Publié le 1 Juillet 2016

Un beau voyage de découvertes et d'émotions !

Un beau voyage de découvertes et d'émotions !

Carte du parcours

Carte du parcours

L'an dernier, en terminant notre voyage à travers l'Allemagne et la République Tchèque, on s'était dit, Rémi et moi, que ce serait sympa, pour une fois, de découvrir un peu la France !

Restait à décider de la région. Le choix s'est rapidement porté sur la Normandie et la Bretagne qui s'enchaînent naturellement, tout en offrant paysages magnifiques et histoire passionnante.

Le parcours fut vite établi, car s'il y a des régions où la géographie et l'histoire sont intimement mêlées, c'est bien là, le long de la Seine, sur les côtes normandes et à travers la Bretagne.

Pour nous dégager de la région parisienne, gros obstacle à toute vélléité de cyclo-tourisme, nous avions décidé de prendre le train avec vélos et bagages, jusqu'à Rouen et de démarrer notre 'Périple 2016' à partir de cette ville. 

En effet, hormis l'axe nord-est -le long de la Marne et/ou du Canal de l'Ourcq-  et peut-être aussi vers le sud, le long de la Seine, sortir de Paris en vélo est un véritable cauchemar, puant, bruyant et dangereux, de bouts de pistes cyclables non reliées et pensées 'après-coup', de bas côtés de routes 'casse-gueule' et de signalétique inexistante ou carrément erronnée.. enfin tous les ingrédients qu'il faut pour décourager les plus tenaces !

La richesse de ce périple, dont une bonne partie s'est effectuée le long des plages normandes, m'a fait choisir de le décrire par étapes, tant chaque lieu traversé exige que le temps s'arrête afin que l'histoire puisse être absorbée dans le respect dû aux innombrables sanctuaires qui ponctuent la côte. La découverte à vélo fut magnifique et la lenteur du déplacement permit l'éclosion d'émotions insoupçonnées.

 

 

  

Parfois on pourrait se demander si sortir de Paris en vélo ne serait pas finalement plus simple..

Parfois on pourrait se demander si sortir de Paris en vélo ne serait pas finalement plus simple..

23 mai 2016. Paris - Jumièges, via Rouen...

La météo n'est pas engageante, mais c'est pas nouveau cette année. Les sacoches sont descendues dans l'entrée de l'immeuble, le vélo sorti de la cave et l'âne de métal est bâté sans problèmes. Au moment de mettre en route, grosse averse obligeant à mettre les habits de pluie et les guètres. Sauna assuré car il ne faisait pas froid. La route vers la gare St. Lazare ne présente pas de difficultés si ce n'est que la pluie rend les choses plus délicates dans les rues parisiennes.... ça bouchonne et ça gueule de partout. Heureusement, Rock'n'Roll se faufile parmi les bus qui bouchent les carrefours, les livreurs du matin garés à cheval sur la piste cyclable..... évitant les piétons qui traversent la tête sous le parapluie...

Rémi est à la gare. Trempé car il n'avait pas voulu s'arrêter pour enfiler le scaphandre...

Train annoncé avec 10 minutes de retard, cause "mouvement social"... Peu à peu le retard s'allonge mais à 35 minutes le numéro de quai est affiché et c'est la ruée. Bien évidemment, les wagons Corail acceptant les vélos sont en tête de train, nous obligeant à tout démonter sous une pluie qui redoublait !

Trajet vers Rouen sans problèmes. Dans le train on rencontre un 'Brompton', cycliste utilisant ce vélo anglais qui se replie et qui se transporte quasiment dans une valise. Super sympa, il nous aide à décharger vélos et sacs et, une fois tout remonté, nous guide à travers la ville, en route pour son boulot de Contrôleur aérien au terrain de Rouen. 

On se quitte sur le parvis de la cathédrale à l'entrée des vieux quartiers. Arrêt rapide à l'Office du Tourisme qui nous remet une carte fort détaillée des boucles de la Seine avec indications des nombreux circuits et pistes. Excellent. Passage sous l'horloge, visite rapide de quelques vieilles rues, maisons à colombages... puis en route pour la promenade Normandie-Niémen, véritable départ de notre 1ère étape, le long des boucles de la Seine.

 

Le Gros Horloge

Le Gros Horloge

Tous les styles se cotoient

Tous les styles se cotoient

La promenade est très large et longe les quais où d'énormes vraquiers attendent leur tour ou sont au chargement.

Un navire polonais au chargement

Un navire polonais au chargement

La transition est souple et peu après le Musée Flaubert on se retrouve sur une piste cyclable qui nous mènera jusqu'au premier bac à Sahurs. Bonne surprise, les bacs qui traversent la Seine sont gratuits, car pris en charge par le Conseil Général.

De nombreux petits châteaux bordent le fleuve des deux côtés...

De nombreux petits châteaux bordent le fleuve des deux côtés...

Sur l'autre rive, c'est La Bouille. Piste et route départementale se confondront jusqu'à La Ronce où nous bifurquons vers Yville sur Seine. Ce sera l'occasion de faire connaissance avec la première mise en jambes.

Le bord de Seine est très beau. Alternance de belles demeures, de falaises calcaire creusées, parcs et pelouses, fleurs...

Le virage du château d'Yville, dans la descente vers la deuxième bac, offre une très belle vue sur la Seine. 

Au bout du parc, la Seine..

Au bout du parc, la Seine..

Deuxième traversée sans histoires. Ce choix nous évite une bonne quarantaine de kilomètres mais surtout nous permet d'envisager une arrivée au camping de Jumièges dans un délai raisonnable car les boucles de la Seine sont interminables..

L'essentiel c'est que les ânes de métal n'aient pas eu le mal de mer...

L'essentiel c'est que les ânes de métal n'aient pas eu le mal de mer...

A la sortie du bac on préfère longer le fleuve via le chemin des Cornihouts, plutôt que de filer directement sur Le Mesnil-sous-Jumièges. Ce sera une erreur car le halage est une succession de pistes en herbe, de zones de graviers grossiers, d'ornières.. rendant l'avancée difficile. Une barrière, du côté du Cornihout du Mesnil met fin à nos misères et nous oblige à reprendre une petite route vers Jumièges. L'abbaye se dresse au-dessus des arbres, sa pierre blanche éclairée par le soleil de fin d'après-midi.

 

La place de Jumièges

La place de Jumièges

Le camping est en haut de la côte. On se fait plaisir en louant une tente toute montée, à peine plus chère à deux que deux emplacements individuels. Le toit intérieur représente une mappemonde. Heureusement que nos cartes étaient plus précises car, à suivre celle de la tente, on se serait bien retrouvés en Patagonie...

 

Après quelques calvas, on pourrait même s'y retrouver..

Après quelques calvas, on pourrait même s'y retrouver..

24 mai 2016. Jumièges - Fiquefleur-Equainville.

Réveillé de super bonne heure par la multitude d'oiseaux perchés dans le bois d'à côté. Dès les premières lueurs de l'aube tous les sifflets se mettent en route et c'en est fini du repos des campeurs.

Après un passage à l'Office du Tourisme qui accepte de nous tamponner le carnet bien que n'ouvrant plus tard dans la matinée, on file vers notre 3ème et dernier bac des boucles de la Seine. Pas de chance, aujourd'hui, cause entretien, il ne débute ses traversées qu'à 10h00. 

L'alternative est de pédaler sur la rive droite jusqu'au pont de Brotonne, mais ni le pont, ni l'approche par la route nationale ne nous paraissent engageantes. Alors on attend !

 

 

Le bac est là, mais il faudra attendre...

Le bac est là, mais il faudra attendre...

De très gros navires descendent la Seine vers la sortie en mer... Pour nous, l'expérience sera de courte durée, car la traversée ne prend que quelques minutes.

Une fois sur la rive gauche, on passe Heurteauville, La Mailleraye-sur-Seine, Notre-Dame de Bliquetuit sur une route très sympa et surtout pas très passante. Faut dire que ça commence à devenir compliqué pour les automobilistes de trouver de quoi faire tourner leurs moteurs. Après les bloquages des raffineries par les camions, c'est maintenant le tour des employés de celles-ci de se mettre en grève... Vive la France !

On s'arrête cinq minutes à la Maison du Parc, histoire de se renseigner et d'obtenir un coup de tampon dans le carnet puis on repart en se disant qu'au prochain bourg on devrait s'inquiéter d'acheter de quoi faire le pique nique du midi... L'imposant pont de Brotonne est laissé à droite.

Le pont de Brotonne

Le pont de Brotonne

Le pont était en travaux, compliquant sérieusement la traversée pour des ânes de métal... Finalement sans le savoir, on avait fait le bon choix.

Ce n'est qu'à Vatteville-la-Rue que l'on trouve une petite épicerie de village tenue par une vieille dame qui notait soigneusement toutes ses ventes sur un cahier à la caisse.

Mauricette Lenormand nous sauve la vie ! Les sacoches avant remplies on part découvrir le village qui est un véritable enchantement. 

Le court trajet entre de hautes haies, jusqu'à la sortie du bourg, est magique... Succession de chaumières anciennes et plus récentes, faîtières plantées d'iris, maisons à colombages, à toits d'ardoises, prés et jardins, charmilles, rosiers... C'est très beau. 

Ça a le mérite d'être clair !

Ça a le mérite d'être clair !

Dans un pré, un vieux bâtiment de ferme.

Dans un pré, un vieux bâtiment de ferme.

Une 'longère' normande..

Une 'longère' normande..

Tout est très vert..

Tout est très vert..

La route de Vatteville - Le Val Anger via Aizier et Vieux Port est splendide. On s'arrête à Aizier, en bord de Seine, dans une prairie équipée de tables de pique nique. Il fait grand beau. Que demander de plus après tant de journées de froid, de pluie et de grisaille vécues depuis le début du printemps ?

Remise en route direction Trouville-la-Haule;  deuxième raidillon au soleil et à l'ombre, obligeant à une gymnastique avec les vêtements pour éviter la pneumonie : très chaud au soleil mais très frais dans les sous-bois... Passage à Sainte Opportune-la-Mare puis descente vers le Marais Vernier, un lieu hors du temps et du monde !    

Le Marais Vernier, un lieu magique, lové dans une ancienne boucle de la Seine.

Le Marais Vernier, un lieu magique, lové dans une ancienne boucle de la Seine.

Le pont de Tancarville

Le pont de Tancarville

Une seule route en fait le tour donc impossible de se perdre ! Elle est bordée de champs, de prairies, ressemblant un peu aux  'polders' vus au Pays-Bas l'an dernier. Profusion de roseaux, de rigoles d'écoulement des eaux. Oiseaux, fleurs, calme absolu. Des parapentistes arrivent des hauteurs, jonglant avec les ascendances le long de la crête, se posant dans un pré où une minuscule manche à air orange les aide à l'atterrissage. La petite route est bordée de fermes et de très belles maisons. Malheureusement, il y a aussi des ruines et des cours des miracles. 

Une classe de CM2 au complet...

Une classe de CM2 au complet...

A La Cour, on bifurque à gauche pour une nouvelle grimpette. En effet, tout le Marais Vernier est en contrebas de la 'falaise' boisée.

Belle descente vers Foulbec. A défaut de passage sur le pont, un restaurant routier nous appose son tampon "Le Relais de Tancarville" !

La circulation se densifie un peu malgré les problèmes d'avitaillement en carburant et les derniers kilomètres nous séparant de La Rivière Saint Sauveur sont parcourus sans problèmes, le relief étant très plat à cet endroit. Après une part de flan et un Orangina, c'est retour en arrière vers Fiquefleur-Equainville, direction le camping de la Catinière.

Pour une misère on nous propose de dormir dans un tonneau !

Toute nouvelle expérience est toujours bonne à vivre, alors va pour le tonneau !! 

La barrique était vide....

La barrique était vide....

25 mai 2016. Fiquefleur - Bénouville, via Saint-André-d'Hébertot.

 

Dormir dans un tonneau en bois est une expérience qu'il ne faut pas louper ! Faut simplement que le tonneau soit couché. La chaleur accumulée la veille s'était peu à peu dissipée durant la nuit, la rivière voisine aidant, il y faisait un peu frais tout de même au petit matin. Petit déjeuner dans les appartements, portant une attention toute particulière au camping gaz car il ne s'agissait pas de mettre le feu à notre habitation 100% sapin !

Mise en route vers Honfleur pour un rapide tour de la ville, avant de repartir vers Saint-André- d'Hébertot. On passe sous la route menant au pont de Normandie, énorme voilier enjambant l'estuaire de la Seine, dont le haubanage scintillait au soleil du matin. 

Dommage qu'un jeu de câbles électriques passe juste devant...

Dommage qu'un jeu de câbles électriques passe juste devant...

Relais des Cyclistes, juste en face de l'Office du Tourisme... on nous attendait !

Relais des Cyclistes, juste en face de l'Office du Tourisme... on nous attendait !

Honfleur, le Quai Sainte Catherine...

Honfleur, le Quai Sainte Catherine...

Après avoir acheté un petit drapeau normand pour ajouter à mon mât, on fait un rapide tour du bassin où les cafetiers et autres commerces s'activaient à mettre tout en place pour les hordes qui envahiraient les lieux en fin de matinée...

Le plus court pour rallier Saint-André-d'Hébertot était de retourner à la Rivière-Saint-Sauveur et filer plein sud vers Genneville et Saint-Benoît. La sortie de Saint Sauveur fut l'occasion d'une belle mise en jambes dans une côte qui n'en finissait pas..

A Honfleur, les automobilistes faisaient la queue pour obtenir les 20 litres de carburant autorisés par le Préfet... A Genneville, les pompes de la station service étaient vides :

Plus de G-O; Plus de Sans Plomb 95; Plus de Sans Plomb 98... 

A Saint-Benoît on se fait tamponner le carnet par le Maire qui jardinait devant la Mairie. Rémi se présente et rapidement c'est une plongée dans le passé : des souvenirs enfouis depuis 50 ans resurgissent, noms, lieux reviennent en mémoire... Le temps file, faut y aller.. On se dit au-revoir et on file vers Sant-André, deuxième objectif de la matinée... car c'est dans ce village qu'est né Rémi... et il n'y a jamais remis les pieds depuis l'enfance ! 

Le petit bourg est splendide. Si actif et plein de vie dans les années 50, il n'est malheureusement plus, comme tant d'autres lieux en France, qu'un 'village-dortoir'. Tout est nickel, tiré au cordeau. La rue principale est une enfilade de petites maisons basses à colombages. L'église est au bout de la rue, adossée à la forêt et au parc du château situé en contrebas.

La rue principale du village, si active autrefois.

La rue principale du village, si active autrefois.

Au bout de cette belle route, la maison natale de Rémi et la voie verte menant à Pont l’Évêque.

Au bout de cette belle route, la maison natale de Rémi et la voie verte menant à Pont l’Évêque.

Derrière une haie, sur la gauche de la petite route, l'imposant Château de Saint-André d'Hébertot

Derrière une haie, sur la gauche de la petite route, l'imposant Château de Saint-André d'Hébertot

La voie verte Saint-André - Pont l'Evêque est une ancienne ligne de chemin de fer reconvertie. Belle voie roulante surplombant la campagne environnante, en légère descente jusqu'à destination. Pont l'Evêque est atteinte sans problèmes en début d'après midi. Nouvelle succession de belles maisons à colombages. 

Passage à l'Office du Tourisme qui nous remet une pochette très complète des voies cyclables du Calvados. C'est bien fait et sera très pratique.

Proximité du 6 juin oblige : les abords de l'OT ont été décorés pour l'occasion. La réplique d'un chasseur américain, dont le pilote fut tué le 14 juin 1944, est là pour rappeler le prix élevé de la Liberté, des sacrifices maintes fois rappelés tout le long de la côte que nous nous apprêtions à découvrir.

La petite phrase du poème de Paul Verlaine, inscrite en écriture d'écolier, parmi les massifs du jardinet, fait froid dans le dos quand on pense à ce qu'elle a déclenché dans la nuit du 5 au 6 juin 1944.... "Les sanglots longs des violons de l'automne blessent mon coeur d'une langueur monotone"... Il est impossible d'imaginer l'effet qu'elle a produit sur ceux qui l'ont entendue clandestinement, cette nuit-là, à la TSF... 

Le signal !

Le signal !

Une plaque du Souvenir Français, fixée au mur de l'église Saint Michel, énumère d'autres vies perdues. Chaque nom, chaque lieu, chaque cause rappelle la folie des hommes.,

Normandie et Bretagne à vélo

On quitte Pont-l'Evêque vers le NW, par une petite route en direction de Tourgéville, l'objectif étant de retrouver la côte à Villers sur mer. Superbes maisons normandes, prés envahis de boutons d'or, vergers de pommiers fleuris... une caricature de la Normandie ! On se serait cru entrain de parcourir le couvercle d'une boite de Camembert Graindorge...

Curieuse rencontre avec un bonhomme tombé d'une camionnette en téléphonant... l'homme est allongé dans l'herbe du bas côté, un collègue est avec lui. Ils attendent les secours...

On avait judicieusement annulé le parcours via Deauville, tirant un trait direct sur Villers. Ce choix nous économisa assurément 20 kms et au moins une heure de route.

Villers est atteinte sans problèmes. Une belle descente nous y amène car le bord de mer n'est pas sur le plateau.. dommage ! La ville termine ses plantations et ses travaux de peinture en vue de la saison qui ne saurait tarder. Malgré le soleil, les rares touristes se promènent bien couverts... Le vent du nord est glacial !

Pas grand monde sur la plage...

Pas grand monde sur la plage...

On endure les deux T-shirts et le K-Way...

On endure les deux T-shirts et le K-Way...

La sortie de Villers sur mer porte un rude coup aux mollets. La côte est raide, toute droite et en plein soleil. A mi-parcours je m'arrête pour enlever une couche, le K-Way étant devenu un sauna ambulant. L'arrivée à Auberville, sur le plateau, est appréciée. L'employé de l'OT de Villers nous avait dit "qu'après, c'est plat"... et il avait raison. 

On passe une succession de petites villes de bord de mer toutes plus proprettes les unes que les autres... Même frénésie des jardiniers et des peintres ! Tout doit être prêt pour la saison...

Les drapeaux et oriflammes battent frénétiquement au vent, les 'moulins' de plage multicolores, tournent à rompre !

Houlgate, Dives sur mer, Cabourg, Merville-Franceville Plage (arrêt obligatoire pour re-fueler en sucre via une superbe part de flan...).

La route vire finalement vers le sud-ouest. Après Sallenelles c'est Bénouville, l'objectif de la journée.

On franchit le pont sur l'Orne, immortalisé par Bill Millin qui le traversa en jouant de la cornemuse, puis c'est le Pegasus Bridge... 

Le camping des Hautes Coutures est bien évidemment situé sur les 'hauteurs' de Bénouville... C'est classique en fin de parcours ! 

Pegasus Bridge. L'original est dans le Musée, situé juste au-delà du pont actuel, à gauche.

Pegasus Bridge. L'original est dans le Musée, situé juste au-delà du pont actuel, à gauche.

26 mai 2016. Bénouville - Caen - Bénouville.

 

La journée sera consacrée à visiter le Pegasus Memorial à Bénouville et le Mémorial de Caen.

Pas besoin de mettre en route trop tôt car le Pegasus Memorial n'ouvre qu'à 9h30. On met en route pour un premier arrêt au café Gondrée, véritable mini musée rempli de souvenirs divers et variés, de photos, d'uniformes etc... que les uns et les autres ont donné aux propriétaires de cette première maison française libérée par les alliés dans la nuit du 5 au 6 juin 1944. Le tampon de la maison orne une nouvelle fois mon carnet de vélo-pèlerin. Le Pegasus Memorial se passe de commentaires.

Il faut regarder, imaginer, se taire et méditer. 

Le musée est essentiellement axé sur les opérations menées par les troupes qui sont arrivées de nuit par planeur, en l'occurence des 'Horsa' en bois et toile. Beaucoup s'abimeront dans l'obscurité. De nombreux objets illustrent les actions entreprises pour sécuriser les deux ponts hautement stratégiques. La cornemuse de Bill Millin rappelle l'invraisemblable témérité de ce piper qui jouera jusqu'à ce qu'un éclat de mortier ne fasse taire son instrument (qu'il démontera et ramènera chez lui...).    

Le café Gondrée à Bénouville

Le café Gondrée à Bénouville

Une vitrine du musée

Une vitrine du musée

Valait mieux être derrière la mitrailleuse que lui faire face..

Valait mieux être derrière la mitrailleuse que lui faire face..

La galanterie survit à toutes les circonstances..

La galanterie survit à toutes les circonstances..

La cornemuse de Bill Millin...

La cornemuse de Bill Millin...

Écusson du Régiment de Parachutistes 'Pegasus'

Écusson du Régiment de Parachutistes 'Pegasus'

L'émouvante photo du Sergent Lanternier, Béret Vert, Fusilier Marin, appartenant à la seule unité française à avoir débarqué le 6 juin. Photo prise deux jours après la bataille de Ouistreham.

L'émouvante photo du Sergent Lanternier, Béret Vert, Fusilier Marin, appartenant à la seule unité française à avoir débarqué le 6 juin. Photo prise deux jours après la bataille de Ouistreham.

Le poste de pilotage d'un planeur Horsa...

Le poste de pilotage d'un planeur Horsa...

Pour nous c'était le voyage inverse : l'an dernier nous avions parcouru l'Elbe, cette année l'Orne...

Pour nous c'était le voyage inverse : l'an dernier nous avions parcouru l'Elbe, cette année l'Orne...

Après deux heures de visite il était temps de filer plein sud vers Caen où un autre 'monument' de la seconde guerre mondiale nous attendait. 

Mais avant de nous lancer dans les nombreuses salles incroyablement riches du Mémorial de Caen, il fallait remettre du pétrole dans les cyclistes. Le restaurant 'Quai 52' s'assurera de cette prestation en nous servant une magnifique assiette de tripes...

 

Mémorial de Caen. "The Kiss" de Seward Johnson.... pas apprécié par tout le monde....

Mémorial de Caen. "The Kiss" de Seward Johnson.... pas apprécié par tout le monde....

Comme à Bénouville, le lieu ne se décrit pas : on le vit en passant de salle en salle, quittant tout d'abord les derniers coups de canon de la première guerre mondiale et l'humiliation allemande qui portait en elle les germes de la revanche. Il ne faudra que 20 ans au peintre-caporal pour entrainer le monde dans une nouvelle période d'horreur absolue. 

Nuremberg,1933... La revanche en marche..

Nuremberg,1933... La revanche en marche..

Les affiches illustrent les convictions, l'intolérance et les haines qui en découleront.. La crise de 1929 avait mis l'économie parterre... rien de tel qu'une bonne guerre pour relancer la machine ! 

Aujourd'hui on dirait qu'il ne faut pas faire d'amalgame....

Aujourd'hui on dirait qu'il ne faut pas faire d'amalgame....

Défendons Moscou. Une fois encore le 'Général Hiver' sera d'un précieux secours aux troupes soviétiques.

Défendons Moscou. Une fois encore le 'Général Hiver' sera d'un précieux secours aux troupes soviétiques.

Côté allemand, la guerre c'est sérieux : Front et Patrie, les garants de la victoire !

Côté allemand, la guerre c'est sérieux : Front et Patrie, les garants de la victoire !

Côté Alliés, tous participent à l'effort de guerre

Côté Alliés, tous participent à l'effort de guerre

Pour les Soviétiques : 'Objectif Berlin', objectif atteint, mais certainement pas dans la joie et la bonne humeur !

Pour les Soviétiques : 'Objectif Berlin', objectif atteint, mais certainement pas dans la joie et la bonne humeur !

Enfin !

Enfin !

Durant notre longue visite de ce lieu, qui devrait être une 'piqure de rappel' obligatoire pour toutes les générations, nous ne nous étions pas rendus compte que les cieux s'étaient chargés de nuages bien menaçants. Le retour au camping de Bénouville sera physique et les 15 km parcourus avec des braquets dignes du Tour de France. A peine arrivés, l'orage éclata.

 

27 mai 2016. Bénouville - Bayeux

 

Mise en route sur la dernière section de piste menant de Bénouville à Ouistreham, puis longue balade le long de la côte, aux prises avec une brume de mer persistante.

Encore un peu tôt pour les baigneurs...

Encore un peu tôt pour les baigneurs...

...mais les chars à voile s'en donnaient à cœur joie !

...mais les chars à voile s'en donnaient à cœur joie !

Lion sur mer, Luc sur mer, Langrune sur mer, Saint Aubin sur mer, Courseulles, Ver, Asnelles....  Arromanches les bains. Pas toujours de piste en site propre mais parcours très agréable et sans difficulté aucune. Ciel bleu, soleil et un tout petit vent du NE éclaboussent toutes ces communes remises à neuf, peintes en blanc. Mille couleurs de drapeaux, oriflammes et moulins de plage..

 

Une belle frise ornant une maison de bord de mer..

Une belle frise ornant une maison de bord de mer..

Arrêt dans la plupart des OT de la côte pour une dernière sur la météo... le brouillard va-t-il se lever ? Réponses rassurantes et optimistes à chaque fois... mais sans réel changement jusqu'en début d'après-midi.

L'arrêt pique-nique se fera au pied de la Croix de Lorraine à Graye sur mer, là ou le Général de Gaulle a posé le pied en France le 14 juin 1944.

Graye sur mer

Graye sur mer

Une photo commémore l'évènement.

Une photo commémore l'évènement.

Le soleil avait enfin percé la brume.

Le soleil avait enfin percé la brume.

Sur la route d'Arromanches.

Sur la route d'Arromanches.

Arromanches est atteinte en début d'après-midi. On assiste à la projection de l'incroyable film dans la salle "Arromanches 360" puis c'est la descente en ville pour visiter le musée du débarquement, exposant de nombreuses maquettes expliquant la construction du port artificiel.

 

Un des caissons subsiste au loin..

Un des caissons subsiste au loin..

Vue d'ensemble du port artificiel.

Vue d'ensemble du port artificiel.

L'après-midi avançait et on avait encore "du pain sur la planche" car la visite de la Tapisserie de Bayeux était aussi inscrite au programme de la journée !

Après une belle côte nous remontant sur le plateau, on avalera les 12 kilomètres et quelques séparant Arromanches de Bayeux à vitesse 'grand V', sur un faux-plat en descente continue. 

Inscription au camping municipal -très sympa- et direction centre-ville pour arriver avant la fermeture du musée. 

Le parcours le long des 68 mètres de tapisserie est organisé de façon très fluide, permettant à tous d'avancer lentement, sans se bousculer, et d'écouter à l'aide d'audiophones, la tragique histoire retraçant les déboires d'Harold, fils d'Edouard le Confesseur, face à Guillaume le Conquérant. Les index imprimés dans la partie supérieure de l'ouvrage permettent un repérage des évènements décrits et assurent un avancement continu des visiteurs.

On aura même le temps de visiter les autres salles de ce musée magnifique et de visionner un film avant de retourner vers le camping, en longeant l'Aure. 

 

28 mai 2016. Bayeux - Sainte-Mère-Eglise.

 

Météo grise, bouchée et froide. Brouillard. Mise en route par la vieille ville pour rattraper la véloroute. Arrêt à la cathédrale pour une courte visite. 

La piste est relativement bien indiquée jusqu'à un carrefour en limite de ville. Sans indication contraire on continue en face... et bien évidemment on se plante dans un chemin qui devient vite impraticable. Un vieux monsieur faisant sa promenade quotidienne nous remet dans la bonne direction. Fallait tourner à droite au carrefour... Le chemin vers Colleville passe par une succession de villages pas bien gais :  Vaucelles, Sully, Maisons, Etréham, Russy... 

Original, ! manquait plus que "La Russie"...

Original, ! manquait plus que "La Russie"...

Le brouillard et le froid ajoutaient une touche d'irréel à ce trajet vers Colleville. L'horizon invisible et l'absence totale de bruit nous préparaient peu à peu à aborder l'incommunicable.

Au Visitor Center rien n'est laissé au hasard et tout le monde passe sous le portique de sécurité. On abandonne nos canifs aux gardes qui nous les rendront à la sortie.

Le lieu est d'une propreté et d'un entretien à la hauteur du respect dû aux 9 387 soldats qui y reposent. Pelouses, massifs, arbres, stèles... tout dégage une sérénité intransmissible.

Au moment de notre visite, quelques jours avant le 72ème anniversaire du débarquement, toutes les tombes étaient marquées par un petit drapeau Américan et un petit drapeau Français.

Emotion maximale, silence, recueillement.

Le Mémorial.

Le Mémorial.

Le brouillard floutait les rangées les plus lointaines.

Le brouillard floutait les rangées les plus lointaines.

Peter D. Bonet. New York. 7 July 1944.

Peter D. Bonet. New York. 7 July 1944.

Mosaïque du dôme de la Chapelle

Mosaïque du dôme de la Chapelle

Le Mémorial à travers le brouillard.

Le Mémorial à travers le brouillard.

On reste un certain temps à errer parmi les tombes, à lire les noms, les dates et la provenance de cette jeunesse sauvagement fauchée par la folie des hommes.

La remise en route se fait en silence. La visite d'un tel lieu ne peut qu'appeler à la réflexion et se passe de commentaires.

La D514 qui longe la côte passe par une succession de villes tristes et quelque peu laissées pour compte, en complète opposition avec celles que l'on avait traversées jusqu'à Arromanches. Maisons et magasins à vendre, vides, peu entretenues. Ca ne sent absolument pas la gaité colorée et vivante d'hier. C'est comme un autre monde. Le brouillard et le froid n'arrangent rien.

On s'arrête à la Pointe du Hoc, autre lieu chargé de courage tant l'entreprise pour déloger les Allemands paraissait impossible. Un film retrace les évènements de la prise. Des survivants témoignent, submergés par une émotion indélébile que le temps n'effacera jamais. 

 

La Pointe du Hoc

La Pointe du Hoc

Préparatifs au débarquement à la Pointe du Hoc

Préparatifs au débarquement à la Pointe du Hoc

La nature assiste le temps..

La nature assiste le temps..

La monumentale 'Statue de la paix', érigée à l'entrée de Grandcamp-Maisy, est un don du Peuple chinois au Peuple de Normandie. Oeuvre du sculpteur chinois Yao Yuan, elle fut mise en place à l'occasion du 60ème anniversaire du débarquement.

La Statue de la Paix.

La Statue de la Paix.

Les Offices du Tourisme d'Isigny et de Carentan sont très actifs et nous donnent des infos très utiles pour la suite du parcours. La demoiselle de Carentan nous conseille vivement de passer par Utah Beach ce que l'on fera au départ de Sainte-Mère-Eglise.

Le dernier tronçon vers l'étape du jour est dur. Le froid et le brouillard persistant nous coupent les jambes.

Passage à Sébeville, minuscule village de 2,88km2 et 27 habitants, mais équipé tout de même d'une mairie. Les petites routes sont encaissées entre des talus et des haies. 

Cette journée laissera une curieuse sensation. Etaient-ce les visites du cimetière de Colleville, de la Pointe du Hoc qui avaient altéré notre humeur ou la météo qui nous a bouché la journée...ou les deux réunies ?

Toujours est-il que le camping très sympa de Ste Mère, la douche et un repas consistant à 'La Pomme d'Or'ont finalement réussi à remettre les cyclistes d'aplomb.

Sébeville : La Mairie.

Sébeville : La Mairie.

29 mai 2016. Sainte-Mère-Eglise, Utah Beach, Saint Lô.

 

Mise en route de bonne heure afin d'avoir le temps de visiter tous les lieux retenus dans notre programme du jour. Premier arrêt, l'Airborne Museum où l'on arrive dès l'ouverture. Composé de plusieurs bâtiments il offre au visiteur une série de thèmes différents où l'aviation tient une place de choix. Un planeur Waco et un Douglas C-47 y sont exposés entourés de mannequins mis en scène avec des matériels divers. Un autre hall abrite la reconstitution très réaliste de l'intérieur d'une carlingue de largueur de troupes aéroportées, en opération de nuit. Bruitages, films, lumières; tout est très bien fait. Plus loin c'est une scène des mêmes troupes arrivées au sol...  

Le moment le plus émouvant de la visite est un film d'une quinzaine de minutes, véhiculant certainement le message le plus puissant de notre périple le long des plages du débarquement.

Deux heures de visite passent très vite !

La cour du musée. Au loin, un mannequin accroché à la flèche de l'église...Le goût est douteux...

La cour du musée. Au loin, un mannequin accroché à la flèche de l'église...Le goût est douteux...

Le Douglas C-47

Le Douglas C-47

Intérieur du planeur Waco

Intérieur du planeur Waco

No comments.

No comments.

Impôts et taxes, les deux mamelles de la France

Impôts et taxes, les deux mamelles de la France

Photo ahurissante : médecins allemands (prisonniers) aidant les médecins Américains à l'Hospice de Ste Mère !

Photo ahurissante : médecins allemands (prisonniers) aidant les médecins Américains à l'Hospice de Ste Mère !

Mise en route vers Utah Beach après deux expériences équivoques avec des commerçants blasés et roublards affichant des attitudes incompatibles avec ce que l'on attendrait dans un tel lieu...

Le trajet vers Utah Beach se fait le long de petites routes bordées de haies et de talus, Odeur des foins, des aubépines, du sureau en fleur, iris jaunes des marais, vent apportant l'air du large.

Cette zone de marais qui avait coûté la vie à tant de paras est maintenant en décalage total avec le temps. On n'était pas en 2016 en parcourant ces petites routes, la tête pleine des messages qu'encore une fois nous avions entendus. 

On débouche face au monument Leclerc, rappel du serment de Koufra puis continuation le long de la dune vers le musée d'Utah Beach. 

La plage est immense, plate et s'étend à perte de vue du sud au nord. La mer ce matin vient doucement mourir sur le sable dans des successions de vaguelettes à crêtes blanches. Elle est loin : c'est marée basse.

Utah Beach. La robe de la fillette ajoutait au symbole !

Utah Beach. La robe de la fillette ajoutait au symbole !

C'est comme cela que l'on accueille le touriste de passage !

C'est comme cela que l'on accueille le touriste de passage !

Le musée d'Utah Beach est encore différent des autres. Il abrite un B-26 "Marauder" authentique, des matériels de débarquement et bien d'autres objets qui viennent compléter ce que nous avions déjà pu voir ailleurs. L'OT de Carentan nous a très bien conseillés !

Une vitrine du musée

Une vitrine du musée

Une vitrine est dédiée à St Exupéry et sa "Lettre à un Américain".

Une vitrine est dédiée à St Exupéry et sa "Lettre à un Américain".

Grand temps de partir vers St Lô...

Grand temps de partir vers St Lô...

Il était plus de 13h00 et nous n'avions que 15 km au compteur... Mise en route par la véloroute de Roscoff à Kiev (Euro 4) qui emprunte la même voie que celle que nous avions prévue.

Sur la route de Carentan, un automobiliste nous aborde en nous indiquant la présence de phoques dans la baie de la Vire !

Bien évidemment pas question de louper un tel évènement.

Au bout d'un chemin en cul de sac, on aperçoit au loin les masses sombres de 3 phoques allongés sur la grève... Un d'eux lève la tête au passage d'un avion volant très bas. Pas de doute, ce n'étaient pas des troncs d'arbre échoués !

Repassage à Carentan où le flèchage de la véloroute disparaît. C'est classique dans chaque ville. Ca énerve et ça fait perdre du temps.. 

Finalement, c'est grâce à un couple de vieilles personnes que nous avons enfin découvert la sortie. Merci à eux !

La voie verte reprend le long de la Taute, rivière paisible bordée de saules. Elle la quitte pour zig-zaguer dans la campagne. Nous on choisira un raccourci qui nous fera économiser une bonne dizaine de kilomètres jusqu'à Pont Hébert où l'on retrouve notre véloroute de St Lô.

Pas farouches les canes...

Pas farouches les canes...

L'étape est atteinte à 18h30.

Nous voyant discuter devant une carte de la ville, un cycliste sympa nous conseille pour l'hébergement du soir. Deux choix, un petit hôtel en haut de la côte, juste après l'hôpital, pas bien loin, ou un autre établissement plus modeste en bas de la côte, et bien plus près . Le choix est vite fait.

Excellent accueil à l'Auberge Normande, petit hôtel "Vieille France" tenu par un vieux couple charmant.

Chambre avec douche mais toilettes sur le palier. Pas de soucis !

Le repas du soir était conforme aux commentaires de notre ami cycliste : très bon et copieux.

Extinction des feux à 22h30, la tête bourdonnant de tout ce que nous venions de découvrir et de vivre tout au long des plages du débarquement du 6 juin 1944...

Prochain objectif : le Mont St Michel. 160 km à faire en deux jours ! Ca devrait pouvoir se faire !!

 

 

 

30 mai 2016. Saint Lô - Sourdeval.

 

Certainement une des étapes vélo les plus 'physiques' que j'ai connues !

 

Ayant quitté nos excellents hôtes de l'Auberge Normande, on vise l'OT (Office du Tourisme) pour un coup de tampon.

Pas de chance, ils ne travaillent ni le dimanche, ni le lundi avant 14h00 ! Il ne doit pas y avoir grand-chose à voir en ville....

Passant devant le siège de 'La Manche Libre' on tente notre chance. La réceptionniste très sympa nous met le coup de tampon de passage et nous fait cadeau de stylos et d'auto-collants des lions de Normandie.

La piste verte court le long de la paisible Vire, serpentant dans les bois et les prés.

La Vire n'est déjà plus bien large...

La Vire n'est déjà plus bien large...

En route, je ne peux m'empêcher de photographier une vieille Pelle Poclain tristement abandonnée au fond d'un terrain. Elle a assurément connu de meilleurs jours...

Un coup de peinture et elle repart !

Un coup de peinture et elle repart !

Parfois la piste n'est plus qu'un sentier encaissé entre de hauts talus boisés. C'est là qu'il faut se méfier, car par expérience, c'est dans l'ombre que les ornières se cachent...

Plein badin en descente = gamelle assurée !

Plein badin en descente = gamelle assurée !

Ca fait certainement très longtemps que l'éclusier n'est pas passé à l'écluse de Bouttemont.

Écluse de Bouttemont. Pas de risque à laisser la porte aval grande ouverte !

Écluse de Bouttemont. Pas de risque à laisser la porte aval grande ouverte !

Notre affaire est sans histoires jusqu'à Tessy sur Vire où l'on s'arrête fair le plein pour le pique-nique de midi. Reprise de la véloroute en direction de la Souleuvre...

L'embuscade a lieu juste après Pont Farcy. La route fait un virage après un gîte en bord de rivière et soudain monte à 10%, sans prévenir..

Sur plusieurs kilomètres ce ne sera qu'une succession de montées infernales et de descentes très raides que l'on n'osera pas prendre plein badin, de peur de rencontrer un troupeau, un tracteur ou la camionnette du facteur dans un virage... Ca n'en finissait pas ! C'était l'enfer, car en plus de l'effort, il fallait sans cesse gérer les habits : montée sauna, descente glaciale...

Parvenus à une intersection en 'T', un automobiliste, qui nous suivait depuis un moment, s'arrête et nous demande où l'on allait. Lui ayant donné l'info, il nous recommande de ne pas suivre les flèches de la véloroute à cet endroit, mais de prendre un raccourci bien moins pénible. Il nous indique qu'il tenait un garage un peu plus loin et nous invite à nous y arrêter en passant. 

Autre vue de la Vire..

Autre vue de la Vire..

La première côte à 10 %... On ne savait pas qu'il y en aurait plusieurs autres, souvent pires...

La première côte à 10 %... On ne savait pas qu'il y en aurait plusieurs autres, souvent pires...

Le conseil fut suivi et en 10 minutes d'une route beaucoup plus acceptable on était dans sa cour. On en profite pour mettre de l'air dans les pneus et passer un coup de soufflette sur la transmission. Après avoir discuté quelques minutes, il nous conseille d'attendre le Viaduc de la Souleuvre pour pique-niquer, l'endroit étant agréable et bien équipé en tables etc...

L'envoyé du Ciel, Monsieur Delafosse, Garagiste à 14350 Montbertrand.  Merci !!

L'envoyé du Ciel, Monsieur Delafosse, Garagiste à 14350 Montbertrand. Merci !!

Une fois encore le conseil est suivi et après avoir été baladé à travers toute la campagne environnante sur la Véloroute du Mont Saint Michel, on arrive enfin à la Souleuvre, tapie au fond d'une vallée profonde, autrefois enjambée par un viaduc.

Les piles du viaduc ont été aménagées depuis un certain temps déjà pour permettre le saut à l'elastique (€140 le saut et € 60 pour la photo -optionnelle-)... Le fond de vallée, lui, a été transformé par un jeune couple en centre de loisirs : magnifique site de Luge toutes saisons, parcours 'Pieds nus au Jardin', restauration légère.  Après le pique-nique, nous avons longuement discuté avec les propriétaires des activités 'du fond de vallée'. Beaucoup d'argent a été investi, mais les résultats sont très prometteurs. Bravo !

 

 

C'est de là-haut qu'ils se lancent...

C'est de là-haut qu'ils se lancent...

Temps de remettre en route car la route à parcourir était encore longue et notre moyenne du matin pas extraordinaire...

Bien évidemment, pour sortir de la vallée il fallait remonter la 'berge' opposée. Sur le plateau la voie verte suit une ancienne ligne de chemin de fer en faux-plat (montée) continu et ce sera comme cela jusqu'à Sourdeval où on jette l'éponge, nous offrant, pour les peines endurées durant cette difficile journée, une très belle chambre d'hôte chez Monsieur et Madame Boscher. 

Le passage à Vire ne laisse pas d'impressions indélébiles. La piste en fait le tour et l'humeur n'était pas à la visite. De plus il s'était mis à bruiner...

Dernier détail, mais non des moindres.... une belle "Contribution à la Culture des Masses" sur un rond-point de Sourdeval.... C'est sensé représenter un saumon...

Fin de parcours pénible, en montée continue pendant 25 km, bruine en prime.

Fin de parcours pénible, en montée continue pendant 25 km, bruine en prime.

Le "Saumon"... et les communes se plaignent des baisses de la dotation.....

Le "Saumon"... et les communes se plaignent des baisses de la dotation.....

31 mai 2016. Sourdeval - Courtils.

 

Excellent petit déjeuner avec une profusion de bonnes choses faites maison. On aura même le droit aux premières fraises du jardin et à un énorme bol de Teurgoule (spécialité normande - sorte de riz au lait très lentement cuit et doré à point). 

Inutile de dire que tout y est passé. C'était délicieux et je recommande à tous ceux qui visitent cette belle région de ne pas louper l'occasion d'y goûter !

Après un brin de causette avec nos hôtes charmants il est temps de mettre en route. 

"Clerisson", magnifique chambre d'hôtes de Mr et Mme Boscher à Sourdeval.

"Clerisson", magnifique chambre d'hôtes de Mr et Mme Boscher à Sourdeval.

Très bon accueil à l'OT où la préposée nous remet une pochette complète de toutes les voies cyclables de la Manche. 

Rapidement la météo tourne au crachin épais et à la pluie nous obligeant à nous déguiser, une fois de plus, en scaphandriers.

Notre route nous mène à Mortain où nous faisons un arrêt pour les achats du pique-nique. On rattrape la voie verte en sortie de Mortain, en bas d'une belle descente. C'est la longue route Domfront - Mortain - St Hilaire - Mont St Michel, une succession interminable de faux-plats en montée et en descente. 

La ville de St Hilaire du Harcouët a judicieusement installé un abri avec une grande table de pique-nique juste avant l'intersection menant en ville.

On en profitera pour manger au sec.

Même les vélos étaient à l'abri...

Même les vélos étaient à l'abri...

Remise en route sur la dernière section de la Véloroute du Mt. St. Michel, direction Pontaubault.

Depuis mon dernier passage en 2012, la voie cyclable a été rallongée au-delà de Pontaubault, longeant la côte. C'est une voie partagée mais très tranquille. Ce nouveau parcours me désoriente par rapport au circuit précédent via Ceaux et on perd un peu de temps à trouver la route de Courtils, village indiqué nulle part !

J'avais choisi de revenir chez Madame Ménager qui tient une chambre d'hôte du nom de "L'Antre de Brocéliande". L'accueil, il y a 4 ans, avait été extrêmement sympathique et généreux. Rien n'a changé, Martine Ménager est une excellent hôtesse !

Durant les derniers 150 km, les vélos avaient ramassé pas mal de boue sur les chemins en 'tout venant'. Martine nous prête son jet et des brosses et en 10 minutes les montures sont décapées dans le jardin et de nouveau présentables.

Comme lors du dernier passage, le repas du soir sera pris 'Au P'tit Quinquin' à Ceaux. Très bon et pas cher !

 

 

Faut peut-être pas trop le vanter...

Faut peut-être pas trop le vanter...

La première vue est toujours aussi magique !

La première vue est toujours aussi magique !

1 juin 2016. Courtils - St Coulomb (St Malo).

 

Au petit déjeuner on fait la connaissance d'un couple dont le mari était originaire de Hambourg. Nous ayant entendu parler de notre périple le long des plages du débarquement, ce dernier, âgé d'environ 65-70 ans, partage avec nous une histoire de famille authentique mais ahurissante.

Un de ses aïeux dirigeait le "Comité de sélection" de l'Académie de Vienne en Autriche lorsqu'un 'caporal-peintre' s'y présenta dans l'espoir d'y être admis. Ses oeuvres furent refusées et Adolphe se dirigea vers une autre carrière... Lors de sa prise de pouvoir il s'empressa d'emprisonner la famille de notre voisin de table. Vraisemblablement elle survécut à la guerre.

Peut-on imaginer que l'Histoire tient à si peu de choses ?

 

Les vélos avaient eu le temps de sécher durant la nuit dans le hangar de Martine. Un coup de graisse, un patin de frein changé et on met en route vers La Roche Torin où la mer était totalement retirée, découvrant des kilomètres carrés de sable et de vase. Des pèlerins traversaient la baie à pied en file indienne serrée.

Photos obligatoires dans ce site incroyable de prés salés avec le Mont en toile de fond.

 

 

 

Courtils. La théorie du complot s'exprime partout..

Courtils. La théorie du complot s'exprime partout..

Sable et vase à perte de vue.

Sable et vase à perte de vue.

Pas de doute, on y était bien !

Pas de doute, on y était bien !

Après en avoir pris plein les yeux, on continue vers la nécropole allemande de Huisnes sur mer.

L'impression reste la même que lors de ma première visite. Celle d'une incompréhension, d'une grande tristesse devant un tel gâchis de vies... Plus de 11 000 personnes reposent ici dans des 'alvéoles' sombres, condamnées à l'obscurité éternelle.. La "Lumière" qui se dégage de Colleville est-elle le privilège du seul vainqueur ?

 

 

Une gerbe à l'entrée de la nécropole

Une gerbe à l'entrée de la nécropole

Ils ont rejoint l'obscurité pour ne jamais en réchapper..

Ils ont rejoint l'obscurité pour ne jamais en réchapper..

Uwe Westphal. 1923 - 1942.

Uwe Westphal. 1923 - 1942.

Un dernier coup d'oeil du Mont Saint Michel -vu de loin- avant de reprendre la route pour l'aborder par la nouvelle passerelle..

Quel que soit l'éclairage, on ne peut jamais se lasser de regarder la Merveille

Quel que soit l'éclairage, on ne peut jamais se lasser de regarder la Merveille

On approche en longeant le parking, dont on parle autant que du Mont lui-même.

Les Marchands du Temple bordent la route jusqu'à la passerelle : succession d'hôtels, de restaurants, de magasins de souvenirs made in China... 

Les navettes charrient les charters de Japonais, de Chinois et d'automobilistes qui n'ont d'autre choix que de payer les tarifs exhorbitants du parking, ne pouvant plus s'approcher comme au temps jadis.

Le cycliste lui jouit encore d'une semi liberté. La passerelle ne nous est pas encore interdite. Malgré tout, un préposé peu convaincu nous informe, quasiment au pied du Mont, que les vélos sont interdits de 10h00 à 18h00... N'ayant rien vu dans ce sens à l'entrée, on continue et on gare nos montures, par prudence, à côté de la voiture de la Police Municipale.

On prend le temps de faire un tour dans la Grand Rue, d'acheter des cartes et de les envoyer. Le préposé de la Poste nous appose un superbe tampon dans nos carnets. 

L'endroit est déjà envahi par des groupes de touristes suivant les parapluies levés et autres signes de reconnaissance de leurs guides. Circulation piétonne difficile, bruit, cris, mouvements subits de foule, tels des vols d'étourneaux en octobre... tout le monde à droite, tout le monde à gauche... razzia dans les boutiques de souvenirs, cinq minutes pour les photos et pour acheter la boite de biscuits et ensuite retour au car, mission accomplie ...

On ne s'attarde pas. La marée est retirée à l'horizon alors on ne saura pas cette fois si le Mont est véritablement redevenu une île... Dommage. Next time !

 

La véloroute suit la rive droite du Couesnon sur une courte distance. 

 

Encore un coup d’œil en arrière.. Le Mont est 'magnétique'..

Encore un coup d’œil en arrière.. Le Mont est 'magnétique'..

Carte mal lue = galère dans les champs de légumes divers... On traverse le Couesnon à Beauvoir au lieu de descendre plus bas en direction de Pontorson.

Résultat, bien qu'étant entré en 'territoire ami -la Bretagne-' (comme dirait mon beau-père breton), on se perd rapidement dans un dédale de chemins et de digues que seuls les cultivateurs du coin sont capables de démèler. Finalement, après avoir pédalé parmi les rangs parfaitement alignés d'asperges, de betteraves rouges, de carottes et de pommes de terre, c'est un facteur qui nous remet sur la bonne voie, qui obliquait progressivement vers la côte.

Polders, prés salés, polders, prés salés... à perte de vue côté mer. Plages immenses, mer à des kilomètres du rivage...écoles de char à voile... Vent du NE...

 

Un plateau, judicieusement posé en bord de vélo-route nous sert de table/chaise de pique-nique...

Un plateau, judicieusement posé en bord de vélo-route nous sert de table/chaise de pique-nique...

Y'a de la place pour tourner la machine...

Y'a de la place pour tourner la machine...

On passe Cherrueix et les nombreux moulins bordant la côte. Arrêt au Moulin de la Saline et à l'OT implanté juste à côté. La visite du moulin est libre et très intéressante.

Une des meules du Moulin de la Saline. Elle a vu passer des tonnes de sarrasin.

Une des meules du Moulin de la Saline. Elle a vu passer des tonnes de sarrasin.

Le long de la côte, côté terres..

Le long de la côte, côté terres..

Le Vivier sur Mer, Hirel, Saint Benoît des Ondes... côte plate, ventée (heureusement vent arrière...), succession de villages qui semblent encore préservés des vélleités de bétonnage des promoteurs..

Beau raidillon à St Méloir des Ondes pour rejoindre la D76 en direction de Cancale.

Marquage du Tour de Manche ou de l'EV 4 sommaire ou inexistant. C'est vrai que l'on ne peut pas se perdre en longeant la côte, mais en abord de 'ville' ça évite de s'embarquer pour des kilomètres inutiles.

Le ciel plombé et le vent du nord donnaient un air de tristesse à Cancale où les rares touristes se promenaient doudoune sur le dos...

Contrairement à la météo, la demoiselle de l'OT était pleine d'entrain et de gaité, nous indiquant le meilleur et plus court chemin pour nous rendre à Saint Coulomb où l'on avait prévu l'étape. L'OT de Saint Coulomb fit preuve de la même gentillesse et nous réserva une chambre d'hôte à La Guimorais.

Seul désagrément de la journée : l'impression de s'être fait sérieusement arnaqués à la Créperie de la Guimorais. C'était cher et mauvais, une honte pour l'Association des Crépiers à laquelle ils prétendent appartenir !

2 juin 2016. Saint Coulomb - Saint Méen le Grand.

 

Mise en route vers St Malo sous un ciel bien chargé. Très vite confrontés à un léger crachin, puis le ciel se stabilise en gris uni. La ville des corsaires est atteinte après une dizaine de kilomètres. La véloroute nous fait longer le front de mer. Un cours de gym bat son plein. Les participantes n'ont pas l'air convaincues. Faut dire que la météo n'était pas engageante. Il faisait même froid. 

Malgré la musique qui beuglait à tue-tête, le cœur n'y était pas...

Malgré la musique qui beuglait à tue-tête, le cœur n'y était pas...

Intramuros, rien de bien excitant : rangées des mêmes boutiques que la mondialisation nous condamne à voir partout, souvenirs, restos, hôtels... le tout encastré dans des rues étroites, austères et bruyantes.

On décide de filer vers le quai où l'on embarque pour Dinard. Un léger qui-pro-quo entre Rémi et moi fait que l'on se retrouve sur le ferry de 10h10 au lieu de 10h50..(mais les évènements de la journée confirmeront que c'était le bon choix).

 

Ça ne se bousculait pas dans le ferry..

Ça ne se bousculait pas dans le ferry..

Austère et triste..

Austère et triste..

La balise ajoute une note de couleur à la grisaille..

La balise ajoute une note de couleur à la grisaille..

Dinard est atteinte en quelques minutes. On débarque sur un plan incliné qui remonte vers la plateforme où se trouvent les caisses.

Puis c'est la surprise !

La sortie vers le niveau de la rue se fait par un escalier étroit d'une dizaine de marches ! Cela nous obligea à tout démonter, à transporter sacoches et vélos sur la plateforme supérieure et à tout remettre en place... NUL !

Habitués à ce genre de stupidité, l'affaire n'était pas un gros problème pour nous... mais il y avait aussi un groupe de personnes agées avec vélos et même une personne en fauteuil... 

Résultat : on se retrouve à aider tout ce petit monde à monter à l'étage, chariant vélos et fauteuil et donnant le bras aux anciens...

Une fois l'exercice terminé on fait part de cette situation totalement inadmissible aux personnes de la caisse. "Ca fait des mois qu'on l'a dit à la Mairie"  qu'ils nous répondent...

 

 

L'unique sortie vers la rue.... l'ascenseur est en panne depuis des lustres...

L'unique sortie vers la rue.... l'ascenseur est en panne depuis des lustres...

Joies de l'apprentissage de la voile...la zone n'est pas très accueillante...

Joies de l'apprentissage de la voile...la zone n'est pas très accueillante...

Traversée de la ville assez rapide car il n'y avait pas grand-chose à voir. On ne se bousculait pas sur la plage de l'écluse, ni dans la piscine d'eau de mer. C'est vrai que ce  n'était pas encore l'été...

L'Office du Tourisme "prend note" de nos commentaires relatifs à l'escalier. Chacun se renvoie la balle : compagnie de navigation, ville, département etc... Dans dix ans rien n'aura changé. Le diable est dans les détails !

L'accès à la voie verte est un nouveau jeu de pistes. Il se situe au fond d'un terrain vague sans aucune signalétique, derrière la Médiathèque.

 

 

Plage de l'écluse et piscine, le 2 juin tout de même !

Plage de l'écluse et piscine, le 2 juin tout de même !

La voie verte est un vrai bonheur. On empruntera une succession de pistes sèches, gravillonnées, goudronnées, de petites routes, de sentiers... offrant des parfums de foin coupé, de fleurs de sureau et mille autres merveilles.

Bref arrêt à Pleurtuit pour les achats pique-nique. Un promoteur local ne manque pas d'assurance devant la tâche qu'il compte entreprendre...

Les deux vues n'ont pas été prises au même endroit mais leur juxtaposition m'a fait sourire..

Les deux vues n'ont pas été prises au même endroit mais leur juxtaposition m'a fait sourire..

La voie verte continue à travers la campagne, dans les bois, en plaine. Elle offre parfois des "oeuvres" intéressantes comme ce 'street art' peint sous un pont ou les créations d'un artiste local.

Normandie et Bretagne à vélo
Tous les goûts sont dans la nature..

Tous les goûts sont dans la nature..

On longe la Rance pendant un bon bout de temps, plein sud vers Dinan. Puis ce sera la campagne et un parcours plus physique. Les premières indications de Saint Méen le Grand apparaissent enfin. On entrera en ville par la route du château d'eau "Louison Bobet".

Descente immédiate vers l'OT.... fermé...

Un brave monsieur, retraité de la ville, habitant un appartement au dessus de l'OT nous informe que la préposée était sûrement encore là malgré tout et nous ouvre la porte avec son passe.

Bien agacée d'avoir été dérangée,  l'employée nous indique quand-même l'existence d' un hôtel en centre-ville. Nous la remercions chaleureusement, la priant d'excuser l'indélicatesse de son ex collègue. Tout rentre rapidement dans l'ordre...

Une demi-heure plus tard nous étions sous la douche à l'Hôtel des 3 Pilliers, les vélos débâtés et rangés dans le couloir du rez de chaussée.

Excellent accueil, très bon repas le soir. Rien que du bonheur...  et 777 km au compteur depuis Rouen.

 

A la mémoire de l'enfant du pays...

A la mémoire de l'enfant du pays...

3 juin 2016. Saint Méen - Redon.

Mise en route dès l'ouverture pour le Musée Louison Bobet, situé dans le même bâtiment que l'OT.

 

St Méen, 7h30 du matin.

St Méen, 7h30 du matin.

Le musée est un petit bijou, retraçant la vie de ce 'Gentleman-Cycliste' avec sobriété et discrétion. Beaucoup d'objets sont exposés, un très beau film retrace sa carrière. Nombreuses photos.

Extraordinaire photo de deux géants du cyclisme !

Extraordinaire photo de deux géants du cyclisme !

On y passe 90 minutes, plongés dans une autre époque, découvrant mille facettes de ce champion hors normes.

Temps de repartir plein sud vers Mauron. On entre dans le Morbihan à St Léry, charmant petit village que j'avais déja traversé une première fois.

Session photos au bord d'un pré rempli d'ânes...

Difficile d'imaginer qu'un jour il deviendra têtu...

Difficile d'imaginer qu'un jour il deviendra têtu...

Un employé de la Poste de Mauron nous met sur la route de Paimpont où se tenait un festival de cirque. Pique-nique sur un banc dans le parc à côté de la maison de retraîte... On pense à la chance que l'on a...

Passage en ville. Beaucoup de bazar arthurien made in China... Le Graal est à la portée de tout le monde. Seul, le Poilu en bleu horizon sur le monument aux morts, ne semble y croire...

Après un passage dans la belle forêt de Brocéliande, agrémenté de quelques agréables descentes (et pénibles montées), on atteint Guer, puis dans la foulée La Gacillly, qui fête le Japon.

Dommage que la municipalité qui recevait des officiels japonais ce jour-là n'ait pas pu trouver une jeune femme asiatique pour chevaucher le bourricot !  

Les carpes multicolores de l'ancienne 'Fête des Garçons' flottaient au vent

Les carpes multicolores de l'ancienne 'Fête des Garçons' flottaient au vent

Vu l'importance de l’événement, ils auraient pu faire mieux !

Vu l'importance de l’événement, ils auraient pu faire mieux !

L'Office du Tourisme nous assiste avec une réservation à Redon. Merci pour leur aide malgré l'affluence dûe à la fête !

Longue dernière étape jusqu'à l'hôtel 'Le France'. Les biefs du Canal de Nantes à Brest semblaient interminables. L'hôtel est bien situé en centre ville. Pas cher, propre et sympathique. Les vélos sont remisés à la cave.

Après un excellent diner en ville à la Brasserie des Halles, tenue par un patron truculent, c'est direction l'horizontale. 

Les 95 kilomètres de la journée avaient été bien physiques et le lit bienvenu !

La famille bretonne au complet, n'en déplaise à certains !

La famille bretonne au complet, n'en déplaise à certains !

4 juin 2016. Redon - Saint-Nolff. Dernière étape du périple !

 

On quitte Redon de bonne heure, direction Vannes. Un bout de la D775 puis c'est direction Rieux et St Dolay. Routes sans problèmes mais assez passantes car les passages au dessus de la Vilaine se concentrent autour de la Roche-Bernard / Arzal, où nous avions choisi de passer.

 

La Roche Bernard

La Roche Bernard

Passage à Férel en direction du barrage d'Arzal où nous nous arrêtons pour pique-niquer sur l'aire de parking, face à l'aval. Le beau temps et la chaleur font une belle apparition, normal, on s'approchait de notre micro-climat du Golfe !

On pouvait même se mettre en T-shirt...

On pouvait même se mettre en T-shirt...

Passage du barrage et traversée d'Arzal village. On va trop au nord ce qui nous oblige à couper à travers la campagne pour rejoindre Muzillac où tout rentre dans l'ordre. Ce sera ensuite Ambon et Surzur avant d'atteindre Ste Armel.

Coup de chance ! C'est samedi et le Petit Passeur fonctionne. Cela nous évite un détour assez pénible par Theix et un tas de montées et de descentes en prime.

On passe Séné et Le Poulfanc et après un coup de fil pour prévenir de l'imminence de l'arrivée à St Nolff, on passe la ligne des vainqueurs ex-aequo, après environ 1 000 km parcourus à travers ces deux belles régions de France.

On attend le Pilote du Petit Passeur...

On attend le Pilote du Petit Passeur...

Encore un grand moment de bonheur partagé !

Encore un grand moment de bonheur partagé !

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Normandie et Bretagne à vélo.

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Publié le 6 Avril 2016

Le parcours.

Le parcours.

Eté 1971 !

Quand j'ai annoncé à ma grand-mère que j'allais partir en vélo vers la Bretagne avec un de mes amis de fac, elle a d'abord cru que je me moquais d'elle...

Quand elle m'a vu réviser le vélo 'Motobécane' rouge muni d'un seul plateau à l'avant et de trois vitesses à l'arrière (Dérailleur 'Simplex', s'il vous plait !)... quand elle m'a entendu couper un morceau de tube de chauffage central au garage pour relever la selle... puis vérifier pneus et chambres à air, huiler la chaîne, tester les freins et monter un porte-bagages avant sur le vélo de ma mère, elle a frisé l'attaque d'apopléxie !

Marc, un ami habitant Boulogne-sur-mer, avait émis l'idée de se rendre à Saint-Briac sur mer en vélo, où ses parents avaient une petite maison de vacances. En moins de temps qu'il ne fallait pour le dire nous étions subitement deux participants au voyage.

Il avait plu à verses tout le mois de juin et la "météo" à la maison n'était pas au beau fixe non plus. 

"Tu es fou, tu n'as pas d'entraînement, tu ne te rends pas compte des kilomètres, du mauvais temps, de la pneumonie que vous allez attraper...et le vélo, c'est un vélo de femme... il ne tiendra jamais le coup,.... et si vous avez un accident ?... et comment allez-vous faire pour dormir ? .... et traverser Paris !!!....etc, etc..

Toutes les tentatives pour ramener le fils ainé à la raison échouèrent et le 1er juillet 1971, Marc arriva avec son bardas, ayant fait un Boulogne - Montagny Sainte Félicité (Oise) en deux étapes. Jour 1 : Boulogne-sur-mer à Amiens, ville que nous connaissions bien, car c'est là que nous faisions nos études. Jour 2, Amiens à Montagny où je l'attendais chez mes parents.

Miraculeusement, le 1er juillet le temps se mit au beau fixe pour un mois qui allait être caniculaire. 

Cet extraordinaire premier voyage vers la Bretagne s'est déroulé il y a 45 ans ! 

Si je suis en mesure d'en donner quelques détails aujourd'hui, c'est grâce aux cartes postales que j'envoyais à l'étape le soir et que mes parents avaient précieusement conservées. La lecture des quelques mots qui relataient ces merveilleuses journées insouciantes passées à traverser la France en vélo a réveillé une mémoire que je croyais effacée à jamais et que je partage bien volontiers dans cet article.

Beaucoup de détails se sont estompés avec l'usure des neurones, mais ce voyage revit malgré tout à travers la désuétude des photos, des cartes et des commentaires rapidement griffonés.. On venait d'avoir 20 ans... alors c'était forcément magique !

Car, contrairement à d'autres périodes de la vie, la jeunesse restera toujours synonyme de soleil et de lumière, de brises d'été et d'une éternité devant soi pour accomplir tous les projets les plus fous. 

 

 

La Tour Perret à Amiens, 1er gratte-ciel français; 104m de haut; 27 étages. Vue de la fin des années '60.

La Tour Perret à Amiens, 1er gratte-ciel français; 104m de haut; 27 étages. Vue de la fin des années '60.

Après les adieux et les recommandations d'usage, on se mit en route, direction Paris, au matin du 3 juillet, avec l'idée de traverser la capitale de part en part et de viser Chevreuse, notre première étape.

Pas question de louper la Concorde ni les Champs Elysées.. même si, en ce qui me concernait, l'accoutrement manquait quelque peu de respect vis-à-vis de la capitale... mais mon grand-père aurait été fier de me voir porter son short..

 

John et Marc, Place de la Concorde..  Mon vélo au 1er plan...Le cul de la casserole avait déjà chaud

John et Marc, Place de la Concorde.. Mon vélo au 1er plan...Le cul de la casserole avait déjà chaud

Peugeot 404, Renault R8, DS et 2CV Citroën, ça c'était de la bagnole !

Peugeot 404, Renault R8, DS et 2CV Citroën, ça c'était de la bagnole !

A 18h45, ce premier jour, on atteint bien Chevreuse et on campera dans une prairie. La carte envoyée aux parents ne dit pas si les mollets avaient souffert.. Le soleil, lui, avait bien tapé.

Tour Nord-Ouest du Château de la Madeleine à Chevreuse. Fin du XIVè siècle.

Tour Nord-Ouest du Château de la Madeleine à Chevreuse. Fin du XIVè siècle.

Remise en route le lendemain vers Chartres avec un arrêt à Maintenon pour admirer l'acqueduc.

Louis XIV l'avait commandé en 1686 pour alimenter Versailles. Il ne fut jamais terminé, faute à la guerre de 1689.

On passera pas mal de temps à en admirer le gigantisme.

Vue de l'acqueduc

Vue de l'acqueduc

Abords de l'acqueduc.

Abords de l'acqueduc.

Chartres fut atteint sans trop de difficultés. Les mollets commençaient à chauffer bien que la Beauce soit plutôt plate... (les côtes étaient déjà une hantise, et dans le cas présent, démultipliée par les limitations de performance de la monture...)

La carte envoyée de Chartres

La carte envoyée de Chartres

Après l'étape du soir au camping de Chartres, remise en route en direction de Mortagne au Perche. Là, le relief n'était plus du tout le même, surtout dans les derniers kilomètres. Néanmoins, il n'était pas question de louper une visite de la ville, perchée en haut de la côte...

On y arrive le lundi soir 5 juillet à 19h30.

Rue de Mortagne au Perche

Rue de Mortagne au Perche

La même rue de Mortagne, après le porche.

La même rue de Mortagne, après le porche.

Mardi 6 juillet, l'objectif était Mayenne mais c'était sans compter la traversée des Alpes Mancelles qui ont considérablement réduit la moyenne, puisque, harnachés comme nous l'étions, celle-ci n'a pas dépassé 7km/h sur 24 km !!

Malgré tout on parviendra à effectuer 84 km dans la journée !

On utilisait encore des chevaux à l'époque..

On utilisait encore des chevaux à l'époque..

On n'atteint pas Mayenne, mais un bourg qui s'appelle Villaines-la-Juhel, situé tout de même dans le département de la Mayenne, à 20km de la ville du même nom.

La journée fut encore une fois très chaude, m'obligeant à acheter un baume pour calmer la brûlure que le soleil avait occasionnée sur mon mollet côté 'sud'..

L'église et le Monument aux Morts de Villaines la Juhel. Depuis, les lieux ont bien changé.

L'église et le Monument aux Morts de Villaines la Juhel. Depuis, les lieux ont bien changé.

Mercredi 7 juillet, on atteint Fougères. Après une visite de la ville et du château, ce sera hébergement au camping municipal. 

Le château de Fougères, vu du ciel... "Un vieux château flanqué de vieilles tours, les plus superbes du monde" V. Hugo.

Le château de Fougères, vu du ciel... "Un vieux château flanqué de vieilles tours, les plus superbes du monde" V. Hugo.

John aux fourneaux.... son magnifique vélo Motobécane adossé à l'arbre..

John aux fourneaux.... son magnifique vélo Motobécane adossé à l'arbre..

Une tour du château. Le drapeau breton y flotte fièrement !

Une tour du château. Le drapeau breton y flotte fièrement !

Jeudi 8 juillet 1971, 16h00, arrivée triomphale des cyclistes à Saint-Briac sur mer.

538 km d'insouciance et de bonheur. Désolés que ce soit fini au moment où l'on commençait à pédaler sérieusement... Mais que de souvenirs !!

Quelques jours de vacances au soleil (qui ne faiblissait toujours pas) et puis ce sera un long retour en train. Le vélo appréciait de ne pas avoir à faire la route en sens inverse...

Le cycliste aurait bien continué.. 

Il le fera, 40 ans après, car sans qu'il le sache, la graine du cyclo-tourisme était semée... 

 

La plage de la petite Salinette. Saint Briac sur mer.

La plage de la petite Salinette. Saint Briac sur mer.

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Voyage à vélo vintage

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Publié le 17 Janvier 2016

Check list pour voyage à vélo, France et Europe. Nouvelle Version, JAN16.

 

Il y a quelque temps -et pas mal de kilomètres déjà- j’avais proposé une première check list pour voyages à vélo, basée sur une expérience de parcours en France et à travers plusieurs pays d’Europe.

Ayant fait plusieurs autres voyages depuis, j’ai apporté des corrections à la liste d’origine pour palier des oublis et/ou éliminer des articles, qui en fin de compte, se révélaient inutiles dans le contexte, ne faisant qu’ajouter du poids au vélo. J’espère que cette nouvelle mouture sera utile aux amis cyclos qui partent pour la première fois ou qui comme moi, ont toujours du mal à trop emporter.

La liste que je propose ci-dessous est établie sur la base d'un voyage en  autonomie, avec arrêts occasionnels en Chbre d'hôte, Gîte ou en Pension, histoire de récupérer et de faire sécher le linge, si la météo devient trop pourrie.

Tout le matériel tient dans les bagages suivants :

-deux sacoches Avant (Vaude Aqualine étanches, à enrouleur). 

-deux sacoches Arrière  (Vaude, même modèle). 

-deux polochons étanches (Ortlieb, petit et moyen modèles).

-une sacoche de guidon (Vaude Aquabox étanche) avec porte carte.

 

Pour plus de facilités je propose ci-dessous un remplissage des différents bagages. C’est celui que j’ai adopté après bien des essais. Ce ‘rangement’ permet de ne pas avoir à tout démonter le soir à chaque étape (et de perdre trop de temps à tout remettre en place le lendemain avant le départ…).

En effet, je ne retire du vélo que les sacs dont j’ai besoin le soir, les autres restant sur l’âne de métal.

 

Petit commentaire : Le seul bagage qui ne me quitte jamais est la sacoche de guidon contenant tous les effets ‘précieux’. Je ne m’éloigne jamais du vélo sans l’emporter avec moi. La nuit, cette sacoche ‘dort’ dans la tente à mes côtés.

Pour le reste,  que l’étape du soir soit effectuée en rase campagne –bivouac-, en camping ou en chambre d’hôte, je démonte très rarement toutes les sacoches du vélo.

Je m’assure malgré tout d’attacher le vélo à un arbre, une barrière ou toute autre structure  solide, à proximité de la tente et –pour la forme- de passer un antivol souple à travers roues et poignées des sacs…. sauf bien entendu, si l’arrêt est dans un endroit à risque, auquel cas je cherche un local sécurisé pour remiser l’ensemble.

En plus de 20 000km à travers la France et l’Europe, Russie comprise, je n’ai jamais eu à déplorer de vol.

Malgré tout, si l’on n’est pas 100% à l’aise avec cette approche mieux vaut alors tout retirer et/ou garer le vélo et les bagages dans un endroit fermé.

 

Dans le cas d’arrêts en ville, les hôtels et chambres d’hôte ont toujours une solution pour enfermer les vélos. (Lingerie, couloir, garage, sous-sol, cour fermée, un coin de la salle de restaurant etc…)

Dans le pire des cas, ne pas hésiter à emporter vélo et sacoches dans la chambre. Je l’ai fait à plusieurs reprises.

 

Mon vélo est un VTC Riverside 7 de Décathlon.

Après quelques "problèmes de jeunesse" dus à l'incompétence du vendeur/préparateur du magasin Parisien, tout est rentré progressivement dans l'ordre. Si je devais recommencer, je le monterais et le préparerais moi-même…

A l’usage, j'ai effectué plusieurs changements/rajouts d’accessoires pour l’adapter à mes besoins de voyage :

-changé le porte bagage ARR car celui monté d'origine était totalement inadapté. (un de ses montants empêchait même le déblocage et le retrait des supports de patins de freins Magura H11. De plus il était trop léger et trop étroit).

 

-montage à l’avant, sur la fourche télescopique, d’un porte bagage « Zéfal Raider Front », en rajoutant une 3ème attache de chaque côté. L'ensemble n'a pas bougé malgré les kilomètres de secousses sur tous types de chemins.

La fourche télescopique n’est pas équipée de fixations de porte bagage d’origine. J’ai volontairement opté pour une fixation sur la partie basse de la fourche pour éviter de ‘charger’ la suspension.

Sur des vélos de randonnée ‘classiques’ le porte bagage se fixe sur des attaches prévues à mi fourche et sur d’autres situées au niveau de la fixation de roue. C’est plus simple !

 

 

 

 

 

 

 

Une nouvelle check list de voyage à vélo. Janvier 2016.

Trois brides fixent le porte sacoches à la fourche télescopique :

Celles du haut et du bas sont standards (colliers serflex fournis d’origine) ;

Celui du milieu rajouté pour une meilleure tenue (collier de plombier).

Une petite lame en alu rigidifie l’ensemble.

20 000 kms sur tous chemins, zéro problèmes.

 

Les deux porte bagages sont en alu. En Pologne j’ai cassé celui à l’arrière qu’un vélociste local m’a remplacé par un modèle autrement plus solide. Pas de soucis ‘so far’..

La majorité de mon matériel de voyage vient de chez "Cyclo-randonnée.fr" à 25310 Thulay. Julien Alexandre a créé une petite structure très sérieuse, super réactive et bien placée au niveau des prix, ce qui ne gâte rien !

Duvet, sac à viande et popotte : Vieux Campeur. 

 

Equipement du V E L O

Le vélo de base est donc équipé comme suit:

-porte bagages AV et ARR,

-une attache système KLICKfix pour la sacoche de guidon,

- Deux (ou plus) sandows pour attacher les polochons étanches, sur le porte bagage ARR. -pompe, rétroviseur et trompette, (indispensables)

-une sonnette/boussole (super pratique car elle permet de rapides vérifs de cap en cas de doute),

-deux supports de gourde, avec gourdes 0.7L chacune.

-un compteur bon marché à fil (j'avais un Polar, sans fil, mais il était très souvent en 'pause' pour toutes sortes de raisons 'électromagnétiques' (normal paraît-il d’après les techniciens de Polar, contactés). Je l'ai donc viré et suis revenu à quelque chose de moins sophistiqué, mais bien plus fiable : Sigma BC 8.12.

-Un antivol souple à 4 numéros mini, de 1.5m (pas de risque de perte de clé). Prendre un modèle sérieux, d'un bon niveau de sécurité. (à noter que rien n'est fiable à 100%...)

J’emporte un deuxième antivol type ‘chaine motard’ à clé ou à 4 numéros, pour mieux sécuriser le vélo en cas de bivouac. (Mieux vaut voyager l’esprit léger et le vélo un peu plus lourd, que l’inverse…)

-Béquille: la béquille d'origine  au niveau du pédalier a été remplacée dans un premier temps par une béquille centrale Ergotec à deux bras pliants, type Mobylette. Pour des raisons de poids et de grippage de l’articulation des bras (projections de boue et autres matières dans les chemins), je l'ai de nouveau remplacée, cette fois par une béquille ARR. Pletscher rigide, plus légère, mieux adaptée. Rien à dire. Matériel excellent.

Petit commentaire : Lorsque le vélo est sur béquille et chargé des sacoches AV, le guidon  a tendance à basculer vers le côté gauche, risquant d’entrainer tout parterre. (et de casser le rétro en prime). Pour éviter ces désagréments j’ai fixé une petite chainette sur la barre oblique du cadre avec un crochet au bout. Ce dernier vient attraper le coin du porte bagage AV côté DR. et évite à la charge de pivoter et faire basculer le vélo. Ne pas oublier de le décrocher lors de la remise en route !!  

-Pédales en lieu et place des mixtes (standard d’un côté et automatiques de l’autre), j’ai monté des pédales de BMX pour plus de confort.

-Casque... j’ai rajouté un petit papier plastifié dessus, indiquant le nom du cycliste, groupe sanguin et un numéro d’urgence… au cas où.

-Un « mât à fanions » fixé sur le porte bagage ARR, portant un fanion de sécurité en tissu fluorescent ainsi que les fanions du pays d’origine (France) et ceux des pays traversés. (Montage sur tige de carbone de 4mm de diamètre, achetée au rayon cerfs-volants de Décathlon).

Hormis le côté sécurité -permet d’être mieux par les véhicules qui suivent- le fait d’arborer les petits drapeaux de son pays et de ceux visités m’a très fréquemment facilité le contact avec les populations locales, souvent curieuses et parfois incrédules quand on leur dit d’où on vient. (Le fanion de sécurité a été découpé dans un gilet de sécurité, bien moins cher qu’un fanion classique)

-Un filet élastique qui servira à contenir casque, vêtements, et/ou le linge qui sèche, le cas échéant. Il a un crochet type sandow à chaque extrémité. Génial fourre-tout super pratique. (Décathlon).

 

 

 

Une nouvelle check list de voyage à vélo. Janvier 2016.

A la jonction de la Mulderadweg et de la Karlsroute qui nous conduisait d’Aue (Allemagne) à Karlovy Vary (République Tchèque).

Mât à fanions, filet élastique, chainette de blocage de roue avant et disposition des sacoches et polochons bien visibles sur la photo.

 

 

La check list qui suit est celle que j’ai utilisée durant le voyage Allemagne –Tchéquie du printemps 2015, celui de la photo qui précède.

Je la propose « par bagage » pour la rendre plus utile.

 

Petite trousse type « écolier » fixée par brides velcro à la barre horizontale du vélo, contenant :

-Un kit de réparation crevaison avec démonte pneus (j’emmène aussi une chambre à air –voir plus loin).

-Plusieurs paires de gants latex chirurgicaux à jeter (c’est toujours plus agréable de pouvoir remettre une chaine déraillée sans se salir les mains….)

-Quelques pastilles feutre pour caler les sacoches contre le cadre du porte bagages quand ça tape trop.

-Plusieurs attaches rapides de chaine (ATTENTION ! s’assurer qu’elles conviennent à la chaine du vélo car celles-ci sont de largeurs différentes en fonction du nombre de vitesses ARR).

-Elastiques, fil de fer, quelques mètres de lien vert de jardinage, quelques colliers ‘Rilsan’ pour petites réparations de fortune…

-Flexible de gonflage de la pompe.

(On ne voit pas la trousse sur la photo qui précède car je l’avais mise dans la sacoche « outillage » AVD…)

 

Sacoche guidon

Ce que j’y mets….

-couteau suisse avec ouvre boite, tire-bouchon, décapsuleur

-petite brosse à dents/dentifrice type « avion ».

-peigne

-bandes réfléchissantes avec attaches velcro au cas où la visi devient mauvaise

-appareil photo

-téléphone

-sifflet (utile en cas de problèmes –pour ameuter tout le monde ou chasser les chiens..)

-lunettes de soleil

-petite paire de jumelles

-petite torche à dynamo (évite les soucis de piles)

-un GPS (optionnel), utile en cas de mauvais balisage de véloroute ou en cas de doute sur le trajet. (mieux vaut vérifier que faire 20km inutiles, et en rase campagne on ne rencontre pas toujours de passants…)

-trousse de premier secours (sparadrap, désinfectant, coton tiges, baume à lèvres, mini tube crème solaire, aspirine/ibuprophène ou apparentés …etc)

-carnet de notes voyage et crayons/stylo

-petite pochette « multi outils »

-documents de voyage (billets train, réservations, nos de téléphone etc…)

-portefeuille et contenu :

>>carte identité, passeport si besoin, permis conduire, carte de crédit et un peu d’espèces, carte Vitale et de Sécurité Sociale Européenne si voyage hors de France en Europe, carte de groupe sanguin, contacts en cas d’urgence..

 

Sacoche Avant droite

 

1.Un peu d’outillage : (compléter par rapport à la pochette « multi outils » de la sacoche de guidon..).

-Clés plates de 6, 7, 8, 10 (ajuster en fonction de la visserie du vélo)

-Dérive chaine (en cas de casse de chaine pour pose attache rapide)

-Jeu de clés à 6 pans

-Une petite pince universelle (Mr. Bricolage)

- Un porte outil (petit manche métallique coudé recevant des embouts de 1/4 de pouce/ 6mm (essentiellement embouts tourne-vis plats, cruciformes, torx… également en fonction de la visserie du vélo)

-10 gants chirurgicaux en latex supplémentaires. (Voir commentaire ci-dessus)

-Une brosse droite, raide, et une vieille brosse à dents. (Parfois on est obligé de décrotter..)

-Un rouleau d'adhésif toilé (réparations de fortune)

-Un ou deux chiffons

2.Quelques pièces de rechange

-Un câble de dérailleur (prendre celui de derrière. Il pourra être coupé si c'est le dérailleur de pédalier qui est concerné)

-Un jeu de patins de frein (mon vélo est équipé de freins hydrauliques à patins H11 MAGURA: excellents !). Pour les vélos à freins 'secs' prendre un cable ARR qui pourra toujours être coupé à longueur si c'est le frein avant qui est affecté. Pour les freins à disques, prendre un jeu ou deux de plaquettes de rechange.

-Une chambre à air. Pour les "gros" gonflages ou les appoints en route, je vais chez les marchands de pneus ou dans les garages.

-Une petite boite de visserie diverse.

-Une patte de dérailleur. C’est la petite pièce qui relie le dérailleur ARR au cadre. En alu, elle est vulnérable en cas d’accident/chute. Elle est spécifique à la configuration cadre vélo/dérailleur. Alternativement, prévoir de monter une bride métal de protection de dérailleur (comme sur les vélos d’enfants).

 

Petit commentaire : En France et en Europe ne pas s’encombrer de trop de matériel de réparation. (ex : rayons de roue, clé à rayons, clé à pédales)… Il y a des vélocistes un peu partout et les garages sont toujours prêts à donner un coup de main à un cycliste.

 

3. Pharmacie dans un sac « Ziplock » pour réduire le poids

En fonction des besoins de chacun…personnellement j’emporte ce qui suit :

-compresses stériles

-aspirine ou apparenté

-anti-inflammatoire / ibuprophène

-cachets anti-diarrhée

-sparadrap

-mercurochrome incolore

-coton-tiges

-en fonction saison et destination, bombe contre les moustiques

 

4. Autres

-Réchaud Camping gaz avec cartouche neuve (et une supplémentaire en fonction destinations)

-plusieurs paquets de mouchoirs à jeter

 

Sacoche Avant droite

-Une popotte en alu ou inox avec fourchette et cuillère (j’emporte aussi un Opinel)

-Un quart alu ou inox

-Plusieurs sacs plastique « Ziplock » grand modèle pour nourriture entamée.

-Une ou deux petites boites étanches pour aliments ‘problématiques’ (le chorizo fond vite par 40° en Espagne…)

-Du muesli dans une bouteille plastique d’un litre à large goulot (type jus de fruit)

-Un ou deux tubes de lait concentré sucré (plus facile à transporter que du lait ‘liquide’

-Une boite de miettes de thon, une de pâté ou autre (en réserve au cas où l’étape est au milieu de nulle part..)

-Barres vitaminées type chocolat/céréales (c’est Kelloggs que je préfère).

-Un ou deux sachets de fruits secs (abricots/figues etc) pour la fringale.

-Plusieurs gourdes de ‘Confipote’ pour la même raison

-Un plat et un dessert en sachets, lyophilisés (Vieux Campeur) pour les cas extrêmes (En réserve comme le thon et le pâté…)

-Un sachet de biscottes ou de ‘pains spéciaux suédois’

-Une boite d’allumettes ou un briquet

-Une petite éponge avec un graton

-De l’essuie-tout

 

En France et en Europe, il est aisé de faire les achats au fur et à mesure des besoins, le midi, ou le soir à l'étape, pour ne pas avoir à se charger inutilement.

 

Sacoche Arrière droite

-Sac de couchage

-Matelas autogonflant (le mien est de marque Vaude)

-sac à viande coton/soie

 

Sacoche Arrière gauche

Habillement. L’emport sera fonction de la période, du lieu et de la durée du voyage. Malgré tout, qu’elle que soit la durée il faudra se limiter en quantité pour des raisons évidentes et s’astreindre à laver fréquemment…

Pour cette raison prévoir des maillots/T-shirts qui sèchent vite. Eviter le coton sauf si le voyage se passe par 40° l’été… Le filet élastique s’avère bien pratique comme sèche-linge.

Il existe toute une gamme de vêtements/sous-vêtements en tissu ‘technique’ qui fera l’affaire à tous points de vue. Quand les maillots etc.. sont fins, compenser en mettant plusieurs couches…

(Pendant l’escapade Allemagne-Tchéquie en mai/juin 2015, à la frontière entre les deux pays, à 900m d’altitude, il m’est arrivé de porter 5 couches l’une sur l’autre…et pas toujours dans un ordre logique. La gestion n’est pas toujours facile quand on se réchauffe, mais c’est la seule solution.)

 

Pour ce voyage j’avais emporté les vêtements suivants :

-3 T-shirts manches courtes

-2 polos

-4 slips

-1 maillot de bain

-4 paires de chaussettes courtes

-une casquette

-1 T-shirt ‘technique’ manches longues lycra absorbant la transpiration

-1 pantalon dont les jambes peuvent être ‘dé-zippées’ pour en faire un short (Décathlon) + ceinture

-1 deuxième cuissard court type été

-1 deuxième paire de gants été

-1 calot en coton

+ quelques autres habits de ‘secours’ dans les polochons….

 

Divers :

-Dans une pochette, des enveloppes pré-adressées, les cartes du parcours (je trace le sur Google maps mais très souvent on peut se procurer des cartes en route, dans les offices de tourisme…), une liste de noms et d’adresses des personnes à qui on souhaite adresse une carte..

-les chargeurs de téléphone et d’appareil photo.

-Une carte mémoire supp. pour l’appareil Photo (8Gb)

 

Petit sac polochon étanche sur porte bagages ARR

Nécessaire de toilette dans des sacs plastique pour réduire le poids…

-rasoir et lames

-petite bombe mousse à raser de voyage

-déodorant

-gel douche/shampoing (bien fermé pour éviter les surprises…)

-coupe ongles

-crème peau sèche

-ciseaux/pince à épiler

-petit miroir

-nécessaire couture de base (type pochette chambre d’hôtel)

-épingles à nourrice

-bouchons mousse pour les oreilles (type Quiès)

-brosse à dents/dentifrice

-Veste étanche (Patagonia)

-une serviette microfibres

-en fonction période/météo et destination :

>une paire sandales ou chaussures fermées légères en fonction de la météo prévisible…

-un tube de lessive à froid

-10m de fil à linge et une douzaine d’épingles.

 

Gros sac polochon étanche sur porte bagages ARR

-Tente (de marque Vaude Power Taurus Ultra light)

-oreiller gonflable

-un second petit oreiller en tissu … le confort c’est important..

-Tabouret pliant à trois pieds en toile. Plus confortable que de s’asseoir parterre après 100km de vélo, ou quand c’est mouillé..

-Bâche de sol pour protection sous tente

-Polaire manches longues

-Gants d’hiver

-Cuissard long d’hiver (même l’été il peut faire froid le matin)

-Veste sécurité fluo

-Pantalon de pluie étanche en nylon

-Guêtres pour protéger baskets en cas de forte pluie.

 

Il est essentiel d’avoir les habits de pluie à portée de mains… Une première expérience lors d’un orage subit m’a rapidement prouvé que de les avoir rangés dans le fond d’une sacoche ARR, sous les polochons, n’était pas la bonne solution !...

 

La répartition reprise ci-dessus permet, dans tous les cas, de ne pas avoir à tout démonter le soir à l’étape.

En cas d’hébergement en chambre d’hôte ou pension, je n’emmène avec moi que la sacoche de guidon, la sacoche ARR G « habillement » et le petit polochon. (Parfois le gros polochon aussi si la météo du lendemain requiert des habits adaptés. Les autres bagages restent sur le vélo.

 

La liste reprise ci-dessus fonctionne bien en ce qui me concerne. On peut la modifier à l'infini, en fonction de choix personnels ou de trajets particuliers.

La mienne convient à la météo que l'on subit en France et en Europe de l'Ouest du printemps à l'automne. (Durant les périodes de grands froids le cycliste et le vélo restent au chaud ...).

 

Bonne route à tous !

Une nouvelle check list de voyage à vélo. Janvier 2016.

Ce soir-là, tout, à l'exception de la sacoche de guidon, est resté sur le vélo attaché au bouleau.

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Nouvelle check-list voyages vélo

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Publié le 1 Octobre 2015

Belgique et PaysBas en vélo avec ma fille

Il y a deux ans nous avons parcouru The Ring of Kerry en Irlande, huit jours de magie, dans la brume, la pluie, mais aussi sous un beau soleil d'automne... à chaque fois ' à la sauce Vent de face', et quel vent !

En 2014 ce fut la découverte de l’île de Wight, petit bijou plein de surprises, haut lieu du yachting mondial...

Cette année le voyage avec ma fille nous emmènera de Bruges à Amsterdam en longeant la côte de la Mer du Nord. Là aussi, vent garanti !

Le temps nous étant compté, le départ se fera de la Venise du nord que l'on rejoindra en train. De là, la Véloroute de la Mer du Nord nous fera sauter d'île en île, circuler une bonne partie du temps sous le niveau de la mer, traverser maints polders avant de rejoindre l'objectif Amsterdam... avec une visite obligatoire au Rijksmuseum pour admirer la 'Ronde de Nuit' de Rembrandt.

L'article complet de ce voyage sera en ligne dès notre retour. A bientôt !

Belgique et PaysBas en vélo avec ma fille

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Belgique et Pays Bas

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Publié le 30 Septembre 2015

J'ai choisi de commenter ce petit voyage d'un peu plus d'une semaine au jour le jour, étape par étape. Cela permet d'y inclure un plus grand nombre de photos prises tout au long de notre périple.

Bonne lecture !

Éternelle Bruges..

Éternelle Bruges..

Cette troisième édition des 'Voyages avec ma Fille" nous a menés de Bruges à Amsterdam en suivant principalement l'extraordinaire piste cyclable 'de la mer du nord', autrement connue sous le nom de "LF 1 - Noordzeeroute". Au delà de Rotterdam nous avons quitté la côte pour transiter un peu plus à l'intérieur du pays, découvrant ainsi d'autres aspects et villes de ce très accueillant pays.

Pour rallier Bruges à partir de Paris le plus simple est de transiter par Lille Flandres en TGV (le notre était 'ancienne génération' avec un compartiment à vélos spécifique mais totalement inadapté aux vélos de grande taille). 

Crochets trop bas : mon Rock'n'Roll reste parterre.

Crochets trop bas : mon Rock'n'Roll reste parterre.

Le trajet de Lille à Bruges se fait en deux étapes avec changement de train à Courtrai (pardon Kortrijk....). Huit petites minutes avec changement de quai et escaliers... Billets obtenus auprès de la SNCF pour les passagers mais, pour les vélos, dans le train, auprès du contrôleur..

L'achat des billets (passagers et vélos) pour le retour d'Amsterdam (2 Intercités : Amsterdam-Anvers; Anvers-Lille) fut un peu plus compliqué. Le plus simple est d'appeler une des préposées des "Produits spéciaux" de la SNCB, (www.b-europe.com/Pratique/Contactez-nous/Produits spéciaux..). Une fois le trajet finalisé et payé, les billets passagers sont expédiés en pièces jointes au mail de confirmation, (à imprimer soi-même), mais billets vélos sont à imprimer dans une gare belge ! . A Bruges (pardon Brugge... voir plus loin !), j'ai oublié de faire l'impression. Pas de soucis néanmoins, la facture d'achat avec la référence (jointe également au mail de confirmation précité), suffit au contrôleur...

Lille Flandres, Jenny impatiente de mettre en route !

Lille Flandres, Jenny impatiente de mettre en route !

Kortrijk- Brugge : les vélos voyagent dans le couloir..et nous, à côté, sur la moquette.

Kortrijk- Brugge : les vélos voyagent dans le couloir..et nous, à côté, sur la moquette.

Arrivée à Brugge à l'heure, vers 16h00. Oubliant que l'on était en Flandre et non en Belgique et à fortiori non en Europe, je m'adresse en Français au préposé de l'Office du Tourisme de la gare qui me rappelle brutalement "qu'ici on n'aime pas le Français" et "qu'il est souhaitable de ne parler que Flamand ou Anglais" ! Invraisemblable !! L'Europe a quand-même de la bile à se faire avec de tels cons, qui plus est, sévissant dans un haut lieu touristique du continent !

...alors, comme not' Flamand est limité on s'en tiendra à l'Anglais ! 

L'extraordinaire beauté de la ville nous fait vite oublier cette intolérance crasse....

 

 

Quel a-propos !

Quel a-propos !

Après un rapide passage à l'hôtel pour décharger les mulets et les ranger dans une cave attenante on part explorer les rues, places, ruelles et canaux de cette capitale du chocolat et de la dentelle. Ici on peut parler du 'choc des images', tant la vue est assommée par les merveilles qui se succèdent : le Beffroi, la Cour provinciale, l'Ancien Greffe civil, Franc de Bruges, l'Hôtel de ville... Rozenhoedkaai... les alignements de très vieilles maisons étroites et hautes, 'pignon sur rue'...les pavés... Tout est beau et plein d'harmonie.

A la tombée de la nuit, clôturant ces premières heures pleines de découvertes visuelles, les carillons des églises, du beffroi et d'autres bâtiments publics du centre prennent le relais afin que l'ouïe, à son tour, profite pleinement de la magie de la Venise du nord.    

Devant la Cathédrale du Saint-Sauveur,

Devant la Cathédrale du Saint-Sauveur,

Sur Markt, devant une structure en miroir

Sur Markt, devant une structure en miroir

Version non déformée... (Photo Jenny)

Version non déformée... (Photo Jenny)

Augustijnenrei

Augustijnenrei

Tout cohabite

Tout cohabite

Markt

Markt

Le magnifique beffroi, chef carillonneur de Bruges (Photo Jenny)

Le magnifique beffroi, chef carillonneur de Bruges (Photo Jenny)

La Place Burg

La Place Burg

Une façade magnifique de la Place Burg

Une façade magnifique de la Place Burg

Moïse et ses Tables de la Loi

Moïse et ses Tables de la Loi

Vue du Rozenhoedkaai

Vue du Rozenhoedkaai

Autre vue des canaux (Photo Jenny)

Autre vue des canaux (Photo Jenny)

Pignons à redents..

Pignons à redents..

La brasserie Gambrinus... Pas de réservation, pas de place !

La brasserie Gambrinus... Pas de réservation, pas de place !

Bruges est aussi une ville de diamantaires

Bruges est aussi une ville de diamantaires

Restaurants sur Markt. C'est encore plus joli la nuit !

Restaurants sur Markt. C'est encore plus joli la nuit !

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Belgique et Pays Bas

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Publié le 29 Septembre 2015

La chèvre à cage d'écureuil de Dampoort

La chèvre à cage d'écureuil de Dampoort

Après avoir repris et chargé les vélos, mise en route vers Dampoort au nord-est de la ville pour récupérer le canal vers Sluis (NL). La météo s'annonce superbe ! La piste cyclable longe le canal des deux côtés mais il est préférable de l'emprunter sur la rive nord, celle-ci étant au soleil le matin. De plus la signalétique de la LF1 se trouve de ce côté.

Le canal, parfaitement rectiligne est bordé des habituels peupliers projetant leurs longues ombres en contre-jour, les champs et prés en contrebas sont parsemés d'alignements de saules, "trognes" taillées mille fois, arbres mythiques des tableaux des Maîtres flamands..

La belle lumière des contre-jours du matin

La belle lumière des contre-jours du matin

Alignements de trognes de saules... rien n'a changé..

Alignements de trognes de saules... rien n'a changé..

Canaux et peupliers forment un couple indissociable

Canaux et peupliers forment un couple indissociable

Tout près de la frontière, en bordure du canal..

Tout près de la frontière, en bordure du canal..

Pas loin de Damme (Photo Jenny)

Pas loin de Damme (Photo Jenny)

C'est en regardant les plaques minéralogiques que l'on se rend compte que la frontière est passée. Pas un panneau, pas un signe, la fluidité de ce plat pays semble avoir nivelé les barrières politiques. 

En deux coups de pédale on se retrouve à Sluis, première expérience des Pays-Bas, petite ville accueillante, active, rieuse.

Un coup de tampon à l'Office du Tourisme et un petit repas de poisson chez le 'Trois Rois Mages' au pied de l'église, et nous voilà prêts à remettre en route.  

Une rue de Sluis (NL)

Une rue de Sluis (NL)

La LF1 passe par 'Retranchement', curieux nom pour un village, surtout aux Pays-Bas.

Mais c'est peut-être parce qu'il était 'retranché' qu'il a su préserver tant de beauté. Tout y est nickel : maisons, jardins, pelouses, fleurs.... que du bonheur ! 

On dit que pour vivre heureux, il faut vivre cachés... Hors des sentiers battus Retranchement est un joyau !

On dit que pour vivre heureux, il faut vivre cachés... Hors des sentiers battus Retranchement est un joyau !

Peu à peu la piste nous amène à Cadzard puis après quelques détours on débouche sur la dune surplombant la Mer du nord... La plage est interminable, autant dans le travers que dans le long... des kilomètres de sable fin, ponctués de rangées de poteaux en bois délavés par la mer, servant de brise lames. La dune/digue est couverte d'herbes de bord de mer, de ronciers, d'argousiers dont les baies oranges cassent la monotonie du jaune pale. Des chevaux prennent un bain de pieds, les baigneurs sont rares... Ici c'est le domaine privilégié du vent, de la lumière, et de la mer... Peu resiste aux éléments !

L'immense chantier de remblai en contrebas de la digue, avec ses norias de scrapers, de bulldozers et d'autres machines de terrassement déplaçant des milliers de tonnes de sable, nous rappelle que la bagarre contre la mer n'est jamais gagnée. 

Des moulins, il y en aura tout le long de la route..

Des moulins, il y en aura tout le long de la route..

Ici c'est le domaine du vent..

Ici c'est le domaine du vent..

Des travaux de renforcement pharaoniques..

Des travaux de renforcement pharaoniques..

Au fond, Vlissingen

Au fond, Vlissingen

A Breskens on arrive in extrémis au ferry qui lève l'ancre quelques minutes après notre embarquement. Le louper n'aurait pas été dramatique car les traversées sont fréquentes. C'est € 4 pour un passager et son vélo..et ça dure environ 15 minutes.

Surprise ! Le pont intérieur est totalement envahi de vélos attachés aux barres de maintien. Résultat, obligés de garer les nôtres en bout de rangée, les attachant à une rambarde 'piétons'.

Vlissingen est un port plein de vie, super agréable à visiter. La piste part de l'embarcadère et longe la mer sur une énième digue flanquée d'un énorme moulin à vent et site d'un mémorial aux troupes alliées débarquées pour délivrer le pays de l'envahisseur, en novembre '44. 

Le 'parking à vélos' du ferry. Au premier plan, les nôtres...

Le 'parking à vélos' du ferry. Au premier plan, les nôtres...

La digue en sortant du port

La digue en sortant du port

Le mémorial.

Le mémorial.

Le moulin du port

Le moulin du port

Vlissingen, centre ville

Vlissingen, centre ville

Une architecture pleine d'imagination...

Une architecture pleine d'imagination...

...celle-ci un peu plus classique..

...celle-ci un peu plus classique..

...y'a de la place pour tout le monde...

...y'a de la place pour tout le monde...

...mais on se sent mieux tassés les uns contre les autres...

...mais on se sent mieux tassés les uns contre les autres...

La piste longe la côte vers le nord-ouest, tantôt sur la dune/digue, tantôt à travers des bois... 

Zoutelande est atteinte vers 18h30. Les vélos sont déchargés et remisés dans le garage de l'hôtel et les cyclistes affamés filent directement au restaurant pour le deuxième repas de poisson de la journée... 

Retour à la chambre par le 'front de mer', une succession de petits restaurants et de boutiques protégées par la digue qui malheureusement fait écran à un coucher de soleil magnifique.. On ne peut pas tout avoir... .

Excellente journée de pédalage sous un ciel bleu et un soleil éclatant. La gentillesse et la joie de vivre des Hollandais sont un bonheur... Quel contraste par rapport à ce que l'on avait vécu hier à la gare de Bruges ! 

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Belgique et Pays Bas

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Publié le 28 Septembre 2015

Pour ne pas oublier qu'on est dans "L'autre Pays du Fromage..

Pour ne pas oublier qu'on est dans "L'autre Pays du Fromage..

Mise en route sous un ciel clair et ensoleillé, un peu frisquet tout de même..Très vite on est sur la digue avec, à droite, des terrains sablonneux couverts d'une végétation courte sur pattes et, à gauche, des plages à perte de vue. La mer est d'huile. Après un bout de piste longeant la route et des étangs on arrive au pied du curieux phare à l'entrée de Westkapelle. Il est perché sur un clocher d'église détruite dans un incendie au XVIII ème siècle.

Le phare à l'entrée de Westkapelle

Le phare à l'entrée de Westkapelle

Au bout du village on remonte sur la digue après être passés devant les restes rouillées du canon de proue du 'City of Bénarès' échoué là en 1911. 

Jenny devant les restes du canon qui servait à tirer dans les coins

Jenny devant les restes du canon qui servait à tirer dans les coins

Il paraît bien seul..

Il paraît bien seul..

On ne se bousculait pas sur la piste cyclable..

On ne se bousculait pas sur la piste cyclable..

La LF1 passe dans Dombourg, jolie petite ville respirant la prospérité.. La rue principale est bondée ainsi que tous les cafés et restaurants qui la bordent. Beaucoup de touristes, beaucoup de vélos. Les dernières maisons passées, on quitte la route pour bifurquer à gauche dans une forêt de petits arbres noueux. La piste étroite serpente dans le bois, 'up and down', pendant plusieurs kilomètres avant de monter une fois encore vers la digue. Beaucoup de monde...

Sortie de Dombourg

Sortie de Dombourg

La piste en forêt

La piste en forêt

A Breezand, arrêt pique-nique sur la digue pour manger les sandwiches confectionnés le matin à l'hôtel et première vision de ce qui nous attendait : l'incroyable digue/barrage qui régule les mouvements des eaux de la Mer du nord et de 'l'Escaut oriental'. La dune est couverte de buissons d'argousiers aux baies orangées.

 

Encore des plages à perte de vue..

Encore des plages à perte de vue..

Les 'antennes' qui dépassent sont les tubes des vérins qui actionnent les vannes..

Les 'antennes' qui dépassent sont les tubes des vérins qui actionnent les vannes..

La baie d'argousier produit d'excellentes confitures

La baie d'argousier produit d'excellentes confitures

La première digue nous attendait (coin bas gauche)

La première digue nous attendait (coin bas gauche)

La taille gigantesque des structures et les énormes éoliennes projetaient une image de science-fiction que la présence de touristes, se bronzant au pied de leurs camping cars garés sur les brise-lames bétonnés de l'île centrale, rendait plus irréelle encore.

Monstre préhistorique hérissé d'épines dorsales ? Non, c'est la première section du barrage/digue....

Monstre préhistorique hérissé d'épines dorsales ? Non, c'est la première section du barrage/digue....

Vélos et véhicules de service d'un côté; voitures de l'autre !

Vélos et véhicules de service d'un côté; voitures de l'autre !

Comme s'il n'y avait pas assez de plages....

Comme s'il n'y avait pas assez de plages....

On est intrigués par la présence d'un petit podium sur l'île centrale.. Deux silhouettes de femmes qui semblent faire la bise au gagnant.. On était à l'arrivée de la 2ème étape du Tour de France 2015 !!

Alors, pas question de se priver nous aussi ! Notre exploit vaut bien le leur, et nous, c'est sans EPO !

La Société du Tour a dû l'oublier là...

La Société du Tour a dû l'oublier là...

Pas encore en maillot jaune, mais patience !

Pas encore en maillot jaune, mais patience !

Gros frimeur !!

Gros frimeur !!

Décor de Mad Max..

Décor de Mad Max..

Sur la deuxième section de la digue il a fallu se glisser sous la charge du camion qui dépassait allègrement la largeur totale de la chaussée de service. A chaque panneau le chauffeur devait descendre pour les tourner...

Le feu tricolore fut épargné mais pas le panneau de vitesse de l'autre côté de la chaussée... Nous, on a dû passer en dessous..

Le feu tricolore fut épargné mais pas le panneau de vitesse de l'autre côté de la chaussée... Nous, on a dû passer en dessous..

Continuation sur Burgh Haamstede à quelques kilomètres au-delà de l'extrémité de la digue/barrage. On choisit une route directe plutôt que de passer par la forêt. On quitte la piste cyclable de la N57 à l'entrée de Burgh et tout de suite c'est une nouvelle magie ! Tout est nickel : les maisons, les pelouses, les arbres, les fleurs... Tout est minutieusement entretenu ! 

Deuxième expérience de circulation difficile.... Cette fois c'est un petit tracteur qui s'est mis en tête de déplacer un mobile-home visiblement trop grand et lourd pour les quelques chevaux qu'il avait sous le capot... Le chauffeur manoeuvre, jure, des hommes montent à plusieurs sur la flèche pour tenter de décoller l'arrière qui traîne sur la route, des badauds donnent des conseils... et finalement, après quelques coups de volant, l'attelage se remet en ligne, ayant tout de même arraché un bon bout de la petite haie bordant la rue...

Les yeux plus gros que le ventre...

Les yeux plus gros que le ventre...

On s'arrête prendre un thé dans la Boulangerie-Pâtisserie-Musée de Monsieur Sonnemans. Incroyable magasin plein de bric à brac de tous ordres : photos, statues, modèles réduits, boîtes en fer blanc, matériel militaire, même une tête en plâtre de Fernandel !  Il y en a partout : aux murs, sur des étagères, suspendu au plafond et même dans la boulangerie.. 

Mr Sonnemans est un passionné qui explique inlassablement aux clients les vertus et la composition de tel ou tel pain ...et ses gâteaux sont mortels.. Ici on n'entre pas pour acheter vite fait !  Il est connu des kilomètres à la ronde : nous en ferons l'expérience le lendemain !

Le musée s'étale aussi dans la rue et derrière le fournil.. On resterait des heures à regarder ses trésors.

Le sympathique boulanger nous fait un plan de la route à suivre pour rejoindre le camping où Jenny avait réservé un bungalow : tourner à gauche au moulin, passer par le bois, à gauche à la fourche et tout droit vers le camping... 

 

Il reste quand-même un peu de place pour le pain...

Il reste quand-même un peu de place pour le pain...

Laurel et Hardy, Fernandel, ils sont tous là !

Laurel et Hardy, Fernandel, ils sont tous là !

Version cabriolet, s'il vous plait !

Version cabriolet, s'il vous plait !

Dommage, elle mérite mieux que ça ...

Dommage, elle mérite mieux que ça ...

Magnifique fin d'après-midi sur la piste.

Magnifique fin d'après-midi sur la piste.

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Belgique et Pays Bas

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Publié le 27 Septembre 2015

Changement de météo...changement de déguisement ! (Photo Jenny)

Changement de météo...changement de déguisement ! (Photo Jenny)

Ayant pris l'option petit déjeuner servi dans not' bungalow, on met en route un peu plus tard que d'hab. Pendant ce premier repas de la journée les cieux plombés s'ouvrent et une grosse averse s'abat sur le camping, nous obligeant à nous déguiser en scaphandriers, d'autant plus que la pluie avait considérablement refroidi l'air ambiant auquel on avait été habitués ces derniers jours...

On rattrape la LF1 à la sortie du camp direction la dune longeant la mer. Il n'y a pas de montagnes aux Pays-Bas mais la dune les remplace avantageusement !

Ça commence bien !

Ça commence bien !

La piste cyclable en tout-venant bien compacté serpente à l'arrière de la dune : sureaux, ronces, argousiers et même houblon sauvage d'un côté, prairies de l'autre.

Une fois le raidillon passé c'est du bonheur..

Une fois le raidillon passé c'est du bonheur..

Houblon sauvage

Houblon sauvage

On attaque notre première digue en terre, la Brouwersdam. En contrebas circule un train à vapeur, devenu attraction pour les touristes. Au loin, des panaches de fumée s'élèvent au dessus des arbres... Encore quelques minutes et la vieille loco tirant ses wagons débouche du virage, crachant des volutes grises, sifflant à tue tête. 

C'est pas le Far West mais c'est tout comme !

C'est pas le Far West mais c'est tout comme !

Le bonheur de faire un métier d'une autre époque...

Le bonheur de faire un métier d'une autre époque...

Heureusement que l'on n'avait pas le vent de face.... La plage à gauche est un champ de courses pour chars à voile !

Heureusement que l'on n'avait pas le vent de face.... La plage à gauche est un champ de courses pour chars à voile !

La digue franchie, la piste vire au nord, quittant la route, s'enfonçant dans "la campagne". Sur une centaine de mètres, c'est une allée cimentée bordée de chaque côté d'une rangée de dahlias roses. Impressionnant !

On est samedi. C'est le jour où les Fangios du vélo s'entraînent en vue de gagner le Tour de France. On est doublés par des essaims de cyclistes fonçant à bride abattue sur l'excellente piste. Malgré notre condition de chevaux boulonnais, les pur-sangs nous saluent et nous encouragent ! Autre pays, autre attitude !

 

Etonnant !

Etonnant !

Notre route longe des champs de courges et de légumes divers que les agriculteurs vendent au public. Le client dépose l'argent de ses achats dans une simple tirelire posée sur le stand à côté des légumes. La confiance règne, ça fait du bien !

 

Couleurs d'automne !

Couleurs d'automne !

Les prairies sont de véritables réserves d'oiseaux. Ici des centaines d'oies se refont très bruyamment une santé.

Pendant que certaines mangent, les autres surveillent !

Pendant que certaines mangent, les autres surveillent !

Coquelicots, bleuets et marguerites... mes préférées !

Coquelicots, bleuets et marguerites... mes préférées !

Très belle piste à travers la 'plaine' des polders (Photo Jenny)

Très belle piste à travers la 'plaine' des polders (Photo Jenny)

Arrêt chez "Springert" à Noordzeepark au nord d'Ouddorp pour un thé. Le patron appelle sa femme quand on lui dit que l'on vient de France et qu'on lui montre nos Carnets  ! Une cliente, voyant la signature de la boulangerie Sommemans de Burgh Haamstede nous en parle avec effusion. C'est qu'il est connu des kilomètres à la ronde notre Boulanger, Conservateur de Musée...

Ayant trouvé un banc dans un coin sympa le long de la piste on s'arrête, cette fois pour le pique-nique bien mérité : il n'était pas loin de 14h00 et on n'avait pas vu tourner la pendule tant il y avait d'autres choses à voir ! 

A Goedereede, un petit joyau de village, c'est la fête ! Le moulin tourne et l'association de sauvegarde en assure la visite. Des escaliers très raides desservent les différents 'étages' du moulin, chacun dédié à une fonction particulière. Tout en haut, l'énorme axe en bois, actionné par les ailes, tourne en silence et en souplesse. Il distribue son énergie aux pignons, également en bois, par l'intermédiaire de leviers "d'embrayage', qui dirigent la force éolienne vers les différentes fonctions du moulin... Simplicité magique et surtout écologique car ici le moteur c'est le vent !

Au pied du moulin un ingénieux système constitué d'un grand volant, de chaines et de plots solidement fichés dans le sol, permet d'orienter la tourelle supportant les ailes afin de la mettre face au vent.

Un couple de sympathiques touristes Flamands, qui nous avaient entendus parler, nous explique longuement, en Français, l'histoire du village qui fut, il y a bien longtemps, un petit port de pêche très acif.... comme quoi il faut toujours s'abstenir de généraliser... 

Le centre du village bordant "le port" est splendide : petites ruelles pavées de briques disposées en chevrons, vasques de géraniums rouges, hautes maisons étroites percées de fenêtres immenses... La terrace de l'hôtel du Lion d'Or est bondée. 

Temps de remettre en route. Quelle surprise, à peine sortis du village, de se retrouver sur une piste bordant une route à grande circulation !... A peine croyable cette juxtaposition si proche de deux Hollandes, de deux époques si différentes !

Puissance max : la toile était entièrement déroulée sur les ailes...

Puissance max : la toile était entièrement déroulée sur les ailes...

Dans les campagnes ce n'est pas du folklore

Dans les campagnes ce n'est pas du folklore

C'est ici que le poisson était déchargé..

C'est ici que le poisson était déchargé..

La salle du Lion d'Or.

La salle du Lion d'Or.

Deuxième et dernière digue de la journée : droite, plate et '5ème dimension' elle aussi. Toutes les vannes sont contrôlées à distance : énormes volets levés ou abaissés en fonction du danger de la mer. Coiffé d'un ciel plombé c'en est presque lugubre !   

Les énormes volets bloquant la mer.

Les énormes volets bloquant la mer.

Les derniers kilomètres de la journée se font sans effort. La piste contourne Rockanje par l'ouest et continue dans une campagne qui se boise peu à peu. Nombreux élevages de chevaux... L'Hôtel Olaertsdhuin est en bordure de la LF1 qui file ensuite vers le nord pour éviter Rotterdam et continuer en longeant la côte. Nous on la quitte ici car notre parcours va maintenant suivre une route nord-est à travers "l'arrière pays" jusqu'à Amsterdam.

L'hôtel est caché dans les bois, loin de tout, au calme. Il est très surprenant par son design.

Les vélos sont parqués, avec d'autres, cela va sans dire, dans un cabanon attenant, fermé à clé la nuit.

Après une journée de grisaille la douche et le repas du soir sont les bienvenus...

Le diner pris, et à moins de vouloir retourner visiter Rockanje, ce que ni Jenny ni moi n'envisagions, il ne nous restait plus qu'à nous retirer dans nos appartements et à récupérer pour être en mesure d'affronter Rotterdam demain.  

 

 

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Belgique et Pays Bas

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Publié le 26 Septembre 2015

Météo fraîche et claire. Il avait dû pleuvoir durant la nuit. Après un petit déjeuner de déménageurs et la rituelle confection des sandwiches pour le pique-nique de midi, on met en route à travers les polders, direction Brielle puis Rozenburg afin de prendre, dans un premier temps, le ferry pour Maassluis. 

Le début du parcours passe près  d'une pépinière de fleurs en pot.... des milliers de petits hortensias, parfaitement alignés sur une bâche en plastique.... 

Jardin original mais manquant un peu de couleurs...

Jardin original mais manquant un peu de couleurs...

Des hectares de pots d'hortensias... dommage qu'ils n'aient pas été en fleur..

Des hectares de pots d'hortensias... dommage qu'ils n'aient pas été en fleur..

A Rozenburg on est dans les 'faubourgs' de Rotterdam. Impossible de ne pas s'en rendre compte ! On est ici dans le 8ème port mondial (en tonnage), les sept premiers étant tous situés en Asie....Tout est 'kolossal' : voies d'eau, navires, installations, grues, etc...

Le minuscule moucheron en vélo sur le pont, c'est moi !

Le minuscule moucheron en vélo sur le pont, c'est moi !

Il avançait tout doucement mais on ne pouvait pas louper son passage sous le pont !

Il avançait tout doucement mais on ne pouvait pas louper son passage sous le pont !

Toute la partie centrale se lève, y compris la ligne de chemin de fer avec ses caténaires...

Toute la partie centrale se lève, y compris la ligne de chemin de fer avec ses caténaires...

On serait restés des heures à regarder les mouvements du port mais Delft nous attendait... Il fallait filer !

Le bateau pour Maassluis était sur la rive opposée, nous laissant le temps d'acheter les billets au distributeur et de faire tamponer nos carnets à l'Auberge du Ferry. Traversée de dix minutes à peine. Au loin, d'autres aspects de cet immense port : cheminées fumant, grues portuaires, navires à l'approche... Impressionnant !

 

Voitures au milieu... vélos et piétons sur les côtés..

Voitures au milieu... vélos et piétons sur les côtés..

...c'est pas une marina...

...c'est pas une marina...

A Maassluis, des cyclistes sympas nous remettent sur la bonne route en direction de Maasland. Sur la carte cela semblait simple : il n'y avait qu'à suivre le canal.... Le problème c'est qu'aux Pays-Bas, des canaux il y en a dans toutes les directions...

N'étant plus sur des itinéraires balisés on se dirige au jugé vers Delft situé dans le secteur nord-est de Maasland. Ce cheminement 'empirique' nous fait passer par la 's-herenstraat, une magnifique petite rue pavée au centre de laquelle coule un étroit canal enjambé de place en place par des petits ponts fleuris. Des arbres taillés en forme de cône complètent cette carte postale.   

Pêche avec handicap...le héron ne voit rien..."Give the fish a chance".

Pêche avec handicap...le héron ne voit rien..."Give the fish a chance".

"Rue" de Maassluis..

"Rue" de Maassluis..

La 's-Herenstraat

La 's-Herenstraat

Autre vue de cette rue splendide..

Autre vue de cette rue splendide..

Tout est paisible.

Tout est paisible.

Encore quelques coups de pédale sur des pistes à travers champs... On passe Schipluiden, déjà un peu plus actif.... un pique-nique rapidement avalé à Den Hoorn et finalement c'est l'entrée triomphale à Delft.

Le vent doit être bon à cet endroit-là !

Le vent doit être bon à cet endroit-là !

Canal à l'entrée de Delft

Canal à l'entrée de Delft

Delft, près de la Grand-Place

Delft, près de la Grand-Place

Jenny sur la Grand-Place de Delft !

Jenny sur la Grand-Place de Delft !

La porcelaine bleue de Delft.. Y'en a pour tous les goûts...

La porcelaine bleue de Delft.. Y'en a pour tous les goûts...

Celles-là ne fanent jamais...

Celles-là ne fanent jamais...

"Concentration" de Vélosolex...

"Concentration" de Vélosolex...

On ne pourra pas rester très longtemps à Delft. Juste le temps de flâner un peu et de déguster une épaisse crêpe bien consistente... L'autre soir au camping on avait découvert les 'pofertjes', petits blinis chauds, soufflés, saupoudrés de sucre glace... délicieux... aujourd'hui, c'est le tour des 'pannenkoeken', le 'pofertje' heavy duty... Au diable les calories, on avait les kilomètres comme excuse !

La fin de trajet, de la sortie de Delft jusqu'à l'étape de Leiderdorp, situé un peu à l'est de Leiden, ne présente pas d'intérêt particulier. On dira que c'est un tronçon de liaison, sans plus.

Curieuse juxtaposition de la ville et de la campagne à Rijswijk... Des prés sont coincés entre les premiers immeubles et une 4-voies... Les vaches y broutent paisiblement, semblant s'être accomodées de leur milieu urbain.

Les derniers kilomètres ne seront pas les meilleurs... en effet, la grosse averse évitée toute la journée nous rattrape finalement, nous obligeant à nous déguiser une fois encore à l'abri d'un grand arbre, à quelques coups de pédale de la B&B.  

Jenny célèbrera un record aujourd'hui... plus de 60 kms parcourus dans la journée. Une première !

Pour vivre heureux, vivons cachés....mais gardons l’œil ouvert quand-même !

Pour vivre heureux, vivons cachés....mais gardons l’œil ouvert quand-même !

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Belgique et Pays Bas

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Publié le 25 Septembre 2015

Il pleut durant le petit déjeuner. On s'habille en conséquence. Rapide passage au DAB et à la supérette pour les achats du pique-nique de ce midi. Mise en route le long du canal, comme elle nous avait dit la dame... On essaie le système de points verts numérotés, permettant de s'y retrouver à chaque intersection de piste cyclable.

Avec la carte c'est quand-même mieux...

Rapidement on loupe une borne et on se retrouve à quelques kilomètres en aval du point où il aurait fallu tourner à gauche...

Le vent est très fort aux Pays-Bas...

Le vent est très fort aux Pays-Bas...

Ce n'était pas plus mal en fin de compte car, pour retrouver Hoogmade, on emprunte une piste nous menant à travers champs et passant à côté d'un très beau moulin qu'on aurait cru recouvert de 'moleskin'. Les paysages alentours sont magiques...S'il n'y avait pas eu de pylones électriques au loin on aurait pu se croire dans une toile de peintre flamand..

Moulin gainé "peau de taupe"... la classe !

Moulin gainé "peau de taupe"... la classe !

Quelle chance de saisir l'instant ! (Photo Jenny)

Quelle chance de saisir l'instant ! (Photo Jenny)

A Hoogmade un autre moulin nous intrigue.. nous voyant admiratifs devant la beauté de la structure, le "moulinier" vient à nous et essaie de nous expliquer objet et fonctionnement.. dans sa langue..

Avec de l'Anglais, de l'Allemand et quelques notions de mécanique on comprend que c'est un moulin qui sert à remonter l'eau des collecteurs aval vers ceux, plus importants, en amont, donc plus hauts. Les ailes du moulin entrainent une énorme vis d'Archimède qui 'élève' l'eau d'environ 3 mètres, ce qui est appréciable dans un pays où la majeure partie se situe au niveau de la mer, ou même souvent en dessous...   

Pas de leçons à recevoir de techniques plus récentes...

Pas de leçons à recevoir de techniques plus récentes...

La piste longe ensuite la Wijde Aa, plan d'eau communiquant avec l'énorme Braassemermeer. On est obligés de faire un petit crochet vers le sud par le village de Woubrugge pour traverser le pont et remonter de l'autre côté.  

Papa, t'es sûr que c'est par là ?

Papa, t'es sûr que c'est par là ?

L'arrêt pique-nique sera à Langeraar. Il était 14h00 passées, on commençait à avoir faim. On ne prend pas l'option table et banc à côté du cimetière car le ciel était trop menaçant, alors c'est un repas debout sous l'auvent de la Poste/épicerie du village, les achats en équilibre sur les selles, casques et autres surfaces planes des vélos.

On est au Royaume des saules !

On est au Royaume des saules !

Que les bateaux soient au-dessus d'elles, n'affectait pas la digestion des vaches...

Que les bateaux soient au-dessus d'elles, n'affectait pas la digestion des vaches...

Un pays d'eau et de ciel... (Photo Jenny)

Un pays d'eau et de ciel... (Photo Jenny)

Le patinage, c'est le sport national...

Le patinage, c'est le sport national...

"Garage" à barques..

"Garage" à barques..

Au moins, on était au sec pour "déjeuner"...

Au moins, on était au sec pour "déjeuner"...

Il n'avait finalement pas plu durant le "repas"... mais on ne perdait rien pour attendre.. 

C'est vrai qu'en quittant Langeraar le ciel était très sombre et menaçant, mais on en avait vu d'autres... 

Cette fois-ci ce n'était plus du crachin breton : c'était un déluge du style Metro Goldwyn Mayer !... On enfile les habits de pluie à la vitesse 'Grand V' et on se réfugie sous un gros arbre quelques instants avant que les écluses du ciel ne s'ouvrent ! L'averse n'a duré que 10 minutes... heureusement, car je n'avais pas eu le temps de mettre mes guètres !

Remise en route sur le Amstel Drecht Kanaal... du mauvais côté... ce qui nous fait faire quelques kilomètres de trop. Un éclusier nous remet sur la bonne voie.

 

On avait vu pire mais cette fois-ci c'était du sérieux !

On avait vu pire mais cette fois-ci c'était du sérieux !

Y'a pas de trains alors les vaches regardent passer les vélos..(Photo Jenny)

Y'a pas de trains alors les vaches regardent passer les vélos..(Photo Jenny)

Pas besoin de clôtures..

Pas besoin de clôtures..

Après l'orage tout redevient paisible..

Après l'orage tout redevient paisible..

Comment est-il arrivé là ?

Comment est-il arrivé là ?

Un nouvel orage monte ! C'est bien notre chance : même punition qu'hier, à quelques kilomètres de l'étape ! Hier c'était de la rigolade... Cette fois-ci, on n'a que le temps de se protéger derrière une église à l'entrée d'Uithoorn, le dos collé au mur pour éviter les seaux d'eau se déversant du toit (sans gouttière).. Enormes bourrasques de vent... Une pelle hydraulique se morfond dans la boue du chantier d'en face..

Case fut mon employeur pendant de nombreuses années...

Case fut mon employeur pendant de nombreuses années...

Michel, Breton du Finistère-nord et son épouse Paulette, qui elle est Néerlandaise, nous accueillent dans leur magnifique B&B. On est si trempés que l'on préfère, par respect pour le parquet, se déshabiller sur le pas de la porte de la cuisine. On a une maison entière pour nous et elle prend rapidement des airs de blanchisserie napolitaine ! Heureusement que les sacoches sont étanches !

 

Après la douche (chaude) obligatoire, la météo ne s'arrangeant pas, Paulette nous emmène en voiture au restau du village et, le repas terminé, revient nous chercher. Pas d'extras pour ce service. Merci à eux, c'était fort apprécié ! 

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Belgique et Pays Bas

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