Publié le 22 Juillet 2014

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Espagne et Portugal en vélo : 1 400 kms de reliefs 'physiques' et de chaleur.

13 juin 2014. Torrecilla en Cameros-Soria. 72 kms.

 

Mise en route vers 8h00, direction Soria, par la côte entre-aperçue hier...


Mes-Images--10 1461Départ de Torrecilla 

En haut de la côte, à la sortie du village, arrêt à l'ermitage Nuestra Señora de Tomalos. Imposant bâtiment en pierres posé sur un plateau. Un chemin bordé de rosiers y mène. Petit jardin potager, aire d'herbes folles... le calme !

La route continue dans un cañon où les chênes et les pins se disputent les pentes. Un vautour nous survole et va se percher sur un piton rocheux. En 'zoomant' mon appareil photo au maximum je parviens à capturer la volatile. Son cou déplumé le caractérise sans aucun doute.


Mes-Images--10 1467Le vautour sur son rocher..

A l'office du tourisme de Logroño on nous avait dit qu'à Pradillo on pourrait se renseigner sur la façon d'aborder le Puerto de Piqueras. Malheureusement, le petit bureau est encore fermé. Il n'ouvre qu'à 10h00, alors on décide de visiter le village et d'attendre un peu sur la place ombragée.

Des ouvriers s'affairent à reconstruire une maison ancienne. Toutes les poutres ont été récupérées et sont entassées dans l'attente d'être vérifiées avant "remontage". Pas une âme dans le village.


Mes-Images--10 1468Mikado espagnol

Une 'camionnette épicerie' stationne à l'ombre des arbres sur la place. On en profite pour compléter le petit déjeuner. Des vieux bancs portent encore des "réclames" en carreaux de faïence. Dommage qu'ils soient en si mauvais état. Ils reflètent une autre époque..


Mes-Images--10 1475Le Grand Hôtel de Logroño, un des meilleurs d'Espagne !

L'OT n'étant toujours pas ouvert à 10h30 on décide de lever le camp. On réglera le problème du tunnel "au pied du mur". La route continue de monter dans des paysages magnifiques. Quelques rares (et courtes) descentes et pas mal d'arrêts pour boire. Des fontaines bordent la route de place en place. On n'a jamais su si l'eau était potable... On en a bu des gourdes pleines.. 

Finalement, encouragés par des cyclistes qui grimpaient la côte histoire de s'entrainer, on arrive à la hauteur du barrage de Pajares. La retenue d'eau est impressionnante. Le jet en contrebas du barrage l'est tout autant ! 


Mes-Images--10 1487En haut, à droite, la route de montée...

La route reste plate pendant quelques kilomètres, jusqu'au bout du lac, puis se met à grimper à travers des prairies vertes jusqu'à l'entrée du tunnel de Piqueras.


Mes-Images--10 1493Ce ne sera pas toujours aussi verdoyant...

Deux options : prendre la route qui passe au dessus du tunnel et se payer un dénivelé de 2 à 300m supplémentaires ou tenter notre chance en empruntant le tunnel. En montant les dernières centaines de mètres, j'avais bien regardé les bas-côtés et n'avais pas vu de panneau interdisant la traversée aux vélos... Alors...


Mes-Images--10 1494On n'avait pas vu d'autre pancarte, juré !

Sur une petite plateforme on se harnache pour être le plus visible possible pendant les 2,4kms dans le tube : vestes fluo, casque avec lampe frontale orientée vers l'arrière, en position clignotant, feux du vélo allumés..


Mes-Images--10 1495L'entrée du tunnel.. les préparatifs.

Et c'est parti !  A peine à l'intérieur, une charmante voix féminine tombant de la voute nous informe que le tunnel est interdit aux vélos... Tant pis, on y est, on continue. Le temps de nous envoyer la Guardia Civile on sera de l'autre côté.

On avait remarqué dans les derniers kilomètres 'avant' que la circulation était quasiment nulle. Le tunnel était très bien éclairé et ventilé, même froid. La bande d'arrêt d'urgence pas très large mais suffisante..

Un panneau lumineux signalait aux usagers motorisés qu'il y avait des cyclistes dans le tunnel, les appelant à la prudence.. Les caméras de surveillance nous avaient bien repérés...

Finalement, la lumière du jour est réapparue. Sur un dégagement à la sortie, quelque peu essouflés par l'effort, on s'arrête pour retirer notre déguisement de spéléos retrouvant une allure normale de cyclo-touristes.

De l'autre côte de la chaussée, une demoiselle passe la tête par une fenêtre du centre de surveillance. Elle fait signe de passer la voir... aïe, aïe, aïe...

J'arrive le premier à l'arrière du baraquement. A la vue de nos mâts à drapeaux, et en particulier du drapeau breton, son visage s'éclaire dans un grand sourire.. Tout en nous expliquant que les vélos sont interdits dans les tunnels en Espagne, que ce que l'on avait fait était dangereux, que les camions... etc... elle nous apprend que sa meilleure amie est Bretonne. Dans la foulée, elle nous propose les 'servicios' du barraquement et fait le plein de nos gourdes en eau fraîche. Photo oblige !


Mes-Images--10 1496Rémi, qu'est-ce que tu lui as dit ?

 

En la quittant elle nous indique que le seul restau où l'on pourrait manger un bout est à Almarza, à 20 kms. Dernier point d'intérêt : le tunnel est à 1 400m d'altitude. Pas étonnant que l'on avait ressenti la fraîcheur.. On avait bien grimpé depuis le matin !

Ce seront 20kms sans donner un coup de pédale... on croyait rêver !  Très rapidement on atteint Almarza et "Les 4 vents", le charmant bistroquet d'un bourg profondément endormi sous le soleil de plomb. On nous sert un repas solide : une grosse louche de macaronis sauce tomate en entrée, un morceau de viande très plat, impossible à identifier mais tendre, une vraie portion de frites, un dessert et une boisson pour le prix d'un jambon beurre/bière à Paris. 

Repus, désaltérés, les cyclistes redémarrent pour 'la dernière ligne droite'... interminable route plate sans virages.


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Route du Far West

La chaleur est difficilement supportable. Mon petit thermomètre indique 43° au soleil... Il n'y avait pas d'ombre.

Entrée dans Soria par le nord. Quartiers 'verrues', graffitis.. On tourne en rond pour trouver l'office du tourisme, suivant des flèches qui ne mènent nulle part... Un employé municipal nous perd un peu plus. Finalement c'est la Poste qui nous met sur le bon chemin. Questionnée sur les possibilités d'hébergement, la préposée de l'OT nous dirige vers la "Casa Diocesana Pio XII", un hostal à petits prix, sorte de maison de retraite, mais nickel et très calme !

Les vélos sont rangés au sous-sol.

20h00 : rapide tour du centre ville.


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Une église de Soria complète avec nids de cigognes sur le "clocher" et la croix

 

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Le moderne et l'ancien cohabitent... 


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Une bière à une terrasse près du parc. Les Espagnols sont amassés dans les cafés et dans les rues, les yeux rivés sur d'innombrables postes de TV : c'est Espagne-Pays Bas ce soir, on parle fort, peu de tee-shirts orange !

En nous mettant à table pour une énième salade, l'Espagne mène 1 à 0. L'humeur est festive... 90 minutes plus tard les bars et les rues sont vides...


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Fin de match : les bars sont vides..

 

Les rares passants baissent la tête...  Seule consolation : c'est le Brésil qui aura la palme de la déculotée.. 

 

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Sûr que les Pays-Bas ne les batteront pas dans ce domaine là...

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Espagne et Portugal

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Publié le 21 Juillet 2014

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Espagne et Portugal en vélo : 1 400 km de reliefs 'physiques' et de chaleur.

14 juin 2014. Soria - Atienza, 92 km.

 

On quitte notre hostal Pie XII vers 9h00 car le petit déjeuner ne commençait qu'à 8h30. Au vu des autres pensionnaires, des vieilles personnes ayant depuis longtemps dépassé ce que l'on appelle pudiquement "le 3ème âge", on se disait qu'on a bien raison d'en profiter pendant qu'il est encore temps... Plus question de jouer au 'Boy Scout' à 60 ans passés... La sortie de Soria ne présente aucun problème. On arrive rapidement sur une belle route bordée de fleurs, en forêt de pins et de chênes. Multiples parfums du matin que le soleil n'a pas encore altérés.


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Pas de soucis de neige aujourd'hui...

 

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Il y en avait tout le long de la route en forêt !

 

La route est plutôt plane; par endroits il y a même des descentes. Les villages traversés sont sympas mais encore endormis tant 'l'humillacion" au foot hier soir les a assommés.


Mes-Images--10 15345 buts encaissés...les têtes vont tomber...

Bref arrêt à "La Tienda de Luis" à Quintana Redonda pour acheter à boire.


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La rue principale de Quintana Redonda en milieu de matinée..

La place est désertique ! Continuation à travers des paysages magnifiques de plaines colorées en vert, en rouge, en ocre.. Osonilla, Osona, Fuentepinilla.. Les fleurs des champs sont partout.


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Vent, soleil et fleurs des champs..l'été !


Une fois encore on est confrontés à la débauche d'infrastructures routières : ronds points inutiles et trottoirs qui ne mènent nulle part, en rase campagne, équipés de signalisation dernier cri : des flèches lumineuses, alimentées par des panneaux solaires, tournent sans cesse dans le panneau du rond point pour indiquer le sens de contournement... La grande herbe a depuis longtemps pris possession des fissures au sol... Zones industrielles abandonnées, à louer, à vendre... Chaque patelin avait la sienne. Maintenant ils ont des rues entières de hangars vides...

Nouvel arrêt à Berlanga de Duero, cette fois-ci pour visiter le centre du bourg. Peu d'activité sur la place.


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Pas de clients, on remballe !

Des locaux sont installés à l'ombre des arcades à refaire le monde. Des touristes sortis de leur autocar traînent la savate.. Les volets sont tirés pour garder la fraîcheur..


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Le poissonnier devait être en manque de glace.. Pas besoin d'enseigne pour le trouver... 

Imposant château à gauche en quittant le village. Tours rondes et massives, longue muraille crénelée, tout y est... et de loin tout semble être très bien préservé..


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Le château de Berlanga.

On décide de s'arrêter pour déjeuner à Caltojar (espérant y trouver une auberge...). L'église romane est splendide.


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L'église romane de Caltojar, une merveille !

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Le portail de l'église.

Dommage qu'elle soit fermée. Un vieil homme est assis sur le trottoir, le dos au mur, profitant de l'ombre qui est de plus en plus courte. Des chiens aboient. On se croirait dans un Western "spaghetti". Des voix sortent de derrière un rideau en lamelles plastique multicolores.. Ca parle fort. Pas d'autre activité en 'ville'. C'est vrai que, le soleil étant pratiquement au zenith, les gens raisonnables ne sont pas sur la route.. 

Le vieil homme nous indique une auberge en bas de la côte, sur la Calle Mayor. Le bâtiment est fleuri de nombreux pots de géraniums donnant un aspect accueillant aux lieux mais le rideau de fer est à peine entrebaillé. Les occupants auraient-ils eu vent de notre arrivée ?


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Trop chaud pour tirer le rideau de fer jusqu'au bout...

C'est un bar-épicerie "de base". La télé braille sur le comptoir, diffusant des clips de heavy metal. Quelques tables.. Deux clients sirotent l'un un gros ballon de rouge, l'autre un apéro.. Le jovial patron a des faux-airs de J-L Borloo. On lui demande si c'est possible de manger quelque chose ? Des oeufs, du chorizo, du fromage, du pain; des 'batatas fritas' comme ils disent, ce qu'il peut nous concocter...

En dix minutes les plats arrivent.. fromage, saucisson, oeufs sur le plat, pain.. On croyait que c'était fini. Le patron repart dans sa cuisine et le client disparaît dans la rue. Le premier en ressortira peu de temps après avec de belles grillades de porc, quant au client, il reviendra avec une poêle à frire pleine de pommes de terre sautées qu'il est allé préparer chez lui !!! Incroyable ! Quel bonheur de faire de telles rencontres !

Le ventre rempli, après moultes remerciements et une photo souvenir, on enfourche les ânes restés dehors, à l'ombre, direction plein sud : Atienza.


Mes-Images--10 1574A gauche, le client qui nous a apporté les pommes sautées; en polo noir, le patron des lieux.

La suite du parcours se fait dans des paysages très étonnants : des plaines sauvages et pierreuses s'opposent à des coins de relative verdure, où l'homme cultive ce que la nature lui a laissé. Le ciel reste le domaine des Cigognes, des aigles, des vautours...


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Ici et là des villages perdus au milieu de nulle part...

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Champs de cailloux et moutons..

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C'est toujours impressionnant de voir les ombres des grands oiseaux aller et venir sur la route devant soi. Après plusieurs passages ils s'en vont, abandonnant les "proies" à la chaleur de la route..

Celle-ci commence à monter, surtout après Barcones, jusqu'à Atienza. Les derniers kilomètres avant l'étape sont physiques.


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Atienza, enfin...

Atienza, comme tout village doté d'un château fort, est perché sur un piton rocheux. Le château, massif comme celui de Montségur, coiffe l'ensemble.


Mes-Images--10 1603Fallait être pas mal tordu pour bâtir ici... (et en plus, sans subventions du FEDER).

Le village médiéval est splendide : petites rues en pente, étroites, pavées, vieilles maisons, jolie petite place où une fontaine chuchote...


Mes-Images--10 1604Une place d'Atienza

La demoiselle du bar parle très bien l'Anglais. En dix minutes elle nous trouve un hébergement et nous le réserve. On reviendra diner chez elle ce soir. Passage vite fait au supermarché, local bordélique avec un énorme comptoir à viande, obligeant le client à prendre un ticket pour se faire servir... Des jambons suspendus finissent de sécher. En dessous, des cartons constellés de taches de graisse protègent le sol..

Les vélos seront remisés dans la chambre. Douche vite fait : on voulait pouvoir monter au château avant que le soleil ne soit trop bas.

La montée (à pieds) est rapide, même après 92 km de vélo et 33° une bonne partie de la journée. La vue à 360° du haut du donjon est incroyable. La palette de couleurs rappelle la Toscane : verts, jaunes, ocres, bruns, gris... la lumière chaude de cette heure du jour renforce un peu plus encore la beauté du paysage qui s'étend à l'infini. Les ombres sont longues. C'est très beau !


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Quelques vues prises du donjon

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Mes-Images--10 1627Une des églises du village

 

Un superbe repas local clôt une journée, qui pour moi, a été une des plus belles de ce voyage, 'so far'. 

 

 

 

 

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Espagne et Portugal

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Publié le 20 Juillet 2014

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Espagne et Portugal en vélo : 1 400 km de reliefs 'physiques' et de chaleur.

15 juin 2014. Atienza - Guadalajara. 88 km

 

Ce matin le petit déj. était en self-service ce qui nous a permis de ne pas attendre. A 8h10 on est en route. Pas un chat en ville.


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Sans les fils et l'antenne, on pourrait imaginer des maisons de contes de fées

Direction Jadraque par la CM 101 qui rapidement nous emmène sur un plateau magnifique où on est poussés par un fort vent arrière plutôt frais, m'obligeant à mettre une couche supplémentaire.


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On ne se lasse jamais des couleurs..

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Au GPS on était à 1042m d'altitude. Vue infinie à 360°. Encore une fois, champs de couleurs variées, blé, oliviers, orge et même de l'avoine, céréale que l'on voit de moins en moins en France.

Nombreux panneaux "Passado de Ganado". J'apprendrai à midi qu'il s'agit de passages de troupeaux...

On se fait doubler par deux fusées : des femmes cyclistes à l'entraînement... en quelques minutes elles ont disparu. Nos deux bourricots n'avaient aucune chance de les rattraper..

Au bout du plateau, la route descend raide. On file à 60 km/h ! En bas, une ligne de chemin de fer et tout de suite après, une côte d'enfer, suivie d'une nouvelle descente qui nous mène au 'centre-ville' de Jadraque.

Au-dessus de la ville, une colline bien pointue et sur la colline, un énorme château. Un chemin très pentu, bordé d'arbres impeccablement alignés, y mène.


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Le château de Jadraque et ses abords

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La visite sera pour une autre fois...


11 1655Il paraît factice... mais la côte est bien vraie !

Pour nous, ce sera une montée de plus pour retrouver le plateau. La carte indique un point de vue. Il arrive à point pour un arrêt bien mérité. Il faut entrer dans le village de Miralrio pour découvrir, juste derrière la petite église, une vue époustouflante de la campagne environnante.


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Ils ont de l'humour à Miralrio. 

 

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Le point de vue... 

 

On note au passage que le muret derrière la bâtisse a été financé par l'Europe..

De notre perchoir on entend les cloches des animaux en plaine, l'écho du 'chant' des coucous. C'est splendide et si calme !


11 1666Une des rues du petit bourg... pas de risque d'écraser quelqu'un.

 

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C'est l'été !!!

Déjeuner à Hita. Le restau est vide. C'est pas encore l'heure selon les standards espagnols. On nous accepte quand-même. La serveuse parle Anglais et Français. Elle est roumaine et vit en Espagne depuis 9 ans. Ses frères sont bergers. Ils élèvent des brebis. C'est elle qui me traduira la pancarte vue tant de fois depuis le matin. 


11 1678Herbes folles.

 

Le patron nous trouve un hébergement à Guadalajara, l'étape prévue. C'est au bout d'une zone industrielle... en face un garage Renault... le long de la voie ferrée... après cinq ou six ronds points. En plus, il est bien situé pour la mise en route de demain, qu'il nous dit..

Tortola de Henares n'est pas un plat typique du coin mais un village à quelques kilomètres de Guadalajara, énième illustration de la crise qui frappe ce malheureux pays. Sur le bord de la route, une grue à montage rapide, rouillée, enlisée jusqu'aux moyeux de roue, finit de pourrir dans un lotissement laissé pour compte.


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Elle a connu de meilleurs jours !

Les affiches, bleuies par le soleil et le temps, vantant le site exceptionnel, la qualité de la construction, le standing, les prix 'à partir de'... montrant d'heureux acheteurs aux sourires 'Colgate', sont tout ce qui reste de la folie immobilière qui a pratiquement détruit le pays.

Les contre-allées et les trottoirs, devenus plate-bandes de grandes herbes poussant dans la caillasse, attendent la goudronneuse qui ne viendra plus.. Le promoteur a disparu, les entreprises ont fait faillite.. Tout est resté en plan, comme si les ouvriers s'étaient brusquement sauvés du chantier. Quel gâchis !  


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Guadalajara : tout droit; la fabrique de 'chamalos' à droite ...

Notre hébergement fut trouvé sans trop de mal grace aux indications reçues. En effet, c'était un hostal typique de zone industrielle, fonctionnel et sans caractère mais le personnel était très sympa. Les vélos sont rangés dans un grand garage fermé à clé. Pas grand chose à faire en attendant le soir. De plus, étant dimanche, tout était fermé. 

Le patron passera beaucoup de temps avec nous à essayer de trouver la meilleure façon d'entrer dans Madrid. Le comptoir de la réception était recouvert de cartes diverses... La plupart des routes sont interdites aux vélos étant soit grosses 4 voies ou autoroutes. Un vrai cauchemar. Il nous faudra faire une grande boucle par le sud pour enfin accéder à la ville par les banlieues sud-est. Ca promet d'être sportif !  

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Espagne et Portugal

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Publié le 19 Juillet 2014

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Espagne et Portugal en vélo : 1 400 km de reliefs 'physiques' et de chaleur.

16 juin 2014. Guadalajara - Madrid. 84 kms cauchemardèsques.

 

Ayant explosé mes chaussures de 'kéké' hier, je suis obligé, pour le moment, de pédaler en sandales ce qui entraîne le démontage des cale-pieds qui gênent. Finalement, mise en route vers 8h00. 

Mauvaise idée d'avoir pensé que l'hôtel serait bien placé pour nous mettre en route vers Madrid... Du fait du détour obligatoire vers le sud, nous sommes obligés de repartir vers le centre ville et d'attaquer la journée par une belle côte très active au niveau circulation. Quelques centaines de mètres sur le trottoir pour éviter camions, bus et Fangios locaux nous valent un rappel à l'ordre par la police qui confirme que les trottoirs sont pour les piétons, seuls.. Dommage que l'on n'ait pas cette police-là à Paris...

La route nous emmène à un très gros carrefour décoré d'une 'contribution à la culture' que je ne pourrai pas photographier tant la circulation était dense. Pour nous c'est en face, direction Chiloeches. Le village commence bien, puis c'est une côte d'enfer pendant des kilomètres.


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Dès qu'on les cueille elles perdent leur couleur..

Comme d'habitude maintenant, Remi m'attend en haut...

Bref arrêt à Pozo de Guadalajara où le bibliothécaire nous appose son tampon sur nos carnets de route.


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Rue de Pozo, mon vélo appuyé à la grille de l'épicerie.

On en profite pour faire les achats pour le pique-nique de midi. Pour l'instant on est encore sur des routes 'raisonnables'..


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Route de Santorcaz. Derniers kilomètres de calme..

On passe Santorcaz, Anchuelo.. A El Gurugu la pompiste nous indique la M300... C'est là que ça se complique !.. 

Pour ceux qui voudraient tenter l'expérience, voici l'itinéraire. C'est un mix de routes diverses et variées qui nous ont procuré des sensations dont on se serait bien passé. Routes secondaires puis nationales, puis 4 voies apparentées à de l'autoroute puis deux voies très passantes... pour finir par une interminable approche du centre ville de Madrid par avenues, boulevards et rues...

 

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"Cauchemar cyclopédique". Heureusement, la BAU est souvent large..

En termes plus clairs : M213 jusqu'à El Gurugu, puis M300 jusqu'à l'intersection avec la M224, puis M224 vers le Nord, Autopista M203 vers le SW, qui devient ensuite une route à 2 voies super passante, pour repasser à 4 voies un peu plus loin; entrée dans la zone industrielle de Vicalvaro, Calle de Rivas, C. de Villablanca, C. de Casalarrelna, Co. de Vicalvaro, Av. Doctor Garcia Tapia, Co. de los Vinateros, Av de Nazaret... et enfin, au moment où l'on n'y croit plus, arrivée au Parque del Buen Retiro DANS Madrid même... Quelle journée !  

 

11 1694Circulation, chaleur et côtes : le trio infernal !..

Durant cette promenade on a quand-même pris le temps de pique-niquer debout dans une sapineraie transformée en dépotoir à matériaux de construction.. C'était là ou sur une bande d'arrêt d'urgence..

 

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Pique-nique rapide sous la finale de l'aéroport de Madrid. 

L'approche de Madrid nous reconfirmera, si cela était encore nécessaire, la mégalomanie qui s'est emparée du pays durant les années de vaches grasses... Réseaux autoroutiers insensés, centaines d'hectares de zones commerciales et industrielles viabilisées et laissées en friche, ponts et tunnels au milieu de nulle part, que seul le vent emprunte...

 

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Qu'en diront les archéologues dans 3 000 ans ? 

Des voitures, taxis, passants et autres cyclistes nous aideront à garder le cap dans le dédale de voies qui nous amèneront finalement au coin sud-est du Parc.

La grande gare d'Atocha est toute proche. En toute logique on devrait y trouver un office du tourisme. Il y en a un, en effet, perdu tout au bout de la gare, petit comptoir géré par deux messieurs fort sympathiques mais d'aucune utilité. Leur seule contribution est de me diriger vers une agence de voyages susceptible de nous trouver un hébergement en ville.

Notre critère principal est de pouvoir sécuriser les vélos. La demoiselle de l'agence 'El Corte Ingles donne deux / trois coups de fil et le tour est joué. Ce sera un hostal super bien situé, dans le quartier SOL, tout proche du monument à Cervantès... sans aucun doute, clin d'oeil malicieux aux deux cavaliers et à leurs montures bien chargées.

La -grande- chambre est au 4ème étage. Pas de soucis, les vélos y monteront debout dans l'ascenseur. Le jeune 'concièrge' et son assistante nous suivent avec les sacoches et autres bagages..  


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Pas question de les laisser dans la rue !

Comme d'hab... douche, douche, douche et quelle douche après une pareille journée !

Le pain rassis au jambon sec de ce midi était bien loin.. Le 'diner' sera pris dans un self à prix fixe. Mauvais repas... même les fruits. Seule consolation : ce n'était pas bien cher... Retour à l'hostal après une bière prise dans un petit bistro de quartier, cantine du commissariat de police voisin.

 

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Madrid by night

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En plein midi les voiles protègent du soleil..

Aborder Madrid en vélo relève de la démence et mérite l'internement tant le schéma routier est impossible et dangereux pour notre mode de locomotion. ...Et moi qui pensais que sortir de Paris par l'ouest était compliqué...

Comme pour enfoncer le clou, les différents bureaux touristiques que l'on a eu l'occasion de visiter nous ont tous avoué que Madrid n'est pas fait pour les bicis (comme ils les appellent..). Dommage de ne pas y avoir pensé quand l'Europe était si généreuse... On ne demande pas grand-chose... 

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Espagne et Portugal

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Publié le 17 Juillet 2014

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Espagne et Portugal en vélo : 1 400 km de reliefs 'physiques' et de chaleur.

17 juin 2014. Madrid "all day". Pédibus seulement !

 

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El Orso y el Madroño (l'Ours et l'Arbousier - symboles de Madrid)

 

Aujourd'hui les ânes de métal se reposent. Les cavaliers visiteront la ville à pieds.

Mise en route direction l'arrêt des bus du 'Madrid City Tour' afin d'avoir un aperçu global de la ville, qui nous permettra de sélectionner les lieux que l'on ira revoir, en empruntant le bus à notre guise. Vu le temps que nous passerons dans la capitale espagnole, c'est le meilleur moyen d'en voir le plus possible.

 

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 "Flat Iron Building" version Madrid...

Bonne nouvelle : les 'seniors' ne paient que € 10 au lieu de € 21, pour la journée complète sur les deux circuits de bus... et on monte et on descend autant de fois que l'on veut !

 

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"Cuando calienta el sol"...

Au deuxième tour on descend à côté du Palais Royal, en pleine effervescence : c'est après demain que le nouveau roi accédera au trône.


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Vitrine d'éventails... La royauté, c'est bon pour le business..

Les jardiniers ont des dizaines de palettes de fleurs blanches à planter... des camions pleins d'orangers (couverts d'oranges) arrivent au palais pour décorer la cour intérieure... un peintre repeint les volets du balcon où apparaîtront les nouveaux souverains...


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Quel bonheur de peindre des volets à claire-voie !..

 

les techniciens montent des plateformes afin que les télés du monde entier puissent relayer les fastes du couronnement aux masses laborieuses; les hélicoptères  de surveillance semblent accrochés à des fils dans le ciel tant ils restent immobiles... et les chiens de la police dorment à l'ombre..

 

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La sieste, tout le monde y a droit !

Tout va bien ! A chacun sa crise !

La cathédrale de la Almudena qui jouxte le Palacio Real est splendide. Etrange mélange de styles pour le plus grand bonheur des yeux.


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Une des portes en bronze.

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Plafond de la nef, les grandes orgues..

Caissons colorés du plafond de la nef, vitraux modernes, retable époustouflant, grandes orgues etc... Elle se visite la tête en l'air !

 

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Coupole de la cathédrale !

 

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Cours de géométrie céleste !

 

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L'extraordinaire retable..

Les rues et de ruelles bruyantes et colorées explosent de façades d'immeubles magnifiques. Toutes les périodes se côtoient dans une belle cohabitation.


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Clin d'oeil au photographe..

 

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Madrid, c'est cela aussi...


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Une salade vite expédiée au coin de la Grande Place pour ne pas perdre de temps.

 

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Bâtiment peint sur la Plaza Mayor

Le parc du Buen Retiro n'est pas loin et offre un peu de calme et d'ombre.

 

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Le parc de Buen Retiro


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La raie, je vous la fais de quel côté ?


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Le Palais de Crystal et un détail de la frise d'azulejos à l'extérieur

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Le calme dans le parc, c'est relatif, car ici et là, de mauvais musiciens amateurs s'époumonent à la trompette, à la clarinette ou au saxophone, éloignés les uns des autres juste ce qu'il faut pour que les 'genres musicaux' ne se mélangent pas... C'est bien pire que de la musique d'ascenseur.. Le chapeau vide à leurs pieds ne fait que confirmer l'impression ressentie par les passants !

Histoire de ne rien louper on prend le 2ème circuit de bus. Rien à voir avec le premier du matin. Hormis un bref passage devant le stade du Réal, le reste n'est que bouche trou sans intérêt.


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Tio Pepe sur son cheval..

Retour à l' hostal en fin d'après-midi, 'rincés' par la chaleur, la foule et le bruit. Préparation des sacs et étude de la carte car sortir de Madrid sera une nouvelle expérience que l'on espère meilleure que celle vécue hier ! 

 

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Espagne et Portugal

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Publié le 17 Juillet 2014

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Espagne et Portugal en vélo : 1 400 km de reliefs 'physiques' et de chaleur.

18 juin 2014. Madrid - Tolède. 93 km.

 

A 7h00 les vélos sont descendus et bâtés, prêts au départ. Comme le petit déjeuner ne commence qu'à 7h30, on décide de le prendre "en chambre". Ce sera rapide : céréales, café et ce qu'on peut trouver dans les sacoches. On aura bien l'occasion de s'arrêter sur la route une fois sortis de la banlieue immédiate de Madrid. 

Descente vers la Puerta del Sol puis Carrera de San Jeronimo, Paseo del Prado et enfin la gare. Pas encore grand monde dans le centre. A partir de là c'est plein sud jusqu'à Tolède... du moins, c'est ce que l'on croyait.. car la sortie de Madrid, bien qu'étant moins compliquée que l'entrée, requiert tout de même de bonnes qualités de navigation routière et une sérieuse dose de folie.


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Notre 'piste', c'est la partie grise le long du mur...

Rapidement on est confrontés aux difficultés, voies express, sections d'autoroutes, détours, bandes d'arrêt d'urgence.. Faut avoir une tête comme une caméra "street view", regarder devant, derrière et sur les côtés en même temps..


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Contribution à la culture à l'entrée de Leganes.. 

Leganes, Fuenlabrada... des kilomètres de commerces en berne : mobilier, sanitaires, pièces détachées auto, pétards et feux d'artifices, surgelés, piscines, portes et fenêtres en plastique, et même une église évangélique... des kilomètres de chantiers à l'abandon, de zones industrielles inactives, d'autoroutes sans circulation sans compter les hectares viabilisés en attente d'un repreneur providentiel..


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Propriétaire de son logement... le rêve enfin réalisé !

 

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A moins que l'on préfère un pavillon ?

 

11 1908Quelque soit le choix, pas d'embouteillages pour s'y rendre !

Hormis la toute proche banlieue qui 'a une histoire' et qui vit, les développements récents ne sont ni plus ni moins que des 'villes dortoirs', habitations en rangs d'oignons style 'territoires occupés', tristes et sans âme qui s'inscrivent invariablement entre un rond point à l'entrée du bourg et un à la sortie, les deux affublés de l'obligatoire 'contribution à la culture' censée personaliser ces zones sans identité.


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Le calme de la vie à la campagne.. tous les goûts sont dans la nature !

 

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Décoration de ronds-points par "Kitch et compagnie".

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Humanes de Madrid, Griñon, Carranque, Cedillo del Condado... Nous revoici enfin de nouveau à la campagne.. Ici c'est blé, tomates, céréales qui poussent à grand renfort de systèmes d'arrosage.

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Bonheur de retrouver le calme..

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La route est facile, les villages et les kilomètres défilent : Lonmichar, Recas et son centre d'insémination artificielle... non merci...


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Yuncillos (et son azulejo financé par l'Europe)..

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Cabanas de la Sagra et l'immense silhouette de toro surplombant l'autoroute A42, à quelques encablures de Tolède que l'on aperçoit déjà au loin.

 

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Le toro derrière la vieille gare de Cabanas, impressionnant !

 

Il fait très chaud et l'ombre est rare...


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14h.. On s'arrête à Magan pour déjeuner dans une minuscule taverne sympa. Pour changer, ce sera une salade !


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La Taverne du Chat

Encore 15 kilomètres et quelques côtes et nous voici dans les faubourgs de Tolède. L'office du tourisme est aussi efficace que ceux de Madrid...juste bon à distribuer des plans de la ville et nous prévenir que le lendemain est jour de fête à Tolède. C'est le Corpus Christi. La ville est parée de décorations magnifiques et ses rues étroites seront, dès le matin, le théâtre d'un défilé de plusieurs heures, durant lequel l'ostensoir quittera exceptionnellement le Trésor de la cathédrale pour être, le temps de cette fête annuelle, présenté aux foules.

Les tentatives de trouver un hébergement en ville n'avaient aucune chance d'aboutir alors on se dirige vers le splendide camping El Gréco où, pour une misère, on se loue un petit bungalow.


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Notre bungalow à prix négocié. A peine plus cher que deux places de camping !

De la piscine du camping on a une vue imprenable de la 'colline' de Tolède qui s'illuminera progressivement durant le repas pris à la terrasse.


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C'est en quelque sorte la conclusion magique de la première partie de notre trajet : demain on vire plein ouest pour longer le Tage jusqu'à Lisbonne !..

Fin de soirée plus triste pour nos hôtes espagnols qui prennent leur deuxième piquette en Coupe du Monde...

 

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Espagne et Portugal

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Publié le 16 Juillet 2014

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Espagne et Portugal en vélo : 1 400 km de reliefs 'physiques' et de chaleur.

19 juin 2014. Tolède all day. Pedibus.

 

Dormi comme une masse dans not' bungalow en carton. Petit déj en terrasse (fleurie) et mise en route vers la sortie du camping pour attraper le bus de 9h10. Ne voyant rien venir à 9h30 on se met en route à pied. Loi de Murphy oblige, le bus nous rattrape à la station suivante et nous évite d'avoir à parcourir la paire de kilomètres qui nous séparait de la place du Zocodover, son terminus.

On comprendra rapidement la raison de son retard.. Les rues sont totalement bouchées par la foule qui se presse vers le parcours de la procession, portant pliants, chaises, parasols, éventails.. afin de s'assurer une place de choix, pour les plus chanceux, à l'ombre...

 

11 2033 Il y avait beaucoup de monde...

Toute la ville est décorée de fanions, drapeaux, guirlandes, lanternes, fleurs, tentures, de rubans, de tapisseries anciennes sorties une fois l'an pour la fête..


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Tous les styles se retrouvent à Tolède.

 

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Quelques broderies magnifiques

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Les tapisseries anciennes sont présentées à la foule.... et décrochées sans délai, une fois la procession passée...

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Les habitants "sont sur leur 31".  Des grands carrés de tissu brodé sont suspendus aux balcons des fenêtres.. Un autel honorant la Vierge est dressé face à une des églises sur le parcours.


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Les rues étroites sont bondées, chacun cherchant soit la place numérotée qu'il a réservée, soit un endroit pour ne rien louper. Les 'notables' sont installés sur des estrades ou aux balcons des maisons..


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En tribune ou au balcon, mais de toutes façons aux premières loges...

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De grandes bandes de tissu sont tendues entre les étages supérieurs des maisons le long du chemin de la procession afin de protéger l'ostensoir.. Le sol est couvert de branches de thym et d'herbes aromatiques parfumant agréablement les ruelles. 

Certaines rues sont totalement bloquées. On se croirait dans les rues étroites du Mont St Michel, mais avec dix fois plus de touristes qu'en saison.

 

11 1996Heureusement que l'on n'était pas venus en vélo...

 

Les églises sont ouvertes ainsi que de nombreux patios privés.

Notre premier arrêt sera la cathédrale. Celle de Madrid est splendide mais celle de Tolède dépasse tout entendement ! Les mots manquent pour qualifier l'extraordinaire richesse de la bâtisse. On reste abasourdis par sa taille, par l'architecture intérieure, le choeur, le retable, les orgues, les tableaux, dorures, voutes et ogives.. les photos valent mieux que mille mots.. 


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Sans commentaires, les images parlent ..

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Extérieur des Stalles du Coro

 

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Une des trois grandes orgues


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Le choeur et une partie du retable

 

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Au dessus d'une des portes d'accès..


11 2078Tuyaux d'orgue... ou ailes d'ange ?

Afin que tous les fidèles puissent suivre la messe exceptionnelle du Corpus Christi, dirigée par le Cardinal Primat d'Espagne, celle-ci est retransmise sur des écrans accrochés en divers endroits de la cathédrale. En effet, les imposantes Stalles du Coro implantées dans la nef masquent une bonne partie de "l'activité" en cours dans le choeur.

Des figurants de la procession, membres des confréries en grande tenue, des pages, divers ordres ecclesiastiques et quelques inévitables tricheurs sont admis par une petite porte aux meilleures places. Les autres restent debout à regarder les écrans..

La messe s'éternisait... On quitte la cathédrale et on se retrouve rapidement coincé par la foule, incapables d'avancer d'un pas. Seule solution, nous échapper du centre et visiter les autres rues -désertes- en attendant que la procession soit terminée.


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La campagne vers l'ouest, notre destination.. Le Tage au centre gauche.


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Patio décoré

 

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Selfie avec la belle...

 

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Fontaine dans un patio : quelques instants de calme..

 

Une salade rapide sur une petite place et retour vers le circuit de la procession où l'on assiste, par chance, au passage de l'ostensoir, chef-d'oeuvre de 160 kg d'or et d'argent datant de 1515. Un détachement militaire clôt le défilé.  

La circulation piétonne redevenue fluide, on décide d'une nouvelle visite à la cathédrale dans l'espoir d'y trouver moins de monde que le matin... Kolossale erreur ! C'était sans compter le retour de la procession ramenant la Custodia au Trésor.

Il faudra attendre la fin de cette ultime phase de la cérémonie religieuse, durant laquelle l'ostie consacrée est retirée de l'ostensoir, pour enfin avoir la possibilité d'approcher cette extraordinaire pièce d'orfèvrerie.


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L'ostensoir au retour dans le choeur..

Epoustouflant chef-d'oeuvre que l'on aurait bien voulu voir de plus près.

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Chapelle de la Virgen Morena (la Vierge sombre)

 

La fête se termine enfin par un défilé de notables, de militaires et d'autres gradés de la Guardia Civile (coiffés de leurs cuvettes en plastique aplaties), se soumettant, en embrassades et poignées de main aux instances religieuses, dans le plus pur style Hollywoodien..

Notre visite se terminera à l'Alcazar, vite vu car fermé au public.


11 2118Statue derrière l'Alcazar

La Paix par les armes...

 

Retour au camping où douche, piscine et apéro précéderont un repas maison de jambon agrémenté d'une grosse casserole de macaronis à la sauce tomate, conclusion quelque peu rustre d'une magnifique journée que l'on n'attendait pas si belle.  

 

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Demain, route à l'ouest !

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Espagne et Portugal

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Publié le 15 Juillet 2014

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Espagne et Portugal en vélo : 1 400 km de reliefs 'physiques' et de chaleur. 

20 juin 2014. Tolède - Calera y Chozas. 91 km

 

A 7h45 on est en route, direction plein ouest ! La sortie de Tolède ne présente aucun problème : c'est à droite sur la route qui passe devant le camping.

 

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On n'avait pas vu la pancarte à l'arrivée...

Les premiers kilomètres sont perturbés par une alternance de camions poubelles et de transports de cochons qui nous dépassent en nous encensant de leurs odeurs pestilencielles. Heureusement que cela ne dure pas trop longtemps..

 

11 2128La lumière du matin est toujours belle ! 

La route est large et super roulante mais devient valonnée une fois le Tage traversé.

 

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Ici, c'est plus une rivière qu'un fleuve..

Circulation soutenue alors on reste abonnés à la bande d'arrêt d'urgence. La campagne commence par de gros vignobles et se transforme peu à peu en céréales et oliveraies. 

 

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La paille est courte... elle ne produit pas beaucoup de balles..

 

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Effets de style entre les oliviers..

A Carpio de Tajo, arrêt dans une épicerie pour faire les courses du pique-nique de midi. On en profite également pour poster les cartes écrites à Tolède. Vaut mieux le faire pendant que l'on y pense, ça évite de les ramener à la maison..

 

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Pour ceux qui voudraient s'y rendre...

 

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Pas grand monde dans la rue..

Au-delà de Carpio, interminables lignes droites plutôt à plat, et même en légère descente.

 

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Bergerie peu active..

Il fait chaud, la plaine est grillée par le soleil, même si le Tage n'est jamais très loin.

 

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Il y en a tout le long de la route.

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A l'entrée de Talavera de la Reina la circulation s'active un peu plus. Classique approche de ville avec entrepôts, marchands de voitures, vendeurs de mobilier, bureaux... Y'a même une piste cyclable que l'on ne peut pas louper : elle débute juste sous un avion qui est perché en haut d'un mât. Elle mène vers le centre-ville et semble même continuer plus loin!

 

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Un peu étroit pour décoller, d'où le mât...

Le pique-nique sera pris sur un banc en pierre le long de la piste, pas loin d'un 'Carrefour' où l'on s'arrêtera pour refaire les pleins. Galerie marchande 'mondialisée' que l'on trouve dans chaque ville sur la planète. Le super-marché lui-même est adapté aux goûts et habitudes du pays. Curieux quand-même de trouver un énorme rayon de jambons fumés à trois tours de roue du rayon de pneus automobiles...

 

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A € 49 le jambon c'est une affaire !

 

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"Eau minérale naturelle de Galice, sans gaz"...

Si c'est cela l'EPO de l'équipe d'Espagne, pas étonnant qu'ils aient pris de telles piquettes !

 

On passe en caisse comme à la Sécurité Sociale : une seule queue qui se dispatche sur une longue rangée de caisses au fur et à mesure qu'elles se libèrent.

Traversée de Talavera décevante. En plus, l'Office du Tourisme est fermé.

De l'autre côte de la rue plusieurs vététistes sont rassemblés sous les arbres devant une table chargée de sandwiches, de fruits et de boissons. Il y a même une petite délégation de la Croix Rouge. Un portique gonflable semble signaler une arrivée d'étape. On traverse histoire de les saluer. On ne le savait pas encore, mais ce sera le début d'une extraordinaire expérience d'amitié et de fraternité cycliste !

Nos premiers échanges ne sont pas aisés car ils sont Portuguais. Ils effectuent une descente VTT le long du Tage depuis sa source, jusqu'à Lisbonne, où le fleuve s'échappe de son cours tortueux et encaissé pour se fondre dans l'immensité de l'océan. João, un des organisateurs, l'a fait en solo et l'idée est de promouvoir ce 'raid' dans l'espoir d'en faire, à terme, une épreuve annuelle. Cette 'première' se compose de quatre cyclistes 'pionniers' dont une participante, assistés par une très sympathique équipe technique et par les associations cyclistes des villes traversées.

Ils nous offrent à boire, des fruits.. On parle de leur projet, de notre expédition, mêlant Espagnol, Français et Anglais..

 

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Rémi, John et Vitor, un des quatre participants du raid..

Photos.. poignées de main, puis remerciements pour leur accueil chaleureux. L'heure tourne, faut y aller, hasta la vista ! 

 

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Encore un beau gâchis...

Pendant le dernier 'coup de cul' de 16 km, de Talavera à Calera, je me disais que le bonheur arrive quand on s'y attend le moins. Il y a quelques jours on avait vécu un bien mauvais passage et aujourd'hui, le destin nous offre un superbe moment de générosité et de partage  !

Le petit groupe Portuguais allait encore nous surprendre !

Sortie de Talavera consternante : une succession de friches industrielles et commerciales où tout est à vendre. Le seul point positif est que la route est plate !

Installation à l'hostal que les Portuguais nous avaient indiqué. Les vélos sont rangés dans le garage du patron. La lessive rapidement faite sèche sur une corde tendue entre le balcon et la poignée de l'armoire. Etude du parcours de demain qui semble se corser un peu.

Diner à 21h30, Espagne profonde oblige : salade, deux côtes de porc à la plancha et un Flamby, le tout agrémenté du programme télé qui braille 'France - Suisse' dans un coin de la salle. Le serveur pensait nous faire plaisir en remontant le volume ... résultat : repas vite envoyé !

 

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Espagne et Portugal

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Publié le 14 Juillet 2014

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Espagne et Portugal en vélo : 1 400 km de reliefs 'physiques' et de chaleur.

21 juin 2014. Calera y Chozas - Almaraz. 84 km.

 

7h30 : on remballe les sacoches et on descend prendre le petit déjeuner au bar parmi des clients qui sont déjà entrain de s'envoyer autre chose que du 'cafe con leche'.. Un expresso et deux petits pains sous cellophane offerts gracieusement par le patron et on est partis.

 

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Vue de Calera y Chozas le matin

Mise en route direction El Puente del Arzobispo. Longue ligne droite sans intérêt particulier si ce n'est une installation de panneaux solaires montés sur des pivots permettant de suivre la marche de l'astre.


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           'Tuile' décorant une maison d'Alcolea de Tajo

 

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Saint Pancrace, protecteur de la caisse du Dia d'El Puente


Quelques courses à El Puente et visite de la ville qui semble être un haut lieu de l'azulejo tant ces magnifiques carreaux de céramique colorée sont partout, décorant murs, bancs, fontaines et édifices publics. Nombreuses fabriques en ville. 

 

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      La place de l'Eglise d'El puente


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      Azulejos sur la place, l'imaginaire va bon train !

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A l'autre extrémité du spectre de la beauté, des jeunes, avinés et hagards, déambulent la canette à la main, finissant leur nuit à la bière.. C'est la fête au village !

 

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      A la sortie du bourg


Le pont à une voie, à la sortie de la ville, est construit en gros blocs de pierre. Les arches enjambant le Tage sont très hautes et leurs voûtes tapissés de nids d'hirondelles qui vont et viennent dans un ballet bruyant mais gracieux. Les fils électriques en surplomb servent de salle d'attente évitant ainsi les collisions en plein vol.

 

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Les hirondelles attendent leur tour..

 

En amont du pont des pêcheurs tentent leur chance dans les eaux vertes et peu profondes du très paisible fleuve.

On quitte le bourg pour Valdelacasa de Tajo, sur une route de qualité polonaise. Bref arrêt sous l'arbre qui projette l'ombre la plus longue sur la route pour jeter un dernier coup d'oeil à la ville et boire un coup : le soleil chauffe déjà !

 

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L'ombre est rare..


Le paysage est magnifique, malheureusement le relief l'est aussi ! Succession de montées et de descentes plus physiques les unes que les autres, notre route coupant perpendiculairement plusieurs rivières alimentant le Tajo.

 

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A Peraleda de San Roman on se trouve un banc en marbre à l'ombre, dans la rue principale du village et on déballe tout not' fourbi pour le pique-nique. Histoire de ne pas passer pour des gueux, Rémi sort la nappe de sa sacoche, un sac en plastique blanc soigneusement conservé pour les agapes quotidiennes. Ce midi, pour changer, ce sera chorizo et fromage quelque peu liquéfiés par la chaleur, yaourts, pain rassi...ainsi que la canette de bière que l'on traînait depuis avant Tolède. Des gamins du village passent et repassent devant les curieux cyclistes..

Remise en route après avoir pas mal discuté avec les locaux. Pour commencer, ce sera une belle côte, merde !     

 

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On s'était dit que ce serait sympa de conclure la journée à Valdecañas de Tajo. La pancarte touristique à l'entrée du village n'augurait rien de bon. Il y avait tout sauf le sigle d'un éventue hostal ou camping.

Le village, perché en haut d'une côte, est totalement vide. Il dort. Rien. Les portes des maisons sont grandes ouvertes, les rideaux de lamelles en plastique ondulent au vent, mais il n'y a personne, pas un chat ! Les gourdes sont pratiquement à sec... La fontaine sur la place nous crachotte de l'eau marron. La totale !

Pas d'autre solution que de continuer vers Almaraz dans l'espoir d'y trouver un peu plus d'activité.

Au seuil du pont traversant le Tage, en aval de l'immense barrage de Valdecanãs, j'entends des voix et des rires sur une terrasse surplombant la route : un café ! Miracle, car cette fois-ci les gourdes sont bien vides.

 

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      Le barrage de Valdecañas


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Photo souvenir avec le patron (à gauche) et les clients du bar. 


Un coca et le patron nous raconte qu'un autre Français était passé chez lui jeudi...

Temps de remettre en route. Le tenancier refuse que l'on paye et nous remplit les gourdes d'eau fraîche en prime. Le sourire en coin il nous prévient que la côte en face est raide et longue.. plusieurs kilomètres de montée suivis d'une belle descente vers Almaraz. Il nous recommande l'hôtel 'Portugal 1'.

Quand faut y aller, faut y aller !  Photo souvenir, remerciements chaleureux et on repart.

Les premiers deux cents mètres, jusqu'à l'autre côté du pont, se font sans problèmes... C'est après que ça se corse.

 

Pas la peine de se fatiguer inutilement : je pousse Rock'n'Roll sur un bon kilomètre et finis les deux autres sur la monture. Comme d'hab. Rémi est en haut de la côte à m'attendre.

La route de descente vers Almaraz nous offre des vues splendides. On file à plus de 50 km/h ! 

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Pour une fois on termine l'étape en descente !

A l'hôtel 'Portugal' les vélos sont remisés dans la réserve. Selon le patron, un autre Français est passé quelques jours avant nous. Il semblerait que le coureur de tête creuse l'écart ! Dans quel but ? On reste perplexe. Une chose est sûre, la performance n'est pas notre but. Pour nous c'est l'intensité du vécu qui compte, pas les kms quotidiens !

Mains lavées, pieds déchaussés, douche... il ne faut pas grand chose pour être heureux.

21h00. une salade de riz au thon, deux côtes de porc à la plancha avec frites et salade, une glace et une bière : €12,5... avec, en prime, Ghana-Allemagne à la télé.

Journée de pédalage difficile mais quels paysages magnifiques sur le trajet : 'savanes' de fines herbes jaunes, semblables à un lit de duvet soufflé par le vent, oliviers, petits chênes, biches, poissons dans la rivière au barrage, immense retenue d'eau de "l'Embalse de Valdecañas", cañons, pitons rocheux, broussailles...  sans oublier les bergers et leurs 'moutons à clochettes', les chevaux en liberté et les aigles...


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Savane d'herbes jaunes soyeuses..


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Le barbelé était-il réellement nécessaire ?


La cerise sur le gâteau sera la centrale nucléaire d'Almaraz... Avec un peu de chance elle nous insufflera l'énergie nécessaire pour les côtes de demain, car à la lecture de la carte, ça promet encore...

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Espagne et Portugal

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Publié le 13 Juillet 2014

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Espagne et Portugal en vélo : 1 400 km de reliefs 'physiques' et de chaleur.

22 juin 2014. Almaraz - Serradilla. 77 km.

 

Levés de bonne heure car l'étape du jour démarre fort dès les premiers kilomètres. Petit déjeuner en deux parties, une en chambre et l'autre en salle pour être sûrs de mettre suffisamment de pétrole dans les cyclistes. L'expérience de Caleras nous a rendu prudents. C'était une bonne idée car 2 madeleines et un expresso ne remplissent pas la bête.

Sortie d'Almaraz en passant devant la centrale nucléaire puis belle et longue descente vers le Tage.

 

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Bonheur éphémère car de l'autre côté ça monte plus encore...

 

Pont ancien à grandes arches de pierre..

 

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Court arrêt avant la montée

 

La première vraie aventure du jour commence de l'autre côté du pont : d'abord une pente douce qui longe le fleuve... puis, dans un virage, passées les ruines d'un hôtel, on commence la montée. Dix kilomètres d'une côte qui n'en finit pas, pour finalement atteindre le Puerto de Miravete à 666m d'altitude.

 

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On a quitté Almaraz à 274m d'altitude...

 

Ce sera ensuite 'up and down' parmi les eucalyptus qui bordent la route. Les vues sont splendides !

 

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On a démarré près du plan d'eau, à l'arrière plan de la photo..

 

La descente vers Jaraicejo est pas mal valonnée car on passe un rivière coulant perpendiculairement à la route.

 

11 2284La vieille route..

 

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Amandiers couverts de fruits

 

Comme à l'accoutumée le bourg est perché sur une butte.

 

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Rue de Jaraicejo

Passant par des ruelles étroites, vides et ombragées on se rend à la place de l'église, car c'est là qu'habituellement tout se passe.

 

11 2296Petit autel de rue.. 

 

En haut du clocher, cigognes à foison, claquant du bec, installées sur leurs nids énormes.

Une minuscule épicerie nous permet de faire les courses pour le pique nique de midi : jambon blanc -pour changer- pain (de forme et de consistance curieuses), yaourts et boissons. Le patron insiste pour que l'on goûte ses pêches. Résultat, on repart avec un kilo supplémentaire dans les sacoches.

 

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L'épicerie, le patron et son fils

 

Une caravelle trône sur un piédestal dans le mini jardin public en bas de l'église, pourtant la mer est loin... 

 

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Le Portugal, patrie de Vasco da Gama..

 

Pas beaucoup d'ombre entre Jaraicejo et Torrejon el Rubio. Casse croûte sur le bord de la route en plein soleil dans un paysage de savane africaine. Manquait plus que les giraffes...  Tous les achats du matin y passent.

 

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Pique-nique champêtre..

 

Le ventre calé on repart vers la route EX 208. A Torrejon un car de touristes bruyants envahit le bar du petit hôtel. Nous on file en direction du sud-ouest jusqu'à l'intersection de la route de Serradilla, l'objectif du jour. A la sortie du village une 'contribution à la culture' ... Bouts de ferraille soudés sensés représenter un homme, le tout bien rouillé et pas mal délabré. 

 

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Impôts bien employés...

 

La dernière partie du parcours, les 11 km jusqu'à Serradilla, sera très éprouvante.

 

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Chaud et sec...

 

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Entrée d'Hacienda..

 

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Fin de la descente et pont sur le Tage

 

D'abord une descente très longue et par endroits vertigineuse, jusqu'au pont qui enjambe le Tage, puis une interminable remontée de l'autre côté pour atteindre le village.. On en avait déjà plein les jambes depuis le matin... c'était pas nécessaire d'en rajouter, mais les ânes de métal sentant l'écurie trouvent le petit reste d'énergie nous permettant une arrivée triomphale en ville.. où pour la seconde fois on rencontre le groupe de Portuguais pour qui c'était aussi l'étape.

Tout le monde s'installe dans le petit hostal 'Laurel', le seul en ville. Vélos rangés dans la réserve à bouteilles.. Ablutions 'rituelles', lessive et coca sur la minuscule terrasse.

 

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Ce soir, pour moins de 10 euros : salade de riz cubaine (riz, un oeuf sur le plat, sauce tomate brute de conserve, banane flambée..), chevreau rôti et frites (il avait du être tué à la 12.7 tant les os étaient fragmentés..), fromage blanc.

C'était très bon et ça nous changeait des côtes de porc à la plancha...

Promenade digestive en ville. Si le Mexique, l'Argentine, le Chili vous tentent, pas la peine de prendre l'avion : c'est ici qu'il faut venir ! On s'y croirait.

 

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Serradilla la nuit

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'Notre' rue... en travaux..

Rude journée de pédalage à cause du relief et de la chaleur mais le souvenir des paysages magiques fait vite oublier la fatigue !

 

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Rédigé par johnsbikingtrips

Publié dans #Espagne et Portugal

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