plus de petites bourgades sur le bord de la route.

 

Hier soir on avait loupé la pancarte

Hier soir on avait loupé la pancarte

La super VV Oradour - Châlus

La super VV Oradour - Châlus

Châlus, sur le 'Chemin'

Châlus, sur le 'Chemin'

Pique-nique avec tondeuse en accompagnement musical

Pique-nique avec tondeuse en accompagnement musical

Jeanne d'Arc est partout. Cette fois à Mialet

Jeanne d'Arc est partout. Cette fois à Mialet

On avance !

On avance !

Finalement l'étape.

Finalement l'étape.

Le garage à vélos de la chambre d'hôte

Le garage à vélos de la chambre d'hôte

Il ne manquait plus que : "Clic-clac, merci Kodak"

Il ne manquait plus que : "Clic-clac, merci Kodak"

Est-ce encore politiquement correct ?

Est-ce encore politiquement correct ?

11 juillet 2021. Thiviers - Chazelles (Flow Vélo). 70km. Chaud et ensoleillé.

Courses de pique-nique à la Supérette de Thiviers au départ pour éviter un repas de fruits secs et de Confipotes.

Une flèche indique bien la direction de la voie verte, puis quelques autres aux intersections, puis plus rien. Après être allés trop loin, un habitant du coin nous donne un repère infaillible : une section de l'ancienne voie de chemin de fer traverse la route, bien enterrée dans le goudron, mais encore visible tout de même... Pas malins les cyclistes..

On nous avait recommandé de ne pas louper Saint Jean de Côle, même au prix de quelques kilomètres supplémentaires, le village se trouvant en retrait de la VV.

C'est un très joli petit village, que nous avons pu visiter (malheureusement, trop rapidement) sans afflux de touristes. Une rue, une place, un vieux pont, un château et une église, le tout baigné de soleil et très fleuri. Encore un endroit qu'il faudra revoir. 

La VV serpente en forêt et en plaine et ne présente pas de difficultés. A la gare de Milhac-de-Nontron on rencontre un cycliste entrain de finir de remonter sa selle. Il avait cassé le boulon de fixation de l'assise et avait dû pédaler debout pendant des kilomètres, avec une remorque derrière, en prime. Fort heureusement, un boulon fut trouvé à la gare et notre collègue a pu réparer. Ce n'est pas le genre de panne qui se produit souvent, mais peut-être faudrait-il prévoir un boulon dans la caisse à outils. Ce n'est pas ce que ça pèse.

Pique-nique à Saint-Pardoux-la-Rivière le long de la Dronne, dans le parc de la Nouchonnière.

L'ombre est bienvenue. Le soleil et la chaleur sont de retour en force. Une section du parcours se fait maintenant sur des voies partagées. Le bitume irradie, les pneus collent..

Pour corser un peu plus l'étape du jour, le relief devient très physique. Succession de montées et de descentes en plaine et sous-bois. On fera la route pendant quelques kilomètres avec un couple de cyclo-touristes, ainsi qu'avec un sujet de Sa Majesté le Roi des Belges. Lors d'un arrêt boisson, celui-ci nous confie qu'il consigne ses réflexions de cycliste dans des ouvrages publiés en Belgique, chez 'Aden Belgique'. Le dernier livre de Jean-Pierre Outers, car tel est le nom de notre co-équipier, s'intitule  :"A bicyclette; Nouvelles en équilibre". On se retrouvera plusieurs fois le long du parcours, généralement en haut des côtes lors de nombreuses pauses 'gourde'.

Le passage à Nontron sera un beau challenge car la ville est perchée en haut d'une côte sans fin. Néanmoins, patience et détermination nous amènent enfin au point culminant sur la route vers Saint-Martin le Pin, Javerlhac, Feuillade et Marthon. Chazelles ne sera qu'à quelques coups de pédale de cette dernière.

Arrêt à Javerlhac pour une visite au Syndicat d'Initiative, dans le but d'acheter un ouvrage retraçant la vie de Monsieur Pierre Bourrinet, qui fut Instituteur et Paléontologue dans la commune voisine de Teyjat, au 19ème siècle, et qui se trouve être arrière grand-père d'un collègue de Sylvie. Pas de chance : fermé l'après-midi. Je me le ferai envoyer au retour. On profite de l'arrêt pour admirer le château, occupé.

Décision est prise de continuer sur la route de Marthon (D75 puis D4) pour éviter des kilomètres supplémentaires et des reliefs coup-jarret. On ne prendra pas la section de la Flow-Vélo passant par La Chapelle Saint Robert. La route est belle et très peu passante.

Au travers de Souffrignac, sur la D4, on retrouve une VV (VV de la Coulée d'Oc -Ancienne ligne de Chemin de Fer Angoulême-Nontron-), qui nous mènera jusqu'à Chazelles. Nous quittons la Dordogne et sommes maintenant en Charente.

Notre chambre d'hôte à Chazelles est située dans l'ancienne gare, magnifiquement restaurée. L'accueil généreux de Nathalie et Patricia, tout comme l'aménagement de leur maison, la qualité du repas servi en table d'hôte et leurs attentions de tous les instants, ne sont rien de moins qu' exceptionnels. Assurément, au classement, elles sont "Hors Concours".

C'est un endroit magique. Dommage que l'on n'ait pas pu rester plus longtemps. Mais c'est promis, on reviendra. Merci à vous deux et bonne chance pour tous vos projets.

 

 

Le "sky-line" de Thiviers depuis notre chambre d'hôte

Le "sky-line" de Thiviers depuis notre chambre d'hôte

Début de la Flow Vélo. La piste est assez rudimentaire

Début de la Flow Vélo. La piste est assez rudimentaire

La gare de Saint Jean de Côle

La gare de Saint Jean de Côle

Des panneaux explicatifs jallonnent la voie

Des panneaux explicatifs jallonnent la voie

Au pied du mur de l'église de St Jean de Côme. Voir explication dans image suivante

Au pied du mur de l'église de St Jean de Côme. Voir explication dans image suivante

Explication des "Sépultures à Répit"

Explication des "Sépultures à Répit"

Détail de l'église

Détail de l'église

L'autel

L'autel

La rue

La rue

Vue du pont

Vue du pont

Détail de la photo précédente

Détail de la photo précédente

La gare de Milhac. Ne pas se fier à la pendule pour prendre le train

La gare de Milhac. Ne pas se fier à la pendule pour prendre le train

Une autre vue sur la VV

Une autre vue sur la VV

Toits de Saint Pardoux

Toits de Saint Pardoux

Entrée à Nontron

Entrée à Nontron

Détail de l'église de St Martin le Pin

Détail de l'église de St Martin le Pin

Reflets à Javerlhac

Reflets à Javerlhac

Tour du Château de Javerlhac

Tour du Château de Javerlhac

Le juke-box de la chambre d'hôtes de Chazelles (en parfait état de fonctionnement)

Le juke-box de la chambre d'hôtes de Chazelles (en parfait état de fonctionnement)

12 juillet 2021. Chazelles - Birac (Châteauneuf sur Charente). 65km

Mise en route sous un crachin digne de ceux que l'on rencontre en Bretagne. Bien pénétrant. La voie verte nous semblait moins sympa qu'hier. Peut-être à cause du grand soleil qui nous avait accompagnés jusqu'à Chazelles, peut-être à cause du regret de quitter cet endroit magique et ces gens si généreux ?

Pas mal de détours pour arriver à Angoulême où l'on revoit notre co-équipier belge devant les Halles. La voie verte semble avoir été tracée "à l'Allemande", nous faisant faire des tas de kilomètres en plus, dont on peut de demander s'ils présentaient un intérêt particulier, notamment la section sur la Coulée Verte de Saint-Yrieix à la passerelle de la rue de Bourgine, où, selon le chemin pris pour y arriver, on loupe le balisage.

Il pleut. Déjeuner dans un immense resto chinois (O'Buffet, rue St Antoine), où tout est proposé sous forme de buffet.Il y en a pour tous les goûts.

Visite assez rapide de la ville. Belles rues anciennes. Nombreux pignons décorés de personnages de bandes dessinées. Le passage à l'Office du Tourisme est une perte de temps, les personnes derrière le comptoir n'étant que très peu intéressées par la "clientèle", toutes absorbées qu'elles étaient à régler leurs problèmes de service.

On retrouve la Flow Vélo sur le quai, près du Musée de la Bande Dessinée. Elle continue sa route en longeant la Charente, tantôt halages tape-cul pleins de flaques, tantôt petites routes sans circulation. Beaucoup de détours. Vent, pluies, cieux menaçants.

Quittant Trois Palis on se retrouve rapidement et sans savoir comment à Sireuil, où un raccourci nous amène rapidement au sud de Châteauneuf sur Charente, près de l'embranchement nous conduisant à Birac, étape du jour.

Les vélos sont à peine rangés sous l' immense hangar de la chambre d'hôte, que le ciel s'ouvre et déverse son énième "averse" de la journée.

La "maison" est dans la famille depuis avant la Révolution française. Grande, stricte, sombre, retirée dans un bosquet au bout d'un interminable chemin. Luca, notre hôte très sympathique nous conduit à nos "appartements" et nous informe que le dîner que nous avions réservé serait servi dans la grande cuisine.

Super soirée partagée avec Luca et un autre couple. Beaucoup (trop ?) de l'excellent Rosé de la propriété, Cognac maison pour terminer et enfin au lit, après minuit... mais non sans avoir eu préalablement une visite guidée de la "maison", une explication de l'arbre généalogique de la famille, peint sur un des murs du 1er, et une présentation des meubles gothiques dessinés, construits, ciselés, polis par un ancêtre...

Quelle journée !

 

La pluie...le talon d'Achille de Sylvie

La pluie...le talon d'Achille de Sylvie

Accueil à Angoulême

Accueil à Angoulême

Ce fut une école

Ce fut une école

La Charente sur la Coulée Verte

La Charente sur la Coulée Verte

Des BD à chaque coin de rue

Des BD à chaque coin de rue

Le train finira bien par arriver...

Le train finira bien par arriver...

Un beau trompe l'oeil

Un beau trompe l'oeil

Un autre trompe l'oeil

Un autre trompe l'oeil

Pas de risque de coups de soleil au jardin...

Pas de risque de coups de soleil au jardin...

Voyage Vélo à travers la France, la Flow Vélo
La seule "réalité" : la dernière porte.

La seule "réalité" : la dernière porte.

Eglise de Trois-Palis

Eglise de Trois-Palis

Eglise de Trois-Palis. 100% fait main, sans imprimante 3D

Eglise de Trois-Palis. 100% fait main, sans imprimante 3D

Voyage Vélo à travers la France, la Flow Vélo
Sireuil, contribution à la culture.

Sireuil, contribution à la culture.

13 juillet 2021. Birac - Jarnac - Saintes. 26 km + TER

Pas assez dormis, mais avec 74km à couvrir, pas question de faire la grasse matinée. Petit déjeuner dans la grande salle à manger austère, que la gentillesse de Luca n'arrive malheureusement pas à égayer. Nos amis d'hier soir ne sont pas levés.. Veinards.

Mise en route vers Châteauneuf puis slow motion sur la D10 en direction de Saint-Même-les-Carrières, puis D736 vers Jarnac sous un ciel froid, gris, venteux  et menaçant. Sylvie, ma polaire sur le dos, avance avec peine. Ce matin, la "pêche" n'y est pas. On n' insistera pas pour ne pas gâcher le voyage.

Passage à l'Office du Tourisme de Jarnac. Employée très positive. Nouvelle averse. Décision prise de prendre le TER jusqu'à Saintes. Tant pis, on ne verra pas Cognac, mais c'est mieux ainsi.

10h58. Le train est à 11h06 et la gare à un petit kilomètre. Avec la complicité du Chef de Gare le problème des billets est réglé. Contrôleuse super sympa. Billets pris à bord...sans supplément ni amende. Tout n'est pas complètement pourri au Royaume de la SNCF..

La campagne défile. Il tombe maintenant des cordes. Des collègues d'infortune pédalent le long de la voie, la tête dans le guidon, dégoulinants, sur des pistes en tout-venant bien gras et plein de nids de poule. Pour 20 euros on a évité 50km de galère et contribué à restaurer le moral de ma cycliste qui se réchauffe peu à peu, au sec.

Saintes est atteinte en une demi-heure. La pluie n'a pas cessé. Coup de fil à la chambre d'hôte qui, malgré l'heure 'matinale', nous attend. Une éclaircie momentanée nous permet de filer dare-dare et de rejoindre notre "havre".

Une résa est faite pour un petit resto local et l'après-midi, qui voit le ciel s'éclaircir et le soleil réapparaitre, nous permet une visite de la ville : théâtre romain, musées, églises et petites rues.

Le musée Dupuy-Mestreau avec ses collections hétéroclites, ses objets du Compagnonnage, ses tableaux, coiffes de Saintonge etc.. est une merveille.

Quelques tableaux très intéressants des orientalistes Eugène Fromentin et Fabius Brest, au musée de l’Échevinage.

Ajoutés à ceux-la, la crypte de l'église Saint Eutrope, véritable église sous l'église, le théâtre Gallo-romain, l'arc de Germanicus nous occupent tout l'après-midi et nous rassurent sur le choix fait le matin.

Dîner sur les berges de la Charente et retour "à la maison" pour une nuit réparatrice. Dix jours de pédalage non-stop, les belles soirées de Chazelles et de Birac, le vent, la pluie, le relief commençaient à se faire sentir...

 

 

 

Un beau rendu de Saintes

Un beau rendu de Saintes

Les arènes, autrement. Photo prise d'un panneau illustrant une fête.

Les arènes, autrement. Photo prise d'un panneau illustrant une fête.

La crypte de Saint Eutrope. XI et XII siècles.

La crypte de Saint Eutrope. XI et XII siècles.

Colonnades de la crypte

Colonnades de la crypte

Musée Dupuy-Mestreau. Rudimentaire mais fiable.

Musée Dupuy-Mestreau. Rudimentaire mais fiable.

Musée Dupuy-Mestreau. Vitrine de coiffes

Musée Dupuy-Mestreau. Vitrine de coiffes

Musée Dupuy-Mestreau. Une coiffe

Musée Dupuy-Mestreau. Une coiffe

Musée Dupuy-Mestreau. Un travail exceptionnel de dentellière.

Musée Dupuy-Mestreau. Un travail exceptionnel de dentellière.

Musée Dupuy-Mestreau. 'Gourde' de Compagnon.

Musée Dupuy-Mestreau. 'Gourde' de Compagnon.

Musée Dupuy-Mestreau. Tous les métiers du Compagnonnage

Musée Dupuy-Mestreau. Tous les métiers du Compagnonnage

Musée Dupuy-Mestreau. Diplôme de Compagnon Passant Couvreur.

Musée Dupuy-Mestreau. Diplôme de Compagnon Passant Couvreur.

Musée Dupuy-Mestreau. Détail du tableau des métiers.

Musée Dupuy-Mestreau. Détail du tableau des métiers.

Détail du parquet du musée.

Détail du parquet du musée.

Musée de l'Echevinage, tableau d'Eugène Fromentin (Afrique du Nord).

Musée de l'Echevinage, tableau d'Eugène Fromentin (Afrique du Nord).

Musée de l'Echevinage, tableau de Fabius Brest (Sur le Bosphore)

Musée de l'Echevinage, tableau de Fabius Brest (Sur le Bosphore)

Arc de Germanicus

Arc de Germanicus

Détail corynthien de l'Arc

Détail corynthien de l'Arc

14 juillet 2021. Saintes - Hiers Brouage. 66kms. Sec et parfois ensoleillé !

Excellente nuit et très bon petit déjeuner dans notre petite maison. Longue et intéressante discussion avec notre hôtesse. Dommage de devoir 'couper court'. Les soixante-cinq et quelques kilomètres nous attendaient. Quatorze juillet oblige, passage rapide dans une Supérette afin de ne pas devoir déjeuner de fruits secs et de Confipotes.

Descente de l'artère principale menant au pont où différents 'corps' se mettaient en place pour le traditionnel défilé.

Sapeurs pompiers, militaires, police, fanfare, rien ne manquait sur le Cours National. Un responsable nous autorise à descendre l'avenue jusqu'au Quai de l'Yser, point de départ de notre étape du jour.

A peine sortis de la ville on aperçoit des cigognes perchées sur leurs nids installés en haut de divers poteaux plantés ça et là en plaine.

Voyage sans problème ni relief à travers champs de tournesols et villages peu actifs, jusqu'aux environs de Port d'Envaux où nous quittons la Flow Vélo pour bifurquer vers le site des Lapidiales, un des points d'intérêt que nous ne voulions pas manquer.

Anciennes carrières de calcaire situées près de Crazannes, elles ont été investies par des sculpteurs taillant leurs œuvres monumentales à même les fronts. Ces artistes viennent des quatre coins de la planète pour réaliser statues et fresques, reflétant souvent des états d'âme parfois bien sombres et tourmentés.

La responsable de la buvette/point info nous garde les vélos le temps de la visite. Un petit panneau demande aux éventuels 'blogueurs' d'obtenir une autorisation de l'Association avant de publier des photos prises, afin de ne pas léser les artistes au niveau de la propriété artistique.

Je remercie vivement Monsieur Tenenbaum, Délégué Général de l'Organisation "Les Lapidiales", de m'avoir permis d'inclure la série de photos présentées dans cet article. Les noms des artistes concernés donnent clairement une idée du rayonnement mondial du site.

Pique-nique sur la margelle d'un puits à Saint-Porchaire. Une légère erreur de parcours à la sortie de Pont-l'Abbé- d'Arnoult entraîne quelques kilomètres de plus au compteur. Interminable route parfaitement droite à travers les marais (8kms), pour rejoindre Saint-Just-Luzac. En relief, sur une maison face à l'église, très belle croix occitane taillée  finement, telle une dentelle de pierre.

Les derniers kilomètres jusqu'à Hiers se passent sans histoires hormis la difficile traversée de la D123 à la hauteur du Club de Tir Marennais. Très grosse circulation dans les deux sens. Après avoir contourné la piste de l’aérodrome de Marennes, encore un long passage dans les marais, traversée du Canal de la Charente à la Seudre, puis c'est Hiers.

Le dîner sera pris au village voisin de Brouage, dans le petit hôtel-restaurant où nous étions descendus il y a deux ans... Au menu, la fricassée d'anguilles valait bien les quelques kilomètres en plus.

Rien n'avait changé dans cette citadelle de Vauban. A 19h00 les chats étaient rentrés, les paillassons retirés des pas- de-portes, les magasins fermés et les ragondins enfin libres de s'ébrouer dans les prairies et cours d'eau alentour. La rue principale, pavée et droite, reliant l'entrée et la sortie du village, sur la D3, était vide. La seule différence, car il y en avait tout de même une, était au niveau de la température : 30° dans la chambre à 22h00, il y a deux ans... polaire sur le dos à 19h00 cette année.

 

Préparatifs pour le défilé : la Musique

Préparatifs pour le défilé : la Musique

Préparatifs pour le défilé : les Porte-Drapeaux

Préparatifs pour le défilé : les Porte-Drapeaux

YESS !!!

YESS !!!

Cycliste requinquée

Cycliste requinquée

Près des Lapidiales : Les Chevaliers de la Table Ronde

Près des Lapidiales : Les Chevaliers de la Table Ronde

Aux Lapidiales : oeuvre d'Alain Vandenbrouck

Aux Lapidiales : oeuvre d'Alain Vandenbrouck

Aux Lapidiales : oeuvre de Valentina Dussavitskaïa et Yury Tkachenco

Aux Lapidiales : oeuvre de Valentina Dussavitskaïa et Yury Tkachenco

Aux Lapidiales : oeuvre de Gérard Quéheillalt (détail)

Aux Lapidiales : oeuvre de Gérard Quéheillalt (détail)

Aux Lapidiales : oeuvre de Paora Toi Te Rangiuaia

Aux Lapidiales : oeuvre de Paora Toi Te Rangiuaia

Aux Lapidiales : oeuvre de Paora Toi Te Rangiuaia (détail de la photo précédente)

Aux Lapidiales : oeuvre de Paora Toi Te Rangiuaia (détail de la photo précédente)

Aux Lapidiales : oeuvre d'Alain Vandenbrouck

Aux Lapidiales : oeuvre d'Alain Vandenbrouck

Aux Lapidiales : oeuvre d'Alain Vandenbrouck (autre détail de l'oeuvre précédente)

Aux Lapidiales : oeuvre d'Alain Vandenbrouck (autre détail de l'oeuvre précédente)

Au pique-nique à St Porchaire

Au pique-nique à St Porchaire

Les roses-trémières poussent partout, sauf chez nous..

Les roses-trémières poussent partout, sauf chez nous..

Près d'une ferme. Ces pneus-là ne crèveront jamais !

Près d'une ferme. Ces pneus-là ne crèveront jamais !

En face de l'église de Saint-Just-Luzac

En face de l'église de Saint-Just-Luzac

Extraordinaire maîtrise du trait et du geste.

Extraordinaire maîtrise du trait et du geste.

15 juillet 2021. Hiers - Oléron - La Rochelle. 59 kms

Mise en route vers Oléron aux environs de 9h00. Un bout de D3 direction S-O, puis, à droite, après un bois, une petite route tranquille vers Nodes et Bourcefranc. Arrêt au Chapus pour admirer le petit port de pêche et les ruelles fleuries. Une maison attire l'attention sur la Place des Pilotes. Elle est entièrement carrelée de tomettes de couleur et décorée avec des motifs de la mer.

Pas de difficultés à se diriger vers le pont de l'Ile d'Oléron. Il se voit de loin. Un panneau indique "Baie de la Grognasse". On se demande bien ce qu'elle a pu faire, la baie, pour être appelée ainsi ?

La traversée du pont est relativement aisée bien que la bande "cyclable" soit bien étroite et non protégée. Il est question de repositionner les 'pistes' A/R sur le même côté du pont, en site propre... Wait and see ! (Le "Wait" risque d'être plus long que le "See").

L'arrivée sur Oléron est un peu chaotique. La transition de la route vers le système de pistes repérées par des couleurs différentes manque de signalisation claire. Dommage, car l'île est équipée d'un beau réseau cycliste. Après quelques A/R on trouve la "bleue" qui longe la côte ouest en direction du phare de Chassiron.

Très vite la circulation devient insupportable car le système est surchargé. Il faut avoir les yeux partout, surveiller les enfants sur leurs petits vélos, les 'Fangios' cherchant la performance et tant d'autres qui s'affranchissent des notions les plus basiques du code de la route et malheureusement de courtoisie, sous prétexte qu'ils sont en vacances.. De plus, le tracé de la "bleue" borde en grande partie une route très passante (donc bruyante), montant elle aussi au phare.

A La Cotinière on s'arrête pour déjeuner à côté de l'Office du Tourisme. Excellent poisson, service efficace et prix très raisonnables.

On repart, après réflexion, vers Saint Pierre d'Oléron sur la piste "orange", et de là vers Saint Georges d'Oléron, sur la "rouge". C'est le jour et la nuit par rapport à la "bleue". Pistes calmes, bon revêtements, à travers des petites garennes et des champs de luzerne en fleur. Dès que l'on s'éloigne de la côte, tout redevient paisible.

Dernière étape. Boyardville par la "verte". Elle longe la forêt domaniale des Saumonards. Là, on se serait crus dans les allées du Bois de Vincennes, un dimanche après-midi, aux premiers beaux jours de l'été. On était loin des chemins tranquilles longeant la Vienne..

Cette première découverte de l'île fut intéressante mais nous a laissée sur notre faim. Faudra revenir hors période de vacances pour plus d'authenticité.

18h15 : Embarquement sur le ferry pour La Rochelle. Une petite heure de traversée, sur le pont supérieur, au vent et aux embruns. Au large on se refroidit vite. Sylvie descend finalement dans la cabine où elle s'endort, bercée par le roulis et le tangage du bateau.

L'entrée au Port de la Rochelle est splendide. Notre ferry s'amarre face aux Tours de la Chaîne et Saint Nicolas. Le débarquement est rapide et en quelques coups de pédale nous sommes arrivés à notre hébergement en ville, rue de la Sardinerie.

Douche rapide et direction le restaurant que nous avions réservé et où un excellent repas nous fut servi. 

La journée se termine par une balade digestive en ville, du côté du Port. Beaucoup de monde. De nombreux artistes, groupes et musiciens animaient cette belle soirée, tellement "appréciée", après tant de mois gâchés.

La maison carrelée du Chapus

La maison carrelée du Chapus

Une autre vue de la maison

Une autre vue de la maison

Place des Pilotes, Le Chapus

Place des Pilotes, Le Chapus

Voyage Vélo à travers la France, la Flow Vélo
Le Port du Chapus

Le Port du Chapus

L'arrière de la maison (celle des photos 1 et 2)

L'arrière de la maison (celle des photos 1 et 2)

Une rue du Chapus

Une rue du Chapus

Le Robert : "femme laide et d'humeur acariâtre"...

Le Robert : "femme laide et d'humeur acariâtre"...

Pas rassurée..

Pas rassurée..

Sur Oléron

Sur Oléron

Saint-Pierre-d'Oléron

Saint-Pierre-d'Oléron

Champ de luzerne. Quel parfum !

Champ de luzerne. Quel parfum !

Fleurs des champs

Fleurs des champs

Fort Boyard

Fort Boyard

La Rochelle

La Rochelle

Une belle balade dans le port

Une belle balade dans le port

16 juillet 2021. La Rochelle - L'Aiguillon sur Mer. 67 kms

Mise en route vers 9h00 en direction du Bd Joffre et du Pont Jean Moulin pour rattraper la Vélodyssée qui longe le Canal de Marans à La Rochelle. Sortie à Périgny pour les achats du pique-nique de midi... à ne pas recommander, car l'unique Supérette trouvée était située au-delà d'une Zone artisanale/industrielle interminable.

De retour sur la Vélodyssée on se bagarre contre un vent de NE jusqu'à Marans. De là, la piste prend une direction ouest longeant le Canal maritime de Marans à la mer, puis part à travers les 'Polders', nous gratifiant d'un vent de 3/4 arrière pendant toute cette traversée.

Pas grand-chose à faire que de pédaler sur ces étendues plates et interminables. Peu après l’Écluse de Brault une haie nous protège du vent pour le pique-nique, pris debout.

Beaucoup de cyclistes, la plupart filant vers La Rochelle.

A Saint Michel en l'Herm on décide de prendre la boucle de la véloroute qui file plein sud vers la Pointe de l'Aiguillon. Malheureusement, elle n'y passe pas, rattrapant la D46c bien avant la pointe, pour remonter en direction de L'Aiguillon sur Mer. A l'intersection avec la D46 il aurait fallu tourner à gauche prenant une route sud-est sur quelques kilomètres. On le saura pour la prochaine fois...

L'entrée dans L'Aiguillon se fait donc par la route côtière, protégée par de très hauts murs.

Pas de soucis pour trouver la chambre d'hôtes. C'est là où nous étions descendus il y a deux ans quand nous avions parcouru la Vélodyssée dans l'autre sens. Installation cette fois dans la 'Chambre au Trophée' décorée d'un bric-à-brac délirant mais sympa et dans laquelle une énorme tête de vache empaillée surplombe le lit.

Dîner au Bistrot du Port et marche digestive dans un bourg désert où les quelques restaurateurs, kébabs et autres pizzérias attendaient le client...en vain.

 

Le héron est parti avec une grenouille...qui a réussi à s'échapper : )

Le héron est parti avec une grenouille...qui a réussi à s'échapper : )

De nouveau sur la Vélodyssée !

De nouveau sur la Vélodyssée !

Mon "Rock'n'Roll" a retrouvé un copain

Mon "Rock'n'Roll" a retrouvé un copain

Le long du canal

Le long du canal

Sur la digue

Sur la digue

Un "pays de ciel"

Un "pays de ciel"

Tamaris à foison

Tamaris à foison

En territoire ennemi, je m'affirme !

En territoire ennemi, je m'affirme !

Le pont de Ré, vu de l'Aiguillon.

Le pont de Ré, vu de l'Aiguillon.

Vase ++ dans Le Lay. En face, La Faute sur Mer

Vase ++ dans Le Lay. En face, La Faute sur Mer

Notre chambre

Notre chambre

21h00 à la plage de l'Aiguillon

21h00 à la plage de l'Aiguillon

Vitrail de Saint Nicolas

Vitrail de Saint Nicolas

17 juillet 2021. L'Aiguillon sur Mer - Brétignolles sur Mer. 90 kms

Le petit déjeuner pris, et une grosse portion de 'Broyé du Poitou' maison dans la sacoche-cantine, nous quittons nos hôtes, direction le nord, sur la Vélodyssée.

Belle météo, même chaude. Vent du nord. Normal.

La piste en direction des Sables d'Olonne alterne des passages en sous-bois, en plaine, en bordure de mer, traversant un chapelet de bourgs côtiers, qui nous apparaissent en réalité comme une interminable enfilade de résidences de vacances, de structures gonflables et de campings. (Beaucoup de mobile homes "O'Hara"... où sont les "O'Timmins" ?)

Dans les marais, on se serait même cru sur des autoroutes à vélos. Par endroits, c’était même pénible.

A Port Bourgenais on retrouve un ami et sa famille pour une collation ‘rapide’. Dommage qu'il ait fallu expédier ce moment très agréable et ne pas profiter plus longuement de ces retrouvailles.

La remise en route à 14h00 bien tassées est rude. Non pas à cause de difficultés particulières le long de la côte, mais surtout à cause de la digestion qui nous casse les genoux et la chaleur qui s’abat sur nous en ce début d'après-midi.

Courte halte aux Sables, saturés de monde sur plage et remblai, pour le coup de tampon sur nos carnets de voyage et c'est reparti, cette fois sans escale, jusqu'à Brétignolles atteinte après de nombreux coups de pédale et pas mal de haltes pour se désaltérer.

A la sortie de Brem sur Mer, à côté du Camping des Dunes, on aperçoit le panneau tant attendu sans savoir que le front de mer de Brétignolles fait 14 km de long et que notre chambre d'hôte était à l'autre bout !

Après moult doutes et vérifications, on continue sur la Corniche, n’ayant pas l’impression d’avancer tant elle est longue, et tant elle était encombrée.

A 19h30, après  plus de 90km dans la journée, on arrive finalement à destination chez des hôtes très sympathiques, qui insistent pour que l’on prenne tout le temps nécessaire pour 'décompresser', avant de partager avec eux le délicieux repas qu'ils avaient préparé.

Super soirée relax passée en leur compagnie. La table d'hôte, hormis l’avantage qu’elle offre de ne pas avoir à ressortir pour dîner, est un lieu privilégié d’échanges que nous avons beaucoup apprécié cette année.

La Tranche. Interminable passerelle pour atteindre la plage

La Tranche. Interminable passerelle pour atteindre la plage

La Plage des Sables d'Olonne

La Plage des Sables d'Olonne

18 juillet 2021.   Brétignolles sur Mer - Saint Gilles Croix de Vie - Nantes - Vannes. 17 kms

Ce matin, pas besoin de se presser, car notre train à St Gilles est à 12h et quelques.

La Vélodyssée est très encombrée de vélos de toutes disciplines, de poussettes, de piétons, rendant l'avancement assez pénible. Heureusement, nous n'avons que 15 kilomètres à parcourir pour atteindre la gare.

Tour en ville (vite fait) et longue attente sur le quai.

Les vélos sont embarqués sans difficultés et Nantes est atteinte après 1h11 de TER. A noter que les Chemins de Fer des Pays de la Loire ne demandent pas de réservation vélo.

Après un déjeuner sympa pris non loin de la gare de Nantes, il est temps de nous diriger vers le quai N° 8.

Première mauvaise surprise, le quai N° 8 n'est pas doté de rampes pour atteindre le quai, mais de goulottes sur le bord des marches.

Deuxième mauvaise surprise : chaos indescriptible sur le quai et pas un agent de la SNCF en vue pour contrôler les réservations de vélo.

Résultat : on se retrouve à 9 vélos plus sacoches dans le minuscule espace qui n'a été conçu que pour 6...et de surcroit, accrochés.

C'est toujours curieux que dans de telles circonstances, les contrôleurs, d'habitude si pointilleux, ne passent pas faire le boulot qu'ils auraient dû faire sur le quai..

Heureusement qu'à Redon, la descente s'effectue par la porte de gauche car mon Rock'n'Roll bouchait complètement celle de droite, n'ayant pas d'autre endroit où se 'garer'.

A Vannes, pas de quartiers, tant pis pour les genoux et les valises des personnes qui ne voulaient pas bouger, bloquant la sortie, et pour ceux qui essayaient de monter alors que tout le monde n'était pas descendu. Plusieurs A/R sont nécessaires pour sortir le matériel et aider d'autres cyclistes coincés.

Excédé par ce nouvel exemple de désorganisation, de mépris du 'client',  qui caractérisent de plus en plus souvent la SNCF, je toque à la porte du cagibi des contrôleurs, sur le quai.

La demoiselle à qui j'ai affaire m'écoute, absente, et me dit enfin que ce n'est pas la première réclamation... que ce n'est pas de leur faute, qu'ils sous-traitent (?)... qu'elle fera 'remonter'  l'incident.

Autant dire que rien ne se produira et que le 30 septembre, dernier jour des réservations obligatoires pour les vélos dans les TER de Bretagne, ils pousseront un 'ouf' de soulagement, n'ayant plus à se soucier des règles qu'ils ne sont pas capables d'appliquer, et des "emmerdeurs" à vélo.

De mon côté, je n'espère qu'une chose : que la concurrence, celle qui ne se cache pas derrière des décrets et lois d'avant la dernière guerre, et qui vit avec son temps, arrive le plus vite possible, pour qu'enfin un voyage en train avec son vélo ne soit plus un parcours du combattant duquel on sort toujours perdant.

 

 

Les Ténèbres sont toujours une impasse...

Les Ténèbres sont toujours une impasse...

19h00. At Home.

19h00. At Home.

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #La Flow Vélo, 2021

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Publié le 29 Septembre 2020

Voyages avec ma Fille - 8ème Edition- Un coin de Bretagne.

Après le Donegal et l'Allemagne de l'Est, passés à la trappe cause Covid, nous avons décidé de rester près de chez nous et d'utiliser notre maison près de Vannes comme 'base' pour explorer différents endroits de la région, essentiellement richesses historiques, faisant des bonds à travers les siècles, mais en essayant de garder un semblant d'ordre chronologique.

Promenades dans le Golfe, Mégalithes, Forteresses et Chapelles peintes seront au programme d'une dizaine de jours de très belle météo, permettant à nos ânes de métal de s'aérer sur les voies vertes et petites routes de campagne.

Lundi 14 septembre 2020.

Jenny arrive de Paris, avec son vélo, par le train de l'après-midi. Bagarres habituelles pour accéder à la place dédiée aux vélos dans le TGV à étage, nécessitant de virer toutes les énormes valises qui l'encombraient. Heureusement, elle se fera aider par un autre cycliste tout aussi excédé par la politique vélos de la SNCF, que par le chacun-pour-soi de certains passagers.

On passe la fin de l'après-midi à peaufiner le programme et regarder les cartes.

Sans avoir donné le premier coup de pédale on est déjà en route, rêvant des découvertes à venir, des chemins que l'on allait parcourir. La Fête, c'est avant la Fête !

Mardi 15 septembre 2020. Vannes - Séné - Port Anna - Mousterian et retour. 40 km

Mise en route après "l'heure des bureaux" pour éviter la grosse circulation des abords de Vannes le matin. Dès que l'on se trouve au Poulfanc, sur la contre-allée, puis sur la piste cyclable en direction de Séné, le chaos de voitures et de camions se calme. A l'hippodrome on est enfin presqu'à la campagne.. Continuation en direction du lieu-dit le 'Purgatoire'. Puis à droite vers Port Anna sur la GR aménagée pour recevoir les vélos.

Peu de marcheurs à cette mi-septembre, mais très belle météo sur le petit chemin qui serpente à travers bois et plaines, pour déboucher sur les 'hauteurs' de Port Anna, où on espérait voir les quatre Sinagots amarrés dans l'étroite Marle. Pas de chance, ils n'y sont pas aujourd'hui.

 

 

 

Un beau chemin creux sur la GR en direction de Port Anna

Un beau chemin creux sur la GR en direction de Port Anna

Vue de Port Anna

Vue de Port Anna

Après un pique-nique sous les pins surplombant le petit port, on reprend la GR puis un bout de la route principale desservant la petite presqu'île pour rapidement reprendre un chemin de l'autre côté, en direction de Moustérian. 

Passage au Dolmen de Gorneveze puis direction la Pointe du Bill, étendant sa 'chaussée' de pierres vers la minuscule île de Béchit. Une école de voile est de sortie, colorant le gris des flots de leurs petites voiles rouge/orangées.

Le dolmen de Gorneveze abritant une cycliste ravie.

Le dolmen de Gorneveze abritant une cycliste ravie.

Les p'tits mousses au boulot..

Les p'tits mousses au boulot..

Retour à la maison via le sentier pédestre zigzaguant à travers les marais et les bois alentour. A l'hippodrome on choisit de passer par le port de Vannes en empruntant la piste cyclable longeant les bâtiments de l'université au Campus de Tohannic. Une 'contribution à la culture' nous attend à la hauteur du musée "DéDaLe Rive gauche", sur le port.

Une erreur de GPS peut être fatale en camping-caravanning...

Une erreur de GPS peut être fatale en camping-caravanning...

Mercredi 16 septembre 2020. Vannes - Locmariaquer (avec traversée maritime...). 52km

Partis de bonne heure cette fois pour ne pas louper le ferry de milieu de journée à Port Navalo. Belle météo qui promet soleil et chaleur. Au giratoire de la route de Nantes, au Poulfanc, Jenny, qui se trouvait derrière moi, m'appelle à l'aide, à hauteur de la station service. Son filet, accroché normalement au porte-bagages, et qui sert de fourre-tout en route, s'était détaché à une extrémité et enroulé autour du moyeu de la roue arrière, heureusement côté opposé à la cassette.

Dans ces moments, d'avoir quelques outils dans la sacoche se révèle d'un grand secours. Le crochet rigide, type extrémité de sandow, était sérieusement coincé dans la base des rayons côté moyeu. En outre, impossible de dérouler les fils caoutchouc qui avaient fait une demi douzaine de tours avant de bloquer la roue...

Il faudra la clé plate de 15, normalement utilisée pour démonter les écrous de sa roue avant, pour pouvoir enfin extraire le gros crochet déformé des rayons où il s'était coincé. Heureusement pas de casse au niveau des rayons. Seulement une légère déviation du porte bagages arrière.

Remise en route sur la route de Nantes jusqu'au petit chemin qui entre dans le bois à droite, au niveau de la petite rivière qui se jette dans le chenal de Saint Léonard, en face du restaurant 'Le Bouchon Breton'.

A partir de ce point nous suivrons l'excellente véloroute N° 45, qui part du port de Vannes et qui se termine à deux pas de l'embarcadère à Port Navalo. 

A l'extrémité de la rue de Saint Goustan, celle qui se trouve à l'arrière et en contrebas de Leroy Merlin, du Golf et de la maison de retraite, et qui passe sous la route de Sarzeau, filant ensuite vers Theix, nous empruntons une variante au niveau de l'aire de co-voiturage (dénommé 'Theix-Giratoire de Since'). La véloroute N° 45 fait normalement une boucle via Theix, ce qui rallonge inutilement le trajet. 

Donc, à la sortie de la zone de co-voiturage, côté sud, nous prenons la rue des Nouettes (R338) qui longe la route de Sarzeau (D780) sur quelques centaines de mètres pour brusquement virer à gauche en légère montée. Après les quelques maisons au lieu-dit La Nouette on continue pendant une centaine de mètres sur la petite route et on emprunte le chemin agricole à droite, menant aux bâtiments de la Laiterie à 200-300m de là. Au-delà de la laiterie une petite route asphaltée mène tout droit au lieu-dit Lanfloy où on tourne à gauche sur la C333 en direction de la D7/Plaisance.

Au Stop, on prend à droite vers Noyalo. Bref arrêt au moulin à marée.

Dans Noyalo, (excellent far à la boulangerie Place de Rhuys...) on continue sur la Vélo-route N° 45.

Pendant un bon bout de chemin celle-ci longe la D780. A la hauteur de Saint Armel nous poursuivons le long de la route de Sarzeau, laissant à gauche 'Les Meubles de Sophie" et continuons, au-delà de Saint Colombier, puis bifurquons à gauche dans les bois, en direction de Kerhouet-St. Colombier, et au-delà, vers Sarzeau, après avoir coupé la route menant de Sarzeau à Suscinio/Penvins (la D198).

De Noyalo à St. Colombier la véloroute est asphaltée et en site  quasi propre (route essentiellement agricole). De Saint Colombier à Sarzeau, super balade sur des chemins bien compactés, très souvent ombragés, ce qui, lors de notre voyage, était très bienvenu.

Après un court transit dans Sarzeau nous sommes "ré-expédiés" dans la la nature sur une succession de petites routes très calmes : La Bas Bohat, Le Riellec, Kerdouin, Botpenal, puis une longue piste en tout venant bien compacté qui nous mènera au giratoire du Net, très proche d'Arzon.

Les derniers kilomètres se font sur des petits chemins sympathiques avant de déboucher sur les 'hauteurs d'Arzon' pour ensuite longer l'église et descendre dans des rues très calmes vers la baie et un peu plus loin, l'embarcadère.

Après avoir repéré le petit guichet du 'Passeur des Îles', nous pique-niquons dans un coin d'ombre du port, assis sur une plate retournée, en profitant de la magnifique vue offerte par le port et les nombreuses îles (Les îles Vezit, Er Runio, Le Grand et le Petit Huernic...). Il fait très chaud !

Tickets achetés, c'est l'heure d'embarquer pour la croisière, certes plus modeste que celles que nous avons faites avec Brittany Ferries vers l'Irlande, mais croisière quand-même ! La durée importe peu, c'est le dépaysement qui compte !

 

 

En route pour Locmariaquer ! Les vélos sont dans la cabine. Que du bonheur !

En route pour Locmariaquer ! Les vélos sont dans la cabine. Que du bonheur !

Traversée le nez au vent, cap 333°, à 8 nœuds. Les poissons sous la quille devaient aller plus vite que nous... Mais qu'importe !

L'arrivée au port du Guilvin se fait par un étroit chenal qui nous mène à l'embarcadère. Les vélos retrouvent la terre ferme et en quelques coups de pédale nous atteignons l'excellent 'Relais de Kerpenhir' situé à quelques centaines de mètres au sud du port, en direction de la pointe.

Déchargement des sacoches et en route, sans perdre de temps, pour remonter quelques millénaires dans l'histoire et nous rassasier une fois encore de menhirs, de dolmens, de tumulus, de tombes à passage, témoins miraculeusement survivants du génie de peuples qui ont encore beaucoup à nous apprendre et dont les inscriptions dans la roche, les multiples et magnifiques gravures, resteront certainement à tout jamais inexpliquées.

Nous nous concentrons aujourd'hui sur le 'Site des Mégalithes' renfermant entre autres Le Grand Menhir Brisé et le Tumulus de la Table des Marchands, magnifiques monuments érigés il y a plus de 250 générations !!

Ici, comme à Newgrange, en Irlande, visité en 2018 (voir article), ou Gavrinis, tout proche, que nous avons découvert l'an dernier, les chercheurs, les scientifiques et les guides acceptent avec humilité leur incapacité à produire une explication définitive de la raison-d'être de ces extraordinaires réalisations, laissant à chacun le soin de se faire une opinion, d'imaginer ce que ces hommes ont voulu exprimer, de rêver aux significations de cet héritage. Comme nous disait notre guide à Newgrange : "Your guess is as good as mine" (Votre opinion est aussi bonne que la mienne).

Loin de nous en faire une, nous préférons simplement nous imprégner des 'ondes' qui enveloppent ces lieux, nous accroupir pour passer la porte basse, remonter le temps dans l'étroit couloir menant à la cavité funéraire de la Table des Marchands, pour finalement être éblouis par la beauté des gravures rupestres que nous avons la chance de découvrir, quelques 4 000 ans après leur réalisation sur ces roches énormes.

Après l'extraction de la pierre, ce qui n'a pas dû être une mince affaire, après un transport de 10 à 20km,  combien de coups de percuteur en quartzite ont été nécessaires pour dégrossir les 280 tonnes (estimés) du Grand Menhir Brisé et en 'lisser' la surface ? Se poser la question est comme tenter de comprendre la signification d'un univers infini...

Se poser de telles questions ne sert à rien, car nous n'aurons jamais les réponses. Mieux vaut simplement accepter que depuis la nuit des temps, face à l'inconnu, des peuples dits 'primitifs' ont fait preuve d'une ingéniosité surprenante et ont su, confrontés aux cycles des saisons, de la vie, de l'univers, donner une dimension spirituelle/scientifique à leurs réalisations.

 

 

La table des Marchands

La table des Marchands

Une explication relative à la Table des Marchands

Une explication relative à la Table des Marchands

La cavité funéraire de la Table des Marchands

La cavité funéraire de la Table des Marchands

Newgrange, Eire

Newgrange, Eire

Une inscription à l'intérieur de la cavité funéraire de Newgrange, Eire

Une inscription à l'intérieur de la cavité funéraire de Newgrange, Eire

Le Tumulus d'Er Grah et Le Grand Menhir Brisé

Le Tumulus d'Er Grah et Le Grand Menhir Brisé

Fougères sur le Tumulus d'Er Grah

Fougères sur le Tumulus d'Er Grah

Nous avions bien pédalé sous la chaleur et avions reçu en cadeau d'arrivée cette visite magique du Site des Mégalithes. Un bon repas, bien mérité, clôt cette belle première journée à Locmariaquer. Le coucher du soleil sur la Pointe Er Hourel sera la cerise sur le gâteau.

Juste un peu tard pour les derniers rayons, mais quelle vue !

Juste un peu tard pour les derniers rayons, mais quelle vue !

Jeudi 17 septembre 2020. Locmariaquer.

Visites de mégalithes et retour vers Vannes (2ème traversée maritime !). 49 km. Météo très chaude.

Une fois encore, la journée s'annonce très belle.

Mise en route, sans hâte, vers le Tumulus de Mané er Hroek, situé à deux pas de l'hôtel. Classé comme 'Tumulus géant', (100m de longueur, 60m de largeur, hauteur 10m !), érigé il y a plus de 6 000 ans !

Le tombeau, qui était hermétiquement clos à sa découverte, renfermait une collection extraordinaire de 'mobilier' funéraire : haches polies (roches alpines et ibériques), perles de pendeloques etc. Aucun ossement n'y a été retrouvé.

Aujourd'hui, il est accessible par un escalier en pierres construit récemment. Une impression curieuse s'en dégage car contrairement aux tumulus des tombes à couloir, 'en surface', celui-ci, s'enfonçant sous terre, se rapproche beaucoup plus de la notion de tombeau comme nous les connaissons de nos jours. Nous ne nous y attardons pas.

L'entrée du tumulus de Mané er Hroek.

L'entrée du tumulus de Mané er Hroek.

Notre deuxième arrêt sera au Tumulus de Mané Lud, situé en bordure nord-ouest de Locmariaquer, sur la route d'Auray. Celui-ci est d'une toute autre nature, Un couloir constitué de pierres plates dressées, plantées à la verticale, donne accès, par une 'porte basse', à une chambre funéraire dont le sol, les murs et le 'plafond' sont constitués d'énormes dalles portant de nombreuses gravures. Il est admis que l'ensemble a été construit il y a 6 000 ans. Des fouilles menées au XIXè et début du XXè siècles ont mis à jour deux inhumations ainsi que des ossements de chevaux. (source Wikipédia).

La porte basse du couloir d'accès à Mané Lud

La porte basse du couloir d'accès à Mané Lud

Jenny photographiant des inscriptions

Jenny photographiant des inscriptions

Quelques unes d'entre-elles..

Quelques unes d'entre-elles..

Vue de la chambre funéraire, Mané Lud

Vue de la chambre funéraire, Mané Lud

Position debout impossible.

Position debout impossible.

Notre dernière visite avant le retour sera au Tumulus de Mané Rutual, autre dolmen à couloir, d'environ 20m de long, érigé lui aussi il y a environ 6 000 ans. De nombreuses gravures ont été découvertes sur les pierres constituant le monument, principalement sur les faces intérieures des dalles de couverture, ce qui pourrait signifier que celles-ci provenaient du ré-emploi de menhirs gravés antérieurement. Des objets provenant des fouilles sont exposés au Château-Gaillard à Vannes.

L'accès est condamné du fait de la fragilité de l'ensemble.

Cette visite termine notre court mais riche séjour à Locmariaquer. Il est temps de faire quelques courses en ville pour le pique-nique et de nous rendre à l'embarcadère pour la navigation de retour.

Celle-ci se fera sur une mer toute aussi calme qu'hier. La marée basse nous permettra de voir les ostréiculteurs au travail sur leurs 'tables', supports métalliques surélevés pour éviter tout contact avec la vase, le sable et les éventuels prédateurs. Travail de Romains qui peut, à tout instant, être anéanti par une pollution de l'eau de mer.

Attente sur l'embarcadère.

Attente sur l'embarcadère.

Sur les 'tables' les nombreuses 'poches' d'huîtres

Sur les 'tables' les nombreuses 'poches' d'huîtres

Au loin, une vue furtive du cairn de Gavrinis.

Au loin, une vue furtive du cairn de Gavrinis.

Vendredi 18 septembre 2020. Visite de la Forteresse de Largouët et de la Chapelle de Cran. 33km.

Aujourd'hui, balade quasi digestive ponctuée cependant d'une série de côtes que nos mollets, surpris, n'avaient pas connues les jours précédents.

Il faut être à la billetterie de la Forteresse avant 12h10, heure de la pause déjeuner du responsable. On peut cependant rester dans le parc durant la fermeture de mi-journée, ce que nous ferons, profitant d'un banc au pied de la tour, face à l'étang, pour déjeuner en compagnie des centaines de canards en charge de la musique. 

Ayant sous-estimé la rudesse des côtes et surestimé notre vitesse moyenne, nous arrivons devant le guichet des billets à 12h04...

A peine l'entrée réglée et les vélos garés derrière le chenil, le préposé nous quitte, bouclant la porte d'accès derrière lui, nous laissant libres de découvrir l'extraordinaire domaine qui nous propulse quelques 4 500 ans en avant par rapport à notre passage récent dans le Néolithique...

Une longue allée nous mène à la forteresse proprement dite, cachée par une courbure du chemin non loin de la tour et du donjon. On découvre tout d'abord les ruines sécurisées d'un logis du 17ème siècle, derrière lesquelles un mur de chapelle avec rosace en pierre résiste, lui, au temps et à l'histoire depuis le 15ème siècle. Le donjon, haut de 57m, est du 14ème, la façade du châtelet du 15ème...

Celui-ci, entrée principale de la 'zone intérieure' de la forteresse, se dresse fièrement au-delà de l'ancienne douve. On y voit les emplacements du mécanisme permettant de faire fonctionner le pont levis. Au centre,  "l’écu à dix besants du seigneur de Rieux et la hure de sanglier, attribut des Raguenel-Malestroit, famille de son épouse". Les Rieux seront les détenteurs des lieux jusqu'en 1643...

A gauche, la tour en forme de fer à cheval et plus au fond, à droite, l'immense donjon, dont la structure en pierres est pratiquement intacte.

Alors que la Tour est inaccessible au public, le Donjon, gardé par des centaines de pigeons, offre aux visiteurs un magnifique escalier à vis permettant de monter très haut dans l'édifice et d'en découvrir de nombreux recoins. Les murs sont parsemés de marques gravées par les Compagnons tailleurs de pierre ayant contribué à la construction.

Très peu de visiteurs sont présents, alors, comme des enfants réservant le meilleur du gâteau pour la fin, nous ne nous pressons pas, délectant le moment présent dans l'attente de la découverte du Donjon.

 

 

Le Châtelet. Au fond, le Donjon.

Le Châtelet. Au fond, le Donjon.

La Tour ronde, en forme de fer à cheval.

La Tour ronde, en forme de fer à cheval.

Quelques unes des marques des Compagnons Tailleurs de pierre

Quelques unes des marques des Compagnons Tailleurs de pierre

Vue du Donjon et des mâchicoulis 'ceinturant' la partie supérieure

Vue du Donjon et des mâchicoulis 'ceinturant' la partie supérieure

Une gargouille du Donjon

Une gargouille du Donjon

Le pique-nique terminé, et l'impatience de visiter le Donjon à son comble, nous pénétrons l'édifice par un long couloir et débouchons au niveau du "rez de chaussée", partie réservée aux gardes, constellée de plumes et animé par les allées et venues des nombreux pigeons y ayant élu domicile.

Aucun plancher n'entrave la vue vers le haut, mais les nombreuses cheminées des étages supérieurs restent collées aux murs, condamnées à jamais à ne plus être que des conduits véhiculant des courants d'air froids. La mousse verte recouvrant les murs sombres de cet immense tuyau vertical, dont la section change à chaque étage, la couleur orange-rosée des voutes surplombant les "fenêtres" et divers éléments d'architecture suspendus dans le vide du fait de l'absence des planchers, donnent à ce Donjon un aspect surréel, magique. On ne peut détacher les yeux des cinquante et quelques mètres de murailles qui se terminent, tout là-haut par un petit coin de ciel bleu. 

L'opposition des couleurs ajoute au mystère qui agite l'imagination..

L'opposition des couleurs ajoute au mystère qui agite l'imagination..

La chaleur s'est envolée depuis bien longtemps..

La chaleur s'est envolée depuis bien longtemps..

Le large escalier à vis permet d'accéder aux "étages" supérieurs. De nombreuses petites 'pièces' et couloirs sont disposés de part et d'autre de cet escalier richement gravé des marques des Compagnons tailleurs de pierre. A chaque étage, la vue vers le bas devient de plus en plus surprenante, la couleur verte de la mousse ajoutant un élément fantastique tout droit sorti de 'Game of Thrones' ou du 'Nom de la Rose'...

L'ecalier à vis desservant les étages

L'ecalier à vis desservant les étages

Vue plongeante du 'haut' du Donjon..

Vue plongeante du 'haut' du Donjon..

Tout en haut, l'escalier est protégé des éléments

Tout en haut, l'escalier est protégé des éléments

Il est temps de quitter ce lieu passionnant et de reprendre la route pour une plongée dans un autre aspect de l'Histoire, dont l'époque est sensiblement la même que celle de la Forteresse de Largouët.

Direction sud-est, puis plein sud à travers une campagne très vallonnée, vers Treffléan puis Crann.

Le second objectif de la journée est la Chapelle classée 'Notre-Dame de Cran'. Elle se situe dans un petit hameau charmant au sud de la route reliant Treffléan à Sulniac.

Elle aurait été construite au 12ème siècle par les Templiers, même si cette origine n'est pas totalement vérifiée. Il est dit qu'elle aurait appartenu à l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem.

La chapelle contient plusieurs éléments très anciens, présentant un intérêt particulier au niveau historique.

La première merveille que l'on découvre en y entrant est le magnifique dallage constitué de grosses pierres plates et irrégulières, noires et blanches. Puis le regard est immédiatement attiré par une fresque peinte sur les murs des côtés sud et ouest de la Chapelle. Elle est datée de 1594 et représente le Jugement dernier, la Passion du Christ et plusieurs Saints.

Le décor peint couvrait originellement l'entièreté des murs de la nef. Suite à d'importants dégâts de toiture subis au début du XXème siècle, une partie importante des fresques a été détruite.

Dans le chœur, des sablières en bois sont sculptées et datées de 1524 à 1556. On peut notamment y voir un renard soufflant dans une cornemuse, un singe tirant la barbe d'un homme, plusieurs personnages dont un homme à grandes oreilles, un poisson avalant ou recrachant un humain, un dragon, etc...

La chapelle possède également plusieurs statues très anciennes en bois polychrome ainsi que des visages en pierre sculptée dont l'âge, bien que très ancien,  ne semble pas encore bien défini. (Les commentaires en italique ont pour sources les panneaux descriptifs de la chapelle ainsi que Wikipédia)

Malheureusement, le ciel s'est couvert durant notre trajet en vélo rendant difficile l'observation de toutes ces merveilles.

Les photos ci-dessous proviennent d'une première visite que j'avais faite, au courant de l'été.

On reste émerveillés à penser que ces fresques, comme la Forteresse visitée précédemment, ont survécu toutes les folies des hommes et de l'histoire depuis plus de cinq siècles !

 

Le mur du sud, et au fond, le choeur

Le mur du sud, et au fond, le choeur

Une partie de la fresque représentant, entre autres, la Passion du Christ

Une partie de la fresque représentant, entre autres, la Passion du Christ

Détail de la fresque, roue de la fortune

Détail de la fresque, roue de la fortune

Le Jugement dernier

Le Jugement dernier

Sablières sculptées, renard jouant de la cornemuse, singe tirant la barbe...

Sablières sculptées, renard jouant de la cornemuse, singe tirant la barbe...

Une autre sablière, l'homme aux grandes oreilles

Une autre sablière, l'homme aux grandes oreilles

Oeil de boeuf du XVIème siècle

Oeil de boeuf du XVIème siècle

Notre dernière visite, souhaitée par Jenny, sera à l'abbatiale de Saint Gildas de Rhuys, Saint Gildas étant contemporain de la Légende d'Arthur, et présentant ainsi un intérêt particulier pour ma fille.

Pendant le week-end des journées du Patrimoine nous avions eu la chance de voir le Trésor de l'abbatiale, exceptionnellement ouvert à la visite ces jours-là. Bien au-delà des considérations religieuses des pièces exposés, que chacun est libre d'apprécier en fonction de ses convictions, c'était principalement, pour nous, la valeur historique, le travail magnifique des orfèvres de l'époque, qui nous intéressait.

Les objets en or, en argent, en cuivre, en bois précieux recouvert de soie et de pierres, de cabochons en cristal de roche poli - la pierre de l'union de la matière à l'immatériel -  représentaient pour nous une autre forme de témoignages uniques du génie des artisans de l'époque.

 

 

 

Le Trésor dans son ensemble

Le Trésor dans son ensemble

Croix et reliquaires (or)

Croix et reliquaires (or)

Détail d'un des reliquaires avec cabochons de cristal de roche poli, permettant de voir à l'intérieur

Détail d'un des reliquaires avec cabochons de cristal de roche poli, permettant de voir à l'intérieur

Détail de la manche avec cabochon en cristal de roche poli

Détail de la manche avec cabochon en cristal de roche poli

Un détail du coffre en cuivre avec les hermines sur le blason

Un détail du coffre en cuivre avec les hermines sur le blason

Inventaire du Trésor, établi en 1619... retrouvé derrière des panneaux de boiseries.

Inventaire du Trésor, établi en 1619... retrouvé derrière des panneaux de boiseries.

Mardi 22 septembre 2020. Abbatiale de Saint Gildas de Rhuys et île Tascon

N'ayant pu consacrer le temps que nous aurions voulu à la visite de l'édifice, lors des journées du patrimoine, nous y sommes retournés pour une visite plus détaillée le surlendemain.

Chœur magnifique, très beaux vitraux, belles lumières.

 

Le Choeur.

Le Choeur.

Ornement près du Choeur

Ornement près du Choeur

Un des très beaux vitraux.

Un des très beaux vitraux.

Saint Bugs Bunny..

Saint Bugs Bunny..

Retour à la maison via un passage à l'île Tascon. La marée se retirait ce qui nous a permis de ne pas mouiller le bas de nos jeans en traversant le gué en béton. La réserve d'oiseaux de l'île d'Enesy nous a réservé de belles surprises.

Les derniers centimètres d'eau filaient à toute vitesse vers la sortie du Golfe..

Les derniers centimètres d'eau filaient à toute vitesse vers la sortie du Golfe..

Que demander de plus ?

Que demander de plus ?

Vaguelettes sur le béton de la chaussée.

Vaguelettes sur le béton de la chaussée.

Notre cadeau : une spatule blanche !

Notre cadeau : une spatule blanche !

Dernières photos avant le retour.

Dernières photos avant le retour.

Nous n'avions pas pu retourner en Irlande, ni aller en Allemagne de l'est, mais les quelques jours de dépaysement en vélo à travers notre belle Bretagne, les bonds dans la très riche histoire qui baigne notre région, nous ont procuré autant de plaisir que toutes les expéditions lointaines que nous avons faites par le passé.

L'aventure c'est se laisser aller au rêve, sortir des sentiers battus, quitter ses repères habituels, goûter le changement que l'on vit; c'est la perception personnelle et sensible d'un lieu, d'une situation... c'est redevenir curieux !

Et on n'a pas besoin d'aller bien loin pour vivre tout ceci. La preuve !

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Bretagne 2020

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